Fiche de révision : les figures et les solides équivalents (SN4)
Cette fiche ne refait pas le cours sur les aires et les volumes : vous l'avez déjà dans vos notes. Elle traite ce que le cours ne dit jamais et qui décide pourtant de la note : l'erreur exacte qui coûte deux points sur une copie, la formule à choisir selon le solide, et ce que le mot « équivalent » autorise ou interdit de conclure.
C'est le chapitre où toutes les formules sont dans l'aide-mémoire et où les points se perdent quand même, parce que la même lettre ne désigne pas la même chose d'un solide à l'autre. Nommer chaque grandeur avant de remplacer supprime la plupart des pertes.
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Le fil du chapitre
Équivalent ne dit rien de la forme : deux figures équivalentes n'ont en commun QUE leur aire, deux solides que leur volume. C'est précisément ce qui permet d'optimiser un périmètre ou une surface à grandeur fixée.
Équivalent, isométrique, semblable : trois mots à ne pas confondre
•ÉQUIVALENTES : même AIRE, et rien d'autre. Les formes peuvent être totalement différentes, les périmètres aussi.
•ISOMÉTRIQUES : mêmes mesures, donc même aire ET même périmètre. Elles se superposent.
•SEMBLABLES : même forme, aires dans le rapport k2. Deux figures semblables ne sont équivalentes que si k=1.
•Pour les solides, le mot équivalent porte sur le VOLUME : deux solides équivalents peuvent avoir des aires totales très différentes.
Trois figures équivalentes : la même aire de 36, et trois périmètres différents. C'est le carré, la plus proche du cercle, qui a le plus petit périmètre.
Une question qui dit « équivalentes » donne donc une seule information : une égalité d'aires, ou de volumes. C'est cette égalité qu'il faut poser en équation, jamais une égalité de longueurs.
Les formules, et ce que chaque lettre désigne
•Prisme et cylindre : V=Abase×h. Pyramide et cône : V=3Abase×h. Sphère : V=34πr3.
•Cylindre, aire totale : 2πr2+2πrh, soit les deux disques plus le rectangle déroulé.
•Cône, aire totale : πr2+πra, où a est l'APOTHÈME, la distance du sommet à un point du bord de la base, et non la hauteur.
•Sphère : A=4πr2 et V=34πr3. L'aire porte le carré, le volume le cube.
•Secteur circulaire d'angle θ en degrés : A=360θ×πr2, et longueur d'arc =360θ×2πr.
Le rayon r part du centre de la base, la hauteur h tombe droit sur ce centre, l'apothème a du cône (orange) longe la paroi jusqu'au bord.
Le contrôle des exposants est gratuit : une aire porte toujours un carré et s'exprime en unités carrées, un volume toujours un cube et s'exprime en unités cubes. Un r3 dans un calcul d'aire est une erreur avant même de vérifier le chiffre.
Le principe d'optimisation du chapitre
•À AIRE fixée, plus une figure plane est proche du cercle, plus son périmètre est petit. Parmi les rectangles d'aire donnée, c'est le carré qui gagne.
•À VOLUME fixé, plus un solide est proche de la sphère, plus son aire totale est petite.
•Pour un cylindre de volume donné, l'aire totale est minimale quand la hauteur vaut le DIAMÈTRE, c'est-à-dire h=2r.
•Dans l'autre sens : à périmètre fixé, c'est le cercle qui a la plus grande aire, et à aire totale fixée, c'est la sphère qui a le plus grand volume.
Trois boîtes d'un litre, à l'échelle : la boîte haute et la boîte plate demandent plus de métal que celle dont la hauteur vaut le diamètre (en vert).
En secondaire 4, l'optimisation ne se démontre pas : on compare quelques candidats en dressant un tableau de valeurs, et on lit le minimum. Le tableau fait partie de la réponse attendue.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Confondre la hauteur du cône avec son apothème
toute la question, 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Cône de rayon 3 et de hauteur 4 : aire latérale =πrh=π×3×4≈37,7 cm². »
La hauteur h tombe au centre de la base, l'apothème a rejoint le bord : ce sont deux segments différents, reliés par le triangle rectangle a2=r2+h2.
Pourquoi : La hauteur sert au VOLUME, l'apothème sert à l'AIRE. C'est l'erreur qui coûte le plus de points sur le cône, et elle donne un nombre plausible : rien ne la signale sans la vérification par Pythagore.
