1. Lire le coefficient comme si c'était la dérivée
toute la questionCe qu'il ne faut pas écrire
« , donc . »
Ce qu'il faut écrire
« , donc . »
Pourquoi : Le coefficient est la dérivée DIVISÉE par . Contrôle direct : , qui vaut bien en .
Calcul I MTH1101 • Polytechnique Montréal
Cette fiche de révision porte sur les séries de Taylor et de Maclaurin telles que MTH1101 (Calcul I, Polytechnique Montréal) les enseigne, section 2.3 de Stewart, *Calcul à plusieurs variables*, multiplication de séries comprise. Elle ne refait pas le cours : elle dit ce qui coûte des points au contrôle périodique 1 et à l'examen final, sans calculatrice, et quel geste l'évite. Le seul document permis est votre aide-mémoire d'une feuille recto verso : le bloc « À savoir par cœur » et le tableau des séries usuelles sont faits pour y être recopiés.
Un réflexe la traverse : avant de dériver, chercher dans le tableau une série à transformer. Dériver cinq fois un quotient est presque toujours la mauvaise route ; substituer, multiplier ou intégrer une série connue est presque toujours la bonne, et l'unicité dit que les deux routes mènent au même résultat.
Le fil du chapitre
Une série de Taylor ne se calcule presque jamais, elle s'OBTIENT : on transforme une série du tableau en substituant, en multipliant, en dérivant ou en intégrant. L'unicité garantit que le résultat a pour coefficients , donc on lit aussi , et l'intervalle de validité suit la variable substituée, jamais le domaine de la fonction.
Une fonction paire n'a que des puissances paires, une fonction impaire que des impaires : c'est un contrôle gratuit sur toute série obtenue.
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
Ce qu'il ne faut pas écrire
« , donc . »
Ce qu'il faut écrire
« , donc . »
Pourquoi : Le coefficient est la dérivée DIVISÉE par . Contrôle direct : , qui vaut bien en .
Ce qu'il ne faut pas écrire
« En : »
Ce qu'il faut écrire
« Avec , , donc »
Pourquoi : La copie a écrit la série de . Une série en vaut en : la fausse vaut en , alors que .
Ce qu'il ne faut pas écrire
« »
Ce qu'il faut écrire
« »
Pourquoi : C'est la variable entière qui est substituée, donc le est élevé à la même puissance que . En , la bonne série donne , et .
Ce qu'il ne faut pas écrire
« , valable sur . »
Ce qu'il faut écrire
« Avec : , donc l'intervalle est . »
Pourquoi : L'intervalle du tableau est une condition sur , pas sur . En , le terme général vaut en valeur absolue et explose.
Ce qu'il ne faut pas écrire
« »
Ce qu'il faut écrire
« , pour . »
Pourquoi : La série binomiale est celle de . Le contrôle au centre suffit : la fausse vaut en , alors que .
Ce qu'il ne faut pas écrire
« »
Ce qu'il faut écrire
« Degré : ; degré : ; donc »
Pourquoi : Le coefficient de d'un produit rassemble TOUS les couples de degrés de somme . La fausse réponse donne même une pente nulle en , alors que la fonction a pour dérivée en .
Ce qu'il ne faut pas écrire
« , donc . »
Ce qu'il faut écrire
« , donc . »
Pourquoi : Le dénominateur est d'ordre : il faut développer le numérateur jusqu'à . « » veut seulement dire qu'on s'est arrêté trop tôt.
Ce qu'il ne faut pas écrire
« est définie sur , donc sa série de Maclaurin y converge, et »
Ce qu'il faut écrire
« La série de converge sur seulement : en , le terme général ne tend pas vers , la série diverge. »
Pourquoi : L'intervalle d'une série entière est symétrique autour du centre : la singularité en , à distance du centre, interdit aussi tout point au-delà de . Voir la figure de l'essentiel.
Regardez ce qui compose la fonction avant de dériver quoi que ce soit.
Si une fonction du tableau appliquée à → substituer , puis déduire l'intervalle en
Exemple : , pour tout
Si une puissance avec → factoriser : , puis la série binomiale
Exemple : , pour
Si un produit de deux fonctions du tableau → multiplier les séries tronquées au degré demandé, en rassemblant les couples de degrés
Exemple :
Si une primitive ou une dérivée d'une fonction qui se développe → développer, puis intégrer ou dériver terme à terme ; rayon conservé, bornes à retester
Exemple :
Si rien de tout cela, ou l'énoncé dit « par la définition » → dériver, évaluer au centre, diviser par
Exemple : en :
Quand deux routes sont possibles, la plus courte est la bonne, et l'unicité garantit qu'elles donnent le même résultat : refaire un seul coefficient par l'autre route est la meilleure vérification.
