Fiche de révision : plan tangent et différentielle (MTH1101, Polytechnique)
Cette fiche de révision porte sur la section 4.2 « Approximations linéaires et différentielle » de Stewart, *Calcul à plusieurs variables* : le plan tangent à une surface z=f(x,y), l'approximation linéaire, la différentiabilité et la différentielle totale, telles que MTH1101 les enseigne avant la dérivation en chaîne et le gradient, au programme du contrôle périodique 2 et de l'examen final. Elle ne refait pas le cours : elle dit ce qui coûte des points et quel geste l'évite.
Un seul réflexe la traverse : avant d'écrire un plan tangent ou une différentielle, se demander si f est différentiable, et avant d'annoncer une erreur, se demander si deux contributions ont pu se compenser sur le papier alors qu'elles s'ajoutent dans la réalité. Aux contrôles comme à l'examen, pas de calculatrice, et le seul document permis est votre aide-mémoire d'une feuille recto verso : le bloc « À savoir par cœur » est fait pour y être recopié.
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Le fil du chapitre
Le plan tangent n'est pas un calcul de deux dérivées partielles, c'est une PROMESSE : Δz≈dz, avec un écart négligeable devant le déplacement. Elle n'est tenue que si f est différentiable, ce que l'existence de fx et fy ne garantit pas, et une erreur maximale additionne toujours les valeurs absolues.
•Le PLAN TANGENT au-dessus de (a,b) : z=f(a,b)+fx(a,b)(x−a)+fy(a,b)(y−b). Son membre de droite est l'approximation linéaire L(x,y), et L(a,b)=f(a,b) toujours.
•L'ACCROISSEMENT RÉEL Δz=f(a+dx,b+dy)−f(a,b) suit la surface ; la DIFFÉRENTIELLE dz=fx(a,b)dx+fy(a,b)dy suit le plan tangent. Ils ne sont égaux que si f est linéaire.
•f est DIFFÉRENTIABLE en (a,b) si Δz=dz+ε1dx+ε2dy avec ε1,ε2→0 : l'écart est négligeable devant le déplacement. Alors f est continue en (a,b) et le plan tangent existe.
•Condition suffisante : fx et fy existent près de (a,b) et sont CONTINUES en (a,b). L'existence seule de fx(a,b) et fy(a,b) ne garantit rien, pas même la continuité.
Dans le plan y=1, pour f(x,y)=x2+y2 : depuis A(1;2) avec dx=1, la tangente monte de dz=2, la surface de Δz=3. L'écart, ici dx2=1, est d'ordre deux.
Sur une copie, la différentiabilité se justifie en une phrase avant le plan tangent : « fx et fy sont continues au voisinage de (a,b), donc f y est différentiable. »
Propager une erreur de mesure
•On ne connaît que des bornes ∣dx∣≤δx et ∣dy∣≤δy, jamais leur signe. L'erreur maximale est ∣dz∣≤∣fx∣δx+∣fy∣δy.
•Erreur relative : ∣z∣∣dz∣, souvent en pourcentage. Pour un produit de puissances z=Cxpyq, prendre le logarithme : zdz≤∣p∣∣x∣δx+∣q∣∣y∣δy.
•Une incertitude donnée en pourcentage est une erreur RELATIVE : 1% sur r=5 cm veut dire δr=0,05 cm.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
L'erreur maximale selon la forme de z
Les erreurs de mesure ont un signe inconnu : le pire cas les fait toujours pousser dans le même sens. Pour une somme ou une différence, on additionne les erreurs ABSOLUES ; pour un produit ou un quotient, les erreurs RELATIVES. La case rouge est une règle inventée par les copies.
Forme de z
On additionne
Erreur maximale
x+y
erreurs absolues
δx+δy
Exemple : x=12±0,1, y=7±0,2 : z=19±0,3
x−y
erreurs absolues
δx−δyrègle inexistante
Exemple : x=10,0±0,2, y=9,6±0,2 : z=0,4±0,4, et non ±0.
