Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité physique-chimie, Asie jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2026 : Asie, jour 1

Épreuve du mardi 9 juin 2026 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2026, centre Asie, jour 1 : l'épreuve du mardi 9 juin 2026, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 9 points sur l'acidité des sols, 6 points sur les satellites de communication et 5 points sur la sécurité acoustique, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 part des groupes caractéristiques de l'acide fulvique (alcool, acide carboxylique, cétone), puis exploite le diagramme de distribution du dioxyde de carbone dissous : espèce amphotère, constante d'acidité KA1K_{A1}, relation pH=pKA+log⁡[base][acide]\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A}+\log\dfrac{[\text{base}]}{[\text{acide}]}, lecture du pKA1\mathrm{p}K_{A1} et espèce prédominante. Sa seconde partie calcule le pH d'une solution d'hydroxyde de calcium, base forte, puis la masse de chaux à épandre sur une parcelle à partir d'une courbe de titrage, en résolution de problème. L'exercice 2 applique la deuxième loi de Newton dans le repère de Frenet à un satellite géostationnaire (mouvement circulaire uniforme), la troisième loi de Kepler pour trouver son altitude, puis compare les durées de transmission vers un satellite géostationnaire et un satellite LEO. L'exercice 3 porte sur le niveau d'intensité sonore L=10log⁡(I/I0)L=10\log(I/I_{0}), l'addition des intensités de plusieurs sources et le choix d'une protection auditive d'après sa courbe d'atténuation.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : la lecture de la figure 3, qui vaut pour 100 g de terre seulement, dans le calcul de chaulage (exercice 1, Q12) ; la distance au centre de la Terre, RT+hR_{T}+h et non hh, dans la loi de la gravitation (exercice 2, Q3 et Q6) ; les décibels qui ne s'additionnent pas, et l'axe non proportionnel de la courbe d'atténuation (exercice 3, Q3 et Q4). Il signale aussi l'unité de GG imprimée dans les données, coquille sans conséquence.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Acidité des sols

9 points Acide-base, pKa et titragesDéterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéRésolution de problème et exploitation de documentsChimie organique et synthèse

Les propriétés chimiques d'un sol jouent un rôle prépondérant dans la production agricole et la biodiversité. Ainsi, la variation du pH d'un sol peut être à l'origine d'un déséquilibre dans sa composition minérale et organique, entraînant un mauvais développement des plantes.

Dans une première partie, on étudie des espèces responsables du pH d'un sol. Puis on s'intéresse au chaulage des sols, technique agricole utilisée pour rectifier l'acidité d'un sol.

  • Partie 1 : pH d'un sol
  • Le pH d'un sol est dû, entre autres, à la présence d'acides organiques issus de la biodégradation de la matière organique. L'acide fulvique, dont la représentation topologique est donnée ci-dessous (figure 1) est l'un d'entre eux.
  • Représentation topologique de l'acide fulvique : deux cycles benzéniques accolés portant quatre groupes COOH et deux groupes OH ; sur la droite, deux chaînes carbonées. La chaîne du haut porte un C=O dans la chaîne, un CH2 terminé par OH et se termine par COOH ; la chaîne du bas porte un C=O dans la chaîne, un OH et se termine par COOH.
    Figure 1 : Représentation topologique de l'acide fulvique
  • Annexe : la même formule topologique avec trois groupes entourés. Groupe 1 : le OH porté par un CH2 de la chaîne du haut, relié à un carbone qui ne porte que des liaisons simples. Groupe 2 : le COOH qui termine la chaîne du haut. Groupe 3 : le C=O situé dans la chaîne du bas, entre deux atomes de carbone.
    Annexe à rendre avec la copie. Formule topologique de l'acide fulvique
  • Numéro du groupe caractéristiqueNom de la famille
    1
    2
    3
  • Q1. Compléter le tableau présent sur l'ANNEXE p. 10 À RENDRE AVEC LA COPIE en identifiant les familles associées aux groupes caractéristiques qui y sont entourés. On les choisira parmi la liste suivante : acide carboxylique, alcool, aldéhyde, amide, cétone, ester.
  • Q2. Préciser, parmi la liste ci-dessus, la famille qui contribue à l'acidité de la molécule.
  • La dissolution du dioxyde de carbone atmosphérique CO2(g)\mathrm{CO_{2}(g)} dans l'eau des précipitations entraîne la formation d'espèces acides et basiques dans les sols qui influent sur leur acidité.
  • Données :
    • Couples acido-basiques et pKA\mathrm{p}K_{A} associé
    ◦ H2CO3(aq) / HCO3−(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)\,/\,HCO_{3}^{-}(aq)} : pKA1\mathrm{p}K_{A1}
    ◦ HCO3−(aq) / CO32−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)\,/\,CO_{3}^{2-}(aq)} : pKA2\mathrm{p}K_{A2}
  • La figure 2 représente le diagramme de distribution des espèces acido-basiques H2CO3(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)}, HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)} et CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)} obtenu par simulation informatique.
  • Diagramme de distribution, proportion des espèces en % (de 0 à 100) en fonction du pH (de 0 à 14). Espèce 1 (trait plein) : 100 % jusqu'à pH 4, puis décroît, 50 % vers pH 6,4, quasi nulle vers pH 8,5. Espèce 2 (pointillés) : croît à partir de pH 4, maximum d'environ 98 % vers pH 8,4, redescend et vaut 50 % vers pH 10,4, quasi nulle vers pH 13. Espèce 3 (tirets et points) : nulle jusqu'à pH 8, 50 % vers pH 10,4, 100 % au-delà de pH 13. Les courbes 1 et 2 se croisent à 50 % vers pH 6,4 ; les courbes 2 et 3 vers pH 10,4.
    Figure 2 : Diagramme de distribution des espèces acido-basiques H2CO3(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)}, HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)} et CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}
  • Q3. Donner la formule des espèces 1, 2 et 3 mentionnées sur le diagramme de distribution.
  • Q4. Préciser, en justifiant, le terme qualifiant le comportement acido-basique de l'espèce 2.
  • Q5. Donner l'expression littérale de la constante d'acidité KA1K_{A1} en fonction des concentrations [H2CO3][\mathrm{H_{2}CO_{3}}], [HCO3−][\mathrm{HCO_{3}^{-}}] et [H3O+][\mathrm{H_{3}O^{+}}] et c0c^{0}, la concentration standard (c0=1 mol⋅L−1c^{0}=1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}).
  • Q6. En déduire la relation pH=pKA1+log⁡([HCO3−][H2CO3])\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A1}+\log\left(\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]}{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]}\right)
  • Q7. Estimer la valeur de pKA1\mathrm{p}K_{A1} en utilisant la figure 2. Vous justifierez la réponse à partir de la relation démontrée précédemment.
  • Terre de prédilection pour les hortensias bleus, la terre de Bruyère a un pH proche de 5.
  • Q8. Indiquer, en justifiant, l'espèce acido-basique issue du carbone atmosphérique prédominante dans la terre de Bruyère.
  • Partie 2 : Chaulage d'un sol
  • Les sols acides peuvent s'avérer néfastes pour la culture de certaines plantes. Le chaulage des sols consiste à réguler le pH des sols en utilisant de la chaux éteinte, ou hydroxyde de calcium, de formule chimique Ca(OH)2\mathrm{Ca(OH)_{2}}.
  • Document : Titrage de l'acidité
  • Pour déterminer la quantité de chaux à ajouter au sol trop acide, on utilise une courbe de titrage de l'acidité. Pour cela, on réalise une solution aqueuse S d'hydroxyde de calcium en dissolvant une masse m=0,250m=0{,}250 g d'hydroxyde de calcium Ca(OH)2(s)\mathrm{Ca(OH)_{2}(s)} dans un volume V=200V=200 mL d'eau.
  • On prépare différentes solutions contenant :
    • 100,0 g d'un échantillon test de terre de bruyère ;
    • différents volumes de la solution aqueuse S contenant une quantité de matière nn d'ions calcium ;
    • de l'eau.
  • La courbe de titrage est tracée en mesurant le pH de ces solutions en fonction de la quantité de matière nn d'ions calcium.
  • Points de mesure du pH (de 5 à 7,5) en fonction de n en mmol (de 0 à 6), reliés par une courbe en tirets croissante et de moins en moins pentue : pH 5,0 pour n = 0 ; 5,4 pour 0,4 mmol ; 6,1 pour 1,5 mmol ; 6,3 pour 2,0 mmol ; 6,75 pour 3,1 mmol ; 7,05 pour 4,1 mmol ; 7,25 pour 5,1 mmol. Graduations secondaires : 0,2 mmol en abscisse, 0,1 en pH.
    Figure 3 : Évolution du pH des solutions testées en fonction de la quantité de matière n en mmol d'ions calcium pour 100 g de terre. D'après https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_18-19/24696.pdf
  • Données :
    • Produit ionique de l'eau Ke=1,00×10−14K_{e}=1{,}00\times 10^{-14} à 25 °C
    • Masse molaire de l'hydroxyde de calcium Ca(OH)2\mathrm{Ca(OH)_{2}} : M=74,0 g⋅mol−1M=74{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}
    • 1 ha=1,00×104 m21\ \mathrm{ha}=1{,}00\times 10^{4}\ \mathrm{m^{2}}
    • 11 tonne =1,00×103=1{,}00\times 10^{3} kg
  • Q9. Écrire l'équation de la réaction modélisant la dissolution de Ca(OH)2(s)\mathrm{Ca(OH)_{2}(s)} dans l'eau. Cette transformation est considérée comme totale.
  • Q10. Montrer que la valeur de la concentration en ion hydroxyde de la solution aqueuse S d'hydroxyde de calcium est [HO−]=3,38×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]=3{,}38\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • Q11. En déduire la valeur du pH de la solution S.
  • La masse mcm_{c} (en tonnes) d'un sol à chauler se calcule à partir de la relation suivante : mc=1,4×S×em_{c}=1{,}4\times S\times e où :
    • SS est la superficie de la parcelle à chauler (en m2\mathrm{m^{2}}) ;
    • ee est l'épaisseur de la couche de sol à considérer (en m).
  • Un agriculteur souhaite chauler une parcelle de 1,00 ha en épandant de l'hydroxyde de calcium sur 10,0 cm de profondeur afin d'amener le pH de son sol à 6,50.
  • Q12. Déterminer la valeur de la masse d'hydroxyde de calcium m(Ca(OH)2)m(\mathrm{Ca(OH)_{2}}) nécessaire pour atteindre le pH désiré.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.

