Calcul I MTH1101 • Polytechnique Montréal • Plan tangent et différentielle

Plan tangent et différentielle : exercices corrigés de MTH1101 (Polytechnique)

Voici une série d'exercices corrigés sur le plan tangent et la différentielle, la section 4.2 « Approximations linéaires et différentielle » de Stewart, *Calcul à plusieurs variables*, dans le cours MTH1101 (Calcul I) de Polytechnique Montréal. Le chapitre vient juste après les dérivées partielles et juste avant la dérivation en chaîne et le gradient, et il est au programme du contrôle périodique 2 : il assemble deux pentes en un plan, puis fait de ce plan un outil de calcul approché et de propagation d'erreur. Il reprend, à deux variables, la différentielle du 201-NYA.

Le fil de la série : le plan tangent n'est pas un calcul de deux dérivées partielles, c'est une PROMESSE, celle que Δz≈dz\Delta z\approx dz avec un écart négligeable devant le déplacement. Cette promesse n'est tenue que si ff est différentiable, et l'existence de fxf_x et fyf_y ne suffit pas : deux exercices montrent des surfaces qui ont leurs deux pentes à l'origine et aucun plan tangent. Quand elle est tenue, la promesse se monnaie : estimer une valeur, propager une incertitude de mesure, décider si une conclusion tient.

Les pièges nommés dans les corrigés : oublier les décalages (x−a)(x-a) et (y−b)(y-b), conclure à un plan tangent parce que les dérivées partielles existent, prendre dzdz pour Δz\Delta z, laisser deux erreurs de mesure se compenser alors que l'erreur maximale additionne leurs valeurs absolues, croire qu'une approximation est bonne parce que le point est proche. Tout se fait sans calculatrice, comme aux contrôles périodiques et à l'examen final, où le seul document permis est votre aide-mémoire d'une feuille recto verso : les réponses sont exactes ou en fractions, et chaque sous-question se vérifie en ligne.

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Ce chapitre fait partie de Calcul I MTH1101, Polytechnique Montréal : exercices corrigés et fiches, chapitre par chapitre
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (3 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Fonctions de plusieurs variables et courbes de niveau
  2. 2Limite et continuité à plusieurs variables
  3. 3Les dérivées partielles

Rappel de cours

  • • PLAN TANGENT à z=f(x,y)z=f(x,y) au-dessus de (a,b)(a,b), si ff est différentiable : z=f(a,b)+fx(a,b)(x−a)+fy(a,b)(y−b)z=f(a,b)+f_x(a,b)(x-a)+f_y(a,b)(y-b).
  • • APPROXIMATION LINÉAIRE : f(x,y)≈L(x,y)f(x,y)\approx L(x,y), le membre de droite ci-dessus, pour (x,y)(x,y) proche de (a,b)(a,b) ; le point d'appui rend f(a,b)f(a,b), fx(a,b)f_x(a,b) et fy(a,b)f_y(a,b) exacts.
  • • DIFFÉRENTIABILITÉ : Δz=fx(a,b) Δx+fy(a,b) Δy+ε1Δx+ε2Δy\Delta z=f_x(a,b)\,\Delta x+f_y(a,b)\,\Delta y+\varepsilon_1\Delta x+\varepsilon_2\Delta y avec ε1,ε2→0\varepsilon_1,\varepsilon_2\to 0. Si fxf_x et fyf_y existent près de (a,b)(a,b) et sont continues en (a,b)(a,b), ff est différentiable en (a,b)(a,b).
  • • Différentiable entraîne continue. L'existence de fx(a,b)f_x(a,b) et de fy(a,b)f_y(a,b) n'entraîne NI l'une NI l'autre.
  • • DIFFÉRENTIELLE TOTALE : dz=fx dx+fy dydz=f_x\,dx+f_y\,dy, l'accroissement le long du plan tangent ; Δz−dz\Delta z-dz est négligeable devant dx2+dy2\sqrt{dx^{2}+dy^{2}}.
  • • ERREUR MAXIMALE : ∣Δz∣≈∣dz∣≤∣fx∣ ∣dx∣+∣fy∣ ∣dy∣|\Delta z|\approx|dz|\le|f_x|\,|dx|+|f_y|\,|dy|. Pour z=Cxpyqz=Cx^{p}y^{q}, ∣dzz∣≤∣p∣∣dxx∣+∣q∣∣dyy∣\left|\frac{dz}{z}\right|\le|p|\left|\frac{dx}{x}\right|+|q|\left|\frac{dy}{y}\right|.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Équation du plan tangent : quatre surfaces, quatre pièges

Si ff est différentiable en (a,b)(a,b), le plan tangent à la surface z=f(x,y)z=f(x,y) au point (a,b,f(a,b))\big(a,b,f(a,b)\big) a pour équation z=f(a,b)+fx(a,b) (x−a)+fy(a,b) (y−b)z=f(a,b)+f_x(a,b)\,(x-a)+f_y(a,b)\,(y-b). Dans les questions a) à c), les dérivées partielles sont continues au voisinage du point, donc la fonction y est différentiable et le plan tangent existe.

Donnez chaque plan sous la forme z=Ax+By+Cz=Ax+By+C.

  • a) f(x,y)=x2y−3xy2+2f(x,y)=x^{2}y-3xy^{2}+2, au-dessus du point (2 ;1)(2\,;1).
  • b) f(x,y)=ln⁡(x−2y)f(x,y)=\ln(x-2y), au-dessus du point (3 ;1)(3\,;1).
  • c) f(x,y)=x2x+yf(x,y)=\dfrac{x^{2}}{x+y}, au-dessus du point (1 ;1)(1\,;1). Le terme constant de votre réponse est nul : est-ce une erreur ? Comparez f(t,t)f(t,t) et L(t,t)L(t,t) pour t>0t>0.
  • d) f(x,y)=x2+xy+y2−3xf(x,y)=x^{2}+xy+y^{2}-3x : au-dessus de quel point (a,b)(a,b) le plan tangent est-il horizontal ? Donnez ce point et l'équation du plan.

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Réponses

  • a) z=x−8y+6z=x-8y+6
  • b) z=x−2y−1z=x-2y-1
  • c) z=34x−14yz=\frac{3}{4}x-\frac{1}{4}y ; C=0C=0 n'est pas une erreur : f(t,t)=L(t,t)=t2f(t,t)=L(t,t)=\frac{t}{2}
  • d) Point (2 ;−1)(2\,;-1), plan z=−3z=-3

a) On calcule la valeur et les deux dérivées partielles AU POINT, puis on assemble. f(2,1)=4−6+2=0f(2,1)=4-6+2=0. fx=2xy−3y2f_x=2xy-3y^{2} donne fx(2,1)=4−3=1f_x(2,1)=4-3=1, et fy=x2−6xyf_y=x^{2}-6xy donne fy(2,1)=4−12=−8f_y(2,1)=4-12=-8. Le plan est z=0+1⋅(x−2)−8 (y−1)z=0+1\cdot(x-2)-8\,(y-1), soit z=x−8y+6z=x-8y+6. Contrôle immédiat : au-dessus de (2,1)(2,1), le plan donne 2−8+6=0=f(2,1)2-8+6=0=f(2,1), il passe bien par le point de la surface. Le piège est d'écrire z=x−8yz=x-8y en oubliant les décalages (x−2)(x-2) et (y−1)(y-1). Ce plan a la bonne inclinaison, mais il passe à la hauteur −6-6 au-dessus de (2,1)(2,1) : il est parallèle au plan tangent, il ne touche pas la surface. Le contrôle L(a,b)=f(a,b)L(a,b)=f(a,b) attrape cette erreur en cinq secondes, et c'est la première chose qu'un correcteur vérifie.

b) f(3,1)=ln⁡1=0f(3,1)=\ln 1=0. Par la dérivation d'une composée à une variable, fx=1x−2yf_x=\dfrac{1}{x-2y} et fy=−2x−2yf_y=\dfrac{-2}{x-2y} : le facteur −2-2 est la dérivée de x−2yx-2y par rapport à yy, xx étant tenu constant. Au point, x−2y=1x-2y=1, donc fx(3,1)=1f_x(3,1)=1 et fy(3,1)=−2f_y(3,1)=-2. Le plan est z=(x−3)−2(y−1)=x−2y−1z=(x-3)-2(y-1)=x-2y-1. Oublier le facteur −2-2 donne B=1B=1 : la pente dans la direction yy change de signe, et le plan monte là où la surface descend. Les deux dérivées partielles sont continues sur tout le domaine x>2yx>2y, qui contient (3,1)(3,1) : c'est ce qui garantit la différentiabilité annoncée dans l'énoncé.

