Chimie générale 202-SN1-RE (ancien 202-NYA) • Cégep et complément québécois à Montréal
Fiche de révision : solutions et propriétés colligatives (202-SN1-RE, ancien 202-NYA)
Ce chapitre relie une grandeur mesurable, un abaissement de température ou une pression, au NOMBRE de particules dissoutes. Toute la difficulté tient dans deux choses : choisir la bonne concentration, molalité ou molarité selon la formule, et ne jamais oublier que les électrolytes se dissocient.
Cette fiche sépare les cinq façons d'exprimer une concentration, fixe les quatre lois colligatives avec leurs unités, et rassemble les erreurs qui se répètent d'un examen à l'autre, en particulier sur le facteur i et sur le signe de l'abaissement cryoscopique.
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Le fil du chapitre
Une propriété colligative ne compte pas des grammes ni même des moles de soluté : elle compte des PARTICULES. C'est pour cela qu'une mole de sel fait deux fois le travail d'une mole de sucre, et que le facteur i décide de tout.
•Molarité C=Vsolutionn en mol/L. Elle DÉPEND de la température, puisque le volume se dilate. Elle sert à la stœchiométrie et à l'osmose.
•Molalité b=msolvantn en mol/kg, sur la masse de SOLVANT seul. Indépendante de la température, elle sert à la cryoscopie et à l'ébullioscopie.
•Pourcentage massique =mSOLUTIONmsoluteˊ×100, sur la masse totale, jamais sur celle du solvant.
•Fraction molaire xi=ntotalni, sans unité, utilisée par la loi de Raoult.
•Parties par million : pour une solution aqueuse diluée, 1 ppm =1 mg/L. Dilution : C1V1=C2V2.
La molarité rapporte au volume de la SOLUTION, complétée jusqu'au trait de jauge ; la molalité rapporte à la masse du SOLVANT seul, pesé avant d'y ajouter le soluté.
Molarité et molalité sont numériquement proches en solution aqueuse DILUÉE, puisque un litre d'eau pèse un kilogramme. L'écart devient important dès que la solution est concentrée, et c'est précisément là que les exercices d'examen se placent.
Les quatre lois colligatives
•Abaissement cryoscopique : ΔTf=iKfb, avec Kf=1,86 °C·kg/mol pour l'eau. La température de congélation DIMINUE : Tf=0−ΔTf.
•Élévation ébullioscopique : ΔTb=iKbb, avec Kb=0,512 °C·kg/mol. La température d'ébullition AUGMENTE.
•Pression osmotique : π=iCRT, avec C en mol/L, R=8,314 kPa·L/(mol·K) et T en kelvins.
•Loi de Raoult : Psolution=xSOLVANTP∘, donc l'abaissement vaut ΔP=xsoluteˊP∘.
•Facteur de van't Hoff i : nombre de particules libérées par unité formulaire. 1 pour un non-électrolyte, 2 pour NaCl, 3 pour CaCl2.
Même solution, même échelle : la congélation descend de 1,86 °C, l'ébullition ne monte que de 0,51 °C. Les deux écarts sont dans le rapport Kf/Kb=3,6.
Les valeurs de i MESURÉES sont toujours un peu inférieures aux valeurs théoriques, à cause de l'appariement des ions en solution. L'écart grandit avec la concentration et avec la charge des ions.
Solubilité : ce qui la fait monter et ce qui la fait chuter
•Semblable dissout semblable : un soluté ionique ou polaire exige un solvant polaire, un soluté apolaire un solvant apolaire.
•Pour la plupart des SOLIDES, la solubilité AUGMENTE avec la température : c'est ce qui rend la recristallisation possible.
•Pour les GAZ, la solubilité DIMINUE avec la température, et augmente avec la pression : S=kHP, la loi de Henry.
•Une solution saturée est en équilibre avec le soluté non dissous : ajouter du soluté n'augmente plus la concentration.
•Recristallisation : dissoudre dans le volume MINIMAL de solvant bouillant, puis refroidir lentement. On récupère la masse de départ moins ce que la solution froide retient encore.
