Exercices corrigés : les équations et les inéquations du premier degré (math, secondaire 3)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique de troisième secondaire sur les équations et les inéquations du premier degré. Le fil de la série : résoudre, c'est faire la MÊME opération des deux côtés, et une inéquation ne diffère d'une équation qu'en un seul point, multiplier ou diviser par un nombre négatif renverse le sens.
Les exercices 0.1 et 0.2 ouvrent la série par vingt résolutions directes, comme dans les listes des manuels : dix équations du premier degré, de 5x−7=18 aux parenthèses à distribuer des deux côtés, au signe moins devant une parenthèse, aux deux fractions à dénominateurs différents, aux coefficients décimaux et à la solution fractionnaire, puis dix inéquations du premier degré, avec le sens renversé par un coefficient négatif, les fractions, les décimaux, deux doubles inéquations comme −3≤1−2x<11 et le plus grand entier solution, chacune avec sa solution ou son ensemble-solution à trouver et vérifié en direct.
Le corrigé insiste sur trois gestes que les copies sautent : vérifier chaque solution dans l'équation de départ, tester une inéquation avec zéro, et lire les mots de l'énoncé qui décident des crochets. Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Résoudre : la même opération sur les DEUX membres, dans l'ordre inverse des priorités. Défaire +4, c'est retrancher 4 ; défaire ×3, c'est diviser par 3.
•Vérifier TOUJOURS en remplaçant dans l'équation de départ. Dix secondes, la moitié des erreurs.
•Variable des deux côtés : développer, puis regrouper. Si les x disparaissent : égalité vraie, infinité de solutions ; égalité fausse, aucune.
•Fractions : multiplier TOUTE l'équation par un dénominateur commun, constante comprise. 3x+4x=7 devient 4x+3x=84.
•Traduire : nommer l'inconnue avec son unité, exprimer chaque grandeur, écrire l'égalité. « Le double de l'âge qu'elle avait il y a 7 ans » : 2(a−7).
•Inéquation : mêmes règles, sauf que multiplier ou diviser par un NÉGATIF renverse le sens. −3x≤9 donne x≥−3.
•Ajouter ou retrancher ne renverse jamais. Pour éviter le renversement, regrouper les x du côté où leur coefficient reste positif.
•Ensemble-solution, trois écritures : {x∈R∣x>−2}, ]−2;+∞[, droite avec point vide et flèche.
•Au moins : ≥. Au plus : ≤. Plus de : >. Moins de : <. Le crochet est une réponse, pas une décoration.
•Double inéquation : chaque opération sur les TROIS parties. −5<2x−1≤7 donne −2<x≤4.
•Test rapide d'une inéquation : essayer x=0. S'il vérifie l'inéquation de départ, il doit être dans l'ensemble-solution.
Calculs : les équations à résoudre
Exercice 0.1 : Résoudre une équation du premier degré : dix calculs directs
Pour chaque équation, trouvez la valeur de x qui la rend vraie. Une solution décimale se donne en valeur exacte, en décimal ou en fraction.
Une seule méthode pour les dix lignes : développer les parenthèses, chasser les dénominateurs en multipliant TOUTE l'équation par un dénominateur commun, regrouper les termes en x d'un côté et les constantes de l'autre, puis diviser par le coefficient de x. Chaque opération se fait sur les DEUX membres, et l'on vérifie en remplaçant dans l'équation de départ.
a) 5x−7=18
b) 3x+20=2
c) 4x+3=1
d) 7x−4=3x+24
e) 5(x−1)=2x+13
f) 3(2x+1)=4(x−3)+1
g) 10−(3x−4)=2x−1
h) 4x+1=62x−3
i) 1,2x−0,8=0,4x+2,4
j) 3(2x−5)=2(x+1)−4
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Réponses
a)5x=25 ; x=5
b)3x=−18 ; x=−6
c)4x=−2 ; x=−8
d)4x=28 ; x=7
e)3x=18 ; x=6
f)2x=−14 ; x=−7
g)14−3x=2x−1 ; x=3
h)3(x+1)=2(2x−3) ; x=9
i)12x−8=4x+24 ; x=4
j)4x=13 ; x=413=3,25
Le geste qui décide de tout : défaire les opérations dans l'ordre INVERSE, en faisant la même chose aux deux membres. Avant d'isoler x, on simplifie chaque membre séparément : parenthèses développées, dénominateurs chassés, termes semblables réunis.
a)
On ajoute 7 : 5x=25. On divise par 5 : x=5. Vérification : 25−7=18.
b)
On retire 20 : 3x=−18, donc x=−6. Vérification : −18+20=2. Piège : ajouter 20 au lieu de le retrancher, ce qui donne 3x=22.
c)
On retire 3 : 4x=−2. On multiplie par 4 : x=−8. Vérification : −2+3=1. Piège : diviser par 4 au lieu de multiplier, ce qui donne −21 ; l'inverse de « diviser par 4 » est « multiplier par 4 ».
d)
On retire 3x : 4x−4=24. On ajoute 4 : 4x=28, donc x=7. Vérification : 49−4=45 et 21+24=45.
