Statistiques avancées 201-337 • Complément québécois et cégep à Montréal

Fiche de révision : les statistiques descriptives (201-337)

Les statistiques descriptives sont le chapitre où tout le monde sait calculer et où beaucoup perdent des points quand même : l'énoncé demande quel indicateur décrit honnêtement la série, et la calculatrice ne répond pas à cette question.

Cette fiche laisse les formules dans le cahier et rassemble les décisions qui rapportent : reconnaître une distribution étalée, choisir entre nn et n1n-1, pondérer avant de moyenner, et n'écarter une donnée aberrante qu'après enquête, jamais parce qu'elle dérange.

Le fil du chapitre

Le calcul n'est jamais ce qui coûte des points en statistiques descriptives : c'est le CHOIX de l'indicateur, moyenne ou médiane, nn ou n1n-1, dispersion absolue ou relative.

Ce chapitre fait partie de Statistiques avancées, 201-337

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (3 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Nombres réels, racines et ensemblesSecondaire 3
  2. 2Statistique : échantillonnage, diagrammes et mesuresSecondaire 3
  3. 3Nuage de points, corrélation et régressionSecondaire 4 SN4

L'essentiel

Trois mesures de centre, trois messages différents

  • Moyenne x=xin\overline{x}=\dfrac{\sum x_{i}}{n} : elle utilise toutes les données, donc elle subit les valeurs extrêmes.
  • Médiane : la valeur du milieu après classement. Elle ignore l'ampleur des extrêmes, seulement leur nombre.
  • Mode : la valeur la plus fréquente, seul indicateur utilisable sur une variable qualitative.
  • Si x>\overline{x}> médiane, la distribution est étalée vers la DROITE : c'est le cas des revenus, des durées d'attente et des prix immobiliers.
médiane : 28moyenne : 40la queue tire la moyennela médiane ne bouge pasrevenu, en milliers de dollars
Sur une distribution étalée vers la droite, la moyenne est tirée vers la queue tandis que la médiane reste dans le gros de la population : 4040 contre 2828.

L'écart entre moyenne et médiane est un diagnostic, pas un défaut de calcul. Un énoncé qui donne les deux attend qu'on commente cet écart.

La dispersion, et le choix de n ou de n moins 1

  • Variance d'un ÉCHANTILLON : s2=(xix)2n1s^{2}=\dfrac{\sum(x_{i}-\overline{x})^{2}}{n-1}. Variance d'une POPULATION : σ2=(xiμ)2n\sigma^{2}=\dfrac{\sum(x_{i}-\mu)^{2}}{n}.
  • On divise par n1n-1 parce que la moyenne a déjà été estimée sur ces mêmes données : il ne reste que n1n-1 écarts indépendants.
  • L'écart-type est la racine carrée de la variance, et il porte l'unité des données ; la variance porte cette unité au carré.
  • Coefficient de variation CV=sx×100CV=\dfrac{s}{\overline{x}}\times 100 : dispersion RELATIVE, sans unité, seule façon de comparer deux séries d'échelles différentes.

Un PARAMÈTRE décrit la population et se note en lettres grecques, μ\mu et σ\sigma ; une STATISTIQUE décrit l'échantillon et se note x\overline{x} et ss. Le choix du dénominateur découle de cette lecture, pas d'une préférence.

La cote z : comparer ce qui n'est pas comparable

  • z=xxsz=\dfrac{x-\overline{x}}{s} exprime un écart en NOMBRE d'écarts-types.
  • Une cote zz positive place la donnée au-dessus de la moyenne, négative au-dessous ; sa valeur absolue mesure l'exceptionnel.
  • Deux notes issues de barèmes différents ne se comparent qu'après passage en cotes zz.
  • Une transformation y=ax+by=ax+b donne y=ax+b\overline{y}=a\overline{x}+b et sy=asxs_{y}=|a|\,s_{x} : la cote zz est donc INVARIANTE si a>0a>0.

Ajouter une constante à toutes les données déplace le centre sans changer la dispersion. C'est la vérification la plus rapide sur une question de transformation.