Ce qu'il faut faire : Additionner : δx+δy. Une différence de deux mesures voisines a une erreur relative énorme.
xy ou yx
erreurs relatives
∣x∣δx+∣y∣δy
Exemple : 2% sur x et 3% sur y : 5% sur xy comme sur yx
xpyq
relatives, fois l'exposant
∣p∣∣x∣δx+∣q∣∣y∣δy
Exemple : x3y avec 1% et 2% : 3×1%+21×2%=4%
Hors de ces formes, on revient à ∣fx∣δx+∣fy∣δy, qui contient toutes les lignes du tableau.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Oublier les décalages dans le plan tangent
toute la question, le plan ne touche pas la surface
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(x,y)=xy2 en (1,2) : fx=4, fy=4, donc le plan tangent est z=4x+4y. »
Ce qu'il faut écrire
« z=f(1,2)+4(x−1)+4(y−2)=4+4x−4+4y−8, soit z=4x+4y−8. Contrôle : en (1,2), 4+8−8=4=f(1,2). »
Pourquoi : Le plan z=4x+4y a la bonne inclinaison mais passe à la hauteur 12 au-dessus de (1,2), au lieu de 4 : il est parallèle au plan tangent. Le contrôle L(a,b)=f(a,b) prend cinq secondes.
2.Remplacer une variable avant de dériver par rapport à elle
la moitié du plan tangent, et tout ce qui suit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Pour f(x,y)=xy2 en (1,2) : f(x,2)=4x, donc fy(1,2)=0. »
Ce qu'il faut écrire
« fy=2xy, puis fy(1,2)=4. On remplace APRÈS avoir dérivé, ou l'on fixe seulement l'AUTRE variable : f(1,y)=y2, de dérivée 4 en y=2. »
Pourquoi : Pour fy, c'est x qu'on fige, jamais y : figer y=2 fait disparaître la variable par rapport à laquelle on dérive. Figer la bonne variable est permis et souvent plus rapide.
3.Affirmer un plan tangent parce que les dérivées partielles existent
toute la question, souvent 3 à 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(x,y)=x4+y2x2y, f(0,0)=0 : fx(0,0)=fy(0,0)=0, donc le plan tangent à l'origine est z=0. »
Ce qu'il faut écrire
« fx(0,0)=fy(0,0)=0, mais f(t,t2)=21 pour t=0 : f n'est pas continue en (0,0), donc pas différentiable, et il n'y a pas de plan tangent. »
Les courbes de niveau de x4+y2x2y sont des paraboles y=kx2, de valeur 1+k2k. Toutes passent par l'origine avec des valeurs différentes : f y est discontinue, les axes valent 0.
Pourquoi : Les dérivées partielles ne regardent que les deux axes, où cette fonction est nulle. Sur la parabole y=x2, elle vaut 21 jusqu'à l'origine : aucun plan ne peut la suivre.
4.Prendre dz pour l'accroissement exact
1 point, et une valeur fausse annoncée comme exacte
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(x,y)=x2+y2, de (1,1) à (2,1) : dz=2×1=2, donc f(2,1)=2+2=4. »
Ce qu'il faut écrire
« dz=2 estime Δz ; ici Δz=f(2,1)−f(1,1)=5−2=3. L'écart dx2=1 n'est négligeable que pour un PETIT déplacement. »
Pourquoi : La différentielle suit le plan tangent, la fonction suit la surface : la figure de l'essentiel montre les deux montées. On écrit ≈ devant toute valeur tirée de L ou de dz.
5.Laisser deux erreurs de mesure se compenser
toute la question de propagation
Ce qu'il ne faut pas écrire
« z=x−y avec x=10,0±0,2 et y=9,6±0,2 : dz=0,2−0,2=0, le résultat 0,4 est exact. »
Ce qu'il faut écrire
« Les signes sont inconnus : ∣dz∣≤∣dx∣+∣dy∣=0,4. Donc z=0,4±0,4, soit 100% d'erreur relative. »
Le carré contient tous les couples (x,y) compatibles avec les mesures. Les droites x−y=c, annotées par c, le traversent de z=0, au coin (9,8;9,8), à z=0,8, au coin (10,2;9,4).
