Math TS, secondaire 5 à Montréal • Géométrie analytique
Exercices corrigés : les coniques (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur les coniques, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. Le répertoire officiel range ce chapitre sous le titre LES LIEUX GÉOMÉTRIQUES, et ce n'est pas un détail de vocabulaire.
L'exercice 0.1 ouvre la série par douze coniques à lire directement sur leur équation, comme dans les listes des manuels : le rayon d'un cercle, y compris sous forme générale à compléter, la distance focale d'une ellipse par c2=a2−b2 et d'une hyperbole par c2=a2+b2, horizontales et verticales, une ellipse comme 3x2+2y2=60 à normaliser, l'excentricité, la pente des asymptotes, la distance du sommet au foyer des paraboles x2=20y et y2=−6x, puis une ellipse translatée et une ellipse sous forme générale, chacune avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Le fil de la série est le suivant : une conique n'est pas une formule à reconnaître, c'est un lieu, l'ensemble des points qui vérifient une condition de distance. La complétion du carré ne fait que rendre cette condition lisible.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•PARABOLE : le lieu des points équidistants du FOYER et de la DIRECTRICE. Forme de référence x2=4cy, avec c la distance du sommet au foyer.
•EXCENTRICITÉ e=ac : nulle pour un cercle, entre 0 et 1 pour une ellipse, supérieure à 1 pour une hyperbole.
•RECONNAÎTRE : une seule variable au carré donne une parabole ; deux carrés de signes opposés une hyperbole ; deux carrés de même signe une ellipse, un cercle si les coefficients sont égaux.
•DROITE ET CONIQUE : on substitue, puis le DISCRIMINANT décide. Positif, deux points ; nul, tangence ; négatif, aucun point.
Calculs : les éléments d'une conique à calculer
Exercice 0.1 : Lire une conique sur son équation : douze calculs directs
Pour chaque équation, calculez l'élément demandé sans tracer la courbe : le rayon d'un cercle, la distance focale c d'une ellipse ou d'une hyperbole, une excentricité, une pente d'asymptote ou la distance du sommet au foyer d'une parabole. Donnez la valeur exacte quand elle tombe juste, sinon au centième.
Une seule méthode : amener d'abord l'équation à sa forme canonique, en divisant pour obtenir 1 à droite ou en complétant les carrés. On lit ensuite a2 et b2 sous les carrés, puis on choisit la relation : c2=a2−b2 pour l'ellipse, avec a2 le PLUS GRAND dénominateur, c2=a2+b2 pour l'hyperbole, et x2=4cy ou y2=4cx pour la parabole.
a) Le rayon du cercle x2+y2=40.
b) Le rayon du cercle x2+y2+10x−4y−7=0.
c) La distance focale c de l'ellipse 289x2+64y2=1.
d) La distance focale c de l'ellipse 36x2+100y2=1.
e) La distance focale c de l'ellipse 3x2+2y2=60.
f) L'excentricité de l'ellipse 49x2+24y2=1.
g) La distance focale c de l'hyperbole 36x2−64y2=1.
h) La distance focale c de l'hyperbole 20y2−16x2=1.
i) La pente positive des asymptotes de l'hyperbole 16x2−49y2=784.
j) La distance du sommet au foyer pour la parabole x2=20y, puis pour la parabole y2=−6x.
k) La distance focale c de l'ellipse 16(x+3)2+41(y−5)2=1, puis l'ordonnée de son foyer le plus haut.
l) La distance focale c de l'ellipse x2+4y2−6x+16y+9=0.
