Spécialité maths, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : géométrie dans l'espace (Terminale spécialité)

Voici une série d'exercices corrigés de spécialité mathématiques sur la géométrie dans l'espace, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

L'exercice 10 est le grand classique du baccalauréat : un cube muni d'un repère, la diagonale (AG)(AG) orthogonale au plan (BDE)(BDE), puis le calcul d'une distance. Tout le chapitre y passe en une seule question.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (14 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Nombres et calcul littéralSeconde
  2. 2Le second degréSeconde
  3. 3Vecteurs et géométrie repéréeSeconde
  4. 4Configurations et trigonométrieSeconde
  5. 5Le second degréPremière
  6. 6La trigonométriePremière
  7. 7Le produit scalairePremière
  8. 8La géométrie repéréePremière
  9. 9Géométrie de CinquièmeCinquième
  10. 10Translations, symétries et rotationsQuatrième
  11. 11Les fonctions linéairesTroisième
  12. 12Les fonctions affinesTroisième
  13. 13Trigonométrie : sinus et cosinusTroisième
  14. 14Thalès, réciproque et agrandissementsTroisième

Rappel de cours

  • Dans un repère de l'espace, AB\vec{AB} a pour coordonnées (xBxA, yByA, zBzA)(x_B-x_A,\ y_B-y_A,\ z_B-z_A).
  • Trois vecteurs sont coplanaires lorsque l'un s'écrit comme combinaison linéaire des deux autres. Sinon ils forment une base de l'espace.
  • Représentation paramétrique de la droite passant par AA et de vecteur directeur u(a, b, c)\vec{u}(a,\ b,\ c) : x=xA+atx=x_A+at, y=yA+bty=y_A+bt, z=zA+ctz=z_A+ct, avec tt réel.
  • Produit scalaire dans un repère orthonormé : uv=xx+yy+zz\vec{u}\cdot\vec{v}=xx'+yy'+zz'. Norme : u=x2+y2+z2\|\vec{u}\|=\sqrt{x^2+y^2+z^2}.
  • Un vecteur n\vec{n} est normal à un plan lorsqu'il est orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires de ce plan.
  • Le plan de vecteur normal n(a, b, c)\vec{n}(a,\ b,\ c) passant par AA a pour équation a(xxA)+b(yyA)+c(zzA)=0a(x-x_A)+b(y-y_A)+c(z-z_A)=0, soit ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0.
  • Distance d'un point MM au plan d'équation ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0 : axM+byM+czM+da2+b2+c2\frac{|ax_M+by_M+cz_M+d|}{\sqrt{a^2+b^2+c^2}}.
  • Deux droites de l'espace qui ne sont ni parallèles ni sécantes existent : elles sont non coplanaires.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Vecteurs de l'espace

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(1, 2, 1)A(1,\ 2,\ -1), B(3, 1, 2)B(3,\ -1,\ 2), C(0, 4, 1)C(0,\ 4,\ 1) et D(2, 1, 4)D(2,\ 1,\ 4).

  • a) Calculez les coordonnées de AB\vec{AB} et CD\vec{CD}. Que peut-on en déduire pour le quadrilatère ABDCABDC ?
  • b) Vérifiez votre conclusion en calculant AC\vec{AC} et BD\vec{BD}.
  • c) Les vecteurs u(2, 4, 6)\vec{u}(2,\ -4,\ 6) et v(1, 2, 3)\vec{v}(-1,\ 2,\ -3) sont-ils colinéaires ?
  • d) Les vecteurs w(1, 2, 3)\vec{w}(1,\ 2,\ 3) et t(2, 4, 7)\vec{t}(2,\ 4,\ 7) sont-ils colinéaires ?

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a)
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Réponses

  • a) AB=CD(2,3,3)\vec{AB}=\vec{CD}(2,-3,3) : ABDCABDC parallélogramme
  • b) AC=BD(1,2,2)\vec{AC}=\vec{BD}(-1,2,2)
  • c) Colinéaires : v=12u\vec{v}=-\frac{1}{2}\vec{u}
  • d) Non colinéaires

a) Les composantes d'un vecteur s'obtiennent en soustrayant l'origine de l'extrémité, coordonnée par coordonnée : AB(31, 12, 2(1))=(2, 3, 3)\vec{AB}(3-1,\ -1-2,\ 2-(-1))=(2,\ -3,\ 3) et CD(20, 14, 41)=(2, 3, 3)\vec{CD}(2-0,\ 1-4,\ 4-1)=(2,\ -3,\ 3). Les deux vecteurs sont ÉGAUX, ce qui signifie que [AB][AB] et [CD][CD] sont parallèles, de même longueur et de même sens : le quadrilatère ABDCABDC est un PARALLÉLOGRAMME. Attention à l'ordre des sommets, qui est le piège de la question : c'est bien ABDCABDC et non ABCDABCD, car le côté opposé à [AB][AB] dans le parallélogramme est parcouru de CC vers DD.

b) On vérifie par l'autre paire de côtés : AC(01, 42, 1(1))=(1, 2, 2)\vec{AC}(0-1,\ 4-2,\ 1-(-1))=(-1,\ 2,\ 2) et BD(23, 1(1), 42)=(1, 2, 2)\vec{BD}(2-3,\ 1-(-1),\ 4-2)=(-1,\ 2,\ 2). Ils sont égaux eux aussi ✓, ce qui confirme le parallélogramme. Ce second calcul n'était pas indispensable, un seul couple de côtés égaux suffisant à caractériser un parallélogramme, mais il constitue un contrôle indépendant qui ne coûte que deux lignes.

c) On cherche un réel kk tel que v=ku\vec{v}=k\vec{u}. La première coordonnée donne 1=2k-1=2k, donc k=12k=-\frac{1}{2}. On VÉRIFIE ensuite sur les deux autres : 12×(4)=2-\frac{1}{2}\times(-4)=2 ✓ et 12×6=3-\frac{1}{2}\times 6=-3 ✓. Les trois coordonnées sont cohérentes avec le même kk, donc les vecteurs sont COLINÉAIRES, et v\vec{v} est l'opposé de la moitié de u\vec{u}.

d) On procède de même : la première coordonnée suggère k=21=2k=\frac{2}{1}=2, la deuxième confirme k=42=2k=\frac{4}{2}=2, mais la troisième donne 732,332\frac{7}{3}\approx 2{,}33\neq 2. Les vecteurs ne sont donc PAS colinéaires.

C'est le point de méthode central de cet exercice, et il distingue l'espace du plan. Dans le plan, deux coordonnées suffisent et le critère adbc=0ad-bc=0 tranche d'un coup. Dans l'espace, il faut vérifier les TROIS coordonnées, et deux sur trois ne prouvent rien. La question d) est construite exactement pour piéger l'élève qui s'arrête après deux vérifications concordantes : les deux premières coordonnées de w\vec{w} et t\vec{t} sont bel et bien proportionnelles, et c'est la troisième seule qui détruit la colinéarité.

Exercice 2 : Coplanarité et base de l'espace

On considère les vecteurs u(1, 0, 1)\vec{u}(1,\ 0,\ 1), v(0, 1, 1)\vec{v}(0,\ 1,\ 1), w(1, 1, 2)\vec{w}(1,\ 1,\ 2) et w(1, 1, 3)\vec{w'}(1,\ 1,\ 3).

  • a) Justifiez que u\vec{u} et v\vec{v} ne sont pas colinéaires.
  • b) Déterminez deux réels aa et bb tels que w=au+bv\vec{w}=a\vec{u}+b\vec{v}, s'ils existent. Concluez sur la coplanarité de u\vec{u}, v\vec{v} et w\vec{w}.
  • c) Reprenez la question b) avec w\vec{w'}.
  • d) Que peut-on dire du triplet (u, v, w)(\vec{u},\ \vec{v},\ \vec{w'}) ?

