Exercices corrigés : les exposants, les radicaux et la valeur absolue (math TS, secondaire 4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de quatrième secondaire sur les exposants, les radicaux et la valeur absolue, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est le chapitre d'arithmétique qui ouvre le programme, et tout le reste de l'année s'appuie dessus : les fonctions exponentielle et logarithmique, la fonction racine carrée, les relations métriques.
Le fil de la série est le suivant : tout s'écrit en puissances. Un radical est un exposant fractionnaire, l'indice passe au dénominateur, et dès qu'un indice PAIR annule une puissance PAIRE, c'est une valeur absolue qui sort, jamais le nombre de départ.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•LA VALEUR ABSOLUE EST UNE DISTANCE. ∣a∣ est la distance de a à zéro, ∣a−b∣ la distance entre a et b. Elle n'est jamais négative, et elle ne dépend pas du sens : ∣a−b∣=∣b−a∣.
•POUR ENLEVER LES BARRES, on regarde le SIGNE de ce qu'elles contiennent : on recopie si c'est positif, on change tous les signes si c'est négatif. Une différence de deux valeurs absolues, elle, peut très bien être négative.
•LES CINQ LOIS : aman=am+n, anam=am−n, (am)n=amn, (ab)n=anbn et (ba)n=bnan. Un exposant extérieur se distribue sur CHAQUE facteur, le coefficient compris.
•UN EXPOSANT NÉGATIF FABRIQUE UN INVERSE, pas un opposé : a−n=an1, et le résultat garde le signe de la base. Traverser la barre de fraction change le signe de l'exposant, et rien d'autre.
•nam=am/n : l'indice au dénominateur, la puissance au numérateur. Pour calculer de tête, on écrit d'abord la base comme une puissance de son plus petit facteur.
•LA RACINE D'ABORD, LA PUISSANCE ENSUITE : (278)2/3 se traite en prenant 3x puis en élevant au carré, jamais l'inverse.
•ON N'ADDITIONNE QUE DES RADICAUX SEMBLABLES, de même indice et de même radicande, après avoir extrait les carrés parfaits. La multiplication et la division, elles, se font toujours.
•RATIONALISER, c'est chasser le radical du dénominateur : on multiplie par le radical lui-même, ou par le CONJUGUÉ quand le dénominateur est une somme, ce qui déclenche une différence de carrés.
•INDICE PAIR, BASE POSITIVE. a2=∣a∣, et plus généralement, si l'exposant qui reste après simplification est IMPAIR sous un indice PAIR, il faut une valeur absolue. Un indice impair, lui, laisse passer le signe.
•∣A∣=k avec k>0 donne DEUX cas. ∣A∣<k donne un seul intervalle, −k<A<k. ∣A∣>k donne deux morceaux séparés, réunis par une union. Et ∣A∣ ne peut jamais égaler un nombre négatif.
•LA RACINE NE SE DISTRIBUE PAS SUR UNE SOMME : a2+b2=a+b. Une vérification décimale de dix secondes suffit à s'en convaincre à chaque fois.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : La valeur absolue, une distance
La valeur absolue ∣a∣ est la DISTANCE du nombre a à zéro, et ∣a−b∣ est la distance entre a et b sur la droite numérique. Une distance n'est jamais négative, et elle ne dépend pas du sens dans lequel on la parcourt : ∣a−b∣=∣b−a∣.
La droite ci-dessous porte les quatre nombres de la question a).
a) Calculez ∣−7∣, ∣4−9∣, ∣9−4∣ et ∣−3∣−∣−5∣.
b) Écrivez sans valeur absolue, puis donnez une valeur approchée au millième : ∣3−π∣, ∣5−3∣ et ∣2−2∣.
c) On sait que x<2. Simplifiez ∣x−2∣, puis ∣2−x∣. Que remarquez-vous ?
d) Traduisez chaque écriture par une phrase de distance, puis donnez l'ensemble des x : ∣x−5∣=3, puis ∣x+2∣≤4.
