Exercices corrigés : les figures et les solides équivalents (math CST, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique CST de cinquième secondaire sur les figures et les solides équivalents, calibrés sur le niveau réel des évaluations et de l'épreuve unique du Ministère. Le chapitre a mauvaise réputation parce qu'il demande beaucoup de formules, mais il n'en demande aucune qui soit nouvelle : ce qu'il demande, c'est de savoir laquelle écrire, et dans quel sens la lire.
Les exercices 0.1 et 0.2 ouvrent la série par deux listes de calcul direct, comme dans les manuels : onze conversions d'unités de longueur, d'aire, de volume et de capacité, du m² au cm², du cm³ au m³, du m³ au litre et du millilitre au m³, puis dix mesures manquantes de figures et de solides équivalents, de la largeur d'un rectangle équivalent à un carré jusqu'au côté de la base d'une pyramide et au rayon d'une sphère équivalente à un cube, chacune avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Le fil de la série est le suivant : ÉQUIVALENT ne veut pas dire identique. Deux figures de même aire n'ont pas le même périmètre, deux solides de même volume n'ont pas la même aire, et c'est la forme, pas la taille, qui décide de l'écart. Tout le chapitre tient dans cette phrase, y compris la question la plus payante de l'épreuve, celle où l'on doit choisir entre deux contenants ou deux terrains.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•ÉQUIVALENT veut dire de même AIRE pour deux figures planes, de même VOLUME pour deux solides. À ne pas confondre avec ISOMÉTRIQUE, qui exige des figures superposables, ni avec SEMBLABLE, qui exige la même forme à l'échelle près.
•UNITÉS, entre le mètre et le centimètre : ×100 pour une longueur, ×10000 pour une aire, ×1000000 pour un volume. Le facteur d'une aire est le carré de celui des longueurs, celui d'un volume en est le cube.
•LES LITRES sont des volumes : 1 L =1 dm³ =1000 cm³, et 1 m³ =1000 L.
•VOLUMES : prisme et cylindre, aire de la base fois la hauteur ; pyramide et cône, le TIERS de cela ; sphère, 34πr3. Le tiers du cône est l'oubli le plus cher du chapitre.
•AIRES TOTALES : cylindre 2πr2+2πrh, avec DEUX disques ; sphère 4πr2 ; cube 6c2. Un contenant ouvert, lui, ne compte pas son dessus : c'est l'énoncé qui le dit, pas la formule.
•MÉTHODE D'UNE MESURE MANQUANTE : écrire la formule d'aire ou de volume de la figure, l'égaler à la valeur imposée, isoler l'inconnue. La racine carrée ou cubique arrive en DERNIER.
•À AIRE ÉGALE, plus une figure est ramassée, plus son périmètre est court, et le CERCLE a le minimum. Dans l'espace, à volume égal, la SPHÈRE a la plus petite aire, et à aire égale elle contient le plus grand volume.
•SI TOUTES LES DIMENSIONS sont multipliées par k, l'aire est multipliée par k2 et le volume par k3. Doubler ne double donc ni l'un ni l'autre.
•LE RAPPORT AIRE SUR VOLUME diminue quand le solide grossit. C'est pourquoi la glace concassée fond plus vite qu'un bloc et pourquoi un gros réservoir perd proportionnellement moins de chaleur qu'un petit.
•UN SOLIDE DÉCOMPOSABLE, comme un silo surmonté d'un toit conique, se découpe en solides connus : on calcule chaque morceau, on additionne à la fin, et on garde π en facteur tant qu'on peut.
Calculs : les conversions d'unités
Exercice 0.1 : Convertir des unités de longueur, d'aire, de volume et de capacité : onze calculs directs
Pour chaque ligne, convertissez la mesure dans l'unité demandée et donnez le résultat en écriture décimale, sans notation scientifique. Un hectare (ha) vaut 10000 m², l'aire d'un carré de 100 m de côté.
Une seule méthode pour les onze lignes : compter les rangs entre les deux unités dans l'échelle km, hm, dam, m, dm, cm, mm, puis prendre le facteur qui correspond à la DIMENSION de la mesure, 10 par rang pour une longueur, 100 par rang pour une aire, 1000 par rang pour un volume. On multiplie quand on descend vers une unité plus petite, on divise quand on remonte. Pour une capacité, on passe par le pont 1 dm³ =1 L, d'où 1 cm³ =1 mL et 1 m³ =1000 L.
a) 2,8 m en centimètres, puis 0,45 km en mètres.
b) 3,2 m² en centimètres carrés.
c) 850 cm² en mètres carrés.
d) 0,36 km² en mètres carrés, puis en hectares.
e) 1,8 m³ en décimètres cubes.
f) 45000 cm³ en mètres cubes.
g) 7,5 dm³ en litres, puis 250 cm³ en millilitres.
h) 2,35 m³ en litres.
i) 0,6 L en centimètres cubes.
j) 750 mL en mètres cubes.
k) 3,5 dm² en millimètres carrés.
