Exercices corrigés : le rôle des paramètres et les propriétés des fonctions (math SN4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique SN de quatrième secondaire sur le rôle des paramètres a, b, h et k et les propriétés des fonctions, calibrés sur le niveau réel des évaluations et de l'épreuve unique du Ministère : translations horizontale et verticale, étirement, contraction et réflexion, puis domaine, image, ordonnée à l'origine, zéros, signe, croissance, décroissance et extremums. Tout y reste dans les familles du programme de secondaire 4 : fonctions polynomiales de degré 0, 1 et 2, et fonction en escalier. La racine carrée, la valeur absolue, l'exponentielle et la sinusoïde sont des chapitres de secondaire 5.
Dix exercices. Vous savez identifier les quatre paramètres et décrire les transformations dans l'ordre (exercice 1), lire une translation sur une parabole et sur une droite (exercice 2), reconnaître un étirement, une contraction ou une réflexion par le paramètre a et comparer a et b sur la parabole (exercice 3), donner toutes les propriétés d'une fonction lue sur un graphique (exercice 4) et dire quel paramètre change quelle propriété (exercice 5).
Les problèmes donnent un sens concret aux paramètres : une bougie allumée deux heures plus tard, un changement d'unité qui agit sur a ou sur b (exercice 7), deux chronomètres qui mesurent la même rivière depuis deux origines différentes et un plan redessiné au double de l'échelle (exercice 10).
Le fil de la série tient en une phrase : un paramètre ne change pas la fonction, il change le REPÈRE dans lequel on la lit. Les paramètres h et k déplacent l'origine, les paramètres a et b changent les unités. C'est pour cela que h semble toujours se lire à l'envers : ce n'est pas la courbe qui recule, c'est l'origine qui avance (exercices 1 et 8). Les autres pièges corrigés à l'exercice 8 : croire qu'un a négatif écrase la courbe, que k change le domaine ou qu'une translation déforme. Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•FORME GÉNÉRALE : f(x)=ag(b(x−h))+k, où g est la fonction de base. Un paramètre absent vaut sa valeur NEUTRE : 1 pour a et b, 0 pour h et k.
•h translate HORIZONTALEMENT, et il se lit à l'envers : (x−3) déplace de 3 vers la droite, (x+3) de 3 vers la gauche. Le repère : h est la valeur qui ANNULE la parenthèse.
•k translate VERTICALEMENT, vers le haut s'il est positif. Il change l'image, jamais le domaine.
•a multiplie les ordonnées : ∣a∣>1 étire, ∣a∣<1 écrase, et a<0 retourne la courbe par rapport à l'axe des abscisses.
•b agit sur les abscisses : ∣b∣>1 écrase horizontalement, ∣b∣<1 étire, et b<0 retourne par rapport à l'axe des ordonnées.
•TRANSLATION : déplace sans déformer. ÉTIREMENT : déforme sans déplacer. Les deux ne s'échangent jamais.
•PROPRIÉTÉS à savoir nommer : domaine, image, ordonnée à l'origine, zéros, signe, croissance, décroissance, constance, maximum, minimum. Un palier est CONSTANT, ni croissant ni décroissant.
•Le domaine et le signe se donnent en intervalles de x ; l'image et les extremums en valeurs de y. Dans un problème, le contexte borne le domaine.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Les quatre paramètres et leur vocabulaire
À partir d'une fonction de base g, on fabrique une famille entière en écrivant f(x)=ag(b(x−h))+k.
Chacun des quatre paramètres a un rôle et un seul : h déplace horizontalement, k déplace verticalement, a étire ou écrase verticalement et décide du sens, b étire ou écrase horizontalement.
On part de g(x)=x2 et l'on considère f(x)=3(x−2)2+1.
a) Identifiez a, b, h et k.
b) Décrivez, dans l'ordre, les transformations qui mènent de g à f.
c) Le point (2;4) appartient à la courbe de g. Quelles sont les coordonnées de son image sur la courbe de f ? Vérifiez par le calcul.
d) Donnez le sommet, le domaine et l'image de f.
e) Un élève écrit : « h=2, donc on translate de 2 unités vers la GAUCHE ». Corrigez, et expliquez pourquoi le signe semble inversé.
