Méthodes quantitatives 360-300 • Sciences humaines au cégep à Montréal
Fiche de révision : indices, taux et dollars constants
Cette fiche traite le chapitre le plus utile de tout le cours de méthodes quantitatives : celui qui permet de lire un communiqué économique sans se faire raconter n'importe quoi. Elle ne redonne pas les formules, elle donne les huit endroits où un pourcentage juste devient une phrase fausse.
Elle s'adresse aux étudiants de Sciences humaines du cégep qui suivent le cours obligatoire 360-300, et elle sert aussi en économie et en histoire, partout où l'on compare des montants d'époques différentes. La série d'exercices corrigés du même chapitre reprend chaque calcul.
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Le fil du chapitre
Un pourcentage n'a de sens que rapporté à son DÉNOMINATEUR et à sa DATE. Toutes les erreurs du chapitre viennent d'additionner des taux qui se multiplient, ou de comparer des dollars de deux années différentes.
•Variation en POINTS : la différence de deux pourcentages. Passer de 8 % à 10 % est une hausse de 2 POINTS.
•Variation en POUR CENT : deˊpartarriveˊe−deˊpart. La même hausse est une hausse de 25 %.
•COEFFICIENT MULTIPLICATEUR : 1+t. Il est le seul objet qui se compose, parce que les taux successifs se MULTIPLIENT.
•Pour effacer une baisse de t, il faut une hausse de 1−tt, toujours plus grande que t.
La troisième barre est sous le pointillé du départ : une hausse de 10 % suivie d'une baisse de 10 % ne ramène pas à 100 mais à 99.
En examen, écrire explicitement « points de pourcentage » ou « pour cent » vaut souvent un demi-point à lui seul.
Les indices : comparer par un quotient, jamais par une différence
•I=VbaseV×100. Un indice est un rapport déguisé, donc deux indices se comparent par leur QUOTIENT.
•Passer de l'indice 120 à l'indice 150 est une hausse de 120150−1=25 %, et non de 30 %.
•CHANGEMENT DE BASE : diviser tous les indices par celui de la nouvelle année de référence, puis multiplier par 100. Les rapports sont inchangés.
•Dollars constants : Vconstant=Vcourant×Ianneˊe du montantIanneˊe viseˊe.
Le salaire et les prix de l'exemple ramenés à 100 en 2005 : deux unités différentes deviennent comparables, et c'est leur quotient, 137,8 / 140, qui dit le pouvoir d'achat.
Toujours écrire l'année de référence à côté d'un montant constant : « en dollars de 2005 » fait partie du résultat, pas du commentaire.
Les deux formules qu'on écrit de travers
•Taux annuel moyen sur n périodes : t=(ViVf)1/n−1. C'est une moyenne GÉOMÉTRIQUE, jamais la hausse totale divisée par n.
•Pouvoir d'achat : coefficient du salaire DIVISÉ par coefficient des prix. Toute hausse de salaire inférieure à l'inflation est une baisse réelle.
•Taux de chômage =population activechoˆmeurs; taux d'emploi =population de 15 ans et pluspersonnes en emploi.
•Règle de 70 : temps de doublement ≈taux en pourcentage70, parce que ln2≈0,693.
Les deux taux ne partagent pas le même dénominateur : le chômage se calcule sur la barre du milieu, l'emploi sur la barre du bas, celle qui inclut les inactifs.
INFLATION : les prix montent. DÉSINFLATION : ils montent moins vite. DÉFLATION : ils baissent, le taux est négatif. Les trois mots ne sont pas interchangeables.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Additionner deux variations successives
2 points, et la faute est cherchée à chaque examen
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le prix a monté de 10 % puis baissé de 10 % : il est revenu à son niveau de départ. »
Ce qu'il faut écrire
« Les coefficients se multiplient : 1,10×0,90=0,99, donc le prix a baissé de 1 % au total. »
Pourquoi : La seconde variation s'applique à un montant DÉJÀ modifié : la baisse de 10 % porte sur 110 et non sur 100. C'est le seul point du chapitre qui revient dans tous les devoirs.