c) f(1,1)=12f(1,1)=\dfrac{1}{2}. Par la règle du quotient, fx=2x(x+y)−x2(x+y)2=x2+2xy(x+y)2f_x=\dfrac{2x(x+y)-x^{2}}{(x+y)^{2}}=\dfrac{x^{2}+2xy}{(x+y)^{2}}, donc fx(1,1)=34f_x(1,1)=\dfrac{3}{4}, et fy=−x2(x+y)2f_y=-\dfrac{x^{2}}{(x+y)^{2}}, donc fy(1,1)=−14f_y(1,1)=-\dfrac{1}{4}. Le plan est z=12+34(x−1)−14(y−1)z=\dfrac{1}{2}+\dfrac{3}{4}(x-1)-\dfrac{1}{4}(y-1) et son terme constant vaut 12−34+14=0\dfrac{1}{2}-\dfrac{3}{4}+\dfrac{1}{4}=0 : z=34x−14yz=\dfrac{3}{4}x-\dfrac{1}{4}y. Ce n'est pas une erreur. Pour t>0t>0, f(t,t)=t22t=t2f(t,t)=\dfrac{t^{2}}{2t}=\dfrac{t}{2} et L(t,t)=3t4−t4=t2L(t,t)=\dfrac{3t}{4}-\dfrac{t}{4}=\dfrac{t}{2} : le plan et la surface coïncident sur toute la demi-droite qui joint l'origine au point. Plus généralement f(tx,ty)=t f(x,y)f(tx,ty)=t\,f(x,y), donc au-dessus de chaque demi-droite issue de l'origine la surface est elle-même une demi-droite ; le plan tangent contient celle qui passe par le point de contact, donc il passe par l'origine. Un résultat inattendu se vérifie, il ne se « corrige » pas.

d) « Horizontal » veut dire que les deux pentes sont nulles, pas que la hauteur l'est : on cherche fx(a,b)=0f_x(a,b)=0 et fy(a,b)=0f_y(a,b)=0. Ici fx=2x+y−3f_x=2x+y-3 et fy=x+2yf_y=x+2y. Le système 2a+b=32a+b=3, a+2b=0a+2b=0 donne a=−2ba=-2b, puis −4b+b=3-4b+b=3, soit b=−1b=-1 et a=2a=2. Au point (2,−1)(2,-1), f(2,−1)=4−2+1−6=−3f(2,-1)=4-2+1-6=-3, et le plan tangent est z=−3z=-3 : les termes en (x−2)(x-2) et en (y+1)(y+1) disparaissent avec leurs coefficients nuls. Résoudre f(a,b)=0f(a,b)=0 répondrait à une autre question, celle des points où la surface traverse le plan z=0z=0. C'est en de tels points à plan tangent horizontal que l'on cherchera plus tard les extrema ; ici on constate seulement que la surface y est à plat au premier ordre.

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Exercice 2 : L'approximation linéaire : trois valeurs sans calculatrice

L'approximation linéaire de ff au voisinage de (a,b)(a,b) est f(x,y)≈L(x,y)=f(a,b)+fx(a,b)(x−a)+fy(a,b)(y−b)f(x,y)\approx L(x,y)=f(a,b)+f_x(a,b)(x-a)+f_y(a,b)(y-b). Elle n'est légitime que si ff est différentiable en (a,b)(a,b), et elle n'est utile que si f(a,b)f(a,b) et les deux dérivées partielles se calculent EXACTEMENT : c'est ce qui décide du point d'appui.

Les estimations se donnent sous forme décimale exacte, calculée à la main.

  • a) Estimez 3,022+3,972\sqrt{3{,}02^{2}+3{,}97^{2}} à l'aide de f(x,y)=x2+y2f(x,y)=\sqrt{x^{2}+y^{2}} au voisinage de (3 ;4)(3\,;4).
  • b) Estimez 1,983×3,0121{,}98^{3}\times 3{,}01^{2}.
  • c) Estimez 8,95×27,33\sqrt{8{,}95}\times\sqrt[3]{27{,}3}. Choisissez la fonction et le point d'appui, et justifiez ce choix.
  • d) Avec le LL de la question a), calculez L(6 ;8)L(6\,;8) et L(4 ;3)L(4\,;3), et comparez à f(6 ;8)f(6\,;8) et f(4 ;3)f(4\,;3). Le point (6 ;8)(6\,;8) est à la distance 55 de (3 ;4)(3\,;4), le point (4 ;3)(4\,;3) à la distance 2\sqrt{2} : expliquez le résultat.

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Réponses

  • a) L(3,02 ;3,97)=4,988L(3{,}02\,;3{,}97)=4{,}988 (valeur exacte 4,98812…4{,}98812\ldots)
  • b) 70,3270{,}32, avec f(x,y)=x3y2f(x,y)=x^{3}y^{2} en (2 ;3)(2\,;3)
  • c) f(x,y)=x y3f(x,y)=\sqrt{x}\,\sqrt[3]{y} en (9 ;27)(9\,;27) : 9+1120≈9,00839+\frac{1}{120}\approx 9{,}0083
  • d) L(6 ;8)=10=f(6 ;8)L(6\,;8)=10=f(6\,;8) ; L(4 ;3)=4,8L(4\,;3)=4{,}8 contre f(4 ;3)=5f(4\,;3)=5 : l'erreur dépend de la direction, pas seulement de la distance

a) f(3,4)=25=5f(3,4)=\sqrt{25}=5. Les dérivées partielles fx=xx2+y2f_x=\dfrac{x}{\sqrt{x^{2}+y^{2}}} et fy=yx2+y2f_y=\dfrac{y}{\sqrt{x^{2}+y^{2}}} sont continues hors de l'origine, donc ff est différentiable en (3,4)(3,4), avec fx(3,4)=35f_x(3,4)=\dfrac{3}{5} et fy(3,4)=45f_y(3,4)=\dfrac{4}{5}. Les déplacements sont dx=0,02dx=0{,}02 et dy=−0,03dy=-0{,}03, car 3,97=4−0,033{,}97=4-0{,}03 : le signe de dydy est le premier piège. Alors L=5+35(0,02)+45(−0,03)=5+0,012−0,024=4,988L=5+\dfrac{3}{5}(0{,}02)+\dfrac{4}{5}(-0{,}03)=5+0{,}012-0{,}024=4{,}988. La valeur exacte est 4,98812…4{,}98812\ldots : l'écart, environ 1,2×10−41{,}2\times 10^{-4}, est cent fois plus petit que les déplacements eux-mêmes. C'est la promesse de la différentiabilité : l'erreur est d'ordre deux, négligeable devant la distance au point d'appui.

b) On pose f(x,y)=x3y2f(x,y)=x^{3}y^{2} et l'on s'appuie sur (2,3)(2,3), où tout se calcule de tête : f(2,3)=8×9=72f(2,3)=8\times 9=72, fx=3x2y2f_x=3x^{2}y^{2} donne fx(2,3)=108f_x(2,3)=108, et fy=2x3yf_y=2x^{3}y donne fy(2,3)=48f_y(2,3)=48. Avec dx=−0,02dx=-0{,}02 et dy=0,01dy=0{,}01 : L=72+108(−0,02)+48(0,01)=72−2,16+0,48=70,32L=72+108(-0{,}02)+48(0{,}01)=72-2{,}16+0{,}48=70{,}32. La valeur exacte est 70,328…70{,}328\ldots Même résultat par les erreurs relatives : dzz=3dxx+2dyy=3(−0,01)+2(1300)=−7300\dfrac{dz}{z}=3\dfrac{dx}{x}+2\dfrac{dy}{y}=3(-0{,}01)+2\left(\dfrac{1}{300}\right)=-\dfrac{7}{300}, et 72(1−7300)=70,3272\left(1-\dfrac{7}{300}\right)=70{,}32. Pour un produit de puissances, chaque exposant multiplie l'erreur relative de son facteur ; on retrouvera ce raccourci dans la propagation des erreurs.

c) La fonction s'impose, f(x,y)=x y3f(x,y)=\sqrt{x}\,\sqrt[3]{y} ; le point d'appui doit être proche de (8,95 ;27,3)(8{,}95\,;27{,}3) ET rendre ff, fxf_x, fyf_y exacts : (9,27)(9,27), carré parfait et cube parfait. S'appuyer sur (8,95 ;27)(8{,}95\,;27) serait plus proche, mais 8,95\sqrt{8{,}95} resterait à calculer : l'approximation n'aurait rien simplifié. On a f(9,27)=3×3=9f(9,27)=3\times 3=9, fx=y32xf_x=\dfrac{\sqrt[3]{y}}{2\sqrt{x}} donc fx(9,27)=36=12f_x(9,27)=\dfrac{3}{6}=\dfrac{1}{2}, et fy=x3y2/3f_y=\dfrac{\sqrt{x}}{3y^{2/3}} donc fy(9,27)=33×9=19f_y(9,27)=\dfrac{3}{3\times 9}=\dfrac{1}{9}. Avec dx=−0,05dx=-0{,}05 et dy=0,3dy=0{,}3 : L=9−140+130=9+1120≈9,0083L=9-\dfrac{1}{40}+\dfrac{1}{30}=9+\dfrac{1}{120}\approx 9{,}0083. La valeur exacte est 9,00808…9{,}00808\ldots Le déplacement dy=0,3dy=0{,}3 paraît grand, mais il ne représente qu'un peu plus de 1 %1\ \% de 2727, et la pente 19\dfrac{1}{9} l'atténue : c'est la taille RELATIVE du déplacement, pondérée par la pente, qui compte.

d) L(x,y)=5+35(x−3)+45(y−4)=3x+4y5L(x,y)=5+\dfrac{3}{5}(x-3)+\dfrac{4}{5}(y-4)=\dfrac{3x+4y}{5}. Alors L(6,8)=505=10L(6,8)=\dfrac{50}{5}=10, exactement f(6,8)=100f(6,8)=\sqrt{100}, alors que L(4,3)=245=4,8L(4,3)=\dfrac{24}{5}=4{,}8 contre f(4,3)=5f(4,3)=5. Le point le plus éloigné est approché sans erreur, le plus proche avec une erreur de 0,20{,}2. Explication : f(tx,ty)=t f(x,y)f(tx,ty)=t\,f(x,y) pour t≥0t\ge 0, la surface est un cône dont chaque génératrice est une demi-droite issue de l'origine. Au-dessus de la droite qui passe par OO et P(3,4)P(3,4), la surface EST une droite, contenue dans le plan tangent : sur cette droite, L=fL=f partout, même en (0,0)(0,0). Le point Q(4,3)Q(4,3) est sur le même cercle que PP, donc à la même hauteur 55, mais le plan, lui, descend dans cette direction : c'est là que le cône se courbe. La figure de la correction le montre : les courbes de niveau de ff sont des cercles, celles de LL des droites parallèles, et elles se croisent exactement sur la demi-droite OPOP. La qualité d'une approximation linéaire dépend de la courbure de la surface dans la direction du déplacement, pas seulement de la distance.

