Spécialité maths, Première • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : les variables aléatoires (Première spécialité)
Voici une série d'exercices corrigés de spécialité mathématiques sur les variables aléatoires, au niveau de la classe de Première du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par huit calculs directs sur de petites lois de probabilité données par leurs valeurs et leurs probabilités, comme dans les listes des manuels : probabilité manquante d'une loi, espérance E(X) d'une loi à trois valeurs, d'un gain avec une valeur négative et d'une loi à probabilités fractionnaires, E(X2), variance par la formule de König-Huygens V(X)=E(X2)−(E(X))2 et écart type σ(X), chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
L'exercice 8 est celui qui donne du sens à l'écart-type : deux jeux d'espérance identique n'ont pas du tout le même risque, et c'est précisément ce que l'espérance seule ne dit pas.
Le programme de Première en vigueur depuis la rentrée 2026 ajoute la linéarité de l'espérance, E(aX+b)=aE(X)+b, et la formule de König-Huygens, V(X)=E(X2)−(E(X))2 : l'exercice 16 les nomme et les applique. La relation V(aX+b)=a2V(X) et la variance d'une somme sont de Terminale : les exercices qui les utilisent le signalent en dernière ligne de leur énoncé (exercices 4, 6, 9 et 10).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•La loi de probabilité de X donne toutes les valeurs prises par X et leurs probabilités. La somme de ces probabilités vaut 1.
•Espérance : E(X)=∑xipi. C'est la valeur moyenne obtenue sur un très grand nombre de répétitions.
•Variance : V(X)=∑pi(xi−E(X))2, moyenne des carrés des écarts à l'espérance. Écart-type : σ(X)=V(X).
•Formule de König-Huygens : V(X)=E(X2)−(E(X))2. C'est un raccourci de calcul, qui exige une espérance exacte.
•Linéarité de l'espérance : pour tous réels a et b, E(aX+b)=aE(X)+b.
•Un jeu est équitable lorsque l'espérance du gain algébrique du joueur est nulle.
•L'espérance n'est pas forcément une valeur que X peut prendre, et ce n'est pas la valeur la plus probable.
•Anticipation de Terminale, pour les exercices signalés : V(aX+b)=a2V(X) et σ(aX+b)=∣a∣σ(X) ; ajouter une constante ne change pas la variance.
Calculs : espérance, variance et écart type à calculer
Exercice 0.1 : Calculer espérance, variance et écart type : huit calculs directs
Pour chaque ligne, la loi de la variable aléatoire est donnée par ses valeurs et leurs probabilités, dans le même ordre. Calculez directement la grandeur demandée.
Une seule méthode pour les huit lignes : E(X)=∑xipi, la moyenne des valeurs pondérée par leurs probabilités ; E(X2)=∑xi2pi, où l'on élève les VALEURS au carré, jamais les probabilités ; puis la formule de König-Huygens V(X)=E(X2)−(E(X))2 et σ(X)=V(X). On garde E(X) exacte jusqu'au bout.
a) X prend les valeurs −2, 0, 3 et 5 avec les probabilités 0,15 ; 0,4 ; p et 0,1. Calculez p.
b) X prend les valeurs 0, 5 et 20 avec les probabilités 0,5 ; 0,35 et 0,15. Calculez E(X).
c) Le gain G, en dollars, prend les valeurs −4, 1 et 15 avec les probabilités 0,6 ; 0,3 et 0,1. Calculez E(G).
d) X prend les valeurs 1, 4 et 6 avec les probabilités 21 ; 31 et 61. Calculez E(X).
e) X prend les valeurs −3, 1 et 2 avec les probabilités 0,2 ; 0,5 et 0,3. Calculez E(X2).
f) X prend les valeurs −1, 2 et 4 avec les probabilités 0,25 ; 0,5 et 0,25. Calculez V(X) par la formule de König-Huygens.
g) X prend les valeurs 10, 20 et 50 avec les probabilités 0,5 ; 0,3 et 0,2. Calculez σ(X).
h) X prend les valeurs 2 et 7 avec les probabilités 0,6 et 0,4. Calculez V(X).
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Réponses
a)0,15+0,4+p+0,1=1 ; p=0,35
b)∑xipi ; E(X)=4,75
c)−2,4+0,3+1,5 ; E(G)=−0,6
d)63+68+66 ; E(X)=617≈2,833
e)∑xi2pi ; E(X2)=3,5
f)6,25−1,752 ; V(X)=3,1875
g)V(X)=670−212=229 ; σ(X)=229≈15,133
h)22−42 ; V(X)=6
Le geste qui décide de tout : écrire la ligne des produits xipi, puis celle des xi2pi, avant de sommer. Une valeur négative garde son signe dans xipi et le perd dans xi2pi ; c'est là que se font presque toutes les erreurs du chapitre.
a)
La somme des probabilités vaut 1 : 0,15+0,4+p+0,1=1, donc p=1−0,65=0,35. Les valeurs de X n'interviennent pas.
b)
E(X)=0×0,5+5×0,35+20×0,15=0+1,75+3=4,75.
c)
E(G)=−4×0,6+1×0,3+15×0,1=−2,4+0,3+1,5=−0,6. En moyenne, le joueur perd 0,60 dollar par partie. Piège : oublier le signe de −4 et trouver 4,2.
d)
E(X)=1×21+4×31+6×61=63+68+66=617≈2,833. On réduit au même dénominateur avant d'arrondir.
e)
E(X2)=(−3)2×0,2+12×0,5+22×0,3=1,8+0,5+1,2=3,5. Piège : calculer (E(X))2 ; ici E(X)=−0,6+0,5+0,6=0,5 et son carré vaut 0,25, rien à voir avec 3,5.
f)
E(X)=−0,25+1+1=1,75 et E(X2)=1×0,25+4×0,5+16×0,25=0,25+2+4=6,25. Donc V(X)=6,25−1,752=6,25−3,0625=3,1875. Piège : écrire (−1)2×0,25=−0,25 dans E(X2), qui donne 5,75 et une variance fausse.
g)
E(X)=5+6+10=21 et E(X2)=100×0,5+400×0,3+2500×0,2=50+120+500=670. V(X)=670−212=670−441=229, donc σ(X)=229≈15,133. Piège : s'arrêter à la variance, 229, qui n'a pas l'unité de X.
h)
E(X)=2×0,6+7×0,4=1,2+2,8=4 et E(X2)=4×0,6+49×0,4=2,4+19,6=22. V(X)=22−16=6.
Contrôle : une variance est toujours positive ou nulle, et un écart type se compare à l'étendue des valeurs ; on peut aussi recalculer V(X) par la définition, moyenne pondérée des carrés des écarts : à la ligne h), (2−4)2×0,6+(7−4)2×0,4=2,4+3,6=6.
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Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Établir une loi de probabilité
On lance un dé équilibré à six faces. Un joueur gagne 10 dollars s'il obtient 6, gagne 2 dollars s'il obtient 4 ou 5, et perd 3 dollars sinon.
On note X le gain algébrique du joueur, en dollars.
