Exercices corrigés : les équations et les inéquations (math SN4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques SN4 sur les équations et les inéquations, calibrés sur le niveau réel des évaluations à Montréal. C'est le chapitre où se joue la note de l'épreuve de secondaire 4 : presque tous les problèmes contextualisés du programme finissent par une équation ou une inéquation du second degré.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Loi du produit nul : un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul. C'est ce qui rend la factorisation utile pour résoudre.
•Formule quadratique : x=2a−b±Δ avec Δ=b2−4ac. Deux solutions si Δ>0, une double si Δ=0, aucune réelle si Δ<0.
•Une inéquation change de sens quand on multiplie ou divise les deux membres par un nombre NÉGATIF.
•Une inéquation du second degré ne se résout pas par opérations : on ramène tout d'un côté, on factorise, et on lit le signe dans un tableau.
•Ne jamais multiplier une inéquation par une expression dont on ignore le signe, comme x−4 : on soustrait pour tout ramener sur un seul quotient.
•Une inéquation du premier degré à DEUX variables a pour ensemble-solution un DEMI-PLAN. La droite frontière se trace en trait PLEIN si le symbole contient une barre d'égalité (≤, ≥), en POINTILLÉ sinon (<, >).
•Pour savoir quel demi-plan hachurer, on TESTE un point hors de la frontière, en général l'origine. Si la frontière passe par l'origine, on prend n'importe quel autre point : un point de la frontière ne départage rien.
•Isoler y est permis, mais diviser par un coefficient NÉGATIF renverse le sens de l'inégalité, et donc le demi-plan à hachurer.
•L'ensemble-solution d'un SYSTÈME est l'intersection des demi-plans : un point y appartient seulement si TOUTES les inéquations sont vraies. Une seule condition violée suffit à l'exclure, et un système peut n'avoir aucune solution.
Partie A : Les méthodes de résolution (/50)
Exercice 1 : Résoudre par factorisation
Résolvez chaque équation en vous ramenant à un produit nul. Attention : deux de ces équations contiennent un piège classique.
a) x2−7x+12=0
b) 2x2+5x−3=0
c) 3x2−12x=0
d) (x−5)(x+2)=8
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Réponses
a)x=3 ou x=4
b)x=−3 ou x=21
c)x=0 ou x=4
d)x=−3 ou x=6
a) Produit 12, somme −7 : les nombres sont −3 et −4. Donc (x−3)(x−4)=0, d'où x=3 ou x=4. Vérification : 9−21+12=0 ✓ et 16−28+12=0 ✓.
b) Produit visé 2×(−3)=−6, somme 5 : les nombres sont 6 et −1. On décompose : 2x2+6x−x−3=2x(x+3)−1(x+3)=(x+3)(2x−1). L'équation devient (x+3)(2x−1)=0, d'où x=−3 ou x=21. Vérification en x=21 : 2(0,25)+2,5−3=0,5+2,5−3=0 ✓.
c) Premier piège. La tentation est de diviser les deux membres par 3x, ce qui donnerait x−4=0 et la seule solution x=4. C'est faux : diviser par 3x suppose x=0, et fait donc PERDRE la solution x=0. La bonne méthode est la mise en évidence : 3x(x−4)=0, d'où x=0 ou x=4. Règle générale : on ne divise jamais une équation par une expression contenant l'inconnue, on factorise.
d) Second piège. On ne peut pas écrire x−5=8 ou x+2=8 : la loi du produit nul ne vaut que si le membre de droite est ZÉRO. Il faut d'abord tout ramener d'un côté. On développe : x2−3x−10=8, donc x2−3x−18=0. Produit −18, somme −3 : −6 et 3. Donc (x−6)(x+3)=0, d'où x=6 ou x=−3. Vérification en x=6 : (1)(8)=8 ✓ ; en x=−3 : (−8)(−1)=8 ✓.
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Exercice 2 : La formule quadratique et le discriminant
Pour chaque équation : calculez le discriminant, dites combien il y a de solutions réelles, puis donnez-les sous forme exacte.
a) x2−6x+4=0
b) 2x2−3x+5=0
c) 9x2−12x+4=0
d) 5x2+3x−2=0
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Réponses
a)Δ=20 ; x=3±5
b)Δ=−31 : aucune solution réelle
c)Δ=0 ; x=32
d)Δ=49 ; x=−1 ou x=52
a) a=1, b=−6, c=4. Δ=(−6)2−4(1)(4)=36−16=20. Comme Δ>0, il y a deux solutions réelles distinctes. x=26±20. On simplifie le radical : 20=4×5=25, donc x=26±25=3±5. Les solutions exactes sont 3+5 et 3−5, soit environ 5,24 et 0,76. Simplifier le radical AVANT de diviser évite l'erreur qui consiste à ne simplifier qu'un des deux termes du numérateur.
b) a=2, b=−3, c=5. Δ=9−4(2)(5)=9−40=−31. Comme Δ<0, l'équation n'a AUCUNE solution réelle. On peut le confirmer par complétion du carré : 2x2−3x+5=2(x−43)2+831, expression toujours supérieure ou égale à 831, donc jamais nulle.
c) a=9, b=−12, c=4. Δ=144−4(9)(4)=144−144=0. Il y a une seule solution, dite double : x=1812=32. Le discriminant nul signale un carré parfait, et en effet 9x2−12x+4=(3x−2)2, dont l'unique zéro est bien 32.
d) a=5, b=3, c=−2. Δ=9−4(5)(−2)=9+40=49, un carré parfait. Donc x=10−3±7, ce qui donne x=104=52 et x=10−10=−1. Un discriminant carré parfait garantit que l'équation se factorisait à coefficients entiers : ici 5x2+3x−2=(5x−2)(x+1). Vérification en x=52 : 5(0,16)+1,2−2=0,8+1,2−2=0 ✓.
Exercice 3 : Inéquations du premier degré
Résolvez et exprimez chaque ensemble-solution en notation d'intervalle.
Rappel du seul vrai piège du chapitre : multiplier ou diviser par un nombre négatif RENVERSE le sens de l'inégalité.
a) 3x−7≤5x+1
b) −2(x−3)>4x+18
c) 3x−1−42x+1≥1
d) Le système : 2x+1>−5 ET 3x−4≤11
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Réponses
a)[−4;+∞[
b)]−∞;−2[
c)]−∞;−219]
d)]−3;5]
a) On rassemble les x à droite pour garder un coefficient positif : −7−1≤5x−3x, soit −8≤2x, donc −4≤x. L'ensemble-solution est [−4;+∞[. En choisissant le côté où le coefficient de x reste positif, on évite complètement la question du renversement. Contrôle en x=0 : −7≤1 ✓ ; en x=−10 : −37≤−49 est faux ✓ (cohérent, −10 n'est pas dans la solution).
b) On développe : −2x+6>4x+18. On rassemble : 6−18>4x+2x, soit −12>6x, donc −2>x, c'est-à-dire x<−2. L'ensemble-solution est ]−∞;−2[. Contrôle en x=−3 : −2(−6)=12 et 4(−3)+18=6, or 12>6 ✓ ; en x=0 : 6>18 est faux ✓.
c) On multiplie les deux membres par 12, qui est POSITIF, donc le sens ne change pas : 4(x−1)−3(2x+1)≥12. On développe : 4x−4−6x−3≥12, soit −2x−7≥12, donc −2x≥19. Ici on divise par −2, qui est négatif : le sens s'inverse, x≤−219. L'ensemble-solution est ]−∞;−219]. Contrôle en x=−10 : 3−11−4−19=−3,667+4,75=1,083≥1 ✓.
d) On résout séparément. Première : 2x+1>−5 donne 2x>−6, soit x>−3. Seconde : 3x−4≤11 donne 3x≤15, soit x≤5. Le système exige les DEUX conditions, donc on prend l'intersection : −3<x≤5, c'est-à-dire ]−3;5]. Attention aux crochets : ouvert en −3 car l'inégalité y est stricte, fermé en 5 car elle ne l'est pas. Contrôle en x=5 : 11>−5 ✓ et 11≤11 ✓ ; en x=−3 : −5>−5 est faux ✓.