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a)
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Réponses

  • a) Non colinéaires
  • b) w=u+v\vec{w}=\vec{u}+\vec{v} : coplanaires
  • c) Système incompatible : non coplanaires
  • d) Une base de l'espace

a) Raisonnons par l'absurde. Si v\vec{v} était colinéaire à u\vec{u}, il existerait kk tel que v=ku\vec{v}=k\vec{u}. La première coordonnée donnerait 0=k×10=k\times 1, donc k=0k=0, et alors v\vec{v} serait le vecteur NUL. Or v(0, 1, 1)\vec{v}(0,\ 1,\ 1) n'est pas nul. Contradiction : les deux vecteurs ne sont pas colinéaires. On retiendra l'argument, qui revient souvent : dès qu'un vecteur a une coordonnée nulle là où l'autre ne l'a pas, la colinéarité est impossible.

b) Le vecteur au+bva\vec{u}+b\vec{v} a pour coordonnées (a×1+b×0, a×0+b×1, a×1+b×1)=(a, b, a+b)\left(a\times 1+b\times 0,\ a\times 0+b\times 1,\ a\times 1+b\times 1\right)=(a,\ b,\ a+b). L'égalité avec w(1, 1, 2)\vec{w}(1,\ 1,\ 2) donne un système de trois équations : a=1a=1, b=1b=1, et a+b=2a+b=2. Les deux premières fixent aa et bb, et la troisième est alors une CONDITION DE COMPATIBILITÉ : 1+1=21+1=2 ✓, elle est satisfaite. Donc w=u+v\vec{w}=\vec{u}+\vec{v}, et les trois vecteurs sont COPLANAIRES, c'est-à-dire qu'ils appartiennent tous à un même plan vectoriel.

c) Avec w(1, 1, 3)\vec{w'}(1,\ 1,\ 3), les deux premières coordonnées imposent encore a=1a=1 et b=1b=1, mais la troisième exigerait a+b=3a+b=3, soit 2=32=3, ce qui est faux. Le système est INCOMPATIBLE : aucun couple (a,b)(a,b) ne convient. Le vecteur w\vec{w'} n'est donc pas combinaison linéaire de u\vec{u} et v\vec{v}, et les trois vecteurs ne sont pas coplanaires. Notez la structure du raisonnement, identique en b) et en c) : deux équations déterminent les inconnues, la troisième décide de tout.

d) Trois vecteurs NON COPLANAIRES de l'espace forment une BASE : tout vecteur de l'espace se décompose de manière unique comme xu+yv+zwx\vec{u}+y\vec{v}+z\vec{w'}. C'est la définition même d'une base en dimension trois, et elle explique pourquoi la coplanarité est la notion centrale de ce chapitre : elle est exactement l'obstacle qui empêche trois vecteurs d'engendrer tout l'espace.

On peut résumer la hiérarchie, qui vaut d'être mémorisée. Deux vecteurs colinéaires engendrent une DROITE. Deux vecteurs non colinéaires engendrent un PLAN. Trois vecteurs coplanaires n'engendrent toujours qu'un plan, le troisième n'apportant rien de neuf. Il faut trois vecteurs non coplanaires pour engendrer l'ESPACE tout entier.

Exercice 3 : Représentation paramétrique d'une droite

On considère la droite dd passant par A(1, 2, 1)A(1,\ 2,\ -1) et de vecteur directeur u(2, 3, 3)\vec{u}(2,\ -3,\ 3).

  • a) Donnez une représentation paramétrique de dd.
  • b) Le point B(3, 1, 2)B(3,\ -1,\ 2) appartient-il à dd ? Justifiez en donnant la valeur du paramètre.
  • c) Le point E(5, 4, 4)E(5,\ -4,\ 4) appartient-il à dd ?
  • d) Déterminez les coordonnées du point de dd d'abscisse 77.

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) x=1+2tx=1+2t, y=23ty=2-3t, z=1+3tz=-1+3t
  • b) Oui, t=1t=1
  • c) Non (z=54z=5\neq 4)
  • d) (7, 7, 8)(7,\ -7,\ 8)

a) Une représentation paramétrique s'obtient en partant du point et en avançant d'un multiple du vecteur directeur : M(x,y,z)M(x,y,z) appartient à dd si et seulement si AM=tu\vec{AM}=t\,\vec{u} pour un certain réel tt. Coordonnée par coordonnée : x=1+2tx=1+2t, y=23ty=2-3t, z=1+3tz=-1+3t, avec tt décrivant R\mathbb{R}. Le paramètre tt n'est pas une coordonnée mais une « position le long de la droite » : t=0t=0 donne AA, t=1t=1 donne le point situé un vecteur u\vec{u} plus loin.

b) La méthode est toujours la même : on utilise UNE coordonnée pour trouver tt, puis on vérifie les deux autres. De 1+2t=31+2t=3 on tire t=1t=1. On reporte : y=23×1=1y=2-3\times 1=-1 ✓, ce qui correspond, et z=1+3×1=2z=-1+3\times 1=2 ✓ également. Les trois coordonnées concordent pour la même valeur du paramètre, donc BB appartient à dd, atteint pour t=1t=1. La mention de la valeur du paramètre fait partie de la réponse attendue.

c) De 1+2t=51+2t=5 on tire t=2t=2. On vérifie : y=23×2=4y=2-3\times 2=-4 ✓, ce qui correspond, mais z=1+3×2=5z=-1+3\times 2=5, alors que le point EE a pour cote 44 ✗. Le point EE n'appartient donc PAS à dd. C'est le même piège qu'à l'exercice 1 d) : deux coordonnées sur trois concordent, et cela ne suffit pas. Dans l'espace, il faut toujours aller jusqu'à la troisième.

d) On impose l'abscisse : 1+2t=71+2t=7 donne 2t=62t=6, soit t=3t=3. On calcule alors les deux autres coordonnées : y=23×3=29=7y=2-3\times 3=2-9=-7 et z=1+3×3=1+9=8z=-1+3\times 3=-1+9=8. Le point cherché est (7, 7, 8)(7,\ -7,\ 8). Contrôle : il doit appartenir à dd, et il y correspond au paramètre t=3t=3 ✓.

Remarque utile pour la suite du chapitre : une droite de l'espace admet une INFINITÉ de représentations paramétriques, selon le point de départ et le vecteur directeur choisis. Prendre BB comme point de départ et 2u2\vec{u} comme directeur donnerait x=3+4sx=3+4s, y=16sy=-1-6s, z=2+6sz=2+6s, qui décrit exactement la même droite. Deux représentations différentes ne signifient donc jamais deux droites différentes, et pour comparer deux droites il faut comparer leurs directions et un point, pas leurs écritures.

-2-112345678-2-1123456A (t = 0)t = 1t = 2vecteur directeur uchaque valeur de t donne UN point : t est un curseurM = A + t·u

Exercice 4 : Produit scalaire dans l'espace

L'espace est rapporté à un repère orthonormé.

  • a) Calculez uv\vec{u}\cdot\vec{v} pour u(1, 2, 1)\vec{u}(1,\ 2,\ -1) et v(3, 1, 1)\vec{v}(3,\ -1,\ 1). Que peut-on en conclure ?
  • b) Calculez u\|\vec{u}\| et v\|\vec{v}\|.
  • c) Pour a(2, 1, 2)\vec{a}(2,\ 1,\ -2) et b(1, 3, 1)\vec{b}(1,\ 3,\ 1), calculez ab\vec{a}\cdot\vec{b} et a\|\vec{a}\|.
  • d) Déterminez une valeur approchée au centième de degré de l'angle entre a\vec{a} et b\vec{b}.

