Fiche de révision : multiples, diviseurs, parité et approfondissements
Cette fiche de révision accompagne le chapitre d'arithmétique de Seconde. Elle ne redit pas le cours : elle dit ce qui coûte des points en évaluation, ce que le correcteur attend exactement, et les contrôles à faire avant de rendre la copie.
Le programme entré en vigueur à la rentrée 2026 demande les multiples et les diviseurs par la définition, les nombres pairs et impairs, les fractions irréductibles, deux démonstrations et deux algorithmes : c'est la première partie de chaque bloc. Les nombres premiers sont sortis du programme de Seconde et la division euclidienne n'y a jamais figuré : ce qui suit est un approfondissement, marqué comme tel, pour qui vise la spécialité mathématiques.
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Le fil du chapitre
Au programme de 2026, tout part d'une définition : a est multiple de b s'il existe un ENTIER k tel que a=kb, et chaque démonstration consiste à exhiber ce k. Les points se perdent quand on réutilise la même lettre pour deux entiers, quand on prouve par des exemples, ou quand on oublie de dire que le facteur est entier. En approfondissement, on DÉDUIT les diviseurs au lieu de les chercher.
Le socle du programme 2026 : une définition, deux démonstrations
•a est un MULTIPLE de b, et b un DIVISEUR de a, s'il existe un entier k tel que a=kb. L'entier k est relatif : −91=(−13)×7 fait de −91 un multiple de 7.
•Zéro est multiple de tout entier, car 0=0×b. Aucun entier non nul n'est multiple de zéro, car k×0 vaut toujours 0.
•PAIR : n=2k. IMPAIR : n=2k+1, avec k entier relatif. Pour un négatif, on part du pair juste en dessous : −7=2×(−4)+1.
•Première démonstration : si m=ak et n=ak′, alors m+n=a(k+k′), et k+k′ est entier. Deux entiers inconnus, deux lettres.
•Seconde démonstration : si n=2k+1, alors n2=4k2+4k+1=2(2k2+2k)+1, donc n2 est impair.
•FRACTION IRRÉDUCTIBLE : plus aucun diviseur commun autre que 1 et −1 ; le signe devant, le dénominateur positif : 315−135=−73.
Les multiples de 4 sont les 4k, espacés de 4 des deux côtés de zéro : −12 correspond à k=−3, et zéro, à k=0, en fait partie.
Démontrer, dans ce chapitre, c'est EXHIBER l'entier k. Une copie qui écrit la forme attendue sans dire que le facteur est un entier perd le point de conclusion.
Approfondissement : la division euclidienne, et la condition qui ne se négocie pas
•Pour a entier et b entier strictement positif, il existe un UNIQUE couple (q;r) tel que a=bq+r avec 0⩽r<b. Les deux mots importants sont « unique » et « et ».
•La condition 0⩽r<b fait partie de la définition. Une égalité a=bq+r avec un reste hors de cet intervalle est vraie, mais ce n'est PAS la division euclidienne.
•Quand a est négatif et n'est pas un multiple de b, le quotient descend d'un cran : −17=5×(−4)+3, et non 5×(−3)−2. Le reste reste positif, c'est le quotient qui absorbe le signe.
•Le quotient est la partie entière de ba, c'est-à-dire l'arrondi PAR DÉFAUT, jamais la troncature, qui donne −3 pour −3,4.
•L'unicité se démontre en une ligne : si bq+r=bq′+r′, alors b(q−q′)=r′−r est un multiple de b de valeur absolue inférieure à b, donc nul.
Le quotient est le multiple de GAUCHE, celui que a vient de dépasser, et le reste est la distance qui les sépare.
Approfondissement : calculer sur les restes au lieu des nombres
•Le reste d'une SOMME par n est le reste de la somme des restes. Le reste d'un PRODUIT est le reste du produit des restes. C'est ce qui permet de ne jamais écrire le grand nombre.
•Si la valeur obtenue atteint ou dépasse n, il faut RÉDUIRE ENCORE : modulo 5, 3+4 donne 2, pas 7.
•Le chiffre des unités est le reste par 10. Les puissances successives d'un entier ont donc des unités qui forment un CYCLE, de longueur au plus 10.
•Pour placer un exposant dans un cycle de longueur L, on calcule son reste par L. Un reste NUL désigne la DERNIÈRE position du cycle, jamais la première.
•Le cycle existe toujours : chaque terme ne dépend que du précédent, et il n'y a qu'un nombre fini de valeurs possibles, donc l'une se répète et tout se répète après elle.