Deux repères, chacun dans son unité : la solubilité du nitrate de potassium grimpe avec la température, celle du dioxygène dissous baisse. Aucune règle unique ne couvre les deux cas.
Le comportement opposé des solides et des gaz explique deux faits quotidiens : une eau chaude retient moins d'oxygène, ce qui menace les poissons en été, et une boisson gazeuse tiède mousse dès l'ouverture.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Utiliser la molarité dans une formule qui demande la molalité
3 points, et une erreur qui grandit avec la concentration
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La solution est à 2,00 mol/L, donc ΔTf=1,86×2,00=3,72 °C. »
Ce qu'il faut écrire
« La cryoscopie utilise la MOLALITÉ, en mol par kilogramme de SOLVANT. Il faut d'abord passer de la molarité à la molalité, ce qui exige la masse volumique de la solution. »
Pourquoi : Les lois colligatives comparent des états à des températures différentes, or la molarité change avec la température puisque le volume se dilate. Seule la molalité, définie sur des masses, reste constante.
2.Oublier le facteur de van't Hoff pour un électrolyte
toute la question, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 1,00 mol/kg de chlorure de sodium abaisse le point de congélation de 1,86 °C. »
Ce qu'il faut écrire
« NaCl libère DEUX ions par unité formulaire, donc i=2 et ΔTf=2×1,86×1,00=3,72 °C. »
À la MÊME molalité de 1,00 mol/kg, l'abaissement double avec le sel et triple avec le chlorure de calcium. Ce n'est pas la masse dissoute qui compte, c'est le nombre de particules libérées.
Pourquoi : Une propriété colligative ne dépend que du NOMBRE de particules dissoutes, pas de leur nature. Dissoudre une mole de sel revient à dissoudre deux moles de particules indépendantes.
3.Calculer la molalité sur la masse de solution
2 points, et un écart de 14% ici
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 250 g de soluté dans 1,50 kg d'eau : la molalité vaut 1,75n. »
Ce qu'il faut écrire
« La molalité se calcule sur la masse de SOLVANT seul : 1,50n. C'est le pourcentage massique, lui, qui utilise la masse de solution. »
La molalité divise par la masse du SOLVANT seul, en vert. La masse de la solution, en rouge, contient aussi le soluté et donne une molalité trop petite de 14%.
Pourquoi : La molalité mesure combien de particules pour une quantité fixée de solvant. Y inclure le soluté rendrait la grandeur non additive et lui ferait perdre sa propriété d'indépendance à la température.
4.Ajouter l'abaissement cryoscopique au lieu de le soustraire
2 points, et un contresens physique
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ΔTf=4,99 °C, donc la solution gèle à +4,99 °C. »
Ce qu'il faut écrire
« La température de congélation DESCEND : Tf=0−4,99=−4,99 °C. C'est le point d'ébullition, lui, qui monte. »
Le soluté fait DESCENDRE la congélation : depuis 0 °C, on retranche ΔTf. Le point rouge, au-dessus de zéro, est un signe perdu.
Pourquoi : Un antigel qui ferait geler l'eau à +5 °C serait un produit de refroidissement. Le soluté gêne l'organisation du cristal, il faut donc refroidir DAVANTAGE pour congeler.
5.Employer la fraction molaire du soluté dans la loi de Raoult
3 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« xsoluteˊ=0,12 et P∘=3,17 kPa, donc Psolution=0,12×3,17=0,38 kPa. »
Ce qu'il faut écrire
« Psolution=xSOLVANTP∘=0,88×3,17=2,79 kPa. La fraction du soluté donne l'ABAISSEMENT, soit 0,38 kPa, pas la pression finale. »
La pression de vapeur de la solution est la part du SOLVANT, 88% de P∘. La part du soluté, 12%, est l'abaissement : prise pour la pression finale, elle donne la barre rouge.
Pourquoi : Seul le solvant s'évapore dans le cas d'un soluté non volatil. La pression de vapeur de la solution est donc proportionnelle à la proportion de solvant en surface, et non à celle du soluté.