e)
On développe : 5x−5=2x+13. On retire 2x : 3x−5=13, donc 3x=18 et x=6. Vérification : 5×5=25 et 12+13=25. Piège : 5(x−1)=5x−1, le 5 oublié sur le second terme.
f)
On développe les deux membres : 6x+3=4x−12+1=4x−11. On retire 4x et 3 : 2x=−14, donc x=−7. Vérification : 3×(−13)=−39 et 4×(−10)+1=−39.
g)
Le signe moins porte sur les DEUX termes : −(3x−4)=−3x+4. Donc 14−3x=2x−1, puis 15=5x et x=3. Vérification : 10−5=5 et 6−1=5. Piège : écrire −3x−4, qui donne 6−3x=2x−1 et x=1,4.
h)
Dénominateur commun 12 : 3(x+1)=2(2x−3), soit 3x+3=4x−6, donc x=9. Vérification : 410=25 et 615=25. Piège : oublier les parenthèses et écrire 3x+1=4x−3, ce qui donne x=4 ; c'est TOUT le numérateur qui est multiplié.
i)
On multiplie tout par 10 pour retirer les virgules : 12x−8=4x+24. Donc 8x=32 et x=4. Vérification : 4,8−0,8=4 et 1,6+2,4=4. On peut aussi travailler en décimaux : 0,8x=3,2.
j)
On développe : 6x−15=2x+2−4=2x−2. On retire 2x et on ajoute 15 : 4x=13, donc x=413=3,25. Vérification : 3(6,5−5)=4,5 et 2×4,25−4=4,5. Une solution n'est pas toujours entière : on la garde exacte.
Contrôle : à chaque ligne, remplacer x dans les DEUX membres de l'équation de départ donne le même nombre. Si ce n'est pas le cas, on cherche d'abord un signe moins mal distribué, puis un terme oublié en multipliant par le dénominateur commun.
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Calculs : les inéquations à résoudre
Exercice 0.2 : Résoudre une inéquation du premier degré : dix calculs directs
Pour chaque inéquation, donnez l'ensemble-solution en intervalle, par exemple ]−∞;5], qui se tape « ]-inf;5] » ; la dernière ligne demande un nombre entier.
Une seule méthode pour les dix lignes : résoudre comme une équation, en faisant la même opération sur tous les membres, et RENVERSER le sens à chaque multiplication ou division par un nombre négatif, jamais ailleurs. Puis lire le crochet sur le signe final : fermé pour ≤ et ≥, ouvert pour < et >, toujours ouvert du côté de l'infini.
a) 3x+2>14
b) −5x+1≤21
c) 2x+9≥6x−3
d) −2(x−3)>x+12
e) 27−x<3
f) 4x−2x≤3
g) 0,6x−1,5<0,9x+0,3
h) 2≤3x+5<17
i) −3≤1−2x<11
j) Le plus grand nombre entier solution de 3(x+2)−5x>−8.
Voir la correction
Réponses
a)x>4 ; ]4;+∞[
b)x≥−4 ; [−4;+∞[
c)x≤3 ; ]−∞;3]
d)x<−2 ; ]−∞;−2[
e)x>1 ; ]1;+∞[
f)x≥−12 ; [−12;+∞[
g)x>−6 ; ]−6;+∞[
h)−1≤x<4 ; [−1;4[
i)−5<x≤2 ; ]−5;2]
j)x<7 ; le plus grand entier est 6
Le geste qui décide de tout : repérer, au moment de diviser, le SIGNE du nombre par lequel on divise. Ajouter ou retrancher ne renverse jamais ; multiplier ou diviser par un négatif renverse toujours, et dans une double inéquation, les deux signes à la fois.
a)
On retire 2 : 3x>12. On divise par 3, positif : x>4. Ensemble-solution : ]4;+∞[.
b)
On retire 1 : −5x≤20. On divise par −5, négatif, et on RENVERSE : x≥−4. Ensemble : [−4;+∞[. Piège : garder ≤, ce qui donne ]−∞;−4] ; le test x=0 (1≤21, vrai) le réfute.
c)
On retire 6x et 9 : −4x≥−12. On divise par −4 en renversant : x≤3. Ensemble : ]−∞;3]. Autre voie sans renversement : retirer 2x et ajouter 3, 12≥4x, donc 3≥x.
d)
On développe : −2x+6>x+12. On retire x et 6 : −3x>6. On divise par −3 en renversant : x<−2. Ensemble : ]−∞;−2[. Piège : −2(x−3)=−2x−6, le second signe oublié.
e)
On multiplie par 2, positif : 7−x<6. On retire 7 : −x<−1. On multiplie par −1 en renversant : x>1. Ensemble : ]1;+∞[. Vérification avec x=3 : 24=2<3, vrai.
f)
On multiplie par 4, constante comprise : x−2x≤12, soit −x≤12. On multiplie par −1 en renversant : x≥−12. Ensemble : [−12;+∞[. Deux pièges : oublier de multiplier le 3, et oublier le renversement, que cache la réduction x−2x=−x.
