Chimie organique • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Fiche de révision : les biomolécules
Les biomolécules paraissent un chapitre à part, réservé à la biologie. En réalité, tout y a déjà été vu : la liaison osidique est un acétal, le triglycéride est un triester, et le zwitterion est le produit d'une réaction acide-base interne.
Cette fiche laisse les structures dans le polycopié et rassemble les règles de LECTURE : la convention de Fischer, le passage à Haworth, le critère du sucre réducteur, et le calcul du point isoélectrique.
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Le fil du chapitre
Les biomolécules n'exigent aucune réaction nouvelle : ce sont des acétals, des esters et des zwitterions, et toute la difficulté est de LIRE correctement une projection.
•Un ALDOSE porte un aldéhyde, un CÉTOSE une cétone. On compte les carbones pour nommer : triose, tétrose, pentose, hexose.
•Un aldose à n carbones possède n−2 carbones asymétriques, donc 2n−2 stéréoisomères.
•Un aldohexose a donc 24=16 stéréoisomères, dont 8 de série D.
•En PROJECTION DE FISCHER, la chaîne carbonée est VERTICALE, le carbone le plus oxydé en haut ; les liaisons horizontales pointent VERS l'observateur.
La projection de Fischer du D-glucose : c'est le carbone asymétrique le plus ÉLOIGNÉ de l'aldéhyde, en bas, qui décide de la série.
Le premier et le dernier carbone d'un aldose ne sont pas asymétriques : l'un porte l'aldéhyde, l'autre deux hydrogènes. C'est de là que vient le −2 de l'exposant.
Série D ou L, et les épimères
•La série est décidée par le carbone asymétrique le PLUS ÉLOIGNÉ du carbonyle : −OH à DROITE en Fischer signifie série D.
•La quasi-totalité des sucres naturels sont de série D, la quasi-totalité des acides aminés naturels de série L.
•ÉPIMÈRES : deux diastéréoisomères qui ne diffèrent que par UN seul carbone asymétrique. Glucose et mannose sont épimères en C2, glucose et galactose en C4.
•La série D ou L ne dit RIEN du sens de déviation de la lumière polarisée, qui se note (+) ou (−) et se mesure.
Le mannose ne diffère du glucose qu'en C2, le galactose qu'en C4 (lignes violettes) : deux épimères, donc deux diastéréoisomères.
Deux épimères sont des diastéréoisomères, pas des énantiomères : ils ont des propriétés physiques différentes et se séparent par des moyens ordinaires.
De Fischer à Haworth, et la liaison osidique
•Ce qui est à DROITE en Fischer se retrouve EN DESSOUS du plan en Haworth.
•Anomère α : −OH anomérique du côté OPPOSÉ au CH2OH. Anomère β : du MÊME côté.
•La LIAISON OSIDIQUE est un ACÉTAL formé entre le carbone anomérique d'un ose et un hydroxyle d'un autre.
•Un disaccharide est RÉDUCTEUR si au moins un carbone anomérique reste libre, donc sous forme d'hémiacétal.
Les deux anomères ne diffèrent que par un côté : le groupe hydroxyle anomérique est opposé au CH2OH en alpha, du même côté en bêta.
AMIDON : liaisons α(1→4) avec ramifications α(1→6). CELLULOSE : β(1→4). C'est la SEULE différence, et elle décide de la digestibilité.
Lipides et acides aminés
•Un TRIGLYCÉRIDE est le triester du glycérol avec trois acides gras : l'hydrolyse basique en donne du savon.
•INDICE D'IODE : masse de I2, en grammes, fixée par 100 g de corps gras. Il mesure l'INSATURATION, avec M(I2)=253,81 g/mol.
•En solution, un acide aminé existe sous forme de ZWITTERION +H3N−CHR−COO− : la forme neutre non ionisée est négligeable.
•Pour un acide aminé neutre, pKa1≈2,3 pour le COOH et pKa2≈9,6 pour le NH3+, et pI=2pKa1+pKa2.
Les trois hydroxyles du glycérol sont estérifiés par trois acides gras R−COOH : trois liaisons ester, que l'hydrolyse basique coupe en savons.