6.Oublier les kelvins ou le facteur i dans la pression osmotique
toute la question, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« π=CRT=0,150×8,314×37=46,1 kPa pour une solution de chlorure de sodium à 37 °C. »
Ce qu'il faut écrire
« T=310 K et i=2 : π=2×0,150×8,314×310=773 kPa. »
Le solvant traverse la membrane vers la solution, dont le niveau monte jusqu'à ce que la pression hydrostatique compense : c'est cette pression d'équilibre que mesure π.
Pourquoi : La formule est calquée sur celle des gaz parfaits : elle exige donc des kelvins. Et comme toute loi colligative, elle compte des particules, donc elle porte le facteur i.
7.Croire que la solubilité d'un gaz augmente avec la température
3 points sur la question de raisonnement
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Comme pour le sucre, l'eau chaude dissout plus de dioxyde de carbone que l'eau froide. »
Ce qu'il faut écrire
« C'est l'INVERSE pour les gaz : leur solubilité DIMINUE quand la température monte. Une eau chaude retient moins d'oxygène, et une boisson gazeuse tiède dégaze en s'ouvrant. »
À chaud, l'eau retient MOINS de gaz dissous et les bulles quittent le bécher de droite : c'est l'inverse du sucre, plus soluble à chaud.
Pourquoi : Dissoudre un gaz libère de l'énergie, donc chauffer déplace l'équilibre dans le sens du dégagement, conformément au principe de Le Chatelier. Pour la plupart des solides, la dissolution est au contraire endothermique.
8.Prendre le facteur de van't Hoff mesuré pour la valeur théorique
2 points sur la question de commentaire
Ce qu'il ne faut pas écrire
« i vaut exactement 2 pour le chlorure de sodium, quelle que soit la concentration. »
Ce qu'il faut écrire
« La valeur MESURÉE est toujours un peu inférieure, par exemple 1,87 à 0,1 mol/kg : une partie des ions restent appariés en solution. »
Deux paires d'ions sur quinze unités ne comptent que pour une particule chacune : 28 particules au lieu de 30, donc i=1,87 et non 2.
Pourquoi : Les ions de charges opposées s'attirent et forment des paires transitoires qui se comportent comme une seule particule. L'écart grandit avec la concentration et avec la charge des ions, ce qui rend CaCl2 plus éloigné de son i théorique que NaCl.
9.Diviser par la masse de solvant dans un pourcentage massique
2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 25 g de soluté dans 100 g d'eau font une solution à 25% en masse. »
Ce qu'il faut écrire
« Le pourcentage massique se rapporte à la masse de SOLUTION : 12525×100=20,0%. »
Le pourcentage massique divise par la masse de la SOLUTION, 125 g, en vert. Diviser par les 100 g d'eau, en rouge, donne 25% au lieu de 20,0%.
Pourquoi : Le pourcentage massique décrit la composition du liquide qu'on a dans le bécher, lequel pèse la somme des deux. La molalité, elle, fait le choix inverse et se rapporte au solvant seul.
10.Mélanger les unités dans une dilution
2 points, et un facteur 1000
Ce qu'il ne faut pas écrire
« C1V1=C2V2 avec V1=25 mL et V2=0,500 L. »
Ce qu'il faut écrire
« Les deux volumes doivent être dans la MÊME unité : V1=0,025 L et V2=0,500 L, ou bien 25 mL et 500 mL. »
Pourquoi : La relation de dilution est un rapport : elle tolère n'importe quelle unité de volume, à condition que ce soit la même des deux côtés. C'est le mélange qui la casse.
Quelle méthode choisir
Quelle concentration employer
La formule dans laquelle la concentration va entrer
Si cryoscopie ou ébullioscopie → MOLALITÉ, en mol par kg de solvant
Exemple : ΔTf=iKfb
Si pression osmotique → MOLARITÉ, en mol/L de solution
Exemple : π=iCRT
Si loi de Raoult ou abaissement de pression de vapeur → FRACTION MOLAIRE, celle du solvant pour la pression, celle du soluté pour l'abaissement
Exemple : P=xsolvantP∘
Si titrage, dilution, stœchiométrie en solution → MOLARITÉ, avec n=CV et V en litres
Exemple : C1V1=C2V2
Si l'énoncé donne une masse volumique de solution → c'est le signal qu'il faudra passer d'une concentration à l'autre
sans masse volumique, on ne peut pas convertir une molarité en molalité
Une masse volumique fournie et non utilisée signale presque toujours une conversion oubliée entre molarité et molalité. C'est la donnée-signal la plus fiable du chapitre.