Voir la correction
Réponses
a)r=40=210≈6,32
b)(x+5)2+(y−2)2=36 ; r=6
c)c2=289−64=225 ; c=15
d)c2=100−36=64 ; c=8
e)20x2+30y2=1 ; c=10≈3,16
f)c=5, a=7 ; e=75≈0,714
g)c2=36+64=100 ; c=10
h)c2=16+20=36 ; c=6
i)49x2−16y2=1 ; pente 74≈0,57
j)4c=20, distance 5 ; 4c=−6, distance 1,5
k)c2=41−16=25 ; c=5 ; foyer le plus haut d'ordonnée 10
l)16(x−3)2+4(y+2)2=1 ; c=23≈3,46
Le geste qui décide de tout : identifier la conique et la mettre sous forme canonique AVANT de lire quoi que ce soit. Un 1 à droite, des carrés complétés, puis une seule question : un PLUS entre les carrés donne l'ellipse et c2=a2−b2, un MOINS donne l'hyperbole et c2=a2+b2.
a)
x2+y2=40 est un cercle centré à l'origine avec r2=40, donc r=40=210≈6,32. Piège : répondre 40, qui est le CARRÉ du rayon.
b)
On complète les carrés : x2+10x=(x+5)2−25 et y2−4y=(y−2)2−4. L'équation devient (x+5)2+(y−2)2=25+4+7=36, donc r=6, et le centre est (−5;2). Piège : oublier de reporter les 25 et 4 ajoutés, ce qui laisse r2=7.
c)
Le plus grand dénominateur, 289, est sous x2 : a2=289 et b2=64. Alors c2=289−64=225 et c=15.
d)
Le plus grand dénominateur est cette fois sous y2 : l'axe focal est vertical, a2=100 et b2=36. Donc c2=100−36=64 et c=8. Piège : faire 36−100 parce que le x2 vient en premier ; on soustrait toujours le petit du grand.
e)
On divise par 60 pour obtenir 1 à droite : 20x2+30y2=1. Le plus grand dénominateur est 30, sous y2, donc c2=30−20=10 et c=10≈3,16. Piège : lire 3 et 2 comme des dénominateurs ; ce sont des COEFFICIENTS, et 3x2=20x2×60.
f)
a2=49 et b2=24, donc c2=49−24=25, c=5 et a=7. L'excentricité vaut e=ac=75≈0,714, bien comprise entre 0 et 1. Piège : diviser par b ou par a2.
g)
Le terme positif est en x2 : a2=36, b2=64, et pour une hyperbole c2=36+64=100, donc c=10. Piège : c2=a2−b2, qui donnerait −28 ; le signe négatif suffit à dire que la formule est la mauvaise.
h)
Le terme positif est en y2 : l'axe focal est vertical, avec b2=20 sous y2 et a2=16 sous x2. Toujours c2=a2+b2=16+20=36, donc c=6. Piège : 20−16=4, la relation de l'ellipse appliquée parce que 20 est le plus grand dénominateur ; pour l'hyperbole, la taille des dénominateurs ne décide de rien.
i)
On divise par 784 : 49x2−16y2=1, donc a=7 et b=4. Les asymptotes sont y=±abx=±74x et la pente positive vaut 74≈0,57. Piège : lire 4916 ou 47 sur les coefficients de départ, avant d'avoir normalisé : le coefficient 16 de x2 devient le dénominateur de y2.
j)
x2=20y s'écrit x2=4cy avec 4c=20, donc c=5 : le foyer est à 5 du sommet, en (0;5). Pour y2=−6x, 4c=−6 donne c=−1,5 : la parabole s'ouvre vers la GAUCHE, et la distance du sommet au foyer vaut 1,5. Piège : prendre 20 ou 6, c'est-à-dire 4c, pour la distance.
k)
Le plus grand dénominateur, 41, est sous (y−5)2 : l'axe focal est vertical, et c2=41−16=25, donc c=5. La translation ne change pas c, elle déplace seulement le centre en (−3;5). Les foyers sont à 5 au-dessus et au-dessous du centre, donc le plus haut a pour ordonnée 5+5=10. Piège : placer les foyers en (0;±5), comme si le centre était l'origine.
l)
On groupe et on met 4 en facteur dans les termes en y : (x2−6x)+4(y2+4y)+9=0. Puis (x−3)2−9+4[(y+2)2−4]+9=0, soit (x−3)2+4(y+2)2=16, et en divisant par 16 : 16(x−3)2+4(y+2)2=1. Donc c2=16−4=12 et c=23≈3,46. Piège : reporter −4 au lieu de −16, en oubliant de multiplier par le 4 sorti en facteur.
