Math TS, secondaire 5 à Montréal • Géométrie analytique
Exercices corrigés : les transformations géométriques (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur les transformations géométriques dans le plan cartésien, calibrés sur le niveau réel des évaluations. Le chapitre appartient en propre à la séquence TS : la séquence Sciences naturelles ne l'étudie pas, et la séquence Culture, société et technique non plus.
Le fil de la série tient en une phrase : une transformation se décrit par une RÈGLE sur les coordonnées, et cette règle dit tout, ce qui est conservé, ce qui est multiplié, et dans quel ordre composer. On ne retient donc pas des dessins, on retient cinq règles et on les lit.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : la rotation de 90∘ confondue avec la réflexion d'axe y=x, qui ne diffèrent que par un signe moins, et le rapport d'une homothétie appliqué aux aires alors que les aires suivent son CARRÉ.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•TRANSLATION t(a;b) : (x;y)↦(x+a;y+b). On ajoute, jamais on ne multiplie.
•RÉFLEXIONS : d'axe des abscisses, (x;−y) ; d'axe des ordonnées, (−x;y) ; d'axe y=x, (y;x) ; d'axe y=−x, (−y;−x).
•ROTATIONS de centre O, sens antihoraire positif : 90∘ donne (−y;x), 180∘ donne (−x;−y), −90∘ donne (y;−x).
•HOMOTHÉTIE de centre O et de rapport k : (kx;ky). De centre C(c1;c2) : (c1+k(x−c1);c2+k(y−c2)).
•CENTRE QUELCONQUE, en trois temps : on soustrait le centre, on applique la règle de centre O, on rajoute le centre.
•ISOMÉTRIE, c'est-à-dire translation, rotation, réflexion : longueurs, angles et aires conservés. SIMILITUDE de rapport k : longueurs ×∣k∣, aires ×k2, angles inchangés.
•Une RÉFLEXION renverse l'orientation ; une translation, une rotation et une homothétie la conservent, même si le rapport est négatif.
•COMPOSITION : dans t∘r, on applique r D'ABORD. Ce n'est pas commutatif en général, mais deux translations commutent toujours.
•Deux réflexions d'axes PARALLÈLES distants de d donnent une translation de 2d ; d'axes SÉCANTS faisant un angle α, une rotation de 2α.
•RÉCIPROQUES : t(a;b)−1=t(−a;−b), la rotation de θ a pour réciproque celle de −θ, l'homothétie de rapport k celle de rapport k1, et une réflexion est sa propre réciproque. Celle d'une composée renverse l'ordre.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Appliquer les cinq règles de base
Le triangle ABC a pour sommets A(1;2), B(5;2) et C(5;5). Il est rectangle en B.
Une transformation géométrique se décrit par une RÈGLE qui dit ce que devient un point quelconque (x;y). Tout le chapitre consiste à appliquer la bonne règle, puis à lire sur elle ce qui a été conservé.
a) Donnez les images de A, B et C par la translation t(−3;2).
b) Donnez leurs images par la réflexion d'axe des abscisses.
c) Donnez leurs images par la rotation de centre O et d'angle 90∘ dans le sens antihoraire.
d) Donnez leurs images par la réflexion d'axe y=x.
e) Donnez leurs images par l'homothétie de centre O et de rapport 2, puis dites laquelle des cinq transformations n'est PAS une isométrie.
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Réponses
a)A′(−2;4), B′(2;4), C′(2;7)
b)A′(1;−2), B′(5;−2), C′(5;−5)
c)A′(−2;1), B′(−2;5), C′(−5;5)
d)A′(2;1), B′(2;5), C′(5;5)
e)A′(2;4), B′(10;4), C′(10;10) ; l'homothétie est la seule qui ne soit pas une isométrie
a)
La règle de la translation t(a;b) est (x;y)↦(x+a;y+b) : on ajoute, on ne multiplie jamais. Avec a=−3 et b=2 : A′(1−3;2+2)=A′(−2;4), B′(5−3;2+2)=B′(2;4) et C′(5−3;5+2)=C′(2;7). Vérification utile : la longueur AB valait 5−1=4, et A′B′ vaut 2−(−2)=4. Une translation ne change aucune longueur, elle déplace la figure en bloc.
b)
La réflexion d'axe des abscisses change le signe de l'ordonnée seulement : (x;y)↦(x;−y). Donc A′(1;−2), B′(5;−2) et C′(5;−5). La confusion la plus fréquente est de changer x au lieu de y : l'axe des abscisses est la droite y=0, c'est donc l'ORDONNÉE qui mesure la distance à l'axe, et c'est elle qui change de signe. Un point de l'axe, comme (5;0), doit rester à sa place, et c'est le test qui départage les deux règles en deux secondes.