Au pI, la charge globale est nulle et la molécule ne migre pas dans un champ électrique : c'est le principe de l'électrophorèse, et la question tombe presque à chaque session.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Compter deux puissance n stéréoisomères
2 points, et un dénombrement complet à refaire
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Un aldohexose a six carbones, donc 26=64 stéréoisomères. »
Ce qu'il faut écrire
« Seuls n−2 carbones sont asymétriques : 24=16 stéréoisomères, dont 8 de série D. »
Seuls C2 à C5 portent quatre groupes différents ; C1 (l'aldéhyde) et C6 (CH2OH) ne sont pas asymétriques : 24=16.
Pourquoi : Le carbone du carbonyle et celui du CH2OH terminal ne sont pas asymétriques : le premier porte une liaison double, le second deux hydrogènes.
2.Lire la série sur le premier carbone asymétrique
2 points, et la moitié des sucres seront mal classés
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le −OH du carbone 2 est à droite, donc c'est la série D. »
Ce qu'il faut écrire
« La série se lit sur le carbone asymétrique le PLUS ÉLOIGNÉ du carbonyle, donc le plus bas de la projection. »
Le D-mannose a son −OH de C2 à GAUCHE et reste de série D : seul compte le −OH du C5, le plus bas, à droite.
Pourquoi : La convention fixe un seul carbone de référence, celui qui est le plus loin de la fonction. Sur un hexose, c'est le carbone 5, pas le carbone 2.
3.Confondre la série et le sens de rotation
1,5 point, et une confusion qui se répète en biochimie
Ce qu'il ne faut pas écrire
« C'est un sucre de série D, donc il dévie la lumière vers la droite. »
Ce qu'il faut écrire
« La série D est une CONVENTION de dessin ; le sens de déviation se mesure et se note (+) ou (−), indépendamment. »
Glucose et fructose naturels sont tous deux de série D (−OH du C5 à droite), mais l'un est dextrogyre et l'autre lévogyre.
Pourquoi : Le fructose naturel est de série D et lévogyre : les deux notations ne coïncident pas. L'une décrit une configuration, l'autre une propriété physique.
4.Passer à Haworth en inversant les côtés
3 points, tout le cycle est dessiné à l'envers
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le −OH est à droite en Fischer, donc il sera au-dessus du plan en Haworth. »
Ce qu'il faut écrire
« Ce qui est à DROITE se retrouve EN DESSOUS : c'est la règle, et elle vaut pour tous les carbones du cycle. »
Le −OH de C2, à droite en Fischer, passe sous le cycle ; celui de C3, à gauche, passe au-dessus : mêmes couleurs dans les deux dessins.
Pourquoi : La règle vient du repliement de la chaîne verticale de Fischer en cycle horizontal. Une seule inversion suffit à changer le sucre pour un autre, parfois inexistant.
5.Confondre les deux anomères
2 points, et la nature du polysaccharide change
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'anomère alpha a son −OH au-dessus du plan. »
Ce qu'il faut écrire
« Alpha : −OH anomérique du côté OPPOSÉ au CH2OH, donc en dessous quand le CH2OH est au-dessus. Bêta : du MÊME côté. »
Pourquoi : La définition se donne toujours PAR RAPPORT au CH2OH, jamais dans l'absolu. C'est cette relation qui distingue l'amidon de la cellulose.
6.Déclarer réducteur un sucre dont les deux anomériques sont engagés
2 points, et c'est la question de test du chapitre
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le saccharose est un disaccharide, donc il réduit la liqueur de Fehling. »
Ce qu'il faut écrire
« Ses DEUX carbones anomériques sont engagés dans la liaison osidique : aucune forme ouverte n'est possible, il n'est PAS réducteur. »
Le maltose garde un carbone anomérique libre et reste réducteur ; le saccharose engage les deux et ne l'est pas.
Pourquoi : Le pouvoir réducteur vient de la forme ouverte, qui présente un aldéhyde libre. Un acétal complet ne s'ouvre pas, alors qu'un hémiacétal le fait en permanence.