g)
On multiplie par 10 : 6x−15<9x+3. On retire 9x et on ajoute 15 : −3x<18. On divise par −3 en renversant : x>−6. Ensemble : ]−6;+∞[.
h)
On retire 5 aux trois parties : −3≤3x<12. On divise les trois par 3, positif : −1≤x<4. Ensemble : [−1;4[.
i)
On retire 1 aux trois parties : −4≤−2x<10. On divise les trois par −2, ce qui renverse les DEUX signes : 2≥x>−5, qu'on réécrit −5<x≤2. Ensemble : ]−5;2]. Piège : renverser un seul signe, ou garder le crochet fermé à gauche ; la borne atteinte change de côté.
j)
On développe et on réduit : 3x+6−5x>−8, soit −2x+6>−8, puis −2x>−14 et, en renversant, x<7. L'inégalité est STRICTE : 7 n'est pas solution, le plus grand entier solution est 6. Vérification : x=6 donne 24−30=−6>−8, vrai ; x=7 donne 27−35=−8>−8, faux.
Contrôle : à chaque ligne, une valeur choisie à l'intérieur de l'ensemble trouvé vérifie l'inéquation de départ, une valeur choisie à l'extérieur ne la vérifie pas, et la borne n'est solution que si le crochet est fermé.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Résoudre, c'est garder l'équilibre
Une équation est une balance en équilibre : ce qu'on fait à un plateau, on le fait à l'autre. Résoudre, c'est isoler la variable par une suite d'opérations INVERSES, dans l'ordre inverse de celui des priorités. La balance ci-dessous représente l'équation 3x+4=19.
a) Résolvez 3x+4=19 en nommant l'opération faite à chaque étape, puis vérifiez.
b) Résolvez 5x−2=6 et −4x=26.
c) Résolvez 7−2x=15. Quel est le signe de la solution, et pourquoi fallait-il s'y attendre ?
d) Un élève écrit pour 3x+4=19 : « 3x=19+4=23, donc x=323 ». Vérifiez sa réponse et expliquez l'erreur.
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Réponses
a)x=5
b)x=40 ; x=−6,5
c)x=−4, négative
d)Fausse : 3×323+4=27=19 ; il fallait retrancher 4
a)
On retire 4 des deux plateaux : 3x=15. On divise les deux plateaux par 3 : x=5. L'ordre est celui de l'exercice inverse : le +4 est la DERNIÈRE opération faite sur x (on multiplie par 3 puis on ajoute 4), donc c'est la PREMIÈRE qu'on défait. Vérification : 3×5+4=19. Une équation non vérifiée n'est pas résolue : la vérification prend dix secondes et rattrape la moitié des erreurs.
b)
5x−2=6 : on ajoute 2, 5x=8, puis on multiplie par 5, x=40. Vérification : 8−2=6. −4x=26 : on divise par −4, x=−426=−6,5. Une solution n'est pas toujours un entier positif, et une fraction ou un décimal négatif est une réponse aussi correcte que 5. Vérification : −4×(−6,5)=26.
c)
7−2x=15 : on retire 7, −2x=8, on divise par −2, x=−4. La solution est NÉGATIVE, et on pouvait le prévoir : 7−2x doit valoir 15, plus que 7, donc il faut RETRANCHER un nombre négatif, ce qui exige x<0. Vérification : 7−2×(−4)=7+8=15. Prévoir le signe avant de calculer est un contrôle gratuit : un élève qui trouve x=4 devrait sentir que 7−8=−1 ne vaut pas 15.
d)
Vérification : 3×323+4=23+4=27=19. La réponse est fausse. L'erreur : pour défaire « +4 », il faut RETRANCHER 4, pas l'ajouter ; l'élève a déplacé le 4 sans changer son signe. Sur la balance, il a enlevé 4 d'un plateau et en a AJOUTÉ 4 sur l'autre, ce qui déséquilibre tout. La règle « on change de côté, on change de signe » n'est qu'un raccourci de « on fait la même opération des deux côtés », et c'est la version longue qui évite l'erreur.
Exercice 2 : Parenthèses, variable des deux côtés, et les trois issues possibles
Quand la variable apparaît des deux côtés, on développe d'abord, puis on regroupe les termes en x d'un côté et les constantes de l'autre. Trois issues sont possibles : une solution unique, aucune solution, ou une infinité.
a) Résolvez 3(x−4)=5x+2.
b) Résolvez 2(3x+1)−4=6x−2. Que se passe-t-il ?
c) Résolvez 4x+1=2(2x+5). Que se passe-t-il ?
d) Résolvez 5(2x−3)−(x+7)=3(x−2)+8 et vérifiez.
