Spécialité maths, Première • Exercices corrigés à Montréal
Fiche de révision : la géométrie repérée (Première spécialité)
La géométrie repérée est le chapitre où l'algèbre remplace le dessin : une droite devient une équation, un cercle une autre, et l'orthogonalité un produit de coefficients. Le prix à payer est une couche de vocabulaire supplémentaire, et c'est là que les points partent : le couple (a;b) lu sur une équation n'est pas un vecteur directeur, c'est un vecteur normal.
Cette fiche ne redit pas les formules du polycopié. Elle montre les huit endroits où les copies se trompent, la phrase exacte à recopier pour chacun, l'arbre qui dit quelle méthode employer selon ce que l'énoncé FOURNIT, et un problème de cercle et de tangente décortiqué étape par étape.
Elle suit le programme de Première en vigueur depuis la rentrée 2026 : vecteur normal, projeté orthogonal d'un point sur une droite, équation de cercle. L'intersection d'une droite et d'un cercle n'y figure qu'en approfondissement, pour une droite parallèle à un axe : la fiche la remplace par le projeté, qui dit la même chose sans calcul de racines.
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Le fil du chapitre
Une équation cartésienne n'est JAMAIS unique : deux écritures très différentes décrivent souvent la même droite. Le seul invariant est la direction, portée par le vecteur directeur ou par le vecteur normal, et c'est en la lisant correctement sur l'équation qu'on évite presque toutes les erreurs du chapitre.
•Toute droite admet une équation cartésienne ax+by+c=0 avec (a;b)=(0;0).
•Sur cette équation, n(a;b) est un vecteur NORMAL, et u(−b;a) un vecteur DIRECTEUR. Les coefficients donnent d'abord la normale.
•Réciproquement, à partir d'un vecteur directeur u(α;β), une équation est βx−αy+c=0, et c se détermine avec un point de la droite.
•Une droite verticale a pour équation x=k, c'est-à-dire x−k=0 : elle n'a pas de coefficient directeur, et c'est pour cela que le repérage par u et n est plus sûr que celui par y=mx+p.
Sur l'équation 2x+3y−6=0, le couple (2;3) donne le vecteur perpendiculaire à la droite, et le couple (−3;2) celui qui la longe. Les coefficients donnent d'abord la NORMALE.
La méthode la plus rapide en contrôle : écrire ax+by+c=0 avec (a;b) pris comme normal, puis remplacer par les coordonnées d'un point connu pour trouver c. Deux lignes, aucun système.
Une équation cartésienne n'est jamais unique
•Multiplier une équation par un réel non nul décrit exactement la même droite : 2x+3y−6=0, 4x+6y−12=0 et −x−1,5y+3=0 sont trois écritures d'une seule droite.
•Deux équations décrivent la même droite si et seulement si leurs coefficients sont PROPORTIONNELS, les trois ensemble : a, b et c.
•Si seuls a et b sont proportionnels mais pas c, les droites sont parallèles et DISTINCTES.
•Conséquence pratique : « déterminer UNE équation cartésienne » se dit toujours avec un article indéfini. Une réponse différente de celle du corrigé peut être parfaitement juste.
d et d′ ont les mêmes coefficients a=2 et b=3 mais pas le même c : elles sont parallèles et distinctes. L'équation 4x+6y−12=0, elle, redonne exactement d.
Pour comparer votre réponse à celle d'un camarade, testez deux points : si les deux équations sont vérifiées par les deux mêmes points, elles décrivent la même droite.
Parallèles ou perpendiculaires : deux tests, jamais trois
•Colinéarité de u(x;y) et v(x′;y′) : le déterminant xy′−yx′ est nul. L'ordre est croisé, jamais xx′−yy′.
•Deux droites sont PARALLÈLES si et seulement si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires, ce qui s'écrit aussi ab′−a′b=0 sur les équations.
•Deux droites sont PERPENDICULAIRES si et seulement si leurs vecteurs directeurs ont un produit scalaire nul, soit aa′+bb′=0 sur les vecteurs normaux.
