Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés de Seconde : mesure et incertitudes
Voici dix exercices corrigés pour la partie « mesure et incertitudes » du programme de physique-chimie de Seconde, suivi en France comme dans les lycées du réseau AEFE : variabilité de la mesure d'une grandeur physique, histogramme, moyenne et écart-type d'une série de mesures indépendantes, incertitude-type évaluée par une approche statistique, écriture du résultat avec un nombre adapté de chiffres significatifs, comparaison qualitative à une valeur de référence. Chaque exercice a son corrigé complet, et ses réponses se vérifient directement sur la page.
À la fin de la série, vous savez ranger une série de mesures en classes et tracer son histogramme, à la main comme au tableur, lire le bon écart-type sur la calculatrice, donner l'incertitude-type d'une mesure isolée puis celle d'une moyenne, écrire un résultat sans un chiffre de trop, dire si un instrument ou un protocole disperse davantage, et décider si un résultat est compatible avec une valeur de référence.
Les situations sont celles des travaux pratiques : vingt chronométrages d'une même chute, l'eau pesée à la sortie d'une pipette jaugée et d'une éprouvette, quarante pièces de 2 euros au tableur, un chariot chronométré à la main puis par des capteurs, deux thermomètres dans l'eau bouillante, la focale d'une lentille mesurée par toute une classe, une balance de cuisine qui affiche toujours la même chose, l'indice d'un plexiglas et sa valeur aberrante.
Le fil de la série tient en une phrase : une mesure n'est pas un nombre mais une dispersion, et c'est l'incertitude-type qui décide combien de chiffres on écrit et si l'on est d'accord avec la référence. Les corrigés démontent les erreurs qui coûtent le plus de points : l'écart-type σ des maths lu à la place de s (exercices 1 et 4), les chiffres recopiés de la calculatrice (exercices 3 et 8), la moyenne qui ne suffit pas à juger un instrument (exercice 2), la faible dispersion prise pour de la justesse (exercices 6 et 9), l'écart jugé sans incertitude (exercices 7 et 8). L'évaluation de type B et le critère chiffré de comparaison, au programme de Première et de Terminale, sont nommés là où ils se présentent.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Mesurer plusieurs fois la même grandeur avec le même protocole donne des valeurs différentes : c'est la variabilité de la mesure. L'histogramme d'une série la montre ; ses classes ont toutes la même largeur, borne de gauche incluse.
•La moyenne xˉ situe la série ; l'écart-type expérimental s=n−1∑(xi−xˉ)2 mesure sa dispersion. Calculatrice : Sx (ou s, σn−1), jamais σx ; tableur : ECARTYPE.STANDARD, jamais ECARTYPE.PEARSON.
•Incertitude-type, approche statistique : pour une mesure isolée, u(x)=s ; pour la moyenne de n mesures, u(xˉ)=ns. Elle estime la largeur des valeurs qu'on peut raisonnablement attribuer à la grandeur.
•Écriture : u arrondie à deux chiffres significatifs (certains professeurs en gardent un seul), puis la valeur arrondie au même rang : x=(xˉ±u) unité.
•Comparaison qualitative à une valeur de référence : un écart de l'ordre de u ou moins, le résultat est compatible ; un écart de nombreuses fois u, il ne l'est pas. Le critère chiffré u∣x−xreˊf∣ est au programme de Terminale.
•Une erreur systématique décale toutes les mesures du même côté sans élargir l'histogramme : la dispersion ne la montre pas, seule une référence ou un autre instrument la révèle.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Vingt chronométrages d'une même chute : histogramme, moyenne et écart-type
Une bille d'acier est lâchée sans vitesse d'une hauteur fixe de 1,20m. Vingt élèves chronomètrent la durée de sa chute, chacun avec son propre chronomètre au centième de seconde : départ au lâcher, arrêt au bruit de l'impact. La bille est la même, la hauteur est la même ; seules les mesures changent. Durées relevées, en secondes :
Convention de toute la série : l'écart-type est l'écart-type EXPÉRIMENTAL s, celui que la calculatrice note Sx, s ou σn−1 selon le modèle, et que le tableur calcule avec ECARTYPE.STANDARD. Ce n'est pas σx, l'écart-type du cours de mathématiques.
a) On regroupe les durées en cinq classes de même largeur 0,04s, borne de gauche incluse : [0,40;0,44[, [0,44;0,48[, [0,48;0,52[, [0,52;0,56[ et [0,56;0,60[. Donnez l'effectif de chaque classe, puis tracez l'histogramme.
b) Calculez la durée moyenne tˉ, au millième de seconde.
c) Déterminez à la calculatrice l'écart-type expérimental s de la série, au millième. Que mesure-t-il, concrètement ?
d) Combien de durées tombent dans l'intervalle [tˉ−s;tˉ+s] ? Quel pourcentage de la série cela représente-t-il ?
e) Un vingt et unième élève chronomètre la même chute. Quelle est l'incertitude-type u(t) d'une mesure isolée faite avec ce protocole ? Entre quelles valeurs son résultat a-t-il de bonnes chances de tomber ?