Quartiles, écart interquartile et valeurs aberrantes

  • Q1Q_{1}, Q2Q_{2} la médiane et Q3Q_{3} découpent la série en quatre parts d'effectifs égaux.
  • Écart interquartile EI=Q3Q1EI=Q_{3}-Q_{1} : la dispersion du cœur de la série, insensible aux extrêmes.
  • Est aberrante toute donnée hors de [Q11,5EI ; Q3+1,5EI][\,Q_{1}-1{,}5\,EI\ ;\ Q_{3}+1{,}5\,EI\,].
  • Sur une ogive, les effectifs cumulés se placent en face de la BORNE SUPÉRIEURE de chaque classe, jamais de son centre.

Le critère 1,5EI1{,}5\,EI signale une donnée à examiner, il ne l'autorise pas à disparaître. On enquête sur son origine, et on publie les deux analyses si le doute persiste.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Résumer par la moyenne une distribution visiblement étalée

2 points, c'est la question d'interprétation de l'examen

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le salaire moyen est de 5858 k,donclemployeˊtypiquegagneenviron , donc l'employé typique gagne environ 58k k . »

Ce qu'il faut écrire

« La moyenne est de 5858, la médiane de 4141 : la distribution est étalée vers la droite et c'est la médiane qui décrit l'employé typique. »

Pourquoi : Un seul très haut salaire suffit à déplacer la moyenne de plusieurs milliers de dollars sans toucher la médiane. L'énoncé teste ce réflexe à chaque session.

2. Diviser par n la variance d'un échantillon

1,5 point, et toutes les cotes $z$ de la question suivante

Ce qu'il ne faut pas écrire

« s2=(xix)2ns^{2}=\dfrac{\sum(x_{i}-\overline{x})^{2}}{n}, comme dans le cours de secondaire. »

Ce qu'il faut écrire

« Les données sont un ÉCHANTILLON, donc s2=(xix)2n1s^{2}=\dfrac{\sum(x_{i}-\overline{x})^{2}}{n-1}. »

Pourquoi : La moyenne a été calculée sur ces mêmes données, ce qui consomme un degré de liberté. Diviser par nn sous-estime systématiquement la dispersion, d'autant plus que l'échantillon est petit.

3. Moyenner des moyennes sans tenir compte des effectifs

2 points, et l'erreur passe inaperçue faute de contrôle

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Service A à 4848, service B à 6262, donc l'entreprise est à 48+622=55\dfrac{48+62}{2}=55. »

Ce qu'il faut écrire

« x=12×48+28×6240=57,8\overline{x}=\dfrac{12\times 48+28\times 62}{40}=57{,}8 : on pondère par les effectifs. »

46525864A : 12 employés à 48B : 28 employés à 62milieu naïf : 55pondérée : 57,8
Le milieu naïf tombe à 5555, à égale distance des deux services ; la moyenne pondérée est à 57,857{,}8, tirée vers le service de 2828 employés.

Pourquoi : La moyenne des moyennes n'est correcte que si les groupes ont le même effectif. Le résultat pondéré penche toujours du côté du groupe le plus nombreux, ce qui donne un contrôle immédiat.

4. Comparer les écarts-types de deux séries d'échelles différentes

1,5 point, et une conclusion inversée

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Les salaires ont un écart-type de 80008000 dollars et les âges de 66 ans : les salaires sont donc bien plus dispersés. »

Ce qu'il faut écrire

« On compare les coefficients de variation : 800052000×10015%\dfrac{8000}{52000}\times 100\approx 15\,\% contre 638×10016%\dfrac{6}{38}\times 100\approx 16\,\%, donc les âges sont un peu plus dispersés. »

Pourquoi : Un écart-type porte l'unité de la variable : des dollars ne se comparent pas à des années. Seule la dispersion relative est sans unité.

5. Traiter comme quantitative une variable qui ne l'est pas

1 point, et la question de typologie qui ouvre l'examen

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le code postal moyen des répondants est H3GH3G... donc 3451234\,512. »

Ce qu'il faut écrire

« Un code postal est une variable qualitative NOMINALE : on en donne les effectifs et le mode, jamais une moyenne. »

Pourquoi : Des chiffres ne font pas une variable quantitative. Le test est de se demander si la différence entre deux valeurs a un sens : entre deux codes postaux, elle n'en a aucun.

6. Croire qu'un plus grand échantillon corrige un biais

2 points sur la question de méthodologie

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le sondage est en ligne sur notre site, mais avec 1000010\,000 réponses le résultat est fiable. »

Ce qu'il faut écrire

« La taille ne réduit que l'erreur ALÉATOIRE. Un biais de sélection ne se corrige jamais en interrogeant plus de monde, il faut changer la méthode de recrutement. »

Pourquoi : Interroger davantage de personnes du même groupe mal choisi rend l'erreur plus précise, pas plus juste. C'est le résultat que retient le correcteur : précision et exactitude sont deux choses différentes.