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Réponses
a)7, 5, 5 et −2
b)π−3≈0,142, 3−5≈0,764, 2−2≈0,586
c)Les deux valent 2−x : c'est la même distance, donc ∣x−2∣=∣2−x∣
d)x=2 ou x=8 ; puis x∈[−6;2]
a)
∣−7∣=7 : la distance de −7 à zéro vaut 7, et le signe moins disparaît. ∣4−9∣=∣−5∣=5 et ∣9−4∣=∣5∣=5 : les deux valent 5, ce qui est la propriété ∣a−b∣=∣b−a∣ en action, parce que la distance de 4 à 9 ne dépend pas du sens du trajet. Le dernier calcul est le piège de la question : ∣−3∣−∣−5∣=3−5=−2. Une valeur absolue n'est jamais négative, mais une DIFFÉRENCE de deux valeurs absolues peut très bien l'être. L'erreur qui coûte le point est de répondre 2, comme si la barre s'étendait à tout le calcul.
b)
Le geste est toujours le même : on regarde le SIGNE de ce qui est entre les barres, on recopie tel quel si c'est positif, on change tous les signes si c'est négatif. Comme π≈3,1416, la différence 3−π est négative, donc ∣3−π∣=π−3≈0,142. Comme 5≈2,236<3, la différence 5−3 est négative, donc ∣5−3∣=3−5≈0,764. En revanche 2≈1,414<2, donc 2−2 est POSITIF et l'écriture ne change pas : ∣2−2∣=2−2≈0,586. Retourner une différence par réflexe est l'erreur la plus fréquente du chapitre : on ne l'inverse jamais sans avoir comparé les deux nombres.
c)
Si x<2, alors x−2<0, donc ∣x−2∣=−(x−2)=2−x. Pour la seconde, 2−x>0, donc la valeur absolue ne change rien : ∣2−x∣=2−x. Les deux écritures donnent le même résultat, et c'est normal, puisque ∣x−2∣ et ∣2−x∣ mesurent la même distance. Retenez la forme de la réponse, 2−x avec x<2 : elle est bien POSITIVE, comme doit l'être une distance. Un contrôle gratuit consiste à tester une valeur, par exemple x=−1, qui donne ∣−1−2∣=3 et 2−(−1)=3.
d)
∣x−5∣=3 se lit « la distance de x à 5 vaut 3 ». On part de 5 et on avance de 3 dans les deux sens : x=2 ou x=8. ∣x+2∣≤4 s'écrit d'abord ∣x−(−2)∣≤4, c'est-à-dire « la distance de x à −2 est au plus 4 », ce qui donne le segment centré en −2 et de rayon 4, donc x∈[−6;2]. Lire le centre en 2 à cause du signe plus donne l'intervalle [−2;6], faux d'un bout à l'autre. La règle tient en une ligne : le centre est le nombre qu'il faut RETRANCHER pour retrouver l'écriture ∣x−c∣.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Les lois des exposants dans une expression littérale
Les cinq lois : am⋅an=am+n, anam=am−n, (am)n=amn, (ab)n=anbn et (ba)n=bnan. Elles s'appliquent à toute base non nulle, y compris une lettre.
Simplifiez et donnez chaque réponse avec des exposants POSITIFS seulement.
a) (2a3b−2)4
b) 25x−1y215x4y−3
c) (n33m−2)−3
d) 8p4q2(4p2q)3×p−5
e) En partant de la loi du quotient, expliquez pourquoi a0=1 pour tout a=0, et pourquoi la condition a=0 est nécessaire.
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Réponses
a)b816a12
b)5y53x5
c)27m6n9
d)p38q
e)anan vaut a0 par la loi du quotient et 1 par la division : donc a0=1, et a=0 parce qu'on divise
a)
L'exposant extérieur se distribue sur CHAQUE facteur, le nombre compris : (2a3b−2)4=24a3×4b−2×4=16a12b−8=b816a12. Deux erreurs classiques se logent ici. La première est d'oublier d'élever le 2 et d'écrire 2a12b−8 : le coefficient est un facteur comme les autres. La seconde est d'écrire 164 en pensant que 24 se cumule avec autre chose. Le passage à l'exposant positif se fait en déplaçant le facteur de l'autre côté de la barre de fraction, jamais en changeant son signe.
b)
On traite d'abord les nombres, puis chaque lettre séparément : 2515=53, x−1x4=x4−(−1)=x5 et y2y−3=y−3−2=y−5. Le résultat s'écrit 5y53x5. La soustraction d'un exposant négatif est le point sensible : 4−(−1)=5, et non 3. Un contrôle numérique règle la question en dix secondes : avec x=2 et y=1, la fraction de départ vaut 25×0,515×16=19,2, et la réponse donne 53×32=19,2.
c)
L'exposant −3 retourne la fraction avant de se distribuer, et c'est la façon la plus sûre de ne pas se tromper de signe : (n33m−2)−3=(3m−2n3)3=(3m2n3)3=27m6n9. La distribution directe donne le même résultat, à condition de lire n31 comme n−3 : 3−3(m−2)−3(n−3)−3=27m6n9. L'erreur du chapitre est de laisser n en bas et d'écrire 27n9m6, comme si l'exposant extérieur ne concernait pas le n3 du dénominateur. Contrôle avec m=1 et n=2 : l'expression de départ vaut (83)−3=(38)3=27512≈18,96, et la réponse donne le même nombre.