123456789123456789f = 3f = 5f = 7L = 3L = 5L = 7PQ

Exercice 3 : Des dérivées partielles à l'origine, et pourtant aucun plan tangent

On considère f(x,y)=xyx2+y2f(x,y)=\dfrac{xy}{x^{2}+y^{2}} si (x,y)≠(0,0)(x,y)\neq(0,0), et f(0,0)=0f(0,0)=0.

La figure représente des courbes de niveau de ff : chaque droite passant par l'origine, l'origine exceptée, est une courbe de niveau, et la valeur de ff sur cette droite est écrite à l'une de ses extrémités. Les deux axes, origine exceptée, forment la courbe de niveau 00.

1/22/52/5−1/2−2/5−2/500
  • a) Calculez fx(0,0)f_x(0,0) et fy(0,0)f_y(0,0) à l'aide de la définition par la limite.
  • b) Si ff admettait un plan tangent au-dessus de l'origine, quelle en serait l'équation ? Calculez f(t,t)f(t,t) et f(t,2t)f(t,2t) pour t≠0t\neq 0, et retrouvez deux valeurs de la figure.
  • c) ff est-elle continue en (0,0)(0,0) ? Est-elle différentiable en (0,0)(0,0) ? Justifiez par un théorème du cours.
  • d) Le théorème « si fxf_x et fyf_y existent près de (a,b)(a,b) et sont continues en (a,b)(a,b), alors ff est différentiable en (a,b)(a,b) » ne s'applique donc pas. Calculez fx(x,y)f_x(x,y) hors de l'origine, puis fx(0 ;0,1)f_x(0\,;0{,}1), et dites quelle hypothèse fait défaut.

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Réponses

  • a) fx(0,0)=0f_x(0,0)=0 et fy(0,0)=0f_y(0,0)=0
  • b) Le plan serait z=0z=0 ; f(t,t)=12f(t,t)=\frac{1}{2} et f(t,2t)=25f(t,2t)=\frac{2}{5}
  • c) Non continue (limites 00 et 12\frac{1}{2} selon le chemin), donc non différentiable
  • d) fx(x,y)=y(y2−x2)(x2+y2)2f_x(x,y)=\frac{y(y^{2}-x^{2})}{(x^{2}+y^{2})^{2}}, fx(0,y)=1yf_x(0,y)=\frac{1}{y}, fx(0 ;0,1)=10f_x(0\,;0{,}1)=10 : fxf_x n'est pas continue en (0,0)(0,0)

a) La formule de ff n'a pas de sens en (0,0)(0,0) : la dériver puis remplacer par (0,0)(0,0) donnerait 00\frac{0}{0}. Seule la définition répond. Pour h≠0h\neq 0, f(h,0)=0h2=0f(h,0)=\dfrac{0}{h^{2}}=0, donc fx(0,0)=lim⁡h→0f(h,0)−f(0,0)h=lim⁡h→00h=0f_x(0,0)=\lim\limits_{h\to 0}\dfrac{f(h,0)-f(0,0)}{h}=\lim\limits_{h\to 0}\dfrac{0}{h}=0. De même f(0,h)=0f(0,h)=0 donne fy(0,0)=0f_y(0,0)=0. Ces deux nombres existent, mais ils ne regardent que les deux axes, sur lesquels ff est identiquement nulle. Une dérivée partielle est une information sur UNE trace de la surface, pas sur la surface.

b) Le candidat est z=f(0,0)+fx(0,0) x+fy(0,0) y=0z=f(0,0)+f_x(0,0)\,x+f_y(0,0)\,y=0 : le plan horizontal z=0z=0. Or, pour t≠0t\neq 0, f(t,t)=t22t2=12f(t,t)=\dfrac{t^{2}}{2t^{2}}=\dfrac{1}{2} et f(t,2t)=2t25t2=25f(t,2t)=\dfrac{2t^{2}}{5t^{2}}=\dfrac{2}{5}, ce que la figure affiche sur la diagonale et sur la droite y=2xy=2x. Plus généralement, sur la droite y=mxy=mx, ff vaut m1+m2\dfrac{m}{1+m^{2}}, quelle que soit la distance à l'origine. Aussi près de l'origine qu'on le veuille, la surface est à la hauteur 12\frac{1}{2} au-dessus de la diagonale, alors que le plan candidat est à la hauteur 00 : l'écart ne diminue pas, il est fixe. Aucune promesse « Δz≈dz\Delta z\approx dz » ne peut être tenue.

c) Le long de l'axe des xx, ff tend vers 00 ; le long de la diagonale, ff tend vers 12\frac{1}{2}. Deux chemins donnent deux limites différentes, donc lim⁡(x,y)→(0,0)f(x,y)\lim\limits_{(x,y)\to(0,0)}f(x,y) n'existe pas et ff n'est pas continue en (0,0)(0,0). Le théorème du cours dit : si ff est différentiable en (a,b)(a,b), alors ff est continue en (a,b)(a,b). Par contraposée, ff n'est pas différentiable en (0,0)(0,0), et la surface n'a pas de plan tangent au-dessus de l'origine. Le résultat à retenir : l'existence de fx(a,b)f_x(a,b) et de fy(a,b)f_y(a,b) n'entraîne ni la différentiabilité, ni même la continuité. C'est la différence avec une variable, où « dérivable » entraîne « continue ».

d) Hors de l'origine, par la règle du quotient, fx=y(x2+y2)−xy⋅2x(x2+y2)2=y(y2−x2)(x2+y2)2f_x=\dfrac{y(x^{2}+y^{2})-xy\cdot 2x}{(x^{2}+y^{2})^{2}}=\dfrac{y(y^{2}-x^{2})}{(x^{2}+y^{2})^{2}}. Sur l'axe des yy, fx(0,y)=y3y4=1yf_x(0,y)=\dfrac{y^{3}}{y^{4}}=\dfrac{1}{y} : fx(0 ;0,1)=10f_x(0\,;0{,}1)=10, fx(0 ;0,01)=100f_x(0\,;0{,}01)=100. Près de l'origine, fxf_x prend des valeurs aussi grandes qu'on veut, alors que fx(0,0)=0f_x(0,0)=0 : fxf_x n'est pas continue en (0,0)(0,0). C'est l'hypothèse « continues en (a,b)(a,b) » qui fait défaut. Aucune contradiction avec le théorème : il donne une condition SUFFISANTE ; quand son hypothèse tombe, il ne dit rien, et c'est l'étude directe (question c) qui tranche.

Exercice 4 : dz contre Δz : un écart d'ordre deux

Pour z=f(x,y)z=f(x,y), l'accroissement RÉEL est Δz=f(a+dx,b+dy)−f(a,b)\Delta z=f(a+dx,b+dy)-f(a,b) ; la différentielle dz=fx(a,b) dx+fy(a,b) dydz=f_x(a,b)\,dx+f_y(a,b)\,dy est l'accroissement le long du plan tangent. Dire que ff est différentiable en (a,b)(a,b), c'est dire que Δz=dz+ε1 dx+ε2 dy\Delta z=dz+\varepsilon_1\,dx+\varepsilon_2\,dy, où ε1\varepsilon_1 et ε2\varepsilon_2 tendent vers 00 quand (dx,dy)→(0,0)(dx,dy)\to(0,0).

La figure représente un panneau rectangulaire de côtés xx et yy dont chaque côté s'allonge, de dxdx et de dydy ; les accroissements sont exagérés pour la lecture.

xdxydyaire x yy dxx dydx dy
  • a) Pour f(x,y)=x2+3xy−y2f(x,y)=x^{2}+3xy-y^{2}, calculez dzdz au point (2 ;3)(2\,;3) avec dx=0,05dx=0{,}05 et dy=−0,04dy=-0{,}04.
  • b) Calculez exactement Δz\Delta z pour le même déplacement, puis l'écart Δz−dz\Delta z-dz. Montrez que, pour tout déplacement, Δz−dz=dx2+3 dx dy−dy2\Delta z-dz=dx^{2}+3\,dx\,dy-dy^{2}.
  • c) Sur un plan de découpe, un panneau de 4040 cm sur 2525 cm est redimensionné à 40,540{,}5 cm sur 25,225{,}2 cm. Calculez la différentielle dAdA de l'aire A=xyA=xy et l'accroissement exact ΔA\Delta A. Quelle partie de la figure la différentielle oublie-t-elle ?
  • d) Pour la fonction de a), on prend dx=dy=hdx=dy=h. Exprimez Δz−dz\Delta z-dz en fonction de hh, donnez sa valeur pour h=0,1h=0{,}1, et calculez la limite de Δz−dzdx2+dy2\dfrac{\Delta z-dz}{\sqrt{dx^{2}+dy^{2}}} quand h→0+h\to 0^{+}. Concluez.

