Math TS, secondaire 5 à Montréal • Géométrie analytique

Fiche de révision : les coniques

Cette fiche de révision accompagne le chapitre des coniques du programme de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire : cercle, ellipse, hyperbole, parabole, coniques translatées et intersection avec une droite.

Elle ne redit pas le cours. Elle dit ce qui coûte des points en évaluation, ce que le correcteur attend exactement, et les contrôles à faire avant de rendre la copie.

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Le fil du chapitre

Une conique n'est pas une formule à reconnaître, c'est un LIEU GÉOMÉTRIQUE, l'ensemble des points qui vérifient une condition de distance. La complétion du carré ne fait que rendre cette condition lisible, et c'est pour cela qu'elle est le premier geste de tout exercice du chapitre.

Ce chapitre fait partie de Mathématique TS, secondaire 5
Pour s'entraîner Les exercices corrigés de ce chapitre, 11 exercices

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (10 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Expressions algébriques et mise en évidenceSecondaire 3
  2. 2Les logarithmes et le changement de baseSecondaire 4 TS
  3. 3Les calculs algébriques et les expressions rationnellesSecondaire 4 TS
  4. 4La factorisationSecondaire 4 TS
  5. 5Les équations et les inéquationsSecondaire 4 TS
  6. 6Les systèmes d'équationsSecondaire 4 TS
  7. 7La géométrie analytiqueSecondaire 4 TS
  8. 8La complétion du carré et la formule quadratique
  9. 9Les équations et les inéquations rationnelles et à valeur absolue
  10. 10Les systèmes semi-linéaires et les régions du plan

L'essentiel

Les quatre équations de référence

  • • CERCLE : (x−h)2+(y−k)2=r2(x-h)^{2}+(y-k)^{2}=r^{2}. On lit les signes À L'ENVERS, y+4y+4 donnant k=−4k=-4.
  • • ELLIPSE : x2a2+y2b2=1\dfrac{x^{2}}{a^{2}}+\dfrac{y^{2}}{b^{2}}=1, avec c2=a2−b2c^{2}=a^{2}-b^{2}, un MOINS. L'axe focal est celui du PLUS GRAND dénominateur.
  • • HYPERBOLE : x2a2−y2b2=1\dfrac{x^{2}}{a^{2}}-\dfrac{y^{2}}{b^{2}}=1, avec c2=a2+b2c^{2}=a^{2}+b^{2}, un PLUS. L'axe focal est celui du terme POSITIF, quelle que soit la taille des dénominateurs.
  • • PARABOLE : x2=4cyx^{2}=4cy, où cc est la distance du sommet au foyer, égale à celle du sommet à la directrice. Une SEULE variable est au carré.
-6-5-4-3-2-1123456-4-3-2-11234b = 3c = 4a = 5F₁F₂A₁A₂
Les FOYERS d'une ellipse sont toujours à l'INTÉRIEUR, entre le centre et les sommets : cc est plus petit que aa. Pour une hyperbole ce serait l'inverse.

Reconnaître, et les cas dégénérés

  • • UNE SEULE variable au carré : parabole. DEUX carrés de signes OPPOSÉS : hyperbole. DEUX carrés de MÊME signe : ellipse, et cercle si les coefficients sont égaux.
  • • APRÈS COMPLÉTION DU CARRÉ, le membre de droite décide : positif, un cercle ; NUL, un point unique ; NÉGATIF, l'ensemble vide.
  • • Ne jamais écrire un rayon imaginaire. La réponse attendue au cas négatif est « aucun point ».
  • • On COMPLÈTE toujours avant de conclure : la forme générale cache tout, la forme canonique donne centre, demi-axes et orientation d'un coup d'oeil.
= 0 : un point= 36 : un cercle< 0 : aucun point
Après complétion, (x−3)2+(y+4)2(x-3)^{2}+(y+4)^{2} vaut 3636 : un cercle de rayon 66 (bleu) ; vaut 00 : le seul point (3 ;−4)(3\,;-4) (orange) ; un nombre négatif : aucun point.

