Exercice 1 : Une lampe à trois canaux : complémentaires et couleurs pâles
Une lampe connectée contient trois diodes, une rouge (R), une verte (V) et une bleue (B). Une application règle chaque canal de à de sa puissance maximale, les trois diodes éclairant ensemble la même zone d'un mur blanc. À puissances égales, les trois canaux réunis donnent du blanc.
La figure représente le cercle chromatique : les trois couleurs primaires de la synthèse additive, R, V et B, alternent avec les trois couleurs secondaires, jaune (J), cyan (C) et magenta (M).
- a) Quels canaux faut-il allumer, à la même puissance, pour obtenir du jaune ? du cyan ? du magenta ?
- b) Deux lumières sont dites complémentaires quand leur superposition donne du blanc. Donnez la complémentaire du rouge et celle du bleu, puis dites comment elles se lisent sur le cercle.
- c) On règle la lampe sur R , V , B . Décomposez cette lumière en une part de blanc et un reste coloré. Quelle couleur voit-on ?
- d) Quel canal faut-il modifier, et de combien de points, pour que la lumière du c) devienne un blanc sans changer les canaux R et V ?
- e) On règle maintenant R , V , B . Quelle est la part de blanc ? Quelle couleur voit-on ?
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Réponses
- a) jaune : R et V ; cyan : V et B ; magenta : R et B
- b) complémentaire du rouge : cyan ; du bleu : jaune ; diamétralement opposées sur le cercle
- c) de blanc plus de jaune (R et V) : un jaune pâle
- d) monter le canal B de points, à
- e) de blanc plus de rouge : un rose (rouge pâle)
a) La synthèse additive AJOUTE des lumières sur une même zone : l'œil reçoit la somme de ce que chaque diode envoie. Le jaune s'obtient avec R et V allumés ensemble, le cyan avec V et B, le magenta avec R et B. Sur le cercle, chaque secondaire est placée ENTRE les deux primaires qui la composent : J entre R et V, C entre V et B, M entre B et R. C'est la seule chose à mémoriser, le reste se déduit. Remarquez qu'aucune diode jaune n'existe dans la lampe : le jaune que vous voyez n'est pas une lumière de longueur d'onde jaune, c'est un rouge et un vert qui arrivent ensemble sur la rétine.
b) Le rouge a besoin de V et B pour compléter le trio R, V, B : sa complémentaire est donc le cyan, puisque cyan V B, et rouge cyan R V B blanc. De même la complémentaire du bleu est le jaune, R V. Sur le cercle, deux couleurs complémentaires sont DIAMÉTRALEMENT opposées : R face à C, B face à J, V face à M. La règle n'est pas une convention de dessin, elle découle de la construction : en face d'une primaire se trouve la secondaire faite des deux AUTRES primaires. Le piège classique consiste à répondre « vert » comme complémentaire du rouge, par souvenir de la peinture : en lumière, rouge et vert donnent du jaune, pas du blanc.
c) Les trois canaux ont en commun : cette part commune R , V , B est du BLANC. Il reste R , V , B , c'est-à-dire de jaune. La lumière est un mélange de blanc et de jaune : l'œil voit un jaune PÂLE, dit désaturé. La méthode vaut pour tout réglage : on retire d'abord le minimum commun des trois canaux, qui donne le blanc, et on lit la couleur sur ce qui reste. Répondre « blanc » parce que les trois canaux sont allumés, ou « jaune » en oubliant le blanc, c'est perdre la moitié de la question.
d) Le reste coloré du c) est du jaune ; pour le neutraliser il faut lui ajouter sa COMPLÉMENTAIRE, le bleu, en même quantité : points de bleu. Le canal B passe de à et les trois canaux sont égaux, donc la lumière est blanche. Vérification : blanc + jaune + bleu = blanc + blanc = blanc . On aurait aussi pu baisser R et V à , mais l'énoncé interdit de toucher à ces deux canaux, et le blanc obtenu serait moins lumineux. C'est exactement ce que fait le réglage de « température de couleur » d'un éclairage : ajouter du bleu refroidit un blanc jaunâtre.
e) Minimum commun : . Blanc , reste R , V , B : de rouge. Un rouge additionné de blanc est un rouge pâle, qu'on appelle rose. La part de blanc vaut donc . Pour obtenir un blanc à , il faudrait ajouter points de cyan, c'est-à-dire monter V et B de à chacun. Le rose n'a pas de longueur d'onde propre, il n'apparaît dans aucun arc-en-ciel : c'est une couleur que seul un mélange peut produire, preuve de plus que la couleur perçue se lit sur les primaires qui arrivent à l'œil et non sur une longueur d'onde unique.
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