Exercice 1 : Pourquoi l'analyse de variance et non trois tests t
Dès qu'il y a plus de deux groupes, comparer les moyennes deux à deux multiplie les tests, donc les faux positifs. L'analyse de variance pose une seule question à la fois : au moins une des moyennes diffère-t-elle des autres ?
Trois programmes, cinq étudiants chacun. A : 72, 75, 78, 80, 85. B : 65, 68, 70, 72, 75. C : 60, 64, 66, 69, 71.
- a) Combien de comparaisons deux à deux faudrait-il avec 3 groupes ? Avec 5 groupes ?
- b) Au seuil de 5 %, quel est le risque de conclure à tort au moins une fois dans le cas de 5 groupes ?
- c) Formulez les hypothèses de l'analyse de variance à un facteur.
- d) Calculez les trois moyennes de groupe et la moyenne générale.
- e) L'analyse de variance rejette l'hypothèse nulle. Que sait-on alors exactement, et que ne sait-on pas ?
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Réponses
- a) paires, et paires
- b) , soit au lieu des annoncés
- c) : . : au moins une moyenne diffère. Test omnibus
- d) , , , et moyenne générale
- e) Qu'au moins une paire diffère ; ni laquelle, ni combien, ni de combien, d'où et les tests a posteriori
a) Le nombre de paires vaut . Avec 3 groupes : comparaisons. Avec 5 groupes : comparaisons.
b) Si les cinq groupes provenaient d'une même population, chaque test aurait 95 % de chances de ne pas rejeter, donc la probabilité de ne se tromper sur aucun des dix vaut . Le risque d'au moins une conclusion erronée atteint donc , soit 40 %. On croit travailler à 5 % de risque et l'on travaille en réalité à 40 % : c'est l'inflation du risque de première espèce, et c'est la raison d'être de l'analyse de variance.
c) Hypothèse NULLE : , les trois programmes ont la même moyenne dans la population. Hypothèse ALTERNATIVE : au moins une moyenne diffère des autres. Il faut noter la formulation prudente de l'alternative : elle ne dit ni laquelle, ni combien, ni dans quel sens. C'est un test dit OMNIBUS, qui répond par oui ou par non à une question globale.
d) . . . Moyenne générale : . Les groupes étant de taille égale, la moyenne générale est aussi la moyenne des trois moyennes, ce qui n'est plus vrai si les effectifs diffèrent.
e) On sait que les trois moyennes ne sont pas toutes égales dans la population : au moins une paire diffère. On ne sait PAS laquelle, ni combien de paires, ni dans quel sens. Répondre à ces questions demande une seconde étape, les comparaisons multiples a posteriori, avec une correction du seuil. Et surtout, un rejet ne dit rien de l'AMPLEUR des écarts : il faut calculer une mesure comme , qui donne la part de la variance des notes expliquée par le programme.