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  • a) fx(2,3)=13f_x(2,3)=13, fy(2,3)=0f_y(2,3)=0, dz=0,65dz=0{,}65
  • b) Δz=0,6449\Delta z=0{,}6449, écart −0,0051=dx2+3 dx dy−dy2-0{,}0051=dx^{2}+3\,dx\,dy-dy^{2}
  • c) dA=20,5dA=20{,}5 cm², ΔA=20,6\Delta A=20{,}6 cm² ; la différentielle oublie le coin dx dy=0,1dx\,dy=0{,}1 cm²
  • d) Δz−dz=3h2\Delta z-dz=3h^{2}, soit 0,030{,}03 pour h=0,1h=0{,}1 ; le quotient vaut 3h2→0\frac{3h}{\sqrt{2}}\to 0

a) fx=2x+3yf_x=2x+3y et fy=3x−2yf_y=3x-2y, donc fx(2,3)=13f_x(2,3)=13 et fy(2,3)=6−6=0f_y(2,3)=6-6=0. Alors dz=13(0,05)+0 (−0,04)=0,65dz=13(0{,}05)+0\,(-0{,}04)=0{,}65. Que fy(2,3)f_y(2,3) soit nul ne veut pas dire que zz ignore yy : cela veut dire que, au premier ordre, une petite variation de yy ne change pas zz. Le plan tangent est horizontal dans la direction yy, pas la surface. La question b) le montre : dydy réapparaît dans l'écart.

b) f(2,05 ;2,96)=4,2025+18,204−8,7616=13,6449f(2{,}05\,;2{,}96)=4{,}2025+18{,}204-8{,}7616=13{,}6449 et f(2,3)=4+18−9=13f(2,3)=4+18-9=13, donc Δz=0,6449\Delta z=0{,}6449, et Δz−dz=−0,0051\Delta z-dz=-0{,}0051. En général, on développe : f(2+dx,3+dy)=(2+dx)2+3(2+dx)(3+dy)−(3+dy)2=13+13 dx+dx2+3 dx dy−dy2f(2+dx,3+dy)=(2+dx)^{2}+3(2+dx)(3+dy)-(3+dy)^{2}=13+13\,dx+dx^{2}+3\,dx\,dy-dy^{2}, les termes en dydy seul s'annulant (6 dy−6 dy6\,dy-6\,dy). Donc Δz−dz=dx2+3 dx dy−dy2\Delta z-dz=dx^{2}+3\,dx\,dy-dy^{2}, et avec les données, 0,0025−0,006−0,0016=−0,00510{,}0025-0{,}006-0{,}0016=-0{,}0051. Tous les termes de l'écart sont des PRODUITS de deux petits nombres. On peut l'écrire (dx+3 dy) dx+(−dy) dy(dx+3\,dy)\,dx+(-dy)\,dy : ε1=dx+3 dy\varepsilon_1=dx+3\,dy et ε2=−dy\varepsilon_2=-dy tendent vers 00, et l'on vient de vérifier à la main la définition de la différentiabilité en (2,3)(2,3).

c) A=xyA=xy, donc dA=y dx+x dy=25(0,5)+40(0,2)=12,5+8=20,5dA=y\,dx+x\,dy=25(0{,}5)+40(0{,}2)=12{,}5+8=20{,}5 cm². L'accroissement exact est ΔA=40,5×25,2−1000=1020,6−1000=20,6\Delta A=40{,}5\times 25{,}2-1000=1020{,}6-1000=20{,}6 cm². L'écart vaut 0,1=0,5×0,20{,}1=0{,}5\times 0{,}2, c'est-à-dire dx dydx\,dy. La figure le montre : y dxy\,dx est la bande de droite, x dyx\,dy la bande du haut, et la différentielle les compte toutes les deux ; elle oublie le petit rectangle du coin, d'aire dx dydx\,dy, produit de deux accroissements. Ici ε1=dy\varepsilon_1=dy et ε2=0\varepsilon_2=0 conviennent. Pour des accroissements de quelques millimètres, ce coin est négligeable devant les bandes, et c'est pour cela qu'on se sert de dAdA, linéaire et simple, plutôt que de ΔA\Delta A.

d) Avec dx=dy=hdx=dy=h : Δz−dz=h2+3h2−h2=3h2\Delta z-dz=h^{2}+3h^{2}-h^{2}=3h^{2}, soit 0,030{,}03 pour h=0,1h=0{,}1. Le déplacement a pour longueur h2+h2=2 h\sqrt{h^{2}+h^{2}}=\sqrt{2}\,h, et Δz−dz2 h=3h2→0\dfrac{\Delta z-dz}{\sqrt{2}\,h}=\dfrac{3h}{\sqrt{2}}\to 0. L'écart n'est pas seulement petit, il est petit DEVANT le déplacement : c'est exactement ce que signifie « ff est différentiable ». Comparez à l'exercice 3, où le long de la diagonale l'écart restait égal à 12\frac{1}{2} : divisé par 2 ∣t∣\sqrt{2}\,|t|, il tendait vers l'infini, et il n'y avait pas de plan tangent.

Exercice 5 : Différentielle totale et erreur maximale : le volume d'une cuve

Une cuve cylindrique a un rayon intérieur mesuré r=2r=2 m, à 0,010{,}01 m près, et une hauteur intérieure mesurée h=5h=5 m, à 0,020{,}02 m près. Son volume est V=πr2hV=\pi r^{2}h. On cherche l'erreur MAXIMALE que ces incertitudes de mesure peuvent produire sur le volume calculé.

  • a) Calculez ∂V∂r\dfrac{\partial V}{\partial r} et ∂V∂h\dfrac{\partial V}{\partial h} en (2 ;5)(2\,;5), et écrivez la différentielle totale dVdV en ce point.
  • b) Estimez l'erreur maximale sur VV, d'abord en multiple de π\pi, puis au centième de mètre cube (avec π≈3,14\pi\approx 3{,}14).
  • c) Calculez l'erreur relative maximale sur VV, en pourcentage, de deux façons : à partir de b), puis directement à partir des erreurs relatives sur rr et sur hh.
  • d) Quelle mesure contribue le plus à l'erreur ? On garde la mesure de la hauteur telle quelle : à combien de millimètres près faut-il mesurer le rayon pour que l'erreur relative maximale sur VV ne dépasse pas 1 %1\ \% ?

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  • a) Vr=2πrh=20πV_r=2\pi rh=20\pi, Vh=πr2=4πV_h=\pi r^{2}=4\pi, dV=20π dr+4π dhdV=20\pi\,dr+4\pi\,dh
  • b) ∣dV∣≤20π(0,01)+4π(0,02)=0,28π≈0,88|dV|\le 20\pi(0{,}01)+4\pi(0{,}02)=0{,}28\pi\approx 0{,}88 m³
  • c) 0,28π20π=1,4 %\frac{0{,}28\pi}{20\pi}=1{,}4\ \%, et 2drr+dhh=1 %+0,4 %2\frac{dr}{r}+\frac{dh}{h}=1\ \%+0{,}4\ \%
  • d) Le rayon ; il faut dr≤0,006dr\le 0{,}006 m, soit 66 mm

a) La hauteur est tenue constante pour dériver par rapport à rr, et réciproquement : ∂V∂r=2πrh\dfrac{\partial V}{\partial r}=2\pi rh, qui vaut 20π20\pi en (2,5)(2,5), et ∂V∂h=πr2\dfrac{\partial V}{\partial h}=\pi r^{2}, qui vaut 4π4\pi. La différentielle totale est dV=20π dr+4π dhdV=20\pi\,dr+4\pi\,dh. Elle se lit comme un bilan : chaque mètre d'erreur sur le rayon pèse 20π20\pi m³, chaque mètre d'erreur sur la hauteur 4π4\pi m³. Les deux dérivées partielles sont des polynômes en rr et hh, continues partout : VV est différentiable et la différentielle est une bonne approximation de l'accroissement réel.

b) On ne connaît ni le signe de drdr ni celui de dhdh, seulement ∣dr∣≤0,01|dr|\le 0{,}01 et ∣dh∣≤0,02|dh|\le 0{,}02. Le pire cas est celui où les deux erreurs poussent le volume dans le même sens : ∣dV∣≤∣Vr∣ ∣dr∣+∣Vh∣ ∣dh∣=20π(0,01)+4π(0,02)=0,2π+0,08π=0,28π≈0,88|dV|\le|V_r|\,|dr|+|V_h|\,|dh|=20\pi(0{,}01)+4\pi(0{,}02)=0{,}2\pi+0{,}08\pi=0{,}28\pi\approx 0{,}88 m³. Les valeurs absolues ne changent rien ici, les deux dérivées étant positives, mais on les écrit toujours : avec une dérivée négative, elles empêchent deux erreurs de se compenser sur le papier alors qu'elles ne se compensent pas dans la réalité. Contrôle par le calcul exact du pire cas : π(2,012×5,02−20)=0,281302π\pi(2{,}01^{2}\times 5{,}02-20)=0{,}281302\pi. L'écart avec 0,28π0{,}28\pi est de l'ordre de 0,0013π0{,}0013\pi, négligeable : c'est ce qui autorise la différentielle, linéaire et simple, à la place de ΔV\Delta V.