Contrôle : pour une ellipse, c est plus petit que a, donc l'excentricité reste sous 1 ; pour une hyperbole, c dépasse a et b. Et un point simple de la courbe vérifie la définition : pour l'ellipse c), le sommet (17;0) est à 17−15=2 et à 17+15=32 des foyers, et 2+32=34=2a.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Le cercle, et les deux cas dégénérés
Un cercle est le LIEU des points situés à une distance fixée d'un centre. Son équation canonique, (x−h)2+(y−k)2=r2, n'est que cette définition écrite avec la formule de la distance.
Pour passer de la forme générale à la forme canonique, on COMPLÈTE LE CARRÉ sur chaque variable. Le membre de droite obtenu décide alors de tout.
a) Mettez x2+y2−6x+8y−11=0 sous forme canonique, puis donnez le centre et le rayon.
b) Faites de même avec x2+y2−6x+8y+25=0. Que décrit cette équation ?
c) Et avec x2+y2−6x+8y+30=0 ?
d) Énoncez la règle générale sur le signe du membre de droite.
Voir la correction
Réponses
a)(x−3)2+(y+4)2=36 : centre (3;−4), rayon 6
b)(x−3)2+(y+4)2=0 : le POINT (3;−4), et rien d'autre
c)(x−3)2+(y+4)2=−5 : l'ensemble VIDE
d)Positif, un cercle ; nul, un point ; négatif, rien
a)
On groupe et on complète : x2−6x=(x−3)2−9 et y2+8y=(y+4)2−16. L'équation devient (x−3)2−9+(y+4)2−16−11=0, soit (x−3)2+(y+4)2=36. Centre (3;−4), rayon 36=6. Attention au signe : le centre est (3;−4) et non (−3;4), la forme canonique contenant des SOUSTRACTIONS.
b)
Les mêmes complétions donnent (x−3)2+(y+4)2−25+25=0, soit (x−3)2+(y+4)2=0. Une somme de deux carrés est nulle seulement si les DEUX sont nuls : l'unique solution est x=3 et y=−4. L'équation décrit donc un POINT, appelé cercle dégénéré de rayon nul.
c)
Cette fois (x−3)2+(y+4)2=−5. Une somme de deux carrés ne peut pas être négative : AUCUN point du plan ne convient, l'ensemble est VIDE. Il ne faut surtout pas écrire r=−5 et conclure à un rayon imaginaire : la réponse attendue est « aucun point ».
d)
Après complétion, si le membre de droite est STRICTEMENT POSITIF, on a un cercle de rayon sa racine ; s'il est NUL, un point unique ; s'il est NÉGATIF, l'ensemble vide. Le réflexe de prendre la racine carrée sans regarder le signe fait passer à côté des deux derniers cas, et l'examen les pose exprès.
Exercice 2 : L'ellipse et son excentricité
Une ellipse centrée à l'origine a pour équation a2x2+b2y2=1. Le PLUS GRAND des deux dénominateurs porte l'axe focal, et les trois longueurs sont liées par c2=a2−b2.
L'EXCENTRICITÉ e=ac mesure l'aplatissement : elle vaut 0 pour un cercle et tend vers 1 pour une ellipse très allongée.
a) Pour 25x2+9y2=1, donnez a, b, c, les sommets et les foyers.
b) Calculez l'excentricité et dites ce qu'elle indique.
c) Pour 9x2+25y2=1, que devient l'axe focal ? Donnez les foyers.
d) Quelle est l'excentricité d'un cercle ? Justifiez par la formule.