Les restes par 5 tournent sur cinq cases. Partir de 3 (en bleu) et avancer de 4 (en orange) fait le tour et retombe sur 2 (en vert) : modulo 5, 3+4 donne 2, pas 7.
Approfondissement : l'unicité de la décomposition, et ce qu'elle permet
•Tout entier supérieur ou égal à 2 s'écrit comme un produit de nombres premiers, et cette écriture est UNIQUE à l'ordre près. Ce théorème est admis ; on s'en sert comme d'un argument.
•Conséquence directe : si 2a×3b=2c×3d, alors a=c et b=d. C'est l'argument qui prouve qu'un entier n'est pas un carré, ni un cube.
•NOMBRE DE DIVISEURS : si n=pαqβ⋯, alors n a (α+1)(β+1)⋯ diviseurs. Chaque « plus un » correspond à l'exposant 0, c'est-à-dire au cas où le premier n'apparaît pas.
•TEST DE PRIMALITÉ : si n=ab avec 1<a⩽b, alors a2⩽ab=n, donc a⩽n. Chercher un diviseur jusqu'à n suffit, et parmi les seuls nombres premiers.
•IL EXISTE UNE INFINITÉ DE NOMBRES PREMIERS : si la liste p1,…,pk était complète, N=p1⋯pk+1 aurait un facteur premier absent de la liste, puisque chaque pi y laisse le reste 1.
Les 12 diviseurs de 72=23×32 : quatre exposants de 2 fois trois exposants de 3, et les cases vertes de l'exposant 0 sont les « plus un ».
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Réutiliser la même lettre pour deux multiples
toute la démonstration, alors que chaque calcul est juste
Ce qu'il ne faut pas écrire
« m=12k et n=12k, donc m+n=24k est un multiple de 12. »
Ce qu'il faut écrire
« Il existe deux entiers k et k′ tels que m=12k et n=12k′ ; alors m+n=12(k+k′), et k+k′ est un entier. »
Pourquoi : Avec la même lettre, on a supposé m=n : la preuve ne couvre plus que ce cas. Avec m=84 et n=132, les entiers sont k=7 et k′=11, bien différents.
2.Démontrer avec des exemples
toute la démonstration : zéro point, même avec dix exemples justes
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 32=9, 52=25 et 72=49 sont impairs, donc le carré d'un impair est impair. »
Ce qu'il faut écrire
« Soit n impair : n=2k+1 avec k entier. Alors n2=2(2k2+2k)+1, et 2k2+2k est entier : n2 est impair. »
Pourquoi : Des exemples vérifient, ils ne prouvent pas : la propriété porte sur une infinité d'entiers. Un seul contre-exemple suffit en revanche pour réfuter, c'est l'asymétrie à retenir.
3.Écrire un impair négatif avec le mauvais entier
1 point, et toute la suite si le calcul s'appuie sur ce k
Ce qu'il ne faut pas écrire
« −7=2×(−3)+1, donc k=−3. »
Ce qu'il faut écrire
« −7=2×(−4)+1, donc k=−4 : on part de −8, le pair juste en dessous. »
Pourquoi : 2×(−3)+1=−5 : le réflexe copié sur 7=2×3+1 se trompe de sens. Recalculer 2k+1 avant de conclure prend deux secondes.
4.Prendre la réciproque pour la propriété
toute la question, et le raisonnement qui s'appuie dessus
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La somme de deux multiples de 12 est un multiple de 12, donc si m+n est multiple de 12, m et n le sont. »
Ce qu'il faut écrire
« C'est la réciproque, et elle est fausse : 5+7=12 alors que ni 5 ni 7 n'est multiple de 12. »
Pourquoi : Une implication vraie peut avoir une réciproque fausse. La CONTRAPOSÉE, elle, dit toujours la même chose que l'implication : c'est elle qu'on a le droit d'utiliser à la place.
5.Écrire un reste négatif
toute la question, et toutes celles qui s'appuient dessus
Ce qu'il ne faut pas écrire
−17=5×(−3)−2, donc q=−3 et r=−2
Ce qu'il faut écrire
−17=5×(−4)+3, donc q=−4 et r=3
Pourquoi : La condition 0⩽r<b est dans la définition, pas dans les conventions d'écriture. Un reste négatif n'est pas un reste. Le réflexe qui sauve : une fois le couple trouvé, on relit la condition à voix basse, et si le reste est négatif on descend le quotient d'une unité, ce qui ajoute b au reste.