Exercice 4 : Inéquations du second degré
Résolvez chaque inéquation. La méthode est toujours la même : tout ramener d'un côté, factoriser, puis dresser un tableau de signes.
La figure montre la parabole de la question a). Le signe cherché se lit sur la position de la courbe par rapport à l'axe des x.
a) x2−x−6>0
b) −x2+4x−3≥0
c) 2x2+5x≤3
d) x2+2x+5>0
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Réponses
a)]−∞;−2[∪]3;+∞[
b)[1;3]
c)[−3;21]
d)R
a) On factorise : x2−x−6=(x−3)(x+2), dont les zéros sont −2 et 3. Tableau de signes sur les trois intervalles. Pour x<−2, par exemple x=−3 : (−6)(−1)=6>0. Pour −2<x<3, par exemple x=0 : (−3)(2)=−6<0. Pour x>3, par exemple x=4 : (1)(6)=6>0. On cherche le strictement positif, donc S=]−∞;−2[∪]3;+∞[. La figure le confirme : la parabole est au-dessus de l'axe à l'extérieur de ses zéros. Règle générale utile : un trinôme est du signe de a à l'EXTÉRIEUR de ses racines, et du signe opposé entre elles.
b) Le coefficient dominant est négatif ; on multiplie les deux membres par −1, ce qui RENVERSE le sens : x2−4x+3≤0. On factorise : (x−1)(x−3)≤0, zéros 1 et 3. Le trinôme est négatif ENTRE ses racines, et on accepte l'égalité, donc S=[1;3]. Contrôle en x=2 : −4+8−3=1≥0 ✓ ; en x=0 : −3≥0 est faux ✓.
c) On ramène tout d'un côté : 2x2+5x−3≤0. C'est le trinôme de l'exercice 1 : (x+3)(2x−1)≤0, zéros −3 et 21. Comme a=2>0, le trinôme est négatif entre les racines : S=[−3;21]. Contrôle en x=0 : 0≤3 ✓ ; en x=1 : 2+5=7≤3 est faux ✓.
d) Δ=4−4(1)(5)=4−20=−16<0 : le trinôme n'a aucun zéro réel, donc il ne change jamais de signe. Comme a=1>0, il est partout positif. L'inéquation est vraie pour tout réel, S=R. On peut le confirmer par complétion du carré : x2+2x+5=(x+1)2+4≥4>0. C'est le cas que les élèves traitent le plus mal, parce qu'ils cherchent des bornes là où il n'y en a pas : quand Δ<0, la réponse est soit tout R, soit l'ensemble vide, selon le signe de a et le sens de l'inégalité.
Exercice 5 : Équations rationnelles et solutions étrangères
Pour chaque équation : donnez d'abord les valeurs interdites, résolvez, puis VÉRIFIEZ chaque solution trouvée dans l'équation de départ.
Multiplier par un dénominateur peut créer des solutions qui n'existaient pas : la vérification finale n'est pas facultative.
a) x−2x=x−24+3
b) x−11+x+12=x2−14
c) x−3x=x−33+2
d) x2+x+13=1
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Réponses
a)x=2 ; x=1
b)x=±1 ; x=35
c)x=3 rejeté : aucune solution
d)x=0, x=−1 ; x=2±6
a) Valeur interdite : x=2. On multiplie tout par (x−2) : x=4+3(x−2), soit x=4+3x−6=3x−2. Donc −2x=−2 et x=1. Cette valeur n'est pas interdite, on la garde. Vérification dans l'équation de départ : −11=−1 à gauche, −14+3=−4+3=−1 à droite ✓. Solution : x=1.
b) On factorise le dénominateur de droite : x2−1=(x−1)(x+1). Valeurs interdites : x=1 et x=−1. On multiplie tout par (x−1)(x+1) : (x+1)+2(x−1)=4, soit x+1+2x−2=4, donc 3x−1=4 et x=35. Cette valeur n'est pas interdite. Vérification : 2/31+8/32=1,5+0,75=2,25 à gauche, et 25/9−14=16/94=2,25 à droite ✓.
c) Valeur interdite : x=3. On multiplie par (x−3) : x=3+2(x−3), soit x=3+2x−6=2x−3. Donc −x=−3 et x=3. Mais x=3 est PRÉCISÉMENT la valeur interdite : elle annule les dénominateurs de l'équation de départ, où 03 n'a aucun sens. On doit la rejeter. L'équation n'a donc AUCUNE solution, S=∅. C'est le cas typique de la solution étrangère : elle est apparue au moment où l'on a multiplié par (x−3), opération illégitime quand x=3.
d) Valeurs interdites : x=0 et x=−1. On multiplie par x(x+1) : 2(x+1)+3x=x(x+1), soit 2x+2+3x=x2+x, donc 5x+2=x2+x et x2−4x−2=0. Le discriminant vaut Δ=16+8=24, donc x=24±24=24±26=2±6. Les deux valeurs, environ 4,449 et −0,449, sont distinctes de 0 et de −1 : les deux sont acceptées. S={2−6;2+6}.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Inéquations rationnelles : le signe d'un quotient
Un quotient est positif quand son numérateur et son dénominateur sont de même signe. On ne multiplie JAMAIS une inéquation par une expression dont le signe est inconnu : on ramène tout sur un seul quotient, puis on dresse le tableau de signes.
