Fiche de révision : la similitude et l'isométrie des triangles (SN4)
Cette fiche ne refait pas le cours sur les triangles semblables : vous l'avez déjà dans vos notes. Elle traite ce que le cours ne dit jamais et qui décide pourtant de la note : l'erreur exacte qui coûte deux points sur une copie, le cas à citer selon ce que l'énoncé donne, et la rédaction qu'un correcteur attend d'une démonstration de similitude.
C'est le chapitre où l'intuition trompe le plus : deux triangles peuvent se ressembler sans être semblables, et deux figures semblables n'ont pas des aires dans le même rapport que leurs longueurs. Les deux pièges les plus coûteux de l'évaluation sont là.
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Le fil du chapitre
Une similitude se lit dans un ORDRE et avec un EXPOSANT : l'ordre des sommets dit quel côté correspond à quel côté, et l'exposant du rapport dit si l'on parle de longueurs, d'aires ou de volumes.
Isométriques, c'est identiques; semblables, c'est la même forme
•ISOMÉTRIQUES : mêmes angles ET mêmes longueurs. Le rapport vaut k=1, les deux triangles se superposent après un déplacement.
•SEMBLABLES : mêmes angles, longueurs PROPORTIONNELLES. Le rapport k est le même pour les trois paires de côtés homologues.
•Tout triangle isométrique à un autre lui est aussi semblable, avec k=1. La réciproque est fausse.
•L'écriture ABC∼DEF affirme trois correspondances à la fois : A avec D, B avec E, C avec F. L'ordre des lettres n'est pas décoratif, il porte l'information.
Le second triangle est l'agrandissement du premier dans le rapport k=1,5 : mêmes angles, chaque côté une fois et demie plus long. L'écriture ABC∼DEF dit lequel des trois sommets correspond à lequel.
Sur une figure, les triangles semblables sont rarement dessinés dans la même position : ils sont souvent retournés ou emboîtés l'un dans l'autre. Les redessiner séparément, dans le même sens, coûte une minute et évite la moitié des erreurs.
Les cas à citer, et celui qui n'existe pas
•ISOMÉTRIE, trois cas : CCC, les trois côtés; CAC, deux côtés et l'angle COMPRIS entre eux; ACA, deux angles et le côté compris entre eux.
•SIMILITUDE, trois cas : AA, deux angles égaux suffisent; CAC, deux côtés proportionnels et l'angle compris égal; CCC, les trois côtés proportionnels.
•CÔTÉ-CÔTÉ-ANGLE n'est un cas ni d'isométrie ni de similitude quand l'angle n'est pas compris entre les deux côtés. Deux triangles différents peuvent le vérifier.
•AA est de loin le plus utile : dans une figure, deux angles égaux se trouvent presque toujours, par des angles alternes-internes, des angles opposés par le sommet ou un angle commun aux deux triangles.
Ce qu'il faut VÉRIFIER pour chaque cas de similitude, en couleur : deux paires d'angles pour AA, deux côtés et l'angle qu'ils encadrent pour CAC, les trois côtés pour CCC.
Le mot « compris » est celui que les correcteurs cherchent. Écrire « CAC » sans vérifier que l'angle est entre les deux côtés cités ne rapporte rien, même quand la conclusion est vraie.
Le rapport k et ses trois exposants
•Les LONGUEURS sont multipliées par k : côtés, périmètres, hauteurs, rayons, diagonales.
•Les AIRES sont multipliées par k2 : aire d'une face, aire totale, aire latérale.
•Les VOLUMES sont multipliés par k3.
•Les ANGLES ne changent pas. Un agrandissement conserve la forme, donc les mesures d'angles.
•Dans l'autre sens : si les aires sont dans le rapport 9, alors k=9=3, et si les volumes sont dans le rapport 8, alors k=38=2.
Avec k=2 : le segment double, le carré contient QUATRE carrés de départ, le cube en contient HUIT. Longueurs par k, aires par k2, volumes par k3.
Le contrôle d'absurdité est ici plus efficace que la formule : une façade de 9 mètres carrés sur un immeuble de 45 mètres de haut est impossible, et cette impossibilité signale à elle seule qu'un exposant a été oublié.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Multiplier l'aire par k au lieu de k2
toute la question, et une réponse fausse de 33 pour cent
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le rapport de similitude vaut 1,5 et l'aire de départ 26,5 cm², donc la nouvelle aire vaut 1,5×26,5=39,75 cm². »
Ce qu'il faut écrire
« L'aire est multipliée par k2=1,52=2,25, donc elle vaut 2,25×26,5=59,625 cm². »
Doubler chaque longueur fait tenir QUATRE fois la figure de départ dans la nouvelle. L'aire est donc multipliée par k2=4, et non par k=2.