Voir la correction
Réponses
a)x=−7
b)Infinité de solutions : 6x−2=6x−2
c)Aucune solution : il reste 1=10
d)x=4
a)
On développe : 3x−12=5x+2. On regroupe les x à gauche en retirant 5x des deux côtés : −2x−12=2. On ajoute 12 : −2x=14. On divise par −2 : x=−7. Vérification : 3(−7−4)=3×(−11)=−33 et 5×(−7)+2=−35+2=−33. On peut aussi regrouper les x à droite pour éviter le coefficient négatif : −12−2=5x−3x, soit −14=2x, x=−7. Même résultat, et c'est souvent le chemin le plus sûr.
b)
On développe : 6x+2−4=6x−2, soit 6x−2=6x−2. Les deux membres sont IDENTIQUES. Si on retire 6x des deux côtés, il reste −2=−2, toujours vrai, quelle que soit la valeur de x. L'équation a donc une INFINITÉ de solutions : tout nombre réel convient. Ce n'est pas une erreur de calcul, c'est une identité : l'énoncé dit la même chose de deux façons.
c)
On développe : 4x+1=4x+10. On retire 4x : 1=10, ce qui est FAUX quelle que soit la valeur de x. L'équation n'a AUCUNE solution. Interprétation : 4x+1 et 4x+10 sont deux nombres qui diffèrent toujours de 9, ils ne peuvent jamais être égaux. Les questions b) et c) se ressemblent et se terminent à l'opposé : quand les x disparaissent, c'est la constante qui reste qui décide, vraie pour l'infinité, fausse pour aucune.
d)
Gauche : 10x−15−x−7=9x−22, en distribuant le signe moins sur les deux termes de la parenthèse. Droite : 3x−6+8=3x+2. Équation : 9x−22=3x+2, donc 6x=24 et x=4. Vérification : gauche, 5(8−3)−(4+7)=25−11=14 ; droite, 3(4−2)+8=6+8=14. Le piège de cette équation est −(x+7)=−x−7 : écrire −x+7 donne x=35, et la vérification le révèle immédiatement, puisque les deux membres ne coïncident plus.
Exercice 3 : Les équations avec des fractions
Devant une équation à fractions, on multiplie les DEUX membres par un dénominateur commun : toutes les fractions disparaissent d'un coup et il reste une équation ordinaire.
a) Résolvez 3x+4x=7.
b) Résolvez 52x−1=2x+3.
c) Résolvez 0,25x+1,5=0,5x.
d) Résolvez 3x+2−6x−1=2 et vérifiez. Quelle erreur de signe guette dans le second terme ?
Voir la correction
Réponses
a)x=12
b)x=−17
c)x=6
d)x=7
a)
Le dénominateur commun de 3 et 4 est 12. On multiplie tout par 12 : 12×3x+12×4x=12×7, soit 4x+3x=84, donc 7x=84 et x=12. Vérification : 312+412=4+3=7. Le piège est d'oublier de multiplier le membre de droite : 4x+3x=7 donne x=1, une réponse qui ne vérifie rien.
b)
Dénominateur commun 10 : 10×52x−1=10×2x+3, soit 2(2x−1)=5(x+3), donc 4x−2=5x+15 et x=−17. Les parenthèses sont obligatoires : c'est TOUT le numérateur qui est multiplié par 2, pas seulement 2x. Vérification : 52(−17)−1=5−35=−7 et 2−17+3=2−14=−7. Avec deux fractions égales, on peut aussi utiliser le produit croisé, 2(2x−1)=5(x+3) : c'est le même calcul.
c)
Les décimaux sont des fractions : 0,25=41 et 0,5=21. On peut multiplier par 4 : x+6=2x, donc x=6. Ou travailler directement : 1,5=0,5x−0,25x=0,25x, donc x=0,251,5=6. Vérification : 0,25×6+1,5=1,5+1,5=3 et 0,5×6=3. Diviser par 0,25, c'est multiplier par 4 : une division par un nombre plus petit que 1 AGRANDIT.
d)
Dénominateur commun 6 : 2(x+2)−(x−1)=12. Le second terme est le piège : 6×6x−1=x−1, et le signe moins devant s'applique aux DEUX termes, −(x−1)=−x+1. Donc 2x+4−x+1=12, soit x+5=12 et x=7. Vérification : 39−66=3−1=2. L'erreur classique, −x−1, donne x=9, et 311−68=37=2 : la vérification l'attrape.
Exercice 4 : Traduire un énoncé en équation
Mettre un problème en équation demande trois gestes : NOMMER l'inconnue avec son unité, exprimer chaque grandeur de l'énoncé en fonction d'elle, puis écrire l'égalité que l'énoncé affirme. La résolution est la partie facile.
a) La somme de trois entiers consécutifs vaut 96. Quels sont-ils ?
b) Dans 5 ans, Léa aura le double de l'âge qu'elle avait il y a 7 ans. Quel âge a-t-elle ?
c) Un rectangle a une longueur qui dépasse de 3 cm le double de sa largeur, et son périmètre vaut 54 cm. Quelles sont ses dimensions ?
d) Un élève traduit « le triple d'un nombre diminué de 4 » par 3(x−4), un autre par 3x−4. Qui a raison ? Existe-t-il un nombre pour lequel les deux expressions coïncident ?