Le plus grand dénominateur est 25, sous le x2 : l'axe focal est HORIZONTAL, donc a2=25 et a=5, b2=9 et b=3. Alors c2=25−9=16 et c=4. Les sommets de l'axe focal sont (±5;0), ceux de l'axe secondaire (0;±3), et les foyers sont (±4;0), TOUJOURS sur l'axe focal.
b)
e=ac=54=0,8. Comme l'excentricité est proche de 1, l'ellipse est nettement allongée : ses foyers sont éloignés du centre par rapport à sa demi-longueur. Une excentricité proche de 0 donnerait au contraire une forme presque circulaire.
c)
Le plus grand dénominateur est maintenant sous le y2 : l'axe focal devient VERTICAL. On a a2=25 et b2=9 comme avant, mais l'axe a tourné : les sommets sont (0;±5) et les foyers (0;±4). Le repère n'a pas changé, seule l'orientation de l'ellipse, et c'est la position du plus grand dénominateur qui le dit.
d)
Pour un cercle, a=b, donc c2=a2−b2=0 et c=0 : les deux foyers sont confondus avec le centre, et e=a0=0. Un cercle est donc l'ellipse d'excentricité nulle, ce qui unifie les deux courbes au lieu d'en faire deux objets sans rapport.
Exercice 3 : L'hyperbole, ses asymptotes et sa conjuguée
Une hyperbole centrée à l'origine s'écrit a2x2−b2y2=1 ou b2y2−a2x2=1. C'est le SIGNE, et non la taille des dénominateurs, qui décide de l'axe focal : le terme POSITIF le porte.
La relation change aussi : c2=a2+b2, avec un PLUS.
a) Pour 16x2−9y2=1, donnez a, b, c, les sommets et les foyers.
b) Donnez les équations des deux asymptotes et expliquez d'où elles viennent.
c) Donnez l'équation de l'hyperbole CONJUGUÉE et ses foyers.
d) Qu'ont en commun une hyperbole et sa conjuguée ? Qu'est-ce qui les distingue ?
Voir la correction
Réponses
a)a=4, b=3, c=5 ; sommets (±4;0) ; foyers (±5;0)
b)y=±43x, données par le rectangle directeur
c)9y2−16x2=1, foyers (0;±5)
d)Mêmes asymptotes et même rectangle directeur ; axes focaux perpendiculaires
a)
Le terme POSITIF est celui en x2, donc l'axe focal est horizontal, a2=16 et a=4, b2=9 et b=3. Ici c2=a2+b2=16+9=25, donc c=5 : c'est un PLUS, contrairement à l'ellipse. Sommets (±4;0) ; foyers (±5;0), plus loin que les sommets, ce qui est toujours le cas pour une hyperbole.
b)
Les asymptotes sont y=±abx=±43x. Elles viennent du RECTANGLE DIRECTEUR, de 2a de large et 2b de haut, centré à l'origine : les asymptotes en sont les diagonales prolongées. Pour les retrouver par le calcul, on remplace le 1 du membre de droite par 0, ce qui donne 16x2=9y2, donc y=±43x.
c)
La conjuguée échange les signes : 9y2−16x2=1. Cette fois le terme positif est en y2, donc l'axe focal est VERTICAL, avec c2=9+16=25 encore, donc des foyers en (0;±5) et des sommets en (0;±3).
d)
Elles ont les MÊMES asymptotes et le même rectangle directeur, puisque a et b ne changent pas. Elles ont même la même distance focale. Ce qui les distingue est l'ORIENTATION : l'une s'ouvre à gauche et à droite, l'autre vers le haut et le bas, et les deux paires de branches se logent dans les quatre régions que les asymptotes découpent.
Exercice 4 : La parabole comme lieu géométrique
La parabole est le LIEU des points situés à égale distance d'un point fixe, le FOYER, et d'une droite fixe, la DIRECTRICE. Cette définition suffit à retrouver l'équation, sans rien apprendre par coeur.