d)
On développe le cube du numérateur : (4p2q)3=64p6q3. On multiplie par p−5, donc 64p6−5q3=64pq3. On divise enfin par 8p4q2 : le nombre donne 864=8, la lettre p donne p1−4=p−3 et la lettre q donne q3−2=q. La réponse est p38q. L'ordre des opérations compte : élever au cube AVANT de multiplier, sinon le p−5 se retrouve à l'intérieur de la parenthèse et tout est décalé.
e)
La loi du quotient donne anan=an−n=a0. Mais un nombre divisé par lui-même vaut 1. Les deux lectures du même calcul imposent donc a0=1 : ce n'est pas une convention arbitraire, c'est ce qu'il FAUT poser pour que la loi du quotient continue de fonctionner. La condition a=0 vient de la division elle-même : si a=0, l'écriture 0n0n est une division par zéro, et le raisonnement s'effondre. C'est pourquoi 00 n'est pas défini.
Exercice 3 : Du radical à l'exposant fractionnaire, et retour
La règle unique du chapitre : nam=am/n. L'INDICE du radical passe au dénominateur de l'exposant, la puissance sous le radical passe au numérateur.
Les questions c) se traitent SANS calculatrice, en passant par les puissances.
a) Écrivez avec un exposant fractionnaire : 5a3, 3x21 et 4b6.
b) Écrivez avec un radical : 72/3, m−1/2 et (xy)3/4.
c) Calculez sans calculatrice : 323/5, 81−3/4 et (278)−2/3.
d) Pourquoi (−8)1/3 se calcule-t-il dans les réels alors que (−8)1/6 n'existe pas ?
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Réponses
a)a3/5, x−2/3 et b3/2
b)349, m1 et 4x3y3
c)8, 271 et 49
d)Indice impair, la racine existe toujours ; indice pair, la base doit être positive ou nulle
a)
5a3=a3/5 : l'indice 5 va au dénominateur, la puissance 3 au numérateur. 3x21=x2/31=x−2/3 : passer au numérateur change le SIGNE de l'exposant, pas sa valeur. 4b6=b6/4=b3/2, et la simplification de la fraction d'exposants est attendue : laisser b6/4 n'est pas faux mais coûte le demi-point de forme. Attention, cette dernière simplification suppose b≥0, puisque l'indice de départ est pair ; c'est exactement la question d).
b)
72/3=372=349, et l'on peut aussi écrire (37)2 : les deux formes sont correctes, la première est plus commode à calculer. m−1/2=m1/21=m1 : le signe moins descend l'expression sous la barre, il ne fabrique aucun signe moins devant le radical. (xy)3/4=4(xy)3=4x3y3, la parenthèse valant pour le produit entier.
c)
On décompose la base en puissance de son plus petit facteur. 32=25, donc 323/5=(25)3/5=23=8 : l'indice 5 et la puissance 5 s'annulent, et c'est tout l'intérêt de la méthode. 81=34, donc 81−3/4=(34)−3/4=3−3=271. Enfin (278)−2/3 : l'exposant négatif retourne d'abord la fraction, soit (827)2/3, puis on prend la racine cubique de chaque terme, 23, et on élève au carré, 49. Prendre le carré avant la racine donne le même résultat mais avec des nombres à quatre chiffres : la racine D'ABORD, toujours.
d)
L'indice décide. Avec un indice IMPAIR, tout réel a une racine et une seule, parce qu'un cube conserve le signe : (−2)3=−8, donc 3−8=−2 et (−8)1/3=−2. Avec un indice PAIR, aucune puissance paire d'un réel n'est négative, donc aucun réel élevé à la puissance 6 ne peut donner −8 : (−8)1/6 n'existe pas dans les réels. La règle à retenir pour toute la série : un indice pair exige une base positive ou nulle, un indice impair accepte tout.
Exercice 4 : Les opérations sur les radicaux
On n'additionne que des radicaux SEMBLABLES, c'est-à-dire de même indice et de même radicande, exactement comme on n'additionne que des termes semblables en algèbre. La multiplication et la division, elles, se font toujours : na×nb=nab et nbna=nba.
Donnez chaque réponse sous forme exacte et complètement simplifiée.
a) 312+75−227
b) 6×15, puis 323128
c) Rationalisez 36, puis 5−14.
d) Développez (23−5)2.
e) Un élève écrit 12+3=15. Montrez par un calcul décimal que c'est faux, puis donnez la bonne réponse.