Quel facteur i écrire
La nature du soluté
On compte les particules que libère UNE unité formulaire : une molécule neutre reste entière, un sel se sépare en tous ses ions, un acide faible ne s'ionise qu'en petite partie.
Exemple : le chlorure de calcium, plus efficace à masse égale
Si acide FORT ou base FORTE → dissociation totale, donc i égal au nombre d'ions produits
Exemple : HCl donne i=2
Si acide FAIBLE ou base FAIBLE → i compris entre 1 et le nombre d'ions, à calculer avec le taux d'ionisation
un acide faible ionisé à 5% donne i=1,05
Comparer deux solutés à MASSE égale et à MOLALITÉ égale ne donne pas le même classement : la masse molaire intervient dans le premier cas, seulement le facteur i dans le second. Lire ce que l'énoncé fixe.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Résoudre un problème colligatif complet
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une masse de soluté et une masse de solvant, et demande une température de congélation, d'ébullition ou une masse molaire.
1Convertir la masse de soluté en moles avec sa masse molaire, en écrivant l'unité.
2Calculer la molalité en divisant par la masse de SOLVANT en kilogrammes, et le dire explicitement.
3Déterminer le facteur i en justifiant en une phrase : non-électrolyte, sel binaire, sel ternaire.
4Appliquer ΔT=iKb, puis en déduire la température finale en RETRANCHANT pour la congélation et en AJOUTANT pour l'ébullition.
5Conclure avec les deux températures et commenter la vraisemblance du résultat.
Phrase de conclusion
« La molalité vaut 1,504,03=2,69 mol/kg ; l'éthylène glycol étant un non-électrolyte, i=1, donc ΔTf=1,86×2,69=4,99 °C et la solution gèle à −4,99 °C. »
Le piège : Écrire ΔT comme réponse finale. La question porte presque toujours sur la TEMPÉRATURE, qui exige encore une soustraction ou une addition, et ce dernier pas vaut un point.
Barème : Typiquement 1 point pour les moles, 2 pour la molalité, 1 pour le facteur i justifié, 2 pour l'écart de température, 1 pour la température finale.
Déterminer une masse molaire par osmométrie
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une masse de macromolécule, un volume de solution et une pression osmotique mesurée.
1Convertir la température en kelvins et la pression dans une unité cohérente avec R.
2Isoler la concentration : C=iRTπ, en justifiant que i=1 pour une macromolécule non ionique.
3En déduire la quantité de matière n=CV, avec V en litres.
4Calculer M=nm et vérifier que l'ordre de grandeur convient à une macromolécule, soit plusieurs dizaines de milliers de grammes par mole.
Phrase de conclusion
« La concentration vaut C=RTπ, d'où n=CV et M=nm, soit une masse molaire de l'ordre de 104 g/mol, cohérente avec une protéine. »
Le piège : Employer la cryoscopie pour une macromolécule. L'abaissement serait de l'ordre du millième de degré, donc immesurable : c'est précisément pourquoi l'osmométrie existe.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le sens du décalage de température
La congélation doit DESCENDRE sous zéro et l'ébullition MONTER au-dessus de cent. Toute réponse contraire est fausse sans autre examen.
Une solution qui gèle à +5 °C : le signe de l'abaissement a été perdu.
Le facteur i présent dans chaque loi colligative
Repasser sur chaque formule et vérifier que i y figure quand le soluté est un électrolyte. Son absence divise le résultat par deux ou par trois.
Un abaissement de 1,86 °C pour une molalité de 1 mol/kg de sel : le facteur 2 manque.