6.Confondre le quotient et la troncature
toute la question, et l'erreur est invisible sur les nombres positifs
Ce qu'il ne faut pas écrire
5−17=−3,4, donc le quotient est −3
Ce qu'il faut écrire
Le quotient est la partie entière, donc l'arrondi PAR DÉFAUT, soit −4
Le multiple de gauche est −20, donc q=−4 et le reste est la distance de −20 à −17, soit 3.
Pourquoi : Pour un dividende positif, troncature et partie entière coïncident, et l'habitude se prend sans dommage. Elle se retourne dès le premier nombre négatif. Retenir que le quotient est le multiple de GAUCHE sur la droite graduée règle le problème dans les deux cas.
7.Lire un reste nul comme la première position d'un cycle
toute la question, alors que tout le raisonnement était juste
Ce qu'il ne faut pas écrire
Le cycle vaut 3, 9, 7, 1 ; 100 a pour reste 0 par 4, donc l'unité est 3
Ce qu'il faut écrire
Un reste 0 désigne la DERNIÈRE position, donc l'unité est 1
Les unités de 3n tournent sur quatre cases. Le reste 0 (en vert) est celui de l'exposant 4, donc la QUATRIÈME case : 3100 finit par 1, comme 34=81.
Pourquoi : Le premier terme du cycle correspond à l'exposant 1, dont le reste par 4 vaut 1. Le quatrième terme correspond à l'exposant 4, dont le reste vaut 0. Le contrôle qui attrape l'erreur : vérifier sur un petit exposant du cycle, ici 34=81, qui finit bien par 1.
8.Oublier les « plus un » dans le nombre de diviseurs
toute la question, et l'écart entre 6 et 24 ne passe pas inaperçu
Ce qu'il ne faut pas écrire
360=23×32×5 a 3×2×1=6 diviseurs
Ce qu'il faut écrire
(3+1)(2+1)(1+1)=24 diviseurs
Pourquoi : Un diviseur s'écrit 2i3j5k avec i allant de 0 à 3 : cela fait QUATRE valeurs, pas trois, car l'exposant 0 est permis et correspond aux diviseurs impairs. Oublier le « plus un », c'est oublier que 9 divise 360 sans contenir aucun 2.
9.Tester la primalité jusqu'à n−1
rarement des points directement, mais la question devient infaisable en temps limité
Ce qu'il ne faut pas écrire
Pour savoir si 211 est premier, essayer tous les entiers de 2 à 210
Ce qu'il faut écrire
Essayer les nombres premiers jusqu'à 211, soit jusqu'à 13
Les diviseurs de 36 vont par paires a×b=36 : le petit de chaque paire (en bleu) ne dépasse jamais 36=6. Si aucun diviseur autre que 1 n'apparaît jusqu'à n incluse, il n'y en a aucun après.
Pourquoi : Si n n'est pas premier, il s'écrit ab avec 1<a⩽b, et alors a2⩽n, donc a⩽n : le plus petit diviseur est forcément sous la racine. Six divisions au lieu de deux cent neuf, et il faut écrire la justification, car c'est elle qui est évaluée.
10.Énoncer la démonstration d'Euclide en affirmant que N est premier
toute la démonstration, car l'affirmation est fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le produit des nombres premiers, augmenté de 1, est un nouveau nombre premier »
Ce qu'il faut écrire
« Ce nombre a un facteur premier ABSENT de la liste », ce qui suffit
Pourquoi : Contre-exemple : 2×3×5×7×11×13+1=30031=59×509, qui n'est pas premier. L'argument n'a jamais eu besoin de cette affirmation : il lui suffit que chaque premier de la liste laisse le reste 1, donc ne divise pas N, donc que le facteur premier de N soit nouveau.