c) À partir de b) : V=20πV=20\pi, et 0,28π20π=0,014=1,4 %\dfrac{0{,}28\pi}{20\pi}=0{,}014=1{,}4\ \%. Directement : ln⁡V=ln⁡π+2ln⁡r+ln⁡h\ln V=\ln\pi+2\ln r+\ln h, donc dVV=2drr+dhh\dfrac{dV}{V}=2\dfrac{dr}{r}+\dfrac{dh}{h}, et l'erreur relative maximale est 2×0,012+0,025=2×0,5 %+0,4 %=1,4 %2\times\dfrac{0{,}01}{2}+\dfrac{0{,}02}{5}=2\times 0{,}5\ \%+0{,}4\ \%=1{,}4\ \%. La seconde méthode est la plus rapide pour un produit de puissances : chaque exposant multiplie l'erreur relative de son facteur. L'exposant 22 du rayon double son erreur relative : une mesure à 0,5 %0{,}5\ \% près coûte 1 %1\ \% sur le volume.

d) Le rayon contribue 1 %1\ \%, la hauteur 0,4 %0{,}4\ \% : c'est le rayon qu'il faut soigner, à cause de son exposant et non parce qu'il serait mal mesuré, puisque son erreur relative, 0,5 %0{,}5\ \%, est à peine plus grande que celle de la hauteur. Avec la hauteur gardée, il faut 2∣dr∣2+0,4 %≤1 %2\dfrac{|dr|}{2}+0{,}4\ \%\le 1\ \%, soit ∣dr∣≤0,006|dr|\le 0{,}006 m, c'est-à-dire 66 mm au lieu de 1010. Contrôle : 2×0,3 %+0,4 %=1 %2\times 0{,}3\ \%+0{,}4\ \%=1\ \%. Améliorer la hauteur seule ne suffirait jamais : même avec dh=0dh=0, le rayon laisse 1 %1\ \% à lui seul, la limite exactement. C'est le problème inverse de la propagation : partir de la précision voulue sur le résultat pour fixer celle de l'instrument.

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Continue, dérivable partiellement, et pourtant pas différentiable

On considère f(x,y)=x3+y33f(x,y)=\sqrt[3]{x^{3}+y^{3}}, définie sur R2\mathbb{R}^{2} (la racine cubique d'un nombre négatif est négative).

La figure montre deux traces de la surface z=f(x,y)z=f(x,y) en fonction d'un paramètre tt : au-dessus de l'axe des xx, z=f(t,0)z=f(t,0), et au-dessus de la diagonale y=xy=x, z=f(t,t)z=f(t,t).

-2-112-3-2-1123z = f(t, t)z = f(t, 0)t
  • a) Montrez que ∣f(x,y)∣≤23 x2+y2|f(x,y)|\le\sqrt[3]{2}\,\sqrt{x^{2}+y^{2}}, et déduisez-en que ff est continue en (0,0)(0,0).
  • b) Calculez fx(0,0)f_x(0,0) et fy(0,0)f_y(0,0) par la définition.
  • c) Écrivez le plan z=L(x,y)z=L(x,y) qui serait tangent au-dessus de l'origine si ff y était différentiable. Comparez sa pente le long de la diagonale, L(t,t)t\dfrac{L(t,t)}{t}, à celle que montre la figure, puis calculez au centième lim⁡t→0+f(t,t)−L(t,t)t2+t2\lim\limits_{t\to 0^{+}}\dfrac{f(t,t)-L(t,t)}{\sqrt{t^{2}+t^{2}}}.
  • d) ff est-elle différentiable en (0,0)(0,0) ? Calculez fx(0,1)f_x(0,1) et expliquez pourquoi le théorème des dérivées partielles continues ne pouvait pas s'appliquer.

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  • a) ∣x3+y3∣≤2(x2+y2)3|x^{3}+y^{3}|\le 2\left(\sqrt{x^{2}+y^{2}}\right)^{3}, donc f→0=f(0,0)f\to 0=f(0,0) : continue
  • b) fx(0,0)=1f_x(0,0)=1 et fy(0,0)=1f_y(0,0)=1
  • c) L(x,y)=x+yL(x,y)=x+y, pente 22 contre 23≈1,26\sqrt[3]{2}\approx 1{,}26 ; limite 23−22≈−0,52\frac{\sqrt[3]{2}-2}{\sqrt{2}}\approx -0{,}52
  • d) Non différentiable ; fx(0,1)=0≠fx(0,0)=1f_x(0,1)=0\neq f_x(0,0)=1, donc fxf_x n'est pas continue en (0,0)(0,0)

a) Posons ρ=x2+y2\rho=\sqrt{x^{2}+y^{2}}. Comme ∣x∣≤ρ|x|\le\rho et ∣y∣≤ρ|y|\le\rho, ∣x3+y3∣≤∣x∣3+∣y∣3≤2ρ3|x^{3}+y^{3}|\le|x|^{3}+|y|^{3}\le 2\rho^{3}, et la racine cubique étant croissante, ∣f(x,y)∣≤23 ρ|f(x,y)|\le\sqrt[3]{2}\,\rho. Quand (x,y)→(0,0)(x,y)\to(0,0), ρ→0\rho\to 0, donc f(x,y)→0=f(0,0)f(x,y)\to 0=f(0,0) par encadrement : ff est continue en (0,0)(0,0). Contrairement à l'exercice 3, la surface ne fait aucun saut. Le défaut, s'il existe, sera plus fin.

b) f(h,0)=h33=hf(h,0)=\sqrt[3]{h^{3}}=h, donc f(h,0)−f(0,0)h=1\dfrac{f(h,0)-f(0,0)}{h}=1 pour tout h≠0h\neq 0, et fx(0,0)=1f_x(0,0)=1. Par symétrie des rôles de xx et yy, fy(0,0)=1f_y(0,0)=1. La figure le confirme : la trace au-dessus de l'axe des xx est la droite z=tz=t, de pente 11. On ne pouvait pas dériver la formule et remplacer : ∂∂xx3+y33=x2(x3+y3)2/3\dfrac{\partial}{\partial x}\sqrt[3]{x^{3}+y^{3}}=\dfrac{x^{2}}{(x^{3}+y^{3})^{2/3}} donne 00\frac{0}{0} à l'origine.

c) Si ff était différentiable, son plan tangent serait z=f(0,0)+fx(0,0) x+fy(0,0) yz=f(0,0)+f_x(0,0)\,x+f_y(0,0)\,y, soit L(x,y)=x+yL(x,y)=x+y. Le long de la diagonale, L(t,t)=2tL(t,t)=2t : pente 22. Or f(t,t)=2t33=23 t≈1,26 tf(t,t)=\sqrt[3]{2t^{3}}=\sqrt[3]{2}\,t\approx 1{,}26\,t, la droite la plus raide de la figure, mais nettement moins raide que 22. Le quotient de la définition vaut, pour t>0t>0, 23 t−2t2 t=23−22≈−0,52\dfrac{\sqrt[3]{2}\,t-2t}{\sqrt{2}\,t}=\dfrac{\sqrt[3]{2}-2}{\sqrt{2}}\approx -0{,}52 : il est CONSTANT, il ne tend pas vers 00. Au-dessus de la diagonale, la surface s'écarte du plan candidat proportionnellement à la distance parcourue, et non d'un écart négligeable devant elle.

d) La différentiabilité exige que f(x,y)−L(x,y)x2+y2→0\dfrac{f(x,y)-L(x,y)}{\sqrt{x^{2}+y^{2}}}\to 0 quelle que soit la façon d'approcher l'origine ; le long de la diagonale, ce quotient reste à −0,52-0{,}52. Donc ff n'est PAS différentiable en (0,0)(0,0), bien qu'elle y soit continue et y ait ses deux dérivées partielles. Hors des points où x3+y3=0x^{3}+y^{3}=0, fx=x2(x3+y3)2/3f_x=\dfrac{x^{2}}{(x^{3}+y^{3})^{2/3}}, et pour y≠0y\neq 0, fx(0,y)=0f_x(0,y)=0 ; en particulier fx(0,1)=0f_x(0,1)=0. Sur l'axe des yy, aussi près de l'origine qu'on veut, fxf_x vaut 00, alors que fx(0,0)=1f_x(0,0)=1 : fxf_x n'est pas continue en (0,0)(0,0), et l'hypothèse du théorème tombe. Retenez la hiérarchie : continuité, existence des dérivées partielles, différentiabilité ; ni la première, ni la deuxième, ni les deux ensemble n'entraînent la troisième. Seule la continuité des dérivées partielles la garantit.

Exercice 7 : Le plan tangent lu dans une table : l'humidex

Par temps chaud et humide, l'humidex HH exprime la température ressentie, en degrés Celsius, en fonction de la température de l'air TT (en °C) et de l'humidité relative uu (en %). On ne dispose pas de formule, seulement de la table suivante, arrondie au degré ; les lignes donnent TT, les colonnes uu.