Pourquoi : Rien n'interdit x surestimé et y sous-estimé. Les valeurs absolues décrivent ce pire cas ; sans elles, on annonce une précision que la mesure n'a pas.
6.Soustraire les erreurs relatives d'un quotient
1 à 2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ρ=Vm avec 1% sur m et 1% sur V : ρdρ=1%−1%=0. »
Ce qu'il faut écrire
« lnρ=lnm−lnV, donc ρdρ≤m∣dm∣+V∣dV∣=2%. »
Pourquoi : Le signe moins de lnm−lnV disparaît dans le pire cas, exactement comme pour x−y. Les erreurs ne se compensent que si l'on SAIT qu'elles ont le même signe.
7.Injecter un pourcentage comme une erreur absolue
toute la question, avec un résultat cent fois trop grand
Ce qu'il ne faut pas écrire
« V=πr2h avec r=5 cm à 1% près : je prends dr=1. »
Ce qu'il faut écrire
« 1% de 5 cm, c'est dr=0,05 cm ; ou, plus vite, VdV≤2×1%+h∣dh∣. »
Pourquoi : Un pourcentage est une erreur RELATIVE, sans unité : il se convertit avant d'entrer dans ∣fr∣∣dr∣, ou s'utilise tel quel dans la forme logarithmique.
8.Choisir un point d'appui où rien n'est exact
1 point, ou une estimation qui n'en est pas une
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Pour estimer 4,02×3,972, je prends (4,02;4), le point le plus proche. »
Ce qu'il faut écrire
« Je prends (4,4), où f(x,y)=xy2, fx et fy se calculent de tête : f=32, fx=4, fy=16, donc L=32+0,08−0,48=31,6. »
Pourquoi : Au point (4,02;4), il faudrait déjà connaître 4,02 : l'approximation n'aurait rien simplifié. Le point d'appui rend f et ses deux dérivées EXACTES.
Quelle méthode choisir
Quelle formule selon le verbe de l'énoncé
Lisez ce que l'énoncé demande, pas le chapitre dont il parle.
Si « équation du plan tangent » → justifier la différentiabilité, puis z=f(a,b)+fx(a,b)(x−a)+fy(a,b)(y−b)
Exemple : xy2 en (1,2) : z=4x+4y−8
Si « estimer », « approcher », valeur décimale sans calculatrice → choisir le point d'appui exact le plus proche, puis L(x,y)
Exemple : 4,02×3,972≈31,6, en appui sur (4,4)
Si « erreur maximale », « à … près » → ∣fx∣δx+∣fy∣δy, chaque terme en valeur absolue
Exemple : x−y avec ±0,2 et ±0,2 : ±0,4
Si « erreur relative », « en pourcentage », z produit de puissances → prendre lnz puis la différentielle, exposants en valeur absolue
Exemple : x3y avec 1% et 2% : 4%
Si « à quelle précision faut-il mesurer » → problème inverse : poser l'erreur maximale ≤ la cible et isoler l'incertitude cherchée
Exemple : x3y à 4% près avec 2% sur y : δx≤1% de x
Si la question porte sur un point où f est définie par morceaux, aucune branche ne s'applique avant l'arbre suivant : la différentiabilité n'y est plus acquise.
Différentiable ou non en (a,b)
Regardez comment f est écrite au voisinage du point.
Si f est une formule de fonctions usuelles, définie autour de (a,b) → fx et fy sont continues près de (a,b) : différentiable
Exemple : xy2 en (4,4)
Si f définie par morceaux, point de raccord → calculer fx(a,b) et fy(a,b) par la DÉFINITION, puis étudier la continuité de f
Exemple : x4+y2x2y : fx(0,0)=limh0=0
Si f discontinue en (a,b) (deux chemins, deux limites) → pas différentiable : différentiable entraîne continue
Exemple : f(t,t2)=21 contre f(t,0)=0
Si f continue, dérivées partielles connues, mais pas continues → tester la définition : (x−a)2+(y−b)2f−L→0 ? Un chemin où le quotient ne tend pas vers 0 tranche
Exemple : 3x3+y3 : le quotient vaut 232−2 sur la diagonale
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Écrire le plan tangent, différentiabilité comprise
Quand l'utiliser : L'énoncé demande l'équation du plan tangent, ou une approximation linéaire.