Algébrique signifie que les pertes sont comptées négativement : c'est ce qui permet de traiter gains et pertes dans un seul et même calcul.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez les valeurs prises par X.
b) Établissez la loi de probabilité de X sous forme de tableau.
c) Vérifiez que la somme des probabilités vaut 1.
d) Calculez E(X) et interprétez le résultat.
e) L'organisateur veut rendre le jeu équitable en modifiant seulement la perte. Quelle perte doit-il imposer ?
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Réponses
a)−3, 2 et 10
b)P(X=10)=61, P(X=2)=31, P(X=−3)=21
c)61+31+21=1
d)E(X)=65≈0,83 : jeu favorable au joueur
e)Perte de 314≈4,67 dollars
a)
Une variable aléatoire ne retient que les gains, pas les faces : deux faces différentes qui rapportent la même somme donnent la même valeur de X. Ici X prend trois valeurs : 10, 2 et −3.
b)
On regroupe les faces par gain. P(X=10)=61, une seule face convient. P(X=2)=62=31, les faces 4 et 5. P(X=−3)=63=21, les faces 1, 2 et 3. Le tableau de la loi comporte donc trois colonnes, pas six : c'est tout l'intérêt de la variable aléatoire, elle résume l'expérience en ne gardant que ce qui intéresse le joueur.
c)
61+31+21=61+2+3=66=1 ✓. Cette vérification est exigée dans toute rédaction : elle garantit qu'aucune face n'a été oubliée ni comptée deux fois.
d)
E(X)=10×61+2×31+(−3)×21=610+64−69=65≈0,833. Interprétation obligatoire, et c'est souvent elle qui rapporte les points : sur un grand nombre de parties, le joueur gagne en moyenne environ 0,83 dollar par partie. Le jeu lui est donc favorable, alors même qu'il perd une fois sur deux. Sur 600 parties, cela représente environ 500 dollars de gain.
e)
On cherche la perte c>0 telle que E(X)=0, en gardant la même loi : 10×61+2×31−c×21=0, soit 614=2c, donc c=314≈4,67 dollars. Vérification : 610+64−314×21=614−614=0 ✓. Autrement dit, il faudrait faire perdre environ 4,67 dollars au lieu de 3. La lecture générale : pour un jeu équitable, l'espérance des gains doit compenser exactement l'espérance des pertes, chacune pondérée par sa probabilité.
Exercice 2 : Espérance d'une variable aléatoire
Une variable aléatoire X prend les valeurs 1, 2, 3 et 4 avec les probabilités respectives 0,1 ; 0,2 ; 0,3 et 0,4.
L'espérance est une moyenne PONDÉRÉE : chaque valeur pèse à hauteur de sa probabilité, ce qui la distingue de la moyenne arithmétique des valeurs possibles.
a) Vérifiez qu'il s'agit bien d'une loi de probabilité.
b) Calculez E(X).
c) La valeur E(X) est-elle la valeur la plus probable de X ? Justifiez.
d) Calculez P(X≥3) et P(X<E(X)).
e) Comparez E(X) à la moyenne simple des quatre valeurs. Expliquez l'écart.
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Réponses
a)Probabilités dans [0;1] et somme 1
b)E(X)=3
c)Non : le mode est 4
d)P(X≥3)=0,7 ; P(X<3)=0,3
e)Moyenne simple 2,5 : les valeurs ne sont pas équiprobables
a)
Deux conditions sont à vérifier, et les copies n'en vérifient souvent qu'une. D'une part toutes les probabilités sont comprises entre 0 et 1, d'autre part leur somme vaut 0,1+0,2+0,3+0,4=1 ✓. C'est bien une loi de probabilité.
b)
E(X)=1×0,1+2×0,2+3×0,3+4×0,4=0,1+0,4+0,9+1,6=3. Contrôle de plausibilité immédiat : l'espérance est toujours comprise entre la plus petite et la plus grande valeur, ici entre 1 et 4, et elle doit pencher vers les valeurs les plus probables, donc vers le haut ✓.
c)
Non. La valeur la plus probable, appelée mode, est 4 avec une probabilité de 0,4, alors que E(X)=3. L'espérance est un centre de gravité, pas un maximum : elle est tirée vers le bas par les valeurs 1 et 2, même si elles sont moins probables. Mode et espérance ne coïncident que par exception.
d)
P(X≥3)=P(X=3)+P(X=4)=0,3+0,4=0,7. Pour la seconde, E(X)=3, donc P(X<E(X))=P(X<3)=P(X=1)+P(X=2)=0,1+0,2=0,3. Attention à l'inégalité stricte : la valeur 3 n'est pas comptée ici alors qu'elle l'était dans la première question, et l'écart est de 0,3.
e)
La moyenne simple des quatre valeurs vaut 41+2+3+4=2,5, alors que E(X)=3. L'écart vient du fait que la moyenne simple traite les quatre valeurs comme équiprobables, avec un poids de 0,25 chacune, alors que la loi accorde 0,4 à la valeur 4 et seulement 0,1 à la valeur 1 : le centre de gravité se déplace donc vers les grandes valeurs. Les deux coïncideraient exactement si la loi était uniforme, c'est-à-dire si chaque probabilité valait 0,25.
Exercice 3 : Variance et écart-type
On reprend la variable aléatoire X de l'exercice précédent : valeurs 1, 2, 3, 4 de probabilités 0,1 ; 0,2 ; 0,3 ; 0,4, et E(X)=3.
La variance mesure à quel point les valeurs s'écartent de l'espérance : c'est la moyenne des carrés de ces écarts, et la formule E(X2)−(E(X))2 n'en est qu'un raccourci de calcul.
a) Calculez E(X2).
b) Déduisez-en V(X) à l'aide de la formule V(X)=E(X2)−(E(X))2.
c) Calculez l'écart-type σ(X).
d) Un élève écrit V(X)=(E(X))2−E(X2). Que trouve-t-il, et pourquoi ce résultat est-il forcément faux ?
e) Retrouvez V(X) par la définition, en calculant la moyenne des carrés des écarts à l'espérance.
Voir la correction
Réponses
a)E(X2)=10
b)V(X)=1
c)σ(X)=1
d)−1, impossible pour une variance
e)4×0,1+1×0,2+0+1×0,4=1
a)
On applique la loi de X aux carrés des valeurs, sans changer les probabilités : E(X2)=1×0,1+4×0,2+9×0,3+16×0,4=0,1+0,8+2,7+6,4=10. Le piège serait d'élever la loi au carré : ce sont les VALEURS qu'on élève au carré, jamais les probabilités.
b)
V(X)=E(X2)−(E(X))2=10−32=10−9=1.
c)
σ(X)=V(X)=1=1. L'écart-type revient à l'unité de départ, ce qui le rend interprétable : les valeurs de X s'écartent de 3 d'environ 1 en moyenne quadratique.
d)
Il trouverait 9−10=−1. C'est impossible : la variance est une moyenne de carrés, donc une somme de termes positifs ou nuls, et elle ne peut jamais être négative. Une variance négative est le signe certain d'une inversion des deux termes, et le calcul doit être repris. Cela fournit d'ailleurs un contrôle gratuit sur toute copie : on a toujours E(X2)≥(E(X))2.
e)
Par définition, V(X)=∑pi(xi−E(X))2. Les écarts à 3 valent respectivement −2, −1, 0 et 1, donc leurs carrés valent 4, 1, 0 et 1 : V(X)=4×0,1+1×0,2+0×0,3+1×0,4=0,4+0,2+0+0,4=1 ✓. On retrouve bien la même valeur. Deux remarques utiles : les écarts sont élevés au carré pour que les écarts négatifs ne compensent pas les positifs (leur somme pondérée est toujours nulle), et la valeur 3, qui est l'espérance elle-même, ne contribue pas du tout à la variance.
