Exercice 1 : Le principe multiplicatif
Quand une situation se décompose en ÉTAPES successives, le nombre de résultats possibles est le PRODUIT des nombres de choix à chaque étape. L'arbre de la figure le montre pour un menu : entrées, plats, desserts, et l'arbre n'est dessiné qu'en partie parce qu'il aurait feuilles.
- a) Combien de menus différents ce restaurant propose-t-il ? Expliquez avec l'arbre.
- b) Un code de casier a chiffres, de à . Combien de codes existe-t-il ? Et si les chiffres doivent tous être différents ?
- c) Une plaque d'immatriculation comporte lettres suivies de chiffres. Combien de plaques possibles ? Répondez en notation scientifique.
- d) Le restaurant ajoute une cinquième option de plat. De combien le nombre de menus augmente-t-il ? Et s'il ajoute plutôt un troisième dessert ?
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Réponses
- a) menus, un par chemin de l'arbre
- b) codes, et à chiffres distincts
- c) plaques
- d) menus avec un plat de plus, avec un dessert de plus
a) menus. L'arbre part de branches, chacune se divise en , chacune de ces branches se divise en : chemins du départ à une feuille, et chaque chemin est un menu. On ne dessine pas feuilles, on MULTIPLIE : c'est tout l'intérêt du principe.
b) Chaque position a choix, indépendamment des autres : codes, de à . Sans répétition : choix pour le premier chiffre, puis (un chiffre est pris), puis , puis : codes. La répétition interdite fait perdre presque la moitié des codes.
c) Lettres : . Chiffres : . Total : plaques, près de dix-huit millions. Quand chaque étape a le même nombre de choix, le produit est une puissance, et le chapitre sur les exposants revient naturellement.
d) Cinq plats : menus, soit de plus. Trois desserts : menus, soit de plus. Ajouter une option à l'étape qui en a le MOINS rapporte le plus : le nouveau dessert se combine avec les paires entrée-plat, le nouveau plat seulement avec les paires entrée-dessert. Dans un produit, augmenter le plus petit facteur de fait le plus grand effet relatif.