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Réponses
a)Effectifs : 2 ; 5 ; 7 ; 4 ; 2 (total 20)
b)tˉ=0,497s
c)s≈0,045s (lire Sx, pas σx≈0,043) : la largeur typique de la série
d)14 durées sur 20, soit 70%
e)u(t)=s≈0,045s : entre 0,452 et 0,542s environ deux fois sur trois
a)
On range chaque durée dans sa classe ; une valeur qui tombe sur une borne va dans la classe dont elle est la borne de GAUCHE : 0,48 va dans [0,48;0,52[, pas dans la précédente.
Contrôle : 2+5+7+4+2=20, toutes les mesures sont rangées.
L'histogramme porte les classes en abscisse et l'effectif en ordonnée ; ses rectangles sont accolés, tous de même largeur (figure).
b)
tˉ=20somme des 20 dureˊes=209,94=0,497s
La moyenne est au centre de l'histogramme, dans la classe la plus haute : c'est le contrôle en un coup d'œil.
c)
En mode statistique, on saisit les vingt valeurs et on lit Sx : s≈0,045s (0,04462 à l'écran).
Piège : lire σx≈0,043s. C'est l'écart-type du cours de mathématiques, calculé en divisant par n=20 ; en physique on divise par n−1=19, et c'est Sx qu'on lit.
Concrètement, s mesure l'écart typique d'une durée à la moyenne : la largeur de l'histogramme. Ici, une durée mesurée s'écarte typiquement de 0,045s de 0,497s, à cause du temps de réaction de chaque élève, au départ comme à l'arrivée.
d)
tˉ−s=0,497−0,045=0,452s et tˉ+s=0,497+0,045=0,542s.
Les durées de 0,46 à 0,54 y tombent : 14 valeurs sur 20, soit 70%.
C'est l'ordre de grandeur habituel : environ deux mesures sur trois tombent à moins d'un écart-type de la moyenne. Les autres ne sont pas « fausses », la dispersion est la nature même d'une série de mesures.
e)
Par une approche statistique, l'incertitude-type d'UNE mesure faite avec ce protocole est l'écart-type de la série : u(t)=s≈0,045s.
Le vingt et unième résultat a donc de bonnes chances, environ deux sur trois, de tomber entre 0,452 et 0,542s.
C'est le sens d'une incertitude-type : elle ne dit pas l'erreur commise, inconnue, elle dit la LARGEUR des valeurs qu'on peut raisonnablement attribuer à la grandeur avec ce protocole.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Pour comparer deux pièces de verrerie, on prélève 10mL d'eau distillée, on la verse dans un bécher posé sur une balance tarée au centième de gramme, et on note la masse. On recommence huit fois avec une pipette jaugée de 10,0mL remplie au trait de jauge, puis huit fois avec une éprouvette graduée de 10mL remplie jusqu'à la graduation 10 (figure).
À la température de la salle, on prend pour l'eau 1,00g par millilitre : une masse en grammes se lit directement comme un volume en millilitres.
a) Calculez la masse moyenne délivrée par chaque instrument, au millième de gramme.
b) Déterminez l'écart-type expérimental s de chaque série : au millième pour la pipette, au centième pour l'éprouvette.
c) Évaluez qualitativement la dispersion des deux séries : lequel des deux instruments donne les volumes les plus dispersés ? Les deux moyennes sont-elles vraiment différentes ?
d) Déduisez-en l'incertitude-type sur le volume d'UN prélèvement fait avec chaque instrument, en millilitres.
e) Un protocole de dilution demande de prélever 10,0mL de solution mère. Quel instrument choisir ? Pourquoi la seule comparaison des moyennes ne permettait-elle pas de trancher ?
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Réponses
a)Pipette 9,985g ; éprouvette 9,990g
b)sP≈0,016g ; sE≈0,18g
c)L'éprouvette est bien plus dispersée ; les moyennes sont pratiquement égales
d)u(V)≈0,016mL à la pipette, 0,18mL à l'éprouvette
e)La pipette jaugée : un seul prélèvement compte, c'est la dispersion qui décide
a)
Pipette : mˉP=879,88=9,985g.
Éprouvette : mˉE=879,92=9,990g.
b)
Calculatrice ou tableur, écart-type expérimental s (dénominateur n−1=7) :
pipette : sP≈0,016g ;
éprouvette : sE≈0,18g.
L'écart-type de l'éprouvette est environ onze fois plus grand.
c)
Les masses de la pipette restent toutes entre 9,96 et 10,01g ; celles de l'éprouvette s'étalent de 9,70 à 10,24g. Sur la figure du corrigé, l'histogramme de l'éprouvette est beaucoup plus large : c'est elle qui disperse le plus.