Exercice 4 : Transformation affine
X est une variable aléatoire telle que E(X)=3 et V(X)=1. On pose Y=3X−2 et Z=X+7.
Les formules E(aX+b)=aE(X)+b et V(aX+b)=a2V(X) ne se ressemblent volontairement pas : l'espérance suit la transformation, la variance ignore la translation et subit le carré du coefficient.
Anticipation de Terminale : les formules V(aX+b)=a2V(X) et σ(aX+b)=∣a∣σ(X), utilisées dans tout cet exercice, sont au programme de Terminale. En Première, seule E(aX+b)=aE(X)+b, la linéarité de l'espérance, est au programme ; une variance se calcule à partir de la loi, par la formule de König-Huygens, comme à l'exercice 16.
a) Calculez E(Y), V(Y) et σ(Y).
b) Calculez E(Z), V(Z) et σ(Z).
c) Comparez la dispersion de Z et celle de X. Interprétez.
d) Un élève écrit V(3X−2)=3V(X)−2=1. Où sont ses deux erreurs ?
e) Déterminez deux réels a et b tels que la variable T=aY+b ait pour espérance 0 et pour écart-type 1.
Voir la correction
Réponses
a)E(Y)=7, V(Y)=9, σ(Y)=3
b)E(Z)=10, V(Z)=1, σ(Z)=1
c)Même dispersion : une translation ne change pas les écarts
d)Coefficient non élevé au carré et constante conservée : V=9
e)a=31, b=−37
a)
E(Y)=3E(X)−2=3×3−2=7. V(Y)=32×V(X)=9×1=9. σ(Y)=9=3, ce qui vaut aussi ∣3∣×σ(X). Retenir la valeur absolue : avec Y=−3X−2, la variance serait encore 9 et l'écart-type encore 3, car multiplier par un nombre négatif retourne les valeurs mais ne les rapproche pas.
b)
E(Z)=E(X)+7=10. V(Z)=12×V(X)=1, le coefficient devant X valant 1. σ(Z)=1.
c)
Z a exactement la même dispersion que X. Ajouter une constante translate toutes les valeurs du même montant : les écarts entre elles, et donc les écarts à l'espérance qui s'est elle aussi déplacée de 7, sont inchangés. Image concrète : si tous les salaires d'une entreprise augmentent de 7 dollars, la moyenne monte de 7 mais les inégalités restent identiques. Seul un coefficient multiplicatif modifie la dispersion.
d)
Deux erreurs indépendantes. D'abord le coefficient multiplicatif doit être élevé au carré : la formule est V(aX+b)=a2V(X), donc 9V(X) et non 3V(X). Ensuite la constante additive disparaît complètement, on ne lui fait subir aucun traitement : le −2 ne doit pas être soustrait. Le résultat correct est V(3X−2)=9×1=9. Le contrôle par l'écart-type aurait alerté : σ(Y) doit valoir 3 fois σ(X), donc V(Y) neuf fois V(X).
e)
On veut d'abord un écart-type de 1 : comme σ(aY+b)=∣a∣σ(Y)=3∣a∣, il faut ∣a∣=31, prenons a=31. Ensuite E(T)=31E(Y)+b=37+b, qui s'annule pour b=−37. Donc T=31Y−37=3Y−7, ce qui s'écrit plus parlant T=σ(Y)Y−E(Y). Vérification : E(T)=37−7=0 ✓ et V(T)=91×9=1 ✓. Cette variable s'appelle la variable centrée réduite : elle mesure un résultat en nombre d'écarts-types au-dessus ou au-dessous de la moyenne, ce qui permet de comparer des grandeurs exprimées dans des unités différentes.
Exercice 5 : Loi issue d'un tirage
Une urne contient 5 boules rouges et 3 boules vertes. On tire simultanément deux boules.
On note X le nombre de boules rouges obtenues.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez les valeurs possibles de X.
b) Calculez P(X=0), P(X=1) et P(X=2).
c) Vérifiez que la somme des probabilités vaut 1.
d) Calculez E(X) et interprétez.
e) Le tirage est simultané, donc sans ordre, et pourtant le corrigé raisonne sur deux tirages successifs. Pourquoi est-ce légitime ?
Voir la correction
Réponses
a)0, 1 ou 2
b)283, 2815, 2810
c)283+15+10=1
d)E(X)=1,25
e)X ne dépend pas de l'ordre ; on additionne les deux ordres
a)
On tire deux boules, donc le nombre de rouges obtenues est 0, 1 ou 2. Les trois valeurs sont effectivement atteignables ici, puisque l'urne contient au moins deux boules de chaque couleur.
b)
On raisonne sur deux tirages successifs sans remise. P(X=0) correspond à deux vertes : 83×72=566=283. P(X=2) correspond à deux rouges : 85×74=5620=145=2810. Pour X=1, deux ordres sont possibles et il faut les additionner : 85×73+83×75=5615+5615=5630=2815. Le cas mixte est le plus probable des trois, ce qui est fréquent et vient précisément de ses deux chemins.
c)
283+2815+2810=2828=1 ✓. Ce contrôle est le seul moyen simple de détecter l'oubli d'un des deux ordres dans la question précédente : sans lui, la somme aurait fait 2813+5615 et l'erreur serait passée inaperçue.
d)
E(X)=0×283+1×2815+2×2810=2815+20=2835=45=1,25. En moyenne, un tirage de deux boules contient 1,25 boule rouge. Interprétation à donner : ce résultat est cohérent avec la proportion de rouges dans l'urne, puisque 2×85=1,25. Cette coïncidence n'en est pas une, l'espérance du nombre de rouges vaut toujours le nombre de tirages multiplié par la proportion initiale, même sans remise, alors que la variance, elle, dépend du mode de tirage.
e)
Parce que tirer les deux boules d'un coup ou l'une après l'autre sans regarder l'ordre donne exactement les mêmes probabilités pour l'ÉVÉNEMENT considéré. Le tirage successif ajoute une information, l'ordre, dont la variable X ne tient pas compte : en additionnant les deux ordres du cas mixte, on efface précisément cette information supplémentaire. Le passage par le successif est donc une commodité de calcul, qui évite les combinaisons, et il est légitime tant que la variable étudiée ne dépend pas de l'ordre. En revanche, il serait faux d'oublier l'un des deux chemins, ce qui reviendrait à imposer un ordre que l'énoncé n'impose pas.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Rendre un jeu équitable
Une roue est partagée en 8 secteurs identiques. Un secteur fait gagner 50 dollars, trois secteurs font gagner 10 dollars, les quatre autres ne font rien gagner.