On cherche le lieu des points équidistants du foyer F(0;3) et de la droite y=−3.
a) Écrivez l'égalité des deux distances pour un point P(x;y) quelconque.
b) Élevez au carré, développez et simplifiez jusqu'à l'équation de la parabole.
c) Identifiez le paramètre c, le sommet et le sens d'ouverture.
d) Vérifiez pour le point de la parabole d'abscisse 6.
Voir la correction
Réponses
a)x2+(y−3)2=∣y+3∣
b)x2=12y
c)c=3, sommet (0;0), ouverture vers le HAUT
d)Le point (6;3) est à 6 unités du foyer comme de la directrice
a)
La distance de P au foyer est (x−0)2+(y−3)2. La distance de P à la droite horizontale y=−3 est ∣y−(−3)∣=∣y+3∣. L'égalité s'écrit x2+(y−3)2=∣y+3∣. Écrire ces deux distances est l'étape qui vaut le plus de points, et c'est celle qu'on saute le plus souvent.
b)
On élève au carré, ce qui est licite les deux membres étant positifs : x2+y2−6y+9=y2+6y+9. Les y2 et les 9 disparaissent, et il reste x2=12y. C'est bien une parabole, et la valeur absolue a disparu d'elle-même au carré.
c)
La forme de référence est x2=4cy, donc 4c=12 et c=3 : c'est la distance du sommet au foyer, et aussi celle du sommet à la directrice. Le sommet est à mi-chemin entre les deux, donc en (0;0). Comme c est POSITIF, la parabole s'ouvre vers le HAUT, du côté du foyer.
d)
Pour x=6 : 36=12y, donc y=3. Le point est (6;3). Distance au foyer (0;3) : 36+0=6. Distance à la directrice y=−3 : ∣3+3∣=6. Les deux coïncident, la définition est vérifiée. On remarque au passage que ce point est à la hauteur du foyer, et que la corde horizontale qui y passe mesure 12, soit 4c.
Exercice 5 : Reconnaître une conique à son équation
Devant une équation du second degré en x et y, la nature de la courbe se lit sur DEUX choses seulement : combien de variables sont au carré, et quels sont les signes de leurs coefficients.
Aucun calcul n'est nécessaire pour répondre, et cette lecture doit devenir immédiate.
a) 4x2+9y2=36
b) 4x2−9y2=36
c) 4x2+4y2=36
d) x2=9y. Énoncez ensuite la règle générale en trois lignes.
Voir la correction
Réponses
a)Une ellipse
b)Une hyperbole
c)Un cercle
d)Une parabole ; une seule variable au carré
a)
Deux carrés, coefficients de MÊME signe et DIFFÉRENTS : c'est une ELLIPSE. En divisant par 36 : 9x2+4y2=1, donc a=3 et b=2, axe focal horizontal.
b)
Deux carrés, coefficients de signes OPPOSÉS : c'est une HYPERBOLE. En divisant par 36 : 9x2−4y2=1, axe focal horizontal puisque le terme positif est celui en x2.
c)
Deux carrés, coefficients de même signe et ÉGAUX : c'est un CERCLE. En divisant par 4 : x2+y2=9, centre à l'origine et rayon 3. Le cercle est bien un cas particulier d'ellipse, celui où les deux dénominateurs coïncident.
d)
Une SEULE variable au carré : c'est une PARABOLE, ici x2=9y, ouverte vers le haut. La règle en trois lignes : une seule variable au carré donne une parabole ; deux carrés de signes opposés donnent une hyperbole ; deux carrés de même signe donnent une ellipse, qui devient un cercle si les coefficients sont égaux. Il reste à vérifier les cas dégénérés après complétion du carré, comme à l'exercice 1.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Les coniques translatées
Déplacer une conique ne change rien à sa forme : on remplace x par x−h et y par y−k, et tout se décale de (h;k), foyers et asymptotes compris.
Soit 9(x−2)2+4(y+1)2=1.
a) Donnez le centre, a, b et c, au millième pour ce dernier.
b) Donnez les sommets et les foyers.
c) Mettez 4x2+9y2−16x+18y−11=0 sous forme canonique.
d) Comparez le résultat de c) avec l'ellipse de départ. Que remarquez-vous ?