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) 00 : orthogonaux
  • b) 62,449\sqrt{6}\approx 2{,}449 et 113,317\sqrt{11}\approx 3{,}317
  • c) ab=3\vec{a}\cdot\vec{b}=3, a=3\|\vec{a}\|=3
  • d) θ72,45\theta\approx 72{,}45^{\circ}

a) Dans un repère ORTHONORMÉ, le produit scalaire se calcule en sommant les produits des coordonnées de même rang : uv=1×3+2×(1)+(1)×1=321=0\vec{u}\cdot\vec{v}=1\times 3+2\times(-1)+(-1)\times 1=3-2-1=0. Un produit scalaire nul entre deux vecteurs non nuls signifie qu'ils sont ORTHOGONAUX. L'hypothèse « repère orthonormé » n'est pas décorative : sans elle, cette formule serait fausse, et le programme la suppose partout.

b) u=12+22+(1)2=1+4+1=62,449\|\vec{u}\|=\sqrt{1^{2}+2^{2}+(-1)^{2}}=\sqrt{1+4+1}=\sqrt{6}\approx 2{,}449 et v=32+(1)2+12=9+1+1=113,317\|\vec{v}\|=\sqrt{3^{2}+(-1)^{2}+1^{2}}=\sqrt{9+1+1}=\sqrt{11}\approx 3{,}317. La norme est l'extension directe de Pythagore à trois dimensions, avec un carré de plus sous la racine.

c) ab=2×1+1×3+(2)×1=2+32=3\vec{a}\cdot\vec{b}=2\times 1+1\times 3+(-2)\times 1=2+3-2=3. Le produit scalaire est POSITIF, ce qui indique déjà, avant tout calcul d'angle, que l'angle entre les deux vecteurs est AIGU. Puis a=4+1+4=9=3\|\vec{a}\|=\sqrt{4+1+4}=\sqrt{9}=3, une norme entière, ce qui est le signe que l'énoncé a choisi ses nombres pour que le calcul tombe juste.

d) Il manque b=1+9+1=11\|\vec{b}\|=\sqrt{1+9+1}=\sqrt{11}. On applique alors cosθ=abab=33×11=1110,3015\cos\theta=\frac{\vec{a}\cdot\vec{b}}{\|\vec{a}\|\,\|\vec{b}\|}=\frac{3}{3\times\sqrt{11}}=\frac{1}{\sqrt{11}}\approx 0{,}3015. D'où θ=arccos(0,3015)72,45\theta=\arccos(0{,}3015)\approx 72{,}45^{\circ}.

Trois contrôles valident ce résultat. Le cosinus obtenu est compris entre 1-1 et 11 ✓, ce qui est obligatoire et détecte immédiatement une erreur de norme. Il est POSITIF, donc l'angle est inférieur à 9090^{\circ} ✓, conforme au signe du produit scalaire relevé en c). Et l'angle est proche de 7272^{\circ}, donc pas très loin de la perpendicularité, ce qui est cohérent avec un produit scalaire de 33 seulement pour des normes de 33 et 3,33{,}3, c'est-à-dire faible devant le maximum possible de 9,959{,}95.

Exercice 5 : Équation cartésienne d'un plan

L'espace est rapporté à un repère orthonormé.

  • a) Déterminez une équation cartésienne du plan PP passant par A(1, 2, 1)A(1,\ 2,\ -1) et de vecteur normal n(2, 1, 3)\vec{n}(2,\ -1,\ 3).
  • b) Vérifiez que le point AA appartient bien à PP.
  • c) Le point F(2, 4, 0)F(2,\ 4,\ 0) appartient-il à PP ?
  • d) Donnez un vecteur normal au plan QQ d'équation x+2yz+5=0x+2y-z+5=0, puis vérifiez que G(0, 0, 5)G(0,\ 0,\ 5) appartient à QQ.
  • e) Les plans PP et QQ sont-ils perpendiculaires ?

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a)
c)
d)
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Réponses

  • a) 2xy+3z+3=02x-y+3z+3=0
  • b) 223+3=02-2-3+3=0
  • c) Non (303\neq 0)
  • d) m(1,2,1)\vec{m}(1,2,-1) ; GQG\in Q
  • e) Non (nm=3\vec{n}\cdot\vec{m}=-3)

a) Un plan est entièrement déterminé par un point et un vecteur NORMAL. Le point M(x,y,z)M(x,y,z) appartient à PP si et seulement si AMn=0\vec{AM}\cdot\vec{n}=0, ce qui s'écrit 2(x1)+(1)(y2)+3(z+1)=02(x-1)+(-1)(y-2)+3(z+1)=0. On développe : 2x2y+2+3z+3=02x-2-y+2+3z+3=0, soit 2xy+3z+3=02x-y+3z+3=0. Attention au signe du zz : le point a pour cote 1-1, donc z(1)=z+1z-(-1)=z+1.

b) 2×12+3×(1)+3=223+3=02\times 1-2+3\times(-1)+3=2-2-3+3=0 ✓. Le point AA appartient bien à PP, ce qui est la moindre des choses puisque le plan a été construit pour passer par lui. Cette vérification n'est pas superflue : elle détecte une erreur de signe dans le développement de a), qui est l'erreur la plus fréquente.

c) 2×24+3×0+3=44+0+3=302\times 2-4+3\times 0+3=4-4+0+3=3\neq 0 ✗. Le point FF n'appartient pas à PP. On peut même interpréter le nombre obtenu : la valeur 33 n'est pas une distance, mais elle en est proportionnelle, et sa division par n=14\|\vec{n}\|=\sqrt{14} donnerait précisément la distance de FF au plan, comme le montrera l'exercice 8.

d) Les coefficients de xx, yy et zz dans une équation cartésienne donnent DIRECTEMENT un vecteur normal, sans aucun calcul : pour Q:x+2yz+5=0Q : x+2y-z+5=0, on lit m(1, 2, 1)\vec{m}(1,\ 2,\ -1). C'est la propriété la plus rentable du chapitre, et elle explique pourquoi on privilégie l'équation cartésienne sur la représentation paramétrique pour un plan. Vérification pour GG : 0+2×05+5=00+2\times 0-5+5=0 ✓, donc GG appartient à QQ.

e) Deux plans sont perpendiculaires lorsque leurs vecteurs NORMAUX sont orthogonaux, et non l'inverse. On calcule : nm=2×1+(1)×2+3×(1)=223=30\vec{n}\cdot\vec{m}=2\times 1+(-1)\times 2+3\times(-1)=2-2-3=-3\neq 0. Les plans ne sont donc pas perpendiculaires.

Le tableau des correspondances mérite d'être su par cœur, car tout le chapitre s'y ramène. Deux plans sont PARALLÈLES quand leurs normaux sont colinéaires, PERPENDICULAIRES quand leurs normaux sont orthogonaux. Une droite est PARALLÈLE à un plan quand son directeur est orthogonal au normal, et ORTHOGONALE au plan quand son directeur est colinéaire au normal. On remarquera l'inversion troublante : pour une droite et un plan, orthogonal se traduit par colinéaire, et parallèle par orthogonal. C'est la source d'erreur numéro un, et le remède est de toujours revenir à ce que le normal représente, une direction PERPENDICULAIRE au plan.

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Intersection d'une droite et d'un plan

On considère le plan PP d'équation 2xy+3z+3=02x-y+3z+3=0 et la droite dd de représentation paramétrique x=2+tx=2+t, y=1ty=1-t, z=3+2tz=3+2t, avec tt réel.

  • a) Donnez un vecteur directeur u\vec{u} de dd et un vecteur normal n\vec{n} de PP.
  • b) Calculez un\vec{u}\cdot\vec{n}. Que peut-on en déduire sur la position relative de dd et PP ?
  • c) Déterminez les coordonnées du point d'intersection de dd et PP.
  • d) Vérifiez que ce point appartient bien à la fois à dd et à PP.