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Réponses
a)a=3, b=1, h=2, k=1
b)Étirement vertical de facteur 3, puis 2 vers la droite et 1 vers le haut
c)(4;13), et f(4)=13
d)Sommet (2;1), domaine R, image [1;+∞[
e)Vers la DROITE : h est la valeur qui annule la parenthèse
a)
On compare terme à terme avec ag(b(x−h))+k : a=3, b=1, h=2 et k=1. Le b n'est pas écrit, ce qui veut dire qu'il vaut 1 : un paramètre absent vaut toujours sa valeur NEUTRE, soit 1 pour a et b, et 0 pour h et k.
b)
On part de y=x2. Le paramètre a=3 étire verticalement d'un facteur 3 : chaque ordonnée est multipliée par 3. Le paramètre h=2 translate de 2 unités vers la DROITE. Le paramètre k=1 translate de 1 unité vers le HAUT. L'ordre importe entre un étirement et une translation verticale : on étire d'abord, on translate ensuite, sinon le k serait multiplié par 3 lui aussi.
c)
Une translation de 2 vers la droite envoie l'abscisse 2 sur 4. L'étirement vertical multiplie l'ordonnée par 3, ce qui donne 12, puis la translation verticale ajoute 1 : l'ordonnée devient 13. L'image est donc (4;13). Vérification : f(4)=3(4−2)2+1=3×4+1=13.
d)
Le sommet de g est l'origine, donc celui de f est (h;k)=(2;1). Le domaine est R : aucun paramètre ne restreint le domaine d'une parabole. L'image, elle, dépend de a et de k : comme a=3>0, la parabole s'ouvre vers le haut et son minimum vaut 1, donc l'image est [1;+∞[.
e)
La translation est vers la DROITE. La forme de référence s'écrit g(b(x−h)) : ce que l'on lit dans la parenthèse est x−h, donc (x−2) signifie h=+2, et h positif déplace vers la droite. Le signe semble inversé parce qu'on ne déplace pas la courbe, on déplace l'ORIGINE : pour que f se comporte en x=2 comme g se comportait en 0, il faut que la parenthèse s'annule en x=2. Le contrôle qui ne trompe jamais : cherchez la valeur de x qui ANNULE la parenthèse, c'est elle, le h.
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Exercice 2 : Les translations : h et k sur deux familles
Une translation ne déforme rien : elle déplace la courbe entière, sans changer sa forme ni son sens.
La figure montre y=x2 et deux de ses translatées, y=(x+3)2 et y=x2−4.
a) Donnez h et k pour chacune des deux courbes translatées, et le sens de chaque déplacement.
b) Donnez le sommet de chacune des trois paraboles.
c) On considère la fonction affine g(x)=2x. Écrivez la règle de sa translatée de 3 unités vers la droite, puis développez-la. Que remarquez-vous ?
d) Toujours pour g(x)=2x, écrivez la règle de sa translatée de 5 unités vers le haut.
e) Pourquoi une translation horizontale d'une fonction affine se confond-elle toujours avec une translation verticale, alors que ce n'est pas le cas pour une parabole ?
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Réponses
a)(x+3)2 : h=−3, 3 vers la gauche. x2−4 : k=−4, 4 vers le bas
b)(0;0), (−3;0) et (0;−4)
c)2(x−3)=2x−6 : la translation horizontale devient une descente de 6
d)2x+5
e)Une droite a la même pente partout : 3 vers la droite équivaut à 3 fois la pente vers le bas
a)
Pour y=(x+3)2 : la parenthèse s'annule en x=−3, donc h=−3 et k=0. Le déplacement est de 3 unités vers la GAUCHE. Pour y=x2−4 : h=0 et k=−4, donc 4 unités vers le BAS. La figure confirme : la première parabole est décalée latéralement, la seconde vers le bas, et aucune des deux n'a changé de forme.
b)
Les trois sommets sont (0;0), (−3;0) et (0;−4). Le sommet est le point qui suit la translation : c'est le meilleur repère pour lire h et k sur un graphique, et il donne les deux paramètres d'un coup.
c)
Translater de 3 vers la droite revient à remplacer x par x−3 : g(x−3)=2(x−3)=2x−6. On remarque que le résultat est la fonction 2x translatée de 6 vers le BAS : la translation horizontale s'est transformée en translation verticale. C'est propre aux droites, et la question e) dit pourquoi.
