Exercices corrigés : les figures et les solides équivalents (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur les figures et les solides équivalents, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. Le répertoire officiel y ajoute une entrée que les autres séquences ne traitent pas de la même façon, les SOLIDES DE MÊME AIRE.
Le fil de la série est le suivant : « équivalent » n'a pas un sens mais trois, selon l'objet. La première chose à écrire est donc lequel des trois l'énoncé demande.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•TROIS SENS : même AIRE pour deux figures planes, même VOLUME pour deux solides, même AIRE TOTALE pour deux solides « de même aire ». Aucun n'implique les autres.
•L'ÉQUIVALENCE NE DIT RIEN DU PÉRIMÈTRE. À aire fixée, le carré a le plus petit périmètre parmi les rectangles, et le cercle le plus petit de tous.
•SOMME ET PRODUIT : deux nombres de somme s et de produit p sont les racines de x2−sx+p=0. C'est la voie la plus courte quand un périmètre s'ajoute à une aire.
•UN DISCRIMINANT NÉGATIF signifie qu'aucun rectangle ne convient, et la géométrie le confirme : à périmètre fixé, l'aire ne peut pas dépasser celle du carré.
•RACINE CUBIQUE : on isole entièrement le cube AVANT de prendre la racine. La touche de racine carrée donne un résultat absurde, détectable d'un coup d'oeil.
•À VOLUME FIXÉ, la SPHÈRE a l'aire minimale. À AIRE FIXÉE, elle a le volume maximal. C'est la même propriété lue dans les deux sens.
•SIMILITUDE de rapport k : longueurs ×k, aires ×k2, volumes ×k3. Deux solides semblables sont équivalents seulement si k=1.
•APOTHÈME contre HAUTEUR : la hauteur sert au VOLUME, l'apothème à l'AIRE latérale, et Pythagore relie les deux. Dans une pyramide, l'apothème se calcule avec la DEMI-base.
•UNITÉS : le facteur entre deux unités de volume est le CUBE du facteur entre les unités de longueur. Un litre vaut 1000 cm³, un mètre cube vaut 1000000 cm³.
•UN NOMBRE SANS UNITÉ NE VEUT RIEN DIRE. Une aire et un volume peuvent porter le même nombre sans avoir le moindre rapport.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Trois sens du mot équivalent
Le mot « équivalent » recouvre TROIS notions différentes, et l'énoncé décide laquelle. Deux FIGURES PLANES sont équivalentes si elles ont la même AIRE. Deux SOLIDES sont équivalents s'ils ont le même VOLUME. Deux solides sont dits DE MÊME AIRE s'ils ont la même aire TOTALE.
Aucune des trois n'implique les autres, et la première ligne d'une résolution doit dire laquelle est en jeu.
a) Un carré de 6 cm de côté et un rectangle de 4 cm sur 9 cm sont-ils équivalents ? Ont-ils le même périmètre ?
b) Un cube de 10 cm d'arête et un cylindre de 5 cm de rayon sont équivalents. Quelle est la hauteur du cylindre, au centième ?
c) Deux solides ont le même volume. Ont-ils nécessairement la même aire totale ? Justifiez.
d) Deux solides ont la même aire totale. Ont-ils nécessairement le même volume ? Justifiez.
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Réponses
a)Oui, 36 cm² chacun ; non, 24 cm contre 26 cm
b)Environ 12,73 cm
c)Non : le cube et le cylindre de b) ont des aires totales différentes
d)Non : à aire totale fixée, la sphère contient plus que le cube
a)
Aires : 62=36 cm² et 4×9=36 cm². Elles sont donc ÉQUIVALENTES. Périmètres : 4×6=24 cm et 2(4+9)=26 cm. Ils DIFFÈRENT. L'équivalence porte sur l'aire seule, jamais sur le périmètre, et c'est la première chose à comprendre du chapitre.
b)
Le cube a un volume de 103=1000 cm³. Pour le cylindre, π×52×h=1000, donc h=25π1000=π40≈12,73 cm. On garde π en exact jusqu'au dernier calcul, ce qui évite l'arrondi intermédiaire.