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a)
b)
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Réponses

  • a) u(1,1,2)\vec{u}(1,-1,2), n(2,1,3)\vec{n}(2,-1,3)
  • b) 909\neq 0 : la droite coupe le plan
  • c) t=53t=-\frac{5}{3} : (13, 83, 13)\left(\frac{1}{3},\ \frac{8}{3},\ -\frac{1}{3}\right)
  • d) Vérifié dans dd et dans PP

a) Le vecteur directeur d'une droite se lit sur les COEFFICIENTS DU PARAMÈTRE dans la représentation paramétrique : x=2+tx=2+t, y=1ty=1-t, z=3+2tz=3+2t donne u(1, 1, 2)\vec{u}(1,\ -1,\ 2). Le vecteur normal du plan se lit sur les coefficients de l'équation cartésienne : 2xy+3z+3=02x-y+3z+3=0 donne n(2, 1, 3)\vec{n}(2,\ -1,\ 3). Deux lectures directes, aucun calcul.

b) un=1×2+(1)×(1)+2×3=2+1+6=90\vec{u}\cdot\vec{n}=1\times 2+(-1)\times(-1)+2\times 3=2+1+6=9\neq 0. Le directeur n'est donc PAS orthogonal au normal, ce qui signifie que la droite n'est pas parallèle au plan : elle le COUPE en un unique point. Ce test précède toujours le calcul du point d'intersection, car il évite de se lancer dans une résolution qui n'aboutirait pas. Si le produit avait été nul, deux cas restaient possibles : droite strictement parallèle au plan, ou droite CONTENUE dans le plan, et l'on aurait tranché en testant un point de la droite dans l'équation.

c) On substitue les expressions paramétriques dans l'équation du plan, ce qui est la méthode standard : 2(2+t)(1t)+3(3+2t)+3=02(2+t)-(1-t)+3(3+2t)+3=0. On développe avec soin les signes : 4+2t1+t+9+6t+3=04+2t-1+t+9+6t+3=0, soit 9t+15=09t+15=0, donc t=159=53t=-\frac{15}{9}=-\frac{5}{3}. On reporte dans la paramétrique : x=253=13x=2-\frac{5}{3}=\frac{1}{3}, y=1+53=83y=1+\frac{5}{3}=\frac{8}{3}, z=3+2×(53)=3103=13z=3+2\times\left(-\frac{5}{3}\right)=3-\frac{10}{3}=-\frac{1}{3}. Le point d'intersection est (13, 83, 13)\left(\frac{1}{3},\ \frac{8}{3},\ -\frac{1}{3}\right).

d) Double vérification, et les deux sont nécessaires. Appartenance à dd : le point a été construit à partir de t=53t=-\frac{5}{3} dans la représentation paramétrique, il y appartient donc par construction ✓. Appartenance à PP : 2×1383+3×(13)+3=238333+93=283+93=03=02\times\frac{1}{3}-\frac{8}{3}+3\times\left(-\frac{1}{3}\right)+3=\frac{2}{3}-\frac{8}{3}-\frac{3}{3}+\frac{9}{3}=\frac{2-8-3+9}{3}=\frac{0}{3}=0 ✓.

Une remarque de méthode qui fait gagner du temps en examen : le fait que 9t+159t+15 soit une expression du PREMIER degré en tt n'est pas un hasard, c'est la conséquence du produit scalaire non nul trouvé en b). Le coefficient de tt dans cette expression EST exactement un=9\vec{u}\cdot\vec{n}=9. Si ce coefficient avait été nul, l'équation se serait réduite à une constante, sans solution si la constante est non nulle, ce qui donne une droite strictement parallèle, ou avec une infinité de solutions si elle est nulle, ce qui donne une droite incluse dans le plan.

Exercice 7 : Positions relatives de plans

On considère les plans P1:2xy+3z+3=0P_{1} : 2x-y+3z+3=0, P2:4x2y+6z1=0P_{2} : 4x-2y+6z-1=0 et P3:x+yz=0P_{3} : x+y-z=0.

  • a) Donnez un vecteur normal à chacun de ces trois plans.
  • b) Étudiez la position relative de P1P_{1} et P2P_{2}. Sont-ils confondus ?
  • c) Étudiez la position relative de P1P_{1} et P3P_{3}.
  • d) Le point H(1, 2, 3)H(1,\ 2,\ 3) appartient-il à P3P_{3} ? Et à P1P_{1} ?

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Réponses

  • a) n1(2,1,3)\vec{n_{1}}(2,-1,3), n2(4,2,6)\vec{n_{2}}(4,-2,6), n3(1,1,1)\vec{n_{3}}(1,1,-1)
  • b) Strictement parallèles
  • c) Sécants selon une droite, non perpendiculaires
  • d) HP3H\in P_{3}, HP1H\notin P_{1}

a) Les vecteurs normaux se lisent sur les coefficients : n1(2, 1, 3)\vec{n_{1}}(2,\ -1,\ 3), n2(4, 2, 6)\vec{n_{2}}(4,\ -2,\ 6) et n3(1, 1, 1)\vec{n_{3}}(1,\ 1,\ -1).

b) On observe que n2=2n1\vec{n_{2}}=2\,\vec{n_{1}}, en vérifiant les trois coordonnées : 4=2×24=2\times 2 ✓, 2=2×(1)-2=2\times(-1) ✓, 6=2×36=2\times 3 ✓. Les normaux sont colinéaires, donc les plans sont PARALLÈLES. Reste à savoir s'ils sont confondus ou strictement parallèles, et c'est le terme constant qui tranche. On multiplie l'équation de P1P_{1} par 22 pour comparer à coefficients identiques : 4x2y+6z+6=04x-2y+6z+6=0. Le terme constant vaut 66, alors que P2P_{2} a pour terme constant 1-1. Les deux équations ne décrivent donc pas le même plan : P1P_{1} et P2P_{2} sont STRICTEMENT parallèles.

Autre façon de conclure, plus rapide et moins sujette à erreur : il suffit de prendre un point de P1P_{1} et de tester s'il appartient à P2P_{2}. Le point A(1, 2, 1)A(1,\ 2,\ -1) appartient à P1P_{1} d'après l'exercice 5 ; dans P2P_{2} : 4461=704-4-6-1=-7\neq 0 ✗. Un point de P1P_{1} n'étant pas dans P2P_{2}, les plans sont bien disjoints.

c) n1n3=2×1+(1)×1+3×(1)=213=20\vec{n_{1}}\cdot\vec{n_{3}}=2\times 1+(-1)\times 1+3\times(-1)=2-1-3=-2\neq 0, donc les normaux ne sont pas orthogonaux et les plans ne sont pas perpendiculaires. Sont-ils parallèles ? Non plus : n1\vec{n_{1}} et n3\vec{n_{3}} ne sont pas colinéaires, comme le montre 21=2\frac{2}{1}=2 contre 11=1\frac{-1}{1}=-1. Deux plans non parallèles de l'espace se coupent donc SELON UNE DROITE. Notez qu'il n'existe pas d'analogue au cas des droites non coplanaires : deux plans sont toujours soit parallèles, soit sécants suivant une droite.

d) Pour P3P_{3} : 1+23=01+2-3=0 ✓, donc HH appartient à P3P_{3}. Pour P1P_{1} : 2×12+3×3+3=22+9+3=1202\times 1-2+3\times 3+3=2-2+9+3=12\neq 0 ✗, donc HH n'appartient pas à P1P_{1}. Conclusion utile : HH n'est PAS sur la droite d'intersection de P1P_{1} et P3P_{3}, puisqu'un point de cette droite devrait appartenir aux deux plans simultanément. Appartenir à l'un des deux ne suffit jamais.

SÉCANTSune droitePARALLÈLESaucun point communCONFONDUSun seul plandeux plans : trois positions, et rien d'autre

Exercice 8 : Projeté orthogonal et distance à un plan

On considère le plan PP d'équation 2xy+3z+3=02x-y+3z+3=0 et le point M(3, 1, 2)M(3,\ 1,\ -2).

On note HH le projeté orthogonal de MM sur PP.

  • a) Calculez la distance de MM au plan PP, en valeur exacte puis arrondie au millième.
  • b) Donnez une représentation paramétrique de la droite passant par MM et orthogonale à PP.
  • c) Déterminez les coordonnées de HH.
  • d) Vérifiez que HH appartient à PP, puis que la distance MHMH correspond bien au résultat de la question a).