Les deux moyennes, 9,985 et 9,990g, ne diffèrent que de 0,005g, très peu devant les écarts-types : les deux instruments délivrent EN MOYENNE la même chose, environ 10mL.
La différence est dans la dispersion : on remplit l'éprouvette « à l'œil » sur une graduation large, et des gouttes restent sur sa paroi ; la pipette est calibrée pour délivrer son volume, avec un trait de jauge fin sur un col étroit.
d)
Une masse de 1g correspond à 1mL : les écarts-types se lisent directement en millilitres.
Pipette jaugée : u(V)≈0,016mL pour un prélèvement.
Éprouvette graduée : u(V)≈0,18mL pour un prélèvement.
C'est l'INSTRUMENT qui fixe l'incertitude-type : avec le même opérateur et la même eau, l'éprouvette est environ onze fois moins fiable.
e)
La pipette jaugée : un prélèvement s'écarte typiquement de 0,016mL du volume visé, contre 0,18mL avec l'éprouvette.
Les moyennes ne pouvaient pas trancher : un instrument est jugé sur CHAQUE prélèvement, et pas sur la moyenne de huit. Quand on prépare une solution, on ne fait qu'un prélèvement : c'est sa dispersion qui compte.
Piège : conclure « les deux instruments se valent » parce que les moyennes sont égales. Deux instruments de même moyenne peuvent avoir des incertitudes très différentes.
Exercice 3 : De la calculatrice à la copie : écrire un résultat de mesure
Quand le résultat est la moyenne xˉ de n mesures indépendantes, son incertitude-type s'évalue par u(xˉ)=ns. Règle d'écriture de cette série, celle de la ressource Eduscol « Mesure et incertitudes » : on arrondit u à DEUX chiffres significatifs, puis on arrondit la valeur au même rang que le dernier chiffre de u. Certains professeurs n'en gardent qu'un ; jamais trois.
Trois calculs viennent d'être faits au tableur. Masse d'un grain de café, 25 grains : mˉ=0,152736g, s=0,015904g. Lot de 16 résistors marqués 220Ω : Rˉ=218,4615Ω, s=5,0936Ω. Hauteur d'un saut vertical, 9 sauts d'une même élève : hˉ=42,6667cm, s=10,247cm.
a) Grain de café : calculez u(mˉ), arrondissez-la, puis écrivez le résultat sous la forme m=mˉ±u.
b) Même travail pour le lot de résistors.
c) Même travail pour la hauteur du saut.
d) Un élève recopie l'écran : R=(218,4615±1,2734)Ω. Qu'est-ce qui ne va pas dans cette écriture ?
e) Combien de chiffres significatifs comptent 0,0032, 218,5 et 42,7 ?
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Réponses
a)u≈0,0032g ; m=(0,1527±0,0032)g
b)u≈1,3Ω ; R=(218,5±1,3)Ω
c)u≈3,4cm ; h=(42,7±3,4)cm
d)Trop de chiffres sur la valeur et sur l'incertitude : la calculatrice ne sait pas ce qui est significatif
e)2, 4 et 3 chiffres significatifs
a)
u(mˉ)=250,015904=50,015904=0,0031808g
Deux chiffres significatifs : u=0,0032g, dernier chiffre au dix-millième.
La valeur s'arrondit au dix-millième : 0,152736 devient 0,1527.
m=(0,1527±0,0032)g
On arrondit l'incertitude D'ABORD : c'est elle qui fixe le rang du dernier chiffre de la valeur, jamais l'inverse.
b)
u(Rˉ)=165,0936=45,0936=1,2734Ω, soit u=1,3Ω : dernier chiffre au dixième.
R=(218,5±1,3)Ω
Remarque : ici s=5,1Ω décrit surtout les différences entre les résistors du lot, fabriqués avec une tolérance ; la moyenne, elle, est connue à 1,3Ω près.
c)
u(hˉ)=910,247=310,247=3,4157cm, soit u=3,4cm.
h=(42,7±3,4)cm
Une incertitude de plusieurs centimètres interdit d'écrire les centièmes : écrire 42,67 annoncerait une précision de 0,01cm que la série n'a pas.
d)
Deux défauts. L'incertitude a cinq chiffres significatifs alors qu'elle n'est qu'une estimation : deux suffisent.
Et la valeur est donnée au dix-millième d'ohm alors qu'elle n'est connue qu'à environ 1Ω près : les chiffres 4615 après la virgule ne veulent rien dire.
Écriture correcte : R=(218,5±1,3)Ω. Contrôle d'un coup d'œil : le dernier chiffre de la valeur et celui de l'incertitude sont dans la même colonne.
e)
0,0032 : deux chiffres significatifs, les zéros de tête ne comptent pas.
218,5 : quatre chiffres significatifs.
42,7 : trois chiffres significatifs.
Le nombre de chiffres significatifs de la valeur n'est pas choisi à l'avance : il découle de l'incertitude.