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Réponses
a)53
b)310, puis 4
c)23, puis 5+1
d)17−415
e)Faux : 5,196=3,873. La bonne réponse est 33
a)
Rien n'est semblable au départ, il faut donc tout ramener au même radicande en extrayant les carrés parfaits. 12=4×3=23, 75=25×3=53 et 27=9×3=33. L'expression devient 3×23+53−2×33=63+53−63=53. Le coefficient devant le radical se traite comme un coefficient de x : on additionne les coefficients, on garde 3 tel quel. Contrôle décimal : 53≈8,66, et l'expression de départ vaut 10,392+8,660−10,392≈8,66.
b)
6×15=90, et 90=9×10, donc le résultat est 310. Laisser 90 n'est pas une réponse simplifiée : on cherche toujours le plus grand carré parfait qui divise le radicande. Pour la division, l'indice est le même, donc 323128=32128=364=4. Regrouper SOUS le radical avant de calculer est le bon réflexe : 3128 tout seul vaut environ 5,04, un nombre avec lequel on ne fait rien.
c)
Rationaliser, c'est faire disparaître le radical du DÉNOMINATEUR. Avec un radical seul, on multiplie en haut et en bas par ce radical : 36=363=23. Avec une SOMME au dénominateur, on multiplie par le conjugué, ce qui déclenche une différence de carrés : 5−14=(5)2−124(5+1)=44(5+1)=5+1. Le conjugué de 5−1 est 5+1 : on change le signe du MILIEU, jamais les deux.
d)
C'est l'identité (a−b)2=a2−2ab+b2, avec a=23 et b=5. On obtient a2=4×3=12, b2=5 et 2ab=2×23×5=415. Donc (23−5)2=12−415+5=17−415. Le terme du milieu est celui qu'on oublie : répondre 17 au lieu de 17−415≈1,51, c'est se tromper d'un facteur onze. Le contrôle décimal le signale aussitôt, puisque 23≈3,464 et 5≈2,236, dont la différence vaut 1,228, et 1,2282≈1,51.
e)
Décimalement, 12≈3,464 et 3≈1,732, dont la somme vaut environ 5,196, alors que 15≈3,873. Les deux nombres ne coïncident pas, donc l'égalité est fausse. La racine ne se distribue PAS sur une somme, jamais. Le bon chemin est celui de la question a) : 12=23, donc 12+3=23+3=33≈5,196, ce qui recolle au décimal. Cette vérification numérique prend dix secondes et devrait se faire sur chaque simplification douteuse.
Exercice 5 : Quand la racine rend une valeur absolue
C'est le point de rencontre des deux moitiés du chapitre, et le plus rentable en examen. Un indice PAIR ne rend jamais un nombre négatif : a2=∣a∣, et non a.
Aucune hypothèse n'est faite sur le signe des lettres.
a) Simplifiez (−6)2, 3(−6)3, 4(−2)4 et 5(−2)5.
b) Simplifiez x2, x4, x6 et 3x3, sans supposer le signe de x.
c) Simplifiez 9x2−6x+1, puis donnez sa valeur pour x=0 et pour x=2.
d) Pour quelles valeurs de x l'égalité x2=x est-elle vraie ? Servez-vous de la figure.
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Réponses
a)6, −6, 2 et −2
b)∣x∣, x2, ∣x∣3 et x
c)∣3x−1∣, qui vaut 1 en x=0 et 5 en x=2
d)Seulement pour x≥0, soit [0;+∞[
a)
(−6)2=36=6 : le carré efface le signe et la racine carrée, qui ne rend jamais de négatif, ne le rétablit pas. En revanche 3(−6)3=3−216=−6 : l'indice est impair, donc le signe traverse. De même 4(−2)4=416=2, mais 5(−2)5=5−32=−2. La règle se voit d'un coup d'oeil : indice PAIR, le résultat est ∣a∣ ; indice IMPAIR, le résultat est a.
b)
x2=∣x∣, et c'est la réponse attendue, pas x. x4=∣x2∣=x2 : ici la valeur absolue est inutile parce qu'un carré est déjà positif, et l'écrire serait lourd sans être faux. x6=∣x3∣=∣x∣3 : le cube, lui, garde le signe, donc la valeur absolue est indispensable. Enfin 3x3=x, sans valeur absolue, l'indice étant impair. La règle opérationnelle : après simplification, si l'exposant restant est IMPAIR et l'indice PAIR, il faut une valeur absolue.
