Exercices corrigés : similitude et isométrie des triangles (math SN4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques SN4 sur la similitude et l'isométrie des triangles, calibrés sur le niveau réel des évaluations à Montréal : les trois cas d'isométrie CCC, CAC et ACA, les trois cas de similitude AA, CAC et CCC, le rapport de similitude appliqué aux périmètres, aux aires et aux volumes, les droites parallèles et la proportion de Thalès, la droite des milieux. C'est le chapitre où le programme de secondaire 4 demande pour la première fois de vraies DÉMONSTRATIONS : il ne suffit plus de calculer, il faut justifier chaque étape par un cas nommé.
Quinze exercices en trois parties. Vous savez reconnaître un cas d'isométrie (exercice 1) et un cas de similitude (exercice 2), calculer des mesures dans des triangles semblables (exercice 3), exploiter une droite parallèle à un côté (exercice 4), passer du rapport de similitude k au rapport des aires k2 et des volumes k3 (exercices 5 et 9), démontrer dans un parallélogramme (exercice 6), démontrer le théorème de la droite des milieux (exercice 7), démontrer une égalité de segments ou d'angles par isométrie (exercice 11) et établir une similitude sans droites parallèles (exercice 12).
Les problèmes sont ceux de la mesure indirecte : la hauteur d'un arbre par l'ombre et par le miroir, une maquette à l'échelle 1:150, la configuration en papillon, un rectangle inscrit dans un triangle et l'ombre d'une personne sous un lampadaire.
Les pièges que les corrigés traitent : le cas côté-côté-angle, qui n'est PAS un cas d'isométrie (exercices 1 et 13), un sommet mal apparié dans l'écriture ABC∼DEF (exercices 10 et 12), et l'aire qu'on croit doublée quand on double les longueurs (exercice 5). Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Deux triangles sont ISOMÉTRIQUES s'ils ont exactement les mêmes mesures. Trois cas suffisent : CCC, CAC (l'angle doit être COMPRIS entre les deux côtés) et ACA.
•Deux triangles sont SEMBLABLES si leurs angles sont respectivement égaux et leurs côtés homologues proportionnels. Trois cas : AA, CAC et CCC.
•Côté-côté-angle n'est PAS un cas d'isométrie : deux triangles peuvent partager deux côtés et un angle non compris sans être identiques.
•Si le rapport de similitude vaut k, alors les longueurs sont multipliées par k, les aires par k2 et les volumes par k3.
•Dans une démonstration, l'ordre des sommets n'est pas décoratif : écrire ABC∼DEF affirme que A correspond à D, B à E et C à F.
Partie A : Reconnaître et calculer (/50)
Exercice 1 : Reconnaître les cas d'isométrie
Pour chaque paire de triangles, dites s'ils sont nécessairement isométriques. Si oui, nommez le cas ; si non, expliquez précisément ce qui manque.
Une réponse sans le nom du cas ne vaut aucun point en examen.
a) ABC a pour côtés 5, 7 et 9 cm. DEF a pour côtés 9, 5 et 7 cm.
b) Dans ABC : AB=6, BC=8 et B=40∘. Dans DEF : DE=6, EF=8 et E=40∘.
c) Dans ABC : A=50∘, B=60∘ et AB=10. Dans DEF : D=50∘, E=60∘ et DE=10.
d) Dans ABC : AB=5, BC=7 et A=40∘. Dans DEF : DE=5, EF=7 et D=40∘.
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Réponses
a)Oui, CCC
b)Oui, CAC
c)Oui, ACA
d)Non : l'angle n'est pas compris (côté-côté-angle)
a)
Oui, ils sont isométriques par le cas CCC. Les trois côtés du premier, {5;7;9}, sont exactement les trois côtés du second, {5;7;9}, même si l'énoncé les donne dans un ordre différent. L'ordre d'énumération n'a aucune importance pour ce cas : ce sont les ENSEMBLES de mesures qui comptent. Trois longueurs déterminent un triangle de façon unique, à un déplacement près.
b)
Oui, par le cas CAC. L'angle B est situé entre les côtés AB et BC, et l'angle E entre DE et EF : dans les deux triangles, l'angle donné est bien COMPRIS entre les deux côtés donnés. Les correspondances sont A↔D, B↔E, C↔F, donc ABC≅DEF. C'est la vérification du caractère « compris » qui fait la différence entre une réponse juste et la réponse de la question d).
c)
Oui, par le cas ACA. Le côté AB est compris entre les angles A et B, et DE entre D et E. Remarque : connaître deux angles revient à les connaître tous les trois, puisque le troisième vaut 180∘−50∘−60∘=70∘. Mais les angles seuls ne suffiraient pas, ils ne donneraient que la similitude ; c'est le côté de 10 qui fixe la taille et fait passer de semblable à isométrique.
d)
NON, on ne peut pas conclure. Ici l'angle A est situé entre AB et AC, or le second côté donné est BC : l'angle n'est PAS compris entre les deux côtés fournis. C'est la configuration côté-côté-angle, qui n'est pas un cas d'isométrie. Concrètement, deux triangles différents peuvent satisfaire ces trois données : c'est le cas dit ambigu, où le côté opposé à l'angle connu peut se rabattre de deux façons sur la demi-droite, donnant un triangle acutangle et un triangle obtusangle. Pour conclure il faudrait une information de plus, par exemple que les deux triangles sont acutangles, ou la mesure d'un troisième côté.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Reconnaître les cas de similitude
Pour chaque paire, dites si les triangles sont semblables. Si oui, nommez le cas et donnez le rapport de similitude k du second vers le premier.
a) ABC a deux angles de 40∘ et 75∘. DEF a deux angles de 40∘ et 65∘.
b) ABC a pour côtés 6, 9 et 12. DEF a pour côtés 8, 12 et 16.
c) Dans ABC : AB=4, AC=6 et A=55∘. Dans DEF : DE=10, DF=15 et D=55∘.
d) ABC a pour côtés 3, 4 et 6. DEF a pour côtés 6, 8 et 10.