c)
La rotation de centre O et de 90∘ dans le sens antihoraire a pour règle (x;y)↦(−y;x) : on échange les coordonnées ET on change le signe de la première. Donc A′(−2;1), B′(−2;5) et C′(−5;5). Contrôle immédiat : le point (1;0) doit venir en (0;1), c'est-à-dire un quart de tour dans le sens antihoraire ; la règle (−y;x) donne bien (0;1), alors que (y;x) donnerait (0;1) aussi, d'où l'intérêt de tester un second point, (0;1), qui doit venir en (−1;0).
d)
La réflexion d'axe y=x échange simplement les deux coordonnées : (x;y)↦(y;x). Donc A′(2;1), B′(2;5) et C′(5;5). C'est la transformation que l'on confond le plus souvent avec la rotation de 90∘ : les deux échangent les coordonnées, mais la rotation ajoute un signe moins. Le point (3;3) tranche : il est sur l'axe y=x, donc la réflexion le laisse en place, tandis que la rotation l'envoie en (−3;3).
e)
L'homothétie de centre O et de rapport 2 a pour règle (x;y)↦(2x;2y) : A′(2;4), B′(10;4) et C′(10;10). C'est la seule des cinq qui n'est pas une isométrie : elle multiplie toutes les longueurs par 2, donc A′B′=8 au lieu de 4, et elle multiplie les aires par 22=4. Les quatre autres, translation, réflexion, rotation et réflexion d'axe oblique, conservent les longueurs et les aires ; on les appelle des ISOMÉTRIES. Les angles, eux, sont conservés par les cinq, y compris l'angle droit en B.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Retrouver la transformation à partir de l'image
Le segment AB a pour extrémités A(2;1) et B(5;3). Deux de ses images sont tracées : PQ avec P(−1;2) et Q(−3;5), puis RS avec R(1;2) et S(3;5).
Reconnaître une transformation à partir de deux points suffit presque toujours : on compare les coordonnées, et une seule règle convient.
a) Identifiez la transformation qui envoie A sur P et B sur Q.
b) Identifiez celle qui envoie A sur R et B sur S.
c) Une troisième image a pour extrémités (6;3) et (15;9). Identifiez la transformation.
d) Une quatrième a pour extrémités (5;−2) et (8;0). Identifiez la transformation.
e) Une cinquième a pour extrémités (−2;−1) et (−5;−3). Deux transformations différentes conviennent : lesquelles ?
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Réponses
a)Rotation de centre O et d'angle 90∘, règle (x;y)↦(−y;x)
b)Réflexion d'axe y=x, règle (x;y)↦(y;x)
c)Homothétie de centre O et de rapport 3
d)Translation de vecteur (3;−3)
e)Rotation de 180∘ de centre O, ou homothétie de centre O et de rapport −1
a)
On regarde ce qu'est devenu A(2;1) : il est en P(−1;2). Les deux coordonnées ont été échangées, et la première a changé de signe : (2;1)↦(−1;2) suit la règle (x;y)↦(−y;x). On vérifie sur le second point : B(5;3)↦(−3;5), ce qui est bien Q. C'est la ROTATION de centre O et d'angle 90∘ dans le sens antihoraire. La vérification sur le second point n'est jamais facultative : une seule paire de points laisse toujours plusieurs règles possibles.
b)
Ici A(2;1)↦R(1;2) : les coordonnées ont été échangées SANS changement de signe, donc la règle est (x;y)↦(y;x). On vérifie : B(5;3)↦(3;5)=S. C'est la RÉFLEXION d'axe y=x. Comparée à la question a), la différence tient au seul signe moins, et c'est ce qui rend ces deux images faciles à confondre sur une figure : elles sont symétriques l'une de l'autre par rapport à l'axe des ordonnées.
c)
A(2;1)↦(6;3) : chaque coordonnée a été multipliée par 3. On vérifie sur B : (5;3)↦(15;9), encore ×3. C'est l'HOMOTHÉTIE de centre O et de rapport 3. Le signe qui ne trompe pas : quand le rapport des abscisses ET celui des ordonnées sont égaux, c'est une homothétie de centre O ; on peut d'ailleurs contrôler que O, A et son image sont alignés.
d)
A(2;1)↦(5;−2) : on a ajouté 3 à l'abscisse et retiré 3 à l'ordonnée. Sur B : (5;3)↦(8;0), encore +3 et −3. C'est la TRANSLATION de vecteur (3;−3). Le test d'une translation est le plus simple de tous : la DIFFÉRENCE entre le point et son image doit être la même pour tous les points, alors que pour une homothétie c'est le QUOTIENT qui est constant.
e)
A(2;1)↦(−2;−1) et B(5;3)↦(−5;−3) : les deux coordonnées ont changé de signe, donc la règle est (x;y)↦(−x;−y). Deux lectures sont correctes : c'est la ROTATION de centre O et d'angle 180∘, appelée demi-tour, et c'est aussi l'HOMOTHÉTIE de centre O et de rapport −1. Ce n'est pas une ambiguïté du problème, c'est un fait : une homothétie de rapport négatif est toujours la composée d'une homothétie de rapport positif et d'un demi-tour, et quand le rapport vaut exactement −1, il ne reste que le demi-tour. Attention en revanche à ne pas y voir une réflexion : une réflexion d'axe des abscisses aurait donné (2;−1), et une réflexion d'axe des ordonnées (−2;1).