c)
On reconnaît d'abord le trinôme carré parfait : 9x2−6x+1=(3x−1)2, puisque (3x)2=9x2, 12=1 et 2×3x×1=6x. Donc 9x2−6x+1=(3x−1)2=∣3x−1∣. Pour x=0 : ∣3×0−1∣=∣−1∣=1. Pour x=2 : ∣3×2−1∣=∣5∣=5. Répondre 3x−1 donne −1 en x=0, une racine carrée négative, ce qui est impossible : c'est le contrôle qui signale l'erreur sans même connaître la règle.
d)
La figure montre les deux courbes confondues à droite de l'origine et symétriques à gauche : x2 est la valeur absolue, qui renvoie la partie négative vers le haut, tandis que y=x descend. L'égalité x2=x n'est donc vraie que pour x≥0, c'est-à-dire sur [0;+∞[. Pour x<0 on a au contraire x2=−x, un nombre positif. C'est la définition même de la valeur absolue, lue sur un graphique.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Équations et inéquations à valeur absolue
Deux méthodes, et une seule idée. ∣A∣=k avec k>0 donne DEUX cas, A=k ou A=−k. ∣A∣<k se lit comme une distance plus petite que k, donc un intervalle d'un seul tenant, −k<A<k. ∣A∣>k se lit à l'inverse, et donne DEUX morceaux séparés.
Vérifiez chaque solution dans l'équation de départ : c'est la seule façon d'éliminer une racine étrangère.
a) Résolvez ∣2x−5∣=7.
b) Résolvez ∣3−x∣=∣2x+4∣.
c) Résolvez ∣x−4∣<3 et donnez l'ensemble-solution en notation d'intervalle.
d) Résolvez ∣2x+1∣≥5.
e) Résolvez ∣x+2∣=−3, puis expliquez la réponse en une phrase.
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Réponses
a)x=−1 ou x=6
b)x=−31 ou x=−7
c)x∈]1;7[
d)x∈]−∞;−3]∪[2;+∞[
e)Aucune solution : une valeur absolue ne peut pas être négative
a)
La distance de 2x−5 à zéro vaut 7, donc 2x−5=7 ou 2x−5=−7. Le premier cas donne 2x=12, soit x=6 ; le second donne 2x=−2, soit x=−1. Les deux se vérifient : ∣2×6−5∣=∣7∣=7 et ∣2×(−1)−5∣=∣−7∣=7. L'erreur qui coûte la moitié des points est de n'écrire qu'un seul cas : une valeur absolue égale à un nombre strictement positif donne TOUJOURS deux équations, sauf si l'expression intérieure est contrainte par ailleurs.
b)
Deux valeurs absolues égales signifient que les contenus sont égaux OU opposés. Premier cas : 3−x=2x+4, donc −1=3x et x=−31. Second cas : 3−x=−(2x+4)=−2x−4, donc 3−x+2x=−4, soit x=−7. Vérification du premier : ∣3+31∣=310 et ∣−32+4∣=310, égalité confirmée. Vérification du second : ∣3+7∣=10 et ∣−14+4∣=10. Le piège du second cas est le signe moins DEVANT LA PARENTHÈSE ENTIÈRE : écrire 3−x=−2x+4 oublie de changer le signe du 4 et donne une fausse solution.
c)
« La distance de x à 4 est inférieure à 3 » décrit un intervalle centré en 4 et de rayon 3 : 1<x<7, c'est-à-dire ]1;7[. Algébriquement, ∣x−4∣<3 équivaut à −3<x−4<3, et l'on ajoute 4 partout. Les bornes sont OUVERTES parce que l'inégalité est stricte : x=1 donne ∣1−4∣=3, qui n'est pas strictement inférieur à 3. Le contrôle est immédiat sur un exemple central, x=4, qui donne 0<3.
d)
« La distance de 2x+1 à zéro est d'au moins 5 » sépare la droite en deux morceaux. Premier morceau : 2x+1≥5, donc 2x≥4 et x≥2. Second morceau : 2x+1≤−5, donc 2x≤−6 et x≤−3. L'ensemble-solution est ]−∞;−3]∪[2;+∞[. L'erreur de signe classique consiste à écrire 2x+1≥−5 pour le second cas : en retournant l'inégalité il faut AUSSI retourner son sens, sinon on décrit tout sauf la bonne région. Vérification : x=3 donne ∣7∣=7≥5, et x=0 donne ∣1∣=1<5, donc 0 est bien exclu.
e)
Aucune solution. Une valeur absolue est une distance, donc un nombre positif ou nul, et elle ne peut jamais valoir −3. On l'écrit ainsi, en une ligne, sans rien développer : passer par les deux cas x+2=−3 et x+2=3 produit deux nombres, −5 et 1, dont AUCUN n'est solution, et une copie qui les livre sans vérifier perd tout l'exercice. C'est la meilleure illustration de la règle : on vérifie toujours dans l'équation de DÉPART.