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Réponses
a)Oui, AA ; k indéterminé
b)Oui, CCC ; k=34
c)Oui, CAC ; k=2,5
d)Non : 610=2
a)
Oui, par le cas AA. Le troisième angle de ABC vaut 180∘−40∘−75∘=65∘, et celui de DEF vaut 180∘−40∘−65∘=75∘. Les deux triangles ont donc les mêmes trois angles, 40∘, 65∘ et 75∘ : ils sont semblables. Le rapport k ne peut PAS être déterminé, aucune longueur n'étant donnée : la similitude fixe la forme, pas la taille.
b)
Oui, par le cas CCC. On classe les côtés par ordre croissant dans chaque triangle et on compare les rapports terme à terme : 68=34, 912=34 et 1216=34. Les trois rapports sont égaux, donc les triangles sont semblables avec k=34≈1,33. Le classement préalable est indispensable : comparer des côtés dans le désordre donnerait trois rapports différents et une conclusion fausse.
c)
Oui, par le cas CAC. L'angle de 55∘ est compris entre les deux côtés donnés dans les deux triangles. On vérifie la proportionnalité de ces côtés : 410=2,5 et 615=2,5. Les rapports sont égaux, donc ABC∼DEF avec k=2,5.
d)
NON. On classe et on compare : 36=2, 48=2, mais 610≈1,67. Les trois rapports ne sont pas égaux, donc les triangles ne sont PAS semblables. C'est un piège fréquent : deux rapports qui coïncident ne suffisent jamais, il faut les trois. On peut le voir autrement : le triangle 6-8-10 est rectangle, puisque 36+64=100, alors que 3-4-6 ne l'est pas, puisque 9+16=25=36. Deux triangles semblables ont les mêmes angles, donc l'un ne peut pas être rectangle sans l'autre.
Exercice 3 : Calculer des mesures dans des triangles semblables
Les triangles ABC et DEF de la figure sont semblables, avec la correspondance A↔D, B↔E, C↔F.
On donne AB=8, BC=12, AC=10 et DE=12.
a) Calculez le rapport de similitude k de ABC vers DEF.
b) Calculez EF et DF.
c) Calculez le rapport des périmètres, puis vérifiez-le par le calcul direct des deux périmètres.
d) L'aire de ABC vaut environ 39,7 cm². Déduisez-en l'aire de DEF sans calculer de hauteur.
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Réponses
a)k=1,5
b)EF=18, DF=15
c)3045=1,5
d)39,7×2,25≈89,3 cm²
a)
Les côtés AB et DE sont homologues, car A correspond à D et B à E. Donc k=ABDE=812=1,5. Le triangle DEF est un agrandissement de ABC dans le rapport 1,5.
b)
Chaque côté de DEF est le côté homologue de ABC multiplié par k. EF est homologue de BC, donc EF=12×1,5=18. DF est homologue de AC, donc DF=10×1,5=15. Le point à surveiller est l'appariement : c'est l'ordre des lettres dans ABC∼DEF qui dit que BC va avec EF, et non avec DF.
c)
Le rapport des périmètres d'une similitude est égal au rapport de similitude lui-même, soit 1,5. Vérification directe : le périmètre de ABC vaut 8+12+10=30 et celui de DEF vaut 12+18+15=45. Le rapport est bien 3045=1,5 ✓. La raison est immédiate quand on l'écrit : a+b+cka+kb+kc=a+b+ck(a+b+c)=k.
d)
Le rapport des aires vaut k2, jamais k. Donc l'aire de DEF vaut 39,7×1,52=39,7×2,25≈89,3 cm². C'est l'erreur la plus coûteuse du chapitre : multiplier l'aire par 1,5 au lieu de 2,25 donnerait 59,6 cm², une réponse fausse de 33 %. La raison géométrique est simple, une aire est un produit de deux longueurs, et chacune est multipliée par k.
Exercice 4 : Droites parallèles et triangles semblables
Dans le triangle ABC, le point D appartient au segment AB et le point E au segment AC, avec (DE) PARALLÈLE à (BC).
On donne AD=6, DB=4, AE=9 et BC=15.
a) Démontrez que les triangles ADE et ABC sont semblables.
b) Calculez le rapport de similitude, puis EC.
c) Calculez DE.
d) Calculez le rapport entre l'aire du triangle ADE et l'aire du trapèze DBCE.