Pourquoi : Un agrandissement étire la figure dans DEUX directions à la fois : chacune contribue un facteur k. C'est l'erreur la plus coûteuse du chapitre parce qu'elle donne un nombre plausible.
2.Prendre côté-côté-angle pour un cas d'isométrie
toute la démonstration, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« AB=DE, BC=EF et A=D, donc les triangles sont isométriques par CAC. »
Ce qu'il faut écrire
« L'angle A n'est pas compris entre AB et BC : c'est du côté-côté-angle, qui n'est pas un cas d'isométrie. Il faudrait B=E. »
Mêmes deux côtés (un et deux traits), même angle en A et en D, qui n'est PAS compris entre ces côtés : les deux triangles sont pourtant différents.
Pourquoi : Deux triangles peuvent partager deux côtés et un angle NON compris sans être identiques : le troisième côté a alors deux longueurs possibles. Le mot « compris » est la condition, pas un détail de vocabulaire.
3.Se contenter de deux rapports égaux pour conclure CCC
2 points de justification
Ce qu'il ne faut pas écrire
« DEAB=EFBC=1,5, donc les triangles sont semblables par le cas CCC. »
Ce qu'il faut écrire
« Avec deux rapports seulement, le cas invocable est CAC, à condition que l'angle COMPRIS entre ces deux côtés soit égal dans les deux triangles. Pour CCC, il faut vérifier le troisième rapport. »
Deux paires de côtés dans le même rapport 1,5, mais l'angle compris change : les triangles n'ont pas la même forme. Le troisième rapport, ou l'angle compris, décide.
Pourquoi : Deux rapports qui coïncident ne contraignent pas la forme : il reste un angle libre entre les deux côtés. C'est justement cet angle que le cas CAC exige de contrôler.
4.Apparier les sommets dans le mauvais ordre
toute la question, 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Dans la configuration en papillon, OCOA=ODOB, donc OC=OBOA×OD. »
Ce qu'il faut écrire
« La correspondance établie est A↔D et B↔C, donc la proportion est ODOA=OCOB, et il faut partir de OB. »
Les angles égaux (même codage) apparient A avec D et B avec C : OA va avec OD (bleu), OB avec OC (orange), même si A, O, C sont alignés.
Pourquoi : Dans une configuration en papillon, les triangles sont retournés : le sommet visuellement « en face » n'est pas l'homologue. C'est la correspondance des ANGLES, établie avant tout calcul, qui décide.
5.Écrire une proportion en mélangeant les deux triangles
2 points, et la longueur trouvée est l'inverse de la bonne
Ce qu'il ne faut pas écrire
« DEAB=BCEF »
Ce qu'il faut écrire
« DEAB=EFBC : le premier triangle reste en haut dans les deux rapports, le second reste en bas. »
Pourquoi : Une proportion de similitude compare le même objet à lui-même deux fois de suite. Inverser un seul des deux rapports revient à écrire k=k1, ce qui n'est vrai que pour k=1.
6.Appliquer l'échelle d'une maquette au volume sans l'élever au cube
toute la question, et une réponse fausse d'un facteur 2500
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La maquette est au 501, donc le réservoir réel contient 50 fois le volume de la maquette. »
Ce qu'il faut écrire
« Les volumes sont dans le rapport k3=503=125000 : le réservoir réel contient 125000 fois le volume de la maquette. »
Pourquoi : Une maquette est réduite dans les trois dimensions. C'est ce qui explique qu'une maquette tienne sur une table alors que l'objet réel remplit un immeuble.
7.Affirmer la similitude sans citer le cas ni justifier les angles
3 points sur 5, la conclusion étant juste mais non démontrée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Les deux triangles ont la même forme, donc ils sont semblables et DEAB=DFAC. »
Ce qu'il faut écrire
« (AB) et (CD) étant parallèles, les angles OAB et OCD sont alternes-internes, donc égaux. Les angles AOB et COD sont opposés par le sommet, donc égaux. Les triangles OAB et OCD sont donc semblables par le cas AA. »
Les deux paires d'angles à citer : opposés par le sommet en O (orange), alternes-internes en A et en C grâce à (AB)∥(CD) (vert).
Pourquoi : « La même forme » est une observation, pas une démonstration. Les points de la question sont sur la justification des deux angles égaux, pas sur la proportion qui suit.