Exercice 3 : Rotations : centre O, puis centre quelconque
On travaille avec le point P(5;2) et le point C(1;1). Le sens positif est le sens antihoraire.
Une rotation de centre quelconque ne demande aucune formule nouvelle : on ramène le centre à l'origine, on tourne, on revient. La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez l'image de P par la rotation de centre O et d'angle 90∘.
b) Donnez son image par la rotation de centre O et d'angle 180∘.
c) Donnez son image par la rotation de centre O et d'angle −90∘.
d) Donnez l'image de P par la rotation de centre C(1;1) et d'angle 90∘.
e) Donnez son image par la rotation de centre C et d'angle 180∘, puis vérifiez votre réponse par une propriété du demi-tour.
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Réponses
a)(−2;5)
b)(−5;−2)
c)(2;−5)
d)P′(0;5), en trois temps : soustraire C, tourner, rajouter C
e)P′(−3;0) ; le milieu de P et P′ vaut bien C(1;1)
a)
La règle est (x;y)↦(−y;x), donc P(5;2)↦(−2;5). Contrôle de distance : OP=25+4=29 et OP′=4+25=29. Une rotation de centre O conserve toujours la distance à O, et c'est la vérification la plus rapide qui soit : si les deux distances diffèrent, la règle a été mal appliquée.
b)
La règle du demi-tour est (x;y)↦(−x;−y), donc P↦(−5;−2). On peut aussi l'obtenir en appliquant deux fois la rotation de 90∘ : (5;2)↦(−2;5)↦(−5;−2). Les deux méthodes concordent, et cela confirme au passage que composer une rotation avec elle-même revient à ajouter les angles.
c)
Une rotation de −90∘, c'est-à-dire un quart de tour dans le sens horaire, a pour règle (x;y)↦(y;−x). Donc P↦(2;−5). On le retrouve autrement : −90∘ équivaut à 270∘, soit trois quarts de tour antihoraires, et en appliquant trois fois la règle de a) on obtient (5;2)↦(−2;5)↦(−5;−2)↦(2;−5).
d)
On procède en trois temps. D'abord on TRANSLATE de façon à amener C sur l'origine, ce qui revient à soustraire les coordonnées de C : P−C=(5−1;2−1)=(4;1). Ensuite on applique la rotation de 90∘ autour de l'origine : (4;1)↦(−1;4). Enfin on remet le centre à sa place en rajoutant C : (−1+1;4+1)=(0;5). L'image est donc P′(0;5). Contrôle : CP=16+1=17 et CP′=(0−1)2+(5−1)2=1+16=17. L'erreur classique est d'oublier le troisième temps et de répondre (−1;4), qui est l'image dans le repère déplacé, pas dans le repère de l'énoncé.
e)
Même méthode : P−C=(4;1), puis le demi-tour donne (−4;−1), puis on rajoute C : (−4+1;−1+1)=(−3;0). L'image est P′(−3;0). La vérification tient à une propriété du demi-tour : le centre est le MILIEU du segment joignant un point à son image. Le milieu de P(5;2) et de P′(−3;0) vaut (25−3;22+0)=(1;1), c'est bien C. Cette propriété donne une méthode directe pour un demi-tour, sans passer par les trois temps : l'image est 2C−P.
Exercice 4 : Homothétie : ce qui change, et de combien
On reprend le triangle ABC de l'exercice 1, avec A(1;2), B(5;2) et C(5;5). Il est rectangle en B, ses côtés mesurent 4, 3 et 5, son périmètre vaut 12 et son aire vaut 6.
L'homothétie est la seule transformation du chapitre qui change les mesures, et elle ne les change pas toutes de la même façon. La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez les images de A, B et C par l'homothétie de centre O et de rapport 2, puis le périmètre et l'aire du triangle image.
b) Énoncez la règle générale : par quoi une homothétie de rapport k multiplie-t-elle les longueurs, les aires et les angles ?
c) Donnez les images par l'homothétie de centre O et de rapport −23, puis décrivez en mots ce que fait cette transformation.
d) Une photographie de 10 cm sur 15 cm est agrandie par une homothétie de rapport 1,4. Donnez ses nouvelles dimensions et le rapport des aires.
e) Quel rapport d'homothétie faut-il choisir pour TRIPLER l'aire d'une figure ?