Excentricité, asymptotes, tangence

  • • EXCENTRICITÉ e=cae=\dfrac{c}{a} : nulle pour un cercle, entre 00 et 11 pour une ellipse, supérieure à 11 pour une hyperbole. Elle mesure l'aplatissement.
  • • ASYMPTOTES d'une hyperbole : y=±baxy=\pm\dfrac{b}{a}x, obtenues en remplaçant le 11 par 00. Ce sont les diagonales du RECTANGLE DIRECTEUR.
  • • HYPERBOLE CONJUGUÉE : on échange les signes. Mêmes asymptotes, même rectangle directeur, axe focal perpendiculaire.
  • • DROITE ET CONIQUE : on substitue, puis le DISCRIMINANT décide. Positif, deux points ; NUL, TANGENCE ; négatif, aucun point.
-6-5-4-3-2-1123456-6-5-4-3-2-1123456e = 0e = 0,6e = 0,9
Trois ellipses de même a=5a=5 : e=0e=0 est le cercle (bleu), e=0,6e=0{,}6 (orange) puis e=0,9e=0{,}9 (vert) s'aplatissent. L'excentricité ca\dfrac{c}{a} mesure cet aplatissement.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Lire le centre sans inverser les signes

toute la question, foyers et sommets compris

Ce qu'il ne faut pas écrire

Le centre de (x−3)2+(y+4)2=36(x-3)^{2}+(y+4)^{2}=36 est (−3 ;4)(-3\,;4)

Ce qu'il faut écrire

(3 ;−4)(3\,;-4)

-6-4-2246810-12-10-8-6-4-2246(3 ; −4)faux : (−3 ; 4)
(x−3)2+(y+4)2=36(x-3)^{2}+(y+4)^{2}=36 est centré en (3 ;−4)(3\,;-4) (vert). Le point (−3 ;4)(-3\,;4) (rouge), lu avec les signes de l'écriture, est à 1010 unités du vrai centre, hors du cercle.

Pourquoi : La forme canonique contient des SOUSTRACTIONS : y+4y+4 s'écrit y−(−4)y-(-4). Le contrôle est immédiat : au vrai centre le membre de gauche vaut 00, son minimum, alors qu'en (−3 ;4)(-3\,;4) il vaut 100100.

2. Prendre la racine sans regarder le signe

toute la question

Ce qu'il ne faut pas écrire

(x−3)2+(y+4)2=−5(x-3)^{2}+(y+4)^{2}=-5 donne un rayon −5\sqrt{-5}

Ce qu'il faut écrire

Aucun point : l'ensemble est vide

Pourquoi : Une somme de deux carrés ne peut pas être négative. Après complétion, le membre de droite doit être examiné AVANT de prendre la racine : positif donne un cercle, nul un point unique, négatif rien du tout. L'examen pose ces deux cas exprès.

3. Appliquer le moins de l'ellipse à l'hyperbole

toute la question

Ce qu'il ne faut pas écrire

Pour x216−y29=1\dfrac{x^{2}}{16}-\dfrac{y^{2}}{9}=1, c=16−9c=\sqrt{16-9}

Ce qu'il faut écrire

c=16+9=5c=\sqrt{16+9}=5

-8-7-6-5-4-3-2-112345678-5-4-3-2-112345c = 5faux : √7
Les foyers de x216−y29=1\dfrac{x^{2}}{16}-\dfrac{y^{2}}{9}=1 sont AU-DELÀ des sommets : c=5>a=4c=5>a=4 (vert). Les croix rouges, ±7\pm\sqrt{7}, tombent entre les deux branches, là où il n'y a pas de courbe.

Pourquoi : Moins pour l'ellipse, PLUS pour l'hyperbole. La raison est géométrique : les foyers d'une ellipse sont entre le centre et les sommets, donc c<ac<a ; ceux d'une hyperbole sont au-DELÀ des sommets, donc c>ac>a. Si le cc trouvé est plus petit que aa sur une hyperbole, c'est faux.

4. Chercher l'axe focal d'une hyperbole sur la taille des dénominateurs

toute la question, foyers et sommets inversés

Ce qu'il ne faut pas écrire

y29−x216=1\dfrac{y^{2}}{9}-\dfrac{x^{2}}{16}=1 a son axe focal horizontal, 1616 étant le plus grand

Ce qu'il faut écrire

Il est VERTICAL : c'est le terme POSITIF qui porte l'axe

-10-8-6-4-2246810-8-6-4-22468y²/9 − x²/16 = 1faux
y29−x216=1\dfrac{y^{2}}{9}-\dfrac{x^{2}}{16}=1 (vert) ouvre vers le haut et le bas : le terme positif est en yy, malgré le 1616. La rouge, d'axe horizontal, est sa conjuguée : même rectangle, mêmes asymptotes.

Pourquoi : La règle du plus grand dénominateur ne vaut que pour l'ELLIPSE. Pour une hyperbole, c'est le SIGNE qui décide, et les dénominateurs peuvent être dans n'importe quel ordre. Le contrôle : poser x=0x=0 ; si l'on trouve des solutions, l'axe focal est vertical.