2.Confondre les points de pourcentage et les pour cent
1 point, et le correcteur le retire sans discussion
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le taux de chômage passe de 8 % à 10 % : il a augmenté de 2 %. »
Ce qu'il faut écrire
« Il a augmenté de 2 POINTS DE POURCENTAGE, soit de 25 % en variation relative. »
De 8 % à 10 % : un bloc de 2 points s'ajoute aux quatre blocs de départ, soit 2 points de pourcentage, et une hausse de 25 %.
Pourquoi : Les deux nombres décrivent le même fait et ne se lisent pas de la même manière. La presse écrit souvent le premier en laissant croire au second.
3.Diviser la hausse totale par le nombre d'années
2 points, et l'écart grandit avec la durée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le salaire a monté de 37,8 % en vingt ans, soit 1,89 % par an. »
Ce qu'il faut écrire
« Le taux annuel moyen vaut (4500062000)1/20−1≈1,61 % par an : c'est une moyenne géométrique. »
À 1,61 % composé par an (vert), 45 000 dollars deviennent 62 000 en vingt ans ; à 1,89 %, la division naïve, ils dépasseraient 65 000 (rouge).
Pourquoi : Un taux annuel s'applique chaque année à un montant qui a déjà grossi. Diviser la hausse totale par n ignore les intérêts composés et surestime toujours le taux.
4.Comparer deux indices par leur différence
1,5 point, et souvent toute la question de lecture de tableau
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'indice des loyers passe de 120 à 150 : les loyers ont augmenté de 30 %. »
Ce qu'il faut écrire
« 120150=1,25, donc les loyers ont augmenté de 25 %. Un indice se compare par un quotient. »
De 120 à 150 : un bloc de 30 s'ajoute à quatre blocs de 30, soit une hausse de 25 %. La différence de 30 n'est pas un pourcentage.
Pourquoi : Un indice n'est pas un pourcentage : c'est un rapport à une base multiplié par 100. Soustraire deux rapports ne donne rien d'interprétable.
5.Comparer des dollars de deux années différentes
toute la question, et la conclusion est retournée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le salaire est passé de 45000 à 62000 dollars : les enseignants ont gagné 17000 dollars de pouvoir d'achat. »
Ce qu'il faut écrire
« En dollars de 2005, les 62000 dollars de 2025 valent 62000×140100≈44286 dollars : le pouvoir d'achat a BAISSÉ de 1,6 %. »
Le trait plein monte de 38 % en vingt ans; le trait pointillé, le même salaire ramené en dollars de 2005, finit sous son point de départ.
Pourquoi : Un dollar de 2005 et un dollar de 2025 ne sont pas la même unité. Comparer les deux montants bruts revient à comparer des mètres et des pieds.
6.Lire une baisse du taux de chômage comme une création d'emplois
toute la question de critique du communiqué
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le taux de chômage recule de 6,0 % à 5,5 % : il y a donc plus de gens en emploi. »
Ce qu'il faut écrire
« Le taux de chômage a pour dénominateur la population ACTIVE. Il baisse aussi quand des chômeurs découragés cessent de chercher : il faut regarder le taux d'EMPLOI, dont le dénominateur ne bouge pas ainsi. »
Exemple chiffré : 5 chômeurs sur 60 cessent de chercher et deviennent inactifs. Le taux tombe de 6,0 % à 5,5 % sans un seul emploi de plus.
Pourquoi : Une personne qui abandonne sa recherche sort du numérateur ET du dénominateur : le taux baisse sans qu'un seul emploi ait été créé. C'est l'angle mort classique du chiffre mensuel.
7.Appeler déflation un ralentissement de l'inflation
1 point, et c'est une question de vocabulaire qui revient chaque session
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'inflation passe de 4 % à 2 % : nous sommes en déflation. »
Ce qu'il faut écrire
« Les prix montent encore, deux fois moins vite : c'est de la DÉSINFLATION. La déflation supposerait un taux NÉGATIF. »
Le taux d'inflation passe de 4 % à 2 % (gauche) : c'est une désinflation, l'indice des prix continue de monter, moins vite (droite).
