Exercice 1 : Le principe multiplicatif
Un restaurant propose 4 entrées, 6 plats et 3 desserts.
- a) Combien de menus complets (une entrée, un plat, un dessert) peut-on composer ?
- b) Un client choisit une formule à deux services : soit entrée et plat, soit plat et dessert. Combien de formules possibles ?
- c) Une plaque d'immatriculation est formée de 3 lettres suivies de 3 chiffres. Combien de plaques différentes peut-on fabriquer ?
- d) Reprenez la question c) en imposant que les 3 lettres soient deux à deux distinctes.
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Réponses
- a) menus
- b) formules
- c) plaques
- d) plaques
a) Composer un menu, c'est faire trois choix SUCCESSIFS et indépendants : l'entrée n'influence pas les plats disponibles. Le principe multiplicatif donne menus. Le mot clé qui déclenche la multiplication est « et » : une entrée ET un plat ET un dessert.
b) Les deux formules sont EXCLUSIVES, un client prenant l'une ou l'autre mais pas les deux, et l'on additionne donc les deux comptages : formules. Le mot clé est ici « ou ». Il faut retenir la double règle qui structure tout le chapitre : le principe multiplicatif s'applique à l'intérieur d'un cas, entre des choix successifs, et le principe additif entre des cas disjoints. Une vérification s'impose toujours avant d'additionner, celle de la disjonction : si un même objet pouvait relever des deux cas, il serait compté deux fois, comme le montrera l'exercice 9.
c) Chaque position de lettre offre choix et chaque position de chiffre en offre , la répétition étant autorisée puisque rien ne l'interdit : plaques. L'exposant compte les POSITIONS et la base compte les VALEURS disponibles ; l'inversion des deux est une erreur si fréquente qu'elle fait l'objet d'une question entière à l'exercice 9.
d) Les trois lettres forment maintenant une liste SANS répétition : la première offre choix, la deuxième seulement puisqu'une lettre est déjà utilisée, la troisième . Cela donne possibilités pour les lettres, puis plaques au total. On en perd donc , soit environ du total.
Ce pourcentage de perte est instructif et vaut d'être compris plutôt que subi. Il est faible parce que le réservoir de lettres, , est grand devant le nombre de tirages, : la probabilité de tomber deux fois sur la même lettre reste modeste. Si l'on tirait lettres parmi un alphabet de symboles seulement, la proportion de listes sans répétition tomberait à , et la perte dépasserait . Plus le nombre de tirages se rapproche de la taille du réservoir, plus l'écart entre les deux modèles se creuse, ce que la question d) de l'exercice 2 va chiffrer sur un cas concret.