Écrivez le terme général sous la forme : le dénominateur nomme la fonction, la puissance donne le point.
Si seul, sans alternance →
Exemple :
Si et l'alternance →
Exemple :
Si et l'alternance →
Exemple :
Si au dénominateur, sans factorielle, alterné → , avec
Exemple :
Vérifiez toujours que le point est dans l'intervalle de validité : hors de l'intervalle, la série diverge et la « somme » n'existe pas.
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Quand l'utiliser : L'énoncé demande « la série de Maclaurin de f » ou « le développement jusqu'au terme en x puissance n ».
Phrase de conclusion
« Pour tout tel que … , on a ; par unicité, c'est la série de Maclaurin de , valable sur … »
Le piège : La quatrième étape : l'intervalle se recalcule à chaque substitution, il ne se recopie jamais.
Barème : Série juste 2 points, terme général 1 point, intervalle 1 point, en général.
Quand l'utiliser : Forme en avec des fonctions du tableau.
Phrase de conclusion
« Au voisinage de , numérateur et dénominateur avec , donc la limite vaut . »
Le piège : La première étape : sans l'ordre du dénominateur, on ne sait pas jusqu'où développer.
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
La valeur au centre
Remplacer par dans la série : on doit retrouver .
Une série de qui commence par est fausse, car ; une série de en qui commence par aussi.
La parité
Fonction paire : seulement des puissances paires. Impaire : seulement des impaires.
Un terme en dans la série de trahit une erreur de substitution.
La pente au centre
Le coefficient de vaut , qui se calcule de tête.
a pour dérivée en : une série sans terme en est fausse.
Un coefficient par l'autre route
Recalculer UN coefficient par la définition ou par une autre transformation.
Pour : , conforme à la série binomiale ; un dénoncerait la constante oubliée.
Donner la série de Maclaurin de jusqu'au terme en , son intervalle de validité, puis et , sans calculatrice.
Étape 1
, donc avec .
Pourquoi
La série binomiale est celle de (1 + u) à la puissance k : on met la constante à 1 AVANT de développer, et le facteur sorti est 9 à la puissance moins un demi, pas 9.
Étape 2
, , , donc
Pourquoi
Deux facteurs au numérateur pour , tous deux négatifs : le signe se lit sur le nombre de facteurs.
Étape 3
Avec :
Pourquoi
: la substitution élève tout , le compris.
Étape 4
.
Pourquoi
La condition porte sur ; on la traduit en . Le rayon n'est pas lisible sur le domaine de , qui est tout entier.
Étape 5
et .
Pourquoi
On lit les dérivées par l'unicité, sans dériver quatre fois un quotient avec racine. La dérivée d'ordre impair est nulle parce que g est paire.
Étape 6
Contrôles : , série paire ; en , , contre .
Pourquoi
La valeur au centre et la parité coûtent cinq secondes ; le contrôle numérique confirme les coefficients.
Conclusion rédigée
« Pour , ; par unicité, et . »
L'erreur classique sur cet exercice : Sortir au lieu de , ou oublier d'élever le au carré dans , ce qui donne au lieu de .
On part d'une série connue du tableau, exponentielle, sinus, cosinus, logarithme de un plus u, arctangente ou série binomiale, et on la transforme : on remplace u par une expression en x, on multiplie par une puissance de x ou par une autre série, on dérive ou on intègre terme à terme. Le théorème d'unicité garantit que le résultat est bien la série de Taylor de la fonction.
On obtient d'abord la série de la fonction par la route la plus courte, puis on lit le coefficient c n de x puissance n. La dérivée n-ième en zéro vaut n factorielle fois ce coefficient. Si la puissance n'apparaît pas dans la série, la dérivée est nulle. L'oubli de la factorielle est l'erreur la plus fréquente.
Parce que l'intervalle de convergence d'une série entière est symétrique autour du centre et s'arrête à la distance de la première singularité. Le logarithme de un plus x est défini pour tout x plus grand que moins un, mais la singularité en moins un, à distance un du centre, interdit aussi tout x plus grand que un : la série diverge en x égal deux.
On factorise la constante avant de développer. Par exemple, la racine de neuf plus x s'écrit trois fois la racine de un plus x sur neuf, puis on applique la série binomiale avec u égal x sur neuf. La série obtenue est valable pour u entre moins un et un, donc pour x entre moins neuf et neuf.
© Ahmed Squalli Houssaini. Fiche publiée sur www.letuteurscientifique.ca/fiches/mth1101-series-taylor. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).