•Ces deux tests fonctionnent même quand une droite est verticale, contrairement au test mm′=−1 sur les coefficients directeurs, qui n'existe alors pas.
Les vecteurs normaux n(1;1) et n′(1;−1) ont un produit scalaire nul : 1×1+1×(−1)=0, donc les deux droites sont perpendiculaires.
Le déterminant se retient comme un produit en croix : on multiplie en diagonale et on soustrait. Un déterminant non nul mesure aussi l'aire du parallélogramme construit sur les deux vecteurs.
Le cercle, et la complétion du carré
•Cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r : (x−a)2+(y−b)2=r2. Le second membre est le CARRÉ du rayon.
•Une équation développée du type x2+y2+αx+βy+γ=0 se ramène à cette forme en complétant les carrés séparément en x et en y.
•x2−4x=(x−2)2−4 : le nombre retranché est le CARRÉ de la moitié du coefficient, et il change de membre. C'est l'étape qu'on saute.
•Après réduction, si le second membre est strictement négatif l'ensemble est VIDE, s'il est nul il se réduit au seul point Ω, et s'il est strictement positif c'est un cercle de rayon sa racine carrée.
Cercle de diamètre [AB] : centre Ω(2;1), milieu de [AB], et rayon 10. Pour tout point M du cercle, comme M(3;4), l'angle AMB est droit.
Le cercle de diamètre [AB] a pour centre le milieu de [AB] et pour rayon la MOITIÉ de AB. C'est le cercle des points M tels que MA⋅MB=0.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Lire les coefficients de l'équation comme un vecteur directeur
toute la question, et tous les tests de parallélisme qui en dépendent
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 2x+3y−6=0 : un vecteur directeur de cette droite est u(2;3). »
Ce qu'il faut écrire
« 2x+3y−6=0 : le vecteur n(2;3) est NORMAL à la droite, et un vecteur directeur est u(−3;2). »
Pourquoi : Le contrôle prend cinq secondes : un vecteur directeur relie deux points de la droite. Ici A(3;0) et B(0;2) sont sur la droite, et AB(−3;2), pas (2;3).
2.Conclure que deux droites sont distinctes parce que leurs équations le sont
toute la question, et souvent une intersection cherchée pour rien
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 2x+3y−6=0 et 4x+6y−12=0 ne sont pas la même équation, donc ce sont deux droites différentes. »
Ce qu'il faut écrire
« 4x+6y−12=0 est le double de 2x+3y−6=0 : les trois coefficients sont proportionnels, donc les deux équations décrivent la MÊME droite. »
Pourquoi : Une équation cartésienne est définie à un facteur non nul près. Le test complet porte sur les TROIS coefficients : si seuls a et b sont proportionnels, les droites sont parallèles et distinctes.
3.Écrire le déterminant dans le mauvais ordre
toute la question, avec une conclusion exactement inverse de la bonne
Ce qu'il ne faut pas écrire
« u(2;6) et v(1;3) : xx′−yy′=2−18=−16=0, donc ils ne sont pas colinéaires. »
Ce qu'il faut écrire
« Le déterminant est xy′−yx′=2×3−6×1=0, donc u et v SONT colinéaires, et l'on a même u=2v. »
u(2;6) et v(1;3) ont la même direction : u=2v, et le déterminant croisé 2×3−6×1 vaut bien 0.
Pourquoi : Le déterminant se calcule EN CROIX : première abscisse par seconde ordonnée, moins première ordonnée par seconde abscisse. Le contrôle : deux vecteurs dont l'un est visiblement le double de l'autre doivent donner zéro.