d)
Translater de 5 vers le haut revient à ajouter 5 : g(x)+5=2x+5. Ici rien ne se transforme, k se lit directement comme l'ordonnée à l'origine de la droite. On retrouve la forme y=mx+b vue depuis le secondaire 3, où b n'est rien d'autre que le paramètre k.
e)
Parce qu'une droite a la même pente partout : la décaler de 3 vers la droite la fait descendre d'exactement 3 fois sa pente, soit 6 ici. Les deux translations produisent donc la MÊME droite, et l'on ne peut pas retrouver h à partir du graphique seul. Une parabole, elle, change de pente en chaque point : la décaler latéralement donne une courbe qu'aucun déplacement vertical ne peut reproduire, et c'est pourquoi son sommet permet de lire h et k séparément.
Exercice 3 : Le paramètre a : étirement, écrasement et réflexion
Le paramètre a multiplie toutes les ordonnées. Sa VALEUR ABSOLUE décide de l'étirement, son SIGNE décide du sens.
La figure montre y=x2, y=4x2, y=0,25x2 et y=−x2.
a) Classez les quatre courbes de la plus étroite à la plus large. Sur quoi vous appuyez-vous ?
b) Le point (2;4) appartient à y=x2. Donnez son image sur chacune des trois autres courbes.
c) Une parabole y=ax2 passe par (3;−4,5). Déterminez a et décrivez la transformation par rapport à y=x2.
d) Le paramètre b agit horizontalement : comparez y=(2x)2 et y=4x2. Que constatez-vous, et pourquoi est-ce particulier à la parabole ?
e) Donnez l'image de chacune des quatre fonctions de la figure.
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Réponses
a)4x2, puis x2 et −x2, puis 0,25x2 : c'est ∣a∣ qui classe
b)(2;16), (2;1) et (2;−4)
c)a=−0,5 : écrasement vertical de facteur 0,5 et réflexion vers le bas
d)Identiques : (2x)2=4x2, propriété du carré
e)[0;+∞[ pour les trois premières, ]−∞;0] pour −x2
a)
De la plus étroite à la plus large : 4x2, puis x2 et −x2 à égalité, puis 0,25x2. On se fonde sur la valeur absolue de a : 4, puis 1 et 1, puis 0,25. Le signe ne change rien à la largeur, il retourne seulement la courbe : −x2 est exactement l'image miroir de x2 par rapport à l'axe des abscisses.
b)
L'abscisse ne bouge pas, seule l'ordonnée est multipliée par a. Sur y=4x2 : (2;16). Sur y=0,25x2 : (2;1). Sur y=−x2 : (2;−4). Vérifications : 4×4=16, 0,25×4=1 et −4. Un étirement vertical laisse toujours l'abscisse tranquille, c'est ce qui le distingue du paramètre b.
c)
On remplace : −4,5=a×32=9a, donc a=−0,5. La parabole est donc écrasée verticalement d'un facteur 0,5, puisque ∣a∣<1, ET retournée vers le bas, puisque a<0. Décrire les deux effets rapporte les deux points : annoncer seulement « étirement de −0,5 » n'a aucun sens, un étirement n'est jamais négatif.
d)
(2x)2=4x2 : les deux règles donnent la même courbe. Écraser horizontalement d'un facteur 2 produit ici le même résultat qu'étirer verticalement d'un facteur 4. C'est particulier au carré, qui transforme un facteur 2 à l'intérieur en facteur 4 à l'extérieur. Sur une autre famille de fonctions, les deux transformations donneraient deux courbes différentes, et c'est pour cela que a et b restent deux paramètres distincts.
e)
y=x2 : image [0;+∞[. y=4x2 : image [0;+∞[. y=0,25x2 : image [0;+∞[. y=−x2 : image ]−∞;0]. Trois images identiques et une différente : seul le SIGNE de a a changé l'image, car il a retourné la courbe. La valeur absolue de a, elle, étire l'image sans en changer les bornes quand k=0.
Exercice 4 : Lire les propriétés d'une fonction sur son graphique
La figure donne la température, en degrés Celsius, dans une serre entre 0 et 12 heures après le lever du soleil.