Les deux triangles partagent l'angle A. De plus, comme (DE) est parallèle à (BC) et que (AB) est une sécante, les angles ADE et ABC sont des angles CORRESPONDANTS, donc égaux. Les triangles ADE et ABC ont ainsi deux angles respectivement égaux : par le cas AA, ADE∼ABC. On aurait pu utiliser aussi la paire AED=ACB avec la sécante (AC), mais deux angles suffisent.
b)
Le côté AD est homologue de AB. Or AB=AD+DB=6+4=10. Donc k=ABAD=106=0,6. Comme AE est homologue de AC, on a ACAE=0,6, donc AC=0,69=15, et par conséquent EC=AC−AE=15−9=6. Contrôle par la proportion directe de Thalès : DBAD=46=1,5 doit valoir ECAE=69=1,5 ✓.
c)
DE est homologue de BC, donc DE=k×BC=0,6×15=9. Attention : contrairement à EC, la longueur DE ne se déduit PAS d'une proportion sur le côté AB, il faut passer par le côté homologue BC. Beaucoup d'élèves écrivent ici BCDE=DBAD, ce qui est faux, car DB n'est pas un côté du triangle ABC pris en entier.
d)
L'aire de ADE vaut k2=0,62=0,36 fois celle de ABC. Le trapèze DBCE est exactement ce qui reste du grand triangle une fois le petit retiré, donc son aire vaut 1−0,36=0,64 fois celle de ABC. Le rapport cherché est donc 0,640,36=6436=169=0,5625. Autrement dit, le petit triangle occupe un peu plus du tiers de la figure totale, 36 %, alors que sa base ne mesure que 60 % de la grande : c'est encore l'effet du carré, et c'est très contre-intuitif pour les élèves qui répondent 46 par réflexe.
Exercice 5 : Rapport de similitude, périmètres et aires
Deux triangles sont semblables dans le rapport k=23, le second étant l'agrandissement du premier.
Le petit triangle a un périmètre de 24 cm et une aire de 30 cm².
a) Calculez le périmètre et l'aire du grand triangle.
b) Une hauteur du petit triangle mesure 5 cm. Combien mesure la hauteur homologue du grand ?
c) Deux triangles semblables ont des aires de 18 cm² et 72 cm². Déterminez leur rapport de similitude, puis le rapport de leurs périmètres.
d) Un élève affirme : « si on double toutes les longueurs d'un triangle, on double son aire ». Réfutez cette affirmation avec un contre-exemple chiffré.
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Réponses
a)Périmètre 36 cm, aire 67,5 cm²
b)7,5 cm
c)k=2 ; périmètres dans le rapport 2
d)Carré de côté 3 puis 6 : aire 9 puis 36, quadruplée
a)
Le périmètre est une longueur, il se multiplie donc par k : 24×23=36 cm. L'aire se multiplie par k2=49=2,25 : 30×2,25=67,5 cm². Retenir le principe plutôt que les formules : tout ce qui se mesure en centimètres est multiplié par k, tout ce qui se mesure en centimètres carrés par k2.
b)
Une hauteur est une longueur, donc elle suit le rapport k comme les côtés : 5×23=7,5 cm. Contrôle de cohérence avec a) : si l'on note b la base homologue du petit triangle, l'aire du grand vaut 2(kb)(kh)=k22bh, ce qui redonne bien 2,25 fois l'aire du petit ✓.
c)
Le rapport des aires vaut 1872=4. Or ce rapport vaut k2, donc k2=4 et k=2, puisque le rapport de similitude est positif. Le rapport des périmètres vaut k, donc 2. C'est le raisonnement inverse du a), et il demande une racine carrée : passer de l'aire au rapport de similitude, c'est TOUJOURS extraire une racine.
d)
L'affirmation est fausse. Contre-exemple : prenons un carré de côté 3 cm, d'aire 9 cm². En doublant toutes les longueurs, on obtient un carré de côté 6 cm, d'aire 36 cm². L'aire n'a pas doublé, elle a QUADRUPLÉ, car 36=4×9. C'est cohérent avec la règle générale, k=2 donne k2=4. Avec un triangle rectangle de cathètes 3 et 4, même conclusion : l'aire passe de 23×4=6 à 26×8=24, soit quatre fois plus. Pour réellement DOUBLER une aire, il faudrait multiplier les longueurs par 2≈1,41, et non par 2.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Démonstration dans le parallélogramme
ABCD est un parallélogramme et O est le point d'intersection de ses diagonales, comme sur la figure.
Chaque réponse doit nommer le cas d'isométrie utilisé et justifier chacune de ses trois conditions.
a) Démontrez que les triangles ABC et CDA sont isométriques.
b) Déduisez-en que les angles opposés B et D sont égaux.
c) Démontrez que les triangles AOB et COD sont isométriques.
d) Déduisez-en que les diagonales d'un parallélogramme se coupent en leur milieu.
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Réponses
a)ABC≅CDA (CCC)
b)B=D, angles homologues
c)AOB≅COD (ACA)
d)AO=CO et BO=DO
a)
Trois conditions à vérifier, une par côté. Premièrement, AB=CD : dans un parallélogramme, les côtés opposés sont de même longueur. Deuxièmement, BC=DA : même propriété pour l'autre paire de côtés opposés. Troisièmement, AC=CA : c'est le même segment, la diagonale commune aux deux triangles. Les trois côtés de ABC sont donc respectivement égaux aux trois côtés de CDA : par le cas CCC, ABC≅CDA. Attention à l'ordre des lettres, qui doit refléter la correspondance A↔C, B↔D, C↔A.
b)
Dans deux triangles isométriques, les éléments homologues sont égaux. D'après la correspondance établie en a), l'angle B du triangle ABC est homologue de l'angle D du triangle CDA, puisque B correspond à D. Donc B=D. On vient ainsi de démontrer, et non d'admettre, que les angles opposés d'un parallélogramme sont égaux.