Voir la correction
Réponses
a)2,8 m =280 cm ; 0,45 km =450 m
b)3,2×10000=32000 cm²
c)850÷10000=0,085 m²
d)360000 m² =36 ha
e)1,8×1000=1800 dm³
f)45000÷1000000=0,045 m³
g)7,5 L ; 250 mL
h)2350 dm³ =2350 L
i)0,6 dm³ =600 cm³
j)750 cm³ =0,00075 m³
k)3,5×10000=35000 mm²
Le geste qui décide de tout : reconnaître la DIMENSION de la mesure avant de choisir le facteur. Une aire a deux dimensions, donc 100 par rang ; un volume en a trois, donc 1000 par rang. Le facteur 100 entre le mètre et le centimètre ne vaut que pour les longueurs.
a)
Longueur, 10 par rang. Du mètre au centimètre, deux rangs : ×100, donc 2,8 m =280 cm. Du kilomètre au mètre, trois rangs : ×1000, donc 0,45 km =450 m.
b)
Aire, deux rangs du m² au cm² : ×1002=×10000. Donc 3,2 m² =32000 cm². Piège : multiplier par 100 et répondre 320 cm², à peine la moitié d'une feuille de papier.
c)
Sens inverse, on remonte deux rangs d'aire : ÷10000. Donc 850 cm² =0,085 m². Piège : diviser par 100 et trouver 8,5 m², la surface d'une petite chambre, pour un carré d'à peine 29 cm de côté.
d)
Du km² au m², trois rangs d'aire : ×10002=×1000000, donc 0,36 km² =360000 m². En hectares, on divise par 10000 : 36 ha. Contrôle : 1 km² est un carré de 1000 m de côté, donc il contient 10×10=100 carrés d'un hectare, et 0,36×100=36.
e)
Volume, un seul rang du m³ au dm³ : ×1000. Donc 1,8 m³ =1800 dm³.
f)
Du cm³ au m³, on remonte deux rangs de volume : ÷10002=÷1000000. Donc 45000 cm³ =0,045 m³. Piège : diviser par 10000, le facteur des AIRES, et trouver 4,5 m³.
g)
Le pont des capacités : 1 dm³ =1 L, donc 7,5 dm³ =7,5 L. Et puisque 1 L =1000 mL =1000 cm³, on a 1 cm³ =1 mL : 250 cm³ =250 mL, la contenance d'un verre.
h)
On passe par le décimètre cube : 2,35 m³ =2,35×1000=2350 dm³, donc 2350 L. Piège : multiplier par 100, le facteur des longueurs, et trouver 235 L.
i)
Sens inverse : 0,6 L =0,6 dm³ =0,6×1000=600 cm³.
j)
Deux étapes : 750 mL =750 cm³, puis du cm³ au m³ on divise par 1000000, donc 0,00075 m³. Contrôle par l'autre chemin : 750 mL =0,75 L =0,75 dm³, et 0,75÷1000=0,00075 m³. Piège : un zéro de trop ou de moins après la virgule ; compter les décalages un par un.
k)
Du dm² au mm², deux rangs d'aire : ×1002=×10000. Donc 3,5 dm² =35000 mm². Contrôle : 1 dm =100 mm, donc un carré de 1 dm de côté couvre 100×100=10000 mm².
Contrôle : on refait la conversion dans l'autre sens, ou on convertit d'abord les côtés d'un carré ou d'un cube de référence. Un ordre de grandeur suffit souvent à écarter un facteur faux : 45000 cm³, c'est 45 L, une poubelle de cuisine, pas 4,5 m³.
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Calculs : les mesures manquantes
Exercice 0.2 : Trouver la mesure manquante d'une figure ou d'un solide équivalent : dix calculs directs
Dans chaque ligne, les deux figures, ou les deux solides, sont ÉQUIVALENTS : même aire pour deux figures planes, même volume pour deux solides. Trouvez la mesure demandée, au centième quand elle n'est pas exacte.
Trois gestes, toujours dans le même ordre : calculer l'aire ou le volume de la figure ENTIÈREMENT connue, écrire la formule de l'autre avec l'inconnue et l'égaler à ce nombre, puis isoler l'inconnue en défaisant les opérations à l'envers, la racine carrée ou cubique en DERNIER. On garde π dans la calculatrice jusqu'à la fin.
a) Un rectangle de 16 cm de longueur est équivalent à un carré de 12 cm de côté : trouvez sa largeur.
b) Un triangle de 15 cm de base est équivalent à un rectangle de 10 cm sur 6 cm : trouvez sa hauteur.
c) Un trapèze de grande base 14 cm et de hauteur 6 cm est équivalent à un parallélogramme de base 9 cm et de hauteur 8 cm : trouvez sa petite base.
d) Un carré est équivalent à un disque de 7 cm de rayon : trouvez son côté.
e) Un disque est équivalent à un rectangle de 18 cm sur 11 cm : trouvez son rayon.
f) Un prisme droit à base rectangulaire de 8 cm sur 5 cm est équivalent à un cube de 6 cm d'arête : trouvez sa hauteur.
g) Un cylindre de 4 cm de rayon est équivalent à un prisme droit à base carrée de 10 cm de côté et de 12 cm de hauteur : trouvez sa hauteur.
h) Un cône a la même base qu'un cylindre de 9 cm de hauteur, et il lui est équivalent : trouvez la hauteur du cône.
i) Une pyramide à base carrée de 15 cm de hauteur est équivalente à un prisme droit de 8 cm sur 6 cm sur 10 cm : trouvez le côté de sa base.
j) Une sphère est équivalente à un cube de 12 cm d'arête : trouvez son rayon.