Attention aux bornes : un zéro du numérateur peut être inclus, un zéro du dénominateur ne l'est jamais.
a) x+3x−2≥0
b) x−4x+1<2
c) x−1x2−4≤0
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Réponses
a)]−∞;−3[∪[2;+∞[
b)]−∞;4[∪]9;+∞[
c)]−∞;−2]∪]1;2]
a) Le numérateur s'annule en x=2, le dénominateur en x=−3 (valeur interdite). Trois intervalles. Pour x<−3, par exemple x=−4 : −1−6=6>0. Pour −3<x<2, par exemple x=0 : 3−2<0. Pour x>2, par exemple x=3 : 61>0. On veut positif OU nul : on inclut x=2 (le quotient y vaut 0) mais jamais x=−3. Donc S=]−∞;−3[∪[2;+∞[. C'est l'asymétrie des crochets qui est évaluée ici : crochet fermé sur le zéro du numérateur, ouvert sur celui du dénominateur.
b) Le réflexe fatal serait de multiplier par x−4 : son signe change selon x, donc on ne sait pas si l'inégalité doit être renversée. On ramène tout à gauche : x−4x+1−2<0, soit x−4x+1−2(x−4)<0, c'est-à-dire x−4x+1−2x+8=x−49−x<0. Zéros : 9 (numérateur) et 4 (valeur interdite). Pour x<4, par exemple x=0 : −49<0 ✓. Pour 4<x<9, par exemple x=5 : 14>0. Pour x>9, par exemple x=10 : 6−1<0 ✓. Donc S=]−∞;4[∪]9;+∞[, les deux bornes exclues (inégalité stricte d'un côté, valeur interdite de l'autre).
c) On factorise le numérateur : x−1(x−2)(x+2)≤0. Points remarquables dans l'ordre : −2, 1 (valeur interdite) et 2. Quatre intervalles. Pour x<−2, par exemple x=−3 : −4(−5)(−1)=−45<0 ✓. Pour −2<x<1, par exemple x=0 : −1(−2)(2)=4>0. Pour 1<x<2, par exemple x=1,5 : 0,5(−0,5)(3,5)=−3,5<0 ✓. Pour x>2, par exemple x=3 : 2(1)(5)>0. On accepte l'égalité, donc on inclut les zéros du numérateur −2 et 2, mais pas 1. Donc S=]−∞;−2]∪]1;2].
Exercice 7 : Discussion selon un paramètre
Dans cet exercice, k désigne un nombre réel quelconque. Le discriminant devient une expression en k, et c'est son SIGNE qui décide du nombre de solutions.
a) Pour l'équation x2−4x+k=0, discutez le nombre de solutions réelles selon k.
b) Pour quelle valeur de k l'équation a-t-elle une solution double ? Donnez-la.
c) Déterminez k pour que les deux solutions de x2−4x+k=0 soient 1 et 3.
d) Discutez maintenant kx2+4x+1=0 selon k. Attention : cette équation n'est pas toujours du second degré.
a) a=1, b=−4, c=k, donc Δ=16−4k. On étudie son signe. Δ>0 équivaut à 16>4k, soit k<4 : deux solutions réelles distinctes. Δ=0 équivaut à k=4 : une solution double. Δ<0 équivaut à k>4 : aucune solution réelle. Contrôle : pour k=0, l'équation x2−4x=0 a bien deux solutions, 0 et 4 ; pour k=5, x2−4x+5=(x−2)2+1 ne s'annule jamais ✓.
b) La solution double correspond à k=4, où l'équation devient x2−4x+4=0, c'est-à-dire (x−2)2=0. L'unique solution est x=2. On pouvait la prévoir sans factoriser : quand Δ=0, la solution vaut x=2a−b=24=2, qui est aussi l'abscisse du sommet de la parabole.
c) Deux voies. Par le produit des racines : pour x2+bx+c, le produit des solutions vaut c, donc k=1×3=3. Par substitution : si 1 est solution, alors 1−4+k=0, donc k=3 ; on vérifie que 3 est alors aussi solution, 9−12+3=0 ✓. Contrôle par la somme : les racines doivent totaliser −b=4, et 1+3=4 ✓. La valeur k=3 est bien inférieure à 4, cohérent avec le fait qu'il y a deux racines distinctes.
d) Il faut d'abord séparer le cas k=0, où l'équation devient 4x+1=0, du premier degré, avec l'unique solution x=−41. C'est le piège de la question : un élève qui applique aveuglément le discriminant écrit Δ=16−4k(1)=16 et conclut « deux solutions » pour k=0, ce qui est faux puisqu'il n'y a alors plus de terme en x2. Pour k=0, Δ=16−4k, donc : si k<4 et k=0, deux solutions distinctes ; si k=4, une solution double, x=2(4)−4=−21 ; si k>4, aucune solution réelle. Contrôle pour k=4 : 4x2+4x+1=(2x+1)2, dont l'unique zéro est −21 ✓.
Exercice 8 : Problème : la trajectoire d'un ballon
Un joueur frappe un ballon. Sa hauteur, en mètres, t secondes après la frappe, est donnée par h(t)=−5t2+20t+1.
La figure représente la trajectoire. Répondez en justifiant chaque réponse par un calcul, pas par une lecture graphique.
a) À quelle hauteur le ballon est-il frappé ?
b) À quels instants le ballon est-il exactement à 16 m du sol ?
c) Pendant quel intervalle de temps le ballon est-il à plus de 16 m du sol ?
d) Quelle est la hauteur maximale atteinte, et à quel instant le ballon touche-t-il le sol ?
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Réponses
a)1 m
b)t=1 s et t=3 s
c)1<t<3
d)21 m à t=2 s ; sol à t≈4,05 s
a) La hauteur initiale correspond à t=0 : h(0)=−5(0)+20(0)+1=1. Le ballon est frappé à 1 mètre du sol, ce qui est cohérent avec une frappe à hauteur de pied levé.
b) On résout −5t2+20t+1=16, soit −5t2+20t−15=0. On divise par −5 : t2−4t+3=0, donc (t−1)(t−3)=0 et t=1 s ou t=3 s. Deux instants, et c'est normal : le ballon passe à 16 m une première fois en montant, puis une seconde fois en redescendant. Vérification : h(1)=−5+20+1=16 ✓ et h(3)=−45+60+1=16 ✓.
c) « À plus de 16 m » se traduit par l'inéquation −5t2+20t+1>16, soit −5t2+20t−15>0. En divisant par −5, nombre NÉGATIF, le sens s'inverse : t2−4t+3<0, c'est-à-dire (t−1)(t−3)<0. Le trinôme est négatif entre ses racines, donc 1<t<3. Le ballon reste au-dessus de 16 m pendant 2 secondes, entre la première et la troisième seconde.
d) Le coefficient de t2 est négatif, la parabole est donc ouverte vers le bas et son sommet est un maximum. L'abscisse du sommet vaut t=2a−b=2(−5)−20=2 s. La hauteur maximale est h(2)=−20+40+1=21 mètres. Remarque de cohérence : t=2 est exactement le milieu de l'intervalle [1;3] trouvé en c), ce qui devait être le cas par symétrie de la parabole. Pour le sol, on résout h(t)=0, soit −5t2+20t+1=0, ou encore 5t2−20t−1=0. Le discriminant vaut Δ=400+20=420, d'où t=1020±420. La racine négative n'a pas de sens physique (elle précède la frappe), on garde t=1020+420≈4,05 secondes.
Exercice 9 : Problème : l'enclos contre le mur
Un éleveur dispose de 60 mètres de clôture pour délimiter un enclos rectangulaire. Un des grands côtés est constitué par le mur d'une grange, qu'il n'a donc pas à clôturer.
On note x la largeur de l'enclos, en mètres, comme sur la figure.
a) Exprimez l'aire A(x) de l'enclos, puis donnez les valeurs de x pour lesquelles le problème a un sens.
b) Pour quelles largeurs l'aire est-elle d'au moins 400 m² ?
c) Quelle largeur donne l'aire maximale, et combien vaut-elle ?
d) L'éleveur voudrait 500 m². Est-ce possible avec 60 m de clôture ? Justifiez algébriquement.