2.Oublier le tiers sur une pyramide ou un cône
toute la question, avec un volume trois fois trop grand
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Cône de rayon 3 et de hauteur 4 : V=πr2h=π×9×4≈113,1 cm³. »
Ce qu'il faut écrire
« V=3πr2h=3π×9×4≈37,7 cm³. »
Le cône (orange) a la même base et la même hauteur que le cylindre : il n'en occupe que le TIERS.
Pourquoi : Un cône occupe exactement le tiers du cylindre de même base et de même hauteur. Le contrôle est visuel : un cône ne peut pas contenir autant qu'un cylindre qui l'enveloppe.
3.Échanger les deux formules de la sphère
toute la question, et l'unité de la réponse est fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Sphère de rayon 6 : V=4πr2=4π×36≈452,4 cm³. »
Ce qu'il faut écrire
« V=34πr3=34π×216≈904,8 cm³, et c'est A=4πr2≈452,4 cm² qui est l'AIRE. »
Pourquoi : L'exposant trahit la grandeur : un volume porte toujours un cube, une aire toujours un carré. Écrire l'unité avant de calculer suffit à choisir la bonne formule.
4.Sauter la division par 360 sur un secteur circulaire
toute la question, et une aire plus grande que le disque entier
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Secteur de 60° dans un disque de rayon 6 : A=πr2×60≈6786 cm². »
Ce qu'il faut écrire
« A=36060×π×36=61×36π≈18,8 cm². »
Un secteur de 60° est un des six secteurs égaux du disque : son aire vaut 36060=61 de πr2.
Pourquoi : L'angle en degrés n'est pas un facteur multiplicatif, c'est une FRACTION du tour complet. Le contrôle est immédiat : un secteur est plus petit que son disque, ici 113 cm².
5.Additionner les arêtes au lieu des volumes dans une refonte
toute la question, 6 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Trois cubes d'arêtes 3, 4 et 5 sont fondus en un seul : l'arête du nouveau cube vaut 3+4+5=12 cm. »
Ce qu'il faut écrire
« Ce sont les VOLUMES qui s'additionnent : 27+64+125=216 cm³, donc l'arête vaut 3216=6 cm. »
Pourquoi : Fondre conserve la matière, donc le volume, jamais les longueurs. Un cube d'arête 12 aurait un volume de 1728 cm³, huit fois trop : l'absurdité est le signal.
6.Déduire l'égalité des périmètres de l'équivalence des aires
toute la question, et le raisonnement d'optimisation devient impossible
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Les deux figures sont équivalentes, donc elles ont aussi le même périmètre. »
Ce qu'il faut écrire
« Équivalentes veut dire même AIRE seulement. Un rectangle 9×4 et un carré 6×6 ont tous deux une aire de 36, mais des périmètres de 26 et de 24. »
Pourquoi : Si l'équivalence entraînait l'égalité des périmètres, tout le chapitre de l'optimisation n'aurait pas de sens : c'est justement parce que les périmètres diffèrent qu'il existe un minimum à chercher.
7.Oublier les deux disques dans l'aire totale d'un cylindre
2 points, systématiquement
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Cylindre de rayon 5 et de hauteur 10 : AT=2πrh=2π×5×10≈314,2 cm². »
Ce qu'il faut écrire
« AT=2πr2+2πrh=157,1+314,2≈471,2 cm². Le 2πrh seul est l'aire LATÉRALE. »
Le patron du cylindre : le rectangle de l'aire latérale, 2πr sur h, et les deux disques (en vert) qui ferment la boîte.
Pourquoi : L'énoncé distingue toujours aire latérale et aire totale, et le mot « totale » inclut les deux bases. Une boîte de conserve sans ses deux couvercles n'est pas une boîte fermée.
8.Mélanger les unités dans un même calcul
toute la question, avec un facteur 100 d'écart
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Base de 2 m sur 150 cm et hauteur de 3 m : V=2×150×3=900 m³. »
Ce qu'il faut écrire
« On convertit d'abord : 150 cm =1,5 m, donc V=2×1,5×3=9 m³. »
Pourquoi : Une multiplication de grandeurs exige la même unité partout. Le contrôle d'ordre de grandeur tranche seul : 900 mètres cubes, c'est le volume d'une piscine olympique, pas d'un bac de jardin.
Quelle méthode choisir
Quelle formule de volume, selon le solide
Regardez d'abord si le solide se termine en pointe. C'est ce qui décide de la présence du tiers.
Côtés droits entre deux bases : base fois hauteur. Une pointe : le tiers. Un assemblage : on découpe et on additionne.