5. Ramener les foyers à zéro sur une conique translatée

la moitié de la question

Ce qu'il ne faut pas écrire

Les foyers de (x−2)29+(y+1)24=1\dfrac{(x-2)^{2}}{9}+\dfrac{(y+1)^{2}}{4}=1 sont (±5 ;0)(\pm\sqrt{5}\,;0)

Ce qu'il faut écrire

(2±5 ;−1)(2\pm\sqrt{5}\,;-1)

-4-3-2-11234567-4-3-2-1123centre2 + √5faux
L'ellipse translatée garde ses foyers sur son axe, à 5\sqrt{5} du CENTRE (2 ;−1)(2\,;-1) : (2±5 ;−1)(2\pm\sqrt{5}\,;-1) en vert. Les croix rouges sont les foyers de l'ellipse NON translatée.

Pourquoi : Tout se décale de (h ;k)(h\,;k), y compris les foyers, les sommets et les asymptotes. L'ordonnée des foyers est celle du CENTRE, donc −1-1 ici. On part toujours du centre et on avance de cc le long de l'axe focal.

6. Oublier de multiplier la constante par le coefficient mis en facteur

toute la mise sous forme canonique

Ce qu'il ne faut pas écrire

4(x2−4x)=4[(x−2)2−4]4(x^{2}-4x)=4\left[(x-2)^{2}-4\right] donne 4(x−2)2−44(x-2)^{2}-4

Ce qu'il faut écrire

4(x−2)2−164(x-2)^{2}-16

Pourquoi : Le crochet est multiplié par 44 EN ENTIER, donc le −4-4 devient −16-16. C'est l'erreur la plus fréquente de la complétion du carré avec coefficient, et elle se détecte en développant le résultat pour retrouver l'équation de départ.

7. Donner une abscisse au lieu d'un point

1 à 2 points

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'intersection est x=−4x=-4 et x=3x=3 »

Ce qu'il faut écrire

(−4 ;−3)(-4\,;-3) et (3 ;4)(3\,;4)

-7-6-5-4-3-2-11234567-7-6-5-4-3-2-11234567(−4 ; −3)(3 ; 4)
Les croix rouges sur l'axe ne sont que des abscisses. Les points d'intersection (vert) ont deux coordonnées, qu'on obtient en remontant dans y=x+1y=x+1.

Pourquoi : Un point d'intersection a DEUX coordonnées. Après avoir résolu l'équation en xx, on remonte dans l'équation de la droite, la plus simple des deux, pour obtenir les ordonnées. Oublier cette remontée est une perte gratuite.

Quelle méthode choisir

Quelle conique, et que faire ensuite

Une équation du second degré en deux variables

parabolecercleellipsehyperbole
Un seul carré : parabole. Deux carrés de même signe : cercle si les coefficients sont égaux, ellipse sinon. Deux carrés de signes opposés : hyperbole.
  • Si UNE SEULE variable au carré → Parabole : on isole la variable au carré et on identifie 4c4c

    Exemple : x2=12yx^{2}=12y donne c=3c=3, foyer (0 ;3)(0\,;3), directrice y=−3y=-3

  • Si Deux carrés, coefficients ÉGAUX et de même signe → Cercle : on complète le carré, puis on regarde le SIGNE du membre de droite

    Exemple : x2+y2−6x+8y−11=0x^{2}+y^{2}-6x+8y-11=0 donne un cercle de centre (3 ;−4)(3\,;-4) et de rayon 66

  • Si Deux carrés, coefficients de MÊME signe mais différents → Ellipse : on divise pour obtenir un 11 à droite, puis c2=a2−b2c^{2}=a^{2}-b^{2}

    Exemple : 4x2+9y2=364x^{2}+9y^{2}=36 donne x29+y24=1\dfrac{x^{2}}{9}+\dfrac{y^{2}}{4}=1

  • Si Deux carrés, coefficients de signes OPPOSÉS → Hyperbole : le terme POSITIF porte l'axe focal, et c2=a2+b2c^{2}=a^{2}+b^{2}

    Exemple : 4x2−9y2=364x^{2}-9y^{2}=36 a son axe focal horizontal et c=13c=\sqrt{13}

Les quatre branches supposent qu'on a d'abord tout ramené d'un même côté et complété les carrés. Un cas dégénéré n'apparaît qu'à ce moment-là, et il ne concerne que les deux branches à deux carrés de même signe.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Rédiger une intersection droite-conique

Quand l'utiliser : Chaque fois qu'on demande les points communs, ou une condition de tangence

  1. 1 Isoler une variable dans l'équation de la DROITE, la plus simple des deux.
  2. 2 Substituer dans l'équation de la conique et développer.
  3. 3 Ramener à une équation du second degré sous forme standard.
  4. 4 Calculer le DISCRIMINANT et annoncer le nombre de points AVANT de résoudre.
  5. 5 Résoudre, puis REMONTER dans l'équation de la droite pour les ordonnées.
  6. 6 Vérifier chaque point dans les DEUX équations.