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Réponses
a)A(x)=x(60−2x), 0<x<30
b)10≤x≤20
c)x=15 m, aire 450 m²
d)Impossible : Δ=−100<0, le maximum est 450 m²
a) Deux côtés mesurent x et le troisième côté clôturé mesure ce qui reste, soit 60−2x. L'aire vaut donc A(x)=x(60−2x)=60x−2x2. Pour que l'enclos existe, il faut x>0 et 60−2x>0, c'est-à-dire x<30. Les valeurs admissibles sont 0<x<30. Aux deux bornes l'aire est nulle : en x=0 il n'y a pas de largeur, en x=30 toute la clôture est passée dans les deux côtés et la longueur est nulle.
b) On résout x(60−2x)≥400, soit −2x2+60x−400≥0. On divise par −2, nombre négatif, donc le sens s'inverse : x2−30x+200≤0. On factorise : produit 200, somme −30, donc −10 et −20, d'où (x−10)(x−20)≤0. Le trinôme est négatif entre ses racines : 10≤x≤20. Toutes ces valeurs sont bien dans ]0;30[. Contrôle en x=10 : A=10×40=400 ✓ ; en x=15 : A=15×30=450≥400 ✓ ; en x=5 : A=5×50=250, insuffisant ✓.
c) A(x)=−2x2+60x est une parabole ouverte vers le bas. Le sommet est en x=2(−2)−60=15 mètres. L'aire maximale vaut A(15)=15×(60−30)=15×30=450 m². Cohérence avec b) : 15 est le milieu de [10;20], comme l'impose la symétrie de la parabole. L'enclos optimal mesure donc 15 m sur 30 m, ce qui illustre un fait général : avec un côté déjà fourni par un mur, la longueur optimale vaut le double de la largeur.
d) On cherche si x(60−2x)=500 a une solution, soit −2x2+60x−500=0, ou après division par −2 : x2−30x+250=0. Le discriminant vaut Δ=900−4(1)(250)=900−1000=−100<0. Il n'y a donc AUCUNE solution réelle : c'est impossible. On pouvait le voir plus vite avec la question c) : l'aire maximale atteignable est 450 m², donc 500 m² est hors d'atteinte quelle que soit la largeur choisie. Pour obtenir 500 m², il faudrait davantage de clôture.
Exercice 10 : Synthèse : une parabole et une droite
On considère f(x)=x2−4x+3 et g(x)=2x−2, représentées sur la figure.
Cet exercice relie les trois types de questions du chapitre : une équation, une inéquation, et une lecture de position relative.
a) Résolvez f(x)=0.
b) Résolvez f(x)=g(x), puis interprétez géométriquement.
c) Résolvez f(x)<g(x).
d) La valeur x=1 est solution de a) ET de b). Expliquez pourquoi, en une phrase justifiée par un calcul.
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Réponses
a)x=1 ou x=3
b)x=1 ou x=5 : points (1;0) et (5;8)
c)]1;5[
d)f(1)=g(1)=0 : le zéro de f est sur la droite
a) x2−4x+3=0 se factorise : produit 3, somme −4, donc −1 et −3, d'où (x−1)(x−3)=0. Les solutions sont x=1 et x=3. Ce sont les abscisses des points où la parabole coupe l'axe des x, visibles sur la figure.
b) x2−4x+3=2x−2. On ramène tout à gauche : x2−4x+3−2x+2=0, soit x2−6x+5=0. Produit 5, somme −6 : −1 et −5, donc (x−1)(x−5)=0 et x=1 ou x=5. Géométriquement, ce sont les abscisses des DEUX POINTS D'INTERSECTION de la parabole et de la droite. Les points sont (1;0), car g(1)=0, et (5;8), car g(5)=8, tous deux marqués sur la figure. Vérification en x=5 : f(5)=25−20+3=8 et g(5)=8 ✓.
c) f(x)<g(x) équivaut à f(x)−g(x)<0, soit x2−6x+5<0, c'est-à-dire (x−1)(x−5)<0. Le trinôme, de coefficient dominant positif, est négatif ENTRE ses racines : S=]1;5[. Traduction graphique : c'est exactement l'intervalle où la parabole passe SOUS la droite, ce que confirme la figure. Bornes exclues car l'inégalité est stricte et qu'aux abscisses 1 et 5 les deux courbes se touchent.
d) Parce que la droite g passe par le point (1;0), qui est aussi un zéro de f. Calcul à l'appui : g(1)=2(1)−2=0 et f(1)=1−4+3=0, donc f(1)=g(1)=0. La valeur x=1 annule f, ce qui la rend solution de a) ; et elle rend f et g égales, ce qui la rend solution de b). Les deux équations ont donc forcément cette racine en commun. C'est une bonne vérification de cohérence à faire en examen : si un zéro de f est aussi sur la droite, il DOIT réapparaître parmi les intersections.
Partie C : Les inéquations à deux variables et les demi-plans (/40)
Exercice 11 : Le demi-plan : frontière, sens et test du point
Une inéquation du premier degré à DEUX variables, comme 2x+3y≤12, n'a pas pour solution des nombres isolés mais un DEMI-PLAN : la droite frontière 2x+3y=12 coupe le plan en deux, et l'un des deux morceaux vérifie l'inéquation.
On considère les quatre inéquations suivantes.
(1)2x+3y≤12, (2)−4x+2y>6, (3)3x−2y≥8, (4)y<3x.
a) Les points (3;2) et (4;2) appartiennent-ils à l'ensemble-solution de (1) ?
b) Isolez y dans (2), puis dans (3). Dans lequel des deux le sens de l'inégalité change-t-il, et pourquoi ?
c) Pour chacune des quatre inéquations, dites si la droite frontière se trace en trait plein ou en trait pointillé.
d) Pour (4), déterminez le demi-plan à hachurer par un test de point. Attention au point que vous choisissez.
a) Tester un point, c'est le remplacer dans l'inéquation et regarder si l'énoncé obtenu est vrai. Pour (3;2) : 2(3)+3(2)=6+6=12, et 12≤12 est VRAI, donc le point appartient à l'ensemble-solution. Il est même exactement SUR la droite frontière, et c'est le signe ≤ qui l'y admet : avec < il aurait été rejeté. Pour (4;2) : 2(4)+3(2)=8+6=14, et 14≤12 est FAUX, donc ce point n'appartient pas à l'ensemble-solution. Retenez la méthode : on ne devine pas l'appartenance sur un dessin, on la CALCULE en substituant, et la réponse est un simple vrai ou faux.
b) Pour (2) : −4x+2y>6, on ajoute 4x des deux côtés, 2y>4x+6, puis on divise par 2, qui est POSITIF, donc le sens ne change pas : y>2x+3. Pour (3) : 3x−2y≥8, on soustrait 3x, −2y≥−3x+8, puis on divise par −2, qui est NÉGATIF, donc le sens s'INVERSE : y≤23x−4. C'est dans (3) que le sens change, et la raison est la même qu'à une seule variable : multiplier ou diviser par un nombre négatif renverse l'ordre. La conséquence est plus lourde ici qu'à une variable, parce qu'elle ne se contente pas de retourner un intervalle, elle fait hachurer le MAUVAIS demi-plan, donc la figure entière est fausse. Contrôle : (0;0) donne 3(0)−2(0)=0≥8, faux, et la forme isolée donne 0≤−4, faux aussi. Les deux écritures se comportent pareil, l'isolation est donc correcte.