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Réponses
a)31, 32 et 33
b)19 ans
c)Largeur 8 cm, longueur 19 cm
d)Les deux lectures se défendent ; elles ne coïncident pour aucun nombre
a)
Soit n le plus petit. Les trois entiers sont n, n+1 et n+2, et n+(n+1)+(n+2)=96, soit 3n+3=96, donc 3n=93 et n=31. Les entiers sont 31, 32 et 33, et 31+32+33=96. Remarque : la somme de trois consécutifs vaut toujours le triple du nombre du milieu ; 96÷3=32 donne le milieu directement, ce qui est une bonne vérification.
b)
Soit a l'âge actuel de Léa, en années. Dans 5 ans : a+5. Il y a 7 ans : a−7. L'énoncé dit a+5=2(a−7), soit a+5=2a−14, donc a=19. Léa a 19 ans. Vérification : dans 5 ans, 24 ; il y a 7 ans, 12 ; et 24=2×12. Le piège est de traduire « le double de l'âge qu'elle avait il y a 7 ans » par 2a−7 : le double porte sur l'âge d'alors, a−7 en entier, d'où la parenthèse.
c)
Soit ℓ la largeur en cm. La longueur vaut 2ℓ+3. Périmètre : 2ℓ+2(2ℓ+3)=54, soit 2ℓ+4ℓ+6=54, donc 6ℓ=48 et ℓ=8. Largeur 8 cm, longueur 2×8+3=19 cm. Vérification : 2×8+2×19=16+38=54. On choisit d'appeler ℓ la LARGEUR parce que c'est la grandeur à partir de laquelle l'autre est décrite ; appeler x la longueur mène à 2x−3 pour la largeur, ce qui marche mais complique tout.
d)
« Le triple d'un nombre, diminué de 4 » se lit 3x−4 : on triple, puis on retire 4. « Le triple d'un nombre diminué de 4 », sans virgule, peut se lire 3(x−4) : on diminue de 4, puis on triple. La phrase est ambiguë et les deux élèves ont chacun une lecture défendable ; en examen, la virgule ou le contexte tranchent. Les deux expressions coïncident quand 3x−4=3x−12, c'est-à-dire jamais : −4=−12. Aucun nombre ne rend les deux lectures équivalentes, ce qui montre que l'ordre des opérations dans une phrase change la réponse.
Exercice 5 : Résoudre une inéquation et représenter l'ensemble-solution
Une inéquation se résout comme une équation, avec UNE différence : quand on multiplie ou divise les deux membres par un nombre NÉGATIF, le sens de l'inégalité se renverse. L'ensemble-solution s'écrit de trois façons : en compréhension, en intervalle, sur une droite numérique.
a) Résolvez 4x−5>−13 et écrivez l'ensemble-solution des trois façons.
b) Résolvez −3x+7≤16 et écrivez l'ensemble-solution des trois façons.
c) Résolvez 2(x−1)≤5x+8 de deux manières : en isolant x à gauche, puis à droite. Les deux donnent-elles le même ensemble ?
d) Pourquoi x>−2 et x≥−2 ne sont-ils pas le même ensemble, alors qu'ils ne diffèrent que par un seul nombre ?
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Réponses
a)x>−2, soit ]−2;+∞[
b)x≥−3, soit [−3;+∞[
c)x≥−310 dans les deux cas
d)Parce que −2 est la frontière, et c'est elle que l'énoncé teste
a)
On ajoute 5 : 4x>−8. On divise par 4, positif, le sens ne change pas : x>−2. En compréhension : {x∈R∣x>−2}. En intervalle : ]−2;+∞[, crochet ouvert en −2 puisque −2 n'est pas solution, et toujours ouvert côté infini. Sur la droite : un point VIDE en −2 et une flèche vers la droite, comme sur la première droite du corrigé. Vérification avec x=0 : −5>−13, vrai ; avec x=−3 : −17>−13, faux.
b)
On retire 7 : −3x≤9. On divise par −3, NÉGATIF, le sens se renverse : x≥−3. Compréhension : {x∈R∣x≥−3}. Intervalle : [−3;+∞[, crochet fermé en −3 car −3 est solution. Droite : point PLEIN en −3, flèche vers la droite. Vérification avec x=−3 : 9+7=16≤16, vrai, la borne est bien incluse ; avec x=−4 : 12+7=19≤16, faux. L'oubli du renversement donne x≤−3, et le test x=0 (7≤16, vrai) montre aussitôt que 0 doit être solution.
c)
Première manière : 2x−2≤5x+8, on retire 5x, −3x−2≤8, on ajoute 2, −3x≤10, on divise par −3 en RENVERSANT, x≥−310. Seconde manière : on retire 2x et 8, −2−8≤5x−2x, soit −10≤3x, on divise par 3 sans renverser, x≥−310. Même ensemble, [−310;+∞[. La seconde manière évite complètement la division par un négatif : regrouper les x du côté où leur coefficient reste positif est la façon la plus sûre de ne jamais oublier le renversement.
