Électricité et magnétisme 203-SN2-RE (ancien 203-NYB) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Fiche de révision : L'induction électromagnétique
Cette fiche ne refait pas le cours d'induction, elle liste ce qui fait perdre des points le jour de l'évaluation. Deux erreurs dominent tout le chapitre et se paient à chaque question : croire qu'un champ fort induit beaucoup, alors que seule sa VARIATION compte, et croire que le courant induit s'oppose au champ, alors qu'il s'oppose au CHANGEMENT de flux. Un mot de différence, et une réponse fausse une fois sur deux.
Elle s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature du cours 203-SN2-RE (ancien 203-SN2-RE) et aux élèves de Terminale spécialité physique-chimie, où l'induction précède immédiatement l'étude des circuits RL et du transformateur.
Le fil du chapitre
Rien ne s'induit sans VARIATION de flux : ce n'est jamais la valeur du champ qui produit une fem, c'est sa pente, et le courant induit s'oppose au CHANGEMENT, jamais au champ lui-même.
•ε=−NdtdΦ, où Φ=BAcosθ est le flux à travers UNE spire et θ l'angle entre B et la NORMALE, jamais entre B et la surface.
•Le flux ne peut varier que de trois façons : dtdB=0 à circuit fixe, une AIRE variable, ou une ORIENTATION variable. Devant un énoncé, la première question est : laquelle des trois ?
•Loi de Lenz, contenue dans le signe moins : le courant induit s'oppose à la VARIATION du flux. Un flux qui décroît fait naître un courant qui RENFORCE le champ existant, ce qui surprend au premier essai.
•Fem de mouvement : ε=Bℓv en translation, mais ε=21Bωℓ2 pour une barre qui TOURNE, car chaque point a sa propre vitesse.
La fem s'annule exactement à l'instant où le champ est MAXIMAL, à t=2,00 s : c'est la définition d'un maximum, une tangente horizontale, donc une dérivée nulle.
Ce qui suit : couplage, champ induit et transformateur
•Inductance mutuelle : ε2=−MdtdI1 avec M=I1N2Φ2. Réciprocité : M12=M21 toujours, donc on calcule M dans le sens le plus COMMODE.
•Couplage k=L1L2M, entre 0 et 1. Il vaut 1 seulement si les deux bobinages occupent exactement le même volume.
•Champ électrique induit : ∮E⋅dℓ=−dtdΦ. Ce champ n'est PAS conservatif : la tension entre deux points y dépend du chemin, et le potentiel n'a plus de sens.
•Transformateur idéal : U1U2=N1N2, I1I2=N2N1, et une charge Z vue du primaire vaut (N2N1)2Z.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Une bobine est placée dans l'entrefer d'un aimant supraconducteur de 10 teslas, parfaitement stable.
2 points, et l'incompréhension de tout le chapitre
Ce qu'il ne faut pas écrire
Le champ est énorme, donc la fem induite dans la bobine est énorme.
Ce qu'il faut écrire
dtdΦ=0, donc ε=0 exactement. Aucune fem, quelle que soit l'intensité du champ.
Pourquoi : La loi de Faraday fait intervenir la DÉRIVÉE du flux, jamais le flux. Un champ de 10 T stable n'induit rien, tandis qu'un champ de 10 mT coupé en une milliseconde induit bien davantage. C'est exactement pour cela qu'un imageur médical n'induit rien avec son aimant principal, et tout avec ses gradients commutés, mille fois plus faibles.
2.On ÉLOIGNE un aimant d'une bobine, pôle nord en avant. Dans quel sens circule le courant induit ?
3 points, systématiquement, sur toute question de sens
Ce qu'il ne faut pas écrire
Le courant induit crée toujours un champ opposé à celui de l'aimant, donc il s'oppose au champ nord.
Ce qu'il faut écrire
Le flux DIMINUE, donc le courant induit crée un champ de MÊME sens que celui de l'aimant, pour tenter de le maintenir. La bobine attire l'aimant.
Pourquoi : Il manque un mot à l'énoncé faux, et ce mot change tout : le courant induit s'oppose à la VARIATION du flux, pas au flux. Le contrôle physique qui ne trompe jamais : l'effet freine toujours le mouvement, sinon l'aimant s'accélérerait tout seul et l'on aurait un mouvement perpétuel. À l'approche il est repoussé, à l'éloignement il est attiré.
3.Une bobine en circuit ouvert est placée dans un champ variable.
2 points, et l'incapacité à traiter tout capteur inductif
Ce qu'il ne faut pas écrire
Aucun courant ne peut circuler, donc il n'y a pas de fem : l'induction ne se produit pas.
Ce qu'il faut écrire
La fem −NdtdΦ existe et se mesure aux bornes ouvertes. Ce qui exige un circuit fermé, c'est le COURANT, donc aussi la force de Lenz et la dissipation.