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Réponses

  • a) 1470,535\frac{\sqrt{14}}{7}\approx 0{,}535
  • b) x=3+2tx=3+2t, y=1ty=1-t, z=2+3tz=-2+3t
  • c) H(197, 87, 177)H\left(\frac{19}{7},\ \frac{8}{7},\ -\frac{17}{7}\right)
  • d) HPH\in P et MH=147MH=\frac{\sqrt{14}}{7}

a) On applique la formule de la distance d'un point à un plan, qui est l'analogue en dimension trois de celle du plan : d(M,P)=axM+byM+czM+da2+b2+c2d(M,P)=\frac{|ax_{M}+by_{M}+cz_{M}+d|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}+c^{2}}}. Numérateur : 2×31+3×(2)+3=616+3=2=2|2\times 3-1+3\times(-2)+3|=|6-1-6+3|=|2|=2. Dénominateur : 4+1+9=14\sqrt{4+1+9}=\sqrt{14}. Donc d=214d=\frac{2}{\sqrt{14}}, qu'on rationalise en 21414=1470,535\frac{2\sqrt{14}}{14}=\frac{\sqrt{14}}{7}\approx 0{,}535. La valeur absolue est indispensable, une distance étant positive.

b) La droite cherchée est ORTHOGONALE au plan, donc son vecteur directeur est colinéaire au vecteur normal du plan : on prend n(2, 1, 3)\vec{n}(2,\ -1,\ 3) lui-même. Passant par M(3, 1, 2)M(3,\ 1,\ -2), elle admet pour représentation paramétrique x=3+2tx=3+2t, y=1ty=1-t, z=2+3tz=-2+3t. C'est ici que joue l'inversion signalée à l'exercice 5 : pour une droite orthogonale au plan, le directeur est COLINÉAIRE au normal, pas orthogonal.

c) Le projeté HH est l'intersection de cette droite avec le plan, on procède donc comme à l'exercice 6. On substitue : 2(3+2t)(1t)+3(2+3t)+3=6+4t1+t6+9t+3=14t+22(3+2t)-(1-t)+3(-2+3t)+3=6+4t-1+t-6+9t+3=14t+2. On résout 14t+2=014t+2=0, donc t=17t=-\frac{1}{7}. Coordonnées : x=327=197x=3-\frac{2}{7}=\frac{19}{7}, y=1+17=87y=1+\frac{1}{7}=\frac{8}{7}, z=237=177z=-2-\frac{3}{7}=-\frac{17}{7}. Donc H(197, 87, 177)H\left(\frac{19}{7},\ \frac{8}{7},\ -\frac{17}{7}\right).

d) Vérification dans PP : 2×19787+3×(177)+3=38851+217=07=02\times\frac{19}{7}-\frac{8}{7}+3\times\left(-\frac{17}{7}\right)+3=\frac{38-8-51+21}{7}=\frac{0}{7}=0 ✓. Vérification de la distance : MH(1973, 871, 177+2)=(27, 17, 37)\vec{MH}\left(\frac{19}{7}-3,\ \frac{8}{7}-1,\ -\frac{17}{7}+2\right)=\left(-\frac{2}{7},\ \frac{1}{7},\ -\frac{3}{7}\right), de norme 174+1+9=147\frac{1}{7}\sqrt{4+1+9}=\frac{\sqrt{14}}{7} ✓, exactement la valeur de a).

Les deux méthodes coïncident donc, ce qui n'est pas une coïncidence : la formule de la distance N'EST QUE ce calcul de projection écrit de façon compacte. Remarquez d'ailleurs que le coefficient 1414 apparu en c) est exactement n2=4+1+9\|\vec{n}\|^{2}=4+1+9, et que la valeur 22 est celle du numérateur de a). En pratique, la formule suffit quand on ne demande que la distance ; le passage par le projeté devient nécessaire dès qu'on veut les COORDONNÉES du point le plus proche, par exemple pour calculer un symétrique.

AH, projeté orthogonaldAH est le PLUS COURT chemin de A au plan :tout autre segment est l'hypoténuse d'un triangle rectangle

Exercice 9 : Quatre affirmations sur l'espace

Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et justifiez.

  • a) « Deux droites de l'espace qui ne sont pas parallèles sont sécantes. »
  • b) « Trois vecteurs non nuls et deux à deux non colinéaires forment toujours une base de l'espace. »
  • c) « Un plan admet un unique vecteur normal. »
  • d) « Deux équations cartésiennes différentes définissent toujours deux plans différents. »

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Réponses

  • a) Faux : elles peuvent être non coplanaires
  • b) Faux : il faut trois vecteurs non coplanaires
  • c) Faux : une infinité, tous colinéaires
  • d) Faux : des équations proportionnelles décrivent le même plan

a) FAUX, et c'est la différence la plus importante entre le plan et l'espace. Dans le plan, deux droites non parallèles se coupent nécessairement. Dans l'espace, elles peuvent n'être NI parallèles NI sécantes : on dit alors qu'elles sont NON COPLANAIRES, car aucun plan ne les contient toutes les deux. Contre-exemple dans le cube de l'exercice 10 : les droites (AB)(AB) et (EH)(EH), de directeurs (1,0,0)(1,0,0) et (0,1,0)(0,1,0), non colinéaires donc non parallèles. Pourtant (AB)(AB) est dans le plan z=0z=0 et (EH)(EH) dans le plan z=1z=1 : elles ne se rencontrent jamais. Il y a donc TROIS positions relatives dans l'espace, contre deux dans le plan.

b) FAUX. Trois vecteurs peuvent être deux à deux non colinéaires tout en étant COPLANAIRES, auquel cas ils n'engendrent qu'un plan et non l'espace. Contre-exemple tiré de l'exercice 2 : u(1,0,1)\vec{u}(1,0,1), v(0,1,1)\vec{v}(0,1,1) et w(1,1,2)\vec{w}(1,1,2) sont deux à deux non colinéaires, et pourtant w=u+v\vec{w}=\vec{u}+\vec{v}, donc les trois sont coplanaires. La condition correcte pour former une base n'est pas la non-colinéarité deux à deux mais la NON-COPLANARITÉ des trois, qui est strictement plus forte.

c) FAUX. Si n\vec{n} est normal à un plan, alors knk\vec{n} l'est aussi pour tout réel kk non nul, puisque l'orthogonalité est conservée par multiplication par un scalaire. Un plan admet donc une INFINITÉ de vecteurs normaux, tous colinéaires entre eux. Exemple : (2,1,3)(2,-1,3) et (4,2,6)(4,-2,6) sont deux vecteurs normaux du même plan P1P_{1}. La formulation correcte est qu'un plan admet une unique DIRECTION normale, et non un unique vecteur normal.

d) FAUX. Multiplier une équation cartésienne par un réel non nul donne une équation d'apparence différente mais qui décrit exactement le même plan, puisqu'elle est vérifiée par exactement les mêmes points. Ainsi 2xy+3z+3=02x-y+3z+3=0 et 4x2y+6z+6=04x-2y+6z+6=0 sont deux écritures du plan P1P_{1}.

Le critère correct, et il faut le connaître précisément, est le suivant : deux équations décrivent le même plan si et seulement si TOUS leurs coefficients, y compris le terme constant, sont proportionnels avec le MÊME facteur. C'est exactement ce qui distinguait P1P_{1} et P2P_{2} à l'exercice 7 : les coefficients de xx, yy et zz y étaient dans le rapport 22, mais les termes constants dans le rapport 13-\frac{1}{3}, d'où deux plans parallèles distincts.

Exercice 10 : L'exercice du cube

ABCDEFGHABCDEFGH est un cube d'arête 1. On se place dans le repère orthonormé d'origine AA tel que B(1, 0, 0)B(1,\ 0,\ 0), D(0, 1, 0)D(0,\ 1,\ 0) et E(0, 0, 1)E(0,\ 0,\ 1).

Les autres sommets sont alors C(1, 1, 0)C(1,\ 1,\ 0), F(1, 0, 1)F(1,\ 0,\ 1), G(1, 1, 1)G(1,\ 1,\ 1) et H(0, 1, 1)H(0,\ 1,\ 1).

  • a) Calculez les coordonnées de AG\vec{AG}, BD\vec{BD} et BE\vec{BE}.
  • b) Démontrez que AG\vec{AG} est orthogonal à BD\vec{BD} et à BE\vec{BE}. Que peut-on en déduire ?
  • c) Déduisez-en une équation cartésienne du plan (BDE)(BDE).
  • d) Calculez la distance du point AA au plan (BDE)(BDE).
  • e) Déterminez les coordonnées du point d'intersection de la droite (AG)(AG) et du plan (BDE)(BDE).