c)
NON. Le cube de b) a une aire totale de 6×100=600 cm². Le cylindre a une aire de 2π×25+2π×5×12,73≈157,08+400=557,08 cm². Deux solides équivalents, deux aires différentes : le cylindre demande moins de matière que le cube pour contenir autant.
d)
NON plus, et c'est la troisième notion du chapitre. Un cube de 600 cm² d'aire totale a une arête de 10 cm et contient 1000 cm³ ; une sphère de 600 cm² d'aire a un rayon de 4π600≈6,91 cm et contient environ 1382 cm³, soit trente-huit pour cent de plus. À aire totale fixée, c'est toujours la SPHÈRE qui contient le plus.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Une mesure manquante par une équation du second degré
Quand l'équivalence s'ajoute à une contrainte de périmètre, les deux dimensions ne se trouvent plus une par une : elles sont les deux RACINES d'un trinôme.
Un rectangle de 40 cm de périmètre est équivalent à un disque de 5 cm de rayon.
a) Quelle est l'aire commune, en valeur exacte puis au centième ?
b) Posez le système vérifié par la longueur et la largeur, puis le trinôme dont elles sont les racines.
c) Résolvez et donnez les deux dimensions au centième.
d) Un rectangle de 30 cm de périmètre peut-il être équivalent au même disque ? Justifiez par le discriminant.
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Réponses
a)25π≈78,54 cm²
b)L+ℓ=20 et Lℓ=78,54, donc x2−20x+78,54=0
c)Environ 14,63 cm sur 5,37 cm
d)Non : le discriminant vaut environ −89,2, il n'y a aucune solution réelle
a)
A=πr2=25π≈78,54 cm². On garde la valeur exacte pour la mise en équation et on n'arrondit qu'à la fin.
b)
Le périmètre donne 2(L+ℓ)=40, donc L+ℓ=20. L'équivalence donne Lℓ=25π≈78,54. Deux nombres dont on connaît la SOMME s et le PRODUIT p sont les racines de x2−sx+p=0, donc de x2−20x+78,54=0. Cette forme est plus rapide que la substitution, et elle évite une erreur de signe.
c)
Discriminant : Δ=400−4×78,54=400−314,16=85,84, dont la racine vaut 9,265. Les racines sont 220±9,265, soit 14,63 cm et 5,37 cm. Contrôle : leur somme fait 20 et leur produit 78,56, à l'arrondi près.
d)
NON. Avec un périmètre de 30 cm, la somme vaut 15 et le produit reste 78,54 : Δ=225−314,16=−89,16, NÉGATIF. Aucun rectangle de 30 cm de périmètre n'a une aire de 78,54 cm², et la raison est géométrique : à périmètre fixé, l'aire maximale est celle du CARRÉ, ici 7,52=56,25 cm², bien en dessous de 78,54. Le discriminant et la géométrie disent la même chose.
Exercice 3 : Une mesure manquante par une racine cubique
Quand l'inconnue est une dimension d'un SOLIDE et qu'elle intervient au cube, on l'isole par une racine cubique. C'est le calcul que la calculatrice rend le plus souvent faux, faute d'utiliser la bonne touche.
Un cylindre de 6 cm de rayon et de 15 cm de hauteur sert de référence.
a) Quel est son volume, en valeur exacte puis au centième ?
b) Quelle est l'arête du cube équivalent, au centième ?
c) Quel est le rayon de la sphère équivalente, au centième ?
d) Comparez les trois aires totales et dites laquelle demande le moins de matière.
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Réponses
a)540π≈1696,46 cm³
b)Environ 11,93 cm
c)Environ 7,40 cm
d)La sphère, avec environ 687 cm² contre 854 et 792
a)
V=πr2h=π×36×15=540π≈1696,46 cm³.
b)
a3=1696,46, donc a=31696,46≈11,93 cm. Sur une calculatrice, on utilise la touche de racine cubique ou l'exposant 31, jamais la racine carrée : celle-ci donnerait 41,19, une arête absurde pour un volume de moins de deux litres. Contrôle immédiat : 11,933≈1697.
c)
34πr3=1696,46, donc r3=4π3×1696,46≈405,00 et r≈7,40 cm. On isole d'abord le CUBE, entièrement, avant de prendre la racine : prendre la racine cubique des deux membres trop tôt est la faute classique.
d)
Cylindre : 2π×36+2π×6×15=72π+180π=252π≈791,68 cm². Cube : 6×11,932≈853,45 cm². Sphère : 4π×7,402≈687,88 cm². C'est la SPHÈRE qui demande le moins de matière, et ce n'est pas un hasard : à volume fixé, la sphère est la forme d'aire minimale, ce qui explique la forme des gouttes et celle des réservoirs de gaz sous pression.
