Algèbre linéaire 201-SN4-RE (ancien 201-NYC) / Maths 105 • Complément québécois de Première et cégep à Montréal

Fiche de révision : les trois produits de vecteurs dans l'espace (201-SN4-RE, ancien 201-NYC)

Cette fiche ne redonne pas les formules des trois produits : elles sont dans vos notes et sur la feuille de formulaire. Elle traite ce qui décide de la note : la NATURE du résultat attendu, le facteur que tout le monde oublie, et la rédaction que le correcteur de 201-SN4-RE (ancien 201-NYC) attend sur une aire ou un volume.

Elle est écrite pour les étudiants de cégep en Sciences de la nature et pour les élèves de Première des lycées français qui suivent le complément québécois de mathématiques. Une fois la fiche lue, la série d'exercices corrigés du même chapitre met chaque réflexe à l'épreuve.

Cette fiche existe aussi en anglais →

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Le fil du chapitre

Trois produits, trois natures de résultat : u⃗⋅v⃗\vec{u}\cdot\vec{v} est un NOMBRE, u⃗×v⃗\vec{u}\times\vec{v} est un VECTEUR, u⃗⋅(v⃗×w⃗)\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w}) est de nouveau un NOMBRE. La moitié des points perdus vient d'écrire une flèche sur un nombre, ou un nombre là où l'énoncé attend un vecteur.

Ce chapitre fait partie de Algèbre linéaire et géométrie vectorielle 201-SN4-RE (ancien 201-NYC)
Pour s'entraîner Les exercices corrigés de ce chapitre, 17 exercices

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (4 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Nombres réels, racines et ensembles Secondaire 3
  2. 2 Théorème de Pythagore et réciproque Secondaire 3
  3. 3 Relations métriques et trigonométrie du triangle rectangle Secondaire 4
  4. 4 Les vecteurs et la géométrie vectorielle Secondaire 5

L'essentiel

Trois produits, trois natures de résultat

  • • PRODUIT SCALAIRE : u⃗⋅v⃗=a1a2+b1b2+c1c2=∥u⃗∥ ∥v⃗∥cos⁡θ\vec{u}\cdot\vec{v}=a_{1}a_{2}+b_{1}b_{2}+c_{1}c_{2}=\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|\cos\theta. C'est un NOMBRE, jamais un vecteur.
  • • PRODUIT VECTORIEL : u⃗×v⃗=(b1c2−c1b2 ; c1a2−a1c2 ; a1b2−b1a2)\vec{u}\times\vec{v}=(b_{1}c_{2}-c_{1}b_{2}\ ;\ c_{1}a_{2}-a_{1}c_{2}\ ;\ a_{1}b_{2}-b_{1}a_{2}). C'est un VECTEUR, orthogonal aux deux autres.
  • • PRODUIT MIXTE : u⃗⋅(v⃗×w⃗)\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w}). C'est un NOMBRE, égal au déterminant 3×33\times 3 des trois vecteurs.
  • • Le produit vectoriel n'est PAS commutatif : v⃗×u⃗=−(u⃗×v⃗)\vec{v}\times\vec{u}=-(\vec{u}\times\vec{v}). Le produit scalaire, lui, l'est.
  • • u⃗×u⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{u}=\vec{0} et u⃗⋅(u⃗×v⃗)=0\vec{u}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})=0 : deux égalités gratuites qui servent de contrôle.
vuprojetéu · v : un NOMBREuvu × vaireu × v : un VECTEUR
À gauche, le produit scalaire mesure ce qui reste de u⃗\vec{u} le long de v⃗\vec{v}, un nombre. À droite, le produit vectoriel sort du plan des deux vecteurs, un vecteur, et sa norme est l'aire du parallélogramme.

Avant d'écrire une ligne, se demander ce que la question attend : une longueur, un angle et une aire sont des NOMBRES; une normale et une direction sont des VECTEURS. C'est ce qui choisit le produit.