c)
On utilise cette fois le cas ACA. Premier angle : OAB=OCD, car (AB) et (CD) sont parallèles et (AC) est une sécante, ce qui en fait des angles alternes-internes. Côté : AB=CD, côtés opposés du parallélogramme. Second angle : OBA=ODC, alternes-internes cette fois avec la sécante (BD). Le côté AB est bien COMPRIS entre les deux angles OAB et OBA, et CD entre OCD et ODC. Par le cas ACA, AOB≅COD.
d)
De l'isométrie établie en c) découle l'égalité des côtés homologues. Le côté AO du triangle AOB est homologue du côté CO du triangle COD, donc AO=CO : le point O est le milieu de la diagonale [AC]. De même, BO est homologue de DO, donc BO=DO et O est le milieu de [BD]. Le point d'intersection est donc le milieu des DEUX diagonales, ce qu'il fallait démontrer. Remarque de méthode utile en examen : cette propriété se démontre en trois lignes une fois l'isométrie posée, alors qu'elle paraît difficile si on l'attaque directement. Chercher d'abord la bonne paire de triangles est presque toujours la clé.
Exercice 7 : Démonstration : la droite des milieux
Dans le triangle ABC, M est le milieu du côté [AB] et N le milieu du côté [AC].
On veut démontrer, sans rien admettre, que (MN) est parallèle à (BC) et que MN vaut la moitié de BC.
a) Démontrez que les triangles AMN et ABC sont semblables. Nommez le cas utilisé.
b) Déduisez-en que (MN) est parallèle à (BC).
c) Déduisez-en que MN=2BC.
d) Calculez le rapport entre l'aire du triangle AMN et l'aire du quadrilatère MBCN.
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Réponses
a)AMN∼ABC (CAC), k=21
b)AMN=ABC, correspondants : (MN)∥(BC)
c)MN=2BC
d)31
a)
On utilise le cas CAC, version similitude. Premier côté : M étant le milieu de [AB], on a AM=2AB, donc ABAM=21. Second côté : N étant le milieu de [AC], on a de même ACAN=21. Les deux rapports sont égaux. Angle : A est commun aux deux triangles, et il est bien COMPRIS entre [AM] et [AN] dans le petit, entre [AB] et [AC] dans le grand. Par le cas CAC, AMN∼ABC avec un rapport de similitude k=21.
b)
De la similitude découle l'égalité des angles homologues, en particulier AMN=ABC. Or ces deux angles sont formés par la sécante (AB) avec respectivement (MN) et (BC), et ils occupent la même position : ce sont des angles CORRESPONDANTS. Deux droites coupées par une sécante en formant des angles correspondants égaux sont parallèles, donc (MN) est parallèle à (BC). C'est ici la réciproque de la propriété des angles correspondants que l'on utilise, et il faut le dire explicitement en examen.
c)
Le côté MN est homologue de BC, donc MN=k×BC=21BC, c'est-à-dire MN=2BC. Contrôle numérique sur la figure, où B=(0;0) et C=(14;0) donnent BC=14, tandis que M=(2,5;5) et N=(9,5;5) donnent MN=9,5−2,5=7, et 7 est bien la moitié de 14 ✓.
d)
L'aire de AMN vaut k2=(21)2=41 de celle de ABC. Le quadrilatère MBCN est le reste, donc son aire vaut 1−41=43 de celle de ABC. Le rapport cherché est 3/41/4=31. Autrement dit, en joignant les milieux de deux côtés, on découpe un petit triangle qui ne fait que le TIERS du trapèze restant, alors que ses côtés en font la moitié. C'est le résultat le plus contre-intuitif du chapitre, et celui qui revient le plus souvent dans les questions à développement de l'épreuve.
Exercice 8 : Problème : la hauteur d'un arbre
Un élève veut mesurer la hauteur d'un arbre. Il plante un bâton de 1,5 m de haut, qui projette une ombre de 2,4 m. Au même moment, l'ombre de l'arbre mesure 18 m.
La figure montre les deux triangles formés. Les rayons du soleil sont considérés comme parallèles.
a) Justifiez que les deux triangles de la figure sont semblables.
b) Calculez la hauteur de l'arbre.
c) L'élève veut vérifier par la méthode du miroir : il pose un miroir au sol entre lui et l'arbre, recule jusqu'à voir le sommet de l'arbre dans le miroir. Ses yeux sont à 1,7 m du sol et il se tient à 1,2 m du miroir. À quelle distance de l'arbre le miroir doit-il se trouver pour que le résultat concorde ?
d) L'élève mesure en réalité l'ombre du bâton une demi-heure plus tard, et trouve 2,8 m. Quelle hauteur d'arbre obtiendrait-il en combinant cette mesure avec l'ombre de 18 m ? Quelle est l'erreur relative commise ?