d)
Ils diffèrent par UN nombre, −2, mais ce nombre est précisément la frontière, et c'est lui que l'énoncé teste. Dans un problème, la différence entre « plus de 18 ans » et « au moins 18 ans » décide qui a le droit de voter ; entre « moins de 50 kg » et « au plus 50 kg », qui passe la limite de bagage. Le crochet et le point plein ou vide portent exactement cette information, et une erreur de crochet est comptée comme une erreur de réponse, pas comme une faute de forme.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Les inéquations à deux bornes et le vocabulaire des énoncés
Un encadrement comme −5<2x−1≤7 est une double inéquation : on fait chaque opération sur les TROIS parties à la fois. Les mots de l'énoncé décident des crochets : « au moins » et « au plus » incluent la borne, « plus de » et « moins de » l'excluent, « entre » demande de préciser.
a) Résolvez −5<2x−1≤7 et représentez l'ensemble-solution sur une droite.
b) Résolvez 1≤25−x<4. Attention au sens.
c) Traduisez en inéquation, puis en intervalle : « la note n doit être d'au moins 60 et de moins de 80 » ; « la masse m dépasse 2 kg sans atteindre 3,5 kg ».
d) Quels sont les ENTIERS solutions de −5<2x−1≤7 ? Et les entiers naturels ?
Voir la correction
Réponses
a)]−2;4]
b)]−3;3]
c)60≤n<80, soit [60;80[ ; 2<m<3,5, soit ]2;3,5[
d)Six entiers, −1 à 4 ; cinq naturels, 0 à 4
a)
On ajoute 1 aux trois parties : −4<2x≤8. On divise les trois par 2, positif : −2<x≤4. Ensemble-solution : ]−2;4], ouvert en −2, fermé en 4. Sur la droite du corrigé : point vide en −2, point plein en 4, et le segment entre les deux. Vérification aux bornes : x=4 donne 2×4−1=7≤7, inclus ; x=−2 donne −5, et −5<−5 est faux, exclu.
b)
On multiplie les trois parties par 2 : 2≤5−x<8. On retire 5 : −3≤−x<3. On multiplie par −1, ce qui RENVERSE les deux inégalités : 3≥x>−3, qu'on réécrit dans l'ordre croissant −3<x≤3. Ensemble : ]−3;3]. Le renversement porte sur les DEUX signes en même temps, et la borne fermée change de côté : c'était −3 qui était atteint dans −3≤−x, c'est 3 qui est atteint dans x≤3. Vérification : x=3 donne 22=1≤1, inclus ; x=−3 donne 28=4, et 4<4 est faux, exclu.
c)
« Au moins 60 » : n≥60. « Moins de 80 » : n<80. Donc 60≤n<80, soit n∈[60;80[. « Dépasse 2 » : m>2, strict. « Sans atteindre 3,5 » : m<3,5, strict. Donc 2<m<3,5, soit m∈]2;3,5[. Chaque mot correspond à un signe, et le tableau à retenir tient en quatre lignes : au moins, ≥ ; au plus, ≤ ; plus de, > ; moins de, <.
d)
Les entiers de ]−2;4] sont ceux strictement plus grands que −2 et au plus égaux à 4 : −1, 0, 1, 2, 3, 4, six entiers. Le −2 est exclu par le crochet ouvert, le 4 inclus par le crochet fermé. Les entiers NATURELS solutions sont 0, 1, 2, 3, 4, cinq nombres : −1 n'est pas un naturel. Passer des réels aux entiers change l'ensemble d'une infinité à une liste finie, et c'est ce qui arrive dans tout problème où la variable compte des objets.
Exercice 7 : Pourquoi le sens se renverse, et comment ne jamais l'oublier
La règle du renversement n'est pas un caprice : elle vient de ce que multiplier par un négatif RETOURNE la droite numérique. On la vérifie sur des nombres, puis on apprend à s'en passer.
a) Partez de l'inégalité vraie 3<5. Ajoutez −4 aux deux membres, puis multipliez les deux membres par −1, puis par −2. Laquelle des trois opérations exige de renverser le signe ?
b) Résolvez 5−2x<11 en divisant par −2, puis une seconde fois en déplaçant les x vers la droite. Comparez.
c) Résolvez −3x≥2 et −52x<4.
d) Une élève affirme : « quand la solution est négative, il faut renverser le signe ». Donnez un contre-exemple dans chaque sens.
Voir la correction
Réponses
a)La multiplication par un négatif ; l'addition ne change rien
b)x>−3 par les deux voies
c)x≤−6 ; x>−10
d)Non : x+8<5 donne x<−3 sans renverser, −x<−4 donne x>4 en renversant
a)
3<5. Ajouter −4 : −1<1, toujours vrai, l'addition d'un négatif ne change rien au sens. Multiplier par −1 : −3 et −5, or −3>−5 : le sens s'est RENVERSÉ. Multiplier par −2 : −6 et −10, et −6>−10, renversé encore. Sur la droite numérique, multiplier par un négatif envoie chaque nombre de l'autre côté de zéro, comme dans un miroir : ce qui était à droite passe à gauche, donc le plus grand devient le plus petit. Seule la multiplication (ou la division) par un négatif a cet effet ; l'addition ne fait que glisser les deux nombres ensemble.