Ce que chaque produit MESURE

  • • u⃗⋅v⃗=0\vec{u}\cdot\vec{v}=0 (avec u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} non nuls) équivaut à ORTHOGONAUX. Le signe donne la nature de l'angle : positif aigu, négatif obtus.
  • • ∥u⃗×v⃗∥=∥u⃗∥ ∥v⃗∥sin⁡θ\|\vec{u}\times\vec{v}\|=\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|\sin\theta est l'AIRE DU PARALLÉLOGRAMME construit sur les deux vecteurs. L'aire du triangle en est la MOITIÉ.
  • • u⃗×v⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{v}=\vec{0} équivaut à COLINÉAIRES.
  • • ∣u⃗⋅(v⃗×w⃗)∣|\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w})| est le VOLUME DU PARALLÉLÉPIPÈDE. Le volume du tétraèdre correspondant en est le SIXIÈME.
  • • u⃗⋅(v⃗×w⃗)=0\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w})=0 équivaut à COPLANAIRES : le parallélépipède est aplati, son volume est nul.
vwuv × whbase
Base : le parallélogramme de v⃗\vec{v} et w⃗\vec{w}, d'aire ∥v⃗×w⃗∥\|\vec{v}\times\vec{w}\| ; hauteur hh : la projection de u⃗\vec{u} sur la normale. Base fois hauteur : ∣u⃗⋅(v⃗×w⃗)∣|\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w})|.

Deux facteurs à ne jamais oublier, et ce sont les deux erreurs les plus fréquentes du chapitre : le 12\frac{1}{2} du triangle et le 16\frac{1}{6} du tétraèdre.

La projection orthogonale, et ses deux formes

  • • VECTEUR projeté de u⃗\vec{u} sur v⃗\vec{v} : uv⃗=u⃗⋅v⃗∥v⃗∥2 v⃗\vec{u_{v}}=\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{v}\|^{2}}\,\vec{v}, avec la norme au CARRÉ au dénominateur.
  • • MESURE ALGÉBRIQUE de la projection : u⃗⋅v⃗∥v⃗∥\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{v}\|}, un nombre, qui peut être négatif.
  • • Décomposition orthogonale : u⃗=uv⃗+u⊥⃗\vec{u}=\vec{u_{v}}+\vec{u_{\perp}}, où u⊥⃗=u⃗−uv⃗\vec{u_{\perp}}=\vec{u}-\vec{u_{v}} est orthogonal à v⃗\vec{v}. C'est le contrôle : leur produit scalaire doit valoir 00.
  • • Distance d'un point SS à la droite passant par AA de direction u⃗\vec{u} : ∥AS⃗×u⃗∥∥u⃗∥\dfrac{\|\vec{AS}\times\vec{u}\|}{\|\vec{u}\|}.
  • • Cosinus directeurs de v⃗=(a ; b ; c)\vec{v}=(a\ ;\ b\ ;\ c) : cos⁡α=a∥v⃗∥\cos\alpha=\frac{a}{\|\vec{v}\|}, cos⁡β=b∥v⃗∥\cos\beta=\frac{b}{\|\vec{v}\|}, cos⁡γ=c∥v⃗∥\cos\gamma=\frac{c}{\|\vec{v}\|}, avec cos⁡2α+cos⁡2β+cos⁡2γ=1\cos^{2}\alpha+\cos^{2}\beta+\cos^{2}\gamma=1.
vuu⊥vuu⊥u · v > 0u · v < 0
En vert le projeté uv⃗\vec{u_{v}}, en orange la composante orthogonale u⊥⃗\vec{u_{\perp}}. Le signe du produit scalaire dit de quel côté tombe le pied : c'est le signe de la mesure algébrique.

La somme des carrés des cosinus directeurs vaut toujours 11 : c'est la vérification la plus rapide d'un calcul d'angles directeurs.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Se tromper sur la nature du résultat, nombre ou vecteur

1 point par occurrence, et le correcteur ne peut plus suivre la suite du raisonnement.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« u⃗⋅v⃗=(3 ; −1 ; 2)\vec{u}\cdot\vec{v}=(3\ ;\ -1\ ;\ 2) » ou « u⃗×v⃗=7\vec{u}\times\vec{v}=7 ».

Ce qu'il faut écrire

« u⃗⋅v⃗=7\vec{u}\cdot\vec{v}=7, un nombre; u⃗×v⃗=(3 ; −1 ; 2)\vec{u}\times\vec{v}=(3\ ;\ -1\ ;\ 2), un vecteur. »

Pourquoi : C'est la distinction fondatrice du chapitre. Toutes les questions se répartissent entre celles qui veulent un nombre, angle, aire, volume, distance, et celles qui veulent un vecteur, normale, direction.

2. Donner l'aire du triangle sans diviser par deux

2 points, et c'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'aire du triangle ABCABC vaut ∥AB⃗×AC⃗∥=14\|\vec{AB}\times\vec{AC}\|=14. »

Ce qu'il faut écrire

« ∥AB⃗×AC⃗∥=14\|\vec{AB}\times\vec{AC}\|=14 est l'aire du PARALLÉLOGRAMME; l'aire du triangle vaut 142=7\frac{14}{2}=7. »

ABCD‖AB × AC‖ = 147
La norme du produit vectoriel mesure le parallélogramme entier, 1414 ; la diagonale [BC][BC] le coupe en deux triangles égaux, et le triangle ABCABC de l'énoncé, en vert, n'en vaut que la moitié, 77.

