Calcul différentiel 201-SN2-RE (ancien 201-NYA) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal

Exercices corrigés : les taux de variation liés (201-SN2-RE, ancien 201-NYA)

Voici la série d'exercices corrigés de calcul différentiel 201-SN2-RE (ancien 201-NYA) sur les taux de variation liés, le chapitre où les copies ne perdent presque jamais de points sur la dérivation elle-même et en perdent beaucoup sur les trois gestes qui l'encadrent : nommer les grandeurs qui dépendent du temps, écrire une relation vraie à TOUT instant, et ne substituer les valeurs numériques qu'une fois la dérivation faite. La partie A installe cette méthode sur les configurations classiques, la partie B la met à l'épreuve sur des problèmes du niveau de l'examen final, et la partie C reprend cinq classiques : la corde qui ramène un bateau vers le quai, l'ombre projetée sur un mur, le cylindre de volume constant, le piston et la bielle, le réservoir sphérique qui se vide (exercices 11 à 15).

L'exercice 0.1 ouvre la série par dix relations à dériver directement par rapport au temps, comme dans les listes des manuels, avant toute mise en situation : y=x3−2xy=x^{3}-2x et y=4xy=\frac{4}{x} avec dxdt\frac{dx}{dt} donné, l'hyperbole x2−y2=16x^{2}-y^{2}=16 et l'ellipse x2+4y2=25x^{2}+4y^{2}=25, les produits A=xyA=xy, A=bh2A=\frac{bh}{2} et V=x2hV=x^{2}h, l'aire et la circonférence d'un disque, le quotient z=xyz=\frac{x}{y} et la relation tan⁡θ=x5\tan\theta=\frac{x}{5}, chacune avec un taux de variation lié à trouver et vérifié en direct.

L'exercice 3 réunit sept situations sur les solides usuels, dont trois gestes qui reviennent dans toutes les feuilles d'exercices : remonter du taux du volume d'un cube au taux de son aire en passant par l'arête (3 e), traduire un diamètre en rayon avant de substituer (3 f), et la citerne cylindrique remplie à débit constant, le seul récipient où le niveau monte à vitesse constante (3 g), en contrepoint de l'affirmation fausse de l'exercice 8.

Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature qui suivent le cours de calcul différentiel 201-SN2-RE, comme aux élèves de Terminale des lycées français qui préparent le complément québécois de mathématiques.

Un taux lié n'est rien d'autre qu'une règle de chaîne dont la variable intermédiaire est le temps. Tout le reste, similitude dans le cône, triangles semblables sous le lampadaire, loi des cosinus entre deux mobiles, appartient à la géométrie et se règle avant la moindre dérivation.

Cette série existe aussi en anglais →

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Ce chapitre fait partie de Calcul différentiel 201-SN2-RE (ancien 201-NYA)
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (5 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Les fonctions définies par parties Secondaire 5
  2. 2 Fonctions et domaine
  3. 3 Limites et continuité
  4. 4 La dérivée et ses règles
  5. 5 La dérivation implicite