7. Appliquer le critère d'aberrance avec l'écart-type

1,5 point, et une boîte à moustaches fausse

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La donnée est à plus de 1,51{,}5 écart-type de la moyenne, donc elle est aberrante. »

Ce qu'il faut écrire

« Le critère porte sur les quartiles : est aberrante toute donnée hors de [Q11,5EI ; Q3+1,5EI][\,Q_{1}-1{,}5\,EI\ ;\ Q_{3}+1{,}5\,EI\,]. »

Q1 = 40médiane 48Q3 = 60Q1 moins 1,5 EI = 10Q3 plus 1,5 EI = 90aberranteles moustaches s'arrêtent à la dernière donnée AVANT la barrière
Les deux barrières se calculent à partir des quartiles ; la moustache s'arrête à la dernière donnée située avant la barrière, et seule la valeur 120120 est déclarée aberrante.

Pourquoi : La moyenne et l'écart-type sont eux-mêmes déformés par la donnée suspecte : les utiliser pour la juger revient à laisser l'accusé écrire l'acte d'accusation. Les quartiles, eux, ne bougent pas.

8. Croire qu'ajouter une constante change la dispersion

1 point, souvent deux lignes d'un tableau à compléter

Ce qu'il ne faut pas écrire

« On ajoute 55 points à toutes les copies, donc la moyenne et l'écart-type augmentent de 55. »

Ce qu'il faut écrire

« y=x+5y=x+5 donne y=x+5\overline{y}=\overline{x}+5 mais sy=sxs_{y}=s_{x} : la dispersion ne change pas. »

Pourquoi : Une translation déplace toutes les données du même écart : les distances entre elles sont inchangées. Seul un facteur multiplicatif modifie la dispersion, et il la multiplie par a|a|.

9. Construire l'ogive sur les centres de classe

1,5 point, et tous les percentiles lus ensuite

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Je place l'effectif cumulé de la classe [30;40[[30\,;40[ au point x=35x=35, le centre de la classe. »

Ce qu'il faut écrire

« Un effectif CUMULÉ est atteint à la fin de la classe : il se place en face de la borne supérieure, x=40x=40. »

1020304050602040608010012080 %trait plein : bornes supérieurespointillé : centres de classe, fauxP80 vrai : 33P80 faux : 28
La même série lue sur les bornes supérieures donne P8033P_{80}\approx 33 ; placée sur les centres de classe, elle donnerait 2828, un demi-intervalle trop bas.

Pourquoi : Le cumul compte tout ce qui est inférieur à une valeur : il n'est complet qu'au bout de la classe. Décaler d'un demi-intervalle décale tous les percentiles du même coup.

Quelle méthode choisir

Quel indicateur de centre et de dispersion choisir

On regarde le type de variable, puis la forme de la distribution.

  • Si variable qualitative nominale mode seulement, avec les effectifs et les pourcentages

    Exemple : couleur préférée, code postal, programme d'études

  • Si variable quantitative, distribution symétrique et sans valeur extrême moyenne et écart-type

    Exemple : tailles d'un groupe d'adultes

  • Si distribution étalée, ou présence de valeurs aberrantes médiane et écart interquartile

    Exemple : revenus, prix des logements, temps d'attente

  • Si il faut comparer la dispersion de deux séries d'unités ou d'échelles différentes coefficient de variation

    Exemple : 15%15\,\% pour les salaires contre 16%16\,\% pour les âges

  • Si il faut comparer deux valeurs individuelles issues de deux distributions cote zz

    Exemple : 18/2018/20 dans une classe forte contre 85/10085/100 dans une autre

Aucune de ces branches ne se décide à la calculatrice : elles se décident en regardant le nuage ou l'histogramme. C'est pour cela que l'examen demande presque toujours de justifier le choix.

Quel dénominateur, quelle notation

On lit si les données décrivent toute la population ou seulement un échantillon.