Exercice 4 : Le tableur fait l'histogramme : quarante pièces de 2 euros
Une classe pèse 40 pièces de 2 euros sur une balance au centième de gramme et saisit les masses dans la colonne A d'un tableur, de A2 à A41. La masse officielle d'une pièce de 2 euros est 8,50g.
La cellule B3 contient =MOYENNE(A2:A41) et la cellule B5 contient =ECARTYPE.STANDARD(A2:A41). Les colonnes D et E préparent l'histogramme : D porte les bornes des classes, E leurs effectifs. La barre de formule montre le contenu de la cellule E4, encadrée (figure).
a) Que compte la formule de la cellule E4 ? Quelle valeur affiche-t-elle ?
b) La cellule E6 est encore vide. Quelle valeur doit-elle afficher ? Quelle formule faut-il y écrire ?
c) Un élève tape =ECARTYPE.PEARSON(A2:A41) et obtient 0,0409115. Laquelle des deux valeurs est l'écart-type expérimental s de la physique ? Arrondissez-le au millième.
d) On sélectionne les colonnes D et E et on insère un histogramme. Combien a-t-il de classes ? Quelle est la classe la plus haute ?
e) Calculez l'incertitude-type sur la masse moyenne, u(mˉ)=40s, puis écrivez le résultat. Est-il compatible avec la masse officielle ?
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Réponses
a)L'effectif de la classe [8,48;8,52[ : 15
b)E6 = 5, avec =NB.SI.ENS(A2:A41;">=8,56";A2:A41;"<8,60")
c)ECARTYPE.STANDARD : s≈0,041g (PEARSON donne le σ des maths)
d)Cinq classes ; la plus haute est [8,48;8,52[
e)m=(8,5075±0,0066)g : compatible avec 8,50g
a)
NB.SI.ENS compte les cellules de A2:A41 qui vérifient TOUTES les conditions : masse supérieure ou égale à 8,48 et strictement inférieure à 8,52.
Elle donne donc l'effectif de la classe [8,48;8,52[ : la cellule affiche 15.
La borne de gauche est incluse (« >= »), celle de droite exclue (« < ») : une pièce de 8,52g est comptée dans la classe suivante, jamais deux fois.
b)
Les 40 pièces sont réparties dans les cinq classes : 40−(2+7+15+11)=5.
E6 affiche 5, avec la formule =NB.SI.ENS(A2:A41;">=8,56";A2:A41;"<8,60").
Contrôle utile au tableur : une cellule =SOMME(E2:E6) doit afficher 40.
c)
L'écart-type expérimental de la physique est celui de ECARTYPE.STANDARD, qui divise par n−1=39 : s=0,0414327, soit s≈0,041g.
ECARTYPE.PEARSON divise par n=40 : c'est l'écart-type σ du cours de mathématiques, un peu plus petit (0,0409115).
Avec 40 valeurs, la différence est minime ; avec 5 valeurs, elle dépasserait 10%. On annonce donc toujours lequel on utilise.
d)
Cinq classes, toutes de largeur 0,04g, de 8,40 à 8,60g.
La plus haute est [8,48;8,52[, avec 15 pièces : elle contient la masse officielle et la moyenne 8,5075g.
Des classes de même largeur sont indispensables : la hauteur d'un rectangle ne se compare à celle d'un autre que si les deux couvrent le même intervalle.
e)
u(mˉ)=400,0414327=0,00655g, soit u=0,0066g avec deux chiffres significatifs.
m=(8,5075±0,0066)g
Écart à la masse officielle : 8,5075−8,50=0,0075g, à peine plus d'une incertitude-type.
La valeur officielle tombe tout près de l'intervalle [8,5009;8,5141] : le résultat est compatible avec 8,50g.
Exercice 5 : Chronomètre à la main ou capteur : même moyenne, deux dispersions
Un chariot est lâché toujours du même point d'un rail incliné ; on mesure la durée qu'il met à parcourir 1,00m entre deux repères. Vingt-quatre élèves la mesurent au chronomètre à la main. Puis deux capteurs placés sur les repères, reliés à une interface d'acquisition, mesurent vingt-quatre descentes.
Les deux histogrammes sont tracés à la même échelle horizontale (figure). Le tableur donne, à la main : tˉ=1,260s et s=0,062s ; au capteur : tˉ=1,262s et s=0,0024s.
a) Sans calcul, lequel des deux protocoles donne les mesures les plus dispersées ? Les deux moyennes sont-elles proches ?
b) Sur combien de classes s'étalent les mesures au chronomètre ? Et celles du capteur ?
c) Donnez l'incertitude-type d'UNE mesure pour chaque protocole. D'où vient la dispersion des mesures à la main ?
d) Calculez l'incertitude-type sur la moyenne des 24 mesures à la main.
e) Combien de mesures à la main faudrait-il pour que l'incertitude-type sur leur moyenne descende à 0,0024s, celle d'une SEULE mesure au capteur ? Que faut-il en conclure ?