Exercice 4 : Des solides de même aire, et lequel contient le plus
Troisième sens du mot : deux solides sont DE MÊME AIRE quand leurs aires TOTALES sont égales. La question intéressante devient alors celle des volumes, qui eux diffèrent.
On compare trois solides d'aire totale 600 cm² : un cube, une sphère et un cylindre dont la hauteur vaut le double du rayon.
a) Trouvez l'arête du cube et son volume.
b) Trouvez le rayon de la sphère, au centième, et son volume au dixième.
c) Trouvez le rayon du cylindre, au centième, et son volume au dixième.
d) Classez les trois volumes et énoncez la règle générale.
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Réponses
a)Arête 10 cm, volume 1000 cm³
b)Rayon environ 6,91 cm, volume environ 1382,0 cm³
c)Rayon environ 5,64 cm, volume environ 1128,4 cm³
d)Sphère, puis cylindre, puis cube : à aire fixée, la sphère contient le plus
a)
6a2=600 donne a2=100 et a=10 cm, la racine positive seule ayant un sens. Volume : 103=1000 cm³.
b)
4πr2=600 donne r2=π150≈47,746 et r≈6,91 cm. Volume : 34πr3≈1382,0 cm³. On garde r2 en mémoire plutôt que le r arrondi : sinon le volume perd un centimètre cube ou deux.
c)
Avec h=2r, l'aire totale vaut 2πr2+2πr×2r=6πr2=600, donc r2=π100≈31,831 et r≈5,64 cm, h≈11,28 cm. Volume : πr2h≈1128,4 cm³. Le cylindre dont la hauteur vaut le diamètre est appelé ÉQUILATÈRE, et c'est le cylindre le plus efficace à aire fixée.
d)
Sphère 1382,0, puis cylindre 1128,4, puis cube 1000 cm³. La règle : à AIRE TOTALE FIXÉE, plus un solide est proche de la sphère, plus il contient. C'est l'énoncé réciproque de celui de l'exercice 3, où la sphère demandait le moins de matière à volume fixé, et les deux ne sont qu'une seule et même propriété lue dans les deux sens.
Exercice 5 : Équivalent n'est pas semblable
Deux solides SEMBLABLES de rapport k ont leurs longueurs dans le rapport k, leurs aires dans le rapport k2 et leurs volumes dans le rapport k3.
Deux solides ÉQUIVALENTS ont le même volume. Les deux notions n'ont rien à voir, et cet exercice sert à ne plus jamais les confondre.
a) Deux cubes semblables ont pour rapport k=2. Quel est le rapport de leurs aires ? de leurs volumes ?
b) Deux solides semblables peuvent-ils être équivalents ? Si oui, à quelle condition ?
c) Un cube et un cylindre ont tous deux un volume de 1000 cm³. Sont-ils semblables ?
d) Une pièce est agrandie d'un facteur 1,2. De quel pourcentage sa masse augmente-t-elle, à matière égale ?
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Réponses
a)4 pour les aires, 8 pour les volumes
b)Oui, et seulement si k=1, donc s'ils sont isométriques
c)Non : ils sont équivalents, pas semblables
d)Environ 72,8 pour cent
a)
Les aires sont dans le rapport k2=4, les volumes dans le rapport k3=8. Doubler toutes les dimensions QUADRUPLE l'aire et OCTUPLE le volume : c'est pour cela qu'un modèle réduit à l'échelle un demi ne pèse qu'un huitième de l'original.
b)
OUI, mais seulement si k3=1, donc si k=1 : les deux solides sont alors ISOMÉTRIQUES, c'est-à-dire superposables. Deux solides semblables de rapport différent de 1 ne peuvent jamais être équivalents, puisque leurs volumes sont dans un rapport différent de 1.