Exercice 7 : Tout ramener à une seule puissance
Quand une expression mêle des radicaux d'indices différents, on ne cherche pas à les comparer : on écrit TOUT en exposants fractionnaires, on additionne les exposants, et on revient au radical à la fin si l'énoncé le demande.
Dans les questions a) et b), on suppose x>0 et a>0. Dans les questions c) et d), aucune hypothèse n'est faite.
a) Simplifiez 6x53x4×x.
b) Simplifiez (a−1/4a2/3)12.
c) Simplifiez y416x6.
d) Simplifiez (416m8)3.
e) Pourquoi la règle nam=am/n exige-t-elle a≥0 quand n est pair ? Servez-vous de 4(−3)2 pour répondre.
Voir la correction
Réponses
a)x
b)a11
c)y24∣x∣3, avec y=0
d)8m6
e)Le calcul direct donne 3, la règle donnerait −3 : la simplification de l'exposant efface le carré qui protégeait le signe
a)
On convertit les trois morceaux : 3x4=x4/3, x=x1/2 et 6x5=x5/6. Le quotient devient x4/3+1/2−5/6. On met les trois fractions sur le dénominateur commun 6 : 68+63−65=66=1. Le résultat est donc simplement x. Le contrôle numérique prend dix secondes si l'on choisit une valeur bien divisible, x=64 : 3644=44=256 et 64=8, donc le numérateur vaut 2048 ; 6645=25=32 ; et le quotient 322048=64, c'est-à-dire x. Choisir x=2 aurait donné des décimales illisibles : on prend toujours une puissance du bon indice pour tester.
b)
À l'intérieur de la parenthèse, la division retranche les exposants : 32−(−41)=32+41=128+3=1211. Il reste (a11/12)12=a11. Tout l'exercice tient dans le signe moins qui devient un plus : soustraire un exposant négatif l'ajoute. Écrire 32−41=125 conduit à a5, une réponse plausible et fausse, que rien dans la forme ne signale.
c)
La racine se distribue sur un quotient : y416x6=y416×x6. Or 16=4, x6=∣x∣3 puisque l'exposant restant est impair, et y4=y2, déjà positif. Le résultat est y24∣x∣3, avec y=0. Répondre y24x3 est faux dès que x est négatif : pour x=−1 et y=1, l'expression de départ vaut 16=4, et la réponse sans valeur absolue donne −4.
d)
On commence par l'intérieur du radical : 16m8=(2m2)4, donc 416m8=∣2m2∣=2m2, la valeur absolue étant ici inutile puisque m2 est déjà positif. Il reste (2m2)3=8m6. C'est le cas où la vigilance sur la valeur absolue ne change rien, et il faut savoir le dire : l'exposant restant, 2, est PAIR, donc aucune valeur absolue n'est nécessaire. Une copie qui écrit 8∣m∣6 n'est pas fausse, seulement inutilement lourde.
e)
Prenons 4(−3)2. Le calcul direct donne 49=3≈1,732, un nombre positif. Mais la règle appliquée aveuglément donnerait (−3)2/4=(−3)1/2=−3, qui n'existe pas dans les réels. Les deux chemins ne donnent pas la même chose, donc la règle ne peut pas s'appliquer telle quelle à une base négative sous un indice pair : la simplification 42=21 fait disparaître un carré qui protégeait le signe. C'est la même raison qui impose x2=∣x∣ à l'exercice 5.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple chiffré, puis écrivez l'égalité correcte.
Un contre-exemple vaut démonstration : un seul couple de nombres suffit à couler une affirmation générale.
a) « a2+b2=a+b. »
b) « ∣a−b∣=a−b, puisqu'une valeur absolue rend un nombre positif. »
c) « (a3)4=a7. »
d) « a−31=−a3. »
e) « x−2 est un nombre négatif. »
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Réponses
a)Faux : 5=7. L'expression a2+b2 ne se simplifie pas
b)Faux : ∣2−7∣=5 et 2−7=−5. On a ∣a−b∣=b−a quand a<b
c)Faux : 4096=128. La bonne égalité est (a3)4=a12
d)Faux : 8=−8. La bonne égalité est a−31=a3
e)Faux : 3−2=91>0. On a x−2=x21>0 pour tout x=0
a)
Contre-exemple : a=3 et b=4 donnent 9+16=25=5, alors que a+b=7. La racine ne se distribue pas sur une somme, jamais, et c'est la faute la plus coûteuse du chapitre parce qu'elle revient en géométrie à chaque Pythagore. Il n'existe pas d'égalité correcte qui simplifierait a2+b2 : l'expression est déjà sous sa forme la plus simple. Ce qui est vrai, c'est le PRODUIT : a2b2=∣ab∣.