Pourquoi : Le produit vectoriel mesure le parallélogramme construit sur les deux vecteurs, dont le triangle n'est que la moitié. Le facteur ne s'ajoute pas, il se retire.

3. Donner le volume du tétraèdre sans diviser par six

2 points, et un résultat six fois trop grand qu'aucun ordre de grandeur ne rattrape.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le volume du tétraèdre ABCDABCD vaut ∣AB⃗⋅(AC⃗×AD⃗)∣=18|\vec{AB}\cdot(\vec{AC}\times\vec{AD})|=18. »

Ce qu'il faut écrire

« ∣AB⃗⋅(AC⃗×AD⃗)∣=18|\vec{AB}\cdot(\vec{AC}\times\vec{AD})|=18 est le volume du PARALLÉLÉPIPÈDE; le volume du tétraèdre vaut 186=3\frac{18}{6}=3. »

ABCDparallélépipède : 18, tétraèdre : 3
Le produit mixte mesure le parallélépipède construit sur AB⃗\vec{AB}, AC⃗\vec{AC}, AD⃗\vec{AD} (en gris), 1818 ; le tétraèdre ABCDABCD (en bleu marine, face BCDBCD en vert) n'en occupe que le sixième, 33.

Pourquoi : Le parallélépipède se découpe en six tétraèdres de même volume, exactement comme le parallélogramme se découpe en deux triangles. Le facteur 16\frac{1}{6} n'est pas une convention, c'est un découpage.

4. Traiter le produit vectoriel comme s'il était commutatif

1 point sur une normale, toute la question sur une orientation ou un produit mixte signé.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« v⃗×u⃗=u⃗×v⃗\vec{v}\times\vec{u}=\vec{u}\times\vec{v}, l'ordre ne change rien puisqu'on prendra la norme. »

Ce qu'il faut écrire

« v⃗×u⃗=−(u⃗×v⃗)\vec{v}\times\vec{u}=-(\vec{u}\times\vec{v}). Les normes sont bien égales, donc l'AIRE ne change pas, mais la NORMALE change de sens, ce qui inverse l'orientation du plan et le signe du produit mixte. »

uvu × vv × u
Même parallélogramme, même norme, donc même aire ; mais v⃗×u⃗\vec{v}\times\vec{u} (en orange) pointe de l'autre côté du plan que u⃗×v⃗\vec{u}\times\vec{v} (en vert) : la normale et l'orientation changent de sens.

Pourquoi : L'anticommutativité est sans effet quand on ne garde qu'une norme, et décisive dès qu'on garde le vecteur. Il faut savoir dans lequel des deux cas on est.

5. Conclure qu'un vecteur est nul parce qu'un produit scalaire l'est

toute la question de démonstration, et l'erreur réapparaît sur u⃗×v⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{v}=\vec{0}, qui signifie colinéaires.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« u⃗⋅v⃗=0\vec{u}\cdot\vec{v}=0, donc u⃗=0⃗\vec{u}=\vec{0} ou v⃗=0⃗\vec{v}=\vec{0}. »

Ce qu'il faut écrire

« u⃗⋅v⃗=0\vec{u}\cdot\vec{v}=0 signifie que u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} sont ORTHOGONAUX, ou que l'un des deux est nul. Par exemple (1 ; 0 ; 0)⋅(0 ; 1 ; 0)=0(1\ ;\ 0\ ;\ 0)\cdot(0\ ;\ 1\ ;\ 0)=0 sans qu'aucun ne soit nul. »

xyzOuv
u⃗=(1 ; 0 ; 0)\vec{u}=(1\ ;\ 0\ ;\ 0) et v⃗=(0 ; 1 ; 0)\vec{v}=(0\ ;\ 1\ ;\ 0) ne sont pas nuls, et pourtant u⃗⋅v⃗=0\vec{u}\cdot\vec{v}=0 : un produit scalaire nul dit « angle droit », pas « vecteur nul ».

Pourquoi : Les produits de vecteurs n'ont pas la propriété du produit des nombres réels, où un produit nul force un facteur nul. Ici, le zéro traduit une position relative.