T\u4050607080262830323435283133353739303436394143323740424548344043464952\begin{array}{c|ccccc} T \backslash u & 40 & 50 & 60 & 70 & 80 \\ \hline 26 & 28 & 30 & 32 & 34 & 35 \\ 28 & 31 & 33 & 35 & 37 & 39 \\ 30 & 34 & 36 & 39 & 41 & 43 \\ 32 & 37 & 40 & 42 & 45 & 48 \\ 34 & 40 & 43 & 46 & 49 & 52 \end{array}

On admet que HH est différentiable.

  • a) Estimez ∂H∂T(30,60)\dfrac{\partial H}{\partial T}(30,60) en faisant la moyenne du taux vers la droite et du taux vers la gauche, puis ∂H∂u(30,60)\dfrac{\partial H}{\partial u}(30,60) de la même façon. Donnez les unités.
  • b) Écrivez l'approximation linéaire L(T,u)L(T,u) de HH au voisinage de (30 ;60)(30\,;60), puis estimez H(31 ;64)H(31\,;64).
  • c) Estimez de même H(34 ;80)H(34\,;80) par LL et comparez à la table. Laquelle des deux estimations, celle de b) ou celle-ci, est la plus fiable ? Justifiez en lisant la table.
  • d) Une prévision annonce T=31T=31 °C, à 11 °C près, et u=64 %u=64\ \%, à 55 points près. Estimez par la différentielle l'erreur maximale sur l'humidex prévu. Quelle incertitude pèse le plus ?

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  • a) HT≈1,5+22=1,75H_T\approx\frac{1{,}5+2}{2}=1{,}75 (°C par °C) ; Hu≈0,2+0,32=0,25H_u\approx\frac{0{,}2+0{,}3}{2}=0{,}25 (°C par point d'humidité)
  • b) L(T,u)=39+1,75(T−30)+0,25(u−60)L(T,u)=39+1{,}75(T-30)+0{,}25(u-60) ; H(31 ;64)≈41,75H(31\,;64)\approx 41{,}75
  • c) L(34 ;80)=51L(34\,;80)=51 contre 5252 dans la table ; l'estimation de b), plus proche du point d'appui, est la plus fiable
  • d) ∣dH∣≤1,75×1+0,25×5=3|dH|\le 1{,}75\times 1+0{,}25\times 5=3 °C ; la température pèse le plus

a) Dans la colonne u=60u=60, HH passe de 3535 à 3939 entre T=28T=28 et 3030, et de 3939 à 4242 entre 3030 et 3232 : taux à gauche 39−352=2\dfrac{39-35}{2}=2, taux à droite 42−392=1,5\dfrac{42-39}{2}=1{,}5, moyenne 1,751{,}75, en degrés ressentis par degré d'air. Dans la ligne T=30T=30 : à gauche 39−3610=0,3\dfrac{39-36}{10}=0{,}3, à droite 41−3910=0,2\dfrac{41-39}{10}=0{,}2, moyenne 0,250{,}25 degré ressenti par point de pourcentage d'humidité. Les deux taux d'un même côté diffèrent, en partie parce que la table est arrondie au degré ; leur moyenne revient à 42−354\dfrac{42-35}{4}, un taux centré sur le point, plus fiable qu'un taux d'un seul côté. Une dérivée partielle lue dans une table est une ESTIMATION, et le corrigé doit le dire.

b) L(T,u)=H(30,60)+HT (T−30)+Hu (u−60)=39+1,75(T−30)+0,25(u−60)L(T,u)=H(30,60)+H_T\,(T-30)+H_u\,(u-60)=39+1{,}75(T-30)+0{,}25(u-60). Alors L(31,64)=39+1,75+0,25×4=41,75L(31,64)=39+1{,}75+0{,}25\times 4=41{,}75. Comme la table est arrondie au degré, on annonce un humidex d'environ 4242 : écrire 41,7541{,}75 comme une valeur sûre à deux décimales serait prétendre à une précision que les données n'ont pas. Le plan tangent remplace ici une formule qu'on n'a pas : c'est l'usage de l'ingénieur, interpoler une table au voisinage d'un point.

c) L(34,80)=39+1,75×4+0,25×20=39+7+5=51L(34,80)=39+1{,}75\times 4+0{,}25\times 20=39+7+5=51, alors que la table donne 5252. Le point (34,80)(34,80) est à 44 degrés et 2020 points du point d'appui, le point (31,64)(31,64) à 11 degré et 44 points. Or la table montre que les taux ne sont pas constants : dans la colonne u=40u=40, HH monte de 33 degrés tous les 22 degrés d'air (3131, 3434, 3737, 4040), alors que dans la colonne u=80u=80 il monte de 44 ou 55 (3939, 4343, 4848, 5252). Le taux en TT dépend de uu : la surface n'est pas un plan, et le plan tangent s'en écarte d'autant plus qu'on s'éloigne. L'estimation de b) est la plus fiable. Une approximation linéaire est LOCALE : elle ne se juge pas à la qualité du calcul, mais à la distance au point d'appui.

d) Le point de la prévision est voisin de (30,60)(30,60), et l'on garde les dérivées estimées en a). dH=HT dT+Hu dudH=H_T\,dT+H_u\,du, et, les signes des erreurs étant inconnus, ∣dH∣≤∣HT∣ ∣dT∣+∣Hu∣ ∣du∣=1,75×1+0,25×5=1,75+1,25=3|dH|\le|H_T|\,|dT|+|H_u|\,|du|=1{,}75\times 1+0{,}25\times 5=1{,}75+1{,}25=3 °C. L'humidex prévu est donc d'environ 4242, à 33 degrés près : entre 3939 et 4545 environ. La température pèse le plus, 1,751{,}75 contre 1,251{,}25, bien qu'une incertitude de 55 points d'humidité paraisse plus grande qu'une incertitude de 11 degré : ce sont les PRODUITS dérivée fois incertitude qu'on compare, jamais les incertitudes seules, qui n'ont même pas la même unité.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune de ces affirmations a été lue sur une copie. Dites si elle est vraie ou fausse. Si elle est fausse, donnez un contre-exemple ou un calcul qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct : « faux » sans la phrase juste ne rapporte rien.

  • a) « Si fx(a,b)f_x(a,b) et fy(a,b)f_y(a,b) existent, la surface z=f(x,y)z=f(x,y) admet un plan tangent au-dessus de (a,b)(a,b). »
  • b) « Si ff est différentiable en (a,b)(a,b), alors ff est continue en (a,b)(a,b). »
  • c) « Pour z=x−yz=x-y, l'erreur maximale sur zz est ∣dx∣−∣dy∣|dx|-|dy| : les deux erreurs se retranchent comme les deux mesures. »
  • d) « Pour z=xyz=\dfrac{x}{y}, des erreurs relatives de 1 %1\ \% sur xx et sur yy se compensent : l'erreur relative maximale sur zz est nulle. »
  • e) « Si f(x,y)=3x−2y+5f(x,y)=3x-2y+5, alors Δz=dz\Delta z=dz exactement, quel que soit le déplacement. »

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b)
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Réponses

  • a) Faux : xyx2+y2\frac{xy}{x^{2}+y^{2}} a fx(0,0)=fy(0,0)=0f_x(0,0)=f_y(0,0)=0 et aucun plan tangent ; il faut la différentiabilité
  • b) Vrai : Δz=dz+ε1dx+ε2dy→0\Delta z=dz+\varepsilon_1dx+\varepsilon_2dy\to 0
  • c) Faux : l'erreur maximale est ∣dx∣+∣dy∣|dx|+|dy|, soit 0,20{,}2 si ∣dx∣=∣dy∣=0,1|dx|=|dy|=0{,}1
  • d) Faux : ∣dzz∣≤∣dxx∣+∣dyy∣=2 %\left|\frac{dz}{z}\right|\le\left|\frac{dx}{x}\right|+\left|\frac{dy}{y}\right|=2\ \%
  • e) Vrai : Δz=3 dx−2 dy=dz\Delta z=3\,dx-2\,dy=dz, le plan tangent est la surface elle-même

a) FAUX. L'exercice 3 en donne le contre-exemple : f(x,y)=xyx2+y2f(x,y)=\dfrac{xy}{x^{2}+y^{2}}, f(0,0)=0f(0,0)=0, a fx(0,0)=fy(0,0)=0f_x(0,0)=f_y(0,0)=0, mais vaut 12\frac{1}{2} partout sur la diagonale, origine exceptée ; elle n'est même pas continue en (0,0)(0,0). Les deux dérivées partielles ne décrivent que deux traces, celles des axes. Énoncé correct : « si ff est DIFFÉRENTIABLE en (a,b)(a,b), la surface admet un plan tangent au-dessus de (a,b)(a,b) ; c'est le cas en particulier si fxf_x et fyf_y existent près de (a,b)(a,b) et sont continues en (a,b)(a,b). »

b) VRAI. Si ff est différentiable en (a,b)(a,b), Δz=fx(a,b) dx+fy(a,b) dy+ε1 dx+ε2 dy\Delta z=f_x(a,b)\,dx+f_y(a,b)\,dy+\varepsilon_1\,dx+\varepsilon_2\,dy, avec ε1\varepsilon_1 et ε2\varepsilon_2 qui tendent vers 00. Quand (dx,dy)→(0,0)(dx,dy)\to(0,0), chaque terme tend vers 00, donc f(a+dx,b+dy)→f(a,b)f(a+dx,b+dy)\to f(a,b) : c'est la continuité. La réciproque est fausse : l'exercice 6 donne une fonction continue à l'origine qui n'y est pas différentiable.