8.Confondre le rapport et son inverse
toute la question, avec une longueur quatre fois trop grande ou trop petite
Ce qu'il ne faut pas écrire
« k=ABDE=2, donc AB=2×DE. »
Ce qu'il faut écrire
« k=ABDE=2 signifie DE=2×AB : le grand est au-dessus dans le rapport, donc c'est lui qui vaut le double. »
k=ABDE=2 : le côté du HAUT du rapport, DE, est le double de celui du bas.
Pourquoi : Le rapport se lit dans le sens où il a été écrit. Le contrôle est immédiat : k>1 veut dire agrandissement, k<1 réduction, et la réponse doit aller dans ce sens.
Quelle méthode choisir
Quel cas invoquer, selon ce que l'énoncé donne
Faites l'inventaire de ce qui est marqué sur la figure ou donné dans le texte : combien d'angles égaux, combien de côtés égaux ou proportionnels, et surtout leur POSITION.
Si deux angles égaux dans chaque triangle, aucune longueur → similitude par AA, le cas le plus fréquent en démonstration
Exemple : un angle commun et deux angles correspondants entre parallèles
le troisième angle est alors automatiquement égal, il ne faut pas le démontrer
Si les trois côtés respectivement égaux → isométrie par CCC
Exemple : AB=DE, BC=EF et AC=DF
Si les trois côtés respectivement proportionnels, même rapport → similitude par CCC
Exemple : DEAB=EFBC=DFAC=1,5
Si deux côtés et l'angle COMPRIS entre eux → isométrie par CAC si les côtés sont égaux, similitude par CAC s'ils sont proportionnels
Exemple : AB=DE, AC=DF et A=D
vérifier que l'angle cité est bien entre les deux côtés cités, sinon aucun cas ne s'applique
Si deux angles et le côté compris entre eux → isométrie par ACA
Exemple : B=E, BC=EF et C=F
Si deux côtés et un angle NON compris → aucun cas ne s'applique : il faut chercher une autre information sur la figure
Exemple : AB=DE, BC=EF et A=D ne concluent pas
c'est le piège classique de l'examen, il est posé exprès
Quand plusieurs cas sont possibles, choisissez celui qui utilise les données MARQUÉES sur la figure : les codages de côtés et d'angles sont là pour indiquer le cas attendu.
Où trouver deux angles égaux dans une figure
Le cas AA ne demande que deux angles. Dans une figure d'examen, ils viennent presque toujours de l'une de ces quatre sources.
Les trois réservoirs d'angles égaux : l'angle commun et les angles correspondants des triangles emboîtés, les angles opposés par le sommet et alternes-internes du papillon, les deux angles droits de deux verticales.
Si les deux triangles partagent un sommet et un côté → l'angle en ce sommet est COMMUN aux deux triangles, donc égal à lui-même
Exemple : un triangle et le petit triangle qu'une parallèle y découpe
Si deux droites se croisent et les triangles sont de part et d'autre → les angles au point d'intersection sont opposés par le sommet, donc égaux
Exemple : la configuration en papillon
Si deux droites parallèles sont coupées par une sécante → angles alternes-internes ou correspondants, donc égaux
Exemple : (AB) parallèle à (CD) donne OAB=OCD
Si les deux triangles ont chacun un angle droit marqué → les deux angles droits sont égaux, il ne reste qu'un angle à trouver
Exemple : la hauteur d'un arbre et celle d'un piquet, toutes deux verticales
Un angle égal parce que « ça se voit sur le dessin » ne compte pas. Chaque égalité d'angles doit être justifiée par un nom : commun, opposé par le sommet, alterne-interne, correspondant ou droit.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Démontrer que deux triangles sont semblables
Quand l'utiliser : L'énoncé demande de démontrer une similitude, ou de justifier une proportion entre longueurs.
1Nommer les deux triangles, en écrivant les sommets dans l'ordre de la correspondance qu'on va établir.
2Justifier la première égalité d'angles en NOMMANT sa raison : angle commun, opposé par le sommet, alterne-interne, correspondant ou droit.
3Justifier la deuxième égalité d'angles de la même façon.
4Conclure à la similitude en citant le cas utilisé, ici AA.
5Écrire ensuite la proportion des côtés homologues, en gardant le premier triangle au numérateur de chaque rapport.
Phrase de conclusion
« Les angles OAB et OCD sont alternes-internes entre les parallèles (AB) et (CD), donc égaux. Les angles AOB et COD sont opposés par le sommet, donc égaux. Les triangles OAB et OCD sont donc semblables par le cas AA, d'où OCOA=ODOB=CDAB. »
Le piège : Écrire la conclusion avant les justifications, ou citer le cas sans dire quels angles il concerne. Les points sont sur les deux justifications, pas sur la conclusion.