6. Diviser la projection par la norme au lieu de son carré

2 points, et la décomposition orthogonale qui suit devient fausse.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le vecteur projeté de u⃗\vec{u} sur v⃗\vec{v} vaut u⃗⋅v⃗∥v⃗∥ v⃗\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{v}\|}\,\vec{v}. »

Ce qu'il faut écrire

« Le VECTEUR projeté vaut u⃗⋅v⃗∥v⃗∥2 v⃗\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{v}\|^{2}}\,\vec{v}, avec le carré. Sans carré, on obtient la MESURE ALGÉBRIQUE multipliée par v⃗\vec{v}, donc un vecteur ∥v⃗∥\|\vec{v}\| fois trop long. »

vujustefaux : divisé par ‖v‖ seulement
u⃗=(3 ; 2)\vec{u}=(3\ ;\ 2), v⃗=(2 ; 0)\vec{v}=(2\ ;\ 0) : le bon projeté, 64v⃗\frac{6}{4}\vec{v}, s'arrête au pied de la perpendiculaire ; divisé par ∥v⃗∥=2\|\vec{v}\|=2 seulement (en rouge), il est deux fois trop long.

Pourquoi : Le carré vient de ce qu'on divise deux fois par la norme : une fois pour mesurer la projection, une fois pour transformer v⃗\vec{v} en vecteur unitaire. Le contrôle est immédiat : si u⃗=v⃗\vec{u}=\vec{v}, la projection doit valoir exactement v⃗\vec{v}.

7. Oublier la valeur absolue dans un angle entre deux droites

1,5 point, et une réponse supérieure à 90∘90^{\circ} pour un angle de droites, ce qui n'existe pas.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« cos⁡θ=u⃗⋅v⃗∥u⃗∥ ∥v⃗∥=−0,6\cos\theta=\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|}=-0{,}6, donc l'angle entre les deux droites vaut 126,9∘126{,}9^{\circ}. »

Ce qu'il faut écrire

« L'angle entre deux DROITES est le plus petit des deux, donc cos⁡θ=∣u⃗⋅v⃗∣∥u⃗∥ ∥v⃗∥=0,6\cos\theta=\dfrac{|\vec{u}\cdot\vec{v}|}{\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|}=0{,}6 et θ≈53,1∘\theta\approx 53{,}1^{\circ}. L'angle entre deux VECTEURS, lui, garde le signe. »

D₁D₂uv126,9°53,1°O
Entre les VECTEURS u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}, 126,9∘126{,}9^{\circ} (en rouge) ; les DROITES font deux angles supplémentaires et l'on retient le plus petit, 53,1∘53{,}1^{\circ} (en vert).

Pourquoi : Une droite n'a pas de sens, seulement une direction : ses deux vecteurs directeurs opposés donnent deux angles supplémentaires, et la convention retient le plus petit.

8. Supprimer les parenthèses d'un double produit vectoriel

toute la question, et l'écriture sans parenthèses n'a même pas de sens.

Ce qu'il ne faut pas écrire

« (u⃗×v⃗)×w⃗=u⃗×(v⃗×w⃗)(\vec{u}\times\vec{v})\times\vec{w}=\vec{u}\times(\vec{v}\times\vec{w}), donc j'écris u⃗×v⃗×w⃗\vec{u}\times\vec{v}\times\vec{w}. »

Ce qu'il faut écrire

« Le produit vectoriel n'est PAS associatif : avec u⃗=v⃗=(1 ; 0 ; 0)\vec{u}=\vec{v}=(1\ ;\ 0\ ;\ 0) et w⃗=(0 ; 1 ; 0)\vec{w}=(0\ ;\ 1\ ;\ 0), on a (u⃗×v⃗)×w⃗=0⃗(\vec{u}\times\vec{v})\times\vec{w}=\vec{0} alors que u⃗×(v⃗×w⃗)=(0 ; −1 ; 0)\vec{u}\times(\vec{v}\times\vec{w})=(0\ ;\ -1\ ;\ 0). Les parenthèses sont obligatoires. »

xyzOu = vwv × wu × (v × w)(u × v) × w = 0
u⃗=v⃗=(1 ; 0 ; 0)\vec{u}=\vec{v}=(1\ ;\ 0\ ;\ 0), w⃗=(0 ; 1 ; 0)\vec{w}=(0\ ;\ 1\ ;\ 0) : u⃗×(v⃗×w⃗)=(0 ; −1 ; 0)\vec{u}\times(\vec{v}\times\vec{w})=(0\ ;\ -1\ ;\ 0) en vert, alors que u⃗×v⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{v}=\vec{0} annule l'autre parenthésage.