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Réponses
a)16ℓ=144 ; ℓ=9 cm
b)215h=60 ; h=8 cm
c)3(14+b)=72 ; b=10 cm
d)c=7π≈12,41 cm
e)r=π198≈7,94 cm
f)40h=216 ; h=5,4 cm
g)h=π75≈23,87 cm
h)h=3×9=27 cm
i)c=96≈9,80 cm
j)r=3π1296≈7,44 cm
Le geste qui décide de tout : l'égalité s'écrit entre deux FORMULES, jamais entre deux dimensions. Un carré de 12 cm de côté et un rectangle de 16 cm de longueur ne se comparent pas par leurs côtés, mais par leurs aires, 144 cm² des deux côtés.
a)
Carré : 122=144 cm². Rectangle : 16ℓ=144, donc ℓ=16144=9 cm.
b)
Rectangle : 10×6=60 cm². Triangle : 215h=60, donc 15h=120 et h=8 cm. Piège : oublier la division par 2, ce qui donne h=4 cm et un triangle de 30 cm² seulement.
c)
Parallélogramme : 9×8=72 cm². Trapèze : 2(14+b)×6=72, soit 3(14+b)=72, puis 14+b=24 et b=10 cm. La petite base est bien plus courte que la grande, ce qui valide le résultat. Piège : oublier le 2 du trapèze et trouver b=−2, une longueur négative qui doit alerter.
d)
Disque : π×72=49π≈153,94 cm². Carré : c2=49π, donc c=49π=7π≈12,41 cm.
e)
Rectangle : 18×11=198 cm². Disque : πr2=198, donc r2=π198≈63,03 et r≈7,94 cm. Piège : prendre la racine avant de diviser par π, ce qui donne π198≈4,48 cm.
f)
Cube : 63=216 cm³. Prisme : 8×5×h=216, donc 40h=216 et h=5,4 cm.
g)
Prisme : 102×12=1200 cm³. Cylindre : π×42×h=1200, soit 16πh=1200, donc h=16π1200=π75≈23,87 cm. Piège : arrondir π à 3,14 dès le départ, ce qui donne 23,89 cm, déjà faux au centième.
h)
Avec la même aire de base B : 3B×h=B×9, et B se simplifie, donc h=3×9=27 cm. Le rayon n'est pas nécessaire : à base égale, le cône équivalent est TROIS fois plus haut. Piège : diviser par 3 au lieu de multiplier et répondre 3 cm.
i)
Prisme : 8×6×10=480 cm³. Pyramide : 3c2×15=480, soit 5c2=480, puis c2=96 et c=96≈9,80 cm. Piège : oublier le tiers, d'où c2=32 et c≈5,66 cm.
j)
Cube : 123=1728 cm³. Sphère : 34πr3=1728, donc r3=4π3×1728=π1296≈412,53 et r=3412,53≈7,44 cm. Piège : prendre la racine CARRÉE, qui donne 20,31 cm.
Contrôle : on recalcule l'aire ou le volume de la figure trouvée avec la mesure obtenue, et l'on doit retomber sur celui de l'autre figure. En j), par exemple, 34π×7,4443≈1728 cm³.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Les unités : des centimètres cubes aux litres
Avant de comparer des figures et des solides, il faut savoir passer d'une unité à l'autre. Une aire se convertit par 100, un volume par 1000, et le litre est un volume déguisé : 1 L =1 dm³.
Un aquarium mesure 80 cm de longueur, 35 cm de largeur et 40 cm de hauteur. Un terrain de pelouse mesure 12 m sur 8 m.
La figure ci-dessous représente la situation ; elle n'est pas à l'échelle.
a) Convertissez 1 m² en centimètres carrés, et 1 m³ en centimètres cubes. Justifiez les deux facteurs.
b) Calculez l'aire de la pelouse en mètres carrés, puis en centimètres carrés.
c) Calculez le volume de l'aquarium en centimètres cubes, puis en litres.
d) Un élève écrit que l'aquarium contient 112000 L parce qu'il vaut 112000 cm³. Où est l'erreur, et combien de fois se trompe-t-il ?
Voir la correction
Réponses
a)1 m² =10000 cm² et 1 m³ =1000000 cm³
b)96 m², soit 960000 cm²
c)112000 cm³, soit 112 L
d)Il confond le centimètre cube et le litre : sa réponse est 1000 fois trop grande
a)
Un mètre vaut 100 cm. Un carré de 1 m de côté est donc un carré de 100 cm de côté, et son aire vaut 100×100=10000 cm². Un cube de 1 m d'arête est un cube de 100 cm d'arête, et son volume vaut 100×100×100=1000000 cm³. Le facteur n'est donc jamais 100 pour tout le monde : il vaut 100 pour les longueurs, 1002 pour les aires et 1003 pour les volumes. C'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre, et elle vient d'un réflexe de première secondaire.
b)
L'aire de la pelouse vaut 12×8=96 m². Pour la convertir, on multiplie par 10000 : 96×10000=960000 cm². On peut vérifier autrement, en convertissant d'abord les longueurs : 1200 cm sur 800 cm donne 1200×800=960000 cm². Les deux chemins donnent le même nombre, et faire le second quand on hésite coûte dix secondes.
c)
Le volume de l'aquarium vaut 80×35×40=112000 cm³. Pour passer aux litres, on se souvient que 1 L =1 dm³ =1000 cm³, puisqu'un décimètre vaut 10 cm et que 103=1000. Donc 112000÷1000=112 L. Un aquarium de 112 litres, c'est un ordre de grandeur vraisemblable, et c'est ce contrôle qui doit venir à l'esprit avant de rendre la copie.
d)
Il confond le centimètre cube et le litre, alors qu'un litre en contient mille. Sa réponse est donc 1000 fois trop grande. Le contrôle de vraisemblance suffisait à l'écarter : 112000 L, ce serait 112 m³, soit un cube de près de 4,8 m d'arête, autant dire une piscine. Retenez l'échelle des contenants usuels : une canette vaut environ 0,355 L, une baignoire environ 150 L, et une piscine résidentielle des dizaines de milliers de litres.