4.Tester la perpendicularité avec mm′=−1 sur une droite verticale
la question entière, alors que la réponse était évidente sur un dessin
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La droite x=3 et la droite y=5 : leurs coefficients directeurs sont... la première n'en a pas, donc on ne peut pas conclure. »
Ce qu'il faut écrire
« x−3=0 a pour vecteur normal (1;0) et y−5=0 a pour vecteur normal (0;1); leur produit scalaire vaut 0, donc les deux droites sont perpendiculaires. »
x=3 n'a pas de coefficient directeur, mais elle a un vecteur normal (1;0) ; avec (0;1) pour y=5, le produit scalaire est nul : les droites sont perpendiculaires.
Pourquoi : Le test mm′=−1 suppose que les deux droites ont un coefficient directeur, ce qu'une verticale n'a pas. Le test par les vecteurs normaux, lui, ne connaît aucune exception.
5.Oublier la constante retranchée en complétant un carré
1,5 point, et le cercle tracé ensuite est deux fois trop petit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x2+y2−4x+2y−4=0 donne (x−2)2+(y+1)2=4, donc un rayon de 2. »
Ce qu'il faut écrire
« x2−4x=(x−2)2−4 et y2+2y=(y+1)2−1, donc l'équation devient (x−2)2−4+(y+1)2−1−4=0, soit (x−2)2+(y+1)2=9 : le rayon vaut 3. »
Le cercle x2+y2−4x+2y−4=0 a pour rayon 3 (vert). Oublier les constantes retranchées donne un rayon de 2 (rouge), un autre cercle.
Pourquoi : Compléter un carré ajoute quelque chose : il faut le retrancher aussitôt pour ne pas changer l'expression. Les deux constantes retranchées passent au second membre et s'ajoutent à la constante déjà présente.
6.Annoncer un cercle alors que le second membre est négatif
toute la question, et c'est le piège classique de la dernière question du contrôle
Ce qu'il ne faut pas écrire
« (x−1)2+(y+2)2=−4 : le cercle a pour centre (1;−2) et pour rayon 2. »
Ce qu'il faut écrire
« Une somme de deux carrés est toujours positive ou nulle, donc elle ne peut pas valoir −4 : l'ensemble des points cherché est VIDE. »
Pourquoi : La discussion des trois cas fait partie de la méthode : second membre strictement positif donne un cercle, nul donne un point unique, strictement négatif donne l'ensemble vide. Le rayon n'est pas la racine d'un nombre négatif.
7.Écrire la perpendiculaire avec les coefficients de la droite
toute la question, et la distance AH qui en dépendait
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Projeté de A(5;−1) sur d : x−2y+3=0. La perpendiculaire à d passant par A est x−2y−7=0 ; le système n'a pas de solution, donc A n'a pas de projeté. »
Ce qu'il faut écrire
« Le vecteur normal n(1;−2) de d DIRIGE la perpendiculaire Δ, qui a donc pour normal (2;1) : 2x+y−9=0. Avec x=2y−3, on trouve y=3 puis x=3 : H(3;3). »
La perpendiculaire à d passant par A (vert) coupe d en H(3;3). Avec les coefficients de d, on obtient la parallèle à d (rouge), qui ne la coupe jamais.
Pourquoi : Garder a et b donne une droite PARALLÈLE à d, qui ne la coupe jamais. Contrôle du projeté : H vérifie l'équation de d, et AH(−2;4) est colinéaire au normal (1;−2). La distance de A à d vaut alors AH=20=25.
8.Prendre le rayon comme vecteur directeur de la tangente
toute la question, et la droite obtenue passe par le centre au lieu d'effleurer le cercle
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La tangente au cercle en T a pour vecteur directeur ΩT. »
Ce qu'il faut écrire
« Le rayon est PERPENDICULAIRE à la tangente, donc ΩT est un vecteur NORMAL de la tangente. Si ΩT(a;b), une équation de la tangente est ax+by+c=0, avec c obtenu en remplaçant par les coordonnées de T. »
La tangente en T est perpendiculaire au rayon [OT] : le vecteur OT est donc un vecteur NORMAL de la tangente, ce qui donne son équation en une ligne.