Voir la correction
Réponses
a)Centre (2;−1), a=3, b=2, c≈2,236
b)Sommets (−1;−1) et (5;−1) ; foyers (2±2,236;−1)
c)9(x−2)2+4(y+1)2=1
d)C'est la MÊME ellipse, écrite sous sa forme générale
a)
Centre (h;k)=(2;−1), en lisant les signes à l'envers : x−2 donne h=2, et y+1, qui s'écrit y−(−1), donne k=−1. Le plus grand dénominateur est 9, sous le x, donc a=3 et b=2, axe focal HORIZONTAL. Alors c=9−4=5≈2,236.
b)
On part du centre et on avance de a le long de l'axe focal : sommets (2−3;−1)=(−1;−1) et (5;−1). Sommets secondaires : (2;−3) et (2;1). Foyers : (2−5;−1)≈(−0,236;−1) et (4,236;−1). L'ordonnée des foyers est celle du CENTRE, jamais zéro : c'est l'erreur la plus fréquente sur les coniques translatées.
c)
On groupe et on met en facteur avant de compléter : 4(x2−4x)+9(y2+2y)=11. Puis 4[(x−2)2−4]+9[(y+1)2−1]=11, soit 4(x−2)2−16+9(y+1)2−9=11, donc 4(x−2)2+9(y+1)2=36. En divisant par 36 : 9(x−2)2+4(y+1)2=1. Le piège est d'oublier de MULTIPLIER par le coefficient sorti en facteur quand on reporte la constante.
d)
C'est exactement la MÊME ellipse. Les deux écritures décrivent la même courbe : la forme générale cache tout, la forme canonique donne le centre, les demi-axes et l'orientation en un coup d'oeil. C'est pourquoi la complétion du carré est le premier geste de tout exercice sur les coniques, avant même de se demander de quelle courbe il s'agit.
Exercice 7 : Une droite et une conique : le discriminant décide
Pour trouver les points communs d'une droite et d'une conique, on SUBSTITUE l'équation de la droite dans celle de la conique : il reste une équation du second degré à une inconnue.
Le DISCRIMINANT répond alors sans qu'on ait besoin de résoudre : positif, deux points ; nul, un point, donc TANGENCE ; négatif, aucun point.
a) Trouvez les points communs de la droite y=x+1 et du cercle x2+y2=25.
b) Pour quelles valeurs de k la droite y=x+k est-elle TANGENTE à ce cercle ? Donnez la réponse au millième.
c) Combien de points communs pour k=10 ? Justifiez sans résoudre.
d) Retrouvez le résultat de b) par la distance du centre à la droite.
Voir la correction
Réponses
a)(−4;−3) et (3;4)
b)k=±52≈±7,071
c)Aucun : le discriminant vaut −200
d)2∣k∣=5 donne le même résultat
a)
On substitue : x2+(x+1)2=25, donc 2x2+2x+1=25, soit 2x2+2x−24=0, ou encore x2+x−12=0 après division par 2. Cela se factorise en (x+4)(x−3)=0, donc x=−4 ou x=3. On remonte à la droite pour les ordonnées : (−4;−3) et (3;4). Il faut TOUJOURS remonter, une abscisse seule n'est pas un point.
b)
Avec y=x+k : x2+(x+k)2=25, donc 2x2+2kx+k2−25=0. Le discriminant vaut Δ=4k2−8(k2−25)=−4k2+200. La tangence exige Δ=0, donc k2=50 et k=±50=±52≈±7,071. Deux droites conviennent, une de chaque côté du cercle.
c)
Pour k=10 : Δ=−4×100+200=−200, NÉGATIF. Aucun point commun, la droite passe à côté du cercle. On le savait sans calculer : 10 dépasse 7,071, donc la droite est plus éloignée que la position de tangence.