c) Le trait est PLEIN quand les points de la frontière font partie de l'ensemble-solution, c'est-à-dire quand le symbole comporte une barre d'égalité, et POINTILLÉ sinon. Donc (1), avec ≤, se trace en trait plein ; (2), avec >, en pointillé ; (3), avec ≥, en trait plein ; (4), avec <, en pointillé. Cette distinction n'est pas décorative, elle est notée : elle dit si les couples qui saturent la contrainte, par exemple une dépense exactement égale au budget, sont acceptés ou non.
d) Le réflexe est de tester (0;0), parce que les calculs y sont immédiats. Mais ici la frontière est y=3x, qui PASSE par l'origine : 0<3(0) donne 0<0, qui est faux, alors que l'origine n'est pas non plus dans l'autre demi-plan puisqu'elle est sur la droite. Un point de la frontière ne peut jamais servir de test, il ne départage rien. On en choisit donc un autre, franchement d'un côté, par exemple (1;0) : 0<3(1), soit 0<3, VRAI. Le demi-plan à hachurer est donc celui qui contient (1;0), c'est-à-dire la région située SOUS la droite y=3x, et la frontière reste en pointillé. Vérification par un point de l'autre côté, (0;1) : 1<3(0), soit 1<0, faux, il est bien exclu. Règle à retenir : on teste toujours l'origine SAUF si la frontière y passe, et dans ce cas on prend n'importe quel autre point hors de la droite.
Exercice 12 : Lire une région hachurée et traduire un énoncé
La région hachurée ci-dessous est l'ensemble-solution d'une inéquation du premier degré à deux variables. Sa frontière passe par les points (0;4) et (6;0).
On lit la figure dans le sens inverse de l'exercice précédent : ce n'est plus l'inéquation qui est donnée, c'est la région.
a) Déterminez l'équation de la droite frontière sous la forme ax+by=c avec des coefficients entiers.
b) Que signifie le fait que la frontière soit tracée en pointillé ?
c) Écrivez l'inéquation dont la région hachurée est l'ensemble-solution, puis vérifiez-la avec un point de la région et un point hors de la région.
d) Traduisez chacun de ces énoncés par une inéquation à deux variables : le total dépensé, à 3 dollars le carnet et 5 dollars l'affiche, ne dépasse pas 60 dollars ; il faut au moins deux fois plus de carnets que d'affiches ; le nombre total d'objets vaut au minimum 12.
Voir la correction
Réponses
a)2x+3y=12
b)Les points de la frontière ne sont pas solutions
c)2x+3y<12
d)3x+5y≤60 ; x≥2y ; x+y≥12
a) La droite passe par (0;4) et (6;0). Sa pente vaut 6−00−4=−32 et son ordonnée à l'origine se lit directement, 4, donc y=−32x+4. Pour obtenir des coefficients entiers on multiplie tout par 3 : 3y=−2x+12, soit 2x+3y=12. Contrôle sur les deux points donnés : 2(0)+3(4)=12 ✓ et 2(6)+3(0)=12 ✓.
b) Le pointillé signifie que les points de la droite ne font PAS partie de l'ensemble-solution. L'inéquation cherchée comporte donc un symbole strict, < ou >, et jamais ≤ ni ≥. Concrètement, si la droite représentait un budget de 12 dollars, le pointillé dirait qu'il faut dépenser strictement moins que le budget, alors qu'un trait plein autoriserait à le dépenser exactement.
c) La région hachurée est celle qui contient l'origine, puisqu'elle s'étend vers le bas et vers la gauche de la droite. On teste donc (0;0) dans 2x+3y : on obtient 0, et 0<12, ce qui est vrai. L'inéquation est donc 2x+3y<12. Vérification exigée par l'énoncé, avec deux points cette fois. Un point de la région, (1;1) : 2+3=5<12, vrai ✓. Un point hors de la région, (5;3) : 10+9=19<12, faux ✓. Le second contrôle est le plus utile des deux : il est facile d'écrire une inéquation vérifiée par un point de la région tout en s'étant trompé de sens, et seul un point de l'autre côté le révèle. Erreur classique à éviter : donner la réponse sous la forme isolée y<−32x+4 est parfaitement correct, mais écrire y>−32x+4 après avoir divisé par 3 sans faire attention au signe donnerait le demi-plan opposé.
d) Premier énoncé : en notant x le nombre de carnets et y le nombre d'affiches, la dépense vaut 3x+5y et « ne dépasse pas » se traduit par ≤, d'où 3x+5y≤60. Deuxième énoncé : « au moins deux fois plus de carnets que d'affiches » signifie que le nombre de carnets vaut au minimum le double du nombre d'affiches, soit x≥2y. C'est la traduction qui se rate le plus souvent, et le contrôle prend trois secondes : avec 3 affiches il faut au moins 6 carnets, donc 6≥2(3), vrai, alors que l'écriture inversée y≥2x donnerait 3≥12, faux. Quand un doute subsiste, on remplace par un couple concret plutôt que de raisonner sur les mots. Troisième énoncé : « le nombre total d'objets vaut au minimum 12 » donne x+y≥12. À retenir pour l'épreuve : « au plus », « ne dépasse pas », « au maximum » donnent ≤ ; « au moins », « au minimum », « pas moins de » donnent ≥ ; et seuls « strictement plus que » ou « strictement moins que » donnent une frontière en pointillé.
Exercice 13 : Un système d'inéquations et son ensemble-solution
On considère le système y≥1, y≤x−1 et y≤−x+7.
Les trois droites frontières sont déjà tracées ci-dessous : d1 est y=1, d2 est y=x−1 et d3 est y=−x+7. L'ensemble-solution d'un système est l'INTERSECTION des trois demi-plans, c'est-à-dire la région où les trois conditions sont vraies en même temps.
a) Hachurez l'ensemble-solution du système sur la figure.
b) Cet ensemble est-il borné ? Donnez les coordonnées de ses sommets.
c) Les points (4;2) et (3;3) appartiennent-ils à l'ensemble-solution ? Vérifiez les TROIS inéquations pour chacun.
d) On remplace y≥1 par y≥4. Décrivez le nouvel ensemble-solution.