Le joueur verse une mise m avant de jouer. On note G le gain brut et X=G−m le gain algébrique du joueur.
Distinguer le gain brut de la mise n'est pas une coquetterie de notation : c'est ce qui permet de traiter la mise comme une simple translation, dont on connaît l'effet sur l'espérance et sur la variance.
La figure donne la roue et ses huit secteurs.
Anticipation de Terminale pour la question e) : l'égalité V(G−12)=V(G) y est justifiée par la formule V(aX+b)=a2V(X), qui est de Terminale. En Première, on la retrouve en calculant V(X) sur la loi de X.
a) Établissez la loi de probabilité de G et calculez E(G).
b) Exprimez E(X) en fonction de m.
c) Déterminez la mise qui rend le jeu équitable.
d) L'organisateur fixe la mise à 12 dollars. Quel bénéfice moyen peut-il espérer sur 500 parties ?
e) Calculez V(X) pour cette mise de 12 dollars. Que remarquez-vous en la comparant à V(G) ?
Voir la correction
Réponses
a)P(G=50)=81, P(G=10)=83, P(G=0)=21 ; E(G)=10
b)E(X)=10−m
c)m=10 dollars
d)1000 dollars
e)V(X)=V(G)=250
a)
Les secteurs étant identiques, ils sont équiprobables : P(G=50)=81, P(G=10)=83, P(G=0)=84=21, et la somme vaut bien 1 ✓. Donc E(G)=50×81+10×83+0×21=850+30=880=10 dollars. Remarquer que le gros lot de 50 dollars et les trois lots de 10 contribuent autant l'un que les autres à l'espérance, 850 contre 830 : c'est un fait à garder en tête, un gros lot rare pèse souvent moins qu'on ne le croit.
b)
X=G−m est une translation de G par la constante −m, donc E(X)=E(G)−m=10−m.
c)
Le jeu est équitable lorsque E(X)=0, c'est-à-dire pour une mise de m=10 dollars : la mise équitable est exactement l'espérance du gain brut. Cela donne une lecture directe de l'espérance, qui est le prix juste du billet.
d)
Avec m=12, E(X)=10−12=−2 : le joueur perd en moyenne 2 dollars par partie, et l'organisateur gagne autant. Sur 500 parties, le bénéfice moyen espéré est de 500×2=1000 dollars. Sur une partie isolée, en revanche, l'organisateur peut parfaitement perdre 38 dollars : c'est le nombre de parties qui rend le bénéfice quasi certain, et c'est exactement le modèle économique d'une fête foraine comme d'un casino.
e)
E(G2)=2500×81+100×83+0×21=82500+300=350, donc V(G)=350−102=250 et σ(G)=250≈15,8 dollars. Comme X=G−12 est une translation, V(X)=V(G)=250 : la mise ne change pas du tout la dispersion, elle ne fait que décaler l'espérance. Le rapprochement mérite d'être fait : l'écart-type, environ 15,8 dollars, est bien plus grand que la perte moyenne de 2 dollars, ce qui traduit le fait qu'à l'échelle d'une partie le hasard domine largement l'avantage de l'organisateur. Il ne devient visible qu'après un grand nombre de parties.
Exercice 7 : La prime d'assurance
Un assureur propose un contrat au tarif de 300 dollars par an. Chaque année, la probabilité qu'un assuré déclare un sinistre est de 0,02, et un sinistre coûte en moyenne 8000 dollars à l'assureur.
On note X le gain algébrique de l'assureur pour un contrat, sur une année.
C'est l'application la plus directe du chapitre au monde réel : le métier d'assureur consiste littéralement à calculer une espérance, puis à facturer davantage.
a) Établissez la loi de probabilité de X.
b) Calculez E(X) et interprétez.
c) Déterminez la prime pure, c'est-à-dire le tarif qui rendrait le contrat équitable.
e) Pourquoi l'assureur ne peut-il pas se contenter de facturer la prime pure ?
Voir la correction
Réponses
a)X=300 avec 0,98, X=−7700 avec 0,02
b)E(X)=140 dollars
c)Prime pure 160 dollars
d)1400000 dollars
e)Elle ne couvre que le coût moyen, pas les frais ni les fluctuations
a)
Deux cas seulement. Sans sinistre, l'assureur encaisse la prime et ne débourse rien : X=300 avec P(X=300)=1−0,02=0,98. Avec sinistre, il encaisse la prime mais verse l'indemnité : X=300−8000=−7700 avec P(X=−7700)=0,02. Le point de méthode : la prime est encaissée dans les DEUX cas, elle n'est pas conditionnée à l'absence de sinistre.
b)
E(X)=0,98×300+0,02×(−7700)=294−154=140 dollars. En moyenne, chaque contrat rapporte 140 dollars par an à l'assureur. Autre écriture du même calcul, plus parlante : 300−0,02×8000=300−160=140, c'est-à-dire la prime moins le coût moyen du risque.
c)
Avec une prime p, l'espérance vaut 0,98p+0,02(p−8000)=p−160. Elle s'annule pour p=160 dollars : c'est la prime pure, exactement égale au coût moyen du risque, 0,02×8000. Le tarif réel de 300 dollars contient donc 160 dollars de risque et 140 dollars de chargement.
d)
10000×140=1400000 dollars de bénéfice moyen annuel. Ce calcul suppose que les contrats sont indépendants, hypothèse raisonnable pour des sinistres isolés mais fausse en cas de catastrophe naturelle, où tous les assurés d'une même région déclarent en même temps.
e)
Parce que la prime pure ne couvre QUE le coût moyen, et rien d'autre. Elle ne finance ni les frais de gestion, ni la marge, ni surtout la sécurité face aux fluctuations : le nombre de sinistres varie d'une année à l'autre autour de sa moyenne de 200 pour 10000 contrats, et une année à 230 sinistres coûterait 240000 dollars de plus. Un assureur qui facturerait exactement 160 dollars aurait une espérance de gain nulle et ferait donc faillite dès la première mauvaise année, sans jamais pouvoir se refaire. C'est la différence entre espérance et certitude, la même que celle rencontrée à l'exercice précédent avec l'écart-type de la roue.
Exercice 8 : Même espérance, risques opposés
Deux jeux sont proposés. Dans le jeu A, on gagne 0 dollar ou 10 dollars, avec la même probabilité. Dans le jeu B, on gagne 4 dollars ou 6 dollars, avec la même probabilité.
On note XA et XB les gains respectifs.