c)A′(−1,5;−3), B′(−7,5;−3), C′(−7,5;−7,5) : agrandie de moitié ET retournée
d)14 cm sur 21 cm ; rapport des aires 1,96=1,42
e)k=3≈1,73
a)
La règle est (x;y)↦(2x;2y) : A′(2;4), B′(10;4) et C′(10;10). Les côtés deviennent A′B′=8, B′C′=6 et A′C′=10, donc le périmètre vaut 24, soit 2 fois 12. L'aire vaut 28×6=24, soit 4 fois 6. Le périmètre a été multiplié par 2, l'aire par 4 : c'est la distinction centrale du chapitre.
b)
Une homothétie de rapport k multiplie toutes les LONGUEURS par ∣k∣, toutes les AIRES par k2, et laisse les ANGLES inchangés. On prend la valeur absolue pour les longueurs parce qu'une longueur est positive, alors qu'un rapport peut être négatif. Pour les volumes, ce serait ∣k∣3. La raison est dimensionnelle : une aire est un produit de deux longueurs, donc chacune apportant son facteur ∣k∣, le produit reçoit k2.
c)
La règle est (x;y)↦(−23x;−23y) : A′(−1,5;−3), B′(−7,5;−3) et C′(−7,5;−7,5). En mots : la figure est agrandie de moitié en plus, puisque −23=1,5, ET retournée de l'autre côté du centre, puisque le rapport est négatif. C'est exactement la composée de l'homothétie de rapport 23 et du demi-tour de centre O. Le périmètre devient 12×1,5=18 et l'aire 6×(23)2=6×2,25=13,5 : c'est bien k2 et non ∣k∣ ni k, et le carré efface le signe.
d)
Les dimensions deviennent 10×1,4=14 cm et 15×1,4=21 cm. L'aire passe de 150 cm2 à 14×21=294 cm2, et le rapport vaut 150294=1,96, ce qui est bien 1,42. C'est le calcul qui fait rater les problèmes de coût : un papier photo 40 pour cent plus grand en dimensions coûte 96 pour cent de plus en surface, presque le double.
e)
On cherche k tel que k2=3, donc k=3≈1,73. Autrement dit, il faut agrandir les longueurs d'environ 73 pour cent pour tripler l'aire, et non de 200 pour cent. Le réflexe à garder : quand une question porte sur une aire, on passe par le CARRÉ du rapport, et pour remonter du rapport des aires au rapport des longueurs on prend la racine carrée.
Exercice 5 : Composer deux transformations, et dans quel ordre
On note r la rotation de centre O et d'angle 90∘, et t la translation de vecteur (3;0). La notation t∘r se lit « t rond r » et signifie : on applique d'abord r, PUIS t.
L'ordre se lit de droite à gauche, comme dans f(g(x)). C'est la source d'erreur la plus coûteuse du chapitre, parce qu'elle ne se voit pas sur le résultat d'un seul point. La figure ci-dessous représente la situation.
a) Calculez l'image de P(2;1) par t∘r, puis par r∘t.
b) Reprenez avec le point O(0;0) et concluez sur la commutativité.
c) Notez sx la réflexion d'axe des abscisses et sy celle d'axe des ordonnées. Calculez sy∘sx appliquée à P(2;1) et reconnaissez la transformation obtenue.
d) Soient t1 de vecteur (3;0) et t2 de vecteur (0;4). Calculez t1∘t2 et t2∘t1 sur P, et concluez.
e) Donnez la transformation réciproque de t∘r, puis vérifiez-la sur l'image trouvée en a).
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Réponses
a)t∘r donne (2;2) ; r∘t donne (−1;5)
b)(3;0) contre (0;3) : la composition n'est pas commutative
c)(−2;−1) : le demi-tour de centre O
d)(5;5) dans les deux sens : deux translations commutent toujours
e)(t∘r)−1=r−1∘t−1, qui ramène (2;2) sur P(2;1)
a)
Pour t∘r, on applique d'abord la rotation : r(P)=(−1;2), puis la translation : (−1+3;2+0)=(2;2). Pour r∘t, on applique d'abord la translation : t(P)=(5;1), puis la rotation : (−1;5). Les deux résultats, (2;2) et (−1;5), sont différents. Retenir la règle de lecture : dans t∘r, la transformation la plus PROCHE du point est celle qu'on applique en PREMIER.
b)
Avec P=O(0;0) : par t∘r, la rotation laisse O en place puis la translation donne (3;0). Par r∘t, la translation donne (3;0) puis la rotation donne (0;3). Encore une fois les résultats diffèrent. La composition de transformations n'est donc PAS commutative en général : t∘r=r∘t. Ce contre-exemple sur l'origine est le plus économique, parce que la rotation y est sans effet et que l'écart se lit d'un coup d'oeil.
c)
sx(P)=(2;−1), puis sy donne (−2;−1). La règle globale est donc (x;y)↦(−x;−y) : on reconnaît le DEMI-TOUR de centre O, c'est-à-dire la rotation de 180∘. Composer deux réflexions d'axes PERPENDICULAIRES donne toujours le demi-tour de centre leur point d'intersection, et cette composée-là est commutative, ce qu'on vérifie en calculant sx∘sy, qui donne aussi (−2;−1).