Voir la correction
Réponses
a)Le triangle sous d2 et d3, au-dessus de d1
b)Borné ; sommets (2;1), (6;1), (4;3)
c)(4;2) oui ; (3;3) non
d)Vide : x≥5 et x≤3 incompatibles
a) On traite les trois conditions séparément, puis on garde ce qu'elles ont en commun. La condition y≥1 retient tout ce qui est AU-DESSUS de d1, frontière comprise. La condition y≤x−1 retient ce qui est SOUS d2 : contrôle par un point, (5;0) donne 0≤4, vrai, et ce point est bien sous d2. La condition y≤−x+7 retient ce qui est SOUS d3 : contrôle avec (0;0), 0≤7, vrai. L'intersection des trois est le triangle plein dessiné dans la correction. Les trois frontières sont en trait plein, puisque les trois symboles comportent une barre d'égalité.
b) L'ensemble est BORNÉ : il tient tout entier dans un cercle, contrairement à ce qui arriverait si l'on retirait l'une des trois contraintes. Il a TROIS sommets, chacun obtenu en résolvant le système formé par deux des trois droites. Intersection de d1 et d2 : 1=x−1, donc x=2, sommet (2;1). Intersection de d1 et d3 : 1=−x+7, donc x=6, sommet (6;1). Intersection de d2 et d3 : x−1=−x+7, donc 2x=8, x=4 et y=3, sommet (4;3). Chaque sommet doit être VÉRIFIÉ dans la troisième inéquation, celle qui n'a pas servi à le calculer, sans quoi on risque de retenir une intersection située hors de la région : pour (4;3), on contrôle 3≥1, vrai, le sommet est bien admissible.
c) Pour (4;2) : y≥1 donne 2≥1, vrai ; y≤x−1 donne 2≤3, vrai ; y≤−x+7 donne 2≤3, vrai. Les trois conditions sont satisfaites, donc le point appartient à l'ensemble-solution. Pour (3;3) : y≥1 donne 3≥1, vrai ; y≤x−1 donne 3≤2, FAUX. Le point n'appartient donc pas à l'ensemble-solution, et il est inutile de tester la troisième condition, qui serait pourtant vraie, 3≤4. C'est exactement le piège de la question : une seule inéquation violée suffit à exclure un point, alors que deux vérifiées sur trois donnent l'impression rassurante d'être presque dedans. Un ensemble-solution de système se lit avec un ET, jamais avec un OU.
d) Avec y≥4, les conditions deviennent y≥4, y≤x−1 et y≤−x+7. La deuxième impose x−1≥y≥4, donc x≥5 ; la troisième impose −x+7≥y≥4, donc x≤3. Il faudrait donc que x soit à la fois au moins 5 et au plus 3, ce qui est impossible. Le nouvel ensemble-solution est VIDE. Géométriquement, la droite y=4 passe au-dessus du sommet (4;3), c'est-à-dire au-dessus du point le plus haut de l'ancien triangle, donc elle ne laisse plus rien. La rédaction attendue est explicite : on écrit que le système n'a aucune solution et on dit POURQUOI, par la contradiction x≥5 et x≤3 ou par la position de la nouvelle frontière. Répondre « il n'y a rien à hachurer » sans justification ne vaut aucun point.
Exercice 14 : Situation d'application : les véhicules de la sortie scolaire
Une école organise une sortie et doit transporter au moins 300 élèves. Elle peut louer des minibus de 20 places et des autocars de 50 places. Le stationnement de l'établissement d'accueil n'admet pas plus de 9 véhicules au total, et le contrat de transport impose au moins 2 autocars.
Le comité organisateur veut connaître TOUTES les combinaisons possibles avant de discuter des prix. Traduisez la situation par un système d'inéquations, décrivez l'ensemble-solution, donnez deux combinaisons réalisables et dites combien il en existe. Toute votre démarche doit apparaître.
Voir la correction
Réponses
1)2x+5y≥30, x+y≤9, y≥2, x≥0, entiers
2)Par exemple (5;4) et (1;7)
3)13 combinaisons
Étape 1, choisir les variables et les nommer, ce qui rapporte des points à soi seul. Soit x le nombre de minibus et y le nombre d'autocars.
Étape 2, écrire les contraintes. Les places offertes valent 20x+50y et il en faut au moins 300, d'où 20x+50y≥300, qu'on simplifie en divisant par 10 : 2x+5y≥30. Le stationnement donne x+y≤9. Le contrat donne y≥2. Et comme on ne loue pas un nombre négatif de véhicules, x≥0. Notez que la contrainte y≥0 est inutile ici, puisque y≥2 est plus forte : une contrainte redondante ne coûte pas de points, mais la repérer montre qu'on a compris ce qu'on écrit.
Étape 3, l'observation qui change la nature du problème. Un nombre de véhicules est un nombre ENTIER. L'ensemble-solution n'est donc pas une région du plan mais l'ensemble des points à coordonnées entières situés dans cette région. C'est la différence à énoncer explicitement dans la solution : on hachure une région pour se guider, puis on ÉNUMÈRE les points admissibles, et une réponse comme x=3,5 minibus n'a aucun sens même si elle satisfait les trois inéquations.
Étape 4, l'énumération, conduite par y parce que y est le plus contraint. Pour chaque valeur de y, la contrainte de places donne x≥230−5y et le stationnement donne x≤9−y. Avec y=2 : x≥10 et x≤7, impossible. Avec y=3 : x≥7,5, donc x≥8 puisque x est entier, et x≤6, impossible. Avec y=4 : x≥5 et x≤5, donc x=5 exactement. Avec y=5 : x≥2,5, donc x≥3, et x≤4, donc x=3 ou x=4. Avec y=6 : x≥0 et x≤3, donc quatre valeurs. Avec y=7 : x≥0 et x≤2, trois valeurs. Avec y=8 : deux valeurs. Avec y=9 : x≤0, donc x=0 seulement. Le total vaut 1+2+4+3+2+1=13 combinaisons.
Étape 5, la réponse rédigée. Deux combinaisons réalisables, chacune vérifiée sur les trois contraintes. La combinaison (5;4) : places 20(5)+50(4)=100+200=300≥300 ✓, véhicules 5+4=9≤9 ✓, autocars 4≥2 ✓. Elle est intéressante parce qu'elle sature DEUX contraintes à la fois, exactement 300 places et exactement 9 véhicules ; c'est le seul choix qui ne laisse aucune marge. La combinaison (1;7) : places 20+350=370≥300 ✓, véhicules 8≤9 ✓, autocars 7≥2 ✓, avec 70 places de réserve. Il existe en tout 13 combinaisons possibles. Une dernière remarque, qui vaut pour la suite du programme : le comité voudra ensuite la combinaison la MOINS CHÈRE, ce qui suppose d'écrire une fonction de coût et de l'évaluer aux sommets de la région. C'est l'optimisation, et elle appartient au programme de secondaire 5. Ici la question s'arrête à la description de l'ensemble des possibles, et une solution qui choisirait d'autorité une combinaison sans que le coût soit donné répondrait à côté.
Partie D : les classiques (/50)
Exercice 15 : Choisir la méthode la plus rapide
Une équation du second degré se résout de trois façons : par EXTRACTION de la racine quand elle s'écrit (…)2=k, par PRODUIT NUL quand elle se factorise, par la FORMULE quadratique sinon. La formule marche toujours, mais elle est souvent la plus longue.