C'est l'exercice qui justifie l'existence même de la variance : deux lois peuvent avoir la même espérance sans se ressembler du tout.
a) Calculez E(XA) et E(XB).
b) Calculez V(XA) et σ(XA).
c) Calculez V(XB) et σ(XB).
d) Comparez les deux jeux. Lequel choisiriez-vous, et pourquoi l'espérance ne suffit-elle pas à décider ?
e) Un troisième jeu C fait gagner 5 dollars à coup sûr. Calculez son espérance et son écart-type.
Voir la correction
Réponses
a)E(XA)=E(XB)=5
b)V(XA)=25, σ(XA)=5
c)V(XB)=1, σ(XB)=1
d)Même espérance, risques très différents
e)E(XC)=5, σ(XC)=0
a)
E(XA)=0×0,5+10×0,5=5 et E(XB)=4×0,5+6×0,5=5. Les deux jeux ont rigoureusement la même espérance : sur un grand nombre de parties, ils rapportent autant l'un que l'autre.
b)
E(XA2)=0×0,5+100×0,5=50, donc V(XA)=50−52=25 et σ(XA)=5. On peut le retrouver directement par la définition : les deux écarts à 5 valent −5 et 5, leurs carrés valent 25 chacun, donc la moyenne des carrés est 25 ✓.
c)
E(XB2)=16×0,5+36×0,5=26, donc V(XB)=26−25=1 et σ(XB)=1. Par la définition : les écarts valent −1 et 1, donc la variance vaut 1 ✓. Pour une variable à deux valeurs équiprobables, l'écart-type est toujours la demi-distance entre les deux valeurs, ce qui donne 5 pour A et 1 pour B.
d)
Les deux jeux rapportent 5 dollars en moyenne, mais le jeu A est cinq fois plus dispersé. Le jeu B garantit un résultat proche de 5, entre 4 et 6 ; le jeu A alterne entre 0 et 10, et le joueur repart les mains vides une fois sur deux. Un joueur prudent choisit B, un joueur qui recherche le gros gain choisit A, et aucun des deux n'a tort : l'espérance mesure le centre, l'écart-type mesure le risque, et une décision rationnelle a besoin des deux. C'est exactement le raisonnement qui distingue un placement en obligations d'un placement en actions.
e)
E(XC)=5 également, puisque la variable vaut 5 à coup sûr. Et V(XC)=E(XC2)−(E(XC))2=25−25=0, donc σ(XC)=0. Un écart-type nul caractérise exactement une variable certaine, qui ne fluctue pas : c'est le seul cas où E(X2)=(E(X))2, ce qui répond au passage au piège a) de l'exercice suivant. Les trois jeux ont la même espérance et des écarts-types de 5, 1 et 0 : la hiérarchie du risque est complète.
Exercice 9 : Quatre pièges sur l'espérance et la variance
Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et appuyez-vous sur un exemple chiffré.
Les quatre erreurs sont réelles et se retrouvent chaque année dans les copies : trois viennent d'une formule appliquée par analogie, la dernière d'un oubli d'unités.
Anticipation de Terminale pour la question b) : la formule V(aX+b)=a2V(X) citée dans le corrigé est au programme de Terminale. En Première, on vérifie V(X+3)=V(X) sur la loi, comme le fait la fin du corrigé avec le jeu B.
a) « E(X2)=(E(X))2. »
b) « V(X+3)=V(X)+3. »
c) « L'espérance est toujours une des valeurs que la variable aléatoire peut prendre. »
d) « Puisque V(X) mesure la dispersion, on peut comparer directement V(X) à E(X) pour juger si le risque est important. »
Voir la correction
Réponses
a)10=9 : l'écart est la variance
b)V(X+3)=V(X)
c)E(X)=65 n'est pas une valeur de X
d)On compare σ(X), dans la même unité que E(X)
a)
Faux. Avec la variable des exercices 2 et 3 : E(X2)=10 alors que (E(X))2=9. L'écart entre les deux n'est pas un hasard, c'est exactement la variance : V(X)=E(X2)−(E(X))2=1. Comme une variance est toujours positive ou nulle, on a d'ailleurs toujours E(X2)≥(E(X))2, avec égalité dans le seul cas d'une variable certaine, comme le jeu C de l'exercice précédent. Autrement dit, la fonction carré ne commute pas avec la moyenne : la moyenne des carrés dépasse le carré de la moyenne.
b)
Faux. Ajouter une constante déplace toutes les valeurs et l'espérance du même montant, donc ne modifie aucun écart : V(X+3)=V(X)=1, et non 4. La bonne formule est V(aX+b)=a2V(X), dans laquelle b n'apparaît tout simplement pas. Vérification concrète sur le jeu B de l'exercice 8 : ses valeurs 4 et 6 deviennent 7 et 9, l'écart entre elles vaut toujours 2, donc l'écart-type vaut toujours 1.
c)
Faux. Dans l'exercice 1, E(X)=65≈0,83 alors que X ne prend que les valeurs 10, 2 et −3 : l'espérance n'est aucune d'entre elles. L'espérance est une moyenne, et une moyenne n'a aucune raison de faire partie des données, exactement comme la moyenne de 2,4 enfants par famille ne correspond à aucune famille réelle. Elle est seulement toujours comprise entre la plus petite et la plus grande valeur.
d)
Faux, et pour une raison d'unités qui vaut d'être retenue. Si X est un gain en dollars, alors E(X) est en dollars, mais V(X) est en dollars AU CARRÉ, puisque la variance est une moyenne de carrés d'écarts. Comparer 250 dollars au carré à 10 dollars n'a pas plus de sens que comparer une aire à une longueur. C'est précisément le rôle de l'écart-type σ(X)=V(X), qui ramène la dispersion à l'unité de départ : sur la roue de l'exercice 6, on peut alors dire que la dispersion, environ 15,8 dollars, dépasse largement l'espérance de 10 dollars, ce qui est une phrase qui a un sens.
Exercice 10 : La somme de deux dés
On lance deux dés équilibrés à six faces et on note S la somme des deux résultats.
Les 36 couples de résultats sont équiprobables.
C'est le seul univers légitime : les 11 sommes possibles, elles, ne le sont pas, et c'est toute la difficulté de l'exercice.
Anticipation de Terminale pour les questions b), d) et e) : l'égalité E(X+Y)=E(X)+E(Y) énoncée en général, l'additivité de la variance pour deux dés indépendants et l'espérance d'un produit relèvent de la Terminale. Les questions a) et c) se traitent sur la loi de S et sont de Première.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez les valeurs possibles de S et établissez sa loi de probabilité.
b) Calculez E(S). Retrouvez ce résultat par un argument de symétrie.
c) Calculez E(S2), puis V(S) et σ(S) arrondi au millième.
d) Vérifiez que V(S) vaut deux fois la variance d'un seul dé.
e) La somme S et le produit des deux dés ont-ils la même espérance que le double d'un seul dé ? Testez sur le produit.