Phrase de conclusion

« Je substitue y=x+1y=x+1 dans x2+y2=25x^{2}+y^{2}=25 : 2x2+2x−24=02x^{2}+2x-24=0, soit x2+x−12=0x^{2}+x-12=0. Discriminant 1+48=49>01+48=49>0, donc DEUX points. Les racines sont x=−4x=-4 et x=3x=3, d'où, en remontant dans y=x+1y=x+1, les points (−4 ;−3)(-4\,;-3) et (3 ;4)(3\,;4). Vérification : 16+9=2516+9=25 et 9+16=259+16=25. »

Le piège : Résoudre sans annoncer le discriminant. Le correcteur attend le nombre de points AVANT les points eux-mêmes, parce que c'est ce qui distingue une méthode d'un tâtonnement.

Barème : 1 point pour la substitution, 2 points pour l'équation obtenue, 2 points pour le discriminant et la conclusion sur le nombre de points, 2 points pour les racines, 2 points pour la remontée aux ordonnées, 1 point pour la vérification.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Une tour de refroidissement, de l'équation aux cotes

Le profil d'une tour de refroidissement suit x2900−y2b2=1\dfrac{x^{2}}{900}-\dfrac{y^{2}}{b^{2}}=1, où xx est le rayon et yy la hauteur comptée depuis le col, en mètres. Le col a 3030 m de rayon, et à 6060 m au-dessus du col le rayon vaut 4242 m. Trouvez bb, le diamètre à 5050 m sous le col, et la hauteur à laquelle le rayon atteint 5050 m.

-80-60-40-2020406080-60-40-2020406080col : 30 m(42 ; 60)
Le col, à hauteur nulle, est l'endroit le plus étroit : c'est le SOMMET de l'hyperbole, à 3030 m de l'axe. Le point de la paroi à 6060 m au-dessus du col, de rayon 4242 m, sert à trouver bb.

Étape 1

Pour y=0y=0 : x2900=1\dfrac{x^{2}}{900}=1, donc x=30x=30 m.

Pourquoi

Le col est le SOMMET de l'hyperbole, là où les deux branches sont les plus proches. Cette vérification confirme que le repère est bien centré sur le col.

Étape 2

Avec x=42x=42 et y=60y=60 : 1764900−3600b2=1\dfrac{1764}{900}-\dfrac{3600}{b^{2}}=1, donc 3600b2=0,96\dfrac{3600}{b^{2}}=0{,}96 et b2=3750b^{2}=3750.

Pourquoi

On substitue le point connu et on isole le paramètre inconnu. Le bb d'une hyperbole n'est pas une dimension visible de la tour : c'est lui qui règle la vitesse d'évasement.

Étape 3

b=3750≈61,24b=\sqrt{3750}\approx 61{,}24 m.

Pourquoi

On garde b2b^{2} en mémoire pour la suite : toutes les formules l'utilisent au carré, et repasser par le bb arrondi ferait perdre de la précision.

Étape 4

À 5050 m sous le col, y=−50y=-50 : x2900=1+25003750=53\dfrac{x^{2}}{900}=1+\dfrac{2500}{3750}=\dfrac{5}{3}, donc x2=1500x^{2}=1500 et x≈38,73x\approx 38{,}73 m, soit un diamètre de 77,4677{,}46 m.

Pourquoi

Le carré efface le signe de yy : un point situé 5050 m plus haut aurait exactement le même rayon. L'hyperbole est symétrique par rapport au col, et la tour aussi, à ceci près qu'elle est tronquée différemment en haut et en bas.

Étape 5

Rayon de 5050 m : 2500900−1=y23750\dfrac{2500}{900}-1=\dfrac{y^{2}}{3750}, donc y2≈6666,67y^{2}\approx 6666{,}67 et y≈81,65y\approx 81{,}65 m.

Pourquoi

On garde la racine POSITIVE, la question demandant la hauteur au-dessus du col. La racine négative donne le point symétrique, tout aussi réel mais hors sujet ici.

Étape 6

Asymptotes : pente ±61,2430≈±2,04\pm\dfrac{61{,}24}{30}\approx\pm 2{,}04, soit 26,126{,}1 degrés avec la verticale.