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Q1
Q2
Q3
Q4
Q7
Q8
Q11
Q12
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Réponses

  • Q1 1 : alcool ; 2 : acide carboxylique ; 3 : cétone
  • Q2 Les acides carboxyliques (groupe −COOH-\mathrm{COOH})
  • Q3 1 : H2CO3\mathrm{H_{2}CO_{3}} ; 2 : HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} ; 3 : CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}}
  • Q4 Espèce amphotère : base de H2CO3/HCO3−\mathrm{H_{2}CO_{3}/HCO_{3}^{-}} et acide de HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}
  • Q5 KA1=[HCO3−] [H3O+][H2CO3] c0K_{A1}=\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]\,[\mathrm{H_{3}O^{+}}]}{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]\,c^{0}}
  • Q6 −log⁡-\log de KA1K_{A1} : pH=pKA1+log⁡[HCO3−][H2CO3]\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A1}+\log\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]}{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]}
  • Q7 Croisement des courbes 1 et 2 : pKA1≈6,4\mathrm{p}K_{A1}\approx 6{,}4
  • Q8 pH=5<pKA1\mathrm{pH}=5<\mathrm{p}K_{A1} : H2CO3\mathrm{H_{2}CO_{3}} prédomine (environ 96 %)
  • Q9 Ca(OH)2(s)⟶Ca2+(aq)+2 HO−(aq)\mathrm{Ca(OH)_{2}(s)\longrightarrow Ca^{2+}(aq)+2\,HO^{-}(aq)}
  • Q10 c=mMV=1,69×10−2 mol⋅L−1c=\dfrac{m}{MV}=1{,}69\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} et [HO−]=2c=3,38×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]=2c=3{,}38\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q11 pH=12,53\mathrm{pH}=12{,}53
  • Q12 n≈2,5n\approx 2{,}5 mmol pour 100 g, mc=1,4×103m_{c}=1{,}4\times 10^{3} t, m(Ca(OH)2)≈2,6m(\mathrm{Ca(OH)_{2}})\approx 2{,}6 t

Q1. On identifie chaque groupe par l'atome qui le porte et par ses voisins, pas par les seules lettres écrites.

Groupe 1 : le groupe hydroxyle −OH-\mathrm{OH} est porté par un atome de carbone qui n'établit que des liaisons simples (le CH2\mathrm{CH_{2}} de la chaîne du haut). C'est la famille des alcools. Groupe 2 : le groupe carboxyle −COOH-\mathrm{COOH}, un carbone lié à la fois à un oxygène par une double liaison et à un groupe −OH-\mathrm{OH} : famille des acides carboxyliques. Groupe 3 : le groupe carbonyle C=O\mathrm{C=O} est situé à l'intérieur de la chaîne, son carbone étant lié à deux autres atomes de carbone : famille des cétones.

Erreur fréquente : répondre « aldéhyde » pour le groupe 3. Un aldéhyde a son carbonyle en BOUT de chaîne, le carbone portant un atome d'hydrogène ; ici les deux voisins du carbone sont des carbones. Autre confusion : les −OH-\mathrm{OH} fixés directement sur le cycle aromatique ne sont pas des alcools (ce sont des phénols, hors de la liste), c'est pourquoi le sujet a entouré celui de la chaîne.

