Fiche de révision : les nombres complexes (MTH1101, Polytechnique)
Cette fiche de révision porte sur les nombres complexes tels que MTH1101, Calcul I à Polytechnique Montréal, les enseigne d'après la section 2.5 de Stewart, Calcul à plusieurs variables : forme algébrique et polaire, formule d'Euler obtenue par la série de Maclaurin, De Moivre, racines n-ièmes, racines conjuguées et lieux géométriques. Elle ne refait pas le cours, elle dit ce qui coûte des points et quel geste l'évite.
Un seul réflexe la traverse : avant tout produit, toute puissance ou toute racine, passer en forme polaire avec le BON quadrant, puis additionner les arguments et ramener le résultat dans ]−π;π]. Le chapitre ouvre le contrôle périodique 2 et revient à l'examen final, sans calculatrice ; seul document permis, votre aide-mémoire d'une feuille recto verso. Ce qui suit est fait pour le remplir.
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Le fil du chapitre
eiθ n'est pas une notation : c'est la série de Maclaurin de l'exponentielle prise en iθ, et c'est elle qui fait de la multiplication une rotation. Multiplier deux complexes MULTIPLIE les modules et ADDITIONNE les arguments, à 2π près : presque toutes les pertes de points viennent d'un argument lu sans le quadrant ou d'un « à 2π près » oublié.
•ez=∑n≥0n!zn pour tout complexe z (rayon de convergence infini). En z=iθ, les rangs pairs donnent cosθ, les impairs isinθ : eiθ=cosθ+isinθ.
•Forme polaire : z=reiθ avec r=∣z∣, cosθ=rx, sinθ=ry ; l'argument principal est pris dans ]−π;π].
•r1eiθ1×r2eiθ2=r1r2ei(θ1+θ2) : modules multipliés, arguments additionnés. De Moivre : (reiθ)n=rneinθ.
•cosθ=2eiθ+e−iθ, sinθ=2ieiθ−e−iθ, et ∣ex+iy∣=ex : la partie imaginaire ne fait que tourner.
z1=3+i et z2=1+i3 font des angles 6π et 3π ; leur produit fait l'angle 2π et a pour module 2×2=4 : c'est 4i.
À l'examen, « démontrer la formule d'Euler » demande la série, le cycle i4=1 ET la convergence absolue qui autorise le regroupement.
Racines et polynômes : compter les solutions
•zn=ρeiα (ρ>0) a exactement n solutions ρ1/nei(α+2kπ)/n, k=0,…,n−1 : un polygone régulier centré en 0, de somme nulle pour n≥2.
•Un polynôme de degré n a n racines complexes comptées avec multiplicité. S'il est à coefficients RÉELS, les racines non réelles vont par paires conjuguées.
•∣z−a∣ est la distance de z au point a : ∣z−a∣=r est un cercle, ∣z−a∣=∣z−b∣ une médiatrice.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
Ce qui passe des réels aux complexes, et ce qui ne passe pas
Les règles vraies viennent toutes de ea+b=eaeb. Les cases rouges sont des réflexes de R transportés dans C : elles ne sont pas des réponses, elles sont l'ordre de revenir à la forme polaire.
Écriture
Vrai pour
Devient
∣zw∣
tous z, w
∣z∣∣w∣
Exemple : (1+2i)(2−i)=4+3i, de module 5=5×5
ez+w
tous z, w
ezew
Exemple : eiπ/4eiπ/4=eiπ/2=i, et (21+i)2=22i=i
arg(zw)
à 2π près
argz+argwà 2π près
Exemple : arg(−1)+arg(−1)=2π, alors que (−1)(−1)=1 a pour argument principal 0.
Même forme, autre résultat : arg(i)+arg(i)=π est déjà principal : i×i=−1.
Ce qu'il faut faire : Additionner, puis retrancher ou ajouter 2π pour revenir dans ]−π;π].
∣z+w∣
aucune
n'est pas ∣z∣+∣w∣règle inexistante
Exemple : ∣2+2i∣=22≈2,83 contre ∣2∣+∣2i∣=4.
Ce qu'il faut faire : Calculer la somme en algébrique, PUIS son module ; seule ∣z+w∣≤∣z∣+∣w∣ est vraie.
z3=w3
aucune
n'entraîne pas z=wrègle inexistante
Exemple : (−1)3=−1=(eiπ/3)3, alors que −1=eiπ/3.
Ce qu'il faut faire : z∈{w,wei2π/3,wei4π/3} : trois solutions.
