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Spécialité maths, Première • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : les variables aléatoires (Première spécialité)

Voici une série d'exercices corrigés de spécialité mathématiques sur les variables aléatoires, au niveau de la classe de Première du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

L'exercice 8 est celui qui donne du sens à l'écart-type : deux jeux d'espérance identique n'ont pas du tout le même risque, et c'est précisément ce que l'espérance seule ne dit pas.

Rappel de cours

  • La loi de probabilité de XX donne toutes les valeurs prises par XX et leurs probabilités. La somme de ces probabilités vaut 1.
  • Espérance : E(X)=xipiE(X)=\sum x_i\,p_i. C'est la valeur moyenne obtenue sur un très grand nombre de répétitions.
  • Variance : V(X)=E(X2)(E(X))2V(X)=E(X^2)-(E(X))^2, toujours positive. Écart-type : σ(X)=V(X)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}.
  • Transformation affine : E(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+b, mais V(aX+b)=a2V(X)V(aX+b)=a^2V(X) et σ(aX+b)=aσ(X)\sigma(aX+b)=|a|\sigma(X).
  • Ajouter une constante décale l'espérance sans changer la dispersion : V(X+b)=V(X)V(X+b)=V(X).
  • Un jeu est équitable lorsque l'espérance du gain algébrique du joueur est nulle.
  • L'espérance n'est pas forcément une valeur que XX peut prendre, et ce n'est pas la valeur la plus probable.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Établir une loi de probabilité

On lance un dé équilibré à six faces. Un joueur gagne 10 dollars s'il obtient 6, gagne 2 dollars s'il obtient 4 ou 5, et perd 3 dollars sinon.

On note XX le gain algébrique du joueur, en dollars.

  • a) Donnez les valeurs prises par XX.
  • b) Établissez la loi de probabilité de XX sous forme de tableau.
  • c) Vérifiez que la somme des probabilités vaut 1.
  • d) Calculez E(X)E(X) et interprétez le résultat.
Voir la correction

a) XX prend les valeurs 1010, 22 et 3-3.

b) P(X=10)=16P(X=10)=\frac{1}{6} (une seule face). P(X=2)=26=13P(X=2)=\frac{2}{6}=\frac{1}{3} (les faces 4 et 5). P(X=3)=36=12P(X=-3)=\frac{3}{6}=\frac{1}{2} (les faces 1, 2 et 3).

c) 16+13+12=1+2+36=1\frac{1}{6}+\frac{1}{3}+\frac{1}{2}=\frac{1+2+3}{6}=1.

d) E(X)=10×16+2×13+(3)×12=106+2332=560,833E(X)=10\times\frac{1}{6}+2\times\frac{1}{3}+(-3)\times\frac{1}{2}=\frac{10}{6}+\frac{2}{3}-\frac{3}{2}=\frac{5}{6}\approx 0{,}833. Sur un grand nombre de parties, le joueur gagne en moyenne environ 0,83 dollar par partie : le jeu lui est favorable.

Exercice 2 : Espérance d'une variable aléatoire

Une variable aléatoire XX prend les valeurs 1, 2, 3 et 4 avec les probabilités respectives 0,10{,}1 ; 0,20{,}2 ; 0,30{,}3 et 0,40{,}4.

  • a) Vérifiez qu'il s'agit bien d'une loi de probabilité.
  • b) Calculez E(X)E(X).
  • c) La valeur E(X)E(X) est-elle la valeur la plus probable de XX ? Justifiez.
  • d) Calculez P(X3)P(X\geq 3) et P(X<E(X))P(X<E(X)).
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a) 0,1+0,2+0,3+0,4=10{,}1+0{,}2+0{,}3+0{,}4=1, et toutes les valeurs sont comprises entre 0 et 1 : c'est bien une loi de probabilité.

b) E(X)=1×0,1+2×0,2+3×0,3+4×0,4=0,1+0,4+0,9+1,6=3E(X)=1\times 0{,}1+2\times 0{,}2+3\times 0{,}3+4\times 0{,}4=0{,}1+0{,}4+0{,}9+1{,}6=3.

c) Non. La valeur la plus probable est 4, avec une probabilité de 0,40{,}4, alors que E(X)=3E(X)=3. L'espérance est une moyenne pondérée, pas un mode : les deux coïncident rarement.

d) P(X3)=0,3+0,4=0,7P(X\geq 3)=0{,}3+0{,}4=0{,}7. P(X<3)=0,1+0,2=0,3P(X<3)=0{,}1+0{,}2=0{,}3.