Q2. C'est la famille des acides carboxyliques. Le groupe carboxyle peut céder un ion hydrogène H+\mathrm{H^{+}} pour donner un ion carboxylate : R−COOH(aq)+H2O(ℓ)⇄R−COO−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{R{-}COOH(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows R{-}COO^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}, avec un pKA\mathrm{p}K_{A} de l'ordre de 4 à 5. La molécule en porte six, d'où son nom d'acide. Le groupe hydroxyle d'un alcool, lui, ne cède pratiquement pas son hydrogène dans l'eau, et une cétone n'a pas d'hydrogène acide.

Q3. Quand le pH augmente, chaque espèce perd un ion H+\mathrm{H^{+}} : la forme la plus protonée prédomine aux pH faibles, la moins protonée aux pH élevés. Donc espèce 1 : H2CO3(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)}, majoritaire en milieu acide ; espèce 2 : HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}, majoritaire aux pH intermédiaires ; espèce 3 : CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}, majoritaire en milieu basique.

Q4. L'ion hydrogénocarbonate HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} est la base du couple H2CO3/HCO3−\mathrm{H_{2}CO_{3}/HCO_{3}^{-}} et l'acide du couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}} : il peut capter un ion H+\mathrm{H^{+}} comme en céder un. Une telle espèce est dite amphotère (on dit aussi que c'est un ampholyte). Le diagramme le montre : l'espèce 2 n'existe qu'entre les deux zones des autres, puisqu'elle se forme à partir de l'espèce 1 et se transforme en espèce 3.

Q5. La constante d'acidité est la constante d'équilibre de la réaction de l'acide avec l'eau, H2CO3(aq)+H2O(ℓ)⇄HCO3−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows HCO_{3}^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}. Le solvant n'apparaît pas dans l'expression :

KA1=[HCO3−]eˊqc0×[H3O+]eˊqc0[H2CO3]eˊqc0=[HCO3−]eˊq×[H3O+]eˊq[H2CO3]eˊq×c0K_{A1}=\dfrac{\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]_{\text{éq}}}{c^{0}}\times\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{c^{0}}}{\dfrac{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]_{\text{éq}}}{c^{0}}}=\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]_{\text{éq}}\times[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]_{\text{éq}}\times c^{0}}

KA1K_{A1} est sans dimension, d'où la concentration standard. Erreur fréquente : écrire le rapport à l'envers, l'acide au numérateur ; un KAK_{A} met toujours les PRODUITS de la réaction de l'acide avec l'eau au numérateur.

Q6. On isole l'ion oxonium : [H3O+]c0=KA1×[H2CO3][HCO3−]\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]}{c^{0}}=K_{A1}\times\dfrac{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]}{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]}. On applique −log⁡-\log aux deux membres, le logarithme d'un produit étant la somme des logarithmes : −log⁡[H3O+]c0=−log⁡KA1−log⁡[H2CO3][HCO3−]-\log\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]}{c^{0}}=-\log K_{A1}-\log\dfrac{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]}{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]}.

Par définition pH=−log⁡[H3O+]c0\mathrm{pH}=-\log\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]}{c^{0}} et pKA1=−log⁡KA1\mathrm{p}K_{A1}=-\log K_{A1}, et −log⁡ab=log⁡ba-\log\dfrac{a}{b}=\log\dfrac{b}{a} : pH=pKA1+log⁡([HCO3−][H2CO3])\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A1}+\log\left(\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]}{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]}\right), la relation annoncée.

Q7. D'après la relation de Q6, quand [HCO3−]=[H2CO3][\mathrm{HCO_{3}^{-}}]=[\mathrm{H_{2}CO_{3}}] le rapport vaut 11, son logarithme est nul et pH=pKA1\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A1}. Sur la figure 2, les deux espèces sont en proportions égales au croisement des courbes 1 et 2, à 5050 % chacune (l'espèce 3 y est absente). Ce croisement a lieu à pH≈6,4\mathrm{pH}\approx 6{,}4 : pKA1≈6,4\mathrm{p}K_{A1}\approx 6{,}4.

Vérification : la valeur tabulée à 25 °C est 6,356{,}35. Erreur fréquente : lire le second croisement, celui des courbes 2 et 3 vers pH≈10,4\mathrm{pH}\approx 10{,}4 ; c'est pKA2\mathrm{p}K_{A2}, celui du couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}.

Q8. La terre de Bruyère a un pH voisin de 55, inférieur à pKA1=6,4\mathrm{p}K_{A1}=6{,}4. La relation de Q6 donne alors log⁡[HCO3−][H2CO3]=5−6,4=−1,4\log\dfrac{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]}{[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]}=5-6{,}4=-1{,}4, soit [HCO3−]=10−1,4×[H2CO3]=0,04×[H2CO3][\mathrm{HCO_{3}^{-}}]=10^{-1{,}4}\times[\mathrm{H_{2}CO_{3}}]=0{,}04\times[\mathrm{H_{2}CO_{3}}] : l'espèce prédominante est l'acide H2CO3(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)} (dioxyde de carbone dissous). Le pH étant très inférieur à pKA2\mathrm{p}K_{A2}, l'ion carbonate est absent.

Vérification sur la figure 2 : à pH=5\mathrm{pH}=5, la courbe de l'espèce 1 est à environ 9696 %. C'est bien le cas annoncé par le diagramme de prédominance : pour pH<pKA1−1\mathrm{pH}<\mathrm{p}K_{A1}-1, la forme acide est très largement majoritaire.

Q9. L'hydroxyde de calcium est un solide ionique, formé d'ions calcium Ca2+\mathrm{Ca^{2+}} et d'ions hydroxyde HO−\mathrm{HO^{-}} dans la proportion de un pour deux. Sa dissolution, totale, s'écrit : Ca(OH)2(s)⟶Ca2+(aq)+2 HO−(aq)\mathrm{Ca(OH)_{2}(s)\longrightarrow Ca^{2+}(aq)+2\,HO^{-}(aq)}. Charges et éléments sont conservés : +2−2=0+2-2=0 de part et d'autre.

Q10. Quantité de matière d'hydroxyde de calcium dissoute : n0=mM=0,25074,0=3,38×10−3n_{0}=\dfrac{m}{M}=\dfrac{0{,}250}{74{,}0}=3{,}38\times 10^{-3} mol. Concentration en soluté apporté : c=n0V=3,38×10−30,200=1,69×10−2 mol⋅L−1c=\dfrac{n_{0}}{V}=\dfrac{3{,}38\times 10^{-3}}{0{,}200}=1{,}69\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, le volume étant converti en litres.

D'après l'équation de Q9, chaque unité Ca(OH)2\mathrm{Ca(OH)_{2}} dissoute libère DEUX ions hydroxyde : [HO−]=2 c=2×1,69×10−2=3,38×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]=2\,c=2\times 1{,}69\times 10^{-2}=3{,}38\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, la valeur annoncée, avec trois chiffres significatifs comme mm et MM. Erreur fréquente : oublier le coefficient 22 et trouver 1,69×10−2 mol⋅L−11{,}69\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, qui est la concentration en ions calcium.