Quelle méthode choisir
Quelle méthode, selon la question posée
Une question d'arithmétique en Seconde, socle ou approfondissement
Si On demande de prouver qu'un nombre précis est multiple de b, pair ou impair → Exhiber l'entier k : écrire a=kb, ou 2k, ou 2k+1, et recalculer
Exemple : 144=(−12)×(−12) : 144 est multiple de −12
Si On demande une propriété pour TOUT entier → Lettres, une par entier inconnu ; si la parité compte, disjonction de cas pair ou impair
Exemple : un carré s'écrit 4j si n=2k, 4j+1 si n=2k+1
Si On demande une fraction irréductible → Diviser en haut et en bas par les diviseurs communs jusqu'à n'en plus trouver, signe devant
Exemple : 1001385=13×775×77=135
Si On demande un quotient et un reste, ou une répartition concrète → Division euclidienne, et l'on vérifie 0⩽r<b avant de conclure
Exemple : 1754 pièces par cartons de 24 : 73 cartons pleins et 2 pièces
Si On demande un reste sur un très grand nombre, une somme ou un produit → On calcule sur les RESTES, sans jamais écrire le grand nombre
Exemple : Reste de 2026×2027 par 5 : 1×2=2
Si On demande le chiffre des unités d'une puissance → On établit le cycle, puis on place l'exposant par son reste modulo la longueur
Exemple : 72026 : cycle 7, 9, 3, 1 et 2026 a pour reste 2, donc 9
Si On demande de compter ou de caractériser des diviseurs → Décomposition en facteurs premiers, puis formule (α+1)(β+1)⋯
Exemple : 360=23325 donne 4×3×2=24 diviseurs
Si On demande si un entier est premier → On teste les premiers jusqu'à n, et l'on JUSTIFIE cette borne
Exemple : 877 : on s'arrête à 29, car 292=841 et 302=900
Le tout premier réflexe : la question porte-t-elle sur UN nombre précis, auquel cas on exhibe un entier ou l'on décompose, ou sur TOUS les entiers, auquel cas il faut des lettres, et souvent une disjonction de cas pair ou impair ? Cette lecture évite de vérifier sur des exemples ce qu'il fallait démontrer.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Rédiger les deux démonstrations du programme
Quand l'utiliser : Dès que l'énoncé demande de démontrer qu'un nombre est multiple d'un autre, pair ou impair, pour TOUT entier.
1Traduire l'hypothèse par la définition : « il existe un entier k tel que m=12k », une lettre neuve pour chaque entier inconnu.
2Calculer l'expression demandée en remplaçant chaque nombre par son écriture.
3Mettre en facteur ce qu'on attend : 12(k+k′), ou 2(2k2+2k)+1.
4Dire pourquoi le facteur est un ENTIER : somme, produit ou carré d'entiers.
5Conclure par la définition, en recopiant la propriété démontrée.
6Si l'énoncé direct résiste, écrire sa CONTRAPOSÉE : « si n est pair, alors 5n+3 est impair » démontre « si 5n+3 est pair, alors n est impair ».
Phrase de conclusion
« Soit n un entier impair : il existe un entier k tel que n=2k+1. Alors n2=4k2+4k+1=2(2k2+2k)+1, et 2k2+2k est un entier, donc n2 est impair. »
Le piège : Oublier la phrase « et 2k² + 2k est un entier ». Sans elle, l'écriture 2 × (quelque chose) + 1 ne prouve rien : un demi aussi s'écrit ainsi.
Barème : Souvent 1 point pour la traduction de l'hypothèse, 1 point pour le calcul, 1 point pour la justification que le facteur est entier et la conclusion.
Approfondissement : rédiger une division euclidienne et son exploitation
Quand l'utiliser : Chaque fois qu'un énoncé demande un quotient, un reste, ou une répartition sans perte
1Annoncer les deux nombres et le sens : « division euclidienne de a par b ».
2Donner l'encadrement par deux multiples consécutifs, qui fait apparaître le quotient.
3Écrire l'égalité complète a=bq+r, avec les valeurs numériques.
4Vérifier explicitement que 0⩽r<b : c'est cette ligne qui est attendue.
5Traduire q et r dans le contexte, en nommant ce que chacun compte.
6Si la question demande un arrondi par excès, le distinguer du quotient et dire pourquoi.
Phrase de conclusion
« Division euclidienne de 1754 par 24 : 24×73=1752 et 24×74=1776, donc 1754=24×73+2, avec 0⩽2<24. Il y a donc 73 cartons pleins et 2 pièces restantes, ce qui impose de commander un 74e carton. »
Le piège : Donner environ 73,08 comme réponse. La division décimale ne répond pas à la question : elle ne dit rien des deux pièces restantes, qui sont précisément l'objet du problème.
Barème : 1 point pour l'encadrement, 2 points pour l'égalité complète, 1 point pour la vérification de la condition sur le reste, 2 points pour l'interprétation de q et de r. Un résultat juste sans l'égalité écrite plafonne à la moitié.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
L'entier k est-il vraiment entier ?