b)
Première voie : 5−2x<11, on retire 5, −2x<6, on divise par −2 en renversant, x>−3. Seconde voie : on ajoute 2x des deux côtés, 5<11+2x, on retire 11, −6<2x, on divise par 2, −3<x, c'est-à-dire x>−3. Même réponse. La seconde voie n'a jamais eu de coefficient négatif devant x, donc jamais de renversement à penser : c'est la méthode à privilégier quand on doute. Vérification : x=0 donne 5<11, vrai, et 0>−3.
c)
−3x≥2 : on multiplie par −3, négatif, en renversant : x≤−6. Vérification : x=−6 donne 2≥2, vrai ; x=0 donne 0≥2, faux, donc 0 n'est pas solution, cohérent avec x≤−6. −52x<4 : on multiplie par −25 en renversant : x>−10. Vérification : x=0 donne 0<4, vrai. Dans les deux cas, la solution est du côté inattendu, et le test avec x=0 est le contrôle le plus rapide qui existe.
d)
Contre-exemple 1 : x+8<5 donne x<−3, solution négative, et pourtant AUCUN renversement, puisqu'on n'a fait qu'une soustraction. Contre-exemple 2 : −x<−4 donne x>4, solution positive, et pourtant on a RENVERSÉ, en divisant par −1. Le renversement ne dépend pas du signe de la solution mais du signe du nombre par lequel on MULTIPLIE ou on DIVISE. Confondre les deux est l'erreur de raisonnement la plus courante du chapitre, et elle est indétectable sans vérification numérique.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Pour résoudre 2x+6=10, on écrit 2x=10+6=16, donc x=8. »
2) « L'équation 3x+5=3x+5 n'a pas de solution, puisque les x disparaissent. »
3) « Pour résoudre 2x+3x=5, on multiplie le membre de gauche par 6 : 3x+2x=5, donc x=1. »
4) « Dans une inéquation, on renverse le signe chaque fois qu'on passe un terme de l'autre côté. »
5) « « x est au plus égal à 10 » se traduit par x<10. »
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Réponses
1)On RETRANCHE 6 des deux côtés : 2x=4, x=2
2)Il reste 5=5, vrai : infinité de solutions
3)On multiplie les DEUX membres par 6 : x=6
4)Seule la multiplication ou la division par un négatif renverse
5)« Au plus 10 » inclut 10 : x≤10
1)
FAUX. Défaire « +6 », c'est RETRANCHER 6 des deux côtés : 2x=4, x=2, et 2×2+6=10. La réponse x=8 donne 22. Énoncé correct : on fait la même opération sur les deux membres, et l'inverse de l'addition est la soustraction.
2)
FAUX. Quand les x disparaissent, c'est l'égalité qui reste qui décide : 5=5 est VRAI, donc tout x est solution, l'équation en a une infinité. Énoncé correct : les x disparaissent et il reste une égalité vraie, infinité de solutions ; une égalité fausse, aucune solution.
3)
FAUX. On multiplie les DEUX membres par 6 : 3x+2x=30, x=6, et 3+2=5. Multiplier un seul membre déséquilibre la balance ; la réponse x=1 donne 65. Énoncé correct : le dénominateur commun s'applique à toute l'équation, constante comprise.
4)
FAUX. Passer un terme de l'autre côté est une ADDITION ou une SOUSTRACTION, qui ne change jamais le sens. Seule la multiplication ou la division par un NÉGATIF renverse. Énoncé correct : −2x<6 devient x>−3 par division par −2 ; mais x−2<6 devient x<8 sans rien renverser.
5)
FAUX. « Au plus 10 » inclut 10 : x≤10, intervalle ]−∞;10]. Énoncé correct : « au plus » et « au moins » incluent la borne (≤, ≥), « moins de » et « plus de » l'excluent (<, >).
Exercice 9 : Problème : la collecte de fonds
Le comité de secondaire 3 organise un souper spaghetti. La location de la salle coûte 450 dollars, chaque assiette coûte 3 dollars à préparer, et le billet se vend 12 dollars. On note n le nombre de billets vendus.
a) Exprimez le coût total, la recette et le profit en fonction de n.
b) Combien de billets faut-il vendre pour que le souper ne perde pas d'argent ? Écrivez l'inéquation et résolvez-la.
c) Le comité vise un profit d'au moins 1000 dollars. Combien de billets au minimum ? Que devient la réponse si la salle ne peut accueillir que 150 personnes ?
d) Un commanditaire offre de payer la salle si le comité baisse le billet à 9 dollars. Le seuil de rentabilité change-t-il ? Et le nombre de billets pour 1000 dollars de profit ?