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Réponses
a)AA : angle droit et angles d'élévation égaux
b)11,25 m
c)≈7,94 m
d)≈9,64 m, erreur ≈14 %
a)
Les deux triangles sont rectangles : le bâton et l'arbre sont verticaux, les ombres horizontales, donc chacun a un angle droit à sa base. Par ailleurs, les rayons du soleil sont parallèles entre eux, et le sol est une sécante commune : les angles d'élévation du soleil dans les deux triangles sont donc des angles CORRESPONDANTS, donc égaux. Deux angles respectivement égaux suffisent : par le cas AA, les triangles sont semblables.
b)
La similitude donne l'égalité des rapports entre côtés homologues : 18h=2,41,5. On calcule 2,41,5=0,625, donc h=18×0,625=11,25 m. L'arbre mesure 11,25 mètres. Contrôle de vraisemblance : l'ombre de l'arbre est 2,418=7,5 fois celle du bâton, donc l'arbre doit être 7,5 fois plus haut que le bâton, soit 7,5×1,5=11,25 m ✓, ce qui confirme par une autre route.
c)
La méthode du miroir repose sur le fait que l'angle d'incidence égale l'angle de réflexion, ce qui crée deux triangles rectangles semblables : celui de l'observateur et celui de l'arbre. La proportion s'écrit dh=1,21,7, où d est la distance du miroir à l'arbre. Avec h=11,25 : d=1,711,25×1,2=1,713,5≈7,94 m. Le miroir doit donc être placé à environ 7,94 m du pied de l'arbre. Si l'élève trouve une distance très différente en pratique, c'est que l'une des deux mesures est fausse.
d)
Avec l'ombre de bâton de 2,8 m : h=18×2,81,5=2,827≈9,64 m. L'erreur absolue vaut 11,25−9,64=1,61 m et l'erreur relative 11,251,61≈0,143, soit environ 14 %. C'est considérable pour une demi-heure d'écart. La raison est physique : le soleil descend, donc les ombres s'allongent, et combiner une ombre de bâton tardive avec une ombre d'arbre antérieure revient à mélanger deux angles solaires différents. C'est exactement pourquoi l'énoncé insiste sur « au même moment » : la similitude ne tient que si l'angle d'élévation est bien le même dans les deux triangles.
Exercice 9 : Problème : la maquette à l'échelle
Un architecte construit la maquette d'un immeuble à l'échelle 1:150. Cela signifie que 1 cm sur la maquette représente 150 cm dans la réalité.
Attention aux unités : c'est là que se perdent la plupart des points dans ce type de problème.
a) L'immeuble réel mesure 45 m de haut. Quelle est la hauteur de la maquette, en centimètres ?
b) Une fenêtre de la maquette mesure 1,2 cm sur 0,8 cm. Quelles sont ses dimensions réelles, en mètres ?
c) Une façade de la maquette a une aire de 600 cm². Quelle est l'aire réelle de cette façade, en mètres carrés ?
d) Le volume intérieur de la maquette est de 2000 cm³. Quel est le volume réel de l'immeuble, en mètres cubes ?
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Réponses
a)30 cm
b)1,8 m sur 1,2 m
c)1350 m²
d)6750 m³
a)
On convertit d'abord en une seule unité : 45 m =4500 cm. La maquette est une réduction de rapport 1501, donc sa hauteur vaut 1504500=30 cm. La maquette mesure 30 centimètres de haut, ce qui est une taille plausible pour une maquette d'immeuble posée sur une table.
b)
Ici on va dans l'autre sens, de la maquette vers le réel, donc on MULTIPLIE par 150. Longueur : 1,2×150=180 cm =1,8 m. Largeur : 0,8×150=120 cm =1,2 m. La fenêtre réelle mesure donc 1,8 m sur 1,2 m, dimensions tout à fait réalistes.
c)
Le rapport des aires est le CARRÉ du rapport des longueurs : 1502=22500. L'aire réelle vaut donc 600×22500=13500000 cm². Il reste à convertir : comme 1 m² =10000 cm², on divise, 1000013500000=1350 m². La façade réelle mesure 1350 m². L'erreur classique consiste à multiplier par 150 seulement, ce qui donnerait 9 m², une valeur absurde pour la façade d'un immeuble de 45 m de haut, et cette absurdité est justement le signal qu'il faut apprendre à repérer.
d)
Le rapport des volumes est le CUBE du rapport des longueurs : 1503=3375000. Le volume réel vaut donc 2000×3375000=6750000000 cm³. Conversion : 1 m³ =1000000 cm³, donc le volume réel est 10000006750000000=6750 m³. Contrôle de vraisemblance : un immeuble de 45 m de haut sur une base d'environ 12 m sur 12 m ferait 45×144=6480 m³, du même ordre de grandeur ✓. Récapitulatif du chapitre en une ligne : longueurs par k, aires par k2, volumes par k3.
Exercice 10 : Synthèse : la configuration en papillon
Sur la figure, les segments [AD] et [BC] se coupent en O, et (AB) est PARALLÈLE à (CD).
On donne OA=6, OB=8, AB=7 et OD=9.
a) Démontrez que les triangles OAB et ODC sont semblables, en précisant la correspondance des sommets.
b) Calculez le rapport de similitude, puis OC et CD.
c) Calculez le rapport des aires des deux triangles.
d) On remplace la donnée OD=9 par OD=6. Que deviennent les deux triangles ? Justifiez par un cas nommé.