Les propriétés demandées sont celles qu'une évaluation réclame mot pour mot : domaine, image, ordonnée à l'origine, zéros, signe, variation et extremums.
a) Donnez le domaine et l'image de la fonction.
b) Donnez l'ordonnée à l'origine et le zéro de la fonction, avec leur sens concret.
c) Sur quels intervalles la température est-elle négative ? positive ?
d) Donnez les intervalles de croissance, de décroissance et de constance.
e) Donnez le maximum et le minimum, en précisant où chacun est atteint.
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Réponses
a)Domaine [0;12], image [−4;20]
b)Ordonnée à l'origine −4 degrés, zéro à x=2 heures
c)Négative sur [0;2], positive sur [2;12]
d)Croissante sur [0;6], constante sur [6;9], décroissante sur [9;12]
e)Maximum 20 degrés sur [6;9], minimum −4 degrés en x=0
a)
Le domaine est [0;12] : la fonction n'est définie que sur les douze heures observées, et il serait faux d'écrire R, car la situation borne l'étude. L'image est [−4;20] : la température descend jusqu'à −4 degrés au départ et monte jusqu'à 20 degrés. Domaine et image se lisent sur deux axes différents, l'un horizontalement, l'autre verticalement.
b)
L'ordonnée à l'origine est −4 : c'est la valeur en x=0, donc la température au lever du soleil. Le zéro est x=2 : c'est l'abscisse où la courbe coupe l'axe, donc l'instant où la serre repasse à 0 degré. Les deux mots ne se confondent pas : l'ordonnée à l'origine est une TEMPÉRATURE, le zéro est une HEURE.
c)
La température est négative sur [0;2], c'est-à-dire pendant les deux premières heures, et positive sur [2;12]. Le signe d'une fonction se donne toujours en intervalles de la variable, jamais en valeurs de la fonction : répondre « de −4 à 0 » serait hors sujet.
d)
La fonction est croissante sur [0;6], constante sur [6;9] et décroissante sur [9;12]. Les bornes appartiennent aux deux intervalles voisins, et l'on écrit donc des crochets fermés partout. Un palier n'est ni croissant ni décroissant : il se nomme CONSTANT, et l'oublier coûte un point à chaque évaluation.
e)
Le maximum est 20 degrés, atteint sur tout l'intervalle [6;9], et non en un seul point : c'est le cas quand l'extremum est un palier. Le minimum est −4 degrés, atteint en x=0. La formulation attendue nomme la valeur puis dit où elle est atteinte : « le maximum est 20 degrés, atteint entre la sixième et la neuvième heure ».
Exercice 5 : Quel paramètre change quelle propriété ?
Les paramètres ne touchent pas tous aux mêmes propriétés. C'est ce tableau, et non la liste des transformations, qui est demandé en question de synthèse.
On raisonne sur f(x)=ag(b(x−h))+k, avec g l'une des fonctions du programme.
a) Quel paramètre change l'IMAGE d'une parabole ? Illustrez avec y=x2, y=x2+3 et y=−x2+3.
b) Quels paramètres changent les ZÉROS d'une fonction ? Illustrez avec y=(x−4)2−1.
c) Un paramètre change-t-il le DOMAINE d'une fonction polynomiale ? Et celui d'une fonction définie sur un intervalle par son contexte ?
d) Quel paramètre change l'ORDONNÉE À L'ORIGINE ? Calculez-la pour y=2(x−1)2, puis pour y=2(x−1)2+5.
e) Deux fonctions ont exactement la même image et la même ordonnée à l'origine. Sont-elles nécessairement identiques ? Donnez un contre-exemple.
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Réponses
a)k déplace la borne, le signe de a décide du côté : [3;+∞[ puis ]−∞;3]
b)Zéros 3 et 5, centrés sur h=4 et créés par k=−1
c)Non pour une polynomiale, toujours R ; oui quand le domaine vient du contexte
d)f(0)=2, puis f(0)=7 : k ajoute 5 à toutes les ordonnées
e)Non : x2 et 4x2 ont même image et même ordonnée à l'origine
a)
L'image dépend de k, qui déplace la borne, et du SIGNE de a, qui décide de quel côté elle est. y=x2 a pour image [0;+∞[. y=x2+3 a pour image [3;+∞[ : le k a monté la borne. y=−x2+3 a pour image ]−∞;3] : le signe de a a retourné l'inégalité. Le paramètre h, lui, ne change jamais l'image, puisqu'il agit horizontalement.