Pourquoi : La fem est un travail par unité de charge, produit par le champ électrique induit : elle ne demande aucun conducteur bouclé. C'est le mode de fonctionnement normal de presque tous les capteurs inductifs, dont on lit la tension à vide. L'anneau fendu de la démonstration classique ne saute pas, précisément parce qu'il ne peut porter aucun courant, alors que la fem y est bien présente.
4.Calculer le flux à travers un cadre rectangulaire placé à côté d'un fil rectiligne parcouru par un courant.
3 points, la question entière
Ce qu'il ne faut pas écrire
Φ=BA avec B=2πrμ0I pris au milieu du cadre.
Ce qu'il faut écrire
Le champ varie en r1 sur le cadre, donc il faut intégrer : Φ=2πμ0ILlnab.
Le champ du fil décroît en r1 d'un bord du cadre à l'autre : la formule BA est inapplicable, et l'intégration fait apparaître lnab.
Pourquoi : La formule BA suppose le champ UNIFORME sur la surface, ce qui est faux dès que le cadre est proche du fil : à 2,00 cm et 7,00 cm, le champ est déjà trois fois et demie plus intense d'un bord à l'autre. La signature de cette géométrie est le logarithme, et il faut savoir le reconnaître : tout champ en r1 traversant une surface plane en fait apparaître un.
5.Une boucle entoure une région où le champ magnétique varie, mais le champ est nul sur la boucle elle-même.
3 points sur la question de raisonnement
Ce qu'il ne faut pas écrire
Le champ magnétique étant nul en tout point de la boucle, le champ électrique induit y est nul aussi.
Ce qu'il faut écrire
La circulation vaut −dtdΦ avec le flux ENFERMÉ, donc E=2rR2dtdB à l'extérieur : non nul, bien que B y soit nul.
Au-delà de r=5 cm le champ magnétique est nul et le champ électrique induit ne l'est pas : il décroît en r1 parce que le contour enferme toujours le même flux variable.
Pourquoi : La loi de Faraday sous forme intégrale est NON LOCALE : elle relie la circulation sur un contour au flux enfermé par ce contour, pas au champ magnétique là où l'on est. C'est le même phénomène qui permet à un transformateur de fonctionner alors que ses enroulements baignent dans un champ de fuite faible. La conséquence la plus déroutante est que le potentiel cesse d'exister : deux voltmètres branchés aux mêmes bornes par des chemins différents affichent des valeurs différentes.
6.Un transformateur abaisseur 2400 vers 200 spires alimente une résistance de 5,00 Ω. Que voit la source au primaire ?
2 points, et toute la question d'adaptation d'impédance
Ce qu'il ne faut pas écrire
Elle voit 5,00 Ω, ou au mieux 12 fois cette valeur, soit 60,0 Ω.
Ce qu'il faut écrire
Elle voit (2002400)2×5,00=720 Ω. Le rapport des spires intervient au CARRÉ.
Pourquoi : Le transformateur divise la tension par douze ET multiplie le courant par douze, donc il divise l'impédance par cent quarante-quatre. Vérification directe : 0,167120=720 Ω. C'est cette propriété qui permet d'attaquer un haut-parleur de huit ohms avec un étage qui veut voir plusieurs kilohms, et c'est aussi pourquoi un transformateur branché en CONTINU grille : sans induction, il ne reste que la résistance ohmique du bobinage.
Quelle méthode choisir
Laquelle des trois causes fait varier le flux
Lire l'énoncé et repérer ce qui bouge : le champ, la surface du circuit, ou son orientation.
Si Le CHAMP varie, circuit immobile → ε=−NAdtdB : dériver l'expression de B(t) et multiplier par NA. La fem s'annule aux extrema de B, jamais là où B s'annule.
Exemple : B(t)=0,0800+0,240t−0,0600t2 avec NA=0,500 m2 : ε=−0,120+0,0600t.
Si L'AIRE varie, par translation d'une barre ou déformation → Fem de mouvement : ε=Bℓv pour une translation, ε=21Bωℓ2 pour une rotation autour d'une extrémité.
Exemple : Barre de 25,0 cm à 60,0 rad/s dans 0,350 T : ε=0,656 V, et non le double.
Si L'ORIENTATION varie, spire en rotation dans un champ fixe → Φ=NBAcos(ωt), donc ε=NBAωsin(ωt) : fem sinusoïdale d'amplitude NBAω, et de valeur efficace 2NBAω.
Exemple : C'est le principe de l'alternateur, et la raison pour laquelle une prise à 120 V efficaces atteint 170 V en crête.
Si Deux CIRCUITS sont couplés et l'un voit son courant varier → ε2=−MdtdI1, avec M calculé dans le sens le plus commode grâce à la réciprocité M12=M21.
