Exercice 1 : Le potentiel est un scalaire : superposition et carte
Deux charges ponctuelles sont fixées sur l'axe des : nC en cm et nC en cm. La figure montre quelques équipotentielles du système.
- a) Calculez le potentiel à l'origine, puis le travail à fournir pour y amener depuis l'infini une charge d'essai de nC.
- b) Trouvez les DEUX points de l'axe où le potentiel s'annule, et vérifiez les positions marquées sur la figure.
- c) Trouvez le point de l'axe où le champ s'annule. Comparez sa position à celles trouvées en b) et tirez-en la leçon.
- d) Sur la figure, les équipotentielles autour de sont plus espacées que celles autour de à même distance de la charge. Que peut-on en déduire, et comment le vérifier par le calcul ?
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Réponses
- a) V, µJ à fournir
- b) en cm et en cm
- c) en cm : ce n'est pas le même point
- d) Espacement grand veut dire champ faible, à pas de potentiel ÉGAL seulement
a) V. Les deux charges sont à la même distance de l'origine, donc le calcul se réduit à une soustraction de nanocoulombs : c'est exactement l'économie que le potentiel permet, et que le champ ne permettrait pas, les deux contributions y pointant dans le même sens et devant être additionnées en module. Travail : J, soit μJ, à fournir par l'opérateur puisque et .
b) On cherche , les et les se simplifiant. Premier cas, ENTRE les charges : et comptés depuis , d'où , soit et m. Le point est donc à cm de , c'est-à-dire en cm. Second cas, À DROITE de , seule région où l'on peut encore équilibrer une grande charge lointaine par une petite charge proche : , soit et m depuis , c'est-à-dire en cm. Les deux positions sont bien celles marquées.
c) Pour le champ, ce sont les CARRÉS des distances qui interviennent : , et la solution ne peut être qu'à l'extérieur, au-delà de la charge la plus faible, car entre les deux charges les deux champs pointent dans le même sens. En prenant la racine : , d'où m, c'est-à-dire en cm. La leçon est là : le potentiel s'annule en cm, le champ en cm, et ce ne sont pas les mêmes endroits. En cm il ne coûte rien d'amener une charge depuis l'infini, mais une fois arrivée elle subit une force ; en cm elle ne subit aucune force mais il a fallu payer pour l'y amener. Confondre les deux annulations est l'erreur classique du chapitre.
d) Un espacement plus grand entre équipotentielles successives signifie une pente plus faible, donc un champ plus FAIBLE : c'est exactement la lecture d'une carte topographique, où des courbes de niveau écartées signalent une pente douce. Ici la remarque paraît paradoxale puisque est la charge la plus grande, mais les équipotentielles tracées ne sont pas au même potentiel des deux côtés. Le calcul tranche : à cm de chaque charge, V/m et V/m. Le champ est bien plus intense près de , et sur une carte tracée à pas de potentiel CONSTANT, ce sont ses équipotentielles qui seraient les plus serrées. La règle à retenir n'a de sens qu'à pas de potentiel égal, et c'est une précision qu'un énoncé d'examen omet souvent volontairement.