b)
Les zéros dépendent de TOUS les paramètres sauf b pris seul, car ils résultent de l'équation f(x)=0. Pour y=(x−4)2−1 : (x−4)2=1 donne x−4=1 ou x−4=−1, donc x=5 et x=3. On voit agir h=4, qui a centré les zéros autour de 4, et k=−1, qui a fait descendre la courbe sous l'axe et créé les deux zéros. Sans ce k négatif, la parabole y=(x−4)2 n'aurait qu'un seul zéro, en x=4.
c)
Non pour une fonction polynomiale : son domaine est R avec ou sans paramètres, aucun n'interdit de valeur. En revanche, quand le domaine vient du CONTEXTE, un paramètre horizontal le déplace : si une étude porte sur [0;12] et qu'on translate le temps de 2 heures, le domaine devient [2;14]. Le domaine suit donc la variable, pas la fonction.
d)
L'ordonnée à l'origine est f(0) : elle dépend de tous les paramètres, mais k est le seul à la déplacer d'une quantité connue d'avance. y=2(x−1)2 donne f(0)=2×1=2. y=2(x−1)2+5 donne f(0)=2+5=7, soit exactement 5 de plus. Ajouter k à la règle ajoute k à toutes les ordonnées, celle de l'origine comprise.
e)
Non. Prenons y=x2 et y=4x2 : les deux ont pour image [0;+∞[ et pour ordonnée à l'origine 0, mais elles ne sont pas identiques, l'une étant quatre fois plus étroite que l'autre. Deux propriétés ne suffisent donc pas à déterminer une fonction : il faut les quatre paramètres, ou trois points, ce qui revient au même. C'est la version « propriétés » du principe vu sur la recherche de règle.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : la bougie allumée deux heures plus tard
Une bougie mesure 20 centimètres et perd 2,5 centimètres par heure de combustion. On note t le temps écoulé depuis 18 h, en heures, et H(t) la hauteur de la bougie.
La figure montre cette bougie, allumée à 18 h, et une seconde bougie identique allumée seulement à 20 h.
a) Écrivez la règle de H, puis identifiez les paramètres a et k.
b) Donnez le domaine du contexte, l'image et le zéro de H, avec leur sens concret.
c) Écrivez la règle G de la seconde bougie, allumée à 20 h, en fonction du même t.
d) Comparez les deux fonctions : qu'est-ce qui change, qu'est-ce qui ne change pas ?
e) À 23 h, quelle est la hauteur de chaque bougie ?
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Réponses
a)H(t)=−2,5t+20, avec a=−2,5 et k=20
b)Domaine [0;8], image [0;20], zéro t=8 : l'extinction à 2 h du matin
c)G(t)=−2,5(t−2)+20=−2,5t+25
d)Pente, hauteur initiale et durée inchangées ; domaine [2;10] et zéro t=10
e)7,5 cm et 12,5 cm, soit 5 cm d'écart
a)
La hauteur part de 20 et diminue de 2,5 par heure : H(t)=−2,5t+20. Le paramètre a=−2,5 est la pente, et son signe négatif dit la décroissance ; le paramètre k=20 est la hauteur initiale, c'est-à-dire l'ordonnée à l'origine. Sur une fonction affine, a et k sont les deux seuls paramètres utiles, et l'on retrouve la forme y=mx+b du secondaire 3.
b)
La bougie s'éteint quand H(t)=0 : −2,5t+20=0 donne t=8. Le domaine du contexte est donc [0;8], soit de 18 h à 2 h du matin, et non R : au-delà, la règle donnerait une hauteur négative, ce qui n'existe pas. L'image est [0;20]. Le zéro t=8 est l'instant de l'extinction, l'ordonnée à l'origine 20 est la hauteur au moment de l'allumage.
c)
La seconde bougie fait exactement la même chose, avec deux heures de retard : sa hauteur au temps t est celle que la première avait au temps t−2. On remplace donc t par t−2 : G(t)=H(t−2)=−2,5(t−2)+20=−2,5t+25. Le paramètre h vaut 2, et il déplace la courbe de 2 unités vers la DROITE, ce que la figure montre.