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) AG(1,1,1)\vec{AG}(1,1,1), BD(1,1,0)\vec{BD}(-1,1,0), BE(1,0,1)\vec{BE}(-1,0,1)
  • b) Produits scalaires nuls : (AG)(AG) orthogonale à (BDE)(BDE)
  • c) x+y+z1=0x+y+z-1=0
  • d) 330,577\frac{\sqrt{3}}{3}\approx 0{,}577
  • e) (13, 13, 13)\left(\frac{1}{3},\ \frac{1}{3},\ \frac{1}{3}\right)

a) Les coordonnées se lisent en soustrayant : AG(10, 10, 10)=(1, 1, 1)\vec{AG}(1-0,\ 1-0,\ 1-0)=(1,\ 1,\ 1), BD(01, 10, 00)=(1, 1, 0)\vec{BD}(0-1,\ 1-0,\ 0-0)=(-1,\ 1,\ 0) et BE(01, 00, 10)=(1, 0, 1)\vec{BE}(0-1,\ 0-0,\ 1-0)=(-1,\ 0,\ 1). Le vecteur AG\vec{AG} est la GRANDE DIAGONALE du cube, celle qui joint deux sommets opposés.

b) AGBD=1×(1)+1×1+1×0=1+1+0=0\vec{AG}\cdot\vec{BD}=1\times(-1)+1\times 1+1\times 0=-1+1+0=0 ✓ et AGBE=1+0+1=0\vec{AG}\cdot\vec{BE}=-1+0+1=0 ✓. Le vecteur AG\vec{AG} est donc orthogonal à deux vecteurs du plan (BDE)(BDE), et ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, comme le montre leur troisième coordonnée, 00 contre 11. Or un vecteur orthogonal à DEUX vecteurs non colinéaires d'un plan est orthogonal au plan tout entier : la droite (AG)(AG) est orthogonale au plan (BDE)(BDE), et AG\vec{AG} en est un vecteur normal. L'hypothèse de non-colinéarité est essentielle : être orthogonal à un seul vecteur du plan ne suffirait pas.

c) Le plan (BDE)(BDE) a donc pour vecteur normal (1, 1, 1)(1,\ 1,\ 1) et passe par B(1, 0, 0)B(1,\ 0,\ 0) : son équation est 1(x1)+1(y0)+1(z0)=01(x-1)+1(y-0)+1(z-0)=0, soit x+y+z1=0x+y+z-1=0. On contrôle sur les deux autres points, ce qui est indispensable : pour D(0,1,0)D(0,1,0), 0+1+01=00+1+0-1=0 ✓ ; pour E(0,0,1)E(0,0,1), 0+0+11=00+0+1-1=0 ✓. Les trois sommets appartiennent bien au plan.

d) d(A,(BDE))=0+0+011+1+1=13=330,577d(A,(BDE))=\frac{|0+0+0-1|}{\sqrt{1+1+1}}=\frac{1}{\sqrt{3}}=\frac{\sqrt{3}}{3}\approx 0{,}577. Contrôle de plausibilité : cette distance doit être inférieure à la longueur de la diagonale AG=31,732AG=\sqrt{3}\approx 1{,}732, et même valoir exactement son tiers, ce qui se vérifie : 33=AG3\frac{\sqrt{3}}{3}=\frac{AG}{3} ✓.

e) La droite (AG)(AG) passe par l'origine AA et a pour directeur (1,1,1)(1,1,1), d'où la paramétrique très simple x=tx=t, y=ty=t, z=tz=t. En reportant dans l'équation du plan : t+t+t1=0t+t+t-1=0, soit 3t=13t=1 et t=13t=\frac{1}{3}. Le point d'intersection est (13, 13, 13)\left(\frac{1}{3},\ \frac{1}{3},\ \frac{1}{3}\right).

Ce point est remarquable à double titre. D'abord il est le PROJETÉ ORTHOGONAL de AA sur le plan (BDE)(BDE), puisque (AG)(AG) est orthogonale à ce plan : c'est donc le point du plan le plus proche de AA, et sa distance à AA vaut 3×19=13\sqrt{3\times\frac{1}{9}}=\frac{1}{\sqrt{3}} ✓, exactement le résultat de d). Ensuite il est le CENTRE DE GRAVITÉ du triangle équilatéral BDEBDE, dont on vérifie les coordonnées en moyennant celles des trois sommets : (1+0+03, 0+1+03, 0+0+13)=(13,13,13)\left(\frac{1+0+0}{3},\ \frac{0+1+0}{3},\ \frac{0+0+1}{3}\right)=\left(\frac{1}{3},\frac{1}{3},\frac{1}{3}\right) ✓. La grande diagonale d'un cube perce donc le triangle BDEBDE en son centre, à un tiers de sa longueur, ce qui est la figure classique de tout exercice de bac sur le cube.

ABEGgrande diagonaleen repère orthonormé (A ; AB, AD, AE), G a pour coordonnées (1 ; 1 ; 1)

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Deux droites de l'espace : sécantes ou non coplanaires

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère les droites d1d_{1} : x=1+tx=1+t, y=ty=t, z=2tz=2-t (tRt\in\mathbb{R}), d2d_{2} : x=3x=3, y=1+sy=-1+s, z=6+2sz=-6+2s (sRs\in\mathbb{R}) et d3d_{3} : x=kx=k, y=1y=1, z=kz=k (kRk\in\mathbb{R}).

Deux droites de l'espace sont soit parallèles, soit sécantes, soit non coplanaires. On teste d'abord la colinéarité des vecteurs directeurs, puis on cherche un point commun avec DEUX paramètres distincts.

  • a) Donnez un vecteur directeur de chaque droite. Deux de ces droites sont-elles parallèles ?
  • b) Résolvez le système traduisant l'existence d'un point commun à d1d_{1} et d2d_{2} ; donnez tt et ss.
  • c) Déduisez-en la position relative de d1d_{1} et d2d_{2} et les coordonnées de leur éventuel point commun II.
  • d) Étudiez de même la position relative de d1d_{1} et d3d_{3}.

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a)
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c)
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Réponses

  • a) u1(1,1,1)\vec{u_{1}}(1,1,-1), u2(0,1,2)\vec{u_{2}}(0,1,2), u3(1,0,1)\vec{u_{3}}(1,0,1) : aucune paire parallèle
  • b) t=2t=2, s=3s=3
  • c) Sécantes en I(3, 2, 0)I(3,\ 2,\ 0)
  • d) Non coplanaires

a) On lit les coefficients des paramètres : u1(1, 1, 1)\vec{u_{1}}(1,\ 1,\ -1), u2(0, 1, 2)\vec{u_{2}}(0,\ 1,\ 2), u3(1, 0, 1)\vec{u_{3}}(1,\ 0,\ 1). u2\vec{u_{2}} a une abscisse nulle et pas u1\vec{u_{1}} ni u3\vec{u_{3}}, donc il n'est colinéaire à aucun des deux ; u1\vec{u_{1}} et u3\vec{u_{3}} ne le sont pas non plus (1=k×11=k\times 1 imposerait k=1k=1, puis 1=k×01=k\times 0 est impossible). Aucune paire de droites parallèles.

b) Un point commun correspond à un tt et à un ss, a priori DIFFÉRENTS, tels que 1+t=31+t=3, t=1+st=-1+s et 2t=6+2s2-t=-6+2s. La première donne t=2t=2, la deuxième s=t+1=3s=t+1=3. On vérifie la troisième : 22=02-2=0 et 6+2×3=0-6+2\times 3=0 ✓. Le système a une solution, t=2t=2 et s=3s=3. Utiliser la même lettre pour les deux paramètres est l'erreur qui fait conclure à tort « pas de point commun ».

c) Les droites ne sont pas parallèles et ont un point commun : elles sont SÉCANTES. Avec t=2t=2 dans d1d_{1} : I(3, 2, 0)I(3,\ 2,\ 0). Contrôle avec s=3s=3 dans d2d_{2} : (3, 1+3, 6+6)=(3, 2, 0)(3,\ -1+3,\ -6+6)=(3,\ 2,\ 0) ✓.

d) On cherche tt et kk avec 1+t=k1+t=k, t=1t=1 et 2t=k2-t=k. La deuxième donne t=1t=1, la première k=2k=2, et la troisième exigerait 21=22-1=2, soit 1=21=2 : impossible. Pas de point commun, et les directions ne sont pas colinéaires : d1d_{1} et d3d_{3} sont NON COPLANAIRES. Aucun plan ne les contient toutes les deux.