Si deux bases identiques et parallèles, des côtés droits → prisme ou cylindre : V=Abase×h
Exemple : cylindre de rayon 5 et de hauteur 10 : V=π×25×10≈785,4 cm³
h est la hauteur perpendiculaire, pas une arête oblique
Si une base et un sommet, donc une pointe → pyramide ou cône : V=3Abase×h
Exemple : cône de rayon 3 et de hauteur 4 : V≈37,7 cm³
le tiers vient de ce qu'une pointe occupe le tiers du solide droit qui l'enveloppe
Si pas de face plane du tout → sphère : V=34πr3
Exemple : sphère de rayon 6 : V≈904,8 cm³
Si le solide est un assemblage de plusieurs formes → décomposer, calculer chaque volume séparément, puis additionner
Exemple : un silo est un cylindre surmonté d'un demi-boule
ne jamais additionner les hauteurs ou les rayons, seulement les volumes
Si on donne le volume et on cherche une longueur → isoler la lettre cherchée dans la formule, puis racine carrée ou cubique selon son exposant
Exemple : V=216 pour un cube donne c=3216=6
Sur un cône, deux longueurs se ressemblent : la hauteur h, qui va au volume, et l'apothème a, qui va à l'aire latérale. Les relier par a2=r2+h2 est presque toujours la première ligne à écrire.
Optimiser une grandeur à l'autre fixée
Repérez ce qui est FIXÉ par l'énoncé et ce qu'il faut rendre minimal ou maximal. Le principe est toujours le même : la forme gagnante est la plus proche du cercle ou de la sphère.
Quatre figures de même périmètre 24 : plus la forme approche le cercle (en vert), plus l'aire grandit.
Si l'aire est fixée, on cherche le périmètre minimal → la figure la plus proche du cercle, donc le carré parmi les rectangles
Exemple : à aire 36, le carré 6×6 donne P=24, contre 26 pour le 9×4
Si le périmètre est fixé, on cherche l'aire maximale → encore la figure la plus proche du cercle : c'est le même principe, lu dans l'autre sens
Exemple : à périmètre 24, le carré 6×6 donne 36, contre 32 pour le 8×4
Si le volume est fixé, on cherche l'aire totale minimale → le solide le plus proche de la sphère; pour un cylindre, celui dont la hauteur vaut le diamètre
Exemple : pour 1 litre, le cylindre optimal a un rayon d'environ 5,4 cm et une hauteur d'environ 10,8 cm
Si l'énoncé parle de coût de fabrication ou de quantité de matériau → c'est une optimisation d'AIRE déguisée : le matériau se compte en unités carrées
Exemple : minimiser le carton d'une boîte revient à minimiser son aire totale
quand les faces ont des prix différents, l'aire de chaque face se multiplie par son prix avant d'additionner
En secondaire 4, on ne dérive pas : on dresse un tableau de trois à cinq candidats, on calcule la grandeur à optimiser pour chacun, et on lit le minimum. Le tableau doit apparaître sur la copie, c'est lui qui est noté.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Résoudre un problème d'équivalence
Quand l'utiliser : L'énoncé dit que deux figures ou deux solides sont équivalents, ou qu'un objet est refondu, transvasé ou remodelé.
1Écrire ce que l'équivalence signifie ici, en une phrase : « les deux solides ont le même volume ».
2Calculer la grandeur commune à partir de la figure entièrement connue, avec son unité.
3Poser l'équation qui exprime l'égalité, la grandeur inconnue dans le second membre.
4Isoler l'inconnue, en prenant la racine carrée pour une aire et la racine cubique pour un volume.
5Vérifier en recalculant la grandeur commune à partir du résultat trouvé, puis conclure avec l'unité.
Phrase de conclusion
« Les trois cubes fondus ont un volume total de 27+64+125=216 cm³. Le cube obtenu ayant le même volume, son arête vaut 3216=6 cm. »
Le piège : Écrire une égalité de longueurs au lieu d'une égalité d'aires ou de volumes. Le mot « équivalent » ne porte jamais sur les dimensions.
Barème : 1 point pour l'énoncé de l'équivalence, 2 pour le calcul de la grandeur commune, 1 pour l'inconnue isolée, 1 pour l'unité.
Justifier un choix d'optimisation par un tableau
Quand l'utiliser : L'énoncé demande la forme la plus économique, le périmètre minimal, ou le contenant à coût minimal.
1Nommer la grandeur FIXÉE et la grandeur à optimiser, en une phrase.