d)
t1∘t2 appliquée à P(2;1) : d'abord +(0;4) donne (2;5), puis +(3;0) donne (5;5). Dans l'autre ordre : (5;1) puis (5;5). Les deux donnent (5;5), c'est-à-dire la translation de vecteur (3;4). Deux translations commutent toujours, parce que composer deux translations revient à additionner leurs vecteurs, et l'addition est commutative. La non-commutativité de la question b) venait donc du mélange de deux natures différentes, pas de la composition en soi.
e)
La réciproque d'une composée renverse l'ordre : (t∘r)−1=r−1∘t−1. Ici t−1 est la translation de vecteur (−3;0) et r−1 la rotation de −90∘, de règle (x;y)↦(y;−x). On part de l'image (2;2) trouvée en a) : la translation de (−3;0) donne (−1;2), puis la rotation de −90∘ donne (2;1), c'est bien P. L'image du renversement est celle des chaussures et des chaussettes : pour défaire, on enlève d'abord ce qu'on a mis en dernier.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Isométrie ou similitude, et ce que cela change
Le tableau rassemble cinq transformations du plan. La figure montre deux compositions de réflexions : à gauche deux axes parallèles, à droite deux axes sécants.
Classer une transformation n'est pas un exercice de vocabulaire : la classe dit immédiatement quelles mesures sont conservées, et c'est ce qui permet de répondre sans calculer.
Transformation
Règle sur (x;y)
Translation t(3;−1)
(x+3;y−1)
Réflexion d'axe y=x
(y;x)
Rotation de centre O, 90∘
(−y;x)
Homothétie de centre O, k=3
(3x;3y)
Homothétie de centre O, k=−1
(−x;−y)
a) Pour chacune des cinq transformations, dites si c'est une isométrie ou une similitude non isométrique, et si elle conserve l'orientation.
b) Un triangle a une aire de 12 cm2 et un périmètre de 18 cm. Donnez l'aire et le périmètre de son image par l'homothétie de rapport −2.
c) Sur la figure de gauche, les deux axes parallèles sont distants de 3 cm. Quelle est la transformation qui envoie M sur M2 ?
d) Sur la figure de droite, les deux axes sécants forment un angle de 35∘. Quelle est la transformation qui envoie N sur N2 ?
e) Combien de réflexions faut-il composer au minimum pour obtenir une rotation de 90∘, et comment doivent être placés leurs axes ?
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Réponses
a)Translation, rotation et réflexion sont des isométries ; seule la réflexion renverse l'orientation
b)Périmètre 36 cm, aire 48 cm2
c)Une translation de 2×3=6 cm, perpendiculaire aux axes
d)Une rotation de 2×35=70∘, de centre le point d'intersection
e)Deux réflexions, d'axes sécants formant un angle de 45∘
a)
Les trois premières sont des ISOMÉTRIES : elles conservent les longueurs, donc aussi les aires. La translation et la rotation conservent l'orientation, la réflexion la RENVERSE, c'est-à-dire qu'une figure parcourue dans le sens antihoraire est parcourue dans le sens horaire après réflexion. L'homothétie de rapport 3 est une similitude non isométrique : elle multiplie les longueurs par 3, et elle conserve l'orientation. L'homothétie de rapport −1 est un cas particulier trompeur : ∣−1∣=1, donc elle conserve les longueurs et c'est bien une ISOMÉTRIE, c'est même le demi-tour de centre O, et elle conserve l'orientation. Un rapport négatif ne renverse pas l'orientation, il retourne la figure de l'autre côté du centre, ce qui n'est pas la même chose.
b)
L'homothétie de rapport −2 multiplie les longueurs par ∣−2∣=2 et les aires par (−2)2=4. Donc le périmètre devient 18×2=36 cm et l'aire 12×4=48 cm2. Le centre de l'homothétie n'intervient nulle part : il fixe la POSITION de l'image, jamais ses mesures. C'est pourquoi l'énoncé peut se permettre de ne pas le donner.
c)
La composée de deux réflexions d'axes PARALLÈLES est une TRANSLATION, de direction perpendiculaire aux axes et de longueur le DOUBLE de la distance entre les axes. Ici la translation mesure 2×3=6 cm. On le lit sur la figure : M est à une certaine distance du premier axe, M1 est son symétrique, et M2 le symétrique de M1 par rapport au second axe ; en additionnant les allers-retours, chaque écart est compté deux fois. Le sens de la translation dépend de l'ordre : commencer par l'autre axe donnerait la translation opposée.
d)
La composée de deux réflexions d'axes SÉCANTS est une ROTATION, de centre leur point d'intersection et d'angle le DOUBLE de l'angle entre les axes. Ici, la rotation vaut 2×35=70∘, de centre O. Le même doublement que dans le cas parallèle, avec l'angle à la place de la distance. On note au passage la cohérence : deux réflexions renversent chacune l'orientation, donc leur composée la conserve, ce qui est bien le cas d'une rotation comme d'une translation.
e)
Il en faut DEUX au minimum : une seule réflexion renverse l'orientation, alors qu'une rotation la conserve, donc un nombre impair de réflexions ne peut jamais donner une rotation. Leurs axes doivent être sécants et former un angle de 290=45∘, et leur point d'intersection est le centre de la rotation. C'est un résultat général : toute isométrie du plan se décompose en au plus trois réflexions.