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Réponses
a)Le chronomètre à la main ; moyennes très proches (1,260 et 1,262 s)
b)7 classes à la main, une seule au capteur
c)0,062s à la main, 0,0024s au capteur ; le temps de réaction de l'élève
d)u(tˉ)≈0,013s
e)Au moins 668 mesures : changer d'instrument vaut mieux que répéter
a)
Le chronomètre à la main : son histogramme s'étale sur toute la largeur de la figure, alors que celui du capteur tient dans une seule colonne.
Les moyennes, 1,260 et 1,262s, sont très proches : les deux protocoles mesurent la même durée, ils diffèrent par leur dispersion.
b)
À la main : les mesures occupent les 7 classes, de [1,12;1,16[ à [1,36;1,40[.
Au capteur : les 24 mesures tombent dans la seule classe [1,24;1,28[.
Évaluer qualitativement une dispersion, c'est exactement cela : comparer la LARGEUR des histogrammes tracés à la même échelle, avant tout calcul.
c)
Pour une mesure isolée, u(t)=s : 0,062s à la main, 0,0024s au capteur, environ 26 fois moins.
À la main, l'élève déclenche et arrête le chronomètre en réagissant à ce qu'il voit : son temps de réaction, de l'ordre du dixième de seconde, varie d'un essai à l'autre, au départ comme à l'arrivée. Le capteur n'a pas de temps de réaction.
Le chronomètre affiche pourtant le centième de seconde : le nombre de chiffres de l'affichage ne dit rien de l'incertitude du PROTOCOLE.
d)
u(tˉ)=ns=240,062=0,0127s, soit u≈0,013s.
La moyenne de 24 mesures est environ cinq fois moins incertaine qu'une mesure isolée : répéter améliore la moyenne.
e)
On cherche n tel que n0,062=0,0024, soit n=0,00240,062≈25,8 et n≈25,82≈667,4.
Il faudrait au moins 668 chronométrages à la main pour égaler UNE mesure au capteur.
Conclusion : répéter réduit l'incertitude sur la moyenne, mais lentement (diviser u par 2 demande quatre fois plus de mesures). Changer d'instrument ou de protocole est souvent bien plus efficace.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Ébullition de l'eau : deux thermomètres, un décalage invisible
Sous une pression de 1013hPa, mesurée le jour même, l'eau pure bout à 100,0∘C : c'est la valeur de référence. Vingt binômes mesurent la température d'ébullition de l'eau distillée avec la sonde électronique A, vingt autres avec le thermomètre électronique B, d'un autre modèle. Les deux affichent le dixième de degré.
Le tableur donne, pour la sonde A : θˉA=99,940∘C et sA=0,262∘C ; pour le thermomètre B : θˉB=101,770∘C et sB=0,256∘C. Les deux histogrammes sont tracés à la même échelle (figure).
a) Comparez qualitativement la dispersion des deux séries.
b) Calculez l'incertitude-type sur chaque moyenne, avec deux chiffres significatifs, et écrivez les deux résultats.
c) Calculez l'écart entre chaque moyenne et la valeur de référence, puis le nombre d'incertitudes-types que représente chaque écart.
d) Comparez qualitativement chaque résultat à la valeur de référence : compatible ou non ?
e) Le thermomètre B donne des mesures aussi peu dispersées que la sonde A. Une faible dispersion garantit-elle un résultat juste ? Que faut-il faire du thermomètre B ?
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Réponses
a)Dispersions semblables (0,262 et 0,256 °C) ; B est décalé
b)θA=(99,940±0,059)∘C ; θB=(101,770±0,057)∘C
c)A : 0,060∘C, environ 1u ; B : 1,770∘C, environ 31u
d)A compatible avec 100,0 °C ; B non compatible
e)Non : un décalage systématique ne se voit pas dans la dispersion ; étalonner B
a)
Les deux histogrammes ont la même largeur, environ 1∘C, et les deux écarts-types sont presque égaux : 0,262 et 0,256∘C. Les deux séries sont aussi dispersées l'une que l'autre.
Ce qui les distingue est leur POSITION : l'histogramme de B est décalé de près de 2∘C vers la droite.
b)
u(θˉA)=200,262=0,0586, soit 0,059∘C ; θA=(99,940±0,059)∘C.
u(θˉB)=200,256=0,0572, soit 0,057∘C ; θB=(101,770±0,057)∘C.
c)
Sonde A : 100,0−99,940=0,060∘C, soit environ 0,0590,060≈1 incertitude-type.
Thermomètre B : 101,770−100,0=1,770∘C, soit environ 0,0571,770≈31 incertitudes-types.
d)
Sonde A : la référence est à environ une incertitude-type de la moyenne, juste au bord de l'intervalle [99,881;99,999] : le résultat est compatible avec 100,0∘C.
Thermomètre B : la référence est à une trentaine d'incertitudes-types, très loin de l'intervalle (figure du corrigé) : le résultat n'est pas compatible.