Barème : 1 point par égalité d'angles justifiée, 1 point pour la citation du cas, 1 point pour la proportion correctement orientée.
Calculer une longueur par similitude
Quand l'utiliser : Une figure contient deux triangles emboîtés ou croisés et l'énoncé demande une mesure manquante.
1Démontrer d'abord la similitude, ou citer la question précédente qui l'a établie.
2Écrire la correspondance des sommets sous la forme ABC∼DEF, et l'utiliser pour apparier les côtés.
3Écrire la proportion complète, avec les trois rapports, avant de remplacer par les nombres.
4Ne garder que les deux rapports qui contiennent l'inconnue et des valeurs connues, puis faire le produit croisé.
5Vérifier que le résultat va dans le bon sens : plus grand si k>1, plus petit si k<1.
Phrase de conclusion
« Puisque ABC∼DEF avec k=1,5, on a ABDE=1,5, donc DE=1,5×4=6 cm. »
Le piège : Remplacer par les nombres avant d'avoir écrit la proportion littérale. Les longueurs se ressemblent toutes une fois chiffrées, et l'appariement se perd.
Barème : 1 point pour la proportion correcte, 1 pour le produit croisé, 1 pour la valeur avec son unité.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le résultat va-t-il dans le sens de k ?
Regardez le rapport que vous avez écrit : plus grand que 1, la figure d'arrivée doit être PLUS GRANDE; plus petit que 1, plus petite. Une seule comparaison suffit à détecter un rapport inversé.
Un k=1,5 qui aboutit à une longueur plus courte que celle de départ signale que le rapport a été lu à l'envers.
Le troisième rapport confirme-t-il les deux autres ?
Quand les trois côtés des deux triangles sont connus, calculez les trois rapports et comparez-les. Ils doivent donner exactement le même nombre décimal.
46=1,5, 69=1,5 et 812=1,5 : la similitude est confirmée. Un rapport à 1,52 signale une longueur mal appariée.
L'exposant est-il le bon ?
Relisez la grandeur demandée : une longueur prend k, une aire prend k2, un volume prend k3. Le mot « périmètre » compte comme une longueur, le mot « aire totale » comme une aire.
Une aire multipliée par 1,5 au lieu de 2,25 donne 39,75 au lieu de 59,625 : l'écart de 33 pour cent est invisible sans cette relecture.
L'ordre de grandeur est-il crédible ?
Comparez la réponse à un objet familier : la hauteur d'un étage fait environ 3 mètres, une porte 2 mètres, une salle de classe 50 mètres carrés. Une absurdité signale toujours un exposant oublié.
Une façade de 9 mètres carrés sur un immeuble de 45 mètres de haut est impossible : l'échelle a été appliquée une seule fois au lieu de deux.
La correspondance des sommets tient-elle sur la figure ?
Prenez la correspondance écrite et vérifiez sur le dessin que les angles appariés sont bien les angles égaux, y compris quand un triangle est retourné par rapport à l'autre.
Dans une configuration en papillon, apparier les sommets « en face » donne une proportion fausse, alors que la correspondance des angles donne la bonne.
L'exercice type décortiqué
La hauteur d'un arbre, mesurée par son ombre
Un piquet vertical de 1,5 m projette une ombre de 2,4 m sur le sol horizontal.
Au même moment, un arbre voisin projette une ombre de 18 m.
Quelle est la hauteur de cet arbre ?
Le piquet et l'arbre sont tous deux verticaux, et les rayons du soleil qui dessinent les deux ombres sont parallèles : les deux triangles ont donc les mêmes angles. Seule la hauteur de l'arbre reste inconnue.
Étape 1
Le piquet et l'arbre sont verticaux sur un sol horizontal : les deux triangles ont chacun un angle droit au pied. Les rayons du soleil étant parallèles, les angles d'élévation du soleil sont correspondants, donc égaux.
Pourquoi
Deux angles égaux suffisent : c'est le cas AA. Cette justification est ce que l'énoncé note; sans elle, la proportion qui suit n'est pas démontrée.
Étape 2
Les deux triangles rectangles sont donc semblables, avec la correspondance : hauteur du piquet avec hauteur de l'arbre, et ombre du piquet avec ombre de l'arbre.
Pourquoi
Écrire la correspondance AVANT de poser la proportion évite d'apparier la hauteur de l'un avec l'ombre de l'autre, ce qui donnerait un résultat absurde sans que rien ne le signale.