Exercice 2 : Figures équivalentes : retrouver la mesure manquante
Deux figures sont ÉQUIVALENTES quand elles ont la même AIRE, quelles que soient leurs formes. Les quatre figures ci-dessous sont toutes équivalentes et ont une aire de 84 cm².
Le schéma n'est pas à l'échelle. Arrondissez au centième quand la réponse n'est pas exacte.
a) Le parallélogramme a une base de 12 cm. Quelle est sa hauteur ?
b) Le triangle a une base de 14 cm. Quelle est sa hauteur ?
c) Quel est le rayon du disque ? Et le côté du carré ?
d) Combien de figures différentes sont équivalentes à ce carré ? Que faut-il en conclure sur le mot « équivalent » ?
Voir la correction
Réponses
a)h=7 cm
b)h=12 cm
c)r≈5,17 cm et c≈9,17 cm
d)Une infinité : équivalent ne parle que de l'aire, pas de la forme ni du périmètre
a)
L'aire d'un parallélogramme vaut base fois hauteur : 12h=84, donc h=1284=7 cm. La méthode est toujours la même dans cet exercice : on écrit la formule d'aire de la figure, on l'égale à 84, puis on isole l'inconnue. On ne cherche jamais à deviner à partir du dessin, qui n'est pas à l'échelle.
b)
L'aire d'un triangle vaut la moitié du produit de la base par la hauteur : 214h=84, donc 7h=84 et h=12 cm. Attention au demi : oublier de le compter donne h=6 cm, c'est-à-dire la moitié de la bonne réponse. Une vérification immédiate le montre, 214×6=42 et non 84. Remarquez au passage que le triangle est PLUS HAUT que le parallélogramme alors que sa base est plus longue : c'est le demi qui l'exige.
c)
Pour le disque, πr2=84, donc r2=π84≈26,738 et r≈5,17 cm. Pour le carré, c2=84, donc c=84≈9,17 cm. Dans les deux cas, la racine carrée arrive en dernier, après la division. Deux erreurs classiques : diviser par π APRÈS avoir pris la racine, ce qui donne 2,92 ; et répondre 26,74, c'est-à-dire s'arrêter au carré du rayon.
d)
Il y en a une INFINITÉ. N'importe quel rectangle de dimensions a et a84 convient, et a peut prendre n'importe quelle valeur positive ; n'importe quel triangle de base b et de hauteur b168 aussi, et ainsi de suite pour chaque famille de figures. C'est tout le sens du mot : équivalent parle de l'AIRE et seulement d'elle. Deux figures équivalentes peuvent avoir des périmètres très différents, des formes sans rapport et des nombres de côtés différents. À ne pas confondre avec ISOMÉTRIQUE, qui exige des figures superposables, ni avec SEMBLABLE, qui exige la même forme à l'échelle près.
Exercice 3 : Solides équivalents : le transvasement
Un bac de trempage a la forme d'un prisme droit à base rectangulaire de 60 cm sur 40 cm, et sa hauteur est de 25 cm. Il est rempli à ras bord.
On veut transvaser tout son contenu dans d'autres contenants, sans en perdre une goutte. Le schéma ci-dessous est une coupe, arrondissez au centième.
a) Calculez le volume du bac, en centimètres cubes puis en litres.
b) On verse tout le contenu dans un cylindre de 20 cm de rayon. Quelle hauteur l'eau atteint-elle ?
c) On le verse plutôt dans un cône de 20 cm de rayon. Quelle hauteur faut-il pour qu'il soit exactement plein ?
d) Quelle serait l'arête d'un cube équivalent au bac ? Pourquoi les quatre contenants n'ont-ils pas la même aire ?
Voir la correction
Réponses
a)60000 cm³, soit 60 L
b)Environ 47,75 cm
c)Environ 143,24 cm, soit exactement le triple
d)Arête d'environ 39,15 cm ; l'équivalence porte sur le volume, jamais sur l'aire
a)
Le volume d'un prisme droit vaut l'aire de sa base par sa hauteur : V=60×40×25=60000 cm³. En litres, on divise par 1000 : 60 L. Ce volume ne changera plus de tout l'exercice, et c'est ce qui définit l'ÉQUIVALENCE : tous les contenants cherchés auront le même volume, et seule leur forme changera.
b)
Le volume d'un cylindre vaut πr2h. On pose l'équation π×202×h=60000, soit 400πh=60000, d'où h=400π60000≈1256,6460000≈47,75 cm. Gardez π en facteur le plus longtemps possible et n'arrondissez qu'à la fin : arrondir π à 3,14 dès le départ donne 47,77 cm, un résultat déjà faux au centième.
c)
Le volume d'un cône vaut le TIERS de celui du cylindre de même base et de même hauteur : V=3πr2h. On pose 3400πh=60000, donc h=400π3×60000≈143,24 cm. C'est exactement le triple de la hauteur trouvée en b), et cela devait l'être : à base égale, il faut un cône trois fois plus haut qu'un cylindre pour contenir la même chose. Oublier le tiers est l'erreur qui coûte le plus de points dans ce chapitre, et le rapport de trois est le contrôle qui l'attrape.
d)
Pour un cube, c3=60000, donc c=360000≈39,15 cm. Les quatre contenants ont le même volume, mais pas la même aire, et c'est le cœur du chapitre : l'équivalence porte sur le VOLUME, pas sur la surface. Le cube, plus ramassé, présente une surface plus petite que le cône, très élancé, qui étale la même quantité d'eau sur une paroi beaucoup plus grande. Un fabricant qui paie la matière au mètre carré ne choisira donc pas n'importe lequel des quatre, et c'est la question de l'exercice 4.