c)
NON. Ils sont ÉQUIVALENTS, puisqu'ils ont le même volume, mais ils ne sont pas semblables : la similitude exige la même FORME, et un cube n'a pas la forme d'un cylindre. L'équivalence ne dit rien de la forme, elle ne compare qu'un nombre.
d)
La masse est proportionnelle au VOLUME, à matière égale, donc elle est multipliée par 1,23=1,728 : elle augmente de 72,8 pour cent. Répondre « vingt pour cent » est l'erreur classique, et elle coûte cher en conception mécanique : un agrandissement modeste des cotes alourdit lourdement la pièce.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : L'apothème n'est pas la hauteur
Dans un cône et dans une pyramide, deux longueurs se ressemblent et ne servent pas à la même chose : la HAUTEUR entre dans le volume, l'APOTHÈME, c'est-à-dire la longueur mesurée le long de la surface latérale, entre dans l'aire.
Les deux sont reliées par Pythagore, et les confondre est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
a) Un cône a un rayon de 6 cm et une hauteur de 8 cm. Calculez son apothème.
b) Calculez son aire latérale, son aire totale et son volume, en valeurs exactes puis au centième.
c) Qu'observez-vous en comparant les deux derniers nombres ? Que faut-il en conclure ?
d) Une pyramide à base carrée de 12 cm de côté a une hauteur de 8 cm. Calculez son aire totale et son volume.
Voir la correction
Réponses
a)10 cm
b)60π, 96π et 96π, soit environ 188,50, 301,59 et 301,59
c)Les deux nombres coïncident, mais leurs UNITÉS diffèrent : cm² et cm³
d)Aire 384 cm², volume 384 cm³
a)
L'apothème est l'hypoténuse du triangle rectangle formé par la hauteur et le rayon : 62+82=100=10 cm. C'est le triangle 6-8-10, et il faut le reconnaître d'un coup d'oeil.
b)
Aire latérale d'un cône : πr×apotheˋme=π×6×10=60π≈188,50 cm². Base : π×36=36π. Aire totale : 96π≈301,59 cm². Volume : 31πr2h=31π×36×8=96π≈301,59 cm³.
c)
Les deux nombres sont ÉGAUX, 96π, et pourtant les grandeurs n'ont rien à voir : l'une est en centimètres CARRÉS, l'autre en centimètres CUBES. C'est une coïncidence numérique due aux dimensions choisies, et elle enseigne la bonne leçon : un nombre sans unité ne veut rien dire. Une copie qui écrit « 301,59 » sans préciser ne peut pas être corrigée.
d)
L'apothème de la pyramide se calcule avec la DEMI-base, 6 cm, et la hauteur : 36+64=10 cm. Aire latérale : quatre triangles de base 12 et de hauteur 10, soit 4×212×10=240 cm². Base : 144 cm². Aire totale : 384 cm². Volume : 31×144×8=384 cm³. Même coïncidence, même leçon. Notez que l'apothème se calcule avec la DEMI-base, jamais avec le côté entier.
Exercice 7 : Quatre contrôles avant de rendre
Les erreurs de ce chapitre sont presque toutes détectables sans refaire le calcul. Quatre contrôles suffisent, et ils prennent moins d'une minute à eux tous.
On les applique à quatre résultats proposés par un élève.
a) « Un cube équivalent à un cylindre de 6 cm de rayon et 15 cm de hauteur a une arête de 41,19 cm. » Contrôlez par l'ordre de grandeur.
b) « L'aire totale d'un cône de rayon 6 et de hauteur 8 vaut 263,89 cm². » Contrôlez par la borne inférieure.
c) « Un solide de 2 litres a un volume de 2000 cm². » Contrôlez par l'unité.
d) « Deux solides équivalents ont forcément la même aire totale. » Contrôlez par un contre-exemple.