1Calculer fx et fy en général, et dire qu'elles sont continues au voisinage de (a,b), en nommant la raison (polynôme, quotient de dénominateur non nul, racine d'une quantité positive).
2Conclure : « f est différentiable en (a,b) ».
3Évaluer f(a,b), fx(a,b) et fy(a,b) seulement maintenant.
4Écrire z=f(a,b)+fx(a,b)(x−a)+fy(a,b)(y−b) avec les décalages, puis développer si l'énoncé le demande.
5Contrôler que le plan donne f(a,b) au-dessus de (a,b).
Phrase de conclusion
« Les dérivées partielles fx et fy sont continues au voisinage de (a,b), donc f est différentiable en (a,b), et le plan tangent a pour équation z=… »
Le piège : La première étape : sans elle, le plan tangent est affirmé, pas justifié, et la copie perd le point de rigueur.
Barème : Différentiabilité 1 point, dérivées 1 point, équation 1 point, en général sur 3.
Propager une incertitude de mesure
Quand l'utiliser : L'énoncé donne des mesures « à … près » et demande l'erreur sur une grandeur calculée.
1Nommer la fonction z=f(x,y), les valeurs mesurées et les incertitudes δx, δy, converties si elles sont en pourcentage.
2Écrire dz=fxdx+fydy et évaluer les dérivées au point mesuré.
3Passer au pire cas : ∣dz∣≤∣fx∣δx+∣fy∣δy, en disant que le signe des erreurs est inconnu.
4Donner l'erreur relative ∣z∣∣dz∣ si elle est demandée, et vérifier par la forme logarithmique quand z est un produit de puissances.
5Conclure sur ce que la mesure permet d'affirmer, par exemple si un seuil est franchi ou non.
Phrase de conclusion
« Le signe des erreurs étant inconnu, l'erreur maximale est ∣dz∣≤∣fx∣δx+∣fy∣δy=…, soit une erreur relative d'environ … »
Le piège : La troisième étape : garder les signes de dx et dy, c'est laisser deux erreurs se compenser sur le papier.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le plan passe par le point
Remplacer (x,y) par (a,b) dans l'équation trouvée : on doit lire f(a,b).
z=4x+4y donne 12 en (1,2), alors que f(1,2)=4 : les décalages ont été oubliés.
L'estimation reste près de f(a,b)
L'écart L−f(a,b) vaut fxdx+fydy : il est petit si les déplacements le sont.
Une estimation de 4,02×3,972 à 35 alors que f(4,4)=32 trahit un signe de dy oublié.
Une erreur maximale est une somme de termes positifs
Chaque contribution est une valeur absolue : aucun terme ne peut en annuler un autre.
Une erreur maximale nulle ou négative, comme 0,2−0,2=0, est toujours fausse.
L'ordre de grandeur par les exposants
Pour Cxpyq, l'erreur relative est environ ∣p∣ fois celle de x plus ∣q∣ fois celle de y.
πr2h avec 1% sur r et 1% sur h : environ 3%. Un calcul qui donne 0,3% a perdu un facteur.
L'exercice type décortiqué
Estimer 2,012×8,97 sans calculatrice
Estimer 2,012×8,97 à l'aide d'une approximation linéaire bien choisie, en justifiant qu'elle est légitime.
Étape 1
On pose f(x,y)=x2y et l'on s'appuie sur (2,9) : f(2,9)=4×3=12.
Pourquoi
Le point d'appui le plus proche où tout se calcule de tête : 2 est entier, 9 est un carré parfait.
Étape 2
fx=2xy et fy=2yx2 sont continues pour y>0, donc f est différentiable en (2,9).
Pourquoi
C'est le point de rigueur : sans différentiabilité, L n'approche rien.
Étape 3
fx(2,9)=2×2×3=12 et fy(2,9)=64=32.