Le plan de travail est toujours le même : directions colinéaires ou non, puis système à deux paramètres distincts, dont deux équations fixent les paramètres et la troisième DÉCIDE. Si elle est vérifiée, les droites sont sécantes ; sinon, parallèles strictement (directions colinéaires) ou non coplanaires (directions non colinéaires).

Exercice 12 : Le plan passant par trois points et le volume d'un tétraèdre

Dans un repère orthonormé d'origine OO, on considère A(1, 0, 0)A(1,\ 0,\ 0), B(0, 2, 0)B(0,\ 2,\ 0) et C(0, 0, 3)C(0,\ 0,\ 3).

  • a) Calculez AB\vec{AB} et AC\vec{AC}, puis déterminez les réels bb et cc pour que n(6, b, c)\vec{n}(6,\ b,\ c) soit orthogonal à ces deux vecteurs.
  • b) Déduisez-en une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC) sous la forme 6x+by+cz+d=06x+by+cz+d=0, et vérifiez que D(1, 1, 32)D\left(1,\ 1,\ -\frac{3}{2}\right) lui appartient.
  • c) Calculez la distance du point OO au plan (ABC)(ABC).
  • d) Calculez le volume du tétraèdre OABCOABC, puis déduisez-en l'aire du triangle ABCABC.

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a)
b)
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Réponses

  • a) AB(1,2,0)\vec{AB}(-1,2,0), AC(1,0,3)\vec{AC}(-1,0,3) ; b=3b=3, c=2c=2
  • b) 6x+3y+2z6=06x+3y+2z-6=0 ; DD appartient au plan
  • c) 670,857\frac{6}{7}\approx 0{,}857
  • d) V=1V=1 ; aire de ABCABC : 72\frac{7}{2}

a) AB(1, 2, 0)\vec{AB}(-1,\ 2,\ 0) et AC(1, 0, 3)\vec{AC}(-1,\ 0,\ 3). Les conditions nAB=6+2b=0\vec{n}\cdot\vec{AB}=-6+2b=0 et nAC=6+3c=0\vec{n}\cdot\vec{AC}=-6+3c=0 donnent b=3b=3 et c=2c=2. Les deux vecteurs n'étant pas colinéaires, n(6, 3, 2)\vec{n}(6,\ 3,\ 2) est normal au plan (ABC)(ABC). Fixer une coordonnée (ici a=6a=6) est légitime : un plan a une infinité de vecteurs normaux, tous colinéaires, et l'on en choisit un.

b) 6x+3y+2z+d=06x+3y+2z+d=0 passe par AA : 6+d=06+d=0, donc d=6d=-6. Équation : 6x+3y+2z6=06x+3y+2z-6=0. Contrôle avec BB : 66=06-6=0 ✓ et CC : 66=06-6=0 ✓. Pour DD : 6+336=06+3-3-6=0 ✓, DD appartient au plan.

c) d(O,(ABC))=6×0+3×0+2×0636+9+4=649=670,857d(O,(ABC))=\frac{|6\times 0+3\times 0+2\times 0-6|}{\sqrt{36+9+4}}=\frac{6}{\sqrt{49}}=\frac{6}{7}\approx 0{,}857.

d) Le tétraèdre OABCOABC a pour base le triangle rectangle OABOAB, d'aire 1×22=1\frac{1\times 2}{2}=1, et pour hauteur OC=3OC=3 : V=13×1×3=1V=\frac{1}{3}\times 1\times 3=1. Mais on peut aussi prendre ABCABC pour base et la distance 67\frac{6}{7} pour hauteur : V=13×AABC×67V=\frac{1}{3}\times\mathcal{A}_{ABC}\times\frac{6}{7}. L'égalité 1=27AABC1=\frac{2}{7}\mathcal{A}_{ABC} donne AABC=72=3,5\mathcal{A}_{ABC}=\frac{7}{2}=3{,}5.

Cet exercice réunit la méthode universelle pour obtenir un vecteur normal (deux produits scalaires nuls avec deux vecteurs non colinéaires du plan) et une idée de bac très rentable : calculer un même volume de DEUX façons pour obtenir une aire ou une distance qu'on ne sait pas calculer directement.

Exercice 13 : La droite d'intersection de deux plans

On considère les plans PP : x+yz1=0x+y-z-1=0 et QQ : 2xy+z5=02x-y+z-5=0.

  • a) Justifiez que PP et QQ sont sécants.
  • b) En additionnant les deux équations, déterminez l'abscisse commune à tous les points de PQP\cap Q.
  • c) En posant z=tz=t, donnez une représentation paramétrique de la droite Δ=PQ\Delta=P\cap Q et un vecteur directeur.
  • d) Vérifiez que ce vecteur directeur est orthogonal aux deux vecteurs normaux.
  • e) Déterminez le point de Δ\Delta d'ordonnée 55.

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Réponses

  • a) Normaux non colinéaires : sécants
  • b) x=2x=2
  • c) x=2x=2, y=1+ty=-1+t, z=tz=t ; u(0,1,1)\vec{u}(0,1,1)
  • d) unP=unQ=0\vec{u}\cdot\vec{n_{P}}=\vec{u}\cdot\vec{n_{Q}}=0
  • e) (2, 5, 6)(2,\ 5,\ 6)

a) nP(1, 1, 1)\vec{n_{P}}(1,\ 1,\ -1) et nQ(2, 1, 1)\vec{n_{Q}}(2,\ -1,\ 1) ne sont pas colinéaires : 2=k×12=k\times 1 imposerait k=2k=2, mais 12×1-1\neq 2\times 1. Les plans ne sont pas parallèles, donc sécants selon une droite.

b) (x+yz1)+(2xy+z5)=3x6(x+y-z-1)+(2x-y+z-5)=3x-6. Un point de PQP\cap Q annule les deux équations, donc leur somme : 3x6=03x-6=0, x=2x=2. TOUS les points de l'intersection ont pour abscisse 22.

c) Avec x=2x=2, l'équation de PP devient 2+yz1=02+y-z-1=0, soit y=z1y=z-1. En posant z=tz=t : x=2x=2, y=1+ty=-1+t, z=tz=t, tRt\in\mathbb{R}. Contrôle dans QQ : 4(1+t)+t5=4+1t+t5=04-(-1+t)+t-5=4+1-t+t-5=0 ✓ pour tout tt. Vecteur directeur : u(0, 1, 1)\vec{u}(0,\ 1,\ 1).

d) unP=0+11=0\vec{u}\cdot\vec{n_{P}}=0+1-1=0 ✓ et unQ=01+1=0\vec{u}\cdot\vec{n_{Q}}=0-1+1=0 ✓. C'est attendu : la droite est contenue dans les deux plans, donc sa direction est orthogonale à chacun des deux vecteurs normaux.

e) y=1+t=5y=-1+t=5 donne t=6t=6, d'où le point (2, 5, 6)(2,\ 5,\ 6). Contrôle : 2+561=02+5-6-1=0 ✓ et 45+65=04-5+6-5=0 ✓.

Une droite de l'espace n'a pas d'équation cartésienne unique : elle est décrite soit par une représentation paramétrique, soit comme l'intersection de DEUX plans. Passer de la seconde à la première revient à résoudre un système de deux équations à trois inconnues, en choisissant l'une d'elles comme paramètre. La vérification finale se fait en réinjectant la paramétrique dans les DEUX équations.

Exercice 14 : Une pyramide régulière

Dans un repère orthonormé d'unité le mètre, on considère la pyramide SABCDSABCD de base carrée avec A(0, 0, 0)A(0,\ 0,\ 0), B(4, 0, 0)B(4,\ 0,\ 0), C(4, 4, 0)C(4,\ 4,\ 0), D(0, 4, 0)D(0,\ 4,\ 0) et de sommet S(2, 2, 3)S(2,\ 2,\ 3).