d)
Ce qui ne change pas : la pente −2,5, donc la vitesse de combustion, la hauteur initiale de 20 centimètres et la durée totale de 8 heures. Ce qui change : le domaine du contexte, qui devient [2;10], le zéro, qui passe de 8 à 10, et l'ordonnée à l'origine de la règle développée, qui vaut 25. Ce 25 n'a aucun sens concret : il correspondrait à la hauteur de la bougie à 18 h, deux heures avant qu'elle ne soit allumée. Une valeur hors du domaine du contexte se calcule, mais ne s'interprète pas.
e)
À 23 h, t=5. Première bougie : H(5)=−12,5+20=7,5 centimètres. Seconde bougie : G(5)=−12,5+25=12,5 centimètres. L'écart vaut 5 centimètres, soit exactement 2 heures de combustion à 2,5 centimètres par heure : la translation horizontale s'est convertie en écart vertical constant, comme pour toute fonction affine.
Exercice 7 : Problème : la même situation dans une autre unité
Changer d'unité ne change pas la situation, seulement les nombres qui la décrivent. En langage de paramètres, changer l'unité de la VARIABLE agit sur b, et changer celle de la FONCTION agit sur a.
Un robinet débite 12 litres par minute : V(t)=12t, où t est en minutes et V en litres.
a) Écrivez la règle donnant le volume en litres en fonction du temps en SECONDES.
b) Écrivez la règle donnant le volume en MILLILITRES en fonction du temps en minutes.
c) La distance de chute libre d'un objet est d(t)=4,9t2, avec t en secondes et d en mètres. Écrivez la règle avec t en DIXIÈMES de seconde.
d) Comparez ce qui arrive au coefficient dans les questions a) et c). Pourquoi la division par 10 ne se traduit-elle pas de la même façon ?
e) Vérifiez chacune de vos trois règles sur une valeur, et dites ce que le contrôle prouve.
Voir la correction
Réponses
a)V(s)=0,2s
b)V(t)=12000t
c)d(u)=0,049u2
d)Affine : divisé par 60. Second degré : divisé par 102=100, car b entre dans le carré
e)12 L, 12000 mL et 19,6 m : la situation est la même dans les trois écritures
a)
Une minute vaut 60 secondes, donc s secondes valent 60s minute. On remplace : V(s)=12×60s=0,2s. Le paramètre b vaut 601, et il agit à l'INTÉRIEUR de la fonction : le débit devient 0,2 litre par seconde, ce qui est bien 12 litres par minute.
b)
Un litre vaut 1000 millilitres, donc on multiplie toute la fonction par 1000 : V(t)=12000t. Le paramètre a vaut 1000, et il agit à l'EXTÉRIEUR. La différence avec la question a) est visible dans la règle : ici la variable n'a pas bougé, seule l'échelle des ordonnées a changé.
c)
Si u est le temps en dixièmes de seconde, alors t=10u seconde. On remplace : d(u)=4,9(10u)2=4,9×100u2=0,049u2. Le coefficient est divisé par 100, et non par 10.
d)
Dans la question a), la fonction est affine : diviser la variable par 60 divise le coefficient par 60. Dans la question c), la fonction est du second degré : le paramètre b entre dans un CARRÉ, donc diviser la variable par 10 divise le coefficient par 102=100. C'est l'effet le plus important du chapitre pour les sciences : un changement d'unité de la variable agit sur le coefficient à la puissance du degré, et c'est pourquoi les constantes physiques changent tant d'une unité à l'autre.
e)
Pour a) : en s=60, on trouve 0,2×60=12 litres, et une minute donne bien 12 litres. Pour b) : en t=1, on trouve 12000 millilitres, soit 12 litres. Pour c) : en u=20, c'est-à-dire 2 secondes, on trouve 0,049×400=19,6 mètres, et 4,9×4=19,6 mètres directement. Chaque contrôle prouve la même chose : la SITUATION n'a pas changé. Deux règles qui décrivent le même phénomène doivent donner la même réponse physique, même si leurs coefficients n'ont rien à voir.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, donnez l'énoncé correct, et illustrez par un exemple chiffré quand c'est possible.