En Seconde, la comparaison reste qualitative : on regarde si l'écart est de l'ordre de l'incertitude-type ou s'il la dépasse de beaucoup. Le quotient chiffré u∣x−xreˊf∣ et son seuil sont au programme de Terminale.
e)
Non. La dispersion ne mesure que les fluctuations d'une mesure à l'autre. Un décalage qui se reproduit à CHAQUE mesure, une erreur systématique, déplace tout l'histogramme sans l'élargir : il est invisible dans la dispersion.
On le découvre seulement en comparant à une valeur de référence, ou à un autre instrument.
Le thermomètre B indique environ 1,8∘C de trop : il faut l'étalonner, par exemple avec l'eau bouillante et la glace fondante, ou retrancher ce décalage à ses lectures.
Piège : écrire « nos mesures sont très regroupées, donc notre résultat est juste ». Regroupées veut dire reproductibles, pas justes.
Exercice 7 : La distance focale d'une lentille : la classe contre le fabricant
Une lentille convergente est vendue comme ayant une distance focale f′=12,0cm. Pour la vérifier, chaque groupe forme sur un écran l'image nette d'une fenêtre, et mesure la distance entre la lentille et l'écran : pour un objet très éloigné, l'image se forme dans le plan focal. La fenêtre est à 3,0m de la lentille.
Distances mesurées par les douze groupes, en centimètres : 12,3 ; 12,7 ; 12,5 ; 12,4 ; 12,8 ; 12,6 ; 12,5 ; 12,2 ; 12,6 ; 12,7 ; 12,4 ; 12,5. L'histogramme est ci-dessous.
a) Calculez la moyenne dˉ des douze mesures, au millième, et leur écart-type expérimental s, au centième.
b) Calculez l'incertitude-type sur la moyenne et écrivez le résultat de la classe.
c) Ce résultat est-il compatible avec la valeur 12,0cm annoncée par le fabricant ?
d) Le groupe 8 n'a fait que sa mesure, 12,2cm. Quelle est l'incertitude-type d'une mesure isolée ? Sa mesure, seule, est-elle compatible avec 12,0cm ? Comment expliquer que la classe entière ne le soit pas ?
e) La fenêtre n'est pas infiniment loin : pour un objet à 3,0m, une lentille de 12,0cm forme son image à 12,5cm (calcul par la relation de conjugaison, au programme de Première). Le résultat de la classe est-il compatible avec 12,5cm ? Comment modifier le protocole ?
Voir la correction
Réponses
a)dˉ=12,517cm ; s≈0,17cm
b)d=(12,517±0,051)cm
c)Non compatible avec 12,0cm : écart d'environ 10u
d)u=s≈0,17cm ; le groupe 8 seul est compatible : une mesure isolée est trop incertaine pour voir l'écart
e)Compatible avec 12,5cm : le décalage venait du protocole ; viser un objet plus lointain
a)
dˉ=12150,2=12,517cm, au millième.
À la calculatrice, Sx : s=0,175, soit s≈0,17cm au centième.
b)
u(dˉ)=120,175=0,0505, soit u=0,051cm.
d=(12,517±0,051)cm
c)
Écart : 12,517−12,0=0,517cm, une dizaine d'incertitudes-types (0,517/0,051≈10).
La valeur annoncée tombe très loin de l'intervalle [12,466;12,568] (figure du corrigé) : le résultat de la classe n'est pas compatible avec 12,0cm.
d)
Pour une mesure isolée, l'incertitude-type est l'écart-type de la série : u=s≈0,17cm.
Écart du groupe 8 : 12,2−12,0=0,2cm, à peine plus d'une incertitude-type : sa mesure seule est compatible avec 12,0cm.
Pas de contradiction : une mesure isolée est trop incertaine pour voir un écart d'un demi-centimètre. La moyenne de douze mesures est 12≈3,5 fois moins incertaine ; elle révèle un écart que chaque mesure, seule, cache dans sa dispersion.
e)
Écart : 12,517−12,5=0,017cm, bien moins d'une incertitude-type : le résultat de la classe est compatible avec 12,5cm.
Les élèves ont donc bien mesuré la distance de l'image ; c'est le PROTOCOLE qui introduisait un décalage systématique de 0,5cm, puisqu'une fenêtre à 3m n'est pas « à l'infini » pour cette lentille.
Correction : viser un objet beaucoup plus lointain. À 30m, l'image se forme à 12,05cm, et le décalage tombe sous l'incertitude.