Q11. Produit ionique de l'eau : Ke=[H3O+]×[HO−](c0)2K_{e}=\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]\times[\mathrm{HO^{-}}]}{(c^{0})^{2}}, donc [H3O+]c0=Ke c0[HO−]=1,00×10−143,38×10−2=2,96×10−13\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]}{c^{0}}=\dfrac{K_{e}\,c^{0}}{[\mathrm{HO^{-}}]}=\dfrac{1{,}00\times 10^{-14}}{3{,}38\times 10^{-2}}=2{,}96\times 10^{-13}.

Donc pH=−log⁡(2,96×10−13)=12,53\mathrm{pH}=-\log(2{,}96\times 10^{-13})=12{,}53. Même résultat directement : pH=14,00+log⁡(3,38×10−2)=14,00−1,47=12,53\mathrm{pH}=14{,}00+\log(3{,}38\times 10^{-2})=14{,}00-1{,}47=12{,}53. On donne le pH au centième, la précision d'un pH-mètre. Vérification : la solution S est une solution de base forte, son pH est bien très supérieur à 77.

Q12. Démarche en quatre étapes : lire sur la figure 3 la quantité d'ions calcium nécessaire pour 100 g de terre, calculer la masse de terre à traiter, faire le passage proportionnel à cette masse, puis convertir en masse d'hydroxyde de calcium.

1. Lecture graphique. Le point de départ, n=0n=0, est à pH=5,0\mathrm{pH}=5{,}0 : c'est bien le pH de la terre de bruyère non traitée. On trace l'horizontale pH=6,50\mathrm{pH}=6{,}50 jusqu'à la courbe en tirets, puis on descend sur l'axe des abscisses : n≈2,5n\approx 2{,}5 mmol d'ions calcium pour 100,0100{,}0 g de terre (la courbe passe à 6,56{,}5 entre les points de 2,02{,}0 mmol et 3,13{,}1 mmol, plus près du premier).

2. Masse de sol à chauler. La relation donnée exige des unités SI : S=1,00 ha=1,00×104 m2S=1{,}00\ \mathrm{ha}=1{,}00\times 10^{4}\ \mathrm{m^{2}} et e=10,0 cm=0,100e=10{,}0\ \mathrm{cm}=0{,}100 m. Donc mc=1,4×1,00×104×0,100=1,4×103m_{c}=1{,}4\times 1{,}00\times 10^{4}\times 0{,}100=1{,}4\times 10^{3} tonnes, soit 1,4×1061{,}4\times 10^{6} kg ou 1,4×1091{,}4\times 10^{9} g. Le facteur 1,41{,}4 est la masse volumique du sol en tonnes par mètre cube, et S×eS\times e le volume de terre concerné, 1 000 m31\,000\ \mathrm{m^{3}}.

3. Proportionnalité. La parcelle contient 1,4×109 g100,0 g=1,4×107\dfrac{1{,}4\times 10^{9}\ \mathrm{g}}{100{,}0\ \mathrm{g}}=1{,}4\times 10^{7} fois la masse de l'échantillon test. Il faut donc ntot=1,4×107×2,5×10−3=3,5×104n_{\text{tot}}=1{,}4\times 10^{7}\times 2{,}5\times 10^{-3}=3{,}5\times 10^{4} mol d'ions calcium.

4. Masse d'hydroxyde de calcium. D'après l'équation de Q9, une mole de Ca(OH)2\mathrm{Ca(OH)_{2}} apporte une mole d'ions Ca2+\mathrm{Ca^{2+}} : n(Ca(OH)2)=ntot=3,5×104n(\mathrm{Ca(OH)_{2}})=n_{\text{tot}}=3{,}5\times 10^{4} mol. D'où m(Ca(OH)2)=n×M=3,5×104×74,0=2,6×106m(\mathrm{Ca(OH)_{2}})=n\times M=3{,}5\times 10^{4}\times 74{,}0=2{,}6\times 10^{6} g, soit m(Ca(OH)2)≈2,6m(\mathrm{Ca(OH)_{2}})\approx 2{,}6 tonnes pour la parcelle.

Précision : deux chiffres significatifs, imposés par le facteur 1,41{,}4 et par la lecture graphique. Une lecture entre 2,42{,}4 et 2,62{,}6 mmol donne entre 2,52{,}5 et 2,72{,}7 t : toute valeur de cet ordre, avec la démarche, est juste. Vérification d'ordre de grandeur : 2,62{,}6 t pour 1 4001\,400 t de terre, c'est environ 0,20{,}2 % de la masse du sol, et quelques tonnes par hectare est bien la dose d'un chaulage agricole.

Erreurs fréquentes : oublier que la lecture vaut pour 100 g de terre seulement ; laisser l'épaisseur en centimètres (résultat cent fois trop grand) ; multiplier par deux en pensant aux deux ions hydroxyde, alors que l'abscisse de la figure 3 compte les ions CALCIUM. La concentration de la solution S, elle, ne sert pas ici : elle n'a servi qu'à construire la courbe.

12345655,566,577,5n ≈ 2,5 mmolpH = 6,50n (mmol)pH

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Satellites de communication

6 points Satellites et lois de Kepler

Il y a 70 ans, seule la Lune tournait autour de la Terre. Actuellement, près de 7 500 satellites survolent notre planète à différentes altitudes. Si certains ont été envoyés dans l'espace à des fins scientifiques ou militaires, la majorité est dédiée aux communications et à l'observation de la Terre.

L'objectif de cet exercice est d'étudier le mouvement des satellites autour de la Terre et d'exploiter leurs caractéristiques.

Document : « Mission : communiquer »

Internet, radio ou encore téléphonie mobile : ces missions sont assurées par des satellites de télécommunication. Certains, positionnés sur une orbite géostationnaire, survolent toujours la même zone. Conséquence : pas besoin de déplacer l'antenne pour capter les signaux. La couverture du signal est alors plus large. Depuis cette orbite, un petit nombre de satellites suffisent à couvrir l'intégralité du globe.

D'autres se situent sur une orbite terrestre basse entre 400 et 1 000 km d'altitude : ce sont les satellites LEO. Le délai de transmission des signaux y est beaucoup plus court, ce qui est très intéressant pour la rapidité d'échange. Mais pour garantir une bonne couverture de la Terre, plusieurs milliers de satellites, fonctionnant « en groupe » sont nécessaires, multipliant les risques d'encombrement, de pannes et de débris spatiaux : leur impact environnemental est donc pointé du doigt.

D'après https://cnes.fr/dossiers/satellites

On étudie le mouvement du centre de masse S d'un satellite par rapport à un référentiel supposé galiléen. Le satellite, de masse mm, gravite sur une orbite circulaire géostationnaire située à une altitude hh par rapport à la surface de la Terre.

On considère que le satellite n'est soumis qu'à l'unique action de la force d'interaction gravitationnelle FOS→\overrightarrow{F_{OS}} exercée par la Terre de centre O, de masse MTM_{T} et de rayon RTR_{T}. On associe au centre de masse S le repère de Frenet (S,uN→,uT→)(\mathrm{S},\overrightarrow{u_{N}},\overrightarrow{u_{T}}).