Exercice 4 : Solides de même aire : lequel contient le plus ?
On change de question. Cette fois, ce n'est plus le volume qu'on impose, c'est l'AIRE TOTALE. On part d'un cube de 10 cm d'arête et on cherche des solides de même aire que lui.
Rappels : l'aire d'une sphère vaut 4πr2 et son volume 34πr3 ; l'aire totale d'un cylindre vaut 2πr2+2πrh. Arrondissez au centième.
La figure ci-dessous représente la situation ; elle n'est pas à l'échelle.
a) Calculez l'aire totale et le volume du cube.
b) Quel est le rayon de la sphère qui a la même aire ? Quel est alors son volume ?
c) Un cylindre de 5 cm de rayon a la même aire. Quelle est sa hauteur, et quel est son volume ?
d) Classez les trois solides selon leur volume et énoncez la règle. À quoi sert-elle dans la vraie vie ?
Voir la correction
Réponses
a)600 cm² et 1000 cm³
b)r≈6,91 cm et V≈1381,98 cm³
c)h≈14,10 cm et V≈1107,30 cm³
d)Sphère, puis cylindre, puis cube : à aire égale, la sphère contient le plus
a)
Un cube a six faces carrées : son aire totale vaut 6×102=600 cm². Son volume vaut 103=1000 cm³. Ces deux nombres serviront de référence : tout ce qui suit aura une aire de 600 cm², et on comparera les volumes obtenus.
b)
On pose 4πr2=600, donc r2=4π600=π150≈47,746 et r≈6,91 cm. Le volume vaut alors 34πr3≈34π×329,9≈1381,98 cm³. Conservez le rayon non arrondi dans la calculatrice avant de l'élever au cube : partir de 6,91 donnerait 1382,05 cm³, soit un écart de 0,07 cm³, parce qu'un arrondi au centième se voit triplé quand on cube.
c)
On pose 2π×52+2π×5×h=600, soit 50π+10πh=600. Comme 50π≈157,08, il reste 10πh≈442,92, donc h≈31,416442,92≈14,10 cm. Le volume vaut π×25×14,0986≈1107,30 cm³. Le piège est d'oublier les DEUX disques de base : avec une seule, on trouverait une hauteur plus grande et un volume faux.
d)
À aire égale, la sphère l'emporte avec 1381,98 cm³, devant le cylindre avec 1107,30 cm³, puis le cube avec 1000 cm³. La règle est générale : parmi tous les solides de même aire, c'est la SPHÈRE qui contient le plus grand volume, et la même chose se dit à l'envers, parmi tous les solides de même volume, c'est la sphère qui a la plus petite aire. Le plan la connaît aussi : à périmètre égal, le disque a la plus grande aire. C'est ce qui explique la forme des réservoirs de gaz sous pression, où l'on paie l'acier, celle d'une bulle de savon, qui minimise sa surface toute seule, et celle des animaux des pays froids, ramassés pour perdre le moins de chaleur possible.
Exercice 5 : Le rapport entre l'aire et le volume
Trois cubes ont des arêtes de 1 cm, 2 cm et 4 cm. Ils ne sont ni équivalents ni de même aire : on veut comprendre comment l'aire et le volume grandissent, et surtout à quelle VITESSE.
a) Complétez le tableau : aire totale et volume de chacun des trois cubes.
b) Quand l'arête double, par combien l'aire est-elle multipliée ? Et le volume ?
c) Calculez pour chaque cube le rapport volumeaire. Que devient ce rapport quand le cube grossit ?
d) Un glaçon de 4 cm d'arête est concassé en 64 petits cubes de 1 cm. Le volume de glace a-t-il changé ? Et l'aire exposée ? Lequel fond le plus vite ?
Voir la correction
Réponses
a)6 et 1 ; 24 et 8 ; 96 et 64
b)L'aire par 4, le volume par 8
c)6, 3 puis 1,5 : le rapport diminue quand le solide grossit
d)Même volume, 64 cm³, mais 384 cm² au lieu de 96 cm² : la glace concassée fond bien plus vite
a)
Pour le cube de 1 cm : aire 6×12=6 cm² et volume 13=1 cm³. Pour celui de 2 cm : aire 6×4=24 cm² et volume 8 cm³. Pour celui de 4 cm : aire 6×16=96 cm² et volume 64 cm³. On garde bien les unités distinctes, cm² pour l'aire et cm³ pour le volume : ce sont deux grandeurs différentes, et les comparer directement n'aurait aucun sens.
b)
De 1 à 2, l'aire passe de 6 à 24 : elle est multipliée par 4. Le volume passe de 1 à 8 : il est multiplié par 8. De 2 à 4, même chose, 24 devient 96 et 8 devient 64. La règle s'écrit avec les puissances : si l'arête est multipliée par k, l'aire est multipliée par k2 et le volume par k3. C'est pour cela qu'un modèle réduit à l'échelle 1:2 ne pèse pas la moitié, mais le huitième.