Le module se comporte bien avec le produit, l'argument aussi mais à 2π près ; rien ne se comporte bien avec la somme.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Prendre l'arc tangente sans regarder le quadrant
toute la question, et toutes les puissances ou racines qui suivent
Ce qu'il ne faut pas écrire
« z=−5+5i : θ=arctan−55=arctan(−1)=−4π. »
Ce qu'il faut écrire
« cosθ=−22<0 et sinθ=22>0 : deuxième quadrant, θ=−4π+π=43π, et z=52ei3π/4. »
L'arc tangente de −55 pointe vers le point opposé, 5−5i (cercle vide) : même quotient xy, quadrant contraire.
Pourquoi : arctan ne rend que des angles de ]−2π;2π[, donc des points à partie réelle positive. Pour x<0, il désigne le point diamétralement opposé.
2.Garder une somme d'arguments hors de l'intervalle principal
0,5 point, et la forme algébrique fausse si on la lit sur le mauvais angle
Ce qu'il ne faut pas écrire
« arg((−1+i)(−1+i3))=43π+32π=1217π. »
Ce qu'il faut écrire
« 1217π n'est pas dans ]−π;π] : l'argument principal est 1217π−2π=−127π. »
Pourquoi : L'addition des arguments n'est vraie qu'à 2π près. Le produit vaut (1−3)−(1+3)i : parties réelle et imaginaire négatives, troisième quadrant, ce que dit −127π.
3.Ne donner qu'une racine n-ième
les trois quarts de la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« z4=−16=16eiπ, donc z=2eiπ/4=2+i2. »
Ce qu'il faut écrire
« z=2ei(π+2kπ)/4, avec k=0, 1, 2 ou 3 : 2(1+i), 2(−1+i), 2(−1−i), 2(1−i). »
Pourquoi : L'argument de −16 n'est connu qu'à 2π près ; divisé par 4, l'écart 2π devient 2π, qui sépare deux racines distinctes. Une équation de degré 4 en a quatre.
4.Diviser en ne multipliant que le numérateur
1 point
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 1+i3−i=(3−i)(1−i)=2−4i. »
Ce qu'il faut écrire
« 1+i3−i=(1+i)(1−i)(3−i)(1−i)=22−4i=1−2i. »
Pourquoi : Multiplier par 1−i1−i, c'est multiplier par 1 ; multiplier par 1−i seul change le nombre. Contrôle par les modules : 210=5=∣1−2i∣, alors que ∣2−4i∣=25.
5.Oublier le 2i de la formule du sinus
toute la linéarisation, souvent 2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« sinθ=2eiθ−e−iθ. »
Ce qu'il faut écrire
« sinθ=2ieiθ−e−iθ, et (2i)2=−4, (2i)3=−8i dans une linéarisation. »
Pourquoi : La différence eiθ−e−iθ=2isinθ est imaginaire pure : divisée par 2 seulement, elle donne isinθ. En θ=2π, la formule fausse rend i au lieu de 1.
6.Lire le centre d'un cercle avec le mauvais signe
1 point, et la figure entière
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∣z+2−3i∣=4 est le cercle de centre 2−3i et de rayon 4. »
Ce qu'il faut écrire
« ∣z+2−3i∣=∣z−(−2+3i)∣ : cercle de centre −2+3i, de rayon 4. »
Pourquoi : ∣z−a∣ est la distance à a : il faut d'abord écrire la condition sous la forme ∣z−a∣. Contrôle : le point 2+3i, à distance 4 de −2+3i, doit vérifier l'équation, et ∣2+3i+2−3i∣=4.
7.Croire l'exponentielle complexe injective
1 point
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ez=1=e0, donc z=0. »
Ce qu'il faut écrire
« ez=1 si et seulement si z=2kπi, k∈Z : une infinité de solutions. »
Pourquoi : ex+iy=1 impose ex=1, donc x=0, puis cosy=1 et siny=0, donc y=2kπ. L'exponentielle complexe est périodique de période 2πi : c'est le « à 2π près » des arguments.
8.Traiter la formule d'Euler comme une définition
toute la question de démonstration, souvent 3 à 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« eiθ=cosθ+isinθ par définition, il n'y a rien à démontrer. »
Ce qu'il faut écrire
« En posant x=iθ dans ex=∑n!xn, qui converge absolument, on sépare les rangs pairs et impairs grâce à i2=−1 et l'on reconnaît les séries de cosθ et de sinθ. »
Pourquoi : Dans MTH1101, la formule est un THÉORÈME tiré des séries de Maclaurin : c'est la raison d'être du chapitre dans le cours, et la question la plus probable à son sujet.
Quelle méthode choisir
Quelle forme selon l'opération demandée
Regardez l'opération, pas le nombre.