c) FAUX. On ne connaît pas le signe des erreurs : dz=dx−dydz=dx-dy, et le pire cas est celui où dxdx et dydy sont de signes CONTRAIRES, xx surestimé et yy sous-estimé. L'erreur maximale est ∣dz∣≤∣dx∣+∣dy∣|dz|\le|dx|+|dy|, soit 0,20{,}2 pour ∣dx∣=∣dy∣=0,1|dx|=|dy|=0{,}1, et non 00. Énoncé correct : « l'erreur maximale s'obtient en ajoutant les valeurs absolues de chaque contribution, ∣fx∣ ∣dx∣+∣fy∣ ∣dy∣|f_x|\,|dx|+|f_y|\,|dy|. » Conséquence pratique : la différence de deux mesures voisines, 10,0−9,810{,}0-9{,}8 par exemple, peut avoir une erreur relative énorme, même si chaque mesure est précise.

d) FAUX, par la même raison. ln⁡z=ln⁡x−ln⁡y\ln z=\ln x-\ln y, donc dzz=dxx−dyy\dfrac{dz}{z}=\dfrac{dx}{x}-\dfrac{dy}{y}, et le pire cas est celui où les deux erreurs relatives sont de signes contraires : ∣dzz∣≤∣dxx∣+∣dyy∣=1 %+1 %=2 %\left|\dfrac{dz}{z}\right|\le\left|\dfrac{dx}{x}\right|+\left|\dfrac{dy}{y}\right|=1\ \%+1\ \%=2\ \%. Les erreurs ne se compensent que si l'on SAIT qu'elles ont le même signe, par exemple un même instrument mal étalonné utilisé pour les deux mesures. Énoncé correct : « pour un quotient comme pour un produit, les erreurs relatives maximales s'additionnent. »

e) VRAI. f(a+dx,b+dy)−f(a,b)=3 dx−2 dyf(a+dx,b+dy)-f(a,b)=3\,dx-2\,dy, et dz=fx dx+fy dy=3 dx−2 dydz=f_x\,dx+f_y\,dy=3\,dx-2\,dy : l'égalité est exacte, car la surface est un plan, qui est son propre plan tangent en chacun de ses points. C'est le seul cas où Δz=dz\Delta z=dz pour tout déplacement : dès que ff contient un produit ou une puissance, l'écart contient des termes d'ordre deux, comme le coin dx dydx\,dy de l'exercice 4.

Exercice 9 : Problème : l'indice de masse corporelle à la limite d'un seuil

L'indice de masse corporelle d'un adulte de masse mm (en kg) et de taille hh (en m) est I=mh2I=\dfrac{m}{h^{2}}, en kg/m². Les seuils usuels parlent de « poids normal » pour 18,5≤I<2518{,}5\le I<25 et de « surpoids » pour 25≤I<3025\le I<30. Une personne est pesée à m=64m=64 kg, à 0,50{,}5 kg près, et mesurée à h=1,60h=1{,}60 m, à 11 cm près.

La figure représente, dans le plan (h,m)(h,m), les courbes de niveau I=24I=24, I=25I=25 et I=26I=26, le point mesuré PP et le rectangle de toutes les valeurs compatibles avec les incertitudes.

1,561,571,581,591,61,611,621,631,641,65606162636465666768I = 24I = 25I = 26Ph (m)m (kg)
  • a) Calculez II au point mesuré, puis ∂I∂m\dfrac{\partial I}{\partial m} et ∂I∂h\dfrac{\partial I}{\partial h} en ce point.
  • b) Un élève calcule dIdI avec dm=0,5dm=0{,}5 et dh=0,01dh=0{,}01, et annonce une erreur d'environ 0,120{,}12. Refaites son calcul, dites ce qui cloche, et calculez l'erreur maximale sur II. En quel coin du rectangle II est-il maximal ?
  • c) Peut-on affirmer, avec ces mesures, que la personne est en surpoids ? Répondez sur la figure, puis justifiez par b).
  • d) Calculez l'erreur relative maximale sur II, en pourcentage, à partir des erreurs relatives sur mm et sur hh. Quelle mesure faut-il améliorer en priorité ?
  • e) On garde la même balance. À combien de millimètres près faut-il mesurer la taille pour que l'erreur maximale sur II ne dépasse pas 0,250{,}25 ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) I=25I=25 ; ∂I∂m=1h2=2564≈0,391\frac{\partial I}{\partial m}=\frac{1}{h^{2}}=\frac{25}{64}\approx 0{,}391 ; ∂I∂h=−2mh3=−31,25\frac{\partial I}{\partial h}=-\frac{2m}{h^{3}}=-31{,}25
  • b) Son dI≈−0,117dI\approx -0{,}117 fait se compenser les deux erreurs ; erreur maximale 65128≈0,51\frac{65}{128}\approx 0{,}51, en m=64,5m=64{,}5 kg et h=1,59h=1{,}59 m
  • c) Non : II est entre 24,4924{,}49 et 25,5125{,}51 environ, le rectangle chevauche la courbe I=25I=25
  • d) 0,564+2×0,011,6≈0,78 %+1,25 %≈2,03 %\frac{0{,}5}{64}+2\times\frac{0{,}01}{1{,}6}\approx 0{,}78\ \%+1{,}25\ \%\approx 2{,}03\ \% ; la taille
  • e) ∣dh∣≤74000|dh|\le\frac{7}{4000} m, soit 1,751{,}75 mm

a) I=641,62=642,56=25I=\dfrac{64}{1{,}6^{2}}=\dfrac{64}{2{,}56}=25. Ensuite ∂I∂m=1h2=12,56=2564≈0,391\dfrac{\partial I}{\partial m}=\dfrac{1}{h^{2}}=\dfrac{1}{2{,}56}=\dfrac{25}{64}\approx 0{,}391 (kg/m² par kg) et ∂I∂h=−2mh3=−1284,096=−31,25\dfrac{\partial I}{\partial h}=-\dfrac{2m}{h^{3}}=-\dfrac{128}{4{,}096}=-31{,}25 (kg/m² par mètre). Les signes se lisent sur la situation : à taille égale, plus lourd veut dire indice plus grand ; à masse égale, plus grand veut dire indice plus petit.

b) L'élève écrit dI=2564(0,5)−31,25(0,01)=0,195−0,3125≈−0,117dI=\dfrac{25}{64}(0{,}5)-31{,}25(0{,}01)=0{,}195-0{,}3125\approx -0{,}117. Il a supposé les deux erreurs de même signe, masse ET taille surestimées, deux effets qui se compensent. Mais les deux erreurs sont indépendantes, et rien n'interdit la masse surestimée et la taille sous-estimée. Le pire cas additionne les valeurs absolues : ∣dI∣≤2564(0,5)+31,25(0,01)=25128+40128=65128≈0,51|dI|\le\dfrac{25}{64}(0{,}5)+31{,}25(0{,}01)=\dfrac{25}{128}+\dfrac{40}{128}=\dfrac{65}{128}\approx 0{,}51. II est maximal là où mm est le plus grand et hh le plus petit, au coin (1,59 ;64,5)(1{,}59\,;64{,}5) : le calcul exact y donne I≈25,51I\approx 25{,}51, en accord avec 25+0,5125+0{,}51. Au coin opposé, (1,61 ;63,5)(1{,}61\,;63{,}5), I≈24,50I\approx 24{,}50.

c) Sur la figure, le rectangle des valeurs possibles est traversé par la courbe I=25I=25 : une partie de ses points donne un indice inférieur à 2525, une autre un indice supérieur. Par b), II est connu à 0,510{,}51 près, quelque part entre 24,4924{,}49 et 25,5125{,}51 environ. On ne peut donc PAS conclure : la mesure ne permet pas de trancher entre les deux catégories. C'est l'usage le plus honnête de la propagation d'erreur : dire non seulement combien vaut un résultat, mais ce qu'on a le droit d'en conclure.

d) ln⁡I=ln⁡m−2ln⁡h\ln I=\ln m-2\ln h, donc dII=dmm−2dhh\dfrac{dI}{I}=\dfrac{dm}{m}-2\dfrac{dh}{h}, et dans le pire cas le signe moins disparaît : ∣dII∣≤0,564+2×0,011,6=0,78125 %+1,25 %=2,03125 %\left|\dfrac{dI}{I}\right|\le\dfrac{0{,}5}{64}+2\times\dfrac{0{,}01}{1{,}6}=0{,}78125\ \%+1{,}25\ \%=2{,}03125\ \%, environ 2,03 %2{,}03\ \%. Contrôle : 2,03125 %2{,}03125\ \% de 2525 donne 0,50780{,}5078, la valeur de b). La taille pèse le plus : son erreur relative, 0,625 %0{,}625\ \%, est plus petite que celle de la masse, mais l'exposant 22 la double.

e) Il faut 25128+31,25 ∣dh∣≤14\dfrac{25}{128}+31{,}25\,|dh|\le\dfrac{1}{4}, soit 31,25 ∣dh∣≤14−25128=712831{,}25\,|dh|\le\dfrac{1}{4}-\dfrac{25}{128}=\dfrac{7}{128}, donc ∣dh∣≤7128×4125=74000=0,00175|dh|\le\dfrac{7}{128}\times\dfrac{4}{125}=\dfrac{7}{4000}=0{,}00175 m, c'est-à-dire 1,751{,}75 mm. La balance seule consomme déjà 0,1950{,}195 des 0,250{,}25 permis : il ne reste presque rien pour la taille, qu'il faut mesurer à la toise, au millimètre près. Améliorer la balance, à l'inverse, libérerait de la marge pour la taille : c'est l'arbitrage qu'un protocole de mesure doit faire.