L'ébullioscopie environ quatre fois plus petite que la cryoscopie
Pour l'eau, Kf=1,86 et Kb=0,512 : le rapport vaut 3,6. Les deux écarts calculés doivent respecter ce rapport.
Un ΔTb plus grand que le ΔTf correspondant : les deux constantes ont été interverties.
L'ordre de grandeur d'une pression osmotique
Une solution physiologique développe plusieurs centaines de kilopascals, soit plusieurs atmosphères. Un résultat de quelques kilopascals signale des degrés Celsius ou un i oublié.
Un π=46 kPa pour du sérum physiologique : la température est restée en degrés Celsius.
La somme des fractions molaires
Dans un mélange binaire, xsolvant+xsoluteˊ doit valoir exactement 1, et l'abaissement de pression plus la pression finale doivent redonner P∘.
0,88 et 0,15 : l'une des deux fractions est fausse.
L'exercice type décortiqué
L'antigel du radiateur, comparé au sel de déglaçage
On dissout 250 g d'éthylène glycol (M=62,07 g/mol, non-électrolyte) dans 1,50 kg d'eau. Déterminer la molalité de la solution, sa température de congélation et sa température d'ébullition.
Quelle masse de chlorure de sodium (M=58,44 g/mol) faudrait-il dissoudre dans la même masse d'eau pour obtenir le MÊME abaissement du point de congélation ? Commenter.
Deux solutions dans la même masse d'eau : on cherche la masse de sel qui donne le MÊME abaissement que les 250 g de glycol.
Étape 1
n(glycol)=62,07250=4,03 mol.
Pourquoi
On sort des grammes dès la première ligne, comme dans tout le chapitre précédent. Les lois colligatives ne connaissent que des quantités de matière.
Étape 2
Molalité : b=1,504,03=2,69 mol/kg, la masse de 1,50 kg étant celle du SOLVANT seul.
Pourquoi
La mention explicite du solvant seul vaut un point et évite l'erreur qui consiste à diviser par 1,75 kg, la masse de la solution complète.
Étape 3
L'éthylène glycol est une molécule neutre qui ne se dissocie pas : i=1.
Pourquoi
Le facteur i se justifie, il ne s'affirme pas. Ici la justification tient en cinq mots, mais elle sépare une copie complète d'une copie qui a deviné.
Étape 4
ΔTf=iKfb=1×1,86×2,69=4,99 °C, donc Tf=0−4,99=−4,99 °C.
Pourquoi
L'écart n'est pas la réponse : la question porte sur la température. Le passage de l'un à l'autre est une soustraction, et c'est l'endroit exact où les copies s'arrêtent trop tôt.
Étape 5
ΔTb=1×0,512×2,69=1,38 °C, donc Tb=100+1,38=101,38 °C.
Pourquoi
Même molalité, même facteur i, mais une constante presque quatre fois plus petite et un signe opposé : c'est le rappel que les deux effets ne sont pas symétriques.
Étape 6
Pour le sel, i=2, donc la molalité nécessaire vaut b=2×1,864,99=1,34 mol/kg, soit n=1,34×1,50=2,01 mol et m=2,01×58,44=118 g.
Pourquoi
Le facteur 2 divise par deux la molalité nécessaire, et la masse molaire plus faible la divise encore. Le sel est donc doublement plus efficace, à masse égale, que le glycol.
Étape 7
Comparaison : 118 g de sel font le travail de 250 g de glycol, soit deux fois moins de masse pour le même effet.
Pourquoi
C'est la conclusion que la question attend : le classement des solutés ne suit ni la masse ni la masse molaire seule, mais le produit du facteur i par le nombre de moles.
Étape 8
Commentaire : on utilise pourtant le glycol dans les radiateurs, parce que les ions du sel corrodent les métaux du circuit, et le sel sur les routes, où le contact avec le métal est bref.
Pourquoi
La chimie colligative dit ce qui est le plus efficace, elle ne dit pas ce qui est utilisable. Cette nuance est presque toujours le dernier point de la question.
Étape 9
Vérification : ΔTbΔTf=1,384,99=3,62, à comparer à KbKf=0,5121,86=3,63.