Si une somme ou une différence → forme algébrique, partie par partie
Exemple : (2−i)+(1+4i)=3+3i
Si un quotient de deux formes algébriques → multiplier haut et bas par le conjugué du dénominateur
Exemple : 2+i5=55(2−i)=2−i
Si une puissance → forme polaire puis De Moivre, l'argument ramené dans ]−π;π]
Exemple : (1−i)6=(2)6e−6iπ/4=8eiπ/2=8i
Si une équation zn=a → forme polaire de a, puis les n arguments nα+2kπ
Exemple : z2=i donne eiπ/4 et ei5π/4=−eiπ/4
Si une puissance de cos ou de sin → remplacer par les formules d'Euler, développer, regrouper les exponentielles opposées
Exemple : cos2θ=21+cos2θ, qui vaut 21 en 4π
Si l'énoncé mélange somme et produit, faire chaque étape dans sa forme et convertir entre les deux ; ne jamais élever une forme algébrique à une grande puissance par le binôme.
Quel lieu selon l'écriture
Réécrivez d'abord chaque module sous la forme |z − a|.
Distance fixée à UN point (−2) : un cercle. Distances égales à DEUX points (−2 et 2i) : leur médiatrice, la droite y=−x.
Si ∣z−a∣=r → cercle de centre a, de rayon r
Exemple : ∣z+2∣=1,5 : centre −2, rayon 1,5
Si ∣z−a∣≤r → disque fermé, bord compris
Exemple : ∣z−i∣≤1 contient 0, car ∣0−i∣=1
Si ∣z−a∣=∣z−b∣ → médiatrice du segment [a;b]
Exemple : ∣z+2∣=∣z−2i∣ donne y=−x
Si ∣z−a∣<∣z−b∣ → demi-plan du côté de a, bordé par la médiatrice
Exemple : ∣z∣<∣z−4∣ équivaut à Rez<2
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Démontrer la formule d'Euler par les séries
Quand l'utiliser : L'énoncé dit « démontrer que e^(iθ) = cos θ + i sin θ » ou « à l'aide des séries de Maclaurin ».
1Écrire la série ex=∑n!xn et rappeler qu'elle converge absolument pour tout complexe, par le critère de d'Alembert (n+1∣z∣→0).
2Remplacer x par iθ : terme général inn!θn.
3Utiliser i2k=(−1)k et i2k+1=(−1)ki pour séparer rangs pairs et impairs, « ce que permet la convergence absolue ».
4Reconnaître les séries de Maclaurin de cosθ et de sinθ.
Phrase de conclusion
« La série étant absolument convergente, on peut regrouper ses termes : eiθ=∑k≥0(2k)!(−1)kθ2k+i∑k≥0(2k+1)!(−1)kθ2k+1=cosθ+isinθ. »
Le piège : La justification du regroupement : sans convergence absolue, réordonner une série peut changer sa somme.
Barème : Série et substitution 1 point, séparation pair et impair 1 point, convergence absolue 1 point, conclusion 1 point.
Résoudre une équation z puissance n égale a
Quand l'utiliser : L'énoncé demande « toutes les solutions dans C » de zn=a.
1Écrire a=ρeiα, l'argument choisi par le signe du cosinus ET du sinus.
2Poser z=reiθ et identifier : rn=ρ et nθ=α+2kπ.
3En déduire r=ρ1/n (réel positif) et θ=nα+2kπ pour k=0,…,n−1.
4Donner les n solutions, puis contrôler : une solution élevée à la puissance n, et la somme nulle.
Phrase de conclusion
« Deux complexes non nuls sont égaux si et seulement si leurs modules sont égaux et leurs arguments égaux à 2π près ; d'où r=ρ1/n et θ=nα+n2kπ, k∈{0,…,n−1}. »
Le piège : Le « +2kπ » écrit AVANT de diviser par n : c'est lui qui fabrique les n solutions.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le module d'abord
Avant de garder un produit, un quotient ou une racine, comparer son module à celui qu'annonce la règle.
1+i3−i doit avoir pour module 210=5 : un résultat 2−4i, de module 25, est faux.
Le quadrant par les signes
Lire les signes de la partie réelle et de la partie imaginaire, et vérifier que l'argument trouvé tombe dans le bon quadrant.
−5+5i est en haut à gauche : un argument −4π, en bas à droite, se dénonce en une seconde.
La somme des racines
Les n racines n-ièmes d'un même nombre ont une somme nulle dès que n≥2.
Pour z3=−8i : (3−i)+2i+(−3−i)=0. Une somme non nulle signale une racine fausse.
Un angle test pour une linéarisation
Remplacer θ par 0 et par 2π dans la formule obtenue.
sin32π=1 : une formule qui donne −1 a perdu le signe de (2i)3=−8i.