Pourquoi : Le taux d'inflation est une dérivée : son ralentissement n'inverse pas le mouvement. Tant que le taux reste positif, l'indice des prix continue de monter.
8.Comparer des taux bruts entre deux populations de structures différentes
2 points, et la conclusion de la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La région A a un taux de mortalité de 12 pour mille contre 8 dans la région B : on y meurt davantage. »
Ce qu'il faut écrire
« Les taux BRUTS ne se comparent pas : la région A est beaucoup plus âgée. Il faut appliquer les taux SPÉCIFIQUES de chaque région à une structure d'âge de référence COMMUNE. »
Illustration : mêmes risques par âge dans les deux régions, 2 et 30 pour mille. La région A, plus âgée, affiche pourtant 12 pour mille contre 8.
Pourquoi : Un taux brut mélange le risque et la composition de la population. La standardisation directe retire l'effet de la structure d'âge et ne laisse que ce qu'on veut comparer.
Quelle méthode choisir
Quelle opération demande ce pourcentage ?
On regarde ce que l'énoncé donne, et surtout si les grandeurs sont déjà des pourcentages.
Si les deux grandeurs comparées sont elles-mêmes des pourcentages → la différence est en POINTS, la variation relative en POUR CENT : donner les deux
Exemple : de 8 % à 10 % : 2 points, soit 25 %
Si plusieurs variations se succèdent dans le temps → MULTIPLIER les coefficients 1+t, jamais additionner les taux
Exemple : +10 % puis −10 % donne ×0,99
Si on connaît le début, la fin et le nombre de périodes → taux annuel moyen (ViVf)1/n−1
Exemple : 45000 à 62000 en 20 ans donne 1,61 % par an
Si les valeurs sont des indices → comparer par le QUOTIENT des indices, puis retrancher 1
Exemple : de 120 à 150 : +25 %
Si l'énoncé demande un temps de doublement → règle de 70 : taux en pourcentage70
Exemple : à 1,7 % par an, doublement en 41 ans
Si aucune branche ne s'applique, c'est presque toujours que l'énoncé mélange deux dénominateurs différents : le dire est la réponse.
Faut-il déflater ce montant ?
On regarde les DATES des montants comparés et ce que la question cherche à mesurer.
Si deux montants portent des années différentes et la question parle de niveau de vie, de pouvoir d'achat ou d'évolution réelle → DÉFLATER : ramener tous les montants à une même année de référence avec l'indice des prix
Exemple : un salaire de 2005 comparé à un salaire de 2025
Si les deux montants portent la même année → aucune correction : les dollars sont déjà comparables
Exemple : deux régions la même année
Si la question porte sur ce qui a été effectivement versé ou encaissé → garder les dollars COURANTS, et le dire
Exemple : le montant inscrit au budget de l'année
Si on compare un salaire et des prix sur la même période → diviser le coefficient du salaire par celui des prix : c'est le pouvoir d'achat
Exemple : salaire ×1,378 et prix ×1,40 donnent 0,984
Un montant constant se cite toujours avec son année de référence. Sans elle, le nombre n'est comparable à rien.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Ramener un montant en dollars constants
Quand l'utiliser : Dès qu'un énoncé compare deux montants d'années différentes, ou demande une évolution « réelle ».
1Choisir et ANNONCER l'année de référence, celle dont les dollars serviront d'unité.
2Relever les deux indices de prix, celui de l'année du montant et celui de l'année de référence.
3Appliquer Vconstant=Vcourant×Ianneˊe du montantIreˊfeˊrence.
4Comparer les deux montants désormais exprimés dans la même unité, et calculer la variation réelle.
5Conclure en écrivant l'année de référence dans la phrase.
Phrase de conclusion
« En dollars constants de 2005, le salaire passe de 45000 à 44286 dollars : le pouvoir d'achat des enseignants a baissé de 1,6 % en vingt ans, malgré une hausse nominale de 37,8 %. »
Le piège : Multiplier au lieu de diviser : ramener un montant de 2025 en dollars de 2005 le fait BAISSER, puisque les prix ont monté entre-temps.