c)
Les rapports valent 16=6, 824=3 et 6496=1,5. Ils diminuent de moitié à chaque doublement de l'arête. C'est logique : l'aire est multipliée par k2 et le volume par k3, donc le rapport est divisé par k. Autrement dit, plus un solide est GROS, moins il a de surface par unité de volume. Un petit objet, lui, est presque tout en surface.
d)
Le volume de glace n'a pas changé : 64 petits cubes de 1 cm³ font 64 cm³, exactement le volume du glaçon de départ. Les deux ensembles sont donc ÉQUIVALENTS. L'aire exposée, elle, explose : 64×6=384 cm² contre 96 cm² au départ, soit quatre fois plus. Comme la glace fond par sa surface, au contact de l'air et du liquide, la glace concassée fond beaucoup plus vite. Le même raisonnement explique pourquoi le sucre en poudre se dissout plus vite qu'un morceau, pourquoi on coupe les légumes en petits dés pour qu'ils cuisent plus vite, et pourquoi un gros silo isolé perd proportionnellement moins de chaleur qu'un petit.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : la piscine et le bassin de rétention
Une piscine creusée a la forme d'un prisme droit à base rectangulaire : 8 m de longueur, 4 m de largeur et 1,5 m de profondeur, la même partout.
Avant l'hiver, la municipalité veut vider la piscine dans un bassin de rétention cylindrique de 2 m de profondeur, qui devra contenir exactement le même volume d'eau. La membrane qui tapisse le fond et les quatre murs de la piscine coûte 24 dollars le mètre carré.
La figure ci-dessous représente la situation ; elle n'est pas à l'échelle.
a) Calculez le volume de la piscine, en mètres cubes puis en litres.
b) Quel doit être le rayon du bassin de rétention ? Donnez aussi son diamètre.
c) Calculez l'aire de la membrane de la piscine, puis son coût.
d) La municipalité envisage plutôt une piscine CIRCULAIRE de 1,5 m de profondeur, équivalente à l'actuelle. Quelle serait son aire de membrane, et que fait-elle économiser ?
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Réponses
a)48 m³, soit 48000 L
b)Rayon d'environ 2,76 m, donc un diamètre d'environ 5,53 m
c)68 m² de membrane, pour 1632 dollars
d)Environ 62,08 m², donc 1489,89 dollars : environ 142 dollars d'économie
a)
Le volume vaut 8×4×1,5=48 m³. Pour passer aux litres, on se rappelle que 1 m³ =1000 L, puisqu'un mètre cube contient mille décimètres cubes : la piscine contient 48000 L. L'ordre de grandeur est le bon, une piscine résidentielle se compte bien en dizaines de milliers de litres.
b)
Le bassin doit être ÉQUIVALENT à la piscine, donc contenir 48 m³. Son volume vaut πr2×2, d'où 2πr2=48, puis r2=2π48=π24≈7,6394 et r≈2,76 m. Son diamètre vaut donc environ 5,53 m. Attention à ne pas diviser par 2π après avoir pris la racine, et à ne pas confondre le rayon avec le diamètre au moment de répondre : c'est le diamètre qui intéresse l'excavateur, puisque c'est la largeur du trou à creuser.
c)
La membrane couvre le fond et les quatre murs, mais pas le dessus, qui est ouvert. Le fond vaut 8×4=32 m². Les deux grands murs valent 8×1,5=12 m² chacun, soit 24 m². Les deux petits valent 4×1,5=6 m² chacun, soit 12 m². Au total, 32+24+12=68 m², donc un coût de 68×24=1632 dollars. Compter six faces comme pour un prisme fermé donnerait 100 m² et une facture de 2400 dollars : la lecture de l'énoncé vaut ici plus cher que le calcul.
d)
La piscine ronde doit contenir les mêmes 48 m³ avec 1,5 m de profondeur : πr2×1,5=48, donc πr2=32, ce qui donne directement l'aire du fond, 32 m², et r≈3,19 m. La paroi latérale est un rectangle enroulé, de hauteur 1,5 m et de longueur égale à la circonférence : 2π×3,19×1,5≈30,08 m². Le total vaut environ 62,08 m², donc 1489,89 dollars, soit environ 142 dollars de moins. Le résultat n'a rien d'un hasard : c'est la règle de l'exercice 4 appliquée au plan, à aire de fond égale, le cercle a le plus petit périmètre, donc la plus petite paroi.
Exercice 7 : Problème : le silo à grain
Un silo à grain est formé d'un cylindre de 3 m de rayon et de 8 m de hauteur, surmonté d'un toit conique de même rayon et de 2,5 m de hauteur.
Le grain remplit tout le silo, toit compris. Un mètre cube de grain pèse 0,78 tonne. Arrondissez au centième.
a) Calculez le volume du cylindre, puis celui du toit conique.
b) Quelle est la capacité totale du silo, en mètres cubes ? Combien de tonnes de grain contient-il ?
c) La coopérative veut un second silo de même capacité, mais purement cylindrique et de 4 m de rayon. Quelle hauteur doit-il avoir ?
d) Le rayon passe de 3 m à 4 m, soit un tiers de plus, et pourtant la hauteur tombe de plus de la moitié. Expliquez.