Exercice 7 : Le logo qui tourne en se rétrécissant
Un motif carré a l'un de ses sommets au point P0(4;0). On lui applique une transformation s, composée d'une rotation de centre O et d'angle 90∘ suivie d'une homothétie de centre O et de rapport 0,8. On répète l'opération pour obtenir P1, P2, et ainsi de suite.
Ce motif est celui des logos en spirale. Il se traite entièrement en coordonnées, sans aucune formule nouvelle.
a) Si l'on n'appliquait que la rotation, quelles seraient les quatre positions successives de P0 ? Au bout de combien de tours reviendrait-on au départ ?
b) Donnez les coordonnées de P1, P2, P3 et P4 par la transformation s.
c) Donnez l'expression de la distance OPn, puis le plus petit rang n pour lequel elle devient inférieure à 1.
d) Par quel facteur l'aire du motif a-t-elle été multipliée après quatre étapes ?
e) Décrivez en une phrase la transformation obtenue en appliquant s quatre fois de suite.
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Réponses
a)(0;4), (−4;0), (0;−4), (4;0) : retour au bout de quatre applications
e)L'homothétie de centre O et de rapport 0,4096, sans rotation résiduelle
a)
La rotation de 90∘ a pour règle (x;y)↦(−y;x). En partant de (4;0) : (0;4), puis (−4;0), puis (0;−4), puis (4;0). On revient au départ au bout de QUATRE applications, c'est-à-dire un tour complet, puisque 4×90=360∘. On dit que cette rotation est d'ordre 4.
b)
La transformation s tourne d'abord, puis multiplie les deux coordonnées par 0,8. Étape par étape : P0(4;0) donne, après rotation, (0;4), puis après homothétie P1(0;3,2). Ensuite (0;3,2) donne (−3,2;0) puis P2(−2,56;0). Puis (−2,56;0) donne (0;−2,56) puis P3(0;−2,048). Enfin (0;−2,048) donne (2,048;0) puis P4(1,6384;0). On remarque que P4 est sur le même axe que P0, mais quatre fois plus proche de l'origine : la rotation a fait un tour complet pendant que l'homothétie a agi quatre fois.
c)
La rotation ne change pas la distance à O et l'homothétie la multiplie par 0,8, donc OPn=4×0,8n. C'est une suite géométrique de premier terme 4 et de raison 0,8. On cherche 4×0,8n<1, c'est-à-dire 0,8n<0,25. En testant : 0,86=0,262144, donc OP6=1,0486>1 ; et 0,87=0,2097152, donc OP7=0,8389<1. Le plus petit rang est donc n=7. On peut aussi résoudre par les logarithmes : n>log0,8log0,25≈6,21, ce qui donne le même entier.
d)
Chaque étape multiplie les longueurs par 0,8, donc les aires par 0,82=0,64. Après quatre étapes, l'aire a été multipliée par 0,644=0,88≈0,1678, soit environ 16,8 pour cent de l'aire de départ. L'erreur à éviter est de multiplier par 0,84≈0,41 : c'est le facteur des LONGUEURS après quatre étapes, pas celui des aires.
e)
Appliquer s quatre fois revient à tourner de 4×90=360∘, ce qui est un tour complet et donc l'identité, et à multiplier par 0,8 quatre fois, soit 0,84=0,4096. La transformation obtenue est donc l'HOMOTHÉTIE de centre O et de rapport 0,4096, sans aucune rotation résiduelle. On le vérifie sur les coordonnées : P4(1,6384;0) et 4×0,4096=1,6384.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct. Un contre-exemple chiffré vaut une démonstration.