Barème : 1 point pour l'année de référence annoncée, 2 points pour le calcul, 1 point pour la variation réelle, 1 point pour la phrase de conclusion.
Calculer et interpréter un taux annuel moyen
Quand l'utiliser : Quand l'énoncé donne une valeur de départ, une valeur d'arrivée et une durée.
1Calculer le coefficient global ViVf et le commenter : au-dessus de 1, c'est une hausse.
2Élever ce coefficient à la puissance n1, où n est le nombre de PÉRIODES et non le nombre de dates.
3Retrancher 1 et convertir en pourcentage, avec deux décimales.
4Vérifier en élevant 1+t à la puissance n : on doit retomber sur le coefficient global.
Phrase de conclusion
« Le salaire a progressé au taux annuel moyen de 1,61 % : appliqué vingt fois, ce taux transforme bien 45000 dollars en 62000 dollars. »
Le piège : Compter 21 périodes de 2005 à 2025 : il y a 21 dates mais 20 intervalles.
Barème : 1 point pour le coefficient, 2 points pour la racine n-ième, 1 point pour la vérification.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le sens de la déflation
Un montant récent ramené en dollars anciens doit DIMINUER, puisque les prix ont monté. S'il augmente, la fraction est à l'envers.
62000 dollars de 2025 ramenés en dollars de 2005 donnent 44286 et non 86800.
Le taux annuel moyen refait le chemin
Élever 1+t à la puissance n et comparer au coefficient global : c'est la vérification la plus rapide du chapitre.
1,016120≈1,378, ce qui correspond bien aux +37,8 % annoncés.
L'ordre de grandeur par la règle de 70
À t pour cent par an, on double en environ t70 années. Cela dit tout de suite si un taux annoncé est vraisemblable.
Un taux annuel moyen de 7 % sur un salaire signifierait un doublement en dix ans : peu crédible sur des données réelles.
Le dénominateur est-il le bon ?
Avant d'interpréter un taux, écrire à côté la population qui sert de dénominateur, et vérifier qu'elle n'a pas bougé entre les deux dates.
Une baisse du chômage accompagnée d'une baisse du taux d'activité : le dénominateur a rétréci, pas le chômage.
L'exercice type décortiqué
Vingt ans de salaire enseignant, du nominal au réel
Le salaire annuel moyen d'un enseignant passe de 45000 dollars en 2005 à 62000 dollars en 2025.
L'indice des prix à la consommation, base 100 en 2005, atteint 140 en 2025.
On demande la hausse nominale, le taux annuel moyen, l'évolution réelle du pouvoir d'achat et le temps de doublement des prix.
Les données de l'énoncé : le salaire en dollars de chaque année, et l'indice des prix qui passe de 100 à 140.
Étape 1
Hausse nominale : 4500062000−45000≈0,3778, soit +37,8 %.
Pourquoi
C'est le chiffre que tout le monde cite et le seul qui ne réponde à aucune question intéressante : il mélange la hausse du salaire et celle des prix.
Étape 2
Taux annuel moyen nominal : (4500062000)1/20−1≈0,0161, soit 1,61 % par an.
Pourquoi
Vingt INTERVALLES entre 2005 et 2025, pas vingt et un. La division naïve 2037,8=1,89 % surestime de près de trois dixièmes de point.
Étape 3
Inflation : les prix sont multipliés par 100140=1,40, soit +40 % au total et 1,401/20−1≈1,70 % par an.
Pourquoi
Les deux taux annuels sont maintenant comparables : 1,61 % contre 1,70 %, et l'écart, minuscule chaque année, se cumule sur vingt ans.
Étape 4
Salaire de 2025 en dollars de 2005 : 62000×140100≈44286 dollars.
Pourquoi
On multiplie par l'indice de l'année VISÉE sur l'indice de l'année du montant. L'inverse ferait grimper le salaire à 86800 dollars, ce qu'aucun contrôle de vraisemblance ne laisserait passer.