b)
Contre-exemple : a=2 et b=7 donnent ∣2−7∣=5, alors que a−b=−5. L'affirmation confond le résultat et l'écriture : la valeur absolue rend bien un nombre positif, mais en changeant l'expression quand c'est nécessaire. L'égalité correcte se scinde en deux cas : ∣a−b∣=a−b si a≥b, et ∣a−b∣=b−a si a<b. En une seule ligne, ∣a−b∣=∣b−a∣.
c)
Contre-exemple : a=2 donne (23)4=84=4096, alors que 27=128. L'affirmation applique la loi du produit à une puissance de puissance. L'égalité correcte est (a3)4=a3×4=a12, et l'on vérifie : 212=4096. La règle se retient par le sens : (a3)4, c'est quatre facteurs a3, donc douze facteurs a.
d)
Contre-exemple : a=2 donne 2−31=0,1251=8, alors que −23=−8. Un exposant négatif fabrique un INVERSE, pas un opposé, et le signe du résultat reste celui de la base. L'égalité correcte est a−31=a3 : descendre l'expression sous la barre, ou la monter, change le signe de l'EXPOSANT et rien d'autre.
e)
Contre-exemple : x=3 donne 3−2=91, un nombre positif. Et x=−3 donne (−3)−2=91 aussi, positif également. L'affirmation généralise à tort le signe de l'exposant au signe du nombre. L'énoncé correct : x−2=x21 est STRICTEMENT POSITIF pour tout x=0, puisque c'est l'inverse d'un carré. Un exposant négatif ne rend jamais un résultat négatif à lui seul.
Exercice 9 : Problème : la tolérance d'usinage
Un atelier usine des axes de diamètre nominal 24,00 mm, avec une tolérance de ±0,05 mm. Une pièce est acceptée si son diamètre d ne s'écarte pas de plus de 0,05 mm de la cote nominale.
C'est l'emploi le plus courant de la valeur absolue hors des mathématiques : une cote, un écart toléré, et une décision.
a) Écrivez la condition d'acceptation d'un axe à l'aide d'une valeur absolue.
b) Donnez l'intervalle des diamètres acceptés.
c) Trois pièces mesurent 23,96 mm, 24,06 mm et 24,00 mm. Calculez l'écart ∣d−24∣ de chacune et dites lesquelles sont acceptées.
d) Le client resserre la tolérance à ±0,02 mm. Quel pourcentage de l'intervalle précédent reste accepté ?
e) L'alésage qui reçoit l'axe doit vérifier ∣D−24,10∣≤0,03. Entre quelles valeurs le jeu J=D−d peut-il se situer ?
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Réponses
a)∣d−24∣≤0,05
b)d∈[23,95;24,05], soit une largeur de 0,10 mm
c)Écarts de 0,04, 0,06 et 0 : les pièces à 23,96 et 24,00 sont acceptées, celle à 24,06 est refusée
d)40 pour cent
e)J∈[0,02;0,18] mm
a)
« L'écart entre le diamètre mesuré et la cote nominale est d'au plus 0,05 » se traduit directement : ∣d−24∣≤0,05. Le nombre RETRANCHÉ est la cote nominale, le nombre à droite est la tolérance. C'est exactement la lecture en distance de l'exercice 1, et c'est la façon dont un plan de fabrication note une cote : 24±0,05.
b)
On enlève la valeur absolue par l'encadrement : −0,05≤d−24≤0,05, puis on ajoute 24 partout, ce qui donne 23,95≤d≤24,05, soit d∈[23,95;24,05]. La largeur de cet intervalle vaut 0,10 mm, c'est-à-dire DEUX fois la tolérance : une tolérance de ±t ouvre toujours un intervalle de largeur 2t, et confondre les deux est l'erreur qui fausse la question d).
c)
Pièce à 23,96 : ∣23,96−24∣=∣−0,04∣=0,04, qui est inférieur à 0,05, donc elle est ACCEPTÉE. Pièce à 24,06 : ∣24,06−24∣=0,06, supérieur à 0,05, donc REFUSÉE, alors qu'elle n'est trop grosse que de six centièmes de millimètre. Pièce à 24,00 : l'écart est nul, acceptée. Remarquez que la valeur absolue traite de la même façon le trop petit et le trop gros : c'est tout l'intérêt de la notation, qui remplace deux conditions par une seule.