Pour chaque équation, nommez la méthode la plus rapide, puis résolvez.
a) (2x−1)2=25
b) 3x2−48=0
c) (x+3)2=−4
d) x2−2x−1=0
e) (x−4)(x+1)=(x−4)(2x+3)
Voir la correction
Réponses
a)−2 et 3 (extraction)
b)±4 (extraction)
c)Aucune solution réelle
d)1±2 (formule)
e)x=−2 ou x=4 (produit nul)
a) Extraction de la racine. Un nombre dont le carré vaut 25 est 5 ou −5, donc 2x−1=5 ou 2x−1=−5. Premier cas : 2x=6, x=3. Second cas : 2x=−4, x=−2. Les solutions sont −2 et 3. L'oubli du cas négatif est l'erreur la plus fréquente : écrire 2x−1=25=5 fait perdre une solution sur deux. Vérification en x=−2 : (−5)2=25 ✓.
b) Extraction de la racine, après avoir isolé le carré : 3x2=48, x2=16, donc x=4 ou x=−4. Développer une formule quadratique avec b=0 serait juste mais inutile. Vérification : 3×16−48=0 ✓ pour les deux valeurs, puisque (−4)2=42.
c) Extraction de la racine, et elle s'arrête tout de suite : un carré de nombre réel n'est JAMAIS négatif, donc (x+3)2=−4 n'a aucune solution réelle. Il n'y a rien à calculer. Un élève qui développe x2+6x+13=0 et calcule Δ=36−52=−16 arrive à la même conclusion, avec trois lignes de plus.
d) Formule quadratique : aucune paire d'entiers n'a un produit −1 et une somme −2, et le trinôme n'est pas un carré parfait. Δ=(−2)2−4(1)(−1)=4+4=8, donc x=22±8=22±22=1±2. Les solutions sont 1−2≈−0,41 et 1+2≈2,41.
e) Produit nul, et surtout pas de division. La tentation est de diviser les deux membres par x−4 pour obtenir x+1=2x+3, soit x=−2 ; mais cette division suppose x=4 et fait PERDRE la solution x=4. On ramène tout à gauche et on met (x−4) en évidence : (x−4)(x+1)−(x−4)(2x+3)=(x−4)[(x+1)−(2x+3)]=(x−4)(−x−2)=0. D'où x=4 ou x=−2. Vérification en x=4 : 0×5=0×11 ✓.
Exercice 16 : Le tableau de signes d'un produit de plusieurs facteurs
Pour résoudre une inéquation-produit, on place tous les zéros des facteurs sur une droite, on étudie le signe de CHAQUE facteur sur chaque intervalle, puis on applique la règle des signes du produit.
Deux remarques qui évitent la plupart des erreurs : un facteur comme 2−x est positif à GAUCHE de son zéro ; un facteur au carré ne change jamais de signe.
a) x(x−2)(x+3)≥0
b) (2−x)(x+1)>0
c) (x−1)2(x+4)<0
d) x3−9x≤0
Voir la correction
Réponses
a)[−3;0]∪[2;+∞[
b)]−1;2[
c)]−∞;−4[
d)]−∞;−3]∪[0;3]
a) Zéros : −3, 0 et 2, soit quatre intervalles. Pour x<−3, les trois facteurs x, x−2 et x+3 sont négatifs : le produit est négatif. Pour −3<x<0, seul x+3 devient positif : deux facteurs négatifs, produit positif. Pour 0<x<2, seul x−2 reste négatif : produit négatif. Pour x>2, tout est positif. On veut positif ou nul, donc on garde les intervalles positifs ET les trois zéros : S=[−3;0]∪[2;+∞[. Contrôle en x=−1 : (−1)(−3)(2)=6≥0 ✓ ; en x=1 : (1)(−1)(4)=−4, exclu ✓.
b) Zéros : −1 et 2. Le facteur 2−x est POSITIF pour x<2 et négatif pour x>2, à l'inverse de x−2. Pour x<−1 : (+)(−), négatif. Pour −1<x<2 : (+)(+), positif. Pour x>2 : (−)(+), négatif. Inégalité stricte : S=]−1;2[. On peut aussi écrire (2−x)(x+1)=−(x−2)(x+1) et chercher (x−2)(x+1)<0, en renversant le sens : même résultat. Contrôle en x=0 : 2×1=2>0 ✓.
c) Le facteur (x−1)2 est positif pour tout x=1 et nul en x=1. Il ne change donc jamais le signe du produit, sauf pour l'annuler. Le produit est strictement négatif exactement quand x+4<0 ET x=1, ce qui donne x<−4 (la condition x=1 est alors automatique). S=]−∞;−4[. L'erreur classique est de faire un tableau qui change de signe en x=1 comme si (x−1)2 était un facteur simple, et d'ajouter à tort l'intervalle ]−4;1[ ou ]1;+∞[. Contrôle en x=0 : 1×4=4, pas négatif ✓.
d) On factorise d'abord : x3−9x=x(x2−9)=x(x−3)(x+3). Zéros −3, 0 et 3. Même alternance qu'en a), trois facteurs simples de coefficient positif : négatif pour x<−3, positif entre −3 et 0, négatif entre 0 et 3, positif après 3. On veut négatif ou nul : S=]−∞;−3]∪[0;3]. Contrôle en x=1 : 1−9=−8≤0 ✓ ; en x=−1 : −1+9=8, exclu ✓. Diviser par x pour se ramener à x2−9≤0 serait une faute : le signe de x est inconnu.
Exercice 17 : Des équations qui se ramènent au second degré
Certaines équations ne sont pas du second degré mais le deviennent par un changement d'inconnue : on repère une expression qui revient deux fois, une fois au carré, on la nomme u, on résout en u, puis on revient à x.
Le retour à x fait partie de la résolution : c'est là que des solutions apparaissent en double, ou disparaissent.
a) x4−5x2+4=0
b) x4+3x2−4=0
c) (x+2)2−5(x+2)+6=0
d) (x2−1)2=9
Voir la correction
Réponses
a)x=±1 ou x=±2
b)x=±1 (x2=−4 rejeté)
c)x=0 ou x=1
d)x=±2 (x2=−2 rejeté)
a) On pose u=x2, donc x4=u2 : u2−5u+4=0. Produit 4, somme −5 : (u−1)(u−4)=0, d'où u=1 ou u=4. Retour à x : x2=1 donne x=±1, et x2=4 donne x=±2. Quatre solutions : −2, −1, 1 et 2. Vérification en x=2 : 16−20+4=0 ✓. S'arrêter à u=1 et u=4 est l'erreur typique : ce sont les valeurs de x2, pas de x.
b) Avec u=x2 : u2+3u−4=0, produit −4, somme 3, donc (u+4)(u−1)=0 et u=−4 ou u=1. Retour à x : x2=−4 est impossible, un carré n'étant jamais négatif ; x2=1 donne x=±1. Deux solutions seulement : −1 et 1. Vérification en x=1 : 1+3−4=0 ✓. Le nombre de solutions en x n'est donc pas toujours le double du nombre de solutions en u.
c) L'expression x+2 revient deux fois : on pose u=x+2, d'où u2−5u+6=0, (u−2)(u−3)=0, et u=2 ou u=3. Retour à x : x+2=2 donne x=0, et x+2=3 donne x=1. Développer d'abord marchait aussi, x2+4x+4−5x−10+6=x2−x=x(x−1), mais le changement d'inconnue évite les erreurs de signe dans le développement. Vérification en x=1 : 9−15+6=0 ✓.
d) Extraction de la racine sur u=x2−1 : u2=9 donne u=3 ou u=−3. Retour à x : x2−1=3 donne x2=4, donc x=±2 ; x2−1=−3 donne x2=−2, impossible. Deux solutions : −2 et 2. Vérification en x=−2 : (4−1)2=9 ✓. Oublier le cas u=−3 ne coûtait ici aucune solution, mais seulement par chance : il faut toujours l'écrire et le rejeter explicitement.