Exercice 3 : Variance et écart-type

On reprend la variable aléatoire XX de l'exercice précédent : valeurs 1, 2, 3, 4 de probabilités 0,10{,}1 ; 0,20{,}2 ; 0,30{,}3 ; 0,40{,}4, et E(X)=3E(X)=3.

  • a) Calculez E(X2)E(X^2).
  • b) Déduisez-en V(X)V(X) à l'aide de la formule V(X)=E(X2)(E(X))2V(X)=E(X^2)-(E(X))^2.
  • c) Calculez l'écart-type σ(X)\sigma(X).
  • d) Un élève écrit V(X)=(E(X))2E(X2)V(X)=(E(X))^2-E(X^2). Que trouve-t-il, et pourquoi ce résultat est-il forcément faux ?
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a) E(X2)=1×0,1+4×0,2+9×0,3+16×0,4=0,1+0,8+2,7+6,4=10E(X^2)=1\times 0{,}1+4\times 0{,}2+9\times 0{,}3+16\times 0{,}4=0{,}1+0{,}8+2{,}7+6{,}4=10.

b) V(X)=1032=109=1V(X)=10-3^2=10-9=1.

c) σ(X)=1=1\sigma(X)=\sqrt{1}=1.

d) Il trouverait 910=19-10=-1. C'est impossible : la variance est une moyenne de carrés d'écarts, donc toujours positive ou nulle. Obtenir une variance négative est le signe certain d'une inversion des deux termes.

Exercice 4 : Transformation affine

XX est une variable aléatoire telle que E(X)=3E(X)=3 et V(X)=1V(X)=1. On pose Y=3X2Y=3X-2 et Z=X+7Z=X+7.

  • a) Calculez E(Y)E(Y), V(Y)V(Y) et σ(Y)\sigma(Y).
  • b) Calculez E(Z)E(Z), V(Z)V(Z) et σ(Z)\sigma(Z).
  • c) Comparez la dispersion de ZZ et celle de XX. Interprétez.
  • d) Un élève écrit V(3X2)=3V(X)2=1V(3X-2)=3V(X)-2=1. Où sont ses deux erreurs ?
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a) E(Y)=3×32=7E(Y)=3\times 3-2=7. V(Y)=32×V(X)=9×1=9V(Y)=3^2\times V(X)=9\times 1=9. σ(Y)=9=3\sigma(Y)=\sqrt{9}=3, ce qui est aussi 3×σ(X)|3|\times\sigma(X).

b) E(Z)=3+7=10E(Z)=3+7=10. V(Z)=12×V(X)=1V(Z)=1^2\times V(X)=1. σ(Z)=1\sigma(Z)=1.

c) ZZ a exactement la même dispersion que XX : ajouter une constante translate toutes les valeurs sans les écarter les unes des autres. Seul le coefficient multiplicatif modifie la dispersion.

d) Deux erreurs. D'abord le coefficient multiplicatif doit être élevé au carré : c'est a2V(X)a^2V(X) et non aV(X)aV(X). Ensuite la constante additive disparaît complètement de la variance : on n'ajoute pas 2-2. Le résultat correct est V(3X2)=9V(X)=9V(3X-2)=9V(X)=9.

Exercice 5 : Loi issue d'un tirage

Une urne contient 5 boules rouges et 3 boules vertes. On tire simultanément deux boules.

On note XX le nombre de boules rouges obtenues.