7.Croire que l'amidon et la cellulose ont des squelettes différents
2 points sur la question de biochimie appliquée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La cellulose est faite d'autres sucres que l'amidon, c'est pourquoi on ne la digère pas. »
Ce qu'il faut écrire
« Les deux sont des polymères du glucose : seule change la géométrie de la liaison, α(1→4) contre β(1→4). »
Mêmes glucoses, mêmes carbones 1 et 4 : le pont part sous le cycle dans l'amidon (α), au-dessus dans la cellulose (β).
Pourquoi : Nos enzymes ne reconnaissent que la géométrie alpha. Une seule différence stéréochimique sépare un aliment d'une fibre non digestible : c'est l'exemple le plus frappant du cours.
8.Prendre deux épimères pour des énantiomères
1,5 point, et les propriétés physiques annoncées sont fausses
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le glucose et le mannose diffèrent par un carbone, donc ce sont des énantiomères. »
Ce qu'il faut écrire
« Des énantiomères diffèrent par TOUS leurs carbones asymétriques : glucose et mannose n'en changent qu'un, ce sont des DIASTÉRÉOISOMÈRES. »
Le L-glucose inverse TOUS les carbones asymétriques du D-glucose (énantiomère) ; le D-mannose n'en inverse qu'un (épimère, donc diastéréoisomère).
Pourquoi : Deux énantiomères ont les mêmes points de fusion et de solubilité ; deux diastéréoisomères non, et c'est ce qui permet de les séparer par cristallisation.
9.Faire exister un acide aminé sous forme neutre en solution
2 points, et toute la discussion sur le pI perd son sens
Ce qu'il ne faut pas écrire
« En solution, l'acide aminé porte un COOH et un NH2. »
Ce qu'il faut écrire
« Il existe sous forme de ZWITTERION : le proton du carboxyle est passé sur l'azote, et la molécule porte deux charges opposées. »
La forme neutre qu'on dessine d'habitude est négligeable en solution : le proton du carboxyle est passé sur l'azote.
Pourquoi : L'écart de pKa entre 2,3 et 9,6 rend le transfert interne totalement favorable. La forme non ionisée représente moins d'une molécule sur un million.
Quelle méthode choisir
Lire une projection, dans l'ordre
On regarde d'abord de quelle projection il s'agit.
Si chaîne verticale, carbone le plus oxydé en haut → projection de FISCHER : les liaisons horizontales viennent vers l'observateur
Exemple : le D-glucose et ses quatre carbones asymétriques
Si on cherche la série D ou L → regarder le carbone asymétrique le plus BAS : −OH à droite donne D
Exemple : sur un hexose, c'est le carbone 5
Si on passe à Haworth → ce qui est à DROITE va EN DESSOUS, et le CH2OH se place au-dessus pour un sucre de série D
Exemple : le −OH du carbone 3, à gauche, se retrouve au-dessus
Si on nomme l'anomère → comparer la position du −OH anomérique à celle du CH2OH : opposé donne alpha, même côté donne bêta
Exemple : c'est une comparaison, jamais une position absolue
Si on cherche si le sucre est réducteur → chercher un carbone anomérique LIBRE, c'est-à-dire un hémiacétal
Exemple : le maltose oui, le saccharose non
Toute la lecture repose sur des comparaisons, jamais sur des positions absolues : à droite ou à gauche du squelette, au-dessus ou en dessous du plan, du même côté ou non que le CH2OH.
Quelle est la charge d'un acide aminé à un pH donné
On compare le pH du milieu au pI de l'acide aminé.
Sous pKa1 la forme cationique, entre les deux pKa le zwitterion, au-dessus de pKa2 la forme anionique.