Voir la correction
Réponses
a)OAB∼ODC (AA), O↔O, A↔D, B↔C
b)k=1,5 ; OC=12, CD=10,5
c)2,25
d)Isométriques (ACA)
a)
Deux paires d'angles égaux suffisent. Premièrement, AOB=DOC : ce sont des angles OPPOSÉS PAR LE SOMMET, formés par les deux droites sécantes (AD) et (BC). Deuxièmement, OAB=ODC : comme (AB) est parallèle à (CD) et que (AD) est une sécante, ce sont des angles ALTERNES-INTERNES. Par le cas AA, les triangles sont semblables. La correspondance est O↔O, A↔D, B↔C, donc on écrit OAB∼ODC. Cette correspondance n'est pas arbitraire : elle est imposée par le fait que A et D sont sur la même droite (AD), de part et d'autre de O.
b)
Les côtés OA et OD sont homologues, donc k=OAOD=69=1,5. Le côté OC est homologue de OB, donc OC=8×1,5=12. Le côté CD est homologue de AB, donc CD=7×1,5=10,5. Le piège ici est d'apparier OC avec OA : c'est la correspondance B↔C établie en a) qui impose de partir de OB.
c)
Le rapport des aires vaut k2=1,52=2,25. L'aire de ODC est donc 2,25 fois celle de OAB. On peut le vérifier autrement : les deux triangles ont des bases AB=7 et CD=10,5, et leurs hauteurs issues de O sont dans le même rapport 1,5 puisque toute la figure est agrandie. Le rapport des aires vaut donc 7×h10,5×1,5h=1,5×1,5=2,25 ✓.
d)
Si OD=6, alors k=66=1 : le rapport de similitude vaut 1, donc les deux triangles ne sont plus seulement semblables, ils sont ISOMÉTRIQUES. On peut le justifier directement par un cas nommé, sans passer par le rapport. Dans les triangles OAB et ODC : OAB=ODC (alternes-internes), OA=OD=6 (donnée), et AOB=DOC (opposés par le sommet). Le côté OA est compris entre ces deux angles, et OD également : par le cas ACA, OAB≅ODC. Conséquence géométrique : on aurait alors OB=OC et AB=CD, autrement dit ABDC serait un parallélogramme, puisque ses diagonales se couperaient en leur milieu, ce qui rejoint exactement la propriété démontrée à l'exercice 6.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Démontrer une égalité par isométrie
Pour démontrer que deux segments ou deux angles sont égaux, on cherche deux triangles qui les contiennent comme éléments HOMOLOGUES, on démontre que ces triangles sont isométriques en nommant le cas et en justifiant ses trois conditions, puis on conclut.
Dans chaque question, nommez le cas utilisé.
a) Le triangle ABC est isocèle en A et M est le milieu de [BC]. Démontrez que les triangles ABM et ACM sont isométriques, puis que (AM) est perpendiculaire à (BC).
b) Le point P est sur la médiatrice du segment [AB], dont le milieu est M. Démontrez que PA=PB.
c) Dans le quadrilatère ABCD, on a AB=AD et CB=CD. Démontrez que la diagonale (AC) partage l'angle BAD en deux angles égaux.
d) ABCD est un carré. Le point E est sur [AB] et le point F sur [BC], avec AE=BF. Démontrez que DE=AF.
Voir la correction
Réponses
a)ABM≅ACM (CCC) ; AMB=90∘
b)PMA≅PMB (CAC), donc PA=PB
c)ABC≅ADC (CCC), donc BAC=DAC
d)DAE≅ABF (CAC), donc DE=AF
a)
Dans ABM et ACM : AB=AC car le triangle est isocèle en A ; BM=CM car M est le milieu de [BC] ; AM=AM, côté commun. Par le cas CCC, ABM≅ACM. Les angles homologues AMB et AMC sont donc égaux. Or ils sont adjacents et forment l'angle plat BMC : leur somme vaut 180∘, donc chacun vaut 90∘. La médiane issue du sommet d'un triangle isocèle est donc aussi une hauteur.
b)
La médiatrice de [AB] est la droite perpendiculaire à [AB] en son milieu M. Dans les triangles PMA et PMB : AM=BM, puisque M est le milieu ; PMA=PMB=90∘, puisque (PM) est perpendiculaire à (AB) ; PM=PM, côté commun. L'angle droit est COMPRIS entre les deux côtés dans chaque triangle : par le cas CAC, PMA≅PMB, et les côtés homologues PA et PB sont égaux. Tout point de la médiatrice est donc équidistant des extrémités du segment. Si P est en M, les triangles sont aplatis, mais PA=PB est alors immédiat.
c)
Dans ABC et ADC : AB=AD et CB=CD par hypothèse, et AC=AC, côté commun. Par le cas CCC, ABC≅ADC, avec la correspondance A↔A, B↔D, C↔C. Les angles homologues BAC et DAC sont donc égaux : (AC) est la bissectrice de l'angle BAD. On a démontré au passage que B=D.
d)
On compare les triangles DAE et ABF. DA=AB : deux côtés du carré. DAE=ABF=90∘ : deux angles du carré. AE=BF par hypothèse. Dans DAE, l'angle droit en A est compris entre [DA] et [AE] ; dans ABF, l'angle droit en B est compris entre [AB] et [BF]. Par le cas CAC, DAE≅ABF, avec D↔A, A↔B, E↔F. Les côtés DE et AF sont homologues, donc DE=AF. Le choix des triangles est toute la difficulté : DE et AF ne sont pas dans des triangles « visibles » côte à côte, il faut les chercher.
Exercice 12 : La similitude sans droites parallèles
Dans le triangle ABC, on a AB=12 cm, AC=9 cm et BC=10 cm. Le point D est sur [AB] avec AD=6 cm, et le point E est sur [AC], placé de sorte que ADE=ACB.