  • a) Calculez la longueur de l'arête SASA au millième, et le volume de la pyramide.
  • b) Calculez SASC\vec{SA}\cdot\vec{SC}, puis la mesure de l'angle ASC^\widehat{ASC} au centième de degré.
  • c) Vérifiez que n(0, 3, 2)\vec{n}(0,\ 3,\ -2) est normal au plan (SAB)(SAB) et déterminez une équation de ce plan.
  • d) Calculez la distance du point CC au plan (SAB)(SAB) au millième.
  • e) Calculez l'aire du triangle SABSAB et vérifiez la cohérence avec le volume du tétraèdre SABCSABC.

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Réponses

  • a) SA=174,123SA=\sqrt{17}\approx 4{,}123 m ; V=16V=16
  • b) SASC=1\vec{SA}\cdot\vec{SC}=1 ; ASC^86,63\widehat{ASC}\approx 86{,}63^{\circ}
  • c) 3y2z=03y-2z=0
  • d) 12133,328\frac{12}{\sqrt{13}}\approx 3{,}328 m
  • e) 2137,2112\sqrt{13}\approx 7{,}211 m² ; VSABC=8V_{SABC}=8 m³ des deux façons

a) SA(2, 2, 3)\vec{SA}(-2,\ -2,\ -3), donc SA=4+4+9=174,123SA=\sqrt{4+4+9}=\sqrt{17}\approx 4{,}123 m. Le volume vaut 13×aire de base×hauteur=13×16×3=16\frac{1}{3}\times\text{aire de base}\times\text{hauteur}=\frac{1}{3}\times 16\times 3=16 m³, la hauteur étant la cote de SS puisque la base est dans le plan z=0z=0.

b) SC(2, 2, 3)\vec{SC}(2,\ 2,\ -3). SASC=44+9=1\vec{SA}\cdot\vec{SC}=-4-4+9=1. Et SC=17SC=\sqrt{17}. Donc cosASC^=117×17=117\cos\widehat{ASC}=\frac{1}{\sqrt{17}\times\sqrt{17}}=\frac{1}{17}, et ASC^86,63\widehat{ASC}\approx 86{,}63^{\circ}. Le produit scalaire positif mais petit annonce un angle aigu proche de l'angle droit.

c) AB(4, 0, 0)\vec{AB}(4,\ 0,\ 0) et AS(2, 2, 3)\vec{AS}(2,\ 2,\ 3) sont non colinéaires. nAB=0\vec{n}\cdot\vec{AB}=0 et nAS=0+66=0\vec{n}\cdot\vec{AS}=0+6-6=0 : n\vec{n} est normal à (SAB)(SAB). Équation 3y2z+d=03y-2z+d=0 passant par AA : d=0d=0. Plan (SAB)(SAB) : 3y2z=03y-2z=0. Contrôle avec SS : 66=06-6=0 ✓.

d) d(C,(SAB))=3×42×09+4=12133,328d(C,(SAB))=\frac{|3\times 4-2\times 0|}{\sqrt{9+4}}=\frac{12}{\sqrt{13}}\approx 3{,}328 m.

e) Le pied de la hauteur issue de SS dans le triangle SABSAB est K(2, 0, 0)K(2,\ 0,\ 0), milieu de [AB][AB] par symétrie ; SK=0+4+9=13SK=\sqrt{0+4+9}=\sqrt{13}. Aire : 12×4×13=2137,211\frac{1}{2}\times 4\times\sqrt{13}=2\sqrt{13}\approx 7{,}211 m². Le tétraèdre SABCSABC est la moitié de la pyramide (sa base ABCABC est la moitié du carré), donc son volume vaut 88 m³. Avec la base SABSAB et la hauteur d(C,(SAB))d(C,(SAB)) : 13×213×1213=243=8\frac{1}{3}\times 2\sqrt{13}\times\frac{12}{\sqrt{13}}=\frac{24}{3}=8 ✓.

Dans une figure de l'espace, les coordonnées transforment chaque question de géométrie en calcul : une longueur est une norme, un angle vient d'un produit scalaire, une distance à un plan vient d'une équation cartésienne. La vérification de e), qui recalcule un volume de deux façons, est un contrôle précieux : si les deux valeurs diffèrent, l'une des étapes est fausse.

Exercice 15 : Deux drones et leur distance minimale

Dans un repère orthonormé d'unité le kilomètre, deux drones se déplacent en ligne droite à vitesse constante. À l'instant tt, en minutes, le premier est au point M(t, 2t, 1)M(t,\ 2t,\ 1) et le second au point N(4t, t, 3)N(4-t,\ t,\ 3), pour t0t\geq 0.

  • a) Donnez un vecteur directeur de chaque trajectoire. Les trajectoires sont-elles parallèles ?
  • b) Les trajectoires se coupent-elles ? Précisez leur position relative.
  • c) Calculez la distance entre les deux drones à l'instant t=0t=0, au millième.
  • d) Montrez que MN2=5t216t+20MN^{2}=5t^{2}-16t+20.
  • e) Déterminez l'instant où les drones sont le plus proches et cette distance minimale, au millième.

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a)
b)
c)
e)
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Réponses

  • a) u(1,2,0)\vec{u}(1,2,0), v(1,1,0)\vec{v}(-1,1,0) : non parallèles
  • b) Non coplanaires (cotes 11 et 33)
  • c) 204,472\sqrt{20}\approx 4{,}472 km
  • d) MN2=(42t)2+t2+4MN^{2}=(4-2t)^{2}+t^{2}+4
  • e) t=1,6t=1{,}6 min ; 7,22,683\sqrt{7{,}2}\approx 2{,}683 km

a) Trajectoire du premier : x=tx=t, y=2ty=2t, z=1z=1, directeur u(1, 2, 0)\vec{u}(1,\ 2,\ 0). Du second : x=4tx=4-t, y=ty=t, z=3z=3, directeur v(1, 1, 0)\vec{v}(-1,\ 1,\ 0). v=ku\vec{v}=k\vec{u} imposerait k=1k=-1 puis 1=21=-2 : non colinéaires, les trajectoires ne sont pas parallèles.

b) Un point de la première trajectoire a pour cote 11, un point de la seconde pour cote 33 : aucun point commun, quels que soient les paramètres. Non parallèles et sans point commun, les trajectoires sont NON COPLANAIRES. Les drones ne peuvent donc jamais se heurter.

c) À t=0t=0, M(0, 0, 1)M(0,\ 0,\ 1) et N(4, 0, 3)N(4,\ 0,\ 3) : MN=16+0+4=204,472MN=\sqrt{16+0+4}=\sqrt{20}\approx 4{,}472 km.

d) MN(42t, t, 2)\vec{MN}(4-2t,\ -t,\ 2), donc MN2=(42t)2+t2+4=1616t+4t2+t2+4=5t216t+20MN^{2}=(4-2t)^{2}+t^{2}+4=16-16t+4t^{2}+t^{2}+4=5t^{2}-16t+20.

e) MN2MN^{2} est un trinôme de coefficient dominant positif, minimal en t=162×5=1,6t=\frac{16}{2\times 5}=1{,}6 minute. Sa valeur minimale est 5×1,6216×1,6+20=12,825,6+20=7,25\times 1{,}6^{2}-16\times 1{,}6+20=12{,}8-25{,}6+20=7{,}2, donc la distance minimale vaut 7,22,683\sqrt{7{,}2}\approx 2{,}683 km. Minimiser MN2MN^{2} plutôt que MNMN évite la racine : les deux sont minimaux au même instant, la racine carrée étant croissante.

Deux questions différentes se cachent dans ce problème, et les confondre est l'erreur classique. Les TRAJECTOIRES sont des droites : leur position relative ne dépend pas du temps. Les POSITIONS sont des points mobiles : leur distance dépend de l'instant, et deux trajectoires sécantes ne garantissent même pas une collision, il faudrait encore que les drones passent au point commun au même moment.

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