a) « Dans f(x)=(x−5)2, on translate de 5 unités vers la gauche. »
b) « Dans f(x)=−3x2, le paramètre a=−3 écrase la parabole. »
c) « Le paramètre k change le domaine de la fonction. »
d) « Une translation change la forme de la courbe. »
e) « Si b=0, il n'y a simplement aucune transformation horizontale. »
Voir la correction
Réponses
a)Vers la DROITE : h=5
b)∣a∣=3>1 : étirée verticalement, et retournée car a<0
c)k change l'IMAGE ; le domaine reste R
d)Non : une translation déplace sans déformer, seuls a et b déforment
e)Avec b=0 la fonction devient CONSTANTE : la valeur neutre de b est 1
a)
Faux : la translation est vers la DROITE. La forme de référence est (x−h), donc (x−5) signifie h=+5. Le contrôle sans mémoire : le sommet est là où la parenthèse s'annule, et (x−5) s'annule en x=5, à droite de l'origine. C'est l'erreur la plus répandue du chapitre, et elle coûte le sommet, donc l'image et la variation avec lui.
b)
Faux : ∣a∣=3>1, donc la parabole est ÉTIRÉE verticalement, trois fois plus haute que y=x2 à chaque abscisse. Elle est de plus RETOURNÉE, parce que a<0. Écraser correspond à ∣a∣<1, comme dans y=0,25x2. Le signe et la valeur absolue disent deux choses différentes, et une réponse complète les mentionne toutes les deux.
c)
Faux pour les fonctions du programme : k déplace verticalement, donc il change l'IMAGE, jamais le domaine. Pour y=x2+3, le domaine reste R et l'image passe de [0;+∞[ à [3;+∞[. Seul un paramètre horizontal, ou le contexte d'un problème, peut déplacer un domaine.
d)
Faux : une translation déplace la courbe sans la déformer. Les paraboles y=x2 et y=(x−4)2+7 sont superposables, puisqu'elles ont le même a et le même b. Ce sont a et b qui déforment, h et k ne font que déplacer, et c'est pourquoi une translation ne change jamais l'ouverture d'une parabole.
e)
Faux, et c'est le cas le plus radical de tous. Avec b=0, l'intérieur devient 0×(x−h)=0 : la fonction vaut ag(0)+k pour TOUT x, c'est-à-dire une constante. Par exemple, y=(0⋅x)2=0 est la droite horizontale y=0, et non une parabole. La valeur neutre de b est 1, pas 0 : un paramètre multiplicatif absent vaut 1, un paramètre additif absent vaut 0.
Exercice 9 : Problème : deux chronomètres pour la même rivière
Le niveau d'une rivière, en décimètres au-dessus de son étiage, est modélisé par N(t)=−0,5(t−6)2+18, où t est le nombre d'heures écoulées depuis 8 h.
Un second service mesure le même niveau, mais compte les heures depuis MIDI. On note u ce nouveau temps.
a) À quelle heure le niveau est-il maximal, et combien vaut ce maximum ?
b) Exprimez t en fonction de u, puis écrivez la règle M(u) du second service.
c) Comparez les quatre paramètres des deux règles. Lequel a changé ?
d) Comparez le maximum, l'image et l'ordonnée à l'origine des deux règles.
e) Le second service annonce « le niveau à l'origine de nos mesures est de 16 décimètres ». Est-ce contradictoire avec le premier service, qui annonce 0 ? Expliquez.
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Réponses
a)Maximum de 18 dm à 14 h
b)t=u+4, donc M(u)=−0,5(u−2)2+18
c)Seul h change, de 6 à 2 : c'est un changement d'origine du temps
d)Même maximum et même image ; ordonnées à l'origine 0 et 16
e)Non : les deux origines désignent deux instants différents, 8 h et midi
a)
La règle est déjà sous forme canonique : le sommet est (6;18). Comme a=−0,5<0, ce sommet est un maximum. Le niveau maximal vaut donc 18 décimètres, atteint 6 heures après 8 h, c'est-à-dire à 14 h.
b)
Midi arrive 4 heures après 8 h, donc t=u+4. On remplace dans la règle : M(u)=−0,5((u+4)−6)2+18=−0,5(u−2)2+18. Le second service verra donc le maximum 2 heures après le début de SES mesures, ce qui fait bien 14 h.