Voir la correction
Réponses
a)Faux : 41,193 vaut plus de 69000, très loin de 1696
b)Faux : l'aire totale dépasse la base seule, 113,10, et vaut 301,59
c)Faux : un volume est en cm³, pas en cm²
d)Faux : le cube de 1000 cm³ fait 600 cm², le cylindre équivalent 557 cm²
a)
L'ORDRE DE GRANDEUR. Le cylindre contient 1696,46 cm³. Un cube de 41,19 cm d'arête en contiendrait 41,193≈69884 cm³, soit quarante fois trop. L'élève a pris une racine carrée au lieu d'une racine cubique. L'arête correcte est 11,93 cm, et on pouvait l'encadrer de tête : le cube doit être un peu plus large que le cylindre, mais du même ordre.
b)
LA BORNE INFÉRIEURE. L'aire TOTALE d'un cône vaut au moins l'aire de sa base, 36π≈113,10 cm², et même bien davantage. Mais surtout, la valeur proposée, 263,89, correspond à π×6×8+36π, c'est-à-dire à un calcul fait avec la HAUTEUR au lieu de l'APOTHÈME. La bonne valeur est 96π≈301,59 cm².
c)
L'UNITÉ. Un volume s'exprime en centimètres CUBES, jamais en centimètres carrés. La valeur 2000 est juste, puisqu'un litre vaut 1000 cm³, mais l'unité est fausse et la réponse est comptée fausse. C'est le contrôle le plus rapide de tous, et le plus souvent oublié.
d)
LE CONTRE-EXEMPLE. Un cube de 10 cm d'arête et un cylindre de 5 cm de rayon et 12,73 cm de hauteur ont tous deux un volume de 1000 cm³, donc ils sont équivalents. Leurs aires totales valent 600 cm² et 557,08 cm² : elles diffèrent. Un seul contre-exemple suffit à réfuter une affirmation générale, et c'est toujours le moyen le plus court.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « Deux figures équivalentes ont le même périmètre. »
b) « Si on double toutes les dimensions d'un solide, son volume double. »
c) « Dans un cône, l'aire latérale vaut πrh. »
d) « Deux solides de même aire totale ont le même volume. »
e) « Un litre vaut 100 centimètres cubes. »
Voir la correction
a)
Faux. Contre-exemple : un carré de 6 cm de côté et un rectangle de 4 sur 9 ont tous deux 36 cm² d'aire, et des périmètres de 24 et 26 cm. L'énoncé correct : l'équivalence porte sur l'AIRE seule ; à aire fixée, c'est le carré qui a le plus petit périmètre.
b)
Faux : il est multiplié par HUIT. Contre-exemple : un cube de 1 cm d'arête contient 1 cm³, celui de 2 cm en contient 8. L'énoncé correct : avec un rapport de similitude k, les longueurs sont multipliées par k, les aires par k2 et les volumes par k3.
c)
Faux : c'est πr×apotheˋme, et non πrh. Contre-exemple avec r=6 et h=8 : la formule fausse donne 150,80 cm², la bonne 188,50 cm², l'apothème valant 10 cm. L'énoncé correct : la hauteur sert au VOLUME, l'apothème à l'AIRE, et Pythagore relie les deux.
d)
Faux. Contre-exemple : à 600 cm² d'aire totale, un cube contient 1000 cm³ et une sphère environ 1382 cm³. L'énoncé correct : l'égalité des aires totales n'entraîne pas celle des volumes, et c'est la SPHÈRE qui contient le plus à aire fixée.
e)
Faux : un litre vaut 1000 cm³. Contre-exemple : un cube de 10 cm de côté contient exactement un litre, et son volume est 103=1000 cm³. L'énoncé correct : le facteur entre deux unités de VOLUME est le CUBE du facteur entre les unités de longueur, donc 103=1000 et non 10. La même règle donne 1 m³ =1000000 cm³.
Exercice 9 : Problème : le conduit de ventilation à section équivalente
Un conduit de ventilation circulaire de 300 mm de diamètre doit passer dans un faux plafond trop bas. On le remplace par un conduit RECTANGULAIRE de 150 mm de hauteur, dont la section doit être ÉQUIVALENTE pour laisser passer le même débit d'air.
Le ferblantier veut connaître la largeur du nouveau conduit et la tôle supplémentaire que le changement va coûter.
a) Quelle est l'aire de la section circulaire, au millimètre carré ?
b) Quelle largeur faut-il donner au conduit rectangulaire, au millimètre ?
c) Comparez les deux périmètres de section, qui donnent la largeur de tôle à développer. De quel pourcentage la tôle augmente-t-elle, au dixième ?
d) Le débit est-il vraiment conservé ? Discutez en une phrase de technicien.