  • Q1. Nommer le référentiel par rapport auquel le mouvement du centre de masse du satellite est étudié.
  • Annexe : la Terre, disque gris de centre O, et l'orbite circulaire du satellite en pointillés autour d'elle. Le satellite S est placé en haut à droite de l'orbite ; en S sont dessinés le vecteur unitaire uT, tangent à l'orbite et orienté vers la gauche dans le sens du mouvement, et le vecteur unitaire uN, dirigé de S vers le centre O. Aucune force n'est tracée.
    Annexe à rendre avec la copie. Schéma représentant le mouvement du centre de masse du satellite S autour de la Terre
  • Q2. Compléter le schéma présent sur l'ANNEXE p. 10 À RENDRE AVEC LA COPIE en représentant sans souci d'échelle la force d'interaction gravitationnelle FOS→\overrightarrow{F_{OS}}.
  • Q3. Donner l'expression vectorielle de la force FOS→\overrightarrow{F_{OS}} dans le repère de Frenet en fonction de GG, constante de gravitation universelle, mm, MTM_{T}, RTR_{T} et hh.
  • Q4. En appliquant la deuxième loi de Newton, montrer que le mouvement circulaire de S est uniforme.
  • Q5. Définir la période de révolution TT du satellite de centre de masse S.
  • À partir des données des rayons rr des orbites et des périodes de révolution TT de différents satellites terrestres, un programme informatique a permis de tracer puis de modéliser l'évolution du carré des périodes en fonction du cube des rayons rr. La figure 1 ci-après fournit le graphe obtenu après exécution du programme. La modélisation par une droite indique un coefficient directeur k=9,85×10−14 s2⋅m−3k=9{,}85\times 10^{-14}\ \mathrm{s^{2}\cdot m^{-3}}.
  • Graphe de T au carré (en 10 puissance 9 s²), de 0 à 8, en fonction de r au cube (en 10 puissance 22 m³), de 0 à 8 : cinq points alignés avec l'origine sur une droite en tirets, vers (0,8 ; 0,85), (1,6 ; 1,65), (2,7 ; 2,7) et (7,4 ; 7,45). La droite passe par (5 ; 5).
    Figure 1 : Évolution du carré de la période de révolution de satellites terrestres en fonction du cube du rayon de leur orbite
  • Données :
    • Constante de gravitation universelle : G=6,67×10−11 m2⋅kg−1⋅s−2G=6{,}67\times 10^{-11}\ \mathrm{m^{2}\cdot kg^{-1}\cdot s^{-2}}
    • Rayon de la Terre : RT=6,38×103R_{T}=6{,}38\times 10^{3} km
    • Période de rotation de la Terre autour de l'axe des pôles : TT=23T_{T}=23 h 56 min 4 s
    • Célérité d'une onde électromagnétique dans le vide : c=3,00×108 m⋅s−1c=3{,}00\times 10^{8}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q6. Montrer que la valeur de l'altitude hh du satellite géostationnaire de centre de masse S est environ h≈36 000h\approx 36\,000 km.
  • Q7. Comparer la valeur de la durée de transmission Δt1\Delta t_{1} d'un signal électromagnétique émis depuis la surface de la Terre vers un satellite géostationnaire à celle, notée Δt2\Delta t_{2}, vers un satellite LEO, en orbite à 1000 km d'altitude.
  • Q8. En utilisant les calculs et les informations issues du document, donner les avantages et les inconvénients des satellites géostationnaire et LEO pour la transmission de données par le réseau internet.

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Q1
Q6
Q7
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Réponses

  • Q1 Le référentiel géocentrique
  • Q2 Flèche partant de S, dirigée vers O, selon uN→\overrightarrow{u_{N}}
  • Q3 FOS→=G m MT(RT+h)2 uN→\overrightarrow{F_{OS}}=\dfrac{G\,m\,M_{T}}{(R_{T}+h)^{2}}\,\overrightarrow{u_{N}}
  • Q4 a⃗\vec{a} portée par uN→\overrightarrow{u_{N}}, donc dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0 : vv constante, mouvement uniforme
  • Q5 Durée d'un tour complet de l'orbite : T=2π(RT+h)vT=\dfrac{2\pi(R_{T}+h)}{v}
  • Q6 T=86 164T=86\,164 s, r=T2/k3=4,22×107r=\sqrt[3]{T^{2}/k}=4{,}22\times 10^{7} m, h=r−RT=3,59×107h=r-R_{T}=3{,}59\times 10^{7} m ≈36 000\approx 36\,000 km
  • Q7 Δt1=0,120\Delta t_{1}=0{,}120 s, Δt2=3,33\Delta t_{2}=3{,}33 ms : environ 36 fois plus long en géostationnaire
  • Q8 Géostationnaire : antenne fixe, peu de satellites, mais délai long ; LEO : délai court, mais milliers de satellites, débris

Q1. Le mouvement d'un satellite terrestre est étudié dans le référentiel géocentrique : son origine est le centre O de la Terre et ses trois axes pointent vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes. Il ne tourne pas avec la Terre, et on le suppose galiléen sur la durée d'une révolution du satellite. Erreur fréquente : répondre « référentiel terrestre » ; dans ce référentiel lié au sol, un satellite géostationnaire serait immobile, et l'on ne pourrait pas parler de son orbite.

Q2. La force d'interaction gravitationnelle est attractive : on trace, sans souci d'échelle, une flèche qui part du point S (point d'application) et qui est dirigée vers le centre O de la Terre, le long de la droite (SO). Elle a donc la même direction et le même sens que le vecteur uN→\overrightarrow{u_{N}} déjà dessiné, qui est centripète. Erreur fréquente : faire partir la flèche de O, ou la diriger vers l'extérieur ; la force que la Terre EXERCE SUR le satellite s'applique au satellite et l'attire vers la Terre.

Q3. Loi de la gravitation universelle de Newton : l'intensité de la force est proportionnelle aux deux masses et inversement proportionnelle au carré de la distance entre les centres. Cette distance vaut ici OS=RT+h\mathrm{OS}=R_{T}+h, rayon de l'orbite. Le vecteur uN→\overrightarrow{u_{N}} étant dirigé de S vers O, la force s'écrit :

FOS→=G⋅m⋅MT(RT+h)2 uN→\overrightarrow{F_{OS}}=\dfrac{G\cdot m\cdot M_{T}}{(R_{T}+h)^{2}}\,\overrightarrow{u_{N}}

Erreur fréquente : écrire h2h^{2} au dénominateur. L'altitude se mesure depuis la surface, la loi de Newton utilise la distance entre les CENTRES de la Terre et du satellite. Remarque sur les données : l'unité de GG est imprimée m2⋅kg−1⋅s−2\mathrm{m^{2}\cdot kg^{-1}\cdot s^{-2}} ; l'unité exacte est N⋅m2⋅kg−2\mathrm{N\cdot m^{2}\cdot kg^{-2}}, soit m3⋅kg−1⋅s−2\mathrm{m^{3}\cdot kg^{-1}\cdot s^{-2}}. La coquille est sans conséquence, GG n'intervenant dans aucun calcul du sujet.