Ici, rien n'est parallèle : c'est l'égalité d'angles donnée, et non la position des points sur les côtés, qui fixe la correspondance des sommets.
a) Démontrez que les triangles ADE et ACB sont semblables, en précisant la correspondance des sommets.
b) Calculez le rapport de similitude k du grand triangle vers le petit, puis AE.
c) Calculez DE au centième.
d) Montrez que (DE) n'est pas parallèle à (BC).
e) L'aire du triangle ABC vaut environ 44,04 cm². Calculez l'aire du triangle ADE au centième.
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Réponses
a)ADE∼ACB (AA), D↔C, E↔B
b)k=32 ; AE=8 cm
c)DE=320≈6,67 cm
d)126=98 : pas parallèles
e)≈19,57 cm²
a)
Les triangles ADE et ACB ont l'angle A en commun, et ADE=ACB par hypothèse. Par le cas AA, ils sont semblables. La correspondance est imposée par les angles égaux : A↔A, D↔C, E↔B, et l'on écrit ADE∼ACB. C'est le piège de la figure : D est sur [AB] mais correspond à C, et non à B.
b)
AD est homologue de AC, donc k=ACAD=96=32≈0,667. AE est homologue de AB, donc AE=32×12=8 cm. Le point E est bien sur [AC], puisque 8<9. Avec la correspondance fautive D↔B, on aurait écrit k=126=0,5 et AE=4,5 cm.
c)
DE est homologue de CB, donc DE=32×10=320≈6,67 cm.
d)
Si (DE) était parallèle à (BC), les triangles ADE et ABC seraient semblables avec D↔B et E↔C, et l'on aurait ABAD=ACAE. Or ABAD=126=0,5 et ACAE=98≈0,889. Les deux rapports diffèrent, donc (DE) n'est PAS parallèle à (BC). On dit que (DE) est antiparallèle à (BC) : elle coupe les côtés en formant les angles égaux « croisés ».
e)
Le rapport des aires vaut k2=94. Aire de ADE : 94×44,04≈19,57 cm². Vérification de la donnée par la formule de Héron : demi-périmètre 15,5, aire 15,5×3,5×5,5×6,5≈44,04 cm² ✓.
Exercice 13 : Vrai ou faux : cinq affirmations sur l'isométrie et la similitude
Pour chaque affirmation, dites si elle est vraie ou fausse. Une affirmation vraie se justifie par un cas nommé ; une affirmation fausse se réfute par un contre-exemple chiffré.
a) « Deux triangles équilatéraux sont toujours semblables. »
b) « Deux triangles rectangles qui ont une cathète de même longueur sont isométriques. »
c) « Deux triangles isocèles dont les angles au sommet sont égaux sont semblables. »
d) « Deux triangles de même aire sont isométriques. »
e) « Deux triangles semblables qui ont le même périmètre sont isométriques. »
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Réponses
a)Vraie (AA)
b)Fausse : cathètes 3-4 et 3-5
c)Vraie (AA)
d)Fausse : 6×4 et 8×3 donnent la même aire
e)Vraie : k=1
a)
Vraie. Les trois angles d'un triangle équilatéral valent 60∘. Deux triangles équilatéraux ont donc deux angles respectivement égaux, et ils sont semblables par le cas AA, quelles que soient leurs tailles. Le rapport de similitude est le rapport de leurs côtés.
b)
Fausse. Le triangle de cathètes 3 et 4, d'hypoténuse 5, et le triangle de cathètes 3 et 5, d'hypoténuse 34≈5,83, ont chacun une cathète de 3 et un angle droit, mais ils n'ont pas les mêmes côtés. Une cathète et l'angle droit ne font que deux conditions : il en manque une.
c)
Vraie. Si l'angle au sommet vaut s dans les deux triangles, chaque angle à la base vaut 2180∘−s dans les deux. Les deux triangles ont donc leurs trois angles égaux, et ils sont semblables par le cas AA. On peut aussi invoquer le cas CAC : les côtés égaux sont proportionnels, puisque leur rapport est le même, et ils comprennent l'angle au sommet.
d)
Fausse. Un triangle de base 6 cm et de hauteur 4 cm et un triangle de base 8 cm et de hauteur 3 cm ont tous deux une aire de 12 cm², mais leurs bases diffèrent : ils ne sont pas isométriques. L'aire est un seul nombre, elle ne peut pas fixer trois côtés.
e)
Vraie. Si deux triangles sont semblables de rapport k, le rapport de leurs périmètres vaut k. Des périmètres égaux imposent k=1 : chaque côté est égal à son homologue, et les triangles sont isométriques par le cas CCC.
Exercice 14 : Problème : le rectangle inscrit dans un triangle
Un triangle ABC a une base [BC] de 12 cm et une hauteur issue de A de 8 cm. On inscrit dans ce triangle un rectangle PQRS : le côté [PQ] est posé sur la base [BC], le sommet R est sur [AC] et le sommet S sur [AB].
On note x la hauteur du rectangle, en centimètres, avec 0<x<8.
a) Justifiez que le triangle ASR est semblable au triangle ABC.
b) En comparant les hauteurs des deux triangles, montrez que la largeur du rectangle vaut SR=12−1,5x.
c) Pour quelle valeur de x le rectangle est-il un carré ? Donnez la mesure de son côté.
d) Exprimez l'aire du rectangle en fonction de x, puis déterminez la hauteur qui la rend maximale et la valeur de cette aire maximale.
e) Comparez l'aire maximale à l'aire du triangle.