2Exprimer la seconde dimension en fonction de la première, à l'aide de la contrainte fixée.
3Dresser un tableau d'au moins trois candidats : une ligne par valeur essayée, avec toutes les grandeurs calculées.
4Souligner la ligne qui donne le minimum, ou le maximum, selon la question.
5Conclure par une phrase qui donne les dimensions retenues ET la valeur optimisée, avec les unités.
6Ajouter la justification théorique quand elle est connue : la forme retenue est la plus proche du cercle ou de la sphère.
Phrase de conclusion
« Parmi les rayons essayés, c'est r=5 cm qui donne la plus petite aire totale, environ 557 cm², avec une hauteur d'environ 12,7 cm. Ce résultat est cohérent avec le principe selon lequel le cylindre optimal a une hauteur voisine de son diamètre. »
Le piège : Donner la réponse sans le tableau. Le tableau EST la démonstration en secondaire 4, la conclusion seule ne vaut presque rien.
Barème : 2 points pour l'expression de la contrainte, 2 pour le tableau complet, 1 pour la conclusion avec unités.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
L'unité de la réponse est-elle la bonne ?
Une longueur se donne en cm, une aire en cm², un volume en cm³. Relisez la question et comparez à l'exposant qui apparaît dans votre formule : ils doivent concorder.
Une réponse en cm² à une question de volume signale que 4πr2 a été utilisé à la place de 34πr3.
La partie est-elle plus petite que le tout ?
Un secteur est plus petit que son disque, un cône plus petit que le cylindre qui l'enveloppe, une aire latérale plus petite qu'une aire totale. Une comparaison de tête suffit.
Un secteur de 6786 cm² dans un disque de 113 cm² est impossible : la division par 360 a été oubliée.
Le retour en arrière
Reprenez la longueur trouvée et recalculez le volume ou l'aire de départ. Vous devez retomber exactement sur la valeur donnée par l'énoncé.
Une arête de 6 cm donne 63=216 cm³, la valeur cherchée. Une arête de 12 donnerait 1728, huit fois trop.
Toutes les longueurs sont-elles dans la même unité ?
Avant de multiplier, balayez les données : mètres, centimètres, millimètres. Convertissez tout dans l'unité de la réponse demandée, et faites-le sur la copie.
Mélanger 2 m et 150 cm dans un produit donne un résultat cent fois trop grand, sans que le calcul lui-même soit faux.
L'ordre de grandeur du résultat
Comparez à un objet familier : une canette fait environ 355 cm³, une bouteille d'eau 500 cm³, un ballon de basketball environ 7000 cm³. Une réponse hors de ces échelles doit être relue.
Un volume de 900 mètres cubes pour un bac de jardin est absurde : c'est le volume d'une piscine olympique divisé par trois.
L'exercice type décortiqué
Fondre trois cubes : ce qui se conserve et ce qui se perd
Trois cubes de métal, d'arêtes 3 cm, 4 cm et 5 cm, sont fondus pour former un seul cube.
Quelle est l'arête de ce cube ?
Compare l'aire totale des trois cubes de départ à celle du cube obtenu.
Les trois cubes de départ, dessinés à l'échelle. La fonte conserve la matière, donc le VOLUME total; l'arête du cube obtenu ne se lit sur aucune de ces trois figures.
Étape 1
Fondre conserve la matière, donc le VOLUME. Ce sont les volumes qui s'additionnent, jamais les arêtes ni les aires.
Pourquoi
C'est la ligne qui décide de toute la question. Écrite explicitement, elle vaut un point et elle empêche le réflexe d'additionner 3+4+5.
Étape 2
Volume total : V=33+43+53=27+64+125=216 cm³.
Pourquoi
On calcule chaque cube séparément avant d'additionner. La somme 216 est la seule grandeur qui traverse la transformation, tout le reste va changer.
Étape 3
Le cube obtenu a le même volume, donc son arête c vérifie c3=216, d'où c=3216=6 cm.
Pourquoi
L'exposant 3 du volume impose une racine CUBIQUE. Prendre la racine carrée donnerait 14,7, une arête plus grande que celle des trois cubes réunis.
Étape 4
Aire totale des trois cubes de départ : 6×(32+42+52)=6×(9+16+25)=6×50=300 cm².
Pourquoi
Un cube a six faces carrées. Regrouper le facteur 6 évite trois multiplications et rend le calcul vérifiable d'un coup d'œil.
Étape 5
Aire totale du cube obtenu : 6×62=6×36=216 cm².