Rappel de cours

  • • Méthode en six étapes : 1) faire un SCHÉMA et nommer les grandeurs; 2) séparer ce qui varie de ce qui reste constant; 3) écrire les taux connus et le taux cherché avec la notation d ⋅dt\frac{d\,\cdot}{dt}; 4) écrire une relation entre les grandeurs, valable à TOUT instant; 5) dériver cette relation par rapport à tt; 6) substituer alors les valeurs numériques de l'instant considéré.
  • • La règle qui coûte le plus de points : ne JAMAIS substituer une valeur numérique avant d'avoir dérivé. Une valeur décrit un instant, une relation décrit tous les instants, et seule une relation se dérive.
  • • Chaque dérivation utilise la règle de chaîne : ddt(x2)=2xdxdt\frac{d}{dt}\left(x^{2}\right)=2x\frac{dx}{dt}, ddt(xy)=xdydt+ydxdt\frac{d}{dt}(xy)=x\frac{dy}{dt}+y\frac{dx}{dt}, ddt(tan⁡θ)=sec⁡2θ⋅dθdt\frac{d}{dt}\left(\tan\theta\right)=\sec^{2}\theta\cdot\frac{d\theta}{dt}.
  • • S'il reste DEUX grandeurs variables dans la relation et un seul taux connu, c'est qu'une relation géométrique n'a pas été utilisée : triangles semblables dans un cône ou sous un lampadaire, proportion entre le rayon et la hauteur, Pythagore.
  • • Le signe des taux est une information : positif pour une grandeur qui augmente, négatif pour une grandeur qui diminue. « Perdre », « fondre », « descendre », « s'affaisser » se traduisent par un taux négatif.
  • • Les angles se dérivent en RADIANS uniquement. Un tour vaut 2π2\pi rad, et 1°=π1801°=\frac{\pi}{180} rad.
  • • Lire la grandeur exacte dont on demande le taux : la longueur de l'ombre et la position de son extrémité, la distance directe et la distance horizontale, le volume et la hauteur ne sont pas la même question.
  • • Les formules des solides s'écrivent avec le RAYON : un énoncé qui donne le diamètre se traduit avant toute substitution, et un taux du diamètre se divise lui aussi par deux.

Calculs : les taux liés à calculer

Exercice 0.1 : Dériver une relation par rapport au temps : dix calculs directs

Dans chaque ligne, toutes les lettres désignent des grandeurs qui dépendent du temps tt. Dérivez la relation par rapport à tt, puis substituez les valeurs et les taux donnés pour obtenir le taux demandé.

Trois gestes, toujours dans le même ordre : dériver les deux membres par rapport à tt en écrivant le taux dxdt\frac{dx}{dt}, dydt\frac{dy}{dt}... à côté de chaque grandeur dérivée, comme une dérivée intérieure ; ensuite seulement, substituer les valeurs de l'instant ; enfin isoler le taux inconnu. Un terme qui contient deux grandeurs variables est un produit ou un quotient, et se dérive comme tel.

  • a) y=x3−2xy=x^{3}-2x, avec dxdt=3\frac{dx}{dt}=3 : dydt\frac{dy}{dt} quand x=2x=2.
  • b) y=4xy=\frac{4}{x}, avec dxdt=−2\frac{dx}{dt}=-2 : dydt\frac{dy}{dt} quand x=4x=4.
  • c) x2−y2=16x^{2}-y^{2}=16, avec dxdt=6\frac{dx}{dt}=6 : dydt\frac{dy}{dt} au point (5 ;3)(5\,;3).
  • d) x2+4y2=25x^{2}+4y^{2}=25, avec dxdt=4\frac{dx}{dt}=4 : dydt\frac{dy}{dt} au point (3 ;2)(3\,;2).
  • e) A=xyA=xy, avec x=8x=8, y=5y=5, dxdt=2\frac{dx}{dt}=2 et dydt=−3\frac{dy}{dt}=-3 : dAdt\frac{dA}{dt}.
  • f) A=bh2A=\frac{bh}{2}, avec b=10b=10, h=6h=6, dbdt=1,5\frac{db}{dt}=1{,}5 et dhdt=−0,5\frac{dh}{dt}=-0{,}5 : dAdt\frac{dA}{dt}.
  • g) A=πr2A=\pi r^{2}, avec dAdt=12\frac{dA}{dt}=12 : drdt\frac{dr}{dt} quand r=3r=3, puis le taux de variation de la circonférence C=2πrC=2\pi r au même instant.
  • h) V=x2hV=x^{2}h, avec x=3x=3, h=5h=5, dxdt=0,5\frac{dx}{dt}=0{,}5 et dhdt=−1\frac{dh}{dt}=-1 : dVdt\frac{dV}{dt}.
  • i) z=xyz=\frac{x}{y}, avec x=4x=4, y=2y=2, dxdt=3\frac{dx}{dt}=3 et dydt=−1\frac{dy}{dt}=-1 : dzdt\frac{dz}{dt}.
  • j) tan⁡θ=x5\tan\theta=\frac{x}{5}, avec dxdt=4\frac{dx}{dt}=4 : dθdt\frac{d\theta