Après avoir écrit a=kb, on vérifie que k est entier et que le produit redonne a. Un k non entier signale que a n'est PAS multiple de b.
1789=3k donne k≈596,33, non entier : 1789 n'est pas multiple de 3, puisque 3×596=1788.
Le reste est dans le bon intervalle
On relit la condition 0⩽r<b. Un reste négatif ou supérieur ou égal au diviseur signale une erreur immédiate.
−17=5×(−4)+3 : 0⩽3<5, donc le couple est bon.
Reconstituer le dividende
On recalcule bq+r et l'on doit retomber sur a. Ce contrôle coûte cinq secondes et attrape toute erreur de table.
24×73+2=1752+2=1754 : c'est bien le nombre de départ.
Recalculer la valeur après un changement de base
On repart des puissances de la base et l'on doit retrouver le nombre initial. C'est le seul contrôle du sens de lecture des restes.
101100 en base 2 vaut 32+8+4=44, le nombre de départ.
Recouper le nombre de diviseurs
La formule donne un nombre, la liste doit en contenir exactement autant. Sur un petit entier, on écrit la liste pour contrôler.
60=22×3×5 donne 3×2×2=12, et la liste compte bien douze nombres.
Le cycle testé sur un petit exposant
Avant d'appliquer un cycle à un exposant énorme, on le vérifie sur un exposant du cycle lui-même, dont on connaît la valeur.
34=81 finit par 1, ce qui confirme que le reste 0 désigne la quatrième position.
L'exercice type décortiqué
Approfondissement. Une question de synthèse : compter, décomposer, conclure
Un atelier doit répartir 1754 pièces en paquets identiques, sans reste. Les formats disponibles vont de 10 à 40 pièces par paquet.
Montrez qu'aucun format ne convient, puis donnez le nombre total de diviseurs de 1754.
L'arbre s'arrête en deux branches : 1754 n'a que deux facteurs premiers, et c'est cette pauvreté qui interdit tout format intermédiaire.
Étape 1
Un format sans reste est un DIVISEUR de 1754. On cherche donc les diviseurs, et non les formats un par un.
Pourquoi
Essayer les trente et un formats reviendrait à faire trente et une divisions sans rien apprendre. La décomposition répond à la question générale, et elle donne au passage le compte demandé à la fin.
Étape 2
1754 est pair : 1754=2×877.
Pourquoi
On commence toujours par le plus petit premier. Une fois le facteur 2 sorti, le cofacteur 877 est impair, donc tous les facteurs restants le sont aussi.
Étape 3
Test de 877 : on s'arrête à 29, car 292=841 et 302=900, donc 877 est entre 29 et 30.
Pourquoi
C'est le résultat du cours : si 877 n'était pas premier, il aurait un diviseur inférieur ou égal à sa racine carrée. La borne doit être JUSTIFIÉE par l'encadrement des deux carrés, sinon elle n'est pas acceptée.
Étape 4
On essaie 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29 : aucun ne divise 877, qui est donc premier.
Pourquoi
Dix divisions suffisent, et seulement sur des nombres premiers : tout diviseur composé aurait été détecté plus tôt par l'un de ses propres facteurs premiers. La somme des chiffres de 877 vaut 22, ce qui écarte 3 sans division.
Étape 5
La décomposition est 1754=21×8771, donc le nombre de diviseurs vaut (1+1)(1+1)=4.
Pourquoi
Ces quatre diviseurs sont 1, 2, 877 et 1754. Aucun ne tombe entre 10 et 40 : le format demandé n'existe pas, et l'on peut l'affirmer pour TOUS les formats, pas seulement pour ceux qu'on a essayés.
Étape 6
Contrôle : 2×877=1754, et la liste des quatre diviseurs est cohérente avec la formule.
Pourquoi
Un entier de la forme « premier fois premier distinct » a toujours exactement quatre diviseurs. Si la formule avait donné autre chose, c'est que la décomposition était incomplète.
Conclusion rédigée
Aucun format entre 10 et 40 pièces ne partage 1754 sans reste, car 1754=2×877 avec 877 premier, et ses quatre seuls diviseurs sont 1, 2, 877 et 1754.
L'erreur classique sur cet exercice : Conclure après avoir essayé quelques formats. Tester 10, 12, 15, 20, 24 et 30 sans succès ne prouve rien sur les vingt-cinq autres : seule la décomposition permet d'affirmer quelque chose sur TOUS les formats à la fois.