Pourquoi : u⃗×v⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{v}=\vec{0} ici, et le produit vectoriel du vecteur nul avec n'importe quoi reste nul, alors que l'autre parenthésage produit un vecteur non nul.

Quelle méthode choisir

Quel produit, selon ce que l'énoncé demande

On lit le mot de la question, pas les données. Chaque mot désigne un produit et un seul, et la nature du résultat le confirme.

  • Si « angle », « orthogonaux », « perpendiculaires », « projection » → produit SCALAIRE, qui rend un nombre

    Exemple : cos⁡θ=u⃗⋅v⃗∥u⃗∥ ∥v⃗∥\cos\theta=\frac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|}

  • Si « vecteur normal », « perpendiculaire aux deux », « équation d'un plan » → produit VECTORIEL, qui rend un vecteur

    Exemple : n⃗=AB⃗×AC⃗\vec{n}=\vec{AB}\times\vec{AC} donne la normale du plan (ABC)(ABC)

  • Si « aire », « colinéaires », « distance d'un point à une droite » → produit VECTORIEL, puis on en prend la NORME

    Exemple : aire du triangle =12∥AB⃗×AC⃗∥=\frac{1}{2}\|\vec{AB}\times\vec{AC}\|

  • Si « volume », « coplanaires », « distance entre deux droites gauches » → produit MIXTE, en valeur absolue

    Exemple : volume du tétraèdre =16∣AB⃗⋅(AC⃗×AD⃗)∣=\frac{1}{6}|\vec{AB}\cdot(\vec{AC}\times\vec{AD})|

  • Si « décomposer », « composante selon », « travail d'une force » → PROJECTION orthogonale, vecteur ou mesure algébrique selon ce qui est demandé

    Si la réponse doit être un vecteur, la norme est au carré au dénominateur; si c'est un nombre, elle est à la puissance un.

Aucune branche ne s'applique ? Regarder ce que la réponse doit ÊTRE. Un nombre vient d'un produit scalaire ou mixte, un vecteur d'un produit vectoriel, et il n'y a pas d'autre possibilité.

Deux vecteurs, ou trois : ce que la nullité signifie

On regarde quel produit s'annule, et on traduit immédiatement en position relative.

uvorthogonauxuvcolinéairescoplanaires
Trois nullités, trois positions : produit scalaire nul, angle droit ; produit vectoriel nul, flèches sur une même droite ; produit mixte nul, flèches dans un même plan (volume nul).
  • Si u⃗⋅v⃗=0\vec{u}\cdot\vec{v}=0 avec u⃗,v⃗\vec{u},\vec{v} non nuls → les deux vecteurs sont ORTHOGONAUX

    Exemple : (1 ; 2 ; 0)⋅(2 ; −1 ; 5)=0(1\ ;\ 2\ ;\ 0)\cdot(2\ ;\ -1\ ;\ 5)=0

  • Si u⃗×v⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{v}=\vec{0} → les deux vecteurs sont COLINÉAIRES, donc l'aire est nulle

    Exemple : (2 ; 4 ; 6)(2\ ;\ 4\ ;\ 6) et (1 ; 2 ; 3)(1\ ;\ 2\ ;\ 3)

  • Si u⃗⋅(v⃗×w⃗)=0\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w})=0 → les trois vecteurs sont COPLANAIRES, donc le volume est nul

    C'est aussi le critère qui dit que deux droites de l'espace sont coplanaires, donc sécantes ou parallèles.

  • Si ∥u⃗×v⃗∥=∥u⃗∥ ∥v⃗∥\|\vec{u}\times\vec{v}\|=\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\| → les deux vecteurs sont ORTHOGONAUX, car sin⁡θ=1\sin\theta=1

    Le cas symétrique du précédent, et une vérification commode.

Sur trois vecteurs, le produit mixte se calcule comme un déterminant 3×33\times 3 : c'est le même objet, et deux lignes proportionnelles y donnent immédiatement zéro.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Calculer l'aire d'un triangle de l'espace

Quand l'utiliser : L'énoncé donne trois points AA, BB, CC de l'espace et demande l'aire du triangle, ou l'aire du parallélogramme construit sur deux côtés.

  1. 1 Calculer les composantes de DEUX vecteurs partant du MÊME sommet, AB⃗\vec{AB} et AC⃗\vec{AC}, et les écrire.
  2. 2 Poser le produit vectoriel sous forme de déterminant symbolique, puis donner ses trois composantes.
  3. 3 Calculer la norme de ce produit vectoriel, en gardant la valeur exacte sous le radical.
  4. 4 Diviser par 22 pour le triangle, et le DIRE explicitement : c'est là que se joue le point.
  5. 5 Conclure avec l'unité d'aire si l'énoncé en fournit une.