Pourquoi
Même volume, et pourtant 84 cm² de surface en moins. C'est la démonstration concrète que l'équivalence porte sur le volume seul.
Étape 6
Comparaison : 300−216=84 cm² de moins, soit 30084=0,28, une réduction de 28 pour cent.
Pourquoi
Le pourcentage rend la perte lisible. Il illustre le principe du chapitre : un seul gros solide expose moins de surface que plusieurs petits de même volume total.
Étape 7
Pour aller au bout du principe : une SPHÈRE de volume 216 cm³ aurait un rayon r=34π3×216≈3,72 cm et une aire de 4πr2≈174 cm², encore moins que les 216 cm² du cube.
Pourquoi
La sphère est le solide qui minimise l'aire à volume fixé. Ce calcul de contrôle confirme le principe d'optimisation sur un cas concret, et il tombe souvent en dernière sous-question.
Conclusion rédigée
« Le cube obtenu a une arête de 6 cm. Son aire totale, 216 cm², est inférieure de 84 cm² à celle des trois cubes de départ, soit une réduction de 28 pour cent, alors que le volume, lui, n'a pas changé. »
L'erreur classique sur cet exercice : Additionner les arêtes et répondre 12 cm. Ce cube aurait un volume de 1728 cm³, huit fois le volume disponible : le métal ne se crée pas en fondant, et cette impossibilité doit suffire à faire relire la première ligne.
À savoir par cœur
•Équivalentes : même AIRE seulement. Équivalents : même VOLUME seulement. Rien sur les périmètres ni les aires totales.
•Prisme et cylindre : V=Abase×h. Pyramide et cône : le même, DIVISÉ PAR 3.
•Sphère : V=34πr3 et A=4πr2. Le cube pour le volume, le carré pour l'aire.
•Cône : la HAUTEUR sert au volume, l'APOTHÈME sert à l'aire latérale, et a2=r2+h2.
•Cylindre, aire totale : 2πr2+2πrh. Le second terme seul est l'aire latérale.
•Secteur : l'angle en degrés se divise par 360, c'est une fraction du tour, pas un facteur.
•Dans une refonte, ce sont les VOLUMES qui s'additionnent, jamais les arêtes.
•À aire fixée, le périmètre minimal va à la figure la plus proche du cercle; à volume fixé, l'aire minimale va au solide le plus proche de la sphère.
•Cylindre optimal à volume fixé : la hauteur vaut le DIAMÈTRE, soit h=2r.
Questions fréquentes
Que veut dire exactement figures équivalentes en secondaire 4 ?
Que les deux figures ont la même aire, et rien de plus. Leurs formes peuvent être totalement différentes, et leurs périmètres aussi. Pour des solides, le mot porte sur le volume : deux solides équivalents ont le même volume mais peuvent avoir des aires totales très éloignées. C'est justement cet écart qui rend possibles les questions d'optimisation.
Quelle différence entre la hauteur et l'apothème d'un cône ?
La hauteur va du sommet au centre de la base, perpendiculairement. L'apothème va du sommet à un point du bord de la base, le long de la surface. Les deux forment un triangle rectangle avec le rayon, donc l'apothème au carré vaut le rayon au carré plus la hauteur au carré. La hauteur sert au volume, l'apothème sert à l'aire latérale.
Pourquoi divise-t-on par trois pour le volume d'un cône ou d'une pyramide ?
Parce qu'un solide qui se termine en pointe occupe exactement le tiers du prisme ou du cylindre de même base et de même hauteur. On peut le vérifier en transvasant : il faut trois cônes pleins de sable pour remplir un cylindre de mêmes dimensions. Oublier ce tiers donne un volume trois fois trop grand.
Quelle forme donne le plus petit périmètre pour une aire donnée ?
Celle qui est la plus proche du cercle. Parmi les rectangles d'aire donnée, c'est le carré qui gagne : à aire trente-six, le carré six par six a un périmètre de vingt-quatre, contre vingt-six pour un rectangle neuf par quatre. Pour les solides, le principe équivalent est que la sphère minimise l'aire totale à volume fixé.
Comment justifier une optimisation sans faire de dérivée ?
En dressant un tableau. On exprime la seconde dimension à l'aide de la contrainte fixée, on essaie trois à cinq valeurs, on calcule la grandeur à optimiser pour chacune, puis on lit le minimum. Ce tableau est la démonstration attendue en secondaire 4 : la conclusion donnée sans lui ne vaut presque aucun point.
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Exercices corrigés : Les figures et les solides équivalents
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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