  • a) Donnez les valeurs possibles de XX.
  • b) Calculez P(X=0)P(X=0), P(X=1)P(X=1) et P(X=2)P(X=2).
  • c) Vérifiez que la somme des probabilités vaut 1.
  • d) Calculez E(X)E(X) et interprétez.
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a) XX peut valoir 0, 1 ou 2.

b) On raisonne sur deux tirages successifs sans remise. P(X=0)=38×27=656=328P(X=0)=\frac{3}{8}\times\frac{2}{7}=\frac{6}{56}=\frac{3}{28}. P(X=2)=58×47=2056=514P(X=2)=\frac{5}{8}\times\frac{4}{7}=\frac{20}{56}=\frac{5}{14}. Pour X=1X=1, deux ordres sont possibles : 58×37+38×57=15+1556=3056=1528\frac{5}{8}\times\frac{3}{7}+\frac{3}{8}\times\frac{5}{7}=\frac{15+15}{56}=\frac{30}{56}=\frac{15}{28}.

c) 328+1528+1028=2828=1\frac{3}{28}+\frac{15}{28}+\frac{10}{28}=\frac{28}{28}=1.

d) E(X)=0×328+1×1528+2×1028=3528=54=1,25E(X)=0\times\frac{3}{28}+1\times\frac{15}{28}+2\times\frac{10}{28}=\frac{35}{28}=\frac{5}{4}=1{,}25. En moyenne, un tirage de deux boules contient 1,25 boule rouge, ce qui est cohérent avec la proportion de rouges dans l'urne : 2×58=1,252\times\frac{5}{8}=1{,}25.

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Rendre un jeu équitable

Une roue est partagée en 8 secteurs identiques. Un secteur fait gagner 50 dollars, trois secteurs font gagner 10 dollars, les quatre autres ne font rien gagner.

Le joueur verse une mise mm avant de jouer. On note GG le gain brut et X=GmX=G-m le gain algébrique du joueur.

  • a) Établissez la loi de probabilité de GG et calculez E(G)E(G).
  • b) Exprimez E(X)E(X) en fonction de mm.
  • c) Déterminez la mise qui rend le jeu équitable.
  • d) L'organisateur fixe la mise à 12 dollars. Quel bénéfice moyen peut-il espérer sur 500 parties ?
  • e) Calculez V(X)V(X) pour cette mise de 12 dollars. Que remarquez-vous en la comparant à V(G)V(G) ?
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a) P(G=50)=18P(G=50)=\frac{1}{8}, P(G=10)=38P(G=10)=\frac{3}{8}, P(G=0)=48P(G=0)=\frac{4}{8}. Donc E(G)=50×18+10×38+0=50+308=808=10E(G)=50\times\frac{1}{8}+10\times\frac{3}{8}+0=\frac{50+30}{8}=\frac{80}{8}=10 dollars.

b) E(X)=E(Gm)=E(G)m=10mE(X)=E(G-m)=E(G)-m=10-m.

c) Le jeu est équitable lorsque E(X)=0E(X)=0, donc pour une mise de m=10m=10 dollars.

d) Avec m=12m=12, E(X)=1012=2E(X)=10-12=-2 : le joueur perd en moyenne 2 dollars par partie. Sur 500 parties, l'organisateur peut espérer un bénéfice moyen de 500×2=1000500\times 2=1000 dollars.

e) E(G2)=2500×18+100×38+0=2500+3008=350E(G^2)=2500\times\frac{1}{8}+100\times\frac{3}{8}+0=\frac{2500+300}{8}=350, donc V(G)=350100=250V(G)=350-100=250. Comme X=G12X=G-12 est une translation, V(X)=V(G)=250V(X)=V(G)=250 : la mise ne change pas du tout la dispersion, elle ne fait que décaler l'espérance.

Exercice 7 : La prime d'assurance

Un assureur propose un contrat au tarif de 300 dollars par an. Chaque année, la probabilité qu'un assuré déclare un sinistre est de 0,020{,}02, et un sinistre coûte en moyenne 8000 dollars à l'assureur.