Étape 3
Proportion : hauteur du piquethauteur de l’arbre=ombre du piquetombre de l’arbre, c'est-à-dire 1,5h=2,418.
Pourquoi
Les deux rapports gardent l'arbre au numérateur et le piquet au dénominateur. C'est la règle qui empêche d'écrire un rapport à l'envers.
Étape 4
Rapport de similitude : k=2,418=7,5. Donc h=1,5×7,5=11,25 m.
Pourquoi
Isoler k d'abord donne un nombre qu'on peut juger : 7,5 veut dire que l'arbre est sept fois et demie plus grand que le piquet, ce qui est cohérent avec le dessin.
Étape 5
Vérification par le rapport interne à chaque triangle : 2,41,5=0,625 et 1811,25=0,625. Les deux triangles ont bien la même forme.
Pourquoi
Ce contrôle compare la hauteur à l'ombre DANS chaque triangle, donc par un chemin différent de celui du calcul. Une erreur d'appariement ne peut pas y survivre.
Étape 6
Ordre de grandeur : 11,25 m, soit environ la hauteur d'un immeuble de quatre étages. C'est plausible pour un arbre adulte.
Pourquoi
Le dernier réflexe du chapitre : une réponse de 28,8 m aurait signalé que les rapports ont été croisés, et une réponse de 0,2 m qu'ils ont été inversés.
Conclusion rédigée
« Les deux triangles étant semblables par le cas AA, le rapport de similitude vaut 7,5 et l'arbre mesure 11,25 m de haut. »
L'erreur classique sur cet exercice : Écrire 1,5h=182,4, c'est-à-dire croiser les deux ombres. On obtient h=0,2 m, un arbre de vingt centimètres qui projetterait une ombre de dix-huit mètres : l'absurdité est le signal, et elle doit suffire à faire relire la proportion.
À savoir par cœur
•Isométrie : CCC, CAC et ACA. L'angle de CAC doit être COMPRIS entre les deux côtés.
•Similitude : AA, CAC et CCC. AA est le cas des démonstrations, deux angles suffisent.
•Côté-côté-angle avec l'angle NON compris n'est un cas ni d'isométrie ni de similitude.
•Dans l'autre sens : un rapport d'aires de 9 donne k=3, un rapport de volumes de 8 donne k=2.
•ABC∼DEF affirme A↔D, B↔E, C↔F : l'ordre porte l'information.
•Dans une proportion, le même triangle reste au numérateur de tous les rapports.
•Chaque égalité d'angles se justifie par un nom : commun, opposé par le sommet, alterne-interne, correspondant ou droit.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre triangles isométriques et triangles semblables ?
Des triangles isométriques ont exactement les mêmes mesures : mêmes angles et mêmes longueurs, ils se superposent. Des triangles semblables ont les mêmes angles mais des longueurs proportionnelles : c'est la même forme à une autre taille. Tout triangle isométrique à un autre lui est donc semblable, avec un rapport égal à un, mais l'inverse est faux.
Par combien faut-il multiplier l'aire quand le rapport de similitude est k ?
Par k au carré, jamais par k. Un agrandissement étire la figure dans deux directions à la fois, et chacune apporte son facteur. Pour un rapport de un et demi, l'aire est multipliée par deux virgule vingt-cinq. Pour les volumes, c'est k au cube. Dans l'autre sens, un rapport d'aires de neuf correspond à un rapport de longueurs de trois.
Pourquoi côté-côté-angle n'est pas un cas d'isométrie ?
Parce que l'angle doit être compris entre les deux côtés cités. Quand il ne l'est pas, deux triangles différents peuvent partager ces trois mesures : le troisième côté a alors deux longueurs possibles. Le cas s'appelle donc CAC, et le mot compris en est la condition, pas une précision de vocabulaire.
Comment trouver deux angles égaux pour utiliser le cas AA ?
Quatre sources reviennent presque toujours. Un angle commun quand les deux triangles partagent un sommet. Des angles opposés par le sommet quand deux droites se croisent. Des angles alternes-internes ou correspondants quand deux parallèles sont coupées par une sécante. Et deux angles droits quand la figure comporte des verticales ou des hauteurs.
Comment calculer la hauteur d'un arbre avec son ombre ?
On plante un piquet vertical de hauteur connue et on mesure son ombre au même moment. Les rayons du soleil étant parallèles et les deux objets verticaux, les triangles sont semblables par le cas AA. On divise alors l'ombre de l'arbre par celle du piquet pour obtenir le rapport, puis on multiplie la hauteur du piquet par ce rapport.
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Exercices corrigés : La similitude et l'isométrie des triangles
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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