Exemple : Solénoïde de 1200 spires par mètre, secondaire de 300 spires : M=0,568 mH, et 250 A/s donnent 0,142 V.
Si L'énoncé demande un CHAMP ÉLECTRIQUE plutôt qu'un courant → Forme intégrale : E(2πr)=−dtdΦenfermeˊ. Attention, au-delà de la région où B varie, c'est le rayon de la RÉGION qui entre dans le flux, pas celui du contour.
Exemple : Région de 5,00 cm avec dtdB=0,150 T/s : E=3,75 mV/m au bord, 1,875 mV/m à 10,0 cm.
Une fois la cause identifiée, le SIGNE se décide toujours par la loi de Lenz et jamais par le calcul : le courant induit s'oppose à la variation, donc il freine ce qui la produit.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Traiter une question d'induction, de la cause au signe
Quand l'utiliser : Dès qu'un énoncé fait varier quoi que ce soit autour d'un circuit et demande une fem, un courant ou une force.
1Nommer la cause de la variation du flux parmi les trois possibles, en une phrase.
2Écrire le flux Φ(t) à travers UNE spire, avec l'angle pris par rapport à la normale.
3Dériver et multiplier par N pour obtenir ∣ε∣, en donnant la valeur numérique.
4Déterminer le SENS du courant induit par la loi de Lenz, en disant explicitement à quelle variation il s'oppose.
5Si l'on demande une force ou une puissance, vérifier qu'elle FREINE le mouvement imposé : c'est la conservation de l'énergie.
Phrase de conclusion
« Le flux à travers la bobine augmente, donc le courant induit circule dans le sens qui crée un champ opposé à l'intérieur de la spire, c'est-à-dire dans le sens horaire vu du lecteur. »
Le piège : Donner le sens du courant sans jamais nommer la variation à laquelle il s'oppose : le correcteur ne peut pas distinguer une réponse raisonnée d'une réponse tirée au sort, et la moitié des copies tombe juste par hasard.
Barème : 1 point pour la cause identifiée, 1 point pour le flux, 1 point pour la dérivation, 1 point pour le sens justifié, 1 point pour le contrôle énergétique.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
L'effet freine toujours ce qui le produit
Après avoir trouvé le sens du courant induit, vérifier que la force qui en résulte s'oppose au mouvement imposé. Si elle l'accélère, le signe est faux.
Un aimant approché est repoussé, un aimant éloigné est attiré. L'inverse donnerait un mouvement perpétuel.
La fem s'annule aux extrema du flux
Repérer sur la courbe de Φ(t) ou de B(t) les points à tangente horizontale : la fem doit y valoir zéro, et changer de signe en les traversant.
B maximal à t=2,00 s et ε=0 au même instant : cohérent. Une fem maximale au sommet du champ serait fausse.
La charge induite ne dépend que des états extrêmes
Si l'énoncé demande une charge totale, utiliser q=RNΔΦ : le chemin suivi entre les deux états n'intervient pas, contrairement à la chaleur dissipée.
Un flux qui monte puis redescend à sa valeur initiale donne une charge nette NULLE, alors que la bobine a chauffé de 1,60 mJ.
Le coefficient de couplage est inférieur à 1
Après avoir calculé M, L1 et L2, vérifier que L1L2M tombe entre 0 et 1. Un k supérieur à 1 est mathématiquement impossible.
M=0,568 mH avec L1=0,910 mH et L2=2,84 mH donnent k=0,354, conforme.
L'exercice type décortiqué
Une bobine dans un champ qui monte puis redescend
Une bobine plate de N=200 spires, d'aire A=25,0 cm2 et de résistance R=12,0 Ω, est perpendiculaire à un champ B(t)=0,0800+0,240t−0,0600t2 en teslas, t en secondes. Trouver la fem, le courant, la charge totale et la chaleur dissipée entre t=0 et t=4,00 s.
Étape 1
NA=200×25,0×10−4=0,500 m2 et dtdB=0,240−0,120t
Pourquoi
On sort le produit NA une fois pour toutes : il est constant, et le garder groupé évite de le perdre en route. Ici il vaut exactement 0,500, ce qui simplifie tous les calculs suivants.
Étape 2
ε(t)=−NAdtdB=−0,120+0,0600t, donc ε(0)=−0,120 V, ε(2,00)=0, ε(4,00)=+0,120 V
Pourquoi
La fem est une fonction AFFINE du temps parce que B est un polynôme du second degré. Elle s'annule à t=2,00 s et change de signe : le courant induit s'inverse à cet instant.
Étape 3
B est maximal quand dtdB=0, soit t=0,1200,240=2,00 s, où B=0,320 T
Pourquoi
C'est le rapprochement qui fait tout l'exercice : la fem s'annule exactement au maximum du champ. Un énoncé peut aussi bien proposer un champ constant de dix teslas, la fem serait nulle. Ce n'est jamais la valeur qui induit, c'est la pente.
