Exercice 1 : Les deux identités de base
Tout le chapitre repose sur deux identités. La PYTHAGORICIENNE, , n'est que le théorème de Pythagore appliqué au point image du cercle de rayon . L'identité de QUOTIENT, , est la définition de la tangente.
Une IDENTITÉ n'est pas une équation : elle est vraie pour TOUS les angles où les deux membres existent. On ne la résout pas, on la démontre.
- a) Démontrez à partir de la figure.
- b) Déduisez-en les deux formes dérivées : et .
- c) Vérifiez l'identité pythagoricienne pour , en valeurs exactes.
- d) Pourquoi l'identité de quotient exige-t-elle une condition, alors que la pythagoricienne n'en exige aucune ?
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Réponses
- a) Pythagore sur le triangle rectangle d'hypoténuse
- b) On isole l'un ou l'autre terme
- c)
- d) Parce qu'un quotient exige
a) Le point image a pour coordonnées . En abaissant la perpendiculaire à l'axe horizontal, on forme un triangle RECTANGLE dont les cathètes mesurent et et dont l'hypoténuse est le rayon, de longueur . Pythagore donne . Les valeurs absolues disparaissent d'elles-mêmes, puisqu'on élève au carré.
b) Ce sont de simples transpositions : et . Ces deux formes servent bien plus souvent que l'originale, parce qu'elles permettent de REMPLACER un carré par l'autre et donc de tout ramener à un seul rapport. C'est la manoeuvre centrale du chapitre.
c) et , donc . Vérifier une identité en un point ne la démontre pas, mais une vérification qui échoue suffit à la réfuter.
d) Parce qu'un QUOTIENT n'existe pas quand son dénominateur est nul : l'identité n'a de sens que si , c'est-à-dire si . La pythagoricienne, elle, n'est faite que de sommes et de produits : elle est vraie pour TOUT réel, sans exception. Une identité s'énonce toujours avec son domaine de validité, et l'examen le compte.