Phrase de conclusion

AB⃗×AC⃗=(−3 ; 6 ; −3)\vec{AB}\times\vec{AC}=(-3\ ;\ 6\ ;\ -3), donc ∥AB⃗×AC⃗∥=54=36\|\vec{AB}\times\vec{AC}\|=\sqrt{54}=3\sqrt{6} et l'aire du triangle ABCABC vaut 362\frac{3\sqrt{6}}{2} unités d'aire.

Le piège : Croiser les vecteurs position OB⃗\vec{OB} et OC⃗\vec{OC} au lieu de deux côtés du triangle : on mesure alors le triangle OBCOBC, pas ABCABC. Deux côtés quelconques conviennent, même AB⃗\vec{AB} et BC⃗\vec{BC}, puisque AB⃗×BC⃗=AB⃗×AC⃗\vec{AB}\times\vec{BC}=\vec{AB}\times\vec{AC} ; partir du même sommet est simplement l'habitude qui ne trompe jamais.

Barème : 0,5 point pour les deux vecteurs, 1 point pour le produit vectoriel, 0,5 point pour la norme, 0,5 point pour la division par deux.

Montrer que quatre points sont coplanaires

Quand l'utiliser : L'énoncé demande de montrer que AA, BB, CC, DD sont coplanaires, ou que deux droites sont coplanaires.

  1. 1 Choisir un point de référence, en général AA, et calculer les TROIS vecteurs AB⃗\vec{AB}, AC⃗\vec{AC}, AD⃗\vec{AD} à partir de lui.
  2. 2 Annoncer le critère : « les quatre points sont coplanaires si et seulement si le produit mixte des trois vecteurs est nul ».
  3. 3 Calculer AB⃗⋅(AC⃗×AD⃗)\vec{AB}\cdot(\vec{AC}\times\vec{AD}), soit par le produit vectoriel suivi du produit scalaire, soit directement comme déterminant 3×33\times 3.
  4. 4 Conclure sur la valeur trouvée, et interpréter géométriquement si l'énoncé le demande.

Phrase de conclusion

Le produit mixte AB⃗⋅(AC⃗×AD⃗)\vec{AB}\cdot(\vec{AC}\times\vec{AD}) vaut 00, donc le parallélépipède construit sur ces trois vecteurs est aplati : les points AA, BB, CC et DD sont coplanaires.

Le piège : Prendre trois vecteurs toujours coplanaires, comme AB⃗\vec{AB}, BC⃗\vec{BC} et AC⃗\vec{AC} : puisque AC⃗=AB⃗+BC⃗\vec{AC}=\vec{AB}+\vec{BC}, leur produit mixte est nul quel que soit DD, et la conclusion ne prouve rien. Le choix sûr reste trois vecteurs issus du même point, AB⃗\vec{AB}, AC⃗\vec{AC} et AD⃗\vec{AD} : atteindre BB, CC et DD ne suffit pas, car DB⃗\vec{DB}, BC⃗\vec{BC} et CD⃗\vec{CD} ont une somme nulle et sont donc, eux aussi, toujours coplanaires.

Barème : 0,5 point pour les trois vecteurs issus du même point, 0,5 point pour l'énoncé du critère, 1 point pour le calcul, 0,5 point pour la conclusion géométrique.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Distance d'un point à une droite, par deux lectures de la même aire

Dans l'espace, la droite DD passe par A(1 ; 0 ; 2)A(1\ ;\ 0\ ;\ 2) et a pour vecteur directeur u⃗=(2 ; 1 ; 2)\vec{u}=(2\ ;\ 1\ ;\ 2). Soit S(3 ; 4 ; 4)S(3\ ;\ 4\ ;\ 4).

1) Calculer AS⃗\vec{AS}, puis AS⃗×u⃗\vec{AS}\times\vec{u}.

2) En déduire la distance de SS à la droite DD.

3) Vérifier le résultat par la projection orthogonale.

ASHudaire = base × hauteur
Le parallélogramme construit sur AS⃗\vec{AS} et u⃗\vec{u} a pour aire ∥AS⃗×u⃗∥\|\vec{AS}\times\vec{u}\|, et aussi base fois hauteur, c'est-à-dire ∥u⃗∥×d\|\vec{u}\|\times d : les deux lectures donnent la formule.