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Réponses
a)Coût 450+3n, recette 12n, profit 9n−450
b)9n−450≥0, donc n≥50 billets
c)162 billets ; impossible avec 150 places, le profit y plafonne à 900 dollars
d)Seuil à 1 billet, mais 167 billets pour 1000 dollars
a)
Coût : 450+3n dollars, une partie fixe et une partie qui dépend de n. Recette : 12n dollars. Profit : recette moins coût, 12n−(450+3n)=9n−450 dollars. Le signe moins s'applique aux deux termes du coût, d'où −3n : chaque assiette rapporte 12−3=9 dollars nets, et c'est ce 9 qui doit rembourser les 450 de la salle.
b)
Ne pas perdre d'argent, c'est un profit positif ou nul : 9n−450≥0, soit 9n≥450 et n≥50. Il faut vendre AU MOINS 50 billets ; à 50 exactement, le profit est nul, c'est le seuil de rentabilité. Vérification : 12×50=600 de recette et 450+150=600 de coût. Avec 49 billets, le profit vaut 9×49−450=−9 dollars, une perte.
c)
9n−450≥1000, soit 9n≥1450 et n≥91450≈161,1. Comme n est un nombre entier de billets, il faut n≥162 : avec 161 billets, le profit vaut 999 dollars, un dollar sous l'objectif ; avec 162, il vaut 1008. On arrondit vers le HAUT, par excès, parce que « au moins » exige d'atteindre le seuil. Si la salle est limitée à 150 personnes, n≤150 et le profit maximal vaut 9×150−450=900 dollars : l'objectif de 1000 est IMPOSSIBLE, quel que soit le nombre de billets. Une inéquation peut n'avoir aucune solution dans le domaine du problème, et c'est une réponse.
d)
Sans la salle à payer et à 9 dollars le billet, le profit devient 9n−3n=6n : il est positif dès le premier billet, le seuil de rentabilité tombe à n≥1. Pour 1000 dollars : 6n≥1000, n≥166,7, donc 167 billets, davantage qu'avant (162). L'offre supprime le risque de perte mais ralentit le profit, parce que la marge par billet passe de 9 à 6 dollars. Dans une salle de 150 places, le profit maximal serait 900 dollars dans les deux scénarios : l'offre n'y change rien au plafond.
Exercice 10 : Problème : le remplissage de l'aquarium
Un aquarium vide contient déjà 5 cm d'eau au fond quand on ouvre le robinet, qui fait monter le niveau de 2 cm par minute. Le niveau, en cm, après t minutes est donc N=5+2t. Les poissons ne peuvent être introduits que quand le niveau est compris entre 20 cm et 50 cm, bornes incluses. Le graphique représente la situation.
a) Écrivez la double inéquation qui traduit la condition, puis résolvez-la. Pendant combien de temps peut-on introduire les poissons ?
b) Lisez les deux instants sur le graphique et vérifiez qu'ils correspondent au calcul.
c) L'aquarium fait 60 cm de haut. À quel instant faut-il fermer le robinet au plus tard ? Écrivez et résolvez l'inéquation.
d) Une fois plein à 60 cm, on vide l'aquarium à raison de 1,5 cm par minute. Pendant combien de temps le niveau reste-t-il strictement supérieur à 12 cm ?
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Réponses
a)20≤5+2t≤50, donc 7,5≤t≤22,5 : 15 minutes
b)La droite coupe N=20 à t=7,5 et N=50 à t=22,5
c)5+2t≤60, donc t≤27,5 min
d)60−1,5t>12 donne t<32 : les 32 premières minutes
a)
20≤5+2t≤50. On retire 5 aux trois parties : 15≤2t≤45. On divise par 2 : 7,5≤t≤22,5. On peut introduire les poissons de la minute 7,5 à la minute 22,5, soit pendant 15 minutes. Vérification : 5+2×7,5=20 et 5+2×22,5=50, les deux bornes sont exactement atteintes, d'où les crochets fermés.
b)
Sur le graphique, la droite N=5+2t coupe la ligne horizontale N=20 à t=7,5 et la ligne N=50 à t=22,5 : ce sont les deux pointillés verticaux. La zone utile est la bande horizontale entre 20 et 50, et le segment de droite qui la traverse a pour projection sur l'axe des temps l'intervalle [7,5;22,5]. Le graphique et le calcul disent la même chose ; le graphique donne l'allure et permet d'estimer, le calcul donne les valeurs exactes.
c)
Le niveau ne doit pas dépasser 60 cm : 5+2t≤60, soit 2t≤55 et t≤27,5. Il faut fermer le robinet au plus tard à 27,5 minutes, c'est-à-dire 27 minutes et 30 secondes après l'ouverture. À cet instant précis, l'eau atteint le bord. Sur le graphique, c'est le point où la droite sort de la fenêtre par le haut, un peu avant t=30.
d)
Nouveau modèle, en repartant de t=0 à la vidange : N=60−1,5t. Condition : 60−1,5t>12, strict. On retire 60 : −1,5t>−48. On divise par −1,5, négatif, en RENVERSANT : t<32. Le niveau reste strictement au-dessus de 12 cm pendant les 32 premières minutes de vidange ; à t=32 exactement, il vaut 12, et la condition stricte n'est plus remplie. Vérification : 60−1,5×32=12. Le renversement est obligatoire ici : oublier de le faire donnerait t>32, c'est-à-dire que le niveau dépasserait 12 cm APRÈS la 32e minute, ce que le bon sens réfute, puisqu'on vide.
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