L'exercice type décortiqué
Résoudre z3=−8i dans C et placer les solutions
Résoudre dans C l'équation z3=−8i. Donner les solutions sous forme polaire, puis algébrique, et décrire la figure qu'elles forment.
Le second membre est sur le demi-axe imaginaire NÉGATIF, et les solutions seront sur le cercle de rayon 38=2.
Étape 1
∣−8i∣=8 et −8i est sur le demi-axe imaginaire négatif : −8i=8e−iπ/2.
Pourquoi
Un nombre sur un axe se lit sans calcul ; arctan0−8 n'existe même pas, ce qui montre que la formule n'est pas la méthode.
Étape 2
On pose z=reiθ : r3e3iθ=8e−iπ/2, donc r3=8 et 3θ=−2π+2kπ.
Pourquoi
Le +2kπ est écrit AVANT de diviser : c'est le point de la question que la moitié des copies perd.
Étape 3
r=2 et θ=−6π+32kπ : pour k=0, 1 et 2, θ=−6π, 2π, 67π, ce dernier ramené à −65π.
Pourquoi
Trois valeurs de k pour le degré 3 ; k=3 redonnerait −6π+2π, la première.
Étape 4
2e−iπ/6=3−i, 2eiπ/2=2i, 2e−i5π/6=−3−i.
Pourquoi
Les angles sont remarquables : le cosinus et le sinus se lisent sans calculatrice.
Étape 5
Vérification : (2i)3=8i3=−8i, et la somme (3−i)+2i+(−3−i)=0.
Pourquoi
Une substitution sur la racine la plus simple et la somme nulle contrôlent tout le calcul en dix secondes.
Conclusion rédigée
« Les solutions sont 3−i, 2i et −3−i ; elles forment un triangle équilatéral inscrit dans le cercle de centre 0 et de rayon 2. »
L'erreur classique sur cet exercice : Écrire 3θ=−2π sans le 2kπ, et ne trouver que 3−i ; ou lire −8i comme d'argument 2π, ce qui donne les trois racines de 8i.
À savoir par cœur
•eiθ=cosθ+isinθ, OBTENUE en posant x=iθ dans la série de ex ; eiπ=−1.
•Argument : par le cosinus ET le sinus ; arctanxy ne vaut que si x>0.
•Produit : modules MULTIPLIÉS, arguments ADDITIONNÉS, à 2π près ; quotient : divisés et soustraits.
•zn=a a EXACTEMENT n solutions, en polygone régulier centré en 0, de somme nulle.
•Polynôme à coefficients RÉELS : z0 racine entraîne z0 racine.
•cosθ=2eiθ+e−iθ, sinθ=2ieiθ−e−iθ, ∣ex+iy∣=ex.
•∣z−a∣=r : cercle de centre a ; ∣z−a∣=∣z−b∣ : médiatrice.
Questions fréquentes
Comment démontrer la formule d'Euler avec les séries de Maclaurin ?
On part de la série de l'exponentielle, somme des x puissance n sur factorielle n, qui converge absolument pour tout nombre complexe. On remplace x par i thêta. Comme i au carré vaut moins un, les termes de rang pair sont réels et redonnent la série du cosinus, les termes de rang impair sont imaginaires et redonnent i fois la série du sinus. La convergence absolue permet ce regroupement.
Comment trouver l'argument d'un nombre complexe sans se tromper de quadrant ?
Calculez d'abord le module r, puis le cosinus, partie réelle sur r, et le sinus, partie imaginaire sur r. Leurs deux signes désignent un seul quadrant, et l'angle remarquable s'y lit. L'arc tangente de y sur x ne suffit pas : il ne donne que des angles entre moins pi sur deux et pi sur deux, donc il se trompe pour tout point à partie réelle négative.
Combien de solutions a l'équation z puissance n égale a dans les complexes ?
Exactement n, dès que a n'est pas nul. Elles ont toutes le même module, la racine n-ième du module de a, et leurs arguments sont espacés de deux pi sur n. Dans le plan, elles forment un polygone régulier à n sommets centré à l'origine, et leur somme est nulle. Ne donner qu'une seule solution coûte la plus grande partie de la question.
Pourquoi les nombres complexes sont-ils au programme de Calcul I à Polytechnique ?
Parce que la formule d'Euler sort directement des séries de Maclaurin vues juste avant dans le cours, et qu'elle sert ensuite partout en génie : linéariser une puissance de cosinus, dériver e puissance x fois cosinus x en une ligne, calculer l'impédance d'un circuit en courant alternatif. Le chapitre ouvre le contrôle périodique 2 et revient à l'examen final.
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Exercices corrigés : Les nombres complexes
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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