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Réponses
a)72π≈226,19 m³ et 7,5π≈23,56 m³
b)79,5π≈249,76 m³, soit environ 194,81 tonnes
c)Environ 4,97 m
d)L'aire de base est multipliée par 916≈1,78, donc la hauteur est divisée d'autant
a)
Le cylindre a pour volume πr2h=π×32×8=72π≈226,19 m³. Le cône a pour volume le tiers de celui du cylindre de même base et de même hauteur : 3π×32×2,5=322,5π=7,5π≈23,56 m³. Gardez les valeurs exactes en π jusqu'à la fin : l'addition de deux valeurs arrondies fabrique une erreur qu'on ne rattrape plus.
b)
La capacité totale vaut 72π+7,5π=79,5π≈249,76 m³. Le toit n'apporte donc que 9,4 pour cent du total, ce qui est vraisemblable pour un cône trois fois moins haut que le cylindre et comptant pour un tiers à hauteur égale. La masse de grain vaut 249,76×0,78≈194,81 tonnes. Le silo est un solide DÉCOMPOSABLE : on le découpe en solides connus, on calcule séparément, on additionne à la fin.
c)
Le second silo doit être ÉQUIVALENT au premier, donc contenir 79,5π m³. Avec un rayon de 4 m : π×42×h=79,5π, et les π se simplifient de chaque côté, ce qui donne 16h=79,5, donc h=1679,5≈4,97 m. La simplification par π mérite d'être remarquée : dès que les deux solides sont de même famille, le nombre π disparaît et le calcul devient exact.
d)
Parce que le volume dépend du CARRÉ du rayon, pas du rayon. En passant de 3 m à 4 m, l'aire de la base est multipliée par 3242=916≈1,78, c'est-à-dire presque doublée. Pour garder le même volume, il faut donc diviser la hauteur par ce même 1,78 : 1,7810,5 ne donne pas tout à fait 4,97 parce que les 10,5 m du premier silo comptent un toit conique qui ne vaut qu'un tiers, mais le mécanisme est celui-là. C'est le même phénomène qu'à l'exercice 5 : élargir coûte cher en volume, bien plus que monter.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Voici cinq phrases entendues en classe. Chacune est fausse. Dites pourquoi, puis donnez la version correcte, avec un contre-exemple chiffré quand c'est possible.
1) « Deux figures équivalentes ont le même périmètre. »
2) « 1 m² vaut 100 cm², puisque 1 m vaut 100 cm. »
3) « Deux solides de même volume ont la même aire. »
4) « Si on double toutes les dimensions d'un solide, son volume double. »
5) « Un cône et un cylindre de même base et de même hauteur ont le même volume, puisqu'ils occupent la même place. »
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Réponses
1)Faux : 36,66 cm contre 32,49 cm pour la même aire de 84 cm²
2)Faux : 1 m² =10000 cm², le facteur d'une aire est le carré de celui des longueurs
3)Faux : les quatre contenants de l'exercice 3 ont le même volume et des aires différentes
4)Faux : l'aire est multipliée par 4 et le volume par 8
5)Faux : le cône est contenu dans le cylindre et en vaut le tiers
1)
FAUX. Équivalent ne parle que de l'AIRE. Contre-exemple pris à l'exercice 2 : le carré de 9,17 cm de côté et le disque de 5,17 cm de rayon ont tous deux une aire de 84 cm², mais leurs périmètres valent respectivement 36,66 cm et 32,49 cm. Version correcte : deux figures équivalentes ont la même aire, et leurs périmètres peuvent être aussi différents qu'on veut, un rectangle très allongé de 84 cm² pouvant avoir un périmètre énorme.
2)
FAUX. Un mètre carré est un CARRÉ de 1 m de côté, donc de 100 cm de côté, et son aire vaut 100×100=10000 cm². Le facteur de conversion d'une aire est le CARRÉ de celui des longueurs. Version correcte : ×100 pour les longueurs, ×10000 pour les aires, ×1000000 pour les volumes, entre le mètre et le centimètre.
3)
FAUX, et c'est tout le chapitre. Le bac de l'exercice 3, le cylindre, le cône et le cube contiennent tous 60000 cm³ et n'ont pas du tout la même surface. C'est la forme qui décide : plus un solide est ramassé, plus son aire est petite à volume égal, et la sphère est le plus ramassé de tous. Version correcte : le volume est imposé par l'équivalence, l'aire ne l'est pas.
4)
FAUX. Doubler toutes les dimensions multiplie l'aire par 4 et le volume par 8. Contre-exemple de l'exercice 5 : le cube de 2 cm a un volume de 8 cm³, soit huit fois celui du cube de 1 cm, et non deux fois. Version correcte : si toutes les dimensions sont multipliées par k, l'aire l'est par k2 et le volume par k3.
5)
FAUX. Ils n'occupent justement pas la même place : le cône est entièrement CONTENU dans le cylindre, et il en occupe exactement le tiers. Contre-exemple de l'exercice 3, avec un rayon de 20 cm et une hauteur de 47,75 cm, le cylindre contient 60000 cm³ et le cône seulement 20000 cm³. Version correcte : à base et hauteur égales, le cône vaut le tiers du cylindre, et la pyramide vaut le tiers du prisme.
Exercice 9 : Problème : les trois jardins de la municipalité
Une municipalité aménage un jardin communautaire de 240 m². Trois terrains libres conviennent : un carré, un rectangle de 20 m sur 12 m et un rectangle de 30 m sur 8 m. Les trois ont exactement la même aire.