Exercice 18 : Problème : un triangle rectangle et ses côtés
Dans un triangle rectangle, un côté de l'angle droit mesure x cm, l'autre côté de l'angle droit mesure 7 cm de plus, et l'hypoténuse mesure 8 cm de plus que le premier côté.
On admet, pour la question e), que dans un triangle de côtés a≤b≤c, l'angle opposé au plus grand côté est OBTUS si et seulement si c2>a2+b2.
a) Écrivez l'équation que donne la relation de Pythagore et ramenez-la à la forme x2+bx+c=0.
b) Résolvez l'équation et donnez les trois côtés du triangle.
c) Calculez l'aire et le périmètre de ce triangle. Qu'ont-ils de remarquable ?
d) Montrez qu'il existe un seul triangle rectangle dont les trois côtés sont des entiers consécutifs n, n+1 et n+2, et donnez-le.
e) On revient aux côtés x, x+7 et x+8, sans supposer l'angle droit. Pour quelles valeurs de x ces trois longueurs forment-elles un triangle dont le plus grand angle est obtus ?
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Réponses
a)x2−2x−15=0
b)x=5 : côtés 5, 12, 13 cm
c)Aire 30 cm², périmètre 30 cm
d)n=3 : le triangle 3, 4, 5
e)1<x<5
a) L'hypoténuse est le plus grand côté, x+8. Pythagore : x2+(x+7)2=(x+8)2. On développe : x2+x2+14x+49=x2+16x+64, soit 2x2+14x+49−x2−16x−64=0, c'est-à-dire x2−2x−15=0.
b) Produit −15, somme −2 : −5 et 3, donc (x−5)(x+3)=0 et x=5 ou x=−3. Une longueur est positive : on rejette −3. Les côtés mesurent 5 cm, 12 cm et 13 cm. Vérification : 25+144=169=132 ✓.
c) Aire : 25×12=30 cm². Périmètre : 5+12+13=30 cm. Les deux mesures ont la même VALEUR numérique, 30, ce qui n'a pas de sens physique (des cm² et des cm ne se comparent pas) mais fait de ce triangle une curiosité classique.
d) Pythagore avec l'hypoténuse n+2 : n2+(n+1)2=(n+2)2, soit n2+n2+2n+1=n2+4n+4, donc n2−2n−3=0. Produit −3, somme −2 : (n−3)(n+1)=0, d'où n=3 ou n=−1. La valeur −1 donnerait des côtés −1, 0 et 1, impossibles. Il reste n=3 : le triangle 3, 4, 5, et c'est le seul, puisque l'équation n'a pas d'autre solution. Vérification : 9+16=25 ✓.
e) Deux conditions. D'abord, les trois longueurs doivent former un triangle : le plus grand côté est inférieur à la somme des deux autres, x+8<x+(x+7), donc x>1 (les autres inégalités sont automatiques pour x>0). Ensuite, l'angle opposé à x+8 est obtus si (x+8)2>x2+(x+7)2, c'est-à-dire, avec le calcul de a), x2−2x−15<0, soit (x−5)(x+3)<0, donc −3<x<5. On combine avec x>1 : 1<x<5. Pour x=5, on retrouve l'angle droit ; au-delà, le plus grand angle devient aigu. Contrôle en x=2 : côtés 2, 9, 10, et 100>4+81=85 ✓, obtus.
Exercice 19 : Problème : le coût moyen d'un atelier
Un atelier fabrique x tables par mois. Son coût total mensuel, en dollars, vaut C(x)=0,5x2+20x+800. Le coût moyen par table est M(x)=xC(x), défini pour x>0.
Les tables se vendent 75 dollars pièce.
a) Calculez le coût moyen pour 10, 40 et 100 tables.
b) Pour quelles productions le coût moyen est-il d'au plus 70 dollars ? Expliquez pourquoi on peut ici multiplier l'inéquation par x sans renverser le sens.
c) Montrez, en résolvant l'inéquation M(x)<60, que le coût moyen ne descend jamais sous 60 dollars. Pour quelle production vaut-il exactement 60 dollars ?
d) Pour quelles productions entières le profit 75x−C(x) est-il positif ou nul ? Donnez la plus petite et la plus grande.
e) Expliquez pourquoi la réponse de d) est aussi l'ensemble des productions pour lesquelles M(x)≤75.
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Réponses
a)M(10)=105, M(40)=60, M(100)=78 dollars
b)20≤x≤80
c)(x−40)2<0 impossible : M(x)≥60, égalité en x=40
d)De 18 à 92 tables
e)75x≥C(x)⟺M(x)≤75, car x>0
a) M(10)=1050+200+800=101050=105 dollars. M(40)=40800+800+800=402400=60 dollars. M(100)=1005000+2000+800=78 dollars. Le coût moyen baisse puis remonte : les frais fixes de 800 dollars se répartissent sur plus de tables, puis le terme en x2 l'emporte.
b) On résout x0,5x2+20x+800≤70. Dans ce problème x>0 : multiplier par un nombre POSITIF conserve le sens, ce qui n'était pas permis dans une inéquation rationnelle où le signe du dénominateur est inconnu. On obtient 0,5x2+20x+800≤70x, soit 0,5x2−50x+800≤0, puis en multipliant par 2 : x2−100x+1600≤0. Produit 1600, somme −100 : −20 et −80, donc (x−20)(x−80)≤0, négatif entre les racines : 20≤x≤80. Contrôle : M(20)=20200+400+800=70 ✓.
c) M(x)<60 équivaut, pour x>0, à 0,5x2+20x+800<60x, soit 0,5x2−40x+800<0, et en multipliant par 2 : x2−80x+1600<0. Or x2−80x+1600=(x−40)2, un carré, qui n'est jamais strictement négatif. L'inéquation n'a aucune solution : M(x)≥60 pour toute production. L'égalité M(x)=60 équivaut à (x−40)2=0, donc x=40 tables, ce que confirmait a). Le coût moyen minimal est 60 dollars.
d) Profit : 75x−(0,5x2+20x+800)=−0,5x2+55x−800≥0. On multiplie par −2, NÉGATIF, donc le sens s'inverse : x2−110x+1600≤0. Aucune paire entière commode : Δ=1102−4×1600=12100−6400=5700, et 5700≈75,50. Les racines valent 2110±75,50, soit environ 17,25 et 92,75. Le trinôme est négatif entre elles : 17,25≤x≤92,75 environ. Une production est entière, donc de 18 à 92 tables. Contrôle : pour 18 tables, le profit vaut 1350−1322=28 dollars ; pour 17 tables, 1275−1284,5=−9,5 dollars ✓.
e) Pour x>0, le profit est positif ou nul lorsque 75x≥C(x). En divisant par x, positif, le sens se conserve : 75≥xC(x)=M(x). Les deux inéquations ont donc exactement les mêmes solutions. En mots : l'atelier ne perd pas d'argent tant que chaque table lui coûte en moyenne moins que son prix de vente.