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Réponses
a)ASR∼ABC (AA)
b)12SR=88−x, donc SR=12−1,5x
c)x=4,8 cm
d)A(x)=12x−1,5x2 ; maximum 24 cm² en x=4
e)La moitié de l'aire du triangle (48 cm²)
a)
Le côté [SR] du rectangle est parallèle à [PQ], donc à la base (BC). Les triangles ASR et ABC ont l'angle A en commun, et ASR=ABC comme angles correspondants formés par les parallèles (SR) et (BC) avec la sécante (AB). Par le cas AA, ASR∼ABC.
b)
Dans deux triangles semblables, les HAUTEURS homologues sont dans le rapport de similitude, comme les côtés. La hauteur de ABC issue de A vaut 8 ; celle de ASR vaut ce qui reste au-dessus du rectangle, 8−x. Donc BCSR=88−x, soit SR=12×88−x=23(8−x)=12−1,5x. Contrôle aux bornes : pour x→0, SR→12, le rectangle s'aplatit sur la base ; pour x→8, SR→0.
c)
Le rectangle est un carré quand sa hauteur égale sa largeur : x=12−1,5x, donc 2,5x=12 et x=4,8. Le carré inscrit a un côté de 4,8 cm. Contrôle : 12−1,5×4,8=12−7,2=4,8 ✓.
d)
A(x)=x(12−1,5x)=12x−1,5x2. C'est une parabole ouverte vers le bas, de zéros 0 et 8 ; son sommet est au milieu des zéros, en x=4. Aire maximale : A(4)=4×(12−6)=4×6=24 cm². Le rectangle optimal mesure 4 cm sur 6 cm : ce n'est PAS le carré de c), dont l'aire vaut 4,82=23,04 cm².
e)
L'aire du triangle vaut 212×8=48 cm². Le rectangle d'aire maximale en occupe exactement la MOITIÉ, soit un rapport de 0,5, et ses dimensions sont la moitié de la base et la moitié de la hauteur. Ce résultat ne dépend pas des mesures choisies : il vaut pour tout triangle.
Exercice 15 : Problème : l'ombre sous le lampadaire
L'ampoule d'un lampadaire est à 6 m du sol. Une personne de 1,8 m se tient debout sur un sol horizontal, à 4 m du pied du lampadaire, et son ombre s'étend du côté opposé au lampadaire.
Contrairement aux rayons du soleil, qu'on considère comme parallèles, les rayons d'une ampoule partent tous du MÊME point. Arrondissez au centième.
a) Justifiez que le triangle formé par la personne et son ombre est semblable au triangle formé par le lampadaire et le sol jusqu'à l'extrémité de l'ombre.
b) Calculez la longueur de l'ombre.
c) La personne s'éloigne jusqu'à 10 m du pied du lampadaire. Quelle est la nouvelle longueur de son ombre ?
d) Montrez que, pour cette personne, l'ombre mesure toujours la même fraction de sa distance au pied du lampadaire, et donnez cette fraction.
e) Un enfant de 1,2 m veut avoir une ombre aussi longue que celle de la personne en b). À quelle distance du pied du lampadaire doit-il se placer ?
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Réponses
a)AA : angle droit et angle commun à l'extrémité de l'ombre
b)s=712≈1,71 m
c)≈4,29 m
d)s=73d
e)d=748≈6,86 m
a)
Les deux triangles sont rectangles, la personne et le lampadaire étant verticaux sur un sol horizontal. Ils ont en commun l'angle situé à l'extrémité de l'ombre, formé par le sol et le rayon qui passe par le sommet de la tête et par l'ampoule. Par le cas AA, ils sont semblables. On ne peut PAS utiliser ici l'argument des rayons parallèles de l'exercice 8 : c'est le sommet commun à l'extrémité de l'ombre qui fonde la similitude.
b)
Soit s la longueur de l'ombre. Le grand triangle a pour côtés de l'angle droit 6 m et s+4 m ; le petit, 1,8 m et s m. D'où 61,8=s+4s, soit 0,3(s+4)=s, 0,3s+1,2=s, 0,7s=1,2 et s=712≈1,71 m. L'erreur classique est d'écrire 61,8=4s, en oubliant que la base du grand triangle va jusqu'au bout de l'ombre.
c)
61,8=s+10s donne 0,3s+3=s, 0,7s=3 et s=730≈4,29 m. L'ombre s'allonge quand la personne s'éloigne, contrairement à l'ombre au soleil, qui ne dépend que de l'heure.
d)
Pour une distance d quelconque : 61,8=s+ds, donc 0,3s+0,3d=s, 0,7s=0,3d et s=73d. L'ombre mesure toujours les trois septièmes de la distance au lampadaire : 73×4≈1,71 ✓ et 73×10≈4,29 ✓. L'ombre est PROPORTIONNELLE à la distance.
e)
Pour l'enfant : 61,2=s+ds, donc 0,2s+0,2d=s, 0,8s=0,2d et s=4d. On veut s=712 : 4d=712, donc d=748≈6,86 m. Plus petit, l'enfant doit s'éloigner davantage pour projeter la même ombre. Contrôle : 61,2=0,2 et 12/7+48/712/7=6012=0,2 ✓.
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