Exercice 10 : Problème : deux résistances en parallèle

Deux résistances R1R_1 et R2R_2 montées en parallèle ont une résistance équivalente RR donnée par 1R=1R1+1R2\dfrac{1}{R}=\dfrac{1}{R_1}+\dfrac{1}{R_2}, c'est-à-dire R=R1R2R1+R2R=\dfrac{R_1R_2}{R_1+R_2}. On dispose de R1=30 ΩR_1=30\ \Omega et de R2=60 ΩR_2=60\ \Omega, chacune garantie à 1 %1\ \% près par le fabricant.

  • a) Calculez RR, puis ∂R∂R1\dfrac{\partial R}{\partial R_1} et ∂R∂R2\dfrac{\partial R}{\partial R_2} en (30 ;60)(30\,;60), à partir de R=R1R2R1+R2R=\dfrac{R_1R_2}{R_1+R_2}.
  • b) Retrouvez ces deux dérivées sans isoler RR, en prenant la différentielle des deux membres de 1R=1R1+1R2\dfrac{1}{R}=\dfrac{1}{R_1}+\dfrac{1}{R_2}.
  • c) Estimez l'erreur maximale sur RR, en ohms puis en pourcentage.
  • d) Montrez que dRR=RR1⋅dR1R1+RR2⋅dR2R2\dfrac{dR}{R}=\dfrac{R}{R_1}\cdot\dfrac{dR_1}{R_1}+\dfrac{R}{R_2}\cdot\dfrac{dR_2}{R_2} et que les deux poids RR1\dfrac{R}{R_1} et RR2\dfrac{R}{R_2} ont pour somme 11. Qu'en déduire pour l'erreur relative d'un montage en parallèle ?
  • e) Le budget ne permet qu'une résistance garantie à 1 %1\ \%, l'autre étant à 5 %5\ \%. Calculez l'erreur relative maximale sur RR dans les deux cas. Laquelle faut-il acheter précise ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) R=20 ΩR=20\ \Omega ; ∂R∂R1=R22(R1+R2)2=49\frac{\partial R}{\partial R_1}=\frac{R_2^{2}}{(R_1+R_2)^{2}}=\frac{4}{9} ; ∂R∂R2=R12(R1+R2)2=19\frac{\partial R}{\partial R_2}=\frac{R_1^{2}}{(R_1+R_2)^{2}}=\frac{1}{9}
  • b) −dRR2=−dR1R12−dR2R22-\frac{dR}{R^{2}}=-\frac{dR_1}{R_1^{2}}-\frac{dR_2}{R_2^{2}}, donc dR=R2R12dR1+R2R22dR2=49dR1+19dR2dR=\frac{R^{2}}{R_1^{2}}dR_1+\frac{R^{2}}{R_2^{2}}dR_2=\frac{4}{9}dR_1+\frac{1}{9}dR_2
  • c) ∣dR∣≤49(0,3)+19(0,6)=0,2 Ω|dR|\le\frac{4}{9}(0{,}3)+\frac{1}{9}(0{,}6)=0{,}2\ \Omega, soit 1 %1\ \%
  • d) Poids 23\frac{2}{3} et 13\frac{1}{3}, de somme RR1+RR2=R⋅1R=1\frac{R}{R_1}+\frac{R}{R_2}=R\cdot\frac{1}{R}=1 : l'erreur relative de RR ne dépasse jamais la plus grande des deux
  • e) R1R_1 précise : 73≈2,33 %\frac{7}{3}\approx 2{,}33\ \% ; R2R_2 précise : 113≈3,67 %\frac{11}{3}\approx 3{,}67\ \% ; acheter R1R_1 précise

a) R=30×6090=20 ΩR=\dfrac{30\times 60}{90}=20\ \Omega. Par la règle du quotient, ∂R∂R1=R2(R1+R2)−R1R2(R1+R2)2=R22(R1+R2)2=36008100=49\dfrac{\partial R}{\partial R_1}=\dfrac{R_2(R_1+R_2)-R_1R_2}{(R_1+R_2)^{2}}=\dfrac{R_2^{2}}{(R_1+R_2)^{2}}=\dfrac{3600}{8100}=\dfrac{4}{9}, et par symétrie ∂R∂R2=R12(R1+R2)2=9008100=19\dfrac{\partial R}{\partial R_2}=\dfrac{R_1^{2}}{(R_1+R_2)^{2}}=\dfrac{900}{8100}=\dfrac{1}{9}. Les deux dérivées sont positives et inférieures à 11 : augmenter une résistance augmente l'équivalente, mais moins qu'elle-même. Et la plus petite résistance, R1R_1, pèse quatre fois plus que l'autre.

b) La différentielle de 1u\dfrac{1}{u} est −duu2-\dfrac{du}{u^{2}}. En l'appliquant aux trois termes : −dRR2=−dR1R12−dR2R22-\dfrac{dR}{R^{2}}=-\dfrac{dR_1}{R_1^{2}}-\dfrac{dR_2}{R_2^{2}}, donc dR=R2R12 dR1+R2R22 dR2=400900 dR1+4003600 dR2=49 dR1+19 dR2dR=\dfrac{R^{2}}{R_1^{2}}\,dR_1+\dfrac{R^{2}}{R_2^{2}}\,dR_2=\dfrac{400}{900}\,dR_1+\dfrac{400}{3600}\,dR_2=\dfrac{4}{9}\,dR_1+\dfrac{1}{9}\,dR_2. Les coefficients de dR1dR_1 et dR2dR_2 sont les dérivées partielles de a), obtenues sans règle du quotient. Prendre la différentielle d'une relation est souvent plus court que d'isoler l'inconnue, à condition de dériver CHAQUE terme, RR compris.

c) Les incertitudes sont ∣dR1∣≤0,3 Ω|dR_1|\le 0{,}3\ \Omega et ∣dR2∣≤0,6 Ω|dR_2|\le 0{,}6\ \Omega. Erreur maximale : ∣dR∣≤49(0,3)+19(0,6)=215+115=0,2 Ω|dR|\le\dfrac{4}{9}(0{,}3)+\dfrac{1}{9}(0{,}6)=\dfrac{2}{15}+\dfrac{1}{15}=0{,}2\ \Omega, soit 0,220=1 %\dfrac{0{,}2}{20}=1\ \%. Le montage ne dégrade pas la précision : il garde exactement celle de ses composants, et la question d) dit pourquoi.

d) On divise dR=R2R12dR1+R2R22dR2dR=\dfrac{R^{2}}{R_1^{2}}dR_1+\dfrac{R^{2}}{R_2^{2}}dR_2 par RR : dRR=RR1⋅dR1R1+RR2⋅dR2R2\dfrac{dR}{R}=\dfrac{R}{R_1}\cdot\dfrac{dR_1}{R_1}+\dfrac{R}{R_2}\cdot\dfrac{dR_2}{R_2}. La somme des poids vaut R(1R1+1R2)=R×1R=1R\left(\dfrac{1}{R_1}+\dfrac{1}{R_2}\right)=R\times\dfrac{1}{R}=1 ; ici RR1=23\dfrac{R}{R_1}=\dfrac{2}{3} et RR2=13\dfrac{R}{R_2}=\dfrac{1}{3}. L'erreur relative de RR est donc une MOYENNE PONDÉRÉE des erreurs relatives des composants : dans le pire cas, elle ne dépasse jamais la plus grande des deux. Avec 1 %1\ \% et 1 %1\ \%, on obtient 1 %1\ \%, ce que c) trouvait. C'est la différence avec un produit xpyqx^{p}y^{q}, où les erreurs relatives s'additionnent, multipliées par les exposants.

e) Si R1R_1 est à 1 %1\ \% et R2R_2 à 5 %5\ \% : 23(1 %)+13(5 %)=73 %≈2,33 %\dfrac{2}{3}(1\ \%)+\dfrac{1}{3}(5\ \%)=\dfrac{7}{3}\ \%\approx 2{,}33\ \%. Si c'est l'inverse : 23(5 %)+13(1 %)=113 %≈3,67 %\dfrac{2}{3}(5\ \%)+\dfrac{1}{3}(1\ \%)=\dfrac{11}{3}\ \%\approx 3{,}67\ \%. Il faut acheter précise la plus PETITE résistance, R1R_1, parce que son poids RR1\dfrac{R}{R_1} est le plus grand : en parallèle, c'est elle qui conduit le plus de courant et qui fixe l'essentiel de la résistance équivalente. L'intuition « la grosse résistance compte plus » se trompe ici, et seule la différentielle tranche.

Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/mth1101-plan-tangent-differentielle. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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