Q4. Système : le satellite, de masse mm constante. Référentiel : géocentrique, supposé galiléen. Seule force : FOS→\overrightarrow{F_{OS}}. Deuxième loi de Newton : m a⃗=FOS→m\,\vec{a}=\overrightarrow{F_{OS}}, donc a⃗=G MT(RT+h)2 uN→\vec{a}=\dfrac{G\,M_{T}}{(R_{T}+h)^{2}}\,\overrightarrow{u_{N}} : l'accélération est entièrement portée par uN→\overrightarrow{u_{N}}.

Dans le repère de Frenet, l'accélération d'un mouvement circulaire de rayon rr s'écrit a⃗=dvdt uT→+v2r uN→\vec{a}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\overrightarrow{u_{T}}+\dfrac{v^{2}}{r}\,\overrightarrow{u_{N}}. En identifiant les composantes tangentielles : dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0. La valeur vv de la vitesse est donc constante : le mouvement circulaire est uniforme.

En prime, la composante normale donne v2RT+h=G MT(RT+h)2\dfrac{v^{2}}{R_{T}+h}=\dfrac{G\,M_{T}}{(R_{T}+h)^{2}}, soit v=G MTRT+hv=\sqrt{\dfrac{G\,M_{T}}{R_{T}+h}} : la vitesse ne dépend pas de la masse du satellite, qui s'est simplifiée.

Q5. La période de révolution TT est la durée nécessaire au satellite pour effectuer un tour complet de son orbite autour de la Terre, dans le référentiel géocentrique. Pour un mouvement circulaire uniforme, la distance parcourue pendant un tour est le périmètre de l'orbite : T=2π (RT+h)vT=\dfrac{2\pi\,(R_{T}+h)}{v}.

Q6. Un satellite géostationnaire reste à la verticale du même point de l'équateur : il tourne dans le plan équatorial, dans le même sens que la Terre et avec la même période que sa rotation propre. Donc T=TT=23 h 56 min 4 s=23×3 600+56×60+4=86 164T=T_{T}=23\ \mathrm{h}\ 56\ \mathrm{min}\ 4\ \mathrm{s}=23\times 3\,600+56\times 60+4=86\,164 s.

La figure 1 traduit la troisième loi de Kepler : T2T^{2} est proportionnel à r3r^{3}, T2=k r3T^{2}=k\,r^{3}, avec k=9,85×10−14 s2⋅m−3k=9{,}85\times 10^{-14}\ \mathrm{s^{2}\cdot m^{-3}}. D'où r3=T2k=86 16429,85×10−14=7,42×1099,85×10−14=7,54×1022 m3r^{3}=\dfrac{T^{2}}{k}=\dfrac{86\,164^{2}}{9{,}85\times 10^{-14}}=\dfrac{7{,}42\times 10^{9}}{9{,}85\times 10^{-14}}=7{,}54\times 10^{22}\ \mathrm{m^{3}} et r=7,54×10223=4,22×107r=\sqrt[3]{7{,}54\times 10^{22}}=4{,}22\times 10^{7} m.

Le rayon de l'orbite se mesure depuis le centre de la Terre : h=r−RT=4,22×107−6,38×106=3,59×107h=r-R_{T}=4{,}22\times 10^{7}-6{,}38\times 10^{6}=3{,}59\times 10^{7} m, soit h≈35 900h\approx 35\,900 km, environ 36 00036\,000 km. Vérification graphique : le point le plus à droite de la figure 1, vers (7,4×1022 m3 ; 7,5×109 s2)(7{,}4\times 10^{22}\ \mathrm{m^{3}}\,;\,7{,}5\times 10^{9}\ \mathrm{s^{2}}), est justement celui d'un satellite géostationnaire.

Erreurs fréquentes : garder RTR_{T} en kilomètres alors que rr est en mètres ; oublier de retrancher RTR_{T} (on obtiendrait 42 00042\,000 km, le rayon et non l'altitude) ; prendre 24 h, le jour solaire, au lieu du jour sidéral. Ce dernier écart reste faible, h≈35 940h\approx 35\,940 km, mais la période de rotation de la Terre est bien celle que le sujet donne.

Q7. Le signal électromagnétique se propage à la célérité cc, et la durée de transmission est la distance divisée par la célérité. Pour un satellite à la verticale de l'émetteur, la distance est l'altitude, la plus courte possible.

Satellite géostationnaire : Δt1=hc=3,59×1073,00×108=0,120\Delta t_{1}=\dfrac{h}{c}=\dfrac{3{,}59\times 10^{7}}{3{,}00\times 10^{8}}=0{,}120 s, soit 120120 ms. Satellite LEO : Δt2=1 000×1033,00×108=3,33×10−3\Delta t_{2}=\dfrac{1\,000\times 10^{3}}{3{,}00\times 10^{8}}=3{,}33\times 10^{-3} s, soit 3,333{,}33 ms. Comparaison : Δt1Δt2=0,1203,33×10−3≈36\dfrac{\Delta t_{1}}{\Delta t_{2}}=\dfrac{0{,}120}{3{,}33\times 10^{-3}}\approx 36 ; la transmission vers un satellite géostationnaire dure environ 3636 fois plus longtemps, c'est le rapport des altitudes.

Ordre de grandeur utile pour Q8 : une requête internet par satellite géostationnaire fait l'aller vers le satellite, la descente vers la station au sol, puis le même trajet au retour, soit au moins 4×0,120≈0,484\times 0{,}120\approx 0{,}48 s, près d'une demi-seconde, contre environ 1313 ms en LEO. Erreur fréquente : oublier de convertir les kilomètres en mètres.

Q8. Satellites géostationnaires. Avantages : ils restent fixes dans le ciel, donc l'antenne de réception n'a pas besoin d'être déplacée ; chacun couvre une très large zone, et un petit nombre suffit à couvrir tout le globe. Inconvénient : leur altitude de 36 00036\,000 km impose un délai de transmission de 0,120{,}12 s par trajet (Q7), près d'une demi-seconde pour une requête aller-retour, gênant pour les usages interactifs (visioconférence, jeux en ligne, navigation rapide).

Satellites LEO. Avantage : le délai de transmission est environ 3636 fois plus court (3,33{,}3 ms par trajet), ce qui permet des échanges rapides, comparables à une connexion terrestre. Inconvénients : chacun ne couvre qu'une petite zone et défile dans le ciel, si bien qu'il faut plusieurs milliers de satellites fonctionnant en constellation ; cela multiplie les risques d'encombrement de l'orbite basse, de pannes et de débris spatiaux, d'où un impact environnemental critiqué.

Bilan : le géostationnaire privilégie la couverture et la simplicité, le LEO la rapidité d'échange. Pour internet, où la latence compte, les constellations LEO l'emportent sur la performance, au prix d'un coût environnemental.