À savoir par cœur
•a multiple de b : il existe un entier k tel que a=kb, avec k relatif.
•Pair 2k, impair 2k+1 ; −7=2×(−4)+1.
•Deux entiers inconnus, deux lettres. Des exemples réfutent, ils ne prouvent jamais.
•a=bq+r avec 0⩽r<b, et le couple est UNIQUE.
•Le reste n'est jamais négatif : c'est le quotient qui descend, sauf si a est multiple de b.
•Le quotient est la partie entière, pas la troncature.
•Reste d'une somme et d'un produit : on calcule sur les restes.
•Chiffre des unités = reste par 10, et les puissances cyclent.
•Reste nul dans un cycle = DERNIÈRE position, pas la première.
•Critère par 9 et par 3 : somme des chiffres.
•Critère par 11 : somme alternée, en partant des unités.
•Décomposition en facteurs premiers : elle est UNIQUE.
•Nombre de diviseurs : (α+1)(β+1)⋯, sans oublier les « plus un ».
•Primalité : tester les premiers jusqu'à n, et justifier la borne.
•Euclide : N a un facteur premier NOUVEAU, il n'est pas forcément premier.
Questions fréquentes
Les nombres premiers sont-ils encore au programme de Seconde ?
Non, depuis la rentrée 2026. Le programme de Seconde garde les multiples, les diviseurs, les nombres pairs et impairs et les fractions irréductibles, avec deux démonstrations et deux algorithmes. Les nombres premiers, la décomposition et la division euclidienne restent utiles pour qui vise la spécialité mathématiques ou les mathématiques expertes, et reviennent en Terminale, dans l'option mathématiques expertes : ils forment ici un approfondissement.
Comment démontrer que le carré d'un nombre impair est impair ?
On écrit le nombre impair sous la forme deux k plus un, avec k entier. Son carré vaut quatre k carré plus quatre k plus un, qu'on réécrit deux fois deux k carré plus deux k, plus un. On précise que deux k carré plus deux k est un entier, puis on conclut que le carré est impair. Vérifier sur trois exemples ne démontre rien et ne rapporte aucun point.
Pourquoi le reste ne peut-il pas être négatif ?
Parce que la condition fait partie de la définition, au même titre que l'égalité. Le but de la division euclidienne est de ranger chaque entier dans une case, et il y a exactement autant de cases que le diviseur en indique, numérotées de zéro au diviseur moins un. Si on autorisait les restes négatifs, un même nombre tomberait dans deux cases différentes et l'unicité disparaîtrait. Quand un reste trouvé est négatif, on descend donc le quotient d'une unité, ce qui remonte le reste dans le bon intervalle.
À quoi sert de calculer sur les restes plutôt que sur les nombres ?
À répondre à des questions qu'aucune calculatrice ne peut afficher. Le chiffre des unités de sept élevé à la puissance deux mille vingt-six se trouve en trois lignes, alors que le nombre lui-même compte plus de mille sept cents chiffres. Le principe est simple : pour connaître le reste d'une somme ou d'un produit, il suffit des restes des termes, donc de nombres plus petits que le diviseur. C'est la première fois de la scolarité qu'on calcule sur des classes de nombres au lieu des nombres eux-mêmes.
Jusqu'où faut-il tester pour savoir si un nombre est premier ?
Jusqu'à sa racine carrée, et seulement parmi les nombres premiers. La raison est que si le nombre se décompose en un produit de deux facteurs, le plus petit des deux est nécessairement inférieur ou égal à la racine carrée : sinon, leur produit dépasserait le nombre. Ne rien trouver jusque-là prouve donc qu'il n'y a rien à trouver au-delà. En évaluation, il faut écrire cette justification et encadrer la racine par deux carrés connus, car c'est elle qui rapporte les points.
La démonstration d'Euclide dit-elle que le produit plus un est premier ?
Non, et c'est l'erreur la plus répandue sur cette démonstration. Le produit des six premiers nombres premiers, augmenté de un, vaut trente mille trente et un, qui se factorise en cinquante-neuf fois cinq cent neuf : il n'est donc pas premier. Ce que l'argument utilise est beaucoup plus modeste : ce nombre laisse le reste un dans la division par chacun des premiers de la liste, donc aucun d'eux ne le divise, donc ses facteurs premiers sont tous absents de la liste. Cela suffit à conclure qu'aucune liste finie n'est complète.
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Exercices corrigés : Multiples, diviseurs, parité et approfondissements
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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