Étape 1

AS⃗=(3−1 ; 4−0 ; 4−2)=(2 ; 4 ; 2)\vec{AS}=(3-1\ ;\ 4-0\ ;\ 4-2)=(2\ ;\ 4\ ;\ 2).

Pourquoi

Toujours l'extrémité moins l'origine, et dans cet ordre. Un SA⃗\vec{SA} écrit par distraction change tous les signes du produit vectoriel.

Étape 2

AS⃗×u⃗=(4×2−2×1 ; 2×2−2×2 ; 2×1−4×2)=(6 ; 0 ; −6)\vec{AS}\times\vec{u}=(4\times 2-2\times 1\ ;\ 2\times 2-2\times 2\ ;\ 2\times 1-4\times 2)=(6\ ;\ 0\ ;\ -6).

Pourquoi

La deuxième composante est celle qui se trompe le plus souvent, car son schéma est inversé. L'écrire à part évite l'erreur de signe.

Étape 3

Contrôle : (6 ; 0 ; −6)⋅(2 ; 1 ; 2)=12+0−12=0(6\ ;\ 0\ ;\ -6)\cdot(2\ ;\ 1\ ;\ 2)=12+0-12=0, et (6 ; 0 ; −6)⋅(2 ; 4 ; 2)=12+0−12=0(6\ ;\ 0\ ;\ -6)\cdot(2\ ;\ 4\ ;\ 2)=12+0-12=0.

Pourquoi

Le produit vectoriel doit être orthogonal aux deux vecteurs de départ. Ce contrôle coûte dix secondes et valide entièrement l'étape précédente.

Étape 4

∥AS⃗×u⃗∥=36+0+36=72=62\|\vec{AS}\times\vec{u}\|=\sqrt{36+0+36}=\sqrt{72}=6\sqrt{2} et ∥u⃗∥=4+1+4=3\|\vec{u}\|=\sqrt{4+1+4}=3.

Pourquoi

On garde la forme exacte 626\sqrt{2} : une valeur décimale ferait perdre la simplification qui vient ensuite, et le correcteur attend l'exact.

Étape 5

d=∥AS⃗×u⃗∥∥u⃗∥=623=22d=\dfrac{\|\vec{AS}\times\vec{u}\|}{\|\vec{u}\|}=\dfrac{6\sqrt{2}}{3}=2\sqrt{2}.

Pourquoi

La formule n'est que la lecture « aire divisée par base » du parallélogramme de la figure. La retrouver ainsi évite de la confondre avec la distance à un PLAN, qui utilise un produit scalaire.

Étape 6

Vérification par projection : AS⃗⋅u⃗=4+4+4=12\vec{AS}\cdot\vec{u}=4+4+4=12, donc le projeté vaut 129u⃗=(83 ; 43 ; 83)\frac{12}{9}\vec{u}=\left(\frac{8}{3}\ ;\ \frac{4}{3}\ ;\ \frac{8}{3}\right).

Pourquoi

Le carré de la norme au dénominateur, 99 et non 33 : c'est le contrôle de la formule de projection, et il tombe ici sur des fractions simples.

Étape 7

La composante orthogonale vaut AS⃗−(83 ; 43 ; 83)=(−23 ; 83 ; −23)\vec{AS}-\left(\frac{8}{3}\ ;\ \frac{4}{3}\ ;\ \frac{8}{3}\right)=\left(-\frac{2}{3}\ ;\ \frac{8}{3}\ ;\ -\frac{2}{3}\right).

Pourquoi

C'est le vecteur qui joint le pied HH de la perpendiculaire à SS : sa norme EST la distance cherchée, et il permet aussi de donner les coordonnées de HH.

Étape 8

Sa norme vaut 49+649+49=8=22\sqrt{\frac{4}{9}+\frac{64}{9}+\frac{4}{9}}=\sqrt{8}=2\sqrt{2}, la même valeur qu'à l'étape 5.

Pourquoi

Deux méthodes indépendantes qui donnent le même nombre : c'est la meilleure garantie possible avant de rendre, et cela répond à la question 3 sans travail supplémentaire.

Conclusion rédigée

La distance du point SS à la droite DD vaut 222\sqrt{2} unités de longueur, valeur confirmée par le produit vectoriel et par la décomposition orthogonale.

L'erreur classique sur cet exercice : Diviser ∥AS⃗×u⃗∥\|\vec{AS}\times\vec{u}\| par ∥u⃗∥2\|\vec{u}\|^{2} au lieu de ∥u⃗∥\|\vec{u}\|, en recopiant la formule de la projection. Le résultat serait alors 629\frac{6\sqrt{2}}{9}, une longueur trois fois trop petite.