SOFOS

Exercice 3 : Sécurité acoustique

5 points Ondes, Doppler et interférencesRésolution de problème et exploitation de documents

Dans le milieu professionnel, le bruit constitue une nuisance majeure. Il peut provoquer non seulement des surdités mais aussi fatigue et stress qui entraînent des conséquences sur la santé du salarié et la qualité de son travail. Différents moyens de protection existent et sont dorénavant obligatoires.

L'objectif de cet exercice est d'analyser la situation d'un ouvrier travaillant dans un atelier de fabrication de pièces mécaniques.

Document : Protections contre le bruit

La législation concernant les dangers acoustiques sur le lieu de travail stipule qu'un système de protection individuel contre le bruit (PICB) est obligatoire à partir d'une exposition à un son de 85 dB.

Néanmoins un travailleur doit pouvoir percevoir son environnement de travail (alarmes, consignes de sécurité...). Par conséquent, on admet que le niveau d'intensité sonore perçu après atténuation doit être compris entre 65 dB et 80 dB pour être acceptable sur un lieu de travail.

  • Échelle horizontale des niveaux d'intensité sonore L en dB, graduée de 0 à 120 par pas de 10, découpée en cinq zones : aucun risque de 0 à 50 dB, fatigue pour 60 et 70 dB, inconfort pour 80 et 90 dB, difficilement supportable pour 100 et 110 dB, danger de perte irréversible à partir de 120 dB. Les frontières sont tracées entre 50 et 60, entre 70 et 80, entre 90 et 100 et entre 110 et 120 dB.
    Échelle des niveaux d'intensité sonore et conséquences auditives. D'après https://www.polycliniquedeloreille.com/conseils-sante/lechelle-du-son-demystifiee
  • Donnée :
    • Relation entre le niveau d'intensité sonore LL (dB) et l'intensité sonore II (W⋅m−2\mathrm{W\cdot m^{-2}}) : L=10log⁡(II0)L=10\log\left(\dfrac{I}{I_{0}}\right)
    où I0=1,0×10−12 W⋅m−2I_{0}=1{,}0\times 10^{-12}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}} est l'intensité sonore de référence.
  • Dans un atelier de fabrication de pièces mécaniques, un ouvrier travaille sans protection auditive sur une machine émettant un son d'intensité I1=3,0×10−4 W⋅m−2I_{1}=3{,}0\times 10^{-4}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}.
  • Q1. Calculer le niveau d'intensité sonore L1L_{1} perçu par cet ouvrier.
  • Q2. En déduire la conséquence auditive pour l'ouvrier en utilisant l'échelle des niveaux d'intensité sonore fournie dans le document.
  • À proximité de lui se trouve un de ses collègues qui utilise un outillage produisant un niveau d'intensité sonore L2=80L_{2}=80 dB.
  • Q3. Montrer que l'ouvrier perçoit un niveau d'intensité sonore Ltotal=86L_{\text{total}}=86 dB.
  • L'ouvrier a le choix entre deux types de protection : un casque serre-tête ou des bouchons d'oreille. L'atténuation permise par ces protections varie selon le niveau d'intensité sonore reçu. La figure 1 ci-dessous représente l'atténuation mesurée expérimentalement.
  • Atténuation en dB (de 0 à 40) en fonction du niveau d'intensité sonore reçu, les valeurs 80, 85, 100, 110 et 120 dB étant placées à intervalles réguliers. Casque serre-tête (tirets, croix) : 19 dB à 80 et 85 dB reçus, 28 dB à 100 dB, 35 dB à 110 et 120 dB. Bouchons d'oreille (trait plein, losanges) : 20 dB à 80 et 85 dB reçus, 26 dB à 100, 110 et 120 dB.
    Figure 1 : Évaluation de l'atténuation sonore d'un casque serre-tête et de bouchons d'oreille en fonction du niveau d'intensité sonore reçu
  • Q4. Indiquer si un mode de protection auditive est plus adapté qu'un autre pour l'ouvrier parmi ceux indiqués sur la figure 1.
  • Au fond de l'atelier, se trouve une machine d'usinage dont le niveau d'intensité sonore LL atteint 110 dB lorsqu'elle fonctionne à une distance d=20d=20 m de l'ouvrier.
  • On admet que le niveau d'intensité sonore L′L' de cette machine à une distance d′d' s'obtient grâce à la relation : L′=L−10log⁡(d′d)L'=L-10\log\left(\dfrac{d'}{d}\right)
  • Q5. Si on ne prend en compte que la machine d'usinage en fonctionnement, calculer la distance d′d' à laquelle devrait se trouver l'ouvrier pour que le niveau d'intensité sonore soit inférieur au niveau d'intensité sonore maximal Lmax⁡=85L_{\max}=85 dB. Commenter.
  • En période de travail intensif dans l'atelier, l'ouvrier est soumis au niveau d'intensité sonore de sa machine, à celui de l'outil de son collègue et à celui de la machine d'usinage située à 20 m. Une protection auditive efficace est donc indispensable afin que le niveau d'intensité sonore soit acceptable sur le lieu de travail.
  • Q6. Déterminer, en justifiant, le mode de protection que doit utiliser l'ouvrier parmi les deux présentés sur la figure 1.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.

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Q1
Q2
Q3
Q4
Q5
Q6
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Réponses

  • Q1 L1=10log⁡(3,0×108)=84,8L_{1}=10\log(3{,}0\times 10^{8})=84{,}8 dB ≈85\approx 85 dB
  • Q2 Zone « Inconfort », au seuil réglementaire de 85 dB
  • Q3 Itotal=I1+I2=4,0×10−4 W⋅m−2I_{\text{total}}=I_{1}+I_{2}=4{,}0\times 10^{-4}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}, Ltotal=86L_{\text{total}}=86 dB
  • Q4 Non : environ 20 dB d'atténuation chacun, 66 à 67 dB perçus, tous deux acceptables
  • Q5 d′>20×102,5=6,3×103d'>20\times 10^{2{,}5}=6{,}3\times 10^{3} m : irréaliste dans un atelier
  • Q6 L=110L=110 dB ; casque : 7575 dB perçus (acceptable), bouchons : 8484 dB (trop) : le casque serre-tête

Q1. Relation donnée : L1=10log⁡(I1I0)=10log⁡(3,0×10−41,0×10−12)=10log⁡(3,0×108)=10×8,48=84,8L_{1}=10\log\left(\dfrac{I_{1}}{I_{0}}\right)=10\log\left(\dfrac{3{,}0\times 10^{-4}}{1{,}0\times 10^{-12}}\right)=10\log(3{,}0\times 10^{8})=10\times 8{,}48=84{,}8 dB, soit environ 8585 dB avec deux chiffres significatifs. Vérification : 10−4 W⋅m−210^{-4}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}} donnerait exactement 8080 dB, et tripler l'intensité ajoute 10log⁡3≈4,810\log 3\approx 4{,}8 dB. Erreur fréquente : oublier de diviser par I0I_{0}, ou utiliser le logarithme népérien ln⁡\ln au lieu du logarithme décimal log⁡\log ; on trouverait alors une valeur négative ou près de 2,32{,}3 fois trop grande.