Voir la correction
Réponses
a)Environ 70686 mm²
b)Environ 471 mm
c)942 mm contre 1242 mm, soit environ 31,8 pour cent de plus
d)En théorie oui, mais la forme aplatie frotte davantage : le débit réel baisse un peu
a)
Le rayon vaut 2300=150 mm, donc A=π×1502=22500π≈70686 mm². Diviser le diamètre par deux avant toute chose est la première ligne obligatoire.
b)
Section équivalente : 150×ℓ=70686, donc ℓ=15070686≈471 mm. Contrôle : 150×471=70650 mm², à l'arrondi près. En pratique le ferblantier commanderait du 150 sur 475, la tôle se fabriquant par pas de 25 mm.
c)
Périmètre du rond : π×300≈942,5 mm. Périmètre du rectangle : 2(150+471,2)=1242,4 mm. L'augmentation vaut 942,51242,4−942,5≈0,318, soit 31,8 pour cent. À section équivalente, le conduit plat consomme donc près d'un tiers de tôle en plus : l'équivalence des AIRES n'entraîne pas celle des PÉRIMÈTRES, et c'est le cercle qui minimise le périmètre à aire fixée.
d)
En théorie oui, la section de passage étant la même. En pratique NON, pas tout à fait : le frottement de l'air dépend du périmètre mouillé, plus grand ici de trente-deux pour cent, donc la perte de charge augmente et le débit réel baisse un peu à ventilateur identique. L'équivalence mathématique est une condition nécessaire, pas suffisante, et c'est exactement ce que le technicien doit savoir dire.
Exercice 10 : Problème : l'échangeur de chaleur divisé en tubes
Un échangeur de chaleur transfère d'autant plus d'énergie que sa surface de contact est grande, à volume de fluide égal. Un premier modèle est un cylindre unique de 5 cm de rayon et 20 cm de hauteur.
On envisage de le remplacer par plusieurs tubes SEMBLABLES au premier, de même volume total.
a) Calculez le volume et l'aire totale du cylindre unique, au centième.
b) On le remplace par 8 tubes semblables. Quel est le rapport de similitude, et quelles sont les dimensions d'un tube ?
c) Calculez l'aire totale des huit tubes et comparez-la à celle du cylindre unique.
d) Combien faudrait-il de tubes pour doubler encore cette aire ? Justifiez par la similitude.
Voir la correction
Réponses
a)Volume 1570,80 cm³, aire 785,40 cm²
b)k=21, donc r=2,5 cm et h=10 cm
c)1570,80 cm², soit exactement le DOUBLE
d)64 tubes : l'aire varie comme la racine cubique du nombre
a)
V=π×25×20=500π≈1570,80 cm³. A=2πr2+2πrh=50π+200π=250π≈785,40 cm². Notez, une dernière fois, que les deux nombres n'ont pas la même unité malgré leur air de famille.
b)
Huit tubes semblables de même volume total : chacun contient 8V, donc k3=81 et k=21. Les dimensions sont donc la MOITIÉ : r=2,5 cm et h=10 cm. Contrôle : 8×π×6,25×10=500π, le volume total est bien conservé.
c)
Aire d'un tube : 2π×6,25+2π×2,5×10=12,5π+50π=62,5π. Pour huit tubes : 500π≈1570,80 cm². C'est exactement le DOUBLE de 250π. Le raisonnement général : chaque tube a une aire k2=41 de l'originale, et il y en a huit, donc l'aire totale est multipliée par 8×41=2, qui est bien 38.
d)
Avec n tubes semblables de volume total constant, k=3n1 et l'aire totale est multipliée par nk2=3n. Pour doubler encore, il faut 3n=4 par rapport au cylindre unique, donc n=64 tubes. Diviser par huit ne double l'aire qu'une fois : c'est pourquoi un échangeur industriel compte des centaines de tubes très fins et non quelques gros, et c'est aussi pourquoi un radiateur porte des ailettes.
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