  • Si les données couvrent toute la population étudiée diviser par nn, et noter μ\mu et σ\sigma

    Exemple : les notes des 3232 élèves d'une classe, quand la classe est la population

  • Si les données sont un échantillon tiré d'une population plus vaste diviser par n1n-1, et noter x\overline{x} et ss

    Exemple : 4040 pièces prélevées dans une production continue

  • Si l'énoncé ne précise rien mais parle de sondage, de prélèvement ou d'estimation c'est un échantillon : n1n-1

    Exemple : « on a interrogé 200200 clients »

  • Si la calculatrice affiche les deux résultats prendre sxs_{x} pour un échantillon, σx\sigma_{x} pour une population, et écrire lequel a été choisi

    Exemple : sur une TI, Sx\text{Sx} et σx\sigma\text{x} apparaissent l'un sous l'autre

Écrire une phrase du type « les données constituent un échantillon, donc je divise par n1n-1 » rapporte le point de justification même quand la valeur numérique est ensuite mal recopiée.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Détecter et commenter une valeur aberrante

Quand l'utiliser : L'énoncé demande si une donnée est aberrante, ou fournit une boîte à moustaches à construire.

  1. 1 Classer la série et calculer Q1Q_{1}, Q2Q_{2} et Q3Q_{3}, en écrivant les positions utilisées.
  2. 2 Calculer EI=Q3Q1EI=Q_{3}-Q_{1}, puis les deux barrières Q11,5EIQ_{1}-1{,}5\,EI et Q3+1,5EIQ_{3}+1{,}5\,EI.
  3. 3 Comparer chaque donnée extrême aux barrières et nommer celles qui sortent.
  4. 4 Conclure sans supprimer la donnée : dire ce qu'on ferait pour l'expliquer.

Phrase de conclusion

« EI=6040=20EI=60-40=20, donc les barrières sont 1010 et 9090. La valeur 120120 est supérieure à 9090 : c'est une donnée aberrante, à vérifier avant toute décision, et non à supprimer. »

Le piège : Étendre la moustache jusqu'à la barrière : elle s'arrête à la dernière donnée réellement observée avant celle-ci.

Barème : 1 point les quartiles, 1 point les deux barrières, 1 point la conclusion nuancée.

Comparer deux valeurs par la cote z

Quand l'utiliser : Deux notes, deux mesures ou deux performances issues de distributions différentes doivent être comparées.

  1. 1 Écrire pour chaque distribution sa moyenne et son écart-type, avec la notation qui convient.
  2. 2 Calculer chaque cote zz séparément, en gardant deux décimales.
  3. 3 Comparer les deux cotes, pas les deux valeurs brutes.
  4. 4 Conclure en interprétant la cote en nombre d'écarts-types au-dessus ou au-dessous de la moyenne.

Phrase de conclusion

« zA=857010=1,5z_{A}=\dfrac{85-70}{10}=1{,}5 et zB=18144=1z_{B}=\dfrac{18-14}{4}=1 : la performance AA est meilleure, car elle se situe à 1,51{,}5 écart-type au-dessus de sa moyenne contre 11 pour BB. »

Le piège : Comparer 8585 et 1818, ou comparer les écarts bruts 1515 et 44 sans les diviser par leur écart-type respectif.

Barème : 1 point par cote correctement calculée, 1 point la conclusion exprimée en écarts-types.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

La moyenne de l'entreprise, et celle que la direction annonce

Le service A compte 1212 employés dont le salaire moyen est de 4848 k dollars ; le service B en compte 2828, de salaire moyen 6262 k dollars.

La direction annonce un salaire moyen de 5555 k dollars pour l'entreprise. Est-ce exact ? Et si un cadre à 200200 k dollars s'ajoutait au service A, que faudrait-il publier ?

Étape 1

Effectif total : 12+28=4012+28=40 employés.

Pourquoi

Le dénominateur d'une moyenne pondérée est la somme des poids, pas le nombre de groupes. C'est là que se joue toute la question.

Étape 2

Somme des salaires : 12×48+28×62=576+1736=231212\times 48+28\times 62=576+1736=2312 k dollars.

Pourquoi

Chaque moyenne de service redonne la somme de son groupe une fois multipliée par son effectif. On reconstitue ainsi la masse salariale sans connaître les salaires individuels.

Étape 3

Moyenne de l'entreprise : 231240=57,8\dfrac{2312}{40}=57{,}8 k dollars.

Pourquoi

Le résultat est bien compris entre 4848 et 6262, et penché vers 6262 : le contrôle de cohérence est immédiat et vaut démonstration que 5555 est faux.