Q2. Sur l'échelle du document, L1≈85L_{1}\approx 85 dB tombe dans la zone « Inconfort », qui regroupe les cases 80 et 90 dB, entre la frontière tracée après 70 dB et celle tracée avant 100 dB. Sans protection, l'ouvrier subit donc un inconfort auditif, avec la fatigue et le stress qu'évoque l'introduction. Il est aussi exactement au seuil de 85 dB fixé par la législation : la moindre source supplémentaire rend la protection individuelle obligatoire, ce que montre la question suivante.

Q3. Ce ne sont pas les niveaux sonores qui s'ajoutent mais les INTENSITÉS sonores de sources indépendantes : Itotal=I1+I2I_{\text{total}}=I_{1}+I_{2}.

Intensité due à l'outil du collègue, en inversant la relation : I2=I0×10L2/10=1,0×10−12×108=1,0×10−4 W⋅m−2I_{2}=I_{0}\times 10^{L_{2}/10}=1{,}0\times 10^{-12}\times 10^{8}=1{,}0\times 10^{-4}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}. Donc Itotal=3,0×10−4+1,0×10−4=4,0×10−4 W⋅m−2I_{\text{total}}=3{,}0\times 10^{-4}+1{,}0\times 10^{-4}=4{,}0\times 10^{-4}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}} et Ltotal=10log⁡(4,0×10−41,0×10−12)=10log⁡(4,0×108)=86L_{\text{total}}=10\log\left(\dfrac{4{,}0\times 10^{-4}}{1{,}0\times 10^{-12}}\right)=10\log(4{,}0\times 10^{8})=86 dB, la valeur annoncée.

Erreur fréquente : additionner les niveaux, 84,8+80=164,884{,}8+80=164{,}8 dB, valeur absurde (plus qu'un avion au décollage). Ajouter une source moins forte n'augmente le niveau que de un ou deux décibels.

Q4. L'ouvrier reçoit 8686 dB. Attention à l'axe des abscisses de la figure 1 : les valeurs 80, 85, 100, 110 et 120 dB sont placées à intervalles réguliers, l'axe n'est donc pas proportionnel ; 8686 dB se place juste après la graduation 85 dB. Lecture à 85 dB : le casque serre-tête atténue de 1919 dB, les bouchons d'oreille de 2020 dB ; à 8686 dB les deux atténuations restent très voisines de 2020 dB.

Niveaux perçus : environ 86−19=6786-19=67 dB avec le casque et 86−20=6686-20=66 dB avec les bouchons. Les deux valeurs sont dans l'intervalle acceptable de 6565 à 8080 dB du document : à ce niveau sonore, aucun des deux modes de protection n'est plus adapté que l'autre, l'écart d'un décibel n'étant pas significatif. L'ouvrier peut choisir indifféremment le casque ou les bouchons. La borne basse du document compte aussi : une protection qui ferait descendre le niveau perçu sous 6565 dB isolerait l'ouvrier de son environnement (alarmes, consignes), et ce n'est le cas d'aucune des deux ici.

Q5. On cherche d′d' tel que L′<Lmax⁡L'<L_{\max} : L−10log⁡(d′d)<85L-10\log\left(\dfrac{d'}{d}\right)<85, soit 10log⁡(d′d)>110−85=2510\log\left(\dfrac{d'}{d}\right)>110-85=25 dB, donc log⁡(d′d)>2,5\log\left(\dfrac{d'}{d}\right)>2{,}5. La fonction 10x10^{x} étant croissante : d′d>102,5=316\dfrac{d'}{d}>10^{2{,}5}=316, d'où d′>316×20=6,3×103d'>316\times 20=6{,}3\times 10^{3} m. Vérification : à d′=6,3×103d'=6{,}3\times 10^{3} m, L′=110−10log⁡(6 32520)=110−25=85L'=110-10\log\left(\dfrac{6\,325}{20}\right)=110-25=85 dB, exactement la limite.

Commentaire : l'ouvrier devrait se tenir à plus de 66 km de la machine d'usinage, distance sans rapport avec la taille d'un atelier. S'éloigner n'est pas une solution : il faut agir autrement, en isolant la machine (capotage, cloison) ou en portant une protection auditive. Le modèle admis fait perdre seulement 10log⁡2≈310\log 2\approx 3 dB quand la distance double ; même avec la loi d'une source ponctuelle en champ libre, 20log⁡(d′d)20\log\left(\dfrac{d'}{d}\right), on trouverait plus de 350350 m, encore irréaliste.

Q6. Démarche : calculer le niveau total reçu par l'ouvrier, lire l'atténuation de chaque protection à ce niveau, puis vérifier lequel des deux niveaux perçus tombe dans l'intervalle de 6565 à 8080 dB.

1. Intensité de la machine d'usinage, à l'emplacement de l'ouvrier (elle est à 20 m de lui) : I3=I0×10110/10=1,0×10−12×1011=1,0×10−1 W⋅m−2I_{3}=I_{0}\times 10^{110/10}=1{,}0\times 10^{-12}\times 10^{11}=1{,}0\times 10^{-1}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}.

2. Les intensités s'additionnent : I=I1+I2+I3=3,0×10−4+1,0×10−4+1,0×10−1=1,004×10−1 W⋅m−2I=I_{1}+I_{2}+I_{3}=3{,}0\times 10^{-4}+1{,}0\times 10^{-4}+1{,}0\times 10^{-1}=1{,}004\times 10^{-1}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}, d'où L=10log⁡(1,004×10−11,0×10−12)=110,0L=10\log\left(\dfrac{1{,}004\times 10^{-1}}{1{,}0\times 10^{-12}}\right)=110{,}0 dB. La machine d'usinage impose le niveau : son intensité est 250250 fois celle des deux autres sources réunies, qui ne changent rien au résultat.

3. Lecture de la figure 1 à 110110 dB reçus : le casque serre-tête atténue de 3535 dB, les bouchons d'oreille de 2626 dB.

4. Niveaux perçus : avec le casque, 110−35=75110-35=75 dB, compris entre 6565 et 8080 dB, donc acceptable : l'ouvrier est protégé et entend encore les alarmes. Avec les bouchons, 110−26=84110-26=84 dB, supérieur à 8080 dB et à la limite du seuil réglementaire de 8585 dB : protection insuffisante.

Conclusion : l'ouvrier doit porter le casque serre-tête. La borne basse est respectée elle aussi : 7575 dB reste au-dessus de 6565 dB, le casque ne coupe pas l'ouvrier des alarmes. Le choix a basculé par rapport à Q4 : à 8686 dB les deux protections se valaient, mais l'atténuation des bouchons plafonne à 2626 dB alors que celle du casque monte à 3535 dB aux niveaux élevés. Erreur fréquente : conclure sur la seule machine de l'ouvrier, ou appliquer l'atténuation à chaque source séparément ; la figure se lit au niveau TOTAL reçu.

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