Pourquoi
Ce rapport ne dépend ni de la molalité ni du soluté : il vérifie donc les deux calculs d'un coup, sans refaire aucune multiplication.
Conclusion rédigée
« La solution de glycol est à 2,69 mol/kg : elle gèle à −4,99 °C et bout à 101,4 °C. Le même abaissement de congélation s'obtiendrait avec seulement 118 g de chlorure de sodium, deux fois moins en masse, parce que le sel libère deux particules par unité formulaire. »
L'erreur classique sur cet exercice : Diviser par 1,75 kg, la masse de la solution, au lieu de 1,50 kg. On obtient b=2,30 mol/kg et une congélation à −4,28 °C : l'écart de 0,7 °C est assez petit pour ne pas alerter et assez grand pour coûter toute la question.
À savoir par cœur
•Molalité b=mSOLVANTn en mol/kg : cryoscopie et ébullioscopie. Molarité C=VSOLUTIONn : osmose et titrages.
•Pourcentage massique sur la masse de SOLUTION ; molalité sur la masse de SOLVANT.
•ΔTf=iKfb avec Kf=1,86 ; la congélation DESCEND.
•ΔTb=iKbb avec Kb=0,512 ; l'ébullition MONTE.
•π=iCRT, avec T en KELVINS et C en mol/L.
•Raoult : P=xSOLVANTP∘, et ΔP=xsoluteˊP∘.
•i=1 non-électrolyte, 2 pour NaCl, 3 pour CaCl2 ; les valeurs mesurées sont un peu plus faibles.
•Solides : solubilité qui MONTE avec T. Gaz : solubilité qui DESCEND avec T et monte avec P.
Questions fréquentes
Quelle différence entre molarité et molalité ?
La molarité est le nombre de moles de soluté par litre de solution ; elle change avec la température, puisque le volume se dilate. La molalité est le nombre de moles par kilogramme de solvant seul ; elle ne dépend pas de la température. C'est pour cette raison que les lois de congélation et d'ébullition utilisent la molalité.
Pourquoi le sel abaisse-t-il deux fois plus le point de congélation que le sucre ?
Parce qu'une propriété colligative ne compte que le nombre de particules dissoutes. Une mole de sucre donne une mole de molécules, tandis qu'une mole de chlorure de sodium se dissocie en deux moles d'ions. Le facteur de van't Hoff traduit exactement cela, et il vaut un pour le sucre contre deux pour le sel.
Le point de congélation monte-t-il ou descend-il quand on ajoute un soluté ?
Il descend, toujours. Le soluté gêne l'organisation des molécules de solvant en cristal, il faut donc refroidir davantage pour congeler. Le point d'ébullition, lui, monte. Les deux effets ont le même mécanisme mais des signes opposés, et pour l'eau le premier est environ quatre fois plus marqué que le second.
Comment choisir entre la loi de Raoult et la cryoscopie ?
On regarde la grandeur demandée. Si c'est une pression de vapeur, c'est la loi de Raoult et il faut une fraction molaire. Si c'est une température de congélation ou d'ébullition, ce sont les lois cryoscopique et ébullioscopique et il faut une molalité. Si c'est une pression osmotique, il faut une molarité et des kelvins.
Pourquoi la solubilité d'un gaz diminue-t-elle quand on chauffe ?
Parce que la dissolution d'un gaz libère de l'énergie. Chauffer déplace donc l'équilibre dans le sens du dégagement, conformément au principe de Le Chatelier. C'est l'inverse de la plupart des solides, dont la dissolution absorbe de l'énergie. Une eau chaude retient ainsi moins d'oxygène, ce qui menace les poissons en été.
Pourquoi le facteur de van't Hoff mesuré est-il inférieur à la valeur théorique ?
Parce qu'en solution, une partie des ions de charges opposées restent appariés et se comportent comme une seule particule. Le nombre effectif de particules indépendantes est donc un peu plus petit que prévu. L'écart grandit quand la concentration augmente et quand les charges des ions sont plus élevées.
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Exercices corrigés : Solutions et propriétés colligatives
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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