Étape 4

Avec le cadre à 200200 : 2312+2004161,3\dfrac{2312+200}{41}\approx 61{,}3 k dollars, alors que la médiane bouge à peine.

Pourquoi

Une seule donnée extrême déplace la moyenne de 3,53{,}5 k dollars. C'est la démonstration chiffrée de ce que « la moyenne subit les extrêmes » veut dire.

Étape 5

Contrôle : 57,8×40=231257{,}8\times 40=2312, et 5555 serait la bonne réponse seulement si les deux services comptaient 2020 employés chacun.

Pourquoi

L'opération inverse valide le calcul, et la condition d'égalité des effectifs nomme exactement l'hypothèse cachée derrière la moyenne des moyennes.

Conclusion rédigée

« La moyenne de l'entreprise est de 57,857{,}8 k dollars et non 5555 : la moyenne des moyennes suppose des effectifs égaux, ce qui n'est pas le cas ici. Avec un salaire extrême, il faudrait publier la médiane à côté de la moyenne. »

L'erreur classique sur cet exercice : Additionner 4848 et 6262 puis diviser par 22 : le résultat, 5555, est celui d'une entreprise imaginaire où les deux services auraient le même effectif.

À savoir par cœur

  • Moyenne supérieure à la médiane : distribution étalée vers la DROITE, c'est la médiane qui décrit le cas typique.
  • Échantillon : n1n-1 et les notations x\overline{x}, ss. Population : nn et les notations μ\mu, σ\sigma.
  • z=xxsz=\dfrac{x-\overline{x}}{s} : un écart mesuré en nombre d'écarts-types, sans unité.
  • Aberrante : hors de [Q11,5EI ; Q3+1,5EI][\,Q_{1}-1{,}5\,EI\ ;\ Q_{3}+1{,}5\,EI\,], avec EI=Q3Q1EI=Q_{3}-Q_{1}.
  • CV=sx×100CV=\dfrac{s}{\overline{x}}\times 100 : la seule dispersion comparable d'une série à l'autre.
  • y=ax+by=ax+b : y=ax+b\overline{y}=a\overline{x}+b et sy=asxs_{y}=|a|\,s_{x}. Le +b+b ne change JAMAIS la dispersion.
  • Sur une ogive, l'effectif cumulé se place à la BORNE SUPÉRIEURE de la classe.
  • Un plus grand échantillon réduit l'erreur aléatoire, jamais un biais.

Questions fréquentes

Faut-il utiliser la moyenne ou la médiane ?

La médiane dès que la distribution est étalée ou qu'une valeur extrême est présente, ce qui est le cas des revenus, des prix et des temps d'attente. La moyenne convient aux distributions symétriques sans valeur aberrante. Si les deux sont demandées, l'écart entre elles est justement ce qu'il faut commenter.

Pourquoi divise-t-on par n moins 1 pour un échantillon ?

Parce que la moyenne utilisée dans la formule a elle-même été estimée sur ces données. Une fois la moyenne fixée, seuls n moins un écarts sont libres, le dernier se déduit des autres. Diviser par n sous-estimerait donc la dispersion réelle de la population, d'autant plus que l'échantillon est petit.

Comment savoir si une donnée est aberrante ?

On calcule l'écart interquartile, différence entre le troisième et le premier quartile, puis les deux barrières situées à une fois et demie cet écart de part et d'autre de la boîte. Toute donnée hors de cet intervalle est déclarée aberrante. Le critère se fonde sur les quartiles, jamais sur la moyenne et l'écart-type, que la donnée suspecte fausse déjà.

À quoi sert la cote z ?

À rendre comparables des valeurs issues de distributions différentes. Elle exprime l'écart à la moyenne en nombre d'écarts-types, donc sans unité. Une cote de un et demi signifie que la valeur se situe à un écart-type et demi au-dessus de la moyenne de sa propre série, ce qui peut se comparer directement à la cote d'une autre série.

Un sondage avec beaucoup de réponses est-il forcément fiable ?

Non. Le nombre de réponses ne réduit que l'erreur due au hasard de l'échantillonnage. Si les répondants ont été mal recrutés, par exemple sur la seule base du volontariat en ligne, le biais reste entier et grandit même en précision apparente. Corriger un biais demande de changer la méthode, pas d'interroger plus de monde.

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Exercices corrigés : Les statistiques descriptives

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

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