Étape 5
Variation réelle : 4500044286−1≈−0,0159, soit −1,6 %. Autre chemin : 1,401,3778≈0,9841.
Pourquoi
Les deux chemins donnent le même nombre et c'est le contrôle du calcul : le pouvoir d'achat est le quotient des deux coefficients, rien d'autre.
Étape 6
Règle de 70 : à 1,70 % par an, les prix doublent en 1,7070≈41 ans.
Pourquoi
Ce chiffre sert de contrôle final : les prix ont monté de 40 % en vingt ans, donc un doublement en une quarantaine d'années est exactement ce qu'on attendait.
Conclusion rédigée
« En dollars courants, le salaire a progressé de 37,8 % en vingt ans, soit 1,61 % par an. Les prix ayant monté de 40 %, soit 1,70 % par an, le salaire réel a BAISSÉ de 1,6 % : en dollars de 2005, il passe de 45000 à 44286 dollars. »
L'erreur classique sur cet exercice : Conclure sur les 17000 dollars d'écart nominal : c'est le seul chiffre du problème qui n'a aucune signification économique.
À savoir par cœur
•Les taux successifs se MULTIPLIENT par leurs coefficients 1+t : +10 % puis −10 % donne 0,99.
•POINTS de pourcentage pour la différence de deux pourcentages, POUR CENT pour la variation relative. Ce ne sont jamais les mêmes nombres.
•Taux annuel moyen : (ViVf)1/n−1, et n est le nombre d'INTERVALLES.
•Deux indices se comparent par leur QUOTIENT : de 120 à 150, c'est +25 % et non +30 %.
•Vconstant=Vcourant×Idu montantIviseˊe, et on cite toujours l'année de référence.
•Pouvoir d'achat = coefficient du salaire divisé par coefficient des prix. En dessous de 1, c'est une baisse.
•INFLATION, les prix montent. DÉSINFLATION, ils montent moins vite. DÉFLATION, ils baissent.
Questions fréquentes
Pourquoi une hausse de 10 % suivie d'une baisse de 10 % ne revient-elle pas au point de départ ?
Parce que la baisse s'applique à un montant déjà augmenté. Cent dollars montés de 10 pour cent font 110 dollars, et 10 pour cent de 110 font 11 dollars, soit un retour à 99 dollars. Les taux ne s'additionnent pas : ce sont les coefficients qui se multiplient, ici 1,10 fois 0,90, ce qui donne 0,99.
Comment convertir un montant en dollars constants ?
On multiplie le montant par l'indice des prix de l'année de référence, puis on divise par l'indice de l'année du montant. Un salaire de 62 000 dollars en 2025, avec un indice de 140 base 100 en 2005, vaut 44 286 dollars de 2005. Le montant récent diminue toujours quand on le ramène à une année plus ancienne, puisque les prix ont monté.
Quelle différence entre points de pourcentage et pour cent ?
Un point de pourcentage est la différence brute entre deux pourcentages : de 8 à 10, c'est deux points. Le pour cent est la variation relative : de 8 à 10, c'est une hausse de 25 pour cent. Les deux décrivent le même fait et donnent des nombres très différents, ce qui rend la confusion très utile à qui veut impressionner.
Comment calculer un taux de croissance annuel moyen ?
On divise la valeur finale par la valeur initiale, on élève le résultat à la puissance un sur le nombre d'années, puis on retranche un. Ce n'est jamais la hausse totale divisée par le nombre d'années, qui surestime le taux parce qu'elle ignore la composition. On vérifie en élevant un plus le taux à la puissance du nombre d'années.
Une baisse du taux de chômage veut-elle dire plus d'emplois ?
Pas nécessairement. Le taux de chômage a pour dénominateur la population active, c'est-à-dire les personnes en emploi plus celles qui en cherchent. Quand des chômeurs découragés cessent de chercher, ils sortent du numérateur et du dénominateur, et le taux baisse sans qu'aucun emploi ait été créé. Le taux d'emploi, lui, n'a pas ce défaut.
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Exercices corrigés : Indices, taux et dollars constants
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