d)
Le nouvel intervalle est [23,98;24,02], de largeur 0,04 mm, contre 0,10 mm pour l'ancien. La proportion vaut 0,100,04=0,4, soit 40 pour cent. Le piège est de comparer les tolérances 0,02 et 0,05 : le rapport est le même, 40 pour cent, mais seulement parce que les deux largeurs sont doubles de leur tolérance. Sur une cote asymétrique, du type 24−0,01+0,05, le raccourci tomberait à côté.
e)
L'alésage vérifie 24,07≤D≤24,13 et l'axe 23,95≤d≤24,05. Le jeu J=D−d est le plus PETIT quand l'alésage est au minimum et l'axe au maximum : 24,07−24,05=0,02 mm. Il est le plus GRAND quand l'alésage est au maximum et l'axe au minimum : 24,13−23,95=0,18 mm. Donc J∈[0,02;0,18]. La règle d'une différence d'intervalles est là, et elle se trompe si on soustrait les bornes de même rang : pour un minimum de différence, on prend le minimum du premier MOINS le maximum du second.
Exercice 10 : Problème : le débit d'un déversoir triangulaire
Un déversoir triangulaire est une échancrure en V pratiquée dans une paroi, qui sert à mesurer le débit d'un canal. Pour l'échancrure normalisée à 90 degrés, le débit vaut Q=1,4h5/2, où h est la hauteur d'eau au-dessus de la pointe du V, en mètres, et Q le débit en mètres cubes par seconde.
Arrondissez les débits au millième et les hauteurs au millimètre.
a) Écrivez Q avec un radical plutôt qu'avec un exposant fractionnaire.
b) Calculez le débit pour une hauteur d'eau de 0,30 m, puis convertissez-le en litres par seconde.
c) Quelle hauteur d'eau donne un débit de 0,200 mètre cube par seconde ?
d) Si la hauteur d'eau DOUBLE, par quel facteur le débit est-il multiplié ? Démontrez-le algébriquement, sans nombres.
e) De quel facteur faut-il multiplier la hauteur pour DOUBLER le débit ?
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Réponses
a)Q=1,4h2h
b)Environ 0,069 mètre cube par seconde, soit 69 litres par seconde
c)h=(1,4Q)2/5≈0,459 m
d)Facteur 25/2=42≈5,657
e)Facteur 22/5≈1,320, soit environ 32 pour cent de plus
a)
L'exposant 25 se décompose en 2+21, donc h5/2=h2×h1/2=h2h et Q=1,4h2h. On peut aussi écrire Q=1,4h5, les deux formes étant correctes. La première est la plus utile en calcul mental, parce qu'elle sépare la partie entière de la partie irrationnelle.
b)
Q=1,4×0,305/2. On calcule 0,305/2=0,302×0,30=0,09×0,54772≈0,049295, donc Q≈1,4×0,049295≈0,069 mètre cube par seconde. Comme un mètre cube vaut mille litres, cela fait environ 69 litres par seconde. La décomposition h2h évite ici la touche puissance fractionnaire, dont la saisie est la source d'erreur la plus fréquente sur ce genre de formule.
c)
On isole h en élevant les deux membres à la puissance INVERSE de 25, c'est-à-dire 52 : de h5/2=1,4Q on tire h=(1,4Q)2/5. Avec Q=0,200 : h=(1,40,200)2/5=(71)2/5≈0,459 m, soit environ 45,9 cm. Vérification : 1,4×0,4595/2≈0,200. L'exposant inverse est le seul geste de la question, et c'est exactement la loi (am)n=amn avec 25×52=1.
d)
Remplaçons h par 2h : Q(2h)=1,4(2h)5/2=1,4×25/2×h5/2=25/2Q(h). Or 25/2=222=42≈5,657. Le débit est donc multiplié par environ 5,66, et non par 2 ni par 5 : c'est l'exposant 25 qui commande, et le facteur ne dépend pas de la hauteur de départ. Un déversoir est ainsi très SENSIBLE, ce qui en fait un bon instrument de mesure.
e)
On cherche le facteur k tel que Q(kh)=2Q(h). Le même calcul donne Q(kh)=k5/2Q(h), donc k5/2=2 et k=22/5≈1,320. Il suffit donc d'augmenter la hauteur d'environ 32 pour cent pour doubler le débit. Vérification avec la question b) : 0,30×1,320≈0,396 m, et 1,4×0,3965/2≈0,138, soit bien le double de 0,069. L'exposant 52 de la question c) réapparaît, et ce n'est pas un hasard : c'est toujours l'inverse de 25.
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