Exercice 1 : Fractions : la valeur exacte est la réponse
En seconde, la calculatrice cesse de donner la réponse attendue. Une fraction n'est pas un calcul en attente, c'est déjà un nombre, et est une réponse plus juste que , qui est fausse au sens strict.
Toutes les réponses de cet exercice sont des fractions irréductibles ou des entiers. Aucune valeur décimale approchée n'est acceptée.
- 1) Calculez .
- 2) Calculez .
- 3) Calculez .
- 4) Calculez .
- 5) Calculez .
- 6) Rendez la fraction irréductible.
- 7) Comparez et sans calculatrice.
- 8) Un élève écrit . Trouvez son erreur, puis donnez le contrôle d'ordre de grandeur qui la détecte en deux secondes.
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Réponses
- 1)
- 2)
- 3)
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- 6)
- 7) ()
- 8) Il a additionné numérateurs et dénominateurs ; la somme doit dépasser , or
1) On cherche un dénominateur commun, c'est-à-dire un multiple commun de et de : le plus petit est . On multiplie alors chaque fraction par ce qu'il faut, et , puis on additionne les numérateurs SEULEMENT : . Le dénominateur ne s'additionne jamais, il dit en combien de parts on a coupé, et couper en douzièmes des deux côtés est exactement ce que l'on vient de faire. Contrôle immédiat : dépasse , ce qui est cohérent puisque et valent chacun plus de .
2) La multiplication passe avant la soustraction : . On peut aussi simplifier AVANT de multiplier, ce qui évite les grands nombres : dans , le se simplifie avec le et le avec le , il reste . Ensuite . Simplifier avant de multiplier est un réflexe qui fait gagner un temps considérable en première, dans les calculs de dérivées.
3) Diviser par une fraction, c'est multiplier par son inverse : . Le piège classique consiste à inverser la première fraction au lieu de la seconde. Le contrôle est immédiat : divisé par doit donner un peu moins de , et convient. Diviser par un nombre plus petit que AGRANDIT le résultat, ce qui surprend encore beaucoup d'élèves en seconde.
4) La division passe avant l'addition : . Puis . Une réponse entière est fréquente et n'a rien de suspect, mais il faut aller jusqu'au bout et écrire , pas .
5) La parenthèse d'abord : . Puis . Écrire n'est pas faux mathématiquement, mais en seconde une fraction non simplifiée coûte des points, parce qu'elle empêche de reconnaître deux résultats égaux écrits différemment, ce qui est précisément ce qu'on demandera de faire.
6) On cherche le plus grand diviseur commun de et de . Les deux nombres sont pairs : . Ensuite et ont pour sommes de chiffres et , toutes deux multiples de , donc . Comme et que est premier, la fraction est irréductible. Le PGCD valait donc , et l'exercice 4 montre comment l'obtenir directement au lieu de tâtonner.
7) On compare les produits en croix : et . Comme et que les deux dénominateurs sont POSITIFS, . La précision sur le signe des dénominateurs n'est pas décorative : si l'un d'eux était négatif, l'inégalité changerait de sens, et c'est exactement le mécanisme des inéquations de l'exercice 8.
8) L'élève a additionné les numérateurs entre eux et les dénominateurs entre eux, ce qui donne . Cette règle n'existe pas : elle vaut pour la multiplication, jamais pour l'addition. Le contrôle d'ordre de grandeur la détecte sans aucun calcul : et dépassent chacun , leur somme dépasse donc , alors que est plus petit que . Pire, une somme de deux nombres positifs ne peut pas être plus petite que chacun d'eux, et est plus petit que . Situer le résultat AVANT de le calculer coûte cinq secondes et rattrape la moitié des erreurs de calcul d'une copie.