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Réponses
a)S∈{2;…;12}, effectifs 1,2,3,4,5,6,5,4,3,2,1 sur 36
b)E(S)=7
c)E(S2)=6329, V(S)=635, σ(S)≈2,415
d)V(X)=1235 et 2×1235=635
e)E(S)=E(2X)=7 ; produit : E=12,25=3,52
a)
S prend les onze valeurs entières de 2 à 12. On compte, pour chaque somme, le nombre de couples (a,b) qui la réalisent : les effectifs sur 36 sont, dans l'ordre, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 5, 4, 3, 2, 1, dont la somme fait bien 36 ✓. Ainsi P(S=2)=361, P(S=7)=366=61, et le reste symétriquement. La forme en triangle de cette loi vient du fait que 7 est la somme qui admet le plus de décompositions, puisque toutes les faces peuvent y participer.
b)
E(S)=361∑k=212knk=36252=7. L'argument de symétrie est plus rapide et plus solide : chaque dé a pour espérance 61+2+3+4+5+6=3,5, et l'espérance d'une somme est toujours la somme des espérances, donc E(S)=2×3,5=7. On peut aussi invoquer la symétrie de la loi elle-même autour de 7 : P(S=7−k)=P(S=7+k) pour tout k, donc le centre de gravité est en 7.
c)
E(S2)=361∑k2nk=361974=6329≈54,833. Donc V(S)=6329−72=6329−294=635≈5,833, et σ(S)=635≈2,415. Lecture concrète : la somme s'écarte de 7 d'environ 2,4 en moyenne, ce qui est cohérent avec une loi étalée de 2 à 12 mais concentrée au centre.
d)
Pour un dé seul : E(X)=3,5 et E(X2)=61+4+9+16+25+36=691, donc V(X)=691−(27)2=12182−147=1235≈2,917. On a bien 2×1235=635=V(S) ✓. Cette additivité des variances n'est vraie que parce que les deux dés sont indépendants, ce qui sera énoncé et démontré en Terminale. Contre-exemple à garder en tête : la variable 2X, double d'un SEUL dé, a pour variance 4V(X)=335, soit le double de V(S). Deux dés indépendants et un dé compté deux fois ont la même espérance mais pas la même dispersion, car le second ne peut jamais se compenser lui-même.
e)
L'espérance, oui, mais elle seule. E(S)=7 et E(2X)=2×3,5=7 : identiques, comme la question d) vient de le montrer, alors que les dispersions diffèrent. Pour le produit P=X1X2, on trouve E(P)=36441=12,25 en moyennant les 36 produits, soit exactement 3,5×3,5 : l'espérance d'un produit de variables indépendantes est le produit des espérances. Mais cette dernière propriété, contrairement à celle de la somme, EXIGE l'indépendance : pour X1×X1=X2, on obtient E(X2)=691≈15,17, très différent de 3,52=12,25. On retrouve, sur un cas concret, l'écart entre moyenne des carrés et carré de la moyenne rencontré à l'exercice 9, et il vaut ici encore la variance d'un dé, 1235.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Retrouver une loi à partir de conditions
Dans chaque question, une loi de probabilité est incomplète : ce sont les deux propriétés d'une loi, probabilités positives et de somme 1, et éventuellement une espérance imposée, qui fournissent les équations manquantes.
a) Une variable X prend les valeurs 1, 2 et 3 avec P(X=k)=ak2. Déterminez a.
b) Calculez E(X).
c) Une variable Y prend les valeurs −1, 0 et 2, avec P(Y=−1)=0,3, P(Y=0)=p et P(Y=2)=q. Sachant que E(Y)=0,5, déterminez p et q.
d) Calculez V(Y).
e) Une variable Z ne prend que les valeurs 1 et 5, et E(Z)=2. Déterminez P(Z=5), puis σ(Z) au millième.
Voir la correction
Réponses
a)a=141
b)E(X)=718≈2,571
c)p=0,3, q=0,4
d)V(Y)=1,65
e)P(Z=5)=41, σ(Z)=3≈1,732
a)
La somme des probabilités vaut 1 : a×1+a×4+a×9=14a=1, donc a=141. La loi est P(X=1)=141, P(X=2)=144, P(X=3)=149, toutes positives ✓.
b)
E(X)=1×141+2×144+3×149=141+8+27=1436=718≈2,571. L'espérance penche vers 3, la valeur de loin la plus probable.
c)
Deux inconnues, deux équations. Somme : 0,3+p+q=1, soit p+q=0,7. Espérance : −1×0,3+0×p+2q=0,5, soit 2q=0,8 et q=0,4. Donc p=0,3. Contrôle : −0,3+0,8=0,5 ✓.
d)
E(Y2)=1×0,3+0×0,3+4×0,4=1,9, donc V(Y)=1,9−0,52=1,65.
e)
On pose P(Z=5)=r, donc P(Z=1)=1−r. E(Z)=(1−r)+5r=1+4r=2 donne r=41. Puis E(Z2)=43×1+41×25=7, V(Z)=7−4=3 et σ(Z)=3≈1,732.
Une loi à n valeurs contient n probabilités, liées par la seule condition de somme 1 : il faut donc n−1 informations supplémentaires pour la connaître. En e), une espérance suffit parce qu'il n'y a que deux valeurs ; en c), il fallait en plus une probabilité donnée.
Exercice 12 : Tirer jusqu'au premier panier
Un joueur de basket tente des lancers francs. À chaque tentative, il marque avec la probabilité 0,4, indépendamment des autres tentatives. Il s'arrête dès qu'il a marqué, et au plus tard après la troisième tentative.
On note X le nombre de tentatives effectuées.
a) Quelles sont les valeurs possibles de X ?
b) Établissez la loi de X.
c) Calculez E(X).
d) On note Y le nombre de points obtenus : 3 s'il marque dès la première tentative, 2 à la deuxième, 1 à la troisième, 0 s'il ne marque jamais. Établissez la loi de Y et calculez E(Y).
e) Quelle est la probabilité qu'il marque au moins un panier ?
X vaut 1, 2 ou 3 : le joueur tente au moins une fois, et jamais plus de trois.
b)
X=1 : il marque tout de suite, P(X=1)=0,4. X=2 : il manque puis marque, P(X=2)=0,6×0,4=0,24 par indépendance. X=3 : il manque les DEUX premières, quel que soit le résultat de la troisième, P(X=3)=0,6×0,6=0,36. Contrôle : 0,4+0,24+0,36=1 ✓. L'erreur classique est d'écrire P(X=3)=0,62×0,4 en oubliant qu'il s'arrête aussi après un troisième échec.
c)
E(X)=1×0,4+2×0,24+3×0,36=0,4+0,48+1,08=1,96 tentatives en moyenne.
d)
P(Y=3)=0,4, P(Y=2)=0,24, P(Y=1)=0,62×0,4=0,144 et P(Y=0)=0,63=0,216. Contrôle : 0,4+0,24+0,144+0,216=1 ✓. E(Y)=3×0,4+2×0,24+1×0,144=1,824 point. Ici l'événement X=3 se SÉPARE en deux valeurs de Y : marquer à la troisième, ou ne jamais marquer.
e)
P(Y≥1)=1−P(Y=0)=1−0,216=0,784.