On note XX le gain algébrique de l'assureur pour un contrat, sur une année.

  • a) Établissez la loi de probabilité de XX.
  • b) Calculez E(X)E(X) et interprétez.
  • c) Déterminez la prime pure, c'est-à-dire le tarif qui rendrait le contrat équitable.
  • d) L'assureur gère 10 000 contrats identiques. Quel bénéfice moyen annuel peut-il espérer ?
  • e) Pourquoi l'assureur ne peut-il pas se contenter de facturer la prime pure ?
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a) Sans sinistre, l'assureur encaisse 300 dollars : P(X=300)=0,98P(X=300)=0{,}98. Avec sinistre, il encaisse 300 et débourse 8000 : X=3008000=7700X=300-8000=-7700, avec P(X=7700)=0,02P(X=-7700)=0{,}02.

b) E(X)=0,98×300+0,02×(7700)=294154=140E(X)=0{,}98\times 300+0{,}02\times(-7700)=294-154=140 dollars. En moyenne, chaque contrat rapporte 140 dollars par an à l'assureur.

c) Avec une prime pp, l'espérance vaut 0,98p+0,02(p8000)=p1600{,}98p+0{,}02(p-8000)=p-160. Elle s'annule pour p=160p=160 dollars : c'est la prime pure, exactement le coût moyen du risque.

d) 10 000×140=1 400 00010\ 000\times 140=1\ 400\ 000 dollars de bénéfice moyen annuel.

e) La prime pure ne couvre que le coût moyen des sinistres. Elle ne finance ni les frais de gestion, ni la marge, ni surtout la sécurité face aux fluctuations : certaines années, le nombre de sinistres dépasse la moyenne, et l'assureur doit pouvoir absorber ces écarts sans faire faillite.

Exercice 8 : Même espérance, risques opposés

Deux jeux sont proposés. Dans le jeu A, on gagne 0 dollar ou 10 dollars, avec la même probabilité. Dans le jeu B, on gagne 4 dollars ou 6 dollars, avec la même probabilité.

On note XAX_A et XBX_B les gains respectifs.

  • a) Calculez E(XA)E(X_A) et E(XB)E(X_B).
  • b) Calculez V(XA)V(X_A) et σ(XA)\sigma(X_A).
  • c) Calculez V(XB)V(X_B) et σ(XB)\sigma(X_B).
  • d) Comparez les deux jeux. Lequel choisiriez-vous, et pourquoi l'espérance ne suffit-elle pas à décider ?
  • e) Un troisième jeu C fait gagner 5 dollars à coup sûr. Calculez son espérance et son écart-type.
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a) E(XA)=0×0,5+10×0,5=5E(X_A)=0\times 0{,}5+10\times 0{,}5=5 et E(XB)=4×0,5+6×0,5=5E(X_B)=4\times 0{,}5+6\times 0{,}5=5. Les deux jeux ont la même espérance.

b) E(XA2)=0×0,5+100×0,5=50E(X_A^2)=0\times 0{,}5+100\times 0{,}5=50, donc V(XA)=5025=25V(X_A)=50-25=25 et σ(XA)=5\sigma(X_A)=5.

c) E(XB2)=16×0,5+36×0,5=26E(X_B^2)=16\times 0{,}5+36\times 0{,}5=26, donc V(XB)=2625=1V(X_B)=26-25=1 et σ(XB)=1\sigma(X_B)=1.

d) Les deux jeux rapportent 5 dollars en moyenne, mais le jeu A est cinq fois plus dispersé. Le jeu B garantit un résultat proche de 5, le jeu A alterne entre rien et 10. Un joueur prudent choisit B, un joueur qui recherche le gros gain choisit A. L'espérance mesure le centre, l'écart-type mesure le risque : les deux sont nécessaires pour décider.

e) E(XC)=5E(X_C)=5 également, et V(XC)=2525=0V(X_C)=25-25=0, donc σ(XC)=0\sigma(X_C)=0. Un écart-type nul caractérise une variable certaine, qui ne fluctue pas.