d)
La distance du centre (0;0) à la droite x−y+k=0 vaut 12+(−1)2∣0−0+k∣=2∣k∣. La tangence signifie que cette distance égale le rayon : 2∣k∣=5, donc ∣k∣=52≈7,071. Même résultat, par un chemin entièrement géométrique. Les deux méthodes se contrôlent l'une l'autre, et la seconde ne marche que pour le CERCLE : pour les autres coniques, seul le discriminant est disponible.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « Pour une hyperbole comme pour une ellipse, c2=a2−b2. »
b) « Le centre de (x−3)2+(y+4)2=36 est (−3;4). »
c) « Toute équation de la forme x2+y2+Dx+Ey+F=0 décrit un cercle. »
d) « Dans une ellipse, l'axe focal est celui du plus grand dénominateur ; dans une hyperbole aussi. »
e) « Une droite coupe toujours une conique en deux points. »
Voir la correction
a)
Faux pour l'hyperbole : c'est c2=a2+b2, avec un PLUS. Contre-exemple : 16x2−9y2=1 a c=5, et non 7. L'énoncé correct : moins pour l'ellipse, plus pour l'hyperbole. La raison est géométrique : les foyers d'une ellipse sont à l'INTÉRIEUR, donc plus près du centre que les sommets, alors que ceux d'une hyperbole sont au-DELÀ des sommets.
b)
Faux : le centre est (3;−4). La forme canonique contient des SOUSTRACTIONS, donc y+4 se lit y−(−4). Contre-exemple : en (3;−4) le membre de gauche vaut 0, ce qui est le minimum, alors qu'en (−3;4) il vaut 36+64=100, différent de 36. L'énoncé correct : on lit les signes à l'envers.
c)
Faux : après complétion, le membre de droite peut être nul ou négatif. Contre-exemple : x2+y2−6x+8y+30=0 n'a AUCUNE solution. L'énoncé correct : une telle équation décrit un cercle, un point ou l'ensemble vide, selon le signe obtenu après complétion du carré.
d)
Faux pour l'hyperbole. Contre-exemple : 9y2−16x2=1 a son axe focal VERTICAL, alors que le plus grand dénominateur, 16, est sous le x. L'énoncé correct : pour une ellipse, c'est la TAILLE des dénominateurs qui décide ; pour une hyperbole, c'est le SIGNE, le terme positif portant l'axe focal.
e)
Faux : elle peut la couper en deux points, en un seul, ou en aucun. Contre-exemple : y=x+10 ne rencontre pas x2+y2=25, son discriminant valant −200. L'énoncé correct : le discriminant de l'équation obtenue par substitution décide, et le cas du discriminant nul est celui de la TANGENCE.
Exercice 9 : Problème : le joint elliptique d'un tuyau coupé en biais
Un tuyau cylindrique de 200 mm de diamètre est coupé par un plan incliné de 30 degrés par rapport à la coupe droite, pour se raccorder à un coude. La section obtenue n'est plus un disque : c'est une ELLIPSE, et c'est elle qui donne la forme du joint d'étanchéité.
Le petit axe de cette ellipse reste le diamètre du tuyau ; le grand axe s'allonge d'un facteur cos30∘1.
a) Donnez le demi-petit axe et le demi-grand axe du joint, au centième de millimètre.
b) Calculez la distance focale c et l'excentricité. Que remarquez-vous en comparant l'excentricité à l'angle de coupe ?
c) Quelle est l'aire de la section ? Comparez-la à celle de la coupe droite.
d) Un joint circulaire de 200 mm conviendrait-il ? Justifiez en une phrase de technicien.