Le passage par l'arbre de l'épreuve répétée est le seul chemin sûr vers la loi : chaque chemin s'arrête au premier succès, et l'arrêt forcé après trois tentatives regroupe deux chemins. Deux variables définies sur la même expérience peuvent ainsi avoir des lois différentes, et la somme des probabilités à 1 est le contrôle qui détecte un chemin oublié.
Exercice 13 : La composition de l'urne
Une urne contient n boules blanches, avec n≥1, et 5 boules noires. Un joueur tire une boule au hasard : il gagne 2 dollars si elle est blanche et perd 1 dollar si elle est noire. On note G son gain algébrique.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Pour n=5, établissez la loi de G et calculez E(G).
b) Montrez que, pour tout n, E(G)=n+52n−5.
c) Existe-t-il une valeur de n qui rende le jeu équitable ?
d) Déterminez le plus petit n pour lequel le joueur gagne en moyenne au moins 0,5 dollar par partie.
e) L'organisateur veut au contraire gagner en moyenne au moins 0,25 dollar par partie. Quelles valeurs de n conviennent ?
Voir la correction
Réponses
a)P(G=2)=P(G=−1)=0,5 ; E(G)=0,5
b)E(G)=n+52n−n+55
c)Non : n=2,5 n'est pas entier
d)n=5
e)n=1 seulement
a)
Pour n=5, il y a 10 boules : P(G=2)=105=0,5 et P(G=−1)=0,5. E(G)=2×0,5−1×0,5=0,5 dollar.
b)
P(G=2)=n+5n et P(G=−1)=n+55. E(G)=n+52n−n+55=n+52n−5.
c)
Le jeu est équitable si E(G)=0, soit 2n−5=0 et n=2,5. Ce n'est pas un entier : aucune composition ne rend le jeu équitable. Avec 2 blanches, E(G)=−71, avec 3 blanches, E(G)=81 : on encadre la valeur 0 sans l'atteindre.
d)
n+52n−5≥0,5⟺2n−5≥0,5(n+5), en multipliant par n+5>0, soit 1,5n≥7,5 et n≥5. Le plus petit n est 5, cohérent avec a).
e)
L'organisateur gagne ce que le joueur perd : on veut E(G)≤−0,25, soit 2n−5≤−0,25(n+5), 2,25n≤3,75, n≤35≈1,67. Avec n≥1 entier, seule la valeur n=1 convient : E(G)=−63=−0,5. Pour n=2, E(G)≈−0,14 ne suffit plus.
Quand la loi dépend d'un paramètre, l'espérance devient une FONCTION du paramètre, et les questions sur le jeu deviennent des équations ou des inéquations. La multiplication par n+5 est permise sans changer le sens parce que ce nombre est positif : c'est la justification à écrire.
Exercice 14 : Combien de journaux commander ?
Un marchand achète chaque matin k exemplaires d'un journal au prix de 1 dollar et les revend 2,50 dollars ; les invendus sont perdus. La demande quotidienne D suit la loi suivante.
P(D=10)=0,2 ; P(D=11)=0,3 ; P(D=12)=0,3 ; P(D=13)=0,2. On note Bk le bénéfice du jour, en dollars, quand il commande k journaux : il vend min(D;k) exemplaires.
a) Calculez le bénéfice s'il commande 10 journaux. Est-il aléatoire ?
b) Établissez la loi de B11 et calculez E(B11).
c) Établissez la loi de B12 et calculez E(B12).
d) Calculez E(B13). Quelle commande maximise le bénéfice moyen ?
e) Calculez l'écart-type de B12 au centième et comparez-le à celui de B10.
Voir la correction
Réponses
a)15 dollars, certain
b)14 (0,2) ou 16,5 (0,8) ; E=16
c)13, 15,5, 18 ; E=16,25
d)E(B13)=15,75 : commander 12 journaux
e)σ(B12)≈1,95 contre 0
a)
La demande vaut toujours au moins 10 : il vend ses 10 journaux, et B10=2,5×10−10=15 dollars chaque jour. Ce bénéfice est CERTAIN : sa variance est nulle.
b)
Si D=10, il vend 10 journaux sur 11 : B11=25−11=14. Si D≥11, il vend tout : B11=27,5−11=16,5. P(B11=14)=0,2 et P(B11=16,5)=0,8. E(B11)=2,8+13,2=16 dollars.
c)
B12 vaut 25−12=13 si D=10, 27,5−12=15,5 si D=11, et 30−12=18 si D≥12, avec les probabilités 0,2, 0,3 et 0,5. E(B12)=2,6+4,65+9=16,25 dollars.
d)
B13 vaut 12, 14,5, 17 ou 19,5 selon que D vaut 10, 11, 12 ou 13 : E(B13)=0,2×12+0,3×14,5+0,3×17+0,2×19,5=2,4+4,35+5,1+3,9=15,75. Les espérances valent 15, 16, 16,25 et 15,75 : la commande optimale est de 12 journaux. Commander davantage fait perdre, en moyenne, plus d'invendus qu'il ne fait gagner de ventes.
e)
E(B122)=0,2×169+0,3×240,25+0,5×324=267,875, donc V(B12)=267,875−16,252=3,8125 et σ(B12)≈1,95 dollar. Pour B10, l'écart-type est nul. Commander 12 journaux rapporte 1,25 dollar de plus en moyenne, au prix d'un bénéfice qui varie d'environ 2 dollars d'un jour à l'autre.
C'est le problème du marchand de journaux, un classique de la gestion des stocks : pour chaque quantité commandée on calcule une espérance, puis on compare. Le raisonnement marginal l'explique : un journal de plus rapporte 1,5 dollar s'il est vendu et coûte 1 dollar sinon, il vaut donc la peine tant que la probabilité de le vendre dépasse 0,4. P(D≥12)=0,5 convient, P(D≥13)=0,2 non.
Exercice 15 : Le jeu à gratter
Une loterie émet 1000000 de tickets à 2 dollars. Parmi eux, 1 ticket fait gagner 100000 dollars, 10 tickets font gagner 1000 dollars, 1000 tickets font gagner 20 dollars et 100000 tickets remboursent la mise, soit 2 dollars. Les autres ne rapportent rien.
On achète un ticket au hasard ; on note G la somme reçue et X=G−2 le gain algébrique.
a) Quelle est la probabilité de recevoir une somme non nulle ? Donnez-la à 10−4 près.
b) Calculez E(G), puis E(X).
c) Quelle part des mises est redistribuée aux joueurs ?
d) Calculez V(G), puis σ(G) au centième.
e) Quelle part de E(G) provient du gros lot ? Et quelle part de E(G2) ? Commentez.