Le fabricant n'était pas en cause, et la répétition seule ne l'aurait jamais montré.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct. Les autres exercices de la série fournissent les contre-exemples.
a) « Plus on fait de mesures, plus l'écart-type s de la série diminue. »
b) « Nos dix pesées affichent toutes 203g : l'écart-type est nul, donc l'incertitude est nulle et la masse vaut exactement 203g. »
c) « Notre série de mesures est très peu dispersée, donc notre résultat est proche de la vraie valeur. »
d) « La calculatrice affiche tˉ=0,4970000s et s=0,044616s pour vingt mesures : on écrit t=(0,4970000±0,044616)s pour ne rien perdre. » Donnez l'incertitude-type correcte sur la moyenne.
e) « Notre moyenne vaut 0,512s avec u=0,015s, et la valeur calculée pour cette chute est 0,495s : elles sont différentes, donc la mesure est ratée. »
Voir la correction
Réponses
a)s se stabilise ; c'est u(xˉ)=s/n qui diminue
b)Écart-type nul : la résolution cache les fluctuations ; l'incertitude n'est pas nulle
c)Peu dispersé veut dire reproductible, pas juste : un décalage systématique est invisible
d)t=(0,497±0,010)s
e)Écart 0,017s≈1,1u : compatible
a)
Faux. L'écart-type s décrit la largeur de la série, qui dépend du protocole : avec plus de mesures il se stabilise, il ne diminue pas (courbe orange).
Ce qui diminue, c'est l'incertitude-type sur la MOYENNE, u(xˉ)=ns (courbe bleue) : quatre fois plus de mesures la divisent par deux.
Énoncé correct : plus on fait de mesures, plus la moyenne est connue précisément ; la dispersion d'une mesure isolée, elle, ne change pas.
b)
Faux. Un écart-type nul dit seulement que l'affichage au gramme est trop grossier pour montrer les fluctuations (exercice 9) : l'incertitude n'est pas nulle, elle est cachée par la résolution de l'appareil.
Et des valeurs identiques ne prouvent pas la justesse : la balance peut afficher 3g de trop à chaque pesée.
Évaluer une incertitude à partir des caractéristiques de l'instrument, et non d'une série, est au programme de Première.
Énoncé correct : des mesures identiques signalent un instrument peu résolu, pas une mesure parfaite.
c)
Faux. Une faible dispersion dit que les mesures sont reproductibles ; une erreur systématique décale toutes les mesures du même côté sans élargir l'histogramme (exercice 6, thermomètre B, et exercice 7, fenêtre trop proche).
Énoncé correct : une faible dispersion donne une petite incertitude-type ; seule la comparaison à une référence, ou à un autre instrument, révèle un décalage.
d)
Faux. u(tˉ)=200,044616=0,00998, soit u=0,010s avec deux chiffres significatifs ; la valeur s'arrête donc au millième.
t=(0,497±0,010)s
Deux erreurs dans la phrase : s n'est pas l'incertitude sur la moyenne, et la calculatrice ne sait pas quels chiffres sont significatifs. Les zéros recopiés annoncent une précision au dix-millionième de seconde.
e)
Faux. Deux valeurs mesurées ne sont jamais rigoureusement égales ; on compare l'écart à l'incertitude-type.
Écart : 0,512−0,495=0,017s, à peine plus d'une incertitude-type (0,017/0,015≈1,1) : le résultat est compatible avec la valeur calculée.
Énoncé correct : « l'écart est de l'ordre de l'incertitude-type, le résultat est compatible avec la valeur attendue ».
Exercice 9 : Problème : une balance qui affiche toujours la même chose
Une masse marquée de laboratoire, contrôlée par un organisme d'étalonnage, vaut 200,000g : c'est la valeur de référence. On la pose dix fois sur une balance de cuisine qui affiche le gramme : l'écran indique 203g les dix fois.
On la pose ensuite dix fois sur la balance du laboratoire, qui affiche le centième de gramme, en la retirant entre deux pesées. Masses lues, en grammes : 200,05 ; 199,96 ; 200,02 ; 199,97 ; 200,04 ; 200,00 ; 199,94 ; 200,03 ; 199,98 ; 200,02.
a) Que vaut l'écart-type de la série de la balance de cuisine ? Peut-on en conclure que l'incertitude de cette mesure est nulle ?
b) La balance de cuisine est-elle juste ? De combien se trompe-t-elle, et de quel type d'erreur s'agit-il ?
c) Balance du laboratoire : calculez la moyenne et l'écart-type expérimental, au millième.
d) Calculez l'incertitude-type sur la moyenne, écrivez le résultat, et comparez-le à la valeur de référence.
e) Un élève propose de peser la masse cent fois sur la balance de cuisine pour « gagner en précision ». Est-ce utile ?
Voir la correction
Réponses
a)Écart-type nul, mais incertitude non nulle : l'affichage au gramme cache les fluctuations
b)Non : 3 g de trop à chaque pesée, une erreur systématique
c)mˉ=200,001g ; s≈0,037g
d)m=(200,001±0,012)g : compatible avec 200,000g
e)Inutile : les mêmes 203 g, et le décalage resterait entier
a)
Dix valeurs identiques : l'écart-type vaut 0g.
L'incertitude n'est pas nulle pour autant : la balance n'affiche que le gramme, et toutes les fluctuations plus petites qu'un gramme disparaissent dans l'arrondi de l'affichage. La série ne montre aucune dispersion parce que l'instrument est trop peu résolu pour la voir.