-80-60-40-2020406080100-60-40-2020406080100col : 30 m(42 ; 60)77,46 m(50 ; 81,65)

Pourquoi

C'est le cône dont la tour se rapproche sans jamais l'atteindre. Très haut au-dessus du col, la paroi devient pratiquement rectiligne, et c'est ce qui permet de la construire en barres droites inclinées.

Conclusion rédigée

b≈61,24b\approx 61{,}24 m ; un diamètre de 77,4677{,}46 m à 5050 m sous le col ; et un rayon de 5050 m atteint à 81,6581{,}65 m au-dessus du col.

L'erreur classique sur cet exercice : Prendre bb pour une dimension mesurable de la tour. Ce paramètre ne correspond à aucune cote visible : il règle seulement la vitesse d'évasement, et c'est aa, le rayon du col, qui se mesure.

À savoir par cœur

  • • Cercle : (x−h)2+(y−k)2=r2(x-h)^{2}+(y-k)^{2}=r^{2}, signes lus à l'envers.
  • • Après complétion : positif un cercle, nul un point, négatif rien.
  • • Ellipse : c2=a2−b2c^{2}=a^{2}-b^{2}, un MOINS ; c<ac<a toujours.
  • • Hyperbole : c2=a2+b2c^{2}=a^{2}+b^{2}, un PLUS ; c>ac>a toujours.
  • • Ellipse : l'axe focal est celui du plus GRAND dénominateur.
  • • Hyperbole : l'axe focal est celui du terme POSITIF.
  • • Asymptotes : y=±baxy=\pm\dfrac{b}{a}x, diagonales du rectangle directeur.
  • • Parabole : x2=4cyx^{2}=4cy, foyer et directrice à la distance cc du sommet.
  • • Excentricité e=cae=\dfrac{c}{a} : 00, entre 00 et 11, ou plus grand que 11.
  • • Droite et conique : on substitue, le discriminant décide.

Questions fréquentes

Pourquoi parle-t-on de lieu géométrique pour une conique ?

Parce que chaque conique se définit par une condition de distance, avant toute équation. Un cercle est l'ensemble des points à distance fixe d'un centre, une parabole l'ensemble des points à égale distance d'un point et d'une droite, une ellipse l'ensemble des points dont la somme des distances à deux foyers est constante. L'équation n'est que la traduction algébrique de cette condition, obtenue en écrivant les distances puis en simplifiant.

Pourquoi le signe change-t-il entre l'ellipse et l'hyperbole ?

Parce que les foyers ne sont pas placés de la même façon. Pour une ellipse, ils sont entre le centre et les sommets, donc la distance focale est plus petite que le demi-grand axe, ce qui donne une soustraction. Pour une hyperbole, ils sont au-delà des sommets, donc la distance focale est plus grande, ce qui donne une addition. Comparer la distance focale au demi-axe est d'ailleurs le meilleur contrôle d'un calcul.

Une équation du second degré décrit-elle toujours une vraie courbe ?

Non. Après avoir complété les carrés, le membre de droite peut être nul ou négatif. S'il est nul, la seule solution est le centre, donc l'ensemble se réduit à un point. S'il est négatif, aucun point du plan ne convient et l'ensemble est vide, puisqu'une somme de carrés ne peut pas être négative. Ces deux situations s'appellent des cas dégénérés, et les évaluations les posent volontiers.

À quoi servent les asymptotes d'une hyperbole ?

À tracer la courbe rapidement et à comprendre son comportement lointain. On dessine d'abord le rectangle formé par les demi-axes, on prolonge ses diagonales, et les deux branches viennent se loger dans les régions ainsi découpées en s'en approchant sans jamais les toucher. Dans un contexte technique, elles décrivent la forme limite que l'objet approche, par exemple le cône dont une tour de refroidissement se rapproche vers le haut.

Comment savoir si une droite touche une conique sans résoudre ?

On substitue l'équation de la droite dans celle de la conique, ce qui donne une équation du second degré à une seule inconnue, puis on calcule son discriminant sans aller plus loin. S'il est positif il y a deux points d'intersection, s'il est nul la droite est tangente, s'il est négatif elle passe à côté. C'est la méthode générale, et elle vaut pour toutes les coniques, alors que le calcul de la distance au centre ne fonctionne que pour un cercle.

Passer à la pratique

Exercices corrigés : Les coniques

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 11 exercices corrigés
  • 110 points
  • 150 minutes
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© Ahmed Squalli Houssaini. Fiche publiée sur www.letuteurscientifique.ca/fiches/ts5-coniques. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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