Pourquoi
On évalue après avoir dérivé, jamais avant.
Étape 4
dx=0,01 et dy=8,97−9=−0,03.
Pourquoi
Le signe de dy est négatif : c'est la faute la plus fréquente sur ce type d'estimation.
On assemble la formule avec ses décalages, déjà calculés.
Étape 6
Contrôle : l'écart à f(2,9) est 0,10, petit comme les déplacements ; la valeur exacte vaut 12,1000…
Pourquoi
L'erreur, inférieure à 10−4, est d'ordre deux : la promesse de la différentiabilité est tenue.
Conclusion rédigée
« f étant différentiable en (2,9), 2,012×8,97≈L(2,01;8,97)=12,10. »
L'erreur classique sur cet exercice : Prendre dy=+0,03, ce qui donne 12,14, ou s'appuyer sur (2,01;9), où 2,012 reste à calculer.
À savoir par cœur
•Plan tangent : z=f(a,b)+fx(a,b)(x−a)+fy(a,b)(y−b), et L(a,b)=f(a,b).
•fx et fy CONTINUES près de (a,b)⇒f différentiable ⇒f continue et plan tangent.
•fx(a,b) et fy(a,b) qui EXISTENT n'impliquent ni la différentiabilité ni la continuité.
•dz=fxdx+fydy suit le plan, Δz suit la surface ; l'écart est négligeable devant dx2+dy2.
•Erreur maximale : ∣fx∣δx+∣fy∣δy, TOUJOURS en valeurs absolues.
•Produit de puissances Cxpyq : erreurs relatives multipliées par ∣p∣ et ∣q∣, puis ADDITIONNÉES.
Questions fréquentes
Que mettre sur l'aide-mémoire de MTH1101 pour le plan tangent et la différentielle ?
L'aide-mémoire permis tient sur une feuille recto verso, sans calculatrice. Pour ce chapitre, notez l'équation du plan tangent avec ses décalages x moins a et y moins b, la condition suffisante de différentiabilité (dérivées partielles continues), le fait que l'existence des dérivées partielles ne suffit pas, et la formule de l'erreur maximale en valeurs absolues, avec sa version en erreurs relatives pour un produit de puissances.
Comment trouver l'équation du plan tangent à une surface z = f(x,y) ?
On vérifie d'abord que les dérivées partielles sont continues près du point, ce qui rend f différentiable. On calcule ensuite f(a,b), f_x(a,b) et f_y(a,b), puis on écrit z égale f(a,b) plus f_x(a,b) fois x moins a, plus f_y(a,b) fois y moins b. On contrôle enfin que le plan donne bien f(a,b) au-dessus du point.
Pourquoi l'existence des dérivées partielles ne suffit-elle pas pour avoir un plan tangent ?
Parce que les deux dérivées partielles ne regardent que deux directions, celles des axes. Une fonction peut être nulle sur les deux axes, donc avoir ses deux dérivées partielles nulles, et valoir un demi sur une autre courbe qui passe par le point : elle n'est même pas continue, et aucun plan ne la suit. Il faut la différentiabilité, garantie si les dérivées partielles sont continues.
Quelle est la différence entre dz et delta z ?
Delta z est l'accroissement réel de la fonction quand on se déplace de dx et dy : il suit la surface. La différentielle dz, égale à f_x dx plus f_y dy, est l'accroissement le long du plan tangent. Pour une fonction différentiable, l'écart entre les deux est négligeable devant le déplacement, c'est pourquoi dz sert à estimer delta z quand dx et dy sont petits.
Comment calculer l'erreur maximale sur une grandeur qui dépend de deux mesures ?
On écrit la différentielle totale, puis on remplace chaque terme par sa valeur absolue : valeur absolue de f_x fois l'incertitude sur x, plus valeur absolue de f_y fois l'incertitude sur y. Les signes des erreurs étant inconnus, le pire cas les fait pousser dans le même sens. Pour un produit de puissances, on additionne les erreurs relatives multipliées par les exposants.
Passer à la pratique
Exercices corrigés : Plan tangent et différentielle
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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