Si pH nettement inférieur à pKa1 → forme CATIONIQUE : le carboxyle est protoné et l'azote aussi
Exemple : à pH1, la charge globale vaut +1
Si pH égal au pI → ZWITTERION, charge globale NULLE, aucune migration en électrophorèse
Exemple : pI=22,3+9,6=5,95
Si pH supérieur au pI mais inférieur à pKa2 → la charge globale devient NÉGATIVE : migration vers l'anode
Exemple : à pH7, la molécule migre vers le pôle positif
Si pH nettement supérieur à pKa2 → forme ANIONIQUE, charge −1
Exemple : à pH12
Pour un acide aminé à chaîne latérale ionisable, le pI se calcule avec les deux pKa qui ENCADRENT la forme neutre, pas systématiquement les deux premiers.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Passer d'une projection de Fischer à une projection de Haworth
Quand l'utiliser : L'énoncé donne un ose en Fischer et demande sa forme cyclique.
1Numéroter les carbones et repérer le carbone anomérique, celui du carbonyle.
2Appliquer la règle : ce qui est à DROITE en Fischer passe EN DESSOUS du plan.
3Placer le CH2OH au-dessus du plan pour un sucre de série D.
4Nommer l'anomère en comparant le −OH anomérique au CH2OH.
Phrase de conclusion
« Le −OH anomérique est du côté opposé au CH2OH : c'est l'anomère alpha du D-glucopyranose. »
Le piège : Oublier que le carbone anomérique n'existait pas comme centre asymétrique dans la forme ouverte : c'est la cyclisation qui le crée, d'où les deux anomères.
Barème : 1 point la règle droite-dessous appliquée à tous les carbones, 1 point le CH2OH, 1 point le nom de l'anomère.
Calculer un point isoélectrique et conclure
Quand l'utiliser : L'énoncé donne les pKa d'un acide aminé et un pH de travail.
1Écrire les deux pKa et identifier la forme neutre, le zwitterion.
2Calculer le pI comme la demi-somme des deux pKa qui encadrent cette forme.
3Comparer le pH du milieu au pI et en déduire le signe de la charge globale.
4Conclure sur le sens de migration en électrophorèse.
Phrase de conclusion
« pI=22,3+9,6=5,95 ; à pH7, supérieur au pI, la charge globale est négative et l'acide aminé migre vers l'anode. »
Le piège : Prendre la moyenne de tous les pKa quand la chaîne latérale est ionisable : seuls comptent ceux qui encadrent la forme neutre.
Barème : 1 point le calcul du pI, 1 point la comparaison au pH, 1 point le sens de migration.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le compte des carbones asymétriques
Recompter les carbones portant quatre substituants différents : un aldose à n carbones en a n−2.
Six carbones et six centres annoncés : les carbones terminaux ont été comptés à tort.
Le sens de la règle droite-dessous
Vérifier sur un carbone connu, par exemple le carbone 5 d'un sucre de série D, dont le CH2OH doit finir au-dessus.
Un CH2OH dessiné en dessous signale une inversion générale.
Le carbone anomérique est-il libre ?
Chercher un hémiacétal, c'est-à-dire un carbone portant à la fois un −OH et un −OR : c'est lui qui rend le sucre réducteur.
Deux acétals complets : le disaccharide n'est pas réducteur.
La charge à un pH donné
Comparer le pH au pI : au-dessus la charge est négative, en dessous elle est positive.
Une migration vers la cathode annoncée à pH7 pour un acide aminé neutre est fausse.
L'exercice type décortiqué
Charge et migration d'un acide aminé neutre
Un acide aminé neutre possède un pKa1 de 2,3 pour son groupe carboxyle et un pKa2 de 9,6 pour son ion ammonium.
Calculer son point isoélectrique, donner la forme majoritaire à pH7, et dire vers quelle électrode il migre.
Les deux pKa de l'acide aminé et le pH 7 du milieu : la place de ce pH par rapport au pI, encore à calculer, décide de la migration.
Étape 1
Forme neutre : le ZWITTERION +H3N−CHR−COO−, de charge globale nulle.
Pourquoi
L'écart de plus de sept unités entre les deux pKa rend le transfert interne du proton total. La forme non ionisée est négligeable en solution.
Étape 2
pI=22,3+9,6=5,95.
Pourquoi
Le point isoélectrique est la demi-somme des deux pKa qui encadrent la forme neutre. Pour un acide aminé neutre, ce sont simplement les deux seuls.
Étape 3
À pH7 : 7>5,95, donc la charge globale est NÉGATIVE.