Étape 4
I(0)=12,00,120=1,00×10−2 A, soit 10,0 mA, décroissant jusqu'à zéro puis repartant en sens inverse
Pourquoi
Pendant les deux premières secondes le flux augmente et le courant s'y oppose ; ensuite le flux diminue et le courant s'inverse pour tenter de le maintenir. Le renversement est simultané au maximum du champ.
Étape 5
q=RNAΔB avec ΔB=B(4,00)−B(0)=0,0800−0,0800=0, donc q=0
Pourquoi
La charge nette est rigoureusement nulle alors qu'un courant a circulé pendant quatre secondes : les deux moitiés se compensent exactement. La charge induite ne dépend que des états initial et final du flux, jamais du chemin.
La chaleur, elle, dépend de TOUT le trajet : le carré ne se compense jamais. Le contraste avec la charge nulle est l'enseignement de l'exercice, et cette énergie est fournie par le dispositif qui fait varier le champ, contre le champ du courant induit.
Conclusion rédigée
ε(t)=−0,120+0,0600t volts, courant initial 10,0 mA qui s'inverse à t=2,00 s, charge nette nulle, et 1,60 mJ dissipés. La fem s'annule exactement au maximum du champ.
L'erreur classique sur cet exercice : Chercher l'instant où le champ s'annule au lieu de l'instant où sa DÉRIVÉE s'annule, ou conclure d'une charge nulle qu'aucun courant n'a circulé : ce sont les deux confusions que cet exercice est fait pour révéler.
À savoir par cœur
•ε=−NdtdΦ et Φ=BAcosθ, l'angle étant pris avec la NORMALE à la surface.
•Loi de Lenz : le courant induit s'oppose à la VARIATION du flux, jamais au flux. Un flux qui décroît fait naître un courant qui renforce le champ.
•Trois causes possibles, jamais quatre : B varie, l'aire varie, l'orientation varie.
•Fem de mouvement : Bℓv en translation, 21Bωℓ2 en rotation autour d'une extrémité.
•Champ d'un fil : B=2πrμ0I avec μ0=4π×10−7. Solénoïde : B=μ0nI.
•Charge induite : q=RNΔΦ, indépendante du chemin. La chaleur, elle, dépend de tout le trajet.
•Transformateur : les tensions suivent N1N2, les courants l'inverse, et l'impédance le CARRÉ du rapport.
Questions fréquentes
Un champ magnétique intense produit-il toujours une fem importante ?
Non. La loi de Faraday fait intervenir la dérivée du flux par rapport au temps, pas le flux lui-même. Un champ de dix teslas parfaitement stable induit exactement zéro, alors qu'un champ mille fois plus faible coupé en une milliseconde induit bien davantage. Seule la variation compte, jamais l'intensité.
Le courant induit s'oppose-t-il au champ magnétique ?
Non, il s'oppose à la VARIATION du flux, et c'est très différent. Quand le flux diminue, le courant induit crée un champ de même sens que le champ existant, pour tenter de le maintenir : il le renforce au lieu de s'y opposer. C'est pourquoi un aimant qu'on éloigne d'une bobine est attiré par elle, alors qu'un aimant qu'on approche est repoussé.
Y a-t-il une fem dans une bobine en circuit ouvert ?
Oui. La fem existe dès qu'il y a variation de flux, et elle se mesure aux bornes ouvertes. Ce qui exige un circuit fermé, c'est le courant, donc aussi la force de Lenz et l'échauffement. La plupart des capteurs inductifs fonctionnent justement ainsi, en lisant une tension à vide sans laisser circuler de courant.
Pourquoi un transformateur ne fonctionne-t-il pas en courant continu ?
Parce qu'un courant continu produit un flux constant dans le noyau, donc une dérivée nulle, donc aucune fem au secondaire. Pire, le primaire ne présente plus alors que sa résistance ohmique de bobinage, quelques ohms au lieu de plusieurs centaines : le courant appelé explose et l'enroulement grille en quelques secondes.
Comment calculer le flux quand le champ n'est pas uniforme ?
Il faut intégrer, en découpant la surface en bandes sur lesquelles le champ est constant. Pour un cadre rectangulaire placé à côté d'un fil rectiligne, le champ décroît comme l'inverse de la distance, et l'intégration fait apparaître un logarithme du rapport des deux distances. La formule champ fois aire est alors inapplicable.
Peut-on avoir un champ électrique induit là où le champ magnétique est nul ?
Oui, et c'est l'un des résultats les plus déroutants du chapitre. La loi de Faraday relie la circulation du champ électrique sur un contour au flux magnétique ENFERMÉ par ce contour, pas au champ magnétique local. Un contour qui entoure une région de champ variable porte donc une circulation non nulle, même si le champ y est nul partout.
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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