Exercice 9 : La somme de deux dés

On lance deux dés équilibrés à six faces et on note SS la somme des deux résultats.

Les 36 couples de résultats sont équiprobables.

  • a) Donnez les valeurs possibles de SS et établissez sa loi de probabilité.
  • b) Calculez E(S)E(S). Retrouvez ce résultat par un argument de symétrie.
  • c) Calculez E(S2)E(S^2), puis V(S)V(S) et σ(S)\sigma(S) arrondi au millième.
  • d) Vérifiez que V(S)V(S) vaut deux fois la variance d'un seul dé.
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a) SS prend les valeurs de 2 à 12. Les effectifs sur 36 sont, dans l'ordre : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 5, 4, 3, 2, 1. Ainsi P(S=2)=136P(S=2)=\frac{1}{36}, P(S=7)=636=16P(S=7)=\frac{6}{36}=\frac{1}{6}, et ainsi de suite symétriquement.

b) E(S)=136k×nk=25236=7E(S)=\frac{1}{36}\sum k\times n_k=\frac{252}{36}=7. Par symétrie : chaque dé a pour espérance 1+2+3+4+5+66=3,5\frac{1+2+3+4+5+6}{6}=3{,}5, et l'espérance d'une somme est la somme des espérances, soit 2×3,5=72\times 3{,}5=7.

c) E(S2)=197436=329654,833E(S^2)=\frac{1974}{36}=\frac{329}{6}\approx 54{,}833. Donc V(S)=329649=3292946=3565,833V(S)=\frac{329}{6}-49=\frac{329-294}{6}=\frac{35}{6}\approx 5{,}833, et σ(S)=3562,415\sigma(S)=\sqrt{\frac{35}{6}}\approx 2{,}415.

d) Pour un dé seul : E(X)=3,5E(X)=3{,}5 et E(X2)=1+4+9+16+25+366=916E(X^2)=\frac{1+4+9+16+25+36}{6}=\frac{91}{6}, donc V(X)=916494=18214712=3512V(X)=\frac{91}{6}-\frac{49}{4}=\frac{182-147}{12}=\frac{35}{12}. On a bien 2×3512=356=V(S)2\times\frac{35}{12}=\frac{35}{6}=V(S).

Exercice 10 : Quatre pièges sur l'espérance et la variance

Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et appuyez-vous sur un exemple chiffré.

  • a) « E(X2)=(E(X))2E(X^2)=(E(X))^2. »
  • b) « V(X+3)=V(X)+3V(X+3)=V(X)+3. »
  • c) « L'espérance est toujours une des valeurs que la variable aléatoire peut prendre. »
  • d) « Puisque V(X)V(X) mesure la dispersion, on peut comparer directement V(X)V(X) à E(X)E(X) pour juger si le risque est important. »
Voir la correction

a) Faux. Avec la variable des exercices 2 et 3 : E(X2)=10E(X^2)=10 alors que (E(X))2=9(E(X))^2=9. L'écart entre les deux est précisément la variance : V(X)=E(X2)(E(X))2=1V(X)=E(X^2)-(E(X))^2=1. Les deux quantités ne coïncident que si la variable est certaine.

b) Faux. Ajouter une constante translate toutes les valeurs et l'espérance, mais ne modifie pas les écarts entre les valeurs : V(X+3)=V(X)=1V(X+3)=V(X)=1, et non 4.

c) Faux. Dans l'exercice 1, E(X)=560,83E(X)=\frac{5}{6}\approx 0{,}83 alors que XX ne prend que les valeurs 1010, 22 et 3-3. L'espérance est une moyenne, elle n'a pas à faire partie des valeurs possibles.

d) Faux, pour une raison d'unités. Si XX est en dollars, E(X)E(X) est en dollars mais V(X)V(X) est en dollars au carré : les deux ne sont pas comparables. C'est justement le rôle de l'écart-type σ(X)=V(X)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}, qui revient à l'unité de départ et peut, lui, être comparé à l'espérance.

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