1) « La rotation de 90∘ de centre O transforme (x;y) en (y;x). »
2) « Une homothétie de rapport 3 multiplie l'aire d'une figure par 3. »
3) « Composer deux transformations donne le même résultat quel que soit l'ordre. »
4) « Une homothétie de rapport négatif renverse l'orientation de la figure. »
5) « La translation de vecteur (a;b) a pour réciproque la translation de vecteur (b;a). »
Voir la correction
Réponses
1)FAUX : (y;x) est la réflexion d'axe y=x ; la rotation est (−y;x)
2)FAUX : les aires sont multipliées par k2=9, pas par 3
3)FAUX : (0;0) devient (3;0) par t∘r et (0;3) par r∘t
4)FAUX : une homothétie conserve l'orientation ; c'est la RÉFLEXION qui la renverse
5)FAUX : la réciproque est t(−a;−b), pas t(b;a)
1)
FAUX. La règle (x;y)↦(y;x) est celle de la RÉFLEXION d'axe y=x. La rotation de 90∘ dans le sens antihoraire est (x;y)↦(−y;x). Contre-exemple : le point (3;3) est sur l'axe y=x, donc la réflexion le laisse en place, alors que la rotation l'envoie en (−3;3). Le signe moins est ce qui distingue les deux, et c'est aussi ce qui fait qu'une rotation conserve l'orientation alors qu'une réflexion la renverse.
2)
FAUX. Une homothétie de rapport k multiplie les longueurs par ∣k∣ et les aires par k2, donc ici par 9. Contre-exemple : un carré de côté 2 a une aire de 4 ; son image a un côté de 6 et une aire de 36, soit 9 fois plus, pas 3 fois. La raison est que l'aire est un produit de deux longueurs, chacune multipliée par 3.
3)
FAUX. La composition n'est pas commutative en général. Contre-exemple : avec r la rotation de 90∘ de centre O et t la translation de vecteur (3;0), le point (0;0) devient (3;0) par t∘r et (0;3) par r∘t. Certaines paires commutent, deux translations par exemple, ou deux rotations de même centre, mais ce sont des cas particuliers et non la règle.
4)
FAUX. Une homothétie conserve l'orientation, quel que soit le signe de son rapport. Un rapport négatif signifie que l'image est de l'AUTRE CÔTÉ du centre, ce qui revient à composer avec un demi-tour, et un demi-tour est une rotation, donc il conserve l'orientation. Contre-exemple : l'homothétie de rapport −1 est exactement la rotation de 180∘, et personne ne dirait qu'une rotation renverse l'orientation. Ce qui renverse l'orientation, c'est la RÉFLEXION.
5)
FAUX. La réciproque de t(a;b) est t(−a;−b) : pour défaire un déplacement, on refait le chemin en sens inverse, on n'échange pas les directions. Contre-exemple : avec (a;b)=(3;0), la règle fausse donnerait la translation de vecteur (0;3), qui appliquée après la première envoie (0;0) en (3;3) et non en (0;0). La bonne réciproque, de vecteur (−3;0), ramène bien à l'origine.
Exercice 9 : Deux plans du même terrain
Un terrain rectangulaire est dessiné sur un plan à l'échelle 1:250. Sur ce plan, il mesure 12 cm sur 8 cm, et la terrasse qui l'entame dans un coin mesure 2 cm sur 1,6 cm. Le reste est en gazon.
Une échelle est une homothétie, et un changement d'échelle est la composée de deux homothéties. Toutes les questions de plan se ramènent à cela.
a) Donnez les dimensions réelles du terrain, en mètres, puis son aire.
b) On redessine le même terrain à l'échelle 1:400. Donnez ses dimensions sur ce second plan, et le rapport de l'homothétie qui fait passer du premier dessin au second.
c) Calculez l'aire du terrain sur chacun des deux plans et vérifiez le rapport des aires.
d) Une allée du terrain mesure 18 m dans la réalité. Quelle est sa longueur sur chacun des deux plans ?
e) Le gazon coûte 4,50 dollars le mètre carré, pose comprise. Calculez le coût du gazon du terrain.
Voir la correction
Réponses
a)30 m sur 20 m, soit 600 m2
b)7,5 cm sur 5 cm ; rapport 400250=0,625
c)96 cm2 et 37,5 cm2 ; rapport 0,390625=0,6252
d)7,2 cm sur le premier plan, 4,5 cm sur le second
e)Gazon de 580 m2, soit 2610 dollars
a)
Une échelle 1:250 signifie que 1 cm sur le plan représente 250 cm dans la réalité. La longueur réelle vaut 12×250=3000 cm, soit 30 m ; la largeur vaut 8×250=2000 cm, soit 20 m. L'aire réelle vaut 30×20=600 m2. On note que l'aire n'a PAS été multipliée par 250 mais par 2502=62500 : l'aire sur le plan est 12×8=96 cm2, et 96×62500=6000000 cm2, ce qui fait bien 600 m2 puisque 1 m2 vaut 10000 cm2.
b)
À l'échelle 1:400, on divise les mesures réelles par 400 : 4003000=7,5 cm et 4002000=5 cm. Le rapport de l'homothétie qui fait passer du premier dessin au second vaut 127,5=0,625, ce qu'on retrouve directement par 400250=0,625. C'est une réduction, puisque le rapport est inférieur à 1 : plus le second nombre de l'échelle est grand, plus le dessin est petit.
