Comment savoir si un élément est un métal, un non-métal ou un métalloïde ?
On repère l'escalier qui part entre le bore et l'aluminium et descend vers le polonium. À sa gauche se trouvent les métaux, à sa droite les non-métaux, et sur ses marches les six métalloïdes que sont le bore, le silicium, le germanium, l'arsenic, l'antimoine et le tellure. Le critère expérimental le plus sûr reste la conductivité mesurée à deux températures : elle baisse pour un métal, elle monte pour un métalloïde, elle reste nulle pour un non-métal.
Pourquoi le rayon des ions isoélectroniques n'est-il pas le même ?
Parce que le nombre de protons change alors que le nombre d'électrons reste identique. L'ion nitrure a sept protons pour dix électrons, le noyau retient mal un nuage trop grand pour lui, qui gonfle. L'ion aluminium a treize protons pour les mêmes dix électrons, il tire beaucoup plus fort et resserre le nuage. Le rayon décroît donc régulièrement quand le numéro atomique croît, dans un rapport de près de trois entre les deux extrêmes.
Comment savoir si un métal réagit avec un acide ?
On regarde sa position par rapport à l'hydrogène dans la série d'activité. S'il est au-dessus, il est plus réducteur que l'hydrogène et il attaque les acides non oxydants en dégageant du dihydrogène : c'est le cas du magnésium, du zinc et du fer. S'il est en dessous, comme le cuivre, l'argent et l'or, il ne se passe rien, et c'est pourquoi un fil de cuivre reste intact dans l'acide chlorhydrique alors qu'un clou de fer y bouillonne.
Pourquoi l'aluminium a-t-il été plus cher que l'or au dix-neuvième siècle ?
Parce qu'il se situe tout en haut de la série d'activité, au-dessus du carbone. Le carbone du haut fourneau réduit le fer parce que le fer est situé sous lui, mais il ne peut rien contre l'oxyde d'aluminium. Il a fallu attendre un réducteur plus puissant que tout réactif chimique, le courant électrique, avec le procédé d'électrolyse mis au point en 1886. C'est cette date qui fait s'effondrer le prix du métal, et non la découverte de nouveaux gisements.
Quelle différence entre un dopage de type n et de type p ?
Elle tient au nombre d'électrons de valence de l'impureté ajoutée, comparé aux quatre du silicium. Le phosphore, du groupe 15, en apporte cinq : le cinquième reste libre et devient un porteur de charge négatif, d'où le nom de type n. Le bore, du groupe 13, n'en apporte que trois : il manque un électron, et ce manque, appelé trou, se déplace dans le cristal comme le ferait une charge positive, d'où le type p. La jonction entre les deux zones est le composant élémentaire de toute l'électronique.
Pourquoi recycler un métal consomme-t-il si peu d'énergie ?
Parce que le métal usagé est déjà au nombre d'oxydation zéro. Toute la dépense de la production primaire sert à rendre des électrons à un métal qui se trouve à l'état d'oxyde dans son minerai, et seule l'électricité sait le faire en grande quantité pour les métaux les plus réducteurs. Le métal à recycler n'a plus d'électrons à recevoir : il suffit de le fondre, ce qui ne demande qu'une chaleur latente ordinaire. Pour l'aluminium, le rapport est d'environ un à vingt.