Pourquoi
Au-dessus du pI, le milieu est trop basique pour maintenir l'azote protoné en totalité : la balance penche du côté du carboxylate.
Étape 4
Forme majoritaire à pH7 : le carboxylate est déprotoné, l'azote encore majoritairement protoné, mais la charge nette est négative.
Pourquoi
On raisonne sur la moyenne des espèces, pas sur une seule. C'est le signe de la charge NETTE qui décide de la migration.
Étape 5
Migration : vers l'ANODE, le pôle positif.
Pourquoi
Une charge négative migre vers l'électrode de signe opposé. C'est le principe de séparation des protéines par électrophorèse.
Étape 6
Contrôle : à pH=5,95 exactement, la charge est nulle et l'acide aminé ne migre pas.
Pourquoi
Ce cas limite valide le raisonnement, et il correspond à la technique de focalisation isoélectrique, où chaque protéine s'immobilise à son propre pI.
Conclusion rédigée
« Le point isoélectrique vaut 5,95 ; à pH7, supérieur au pI, l'acide aminé porte une charge globale négative et migre vers l'anode. »
L'erreur classique sur cet exercice : Annoncer une charge positive à pH7 parce que ce pH est inférieur au pKa2 : c'est au pI qu'il faut comparer, pas à l'un des deux pKa.
À savoir par cœur
•Un aldose à n carbones a n−2 carbones asymétriques, donc 2n−2 stéréoisomères.
•En Fischer : chaîne VERTICALE, carbone le plus oxydé en haut, liaisons horizontales vers l'observateur.
•La série D ou L se lit sur le carbone asymétrique le PLUS ÉLOIGNÉ du carbonyle.
•Vers Haworth : ce qui est à DROITE passe EN DESSOUS.
•Anomère alpha : −OH OPPOSÉ au CH2OH. Bêta : du MÊME côté.
•Sucre RÉDUCTEUR : au moins un carbone anomérique libre, donc un hémiacétal.
•Amidon α(1→4), cellulose β(1→4) : la seule différence, et elle décide de la digestibilité.
•En solution, un acide aminé est un ZWITTERION, et pI=2pKa1+pKa2.
Questions fréquentes
Combien de stéréoisomères possède un aldohexose ?
Seize, soit deux puissance quatre. Un aldose à six carbones ne possède que quatre carbones asymétriques : celui du groupe aldéhyde porte une liaison double, et le dernier porte deux hydrogènes. Parmi ces seize stéréoisomères, huit appartiennent à la série D et huit à la série L.
Quel carbone décide de la série D ou L ?
Le carbone asymétrique le plus éloigné du groupe carbonyle, c'est-à-dire le plus bas dans la projection de Fischer. Si son groupe hydroxyle est à droite, le sucre appartient à la série D. Les autres carbones asymétriques distinguent des diastéréoisomères entre eux, mais ne changent pas la série.
Comment passe-t-on de Fischer à Haworth ?
Ce qui est écrit à droite dans la projection de Fischer se retrouve en dessous du plan dans la projection de Haworth, et réciproquement. Pour un sucre de série D, le groupe hydroxyméthyle se place au-dessus du plan. Il reste ensuite à nommer l'anomère en comparant le groupe hydroxyle anomérique à ce hydroxyméthyle.
Qu'est-ce qui rend un sucre réducteur ?
La présence d'au moins un carbone anomérique libre, c'est-à-dire engagé dans un hémiacétal et non dans un acétal complet. Ce carbone permet au cycle de s'ouvrir et de présenter un aldéhyde libre, qui réduit la liqueur de Fehling. Le saccharose engage ses deux carbones anomériques et n'est donc pas réducteur.
Pourquoi digère-t-on l'amidon et pas la cellulose ?
Parce que les deux sont des polymères du même sucre, le glucose, mais que la géométrie de la liaison diffère : alpha dans l'amidon, bêta dans la cellulose. Nos enzymes digestives ne reconnaissent que la géométrie alpha. Une seule différence de configuration sépare ainsi un aliment énergétique d'une fibre non assimilable.
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Exercices corrigés : Les biomolécules
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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