Le jardin doit être entouré d'une bordure de bois qui coûte 32 dollars le mètre. Arrondissez au centième.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Vérifiez que les deux rectangles sont bien équivalents, et calculez le côté du carré.
b) Calculez le périmètre des trois terrains, puis le coût de la bordure pour chacun.
c) Un conseiller propose un jardin CIRCULAIRE de même aire. Quel serait son rayon, et le coût de sa bordure ?
d) Les quatre jardins ont la même aire et quatre factures différentes. Quelle règle générale cela illustre-t-il, et qu'est-ce que cela change pour le budget de la municipalité ?
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Réponses
a)20×12=30×8=240 m² ; le carré a un côté d'environ 15,49 m
b)61,97 m et 1982,97 dollars ; 64 m et 2048 dollars ; 76 m et 2432 dollars
c)Rayon d'environ 8,74 m, bordure d'environ 1757,36 dollars
d)À aire égale, la forme la plus ramassée a le plus petit périmètre, et le cercle le minimum absolu
a)
Le premier rectangle mesure 20×12=240 m² et le second 30×8=240 m² : ils sont bien équivalents. Pour le carré, c2=240, donc c=240≈15,49 m. On peut encadrer la réponse avant de la calculer, puisque 152=225 et 162=256 : le côté est entre 15 et 16 m, plus près de 15,5. Cet encadrement mental vaut une vérification.
b)
Le périmètre du carré vaut 4×15,49≈61,97 m, donc une bordure de 61,97×32≈1982,97 dollars. Le rectangle de 20 sur 12 a pour périmètre 2×(20+12)=64 m, soit 2048 dollars. Celui de 30 sur 8 a pour périmètre 2×(30+8)=76 m, soit 2432 dollars. Trois terrains de même aire, trois factures qui s'étalent sur 450 dollars : c'est l'écart que le mot « équivalent » autorise.
c)
Pour le disque, πr2=240, donc r2=π240≈76,394 et r≈8,74 m. Sa circonférence vaut 2πr≈54,92 m, donc une bordure de 54,92×32≈1757,36 dollars. C'est la moins chère des quatre, et de loin : 675 dollars de moins que le rectangle allongé.
d)
La règle est celle-ci : parmi toutes les figures de même aire, plus la figure est ALLONGÉE, plus son périmètre est grand ; plus elle est ramassée, plus il est petit ; et le minimum absolu est atteint par le CERCLE. On le vérifie sur le classement obtenu, du disque au rectangle 30 sur 8 en passant par le carré puis le rectangle 20 sur 12. C'est la version plane de ce qu'on a vu dans l'espace à l'exercice 4, où la sphère l'emportait. Pour le budget municipal, la conséquence est concrète : à surface de jardin identique, donc à même nombre de parcelles pour les citoyens, le choix de la FORME décide seul de la facture de bordure. Un terrain allongé n'est pas plus petit, il est plus cher à ceinturer.
Exercice 10 : Problème : le tas de neige et les camions
Après une tempête, la neige d'un stationnement est poussée en un tas conique de 6 m de rayon et de 4,5 m de hauteur.
Les camions de la ville ont une benne en forme de prisme droit à base rectangulaire de 4,5 m sur 2,2 m, remplie jusqu'à 1,5 m de haut. Arrondissez au centième.
a) Calculez le volume du tas de neige, en mètres cubes.
b) Calculez le volume d'un chargement de camion, puis le nombre de voyages nécessaires.
c) Au stationnement voisin, le tas a la même hauteur mais un rayon DEUX FOIS plus grand. Combien de voyages faudra-t-il ?
d) Le contremaître prévoit deux fois plus de voyages pour ce second tas. A-t-il raison ? Justifiez, puis dites de combien il se trompe.
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Réponses
a)54π≈169,65 m³
b)14,85 m³ par voyage, donc 11,42, soit 12 voyages
c)216π≈678,58 m³, donc 46 voyages
d)Non : doubler le rayon quadruple le volume. Il prévoyait 24 voyages au lieu de 46, soit 22 de moins
a)
Le tas est un cône : V=3πr2h=3π×62×4,5=3162π=54π≈169,65 m³. Le tiers n'est pas optionnel : l'oublier donnerait 508,94 m³, soit trois fois trop, et un nombre de voyages trois fois trop grand. C'est le genre d'erreur qu'un contrôle de bon sens attrape, puisqu'un cône est visiblement bien moins gros que le cylindre qui l'enferme.
b)
Un chargement vaut 4,5×2,2×1,5=14,85 m³. Le nombre de voyages vaut donc 14,85169,65≈11,42. Mais on ne fait pas 0,42 voyage : il faut 12 voyages, le dernier étant partiellement rempli. Arrondir vers le BAS laisserait de la neige sur place, et c'est la question posée, pas le quotient, qui décide du sens de l'arrondi. Une réponse à 11,42 voyages, sans commentaire, est une réponse incomplète.
c)
Le rayon passe à 12 m, la hauteur reste 4,5 m : V=3π×122×4,5=216π≈678,58 m³. Le nombre de voyages vaut 14,85678,58≈45,70, donc 46 voyages.
d)
Il a tort. Le volume d'un cône dépend du CARRÉ du rayon : en doublant le rayon à hauteur constante, on multiplie le volume par 22=4, et non par 2. On le vérifie sur les nombres, 678,58 est bien le quadruple de 169,65. Le contremaître prévoyait 24 voyages, il en faut 46 : il se trompe de 22 voyages, presque du simple au double, et c'est du carburant, des heures de chauffeur et une soirée de déneigement qui manquent au plan. Ce raisonnement est le même qu'à l'exercice 5 et qu'au silo de l'exercice 7 : les longueurs, les aires et les volumes ne grandissent jamais à la même vitesse.
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