c)
Les paramètres a=−0,5, b=1 et k=18 sont inchangés. Seul h a changé, passant de 6 à 2. C'est logique : on n'a pas touché à la rivière, on a seulement déplacé l'ORIGINE DU TEMPS de 4 heures, et c'est exactement ce que fait le paramètre h. Retenez la formule : h est un changement d'origine, pas une propriété du phénomène.
d)
Le maximum est le même, 18 décimètres, et il se produit au même instant réel, 14 h, même s'il porte deux étiquettes différentes, t=6 et u=2. L'image est la même, ]−∞;18] pour la fonction, et [0;18] si l'on se limite à la journée observée. L'ordonnée à l'origine, elle, diffère : N(0)=−0,5×36+18=0 et M(0)=−0,5×4+18=16. C'est normal : les deux origines ne désignent pas le même moment.
e)
Il n'y a aucune contradiction. Les deux services parlent de deux INSTANTS différents : le premier donne le niveau à 8 h, qui vaut 0 décimètre, et le second le niveau à midi, qui vaut 16 décimètres. L'ordonnée à l'origine n'est pas une propriété de la rivière, c'est la valeur au point choisi comme origine. La leçon vaut pour toute lecture de graphique : avant de comparer deux ordonnées à l'origine, il faut vérifier que les deux origines sont les mêmes.
Exercice 10 : Problème : le plan redessiné au double de l'échelle
Sur un plan à l'échelle 1:200, le profil d'une butte est décrit par f(x)=−0,02x2+2x, où x et f(x) sont en millimètres sur le papier.
On veut redessiner le même profil à l'échelle 1:100, donc DEUX fois plus grand dans les deux directions.
a) Déterminez le sommet du profil sur le premier plan.
b) Un point du nouveau dessin d'abscisse X correspond à quelle abscisse sur l'ancien ? Écrivez la règle F(X) du nouveau profil.
c) Développez F et identifiez les paramètres a et b utilisés.
d) Déterminez le sommet du nouveau profil et vérifiez qu'il est bien le double de l'ancien.
e) La forme du profil a-t-elle changé ? Justifiez en comparant le rapport hauteur sur largeur dans les deux dessins.
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Réponses
a)Sommet (50;50) : 100 mm de large, 50 mm de haut
b)F(X)=2f(2X)
c)F(X)=−0,01X2+2X, avec a=2 et b=21
d)Sommet (100;100), le double du précédent
e)Non : le rapport vaut 0,5 dans les deux dessins, les profils sont semblables
a)
On factorise : f(x)=−0,02x(x−100), donc les zéros sont 0 et 100. L'abscisse du sommet est leur milieu, x=50, et la hauteur vaut f(50)=−0,02×2500+100=−50+100=50. Le sommet est (50;50) : la butte fait 100 millimètres de large et 50 de haut sur le papier.
b)
Le nouveau dessin est deux fois plus grand, donc une abscisse X du nouveau correspond à 2X sur l'ancien. Les hauteurs doivent elles aussi doubler : F(X)=2f(2X). Les deux facteurs 2 ne jouent pas le même rôle : celui de l'intérieur redresse les abscisses, celui de l'extérieur double les ordonnées.
c)
F(X)=2(−0,02×4X2+2×2X)=2(−0,005X2+X)=−0,01X2+2X. On a donc utilisé a=2, qui multiplie la fonction, et b=21, qui divise la variable. Remarquez le résultat : le coefficient du terme du second degré a été divisé par 2, alors que celui du terme du premier degré n'a pas bougé. C'est encore l'effet du carré, déjà rencontré au changement d'unité.
d)
Les zéros de F sont 0 et 200, donc le sommet est en X=100, et F(100)=−0,01×10000+200=−100+200=100. Le sommet est (100;100), exactement le double de (50;50). C'est le contrôle attendu : sur un agrandissement, TOUS les points voient leurs deux coordonnées multipliées par le même facteur.
e)
La forme n'a pas changé, et c'est le but d'un agrandissement. Sur l'ancien plan, la butte mesure 100 de large et 50 de haut, soit un rapport 10050=0,5. Sur le nouveau, 200 de large et 100 de haut, soit le même rapport 0,5. Deux figures dont toutes les mesures sont dans le même rapport sont SEMBLABLES, au sens du chapitre de géométrie : appliquer a=2 et b=21 ensemble produit exactement une similitude, alors qu'appliquer a seul déformerait le dessin.
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