À savoir par cœur

  • • u⃗⋅v⃗\vec{u}\cdot\vec{v} est un NOMBRE, u⃗×v⃗\vec{u}\times\vec{v} est un VECTEUR, u⃗⋅(v⃗×w⃗)\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w}) est un NOMBRE.
  • • u⃗⋅v⃗=0\vec{u}\cdot\vec{v}=0 : orthogonaux. u⃗×v⃗=0⃗\vec{u}\times\vec{v}=\vec{0} : colinéaires. Produit mixte nul : coplanaires.
  • • Aire du parallélogramme =∥u⃗×v⃗∥=\|\vec{u}\times\vec{v}\|; aire du triangle : la MOITIÉ.
  • • Volume du parallélépipède =∣u⃗⋅(v⃗×w⃗)∣=|\vec{u}\cdot(\vec{v}\times\vec{w})|; volume du tétraèdre : le SIXIÈME.
  • • v⃗×u⃗=−(u⃗×v⃗)\vec{v}\times\vec{u}=-(\vec{u}\times\vec{v}), et le produit vectoriel n'est pas associatif : les parenthèses comptent.
  • • Vecteur projeté : u⃗⋅v⃗∥v⃗∥2v⃗\frac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{v}\|^{2}}\vec{v}, avec le CARRÉ. Mesure algébrique : u⃗⋅v⃗∥v⃗∥\frac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{v}\|}.
  • • Distance point-droite =∥AS⃗×u⃗∥∥u⃗∥=\frac{\|\vec{AS}\times\vec{u}\|}{\|\vec{u}\|}.
  • • Angle entre deux DROITES : valeur absolue au numérateur, donc réponse au plus 90∘90^{\circ}.
  • • cos⁡2α+cos⁡2β+cos⁡2γ=1\cos^{2}\alpha+\cos^{2}\beta+\cos^{2}\gamma=1 pour les cosinus directeurs.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre produit scalaire et produit vectoriel ?

Le produit scalaire donne un nombre, qui mesure l'angle entre les deux vecteurs et vaut zéro quand ils sont perpendiculaires. Le produit vectoriel donne un vecteur, perpendiculaire aux deux, dont la longueur est l'aire du parallélogramme qu'ils forment et qui vaut le vecteur nul quand ils sont colinéaires.

Comment calculer l'aire d'un triangle dans l'espace ?

On prend deux vecteurs partant du même sommet, par exemple de A vers B et de A vers C, on calcule leur produit vectoriel, puis la longueur de ce vecteur. Ce nombre est l'aire du parallélogramme. L'aire du triangle en est la moitié, et c'est cette division par deux que les copies oublient le plus souvent.

À quoi sert le produit mixte de trois vecteurs ?

Sa valeur absolue est le volume du parallélépipède construit sur les trois vecteurs, et le volume du tétraèdre correspondant en est le sixième. Il sert surtout de test de coplanarité : si le produit mixte est nul, le solide est aplati et les trois vecteurs sont dans un même plan.

Pourquoi le produit vectoriel change-t-il de signe quand on inverse l'ordre ?

Parce qu'il définit une orientation. Le vecteur obtenu est perpendiculaire au plan des deux vecteurs, mais il peut pointer d'un côté ou de l'autre, et c'est l'ordre des facteurs qui choisit le côté. La longueur, donc l'aire, ne change pas, mais le sens du vecteur normal est inversé.

Comment trouver la distance d'un point à une droite dans l'espace ?

On prend un point A de la droite et son vecteur directeur, on calcule le produit vectoriel du vecteur allant de A vers le point et du vecteur directeur, puis on divise sa longueur par celle du vecteur directeur. Cela revient à lire l'aire d'un parallélogramme comme base fois hauteur, la hauteur étant la distance cherchée.

Le produit scalaire peut-il être négatif ?

Oui, et son signe a un sens précis. Positif, l'angle entre les deux vecteurs est aigu; nul, ils sont perpendiculaires; négatif, l'angle est obtus. C'est pour cela qu'un angle entre deux droites se calcule avec une valeur absolue au numérateur : une droite n'ayant pas de sens, on garde le plus petit des deux angles.

Passer à la pratique

Exercices corrigés : Vecteurs dans l'espace : les trois produits

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 17 exercices corrigés
  • 170 points
  • 225 minutes
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© Ahmed Squalli Houssaini. Fiche publiée sur www.letuteurscientifique.ca/fiches/nyc-vecteurs-espace. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

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