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Réponses
a)≈0,1010
b)E(G)=0,33, E(X)=−1,67 dollar
c)16,5%
d)V(G)≈10010,69, σ(G)≈100,05
e)Environ 30% de E(G) mais environ 99,9% de E(G2)
a)
1+10+1000+100000=101011 tickets rapportent quelque chose : P(G>0)=1000000101011≈0,1010. Un joueur sur dix reçoit une somme, mais neuf fois sur dix il s'agit du simple remboursement.
b)
E(G)=1000000100000×1+1000×10+20×1000+2×100000=1000000330000=0,33 dollar. X=G−2 est une translation : E(X)=0,33−2=−1,67 dollar. Le joueur perd en moyenne 1,67 dollar par ticket.
c)
Sur 2 dollars misés, 0,33 reviennent en moyenne aux joueurs : 20,33=16,5% des mises sont redistribuées, la loterie garde le reste. On le vérifie sur le total : 330000 dollars de lots pour 2000000 dollars de ventes.
d)
E(G2)=1061010×1+106×10+400×1000+4×100000=10610010800000=10010,8. V(G)=10010,8−0,332≈10010,69 et σ(G)≈100,05 dollars.
e)
Le gros lot apporte 106100000=0,1 à l'espérance, soit environ 30,3% de E(G). Mais il apporte 1061010=10000 à E(G2), soit environ 99,9%. L'écart-type de 100 dollars, trois cents fois l'espérance, est presque entièrement dû à un ticket sur un million : il ne décrit pas du tout le résultat d'un joueur ordinaire, qui ne verra jamais ce gros lot.
Un jeu d'argent se lit avec trois nombres : la probabilité de gagner quelque chose, l'espérance du gain net, et la dispersion. La publicité met en avant le gros lot, qui fait exploser l'écart-type ; l'espérance négative, elle, est la seule quantité qui décrit ce que l'on perd à force de jouer.
Partie D : programme 2026 (/10)
Exercice 16 : König-Huygens et linéarité de l'espérance : la paie d'un livreur
Un livreur à vélo note chaque heure le nombre X de livraisons qu'il effectue. Sur plusieurs mois, il modélise X par la loi suivante : P(X=2)=0,1, P(X=3)=0,3, P(X=4)=0,4 et P(X=5)=0,2, représentée par le diagramme en bâtons ci-dessous.
Il est payé 6 dollars par heure de présence, plus 4 dollars par livraison. Sa rémunération horaire, en dollars, est donc R=4X+6.
a) Vérifiez qu'il s'agit bien d'une loi de probabilité, puis calculez E(X) et interprétez-la.
b) Calculez E(X2), puis V(X) à l'aide de la formule de König-Huygens, que vous écrirez. Déduisez-en σ(X).
c) Retrouvez V(X) par la définition, comme moyenne pondérée des carrés des écarts à l'espérance. Pourquoi, avec König-Huygens, ne faut-il surtout pas arrondir E(X) ?
d) En utilisant la linéarité de l'espérance, calculez E(R). Vérifiez ce résultat en établissant la loi de R.
e) À partir de la loi de R, calculez E(R2), puis V(R) par la formule de König-Huygens, et σ(R). Comparez σ(R) à σ(X) : quelle partie de la paie ne joue aucun rôle dans la dispersion ?
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Réponses
a)Somme des probabilités 1 ; E(X)=3,7 livraisons par heure en moyenne
b)E(X2)=14,5 ; V(X)=E(X2)−E(X)2=0,81 ; σ(X)=0,9
c)∑pi(xi−3,7)2=0,81 ; arrondir E(X) fausse la différence, jusqu'à une variance négative
d)E(R)=4E(X)+6=20,8 dollars, confirmé par la loi 14 ; 18 ; 22 ; 26
e)E(R2)=445,6, V(R)=12,96, σ(R)=3,6=4σ(X) ; la partie fixe ne disperse pas
a)
Les probabilités sont positives et 0,1+0,3+0,4+0,2=1 : c'est bien une loi. E(X)=2×0,1+3×0,3+4×0,4+5×0,2=0,2+0,9+1,6+1=3,7. Sur un grand nombre d'heures, le livreur effectue en moyenne 3,7 livraisons par heure. Ce n'est pas une valeur que X peut prendre, et ce n'est pas la valeur la plus probable, qui est 4 : l'espérance est une moyenne pondérée, pas un résultat possible.
b)
E(X2)=4×0,1+9×0,3+16×0,4+25×0,2=0,4+2,7+6,4+5=14,5. La formule de König-Huygens s'écrit V(X)=E(X2)−(E(X))2 : la variance est la moyenne des carrés moins le carré de la moyenne. Ici V(X)=14,5−3,72=14,5−13,69=0,81, et σ(X)=0,81=0,9 livraison. L'ordre des deux termes ne se discute pas : une variance est positive, et E(X2) est toujours au moins égal à (E(X))2.
c)
Par définition, V(X)=∑pi(xi−E(X))2. Les écarts à 3,7 valent −1,7 ; −0,7 ; 0,3 et 1,3, leurs carrés 2,89 ; 0,49 ; 0,09 et 1,69. D'où V(X)=0,1×2,89+0,3×0,49+0,4×0,09+0,2×1,69=0,289+0,147+0,036+0,338=0,81 : les deux calculs concordent, ce qui est le meilleur contrôle. La définition dit ce que MESURE la variance ; König-Huygens est un raccourci qui évite de calculer les écarts un par un. Mais ce raccourci soustrait deux nombres proches, 14,5 et 13,69 : avec E(X) arrondi à 4, on obtiendrait 14,5−16=−1,5, une variance négative, absurde. On garde donc E(X) en valeur exacte jusqu'au bout.
d)
La linéarité de l'espérance dit que, pour des réels a et b, E(aX+b)=aE(X)+b : la moyenne suit la transformation. Donc E(R)=4×3,7+6=20,8 dollars par heure. Vérification par la loi : R prend les valeurs 4×2+6=14, 18, 22 et 26, avec les MÊMES probabilités que X, puisque R=14 exactement quand X=2, et ainsi de suite. E(R)=14×0,1+18×0,3+22×0,4+26×0,2=1,4+5,4+8,8+5,2=20,8 dollars : les deux méthodes concordent. La linéarité évite de réécrire la loi, et c'est tout son intérêt.
e)
Sur la loi de R : E(R2)=196×0,1+324×0,3+484×0,4+676×0,2=19,6+97,2+193,6+135,2=445,6. Par König-Huygens, V(R)=445,6−20,82=445,6−432,64=12,96, et σ(R)=12,96=3,6 dollars. On CONSTATE que σ(R)=3,6=4×0,9=4σ(X) : multiplier chaque livraison par 4 dollars étire les écarts d'un facteur 4, alors que les 6 dollars fixes décalent toutes les paies du même montant sans en écarter aucune. La partie fixe ne joue aucun rôle dans la dispersion. La règle générale, σ(aX+b)=∣a∣σ(X), est de Terminale ; en Première, on la retrouve comme ici, sur la loi. Surtout pas V(R)=4V(X)+6 : on trouverait 9,24 au lieu de 12,96.
À retenir : l'espérance se transforme comme la variable, par linéarité ; la variance se calcule sur la loi, et König-Huygens n'est qu'un raccourci qui exige une espérance exacte. Sur une copie, on nomme la propriété utilisée : « par linéarité de l'espérance », « d'après la formule de König-Huygens ».
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