c)
Sur le premier plan, l'aire vaut 12×8=96 cm2 ; sur le second, 7,5×5=37,5 cm2. Le rapport vaut 9637,5=0,390625, et 0,6252=0,390625. Le rapport des aires est bien le CARRÉ du rapport des longueurs. Une erreur fréquente consiste à annoncer que le second plan occupe 62,5 pour cent de la place du premier, alors qu'il en occupe 39 pour cent : la différence est visible à l'oeil sur une feuille.
d)
L'allée mesure 18 m, soit 1800 cm. Sur le premier plan : 2501800=7,2 cm. Sur le second : 4001800=4,5 cm. Vérification par le rapport : 7,2×0,625=4,5, ce qui est cohérent avec la question b). Cette double vérification, une fois par l'échelle et une fois par le rapport entre les deux plans, est ce qui protège d'une inversion de l'échelle.
e)
La terrasse mesure 2×250=500 cm sur 1,6×250=400 cm, soit 5 m sur 4 m, donc 20 m2. Le gazon couvre 600−20=580 m2. Le coût vaut 580×4,50=2610 dollars. La faute qui coûte le plus cher ici serait de calculer sur 600 m2 : 2700 dollars, soit 90 dollars de trop, pour avoir oublié de soustraire la terrasse.
Exercice 10 : Le bras robotisé de la chaîne de montage
Un bras robotisé travaille dans un repère gradué en décimètres. Il saisit une pièce au point P(6;0), lui fait subir une rotation de 90∘ de centre O, puis une translation de vecteur (0;−4), et la dépose. Une seconde pièce attend en Q(6;3).
Le programme du robot est une composée, et l'ordre des instructions y est aussi décisif que dans un calcul.
a) Donnez le point de dépose de la pièce prise en P.
b) Un programmeur inverse les deux instructions : translation d'abord, rotation ensuite. Où la pièce arrive-t-elle alors ?
c) Écrivez la séquence qui ramène la pièce de son point de dépose à son point de départ, et vérifiez-la.
d) Donnez le point de dépose de la pièce prise en Q, puis vérifiez que la distance entre les deux pièces n'a pas changé.
e) On veut que la pièce prise en P soit déposée exactement en O. Quelle translation faut-il programmer après la rotation ?
Voir la correction
Réponses
a)(0;2)
b)(4;6), à 42≈5,66 dm du point correct
c)Translation de (0;4) puis rotation de −90∘, qui ramène bien en P(6;0)
d)(−3;2) ; la distance vaut 3 dm avant comme après
e)La translation de vecteur (0;−6)
a)
La rotation de 90∘ de centre O a pour règle (x;y)↦(−y;x), donc P(6;0) devient (0;6). La translation de vecteur (0;−4) donne ensuite (0;6−4)=(0;2). La pièce est déposée en (0;2), c'est-à-dire à 2 dm au-dessus de l'origine sur l'axe des ordonnées.
b)
En inversant : la translation donne d'abord (6;0−4)=(6;−4), puis la rotation donne (−(−4);6)=(4;6). La pièce arrive en (4;6), très loin de (0;2) : la distance entre les deux points de dépose vaut 42+42=42≈5,66 dm. C'est l'illustration industrielle de la non-commutativité, et c'est une erreur qui, dans un vrai atelier, fait tomber la pièce à côté du convoyeur.
c)
On renverse l'ordre ET chaque instruction : la réciproque de « rotation puis translation » est « translation opposée puis rotation opposée ». Concrètement, on applique d'abord la translation de vecteur (0;4), puis la rotation de −90∘, de règle (x;y)↦(y;−x). Vérification en partant de (0;2) : la translation donne (0;6), puis la rotation de −90∘ donne (6;0), c'est bien P. Programmer les réciproques dans le même ordre que l'aller, c'est-à-dire rotation de −90∘ puis translation de (0;4), donnerait (2;0) puis (2;4), un point faux.
d)
Q(6;3) devient (−3;6) par la rotation, puis (−3;2) par la translation. La distance de départ vaut PQ=(6−6)2+(3−0)2=3 dm. La distance d'arrivée vaut (0−(−3))2+(2−2)2=3 dm. Elle est inchangée, et c'était prévisible : la rotation et la translation sont deux isométries, donc leur composée en est une. C'est ce qui garantit que deux pièces déposées côte à côte gardent leur écartement, propriété sans laquelle aucune chaîne de montage ne fonctionnerait.
e)
Après la rotation, la pièce est en (0;6). Pour la déposer en (0;0), il faut ajouter le vecteur v tel que (0;6)+v=(0;0), donc v=(0;−6). La translation à programmer est celle de vecteur (0;−6), soit 2 dm de plus vers le bas que la précédente. Méthode générale : on calcule d'abord l'image par tout ce qui est déjà fixé, puis on lit le vecteur manquant comme la DIFFÉRENCE entre la cible et cette image.
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