L'approche statistique ne s'applique donc pas ici. Évaluer l'incertitude à partir de la résolution de l'affichage, sans série de mesures, est une autre méthode, au programme de Première.
b)
Non. Elle affiche 203−200=3g de trop, et toujours dans le même sens.
Un décalage qui se reproduit à chaque mesure est une erreur systématique : un défaut de réglage du zéro ou d'étalonnage.
L'écart vaut trois fois la résolution de l'affichage, à chaque pesée : ce n'est pas une fluctuation, la balance n'est pas compatible avec la masse marquée.
c)
mˉ=102000,01=200,001g.
Écart-type expérimental (Sx) : s≈0,037g.
Ici la balance est assez résolue pour montrer la dispersion : des courants d'air, la position de la masse sur le plateau, et l'électronique font varier la lecture de quelques centièmes.
d)
u(mˉ)=100,037=0,0117, soit u=0,012g.
m=(200,001±0,012)g
Écart à la référence : 200,001−200,000=0,001g, très petit devant l'incertitude-type : le résultat est compatible avec la valeur de référence.
e)
Non. Les cent pesées afficheraient encore 203g : aucune dispersion supplémentaire n'apparaîtrait, et surtout le décalage de 3g resterait entier.
Répéter ne corrige jamais une erreur systématique, et ne révèle rien qu'un affichage cache.
Ce qu'il faut : changer d'instrument (la balance du laboratoire) ou régler la balance de cuisine avec la masse marquée.
Exercice 10 : Problème : l'indice d'un plexiglas mesuré par seize groupes
Chaque groupe envoie un pinceau laser, depuis l'air, sur le centre de la face plane d'un demi-cylindre de plexiglas, sous l'incidence i1=30,0∘. Il mesure l'angle de réfraction i2 sur le rapporteur gradué autour du demi-cylindre, puis calcule l'indice n=sini2sini1, avec 1,00 pour l'indice de l'air. Les tables donnent 1,49 pour le plexiglas.
Valeurs de n des seize groupes : 1,47 ; 1,50 ; 1,49 ; 1,48 ; 1,51 ; 1,49 ; 1,46 ; 1,50 ; 1,52 ; 1,48 ; 1,23 ; 1,49 ; 1,50 ; 1,47 ; 1,51 ; 1,49. Le groupe 11 signale après coup que son laser ne visait pas le centre de la face plane.
a) Quelle valeur se détache de l'histogramme ? Peut-on l'écarter, et à quelle condition ?
b) Calculez la moyenne et l'écart-type expérimental des seize valeurs, au millième.
c) Même calcul sans la valeur du groupe 11.
d) Calculez l'incertitude-type sur la moyenne des quinze valeurs et écrivez le résultat.
e) Comparez ce résultat à la valeur des tables. Garder la valeur du groupe 11 aurait-il changé la conclusion ? Qu'aurait-on perdu ?
Voir la correction
Réponses
a)1,23 (groupe 11) : écartée parce que le protocole était faux, pas parce qu'elle gêne
b)nˉ≈1,474 ; s≈0,067
c)nˉ≈1,491 ; s≈0,017
d)n=1,4907±0,0043
e)Compatible avec 1,49 ; avec le groupe 11, encore compatible mais quatre fois moins précis
a)
La valeur 1,23 du groupe 11, seule dans sa classe, loin de toutes les autres, qui sont entre 1,46 et 1,52.
On peut l'écarter parce qu'on a une RAISON tirée du protocole : si le pinceau ne passe pas par le centre, il ne sort pas du demi-cylindre perpendiculairement à la face courbe, il est dévié une seconde fois, et l'angle lu sur le rapporteur n'est plus i2.
Piège : retirer une valeur seulement parce qu'elle « gêne ». Sans cause identifiée, une valeur éloignée fait partie de la dispersion réelle du protocole et doit rester.
b)
Seize valeurs : nˉ=1623,59=1,474 et s≈0,067.
c)
Quinze valeurs : nˉ=1522,36=1,491 (exactement 1,49067) et s≈0,017.
Une seule valeur aberrante multipliait l'écart-type par quatre.
d)
u(nˉ)=150,0167=0,0043 avec deux chiffres significatifs ; la valeur s'arrondit au dix-millième.
n=1,4907±0,0043 (un indice n'a pas d'unité).
e)
Écart aux tables : 1,4907−1,49=0,0007, bien moins qu'une incertitude-type : le résultat est compatible avec 1,49.
Avec les seize valeurs : u=160,067≈0,017 et n=1,474±0,017 ; l'écart 0,016 est d'environ une incertitude-type, la conclusion « compatible » resterait.
Ce qu'on aurait perdu, c'est la PRÉCISION : une incertitude-type environ quatre fois plus grande, à cause d'une seule mesure faite avec un protocole faux. Un défaut de protocole ne se voit pas toujours dans la conclusion ; il se paie dans l'incertitude.
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