Voir la correction
Réponses
a)b=100 mm et a≈115,47 mm
b)c≈57,74 mm et e=0,5, qui est exactement sin30∘
c)Environ 36276 mm², soit 15,5 pour cent de plus que 31416 mm²
d)Non : il serait trop court de 15,47 mm dans le sens long et fuirait
a)
Le petit axe est perpendiculaire à l'inclinaison : il garde le diamètre du tuyau, donc 2b=200 mm et b=100 mm. Le grand axe s'étire : 2a=cos30∘200≈230,94 mm, donc a≈115,47 mm. Plus la coupe est inclinée, plus l'ellipse s'allonge, et à 90 degrés elle ne se refermerait plus.
b)
c=a2−b2=13333,33−10000=3333,33≈57,74 mm. Excentricité : e=ac=115,4757,74=0,5. Or sin30∘=0,5 : l'excentricité de la section EST le sinus de l'angle de coupe. Ce n'est pas une coïncidence, et cela donne une méthode de contrôle immédiate en atelier.
c)
Aire d'une ellipse : πab=π×115,47×100≈36276 mm². La coupe droite donnerait π×1002≈31416 mm². Le rapport vaut cos30∘1≈1,1547, soit 15,5 pour cent de plus. La surface de contact du joint augmente donc du même facteur que l'allongement.
d)
NON. Un joint circulaire de 200 mm couvrirait le petit axe exactement, mais il manquerait 230,94−200=30,94 mm sur la longueur, soit 15,47 mm à chaque extrémité : le raccord fuirait des deux côtés. Il faut un joint découpé à l'ellipse, et c'est exactement pourquoi les catalogues de raccords donnent l'angle de coupe en plus du diamètre.
Exercice 10 : Problème : la tour de refroidissement hyperbolique
Les grandes tours de refroidissement ont un profil HYPERBOLIQUE, parce que cette forme se construit en lignes droites inclinées tout en se resserrant au milieu, ce qui accélère le tirage de l'air.
Le profil d'une tour suit 900x2−b2y2=1, où x est le rayon et y la hauteur comptée depuis le col, en mètres. Le col a 30 m de rayon, et à 60 m au-dessus du col le rayon vaut 42 m.
a) Vérifiez que le col a bien 30 m de rayon, puis trouvez b2 et b, au centième.
b) Quel est le rayon de la tour à 50 m EN DESSOUS du col ? Donnez le diamètre au centième.
c) À quelle hauteur au-dessus du col le rayon atteint-il 50 m ? Donnez la réponse au centième.
d) Quelle est la pente des asymptotes, et que représentent-elles pour le constructeur ?
Voir la correction
Réponses
a)Le col est le sommet, x=30 pour y=0 ; b2=3750 et b≈61,24
b)Rayon ≈38,73 m, donc un diamètre de 77,46 m
c)Environ 81,65 m au-dessus du col
d)Pente ≈2,04 : le cône que la tour approche sans jamais l'atteindre
a)
Pour y=0, l'équation donne 900x2=1, donc x=30 : le col est bien le SOMMET de l'hyperbole, à 30 m de rayon. Avec x=42 et y=60 : 9001764−b23600=1, donc 1,96−1=b23600, d'où b2=0,963600=3750 et b=3750≈61,24.
b)
On prend y=−50, le carré effaçant le signe : 900x2=1+37502500=1+32=35, donc x2=1500 et x≈38,73 m. Le diamètre au sol vaut donc 77,46 m. L'hyperbole étant symétrique par rapport au col, un point situé 50 m plus haut aurait exactement le même rayon.
c)
On isole y : 9002500−1=3750y2, donc y2=3750×916≈6666,67 et y≈81,65 m. On garde la racine POSITIVE, la question demandant la hauteur au-dessus du col ; la racine négative donnerait le point symétrique en dessous, tout aussi réel mais hors sujet.
d)
Les asymptotes ont pour pente ±ab=±3061,24≈±2,04. Pour le constructeur, elles décrivent le CÔNE dont la tour se rapproche de plus en plus sans jamais l'atteindre : très haut au-dessus du col, la paroi devient pratiquement rectiligne, et c'est ce qui permet de la construire en barres droites. L'angle avec la verticale vaut arctan61,2430≈26,1 degrés.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Vous cherchez un tuteur en math Technico-sciences à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. On travaille sur des exercices du niveau réel des évaluations de cinquième secondaire, en séquence Technico-sciences.