Pourquoi : C'est exactement le piège du vecteur normal, appliqué au cercle. La droite trouvée à tort est le rayon prolongé, qui coupe le cercle en deux points au lieu de le toucher en un seul.
9.Confondre le rayon et le diamètre pour un cercle défini par deux points
1 point, et l'équation obtenue est fausse d'un facteur quatre au second membre
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Cercle de diamètre [AB] avec A(−1;2) et B(5;0) : le rayon vaut AB=40. »
Ce qu'il faut écrire
« Le rayon est la MOITIÉ du diamètre : r=2AB=240=10, et le centre est le milieu Ω(2;1). »
Le cercle de diamètre [AB] a pour rayon 2AB=10 (vert) et passe par A et B. Avec le rayon AB=40 (rouge), il ne passe par aucun des deux.
Pourquoi : Le contrôle imparable : les points A et B doivent VÉRIFIER l'équation trouvée. Avec un rayon doublé, ni A ni B ne sont sur le cercle, et cela se voit en deux substitutions.
Quelle méthode choisir
Quelle méthode selon ce que l'énoncé fournit
On regarde les données, pas la question. Chaque jeu de données mène à une seule méthode, et aucune ne demande de système.
Le segment [AH] est porté par le vecteur normal de d : H est le point de d le plus proche de A, et AH est la distance de A à d, sans aucune formule.
Si deux points A et B → calculer AB(α;β), écrire βx−αy+c=0, puis trouver c avec A
Exemple : A(−1;2) et B(5;0) donnent AB(6;−2), puis x+3y−5=0
Si un point et un vecteur NORMAL n(a;b) → écrire directement ax+by+c=0 et trouver c avec le point
Exemple : n(3;−1) et A(−1;2) donnent 3x−y+5=0
C'est le cas le plus rapide du chapitre, et celui des questions de tangente et de hauteur.
Si un point et une droite à laquelle la nouvelle doit être PARALLÈLE → reprendre les mêmes coefficients a et b, et recalculer seulement c
Si un point et une droite à laquelle la nouvelle doit être PERPENDICULAIRE → échanger les coefficients et changer un signe : de ax+by+c=0 on passe à bx−ay+c′=0
Exemple : perpendiculaire à 2x+3y−6=0 : 3x−2y+c′=0
Si une équation développée avec x2+y2 → compléter les carrés en x puis en y, et discuter le signe du second membre
Exemple : x2+y2−4x+2y−4=0 donne (x−2)2+(y+1)2=9
Si un point et une droite, et l'on cherche le projeté orthogonal ou la distance → écrire la perpendiculaire passant par le point, avec le vecteur NORMAL de la droite comme vecteur directeur, puis résoudre le système ; la distance est AH
Exemple : A(5;−1) sur x−2y+3=0 : perpendiculaire 2x+y−9=0, H(3;3), AH=25
La formule de la distance d'un point à une droite n'est pas au programme : le projeté donne le point ET la distance.
Aucune branche ne s'applique ? Il manque un point, et il se trouve presque toujours en cherchant l'intersection de deux droites déjà écrites, par simple résolution du système de leurs deux équations.
Quel outil selon le verbe de l'énoncé
Les questions du contrôle se ressemblent toutes. Le verbe désigne l'outil, et il n'y en a que six.
Si « déterminer une équation cartésienne de la droite » → vecteur normal ou directeur, puis un point pour la constante
Si « les points A, B et C sont-ils alignés » → déterminant de AB et AC, nul si et seulement s'ils sont alignés
Si « montrer que les droites sont parallèles » ou « perpendiculaires » → déterminant nul dans le premier cas, produit scalaire des normaux nul dans le second
Si « déterminer les coordonnées du point d'intersection » → résoudre le système des deux équations, puis VÉRIFIER le couple trouvé dans les deux
Si « préciser le centre et le rayon », « réduire l'équation » → complétion du carré, puis racine carrée du second membre, avec discussion des trois cas
Si « déterminer une équation de la tangente au point T » → prendre ΩT comme vecteur NORMAL, puis remplacer par T pour la constante
La tangente est perpendiculaire au rayon : c'est la seule chose à savoir, et elle transforme la question en deux lignes.
Le mot « conjecturer » n'appelle aucun calcul : il demande une figure et une phrase au conditionnel. C'est la question suivante qui demandera la démonstration.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Déterminer une équation cartésienne de droite
Quand l'utiliser : La première question de presque tous les exercices du chapitre, et celle dont dépendent toutes les autres.
1Écrire le vecteur qui sert de point de départ, directeur ou normal selon les données, avec ses coordonnées.
2En déduire la forme de l'équation, sans encore chercher la constante. « Une équation est de la forme x+3y+c=0. »
3Remplacer x et y par les coordonnées d'un point CONNU de la droite, et résoudre en c.
4Écrire l'équation complète, puis VÉRIFIER avec un second point quand il en existe un.
5Répondre avec l'article indéfini : « une équation cartésienne de (AB) est ... »
Phrase de conclusion
AB(6;−2) est un vecteur directeur de (AB), donc n(1;3) en est un vecteur normal et une équation est x+3y+c=0; comme A(−1;2) appartient à la droite, −1+6+c=0, donc c=−5 et x+3y−5=0 convient.
Le piège : Oublier de vérifier avec le second point. La substitution du deuxième point coûte cinq secondes et attrape toutes les erreurs de signe sur c, qui sont les plus fréquentes.
Barème : 0,5 point pour le vecteur, 0,5 point pour la forme, 1 point pour la constante, 0,5 point pour la vérification et la conclusion.
Réduire l'équation développée d'un cercle
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une équation contenant x2+y2 et demande la nature de l'ensemble, ou son centre et son rayon.
1Regrouper les termes en x ensemble, ceux en y ensemble, et laisser la constante seule.
2Compléter le carré en x : x2+αx=(x+2α)2−4α2, en écrivant explicitement le terme retranché.
3Faire de même en y, séparément.
4Faire passer les deux termes retranchés et la constante au second membre, et calculer.
5DISCUTER le signe du second membre : positif donne un cercle, nul un point, négatif l'ensemble vide.
6Conclure en nommant l'objet, avec le centre et le rayon quand c'est un cercle.
Phrase de conclusion
L'équation s'écrit (x−2)2+(y+1)2=9; le second membre étant strictement positif, l'ensemble est le cercle de centre Ω(2;−1) et de rayon 3.
Le piège : Lire le centre avec les signes de la parenthèse. Dans (x−2)2, l'abscisse du centre est +2; dans (y+1)2, l'ordonnée est −1. Le signe s'inverse, systématiquement.
Barème : 1 point par carré complété, 0,5 point pour la discussion du signe, 0,5 point pour le centre et le rayon annoncés correctement.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Faire passer la droite par ses points
Remplacer x et y par les coordonnées de chaque point donné dans l'équation trouvée. Le résultat doit être exactement 0 à chaque fois.
x+3y−5=0 testée en A(−1;2) donne −1+6−5=0, et en B(5;0) donne 5−5=0. L'équation est bonne.
Vérifier qu'un vecteur directeur relie deux points de la droite
Prendre deux points de la droite, calculer le vecteur qui les joint, et le comparer au vecteur annoncé. Ils doivent être colinéaires.
Sur 2x+3y−6=0, les points (3;0) et (0;2) donnent (−3;2) : c'est bien le directeur, et non (2;3).
Tester deux points du cercle sur son équation
Pour un cercle de diamètre [AB], les deux extrémités doivent vérifier l'équation. Deux substitutions, et le rayon comme le centre sont validés d'un coup.
(x−2)2+(y−1)2=10 testée en A(−1;2) donne 9+1=10, et en B(5;0) donne 9+1=10. C'est bon.
Vérifier un projeté orthogonal en deux tests
Le point H trouvé doit vérifier l'équation de la droite, et le vecteur AH doit être colinéaire au vecteur normal. Deux substitutions, un déterminant.
H(3;3) sur x−2y+3=0 : 3−6+3=0, et AH(−2;4)=−2×(1;−2). Le projeté est juste.
Vérifier une tangente par son point et son normal
La tangente en T doit passer par T, et ses coefficients (a;b) doivent être colinéaires au rayon ΩT.
Tangente 3x−y+5=0 en A(−1;2) au cercle de centre Ω(2;1) : −3−2+5=0, et (3;−1) est l'opposé de ΩA(−3;1). C'est bon.
L'exercice type décortiqué
Droite, cercle et tangente, comme au contrôle
Le plan est rapporté à un repère orthonormé. On considère les points A(−1;2) et B(5;0), ainsi que la droite d d'équation 3x−y+2=0.
1. Déterminer une équation cartésienne de la droite (AB). 2. Déterminer une équation du cercle C de diamètre [AB]. 3. Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal H du centre Ω sur d, puis comparer ΩH au rayon. 4. Déterminer une équation de la tangente à C au point A.
Les données de l'énoncé : les points A et B et la droite d. Le cercle, H et la tangente sont à construire.
Étape 1
AB(6;−2), donc u(3;−1) est aussi directeur et n(1;3) est normal. Une équation est x+3y+c=0; avec A : −1+6+c=0, donc c=−5 et (AB) a pour équation x+3y−5=0.
Pourquoi
Simplifier AB en (3;−1) avant de passer au normal évite de traîner des coefficients pairs jusqu'au bout. La vérification avec B est immédiate : 5+0−5=0.
Étape 2
Le centre est le milieu Ω(2−1+5;22+0)=(2;1), et le rayon vaut 2AB=236+4=240=10. Donc C a pour équation (x−2)2+(y−1)2=10.
Pourquoi
Le second membre est r2, donc 10 et non 10. Contrôle immédiat : A donne 9+1=10 et B donne 9+1=10, les deux extrémités sont bien sur le cercle.
Étape 3
La perpendiculaire à d passant par Ω(2;1) a pour vecteur directeur le normal (3;−1) de d, donc pour normal (1;3) : x+3y+c=0 avec 2+3+c=0, soit x+3y−5=0. C'est exactement la droite (AB) : le diamètre [AB] est perpendiculaire à d.
Pourquoi
Le vecteur normal de d devient le vecteur DIRECTEUR de la perpendiculaire : c'est le geste qui construit un projeté sans aucune pente. Reconnaître (AB) est un contrôle gratuit, et il annonce la question 4.
Étape 4
H est l'intersection de d et de x+3y−5=0 : avec y=3x+2, x+9x+6−5=0, donc x=−0,1 et y=1,7. H(−0,1;1,7) et ΩH=2,12+0,72=4,9≈2,21, inférieur au rayon 10≈3,16.
Pourquoi
Le point de d le plus proche du centre est à l'intérieur du cercle : la droite entre dans le disque, elle coupe donc le cercle. On le sait sans calculer les points d'intersection, qui ne sont au programme qu'en approfondissement.
Étape 5
La tangente en A est perpendiculaire au rayon, donc ΩA(−3;1) en est un vecteur normal. Une équation est −3x+y+c=0; avec A : 3+2+c=0, donc c=−5 et la tangente a pour équation −3x+y−5=0, soit 3x−y+5=0.
Pourquoi
Le vecteur ΩA se calcule dans ce sens, du centre vers le point, mais son opposé conviendrait aussi : un vecteur normal est défini à un facteur près, exactement comme l'équation elle-même.
Étape 6
Vérification : la tangente 3x−y+5=0 et la droite d d'équation 3x−y+2=0 ont les mêmes coefficients a et b, donc elles sont PARALLÈLES et distinctes; et A vérifie bien −3−2+5=0.
Pourquoi
Deux contrôles indépendants qui ne refont aucun calcul : l'appartenance de A à sa tangente, et le parallélisme avec d, cohérent avec le fait que d coupe le cercle du même côté. Une tangente qui ne passerait pas par A serait immédiatement fausse.
Conclusion rédigée
La droite (AB) a pour équation x+3y−5=0, le cercle de diamètre [AB] a pour équation (x−2)2+(y−1)2=10, le projeté de Ω sur d est H(−0,1;1,7) avec ΩH≈2,21<10, et la tangente au cercle en A a pour équation 3x−y+5=0.
L'erreur classique sur cet exercice : Prendre ΩA comme vecteur DIRECTEUR de la tangente à la question 4. La droite obtenue serait x+3y−5=0, c'est-à-dire (AB) elle-même, qui coupe le cercle en deux points au lieu de l'effleurer en un seul.
À savoir par cœur
•Sur ax+by+c=0, (a;b) est NORMAL et (−b;a) est DIRECTEUR.
•Une équation cartésienne n'est jamais unique : la multiplier par un réel non nul donne la même droite.
•Colinéarité : le déterminant xy′−yx′ est nul. En croix, jamais en ligne.
•Perpendiculaires : produit scalaire des normaux nul, aa′+bb′=0. Ce test marche aussi sur une verticale.
•x2+αx=(x+2α)2−4α2 : le terme retranché est le carré de la MOITIÉ du coefficient.
•Dans (x−a)2+(y−b)2=r2, le centre est (a;b) avec les signes INVERSÉS de ceux des parenthèses, et le second membre est r2.
•Second membre négatif : ensemble vide. Nul : un point. Strictement positif : un cercle.
•Tangente en T : le rayon ΩT en est un vecteur NORMAL.
•Projeté de A sur d : perpendiculaire à d passant par A, de vecteur DIRECTEUR le normal de d, puis intersection. Distance : AH.
Questions fréquentes
Comment lire un vecteur directeur sur une équation cartésienne ?
Le couple des deux coefficients devant x et y donne un vecteur normal, c'est-à-dire perpendiculaire à la droite. Le vecteur directeur s'obtient en échangeant les deux nombres et en changeant le signe de l'un. Le contrôle qui ne trompe pas : un vecteur directeur relie deux points de la droite.
Deux équations différentes peuvent-elles décrire la même droite ?
Oui, et c'est même le cas général. Multiplier une équation par un nombre non nul décrit exactement la même droite. Deux équations décrivent la même droite si et seulement si leurs trois coefficients sont proportionnels. Si seuls les deux premiers le sont, les droites sont parallèles et distinctes.
Comment trouver le projeté orthogonal d'un point sur une droite ?
On écrit la droite perpendiculaire passant par le point : le vecteur normal de la droite donnée en devient le vecteur directeur. Le projeté est l'intersection des deux droites, obtenue par un système. La distance du point à la droite est la longueur entre le point et son projeté, sans formule à apprendre.
Comment trouver le centre et le rayon d'un cercle à partir d'une équation développée ?
On regroupe les termes en x et ceux en y, puis on complète chaque carré en retranchant aussitôt le carré de la moitié du coefficient. Les termes retranchés passent au second membre. Le centre se lit avec les signes inversés de ceux des parenthèses, et le rayon est la racine carrée du second membre.
Que faire si le second membre est négatif après la complétion des carrés ?
L'ensemble est vide, et c'est une réponse complète. Une somme de deux carrés ne peut pas être négative, donc aucun point du plan ne convient. Si le second membre est nul, l'ensemble se réduit au seul centre; s'il est strictement positif, c'est un cercle dont le rayon est sa racine carrée.
Comment déterminer l'équation de la tangente à un cercle en un point ?
La tangente est perpendiculaire au rayon, donc le vecteur qui va du centre au point de contact est un vecteur normal de la tangente. Ses coordonnées deviennent directement les coefficients devant x et y, et la constante s'obtient en remplaçant par les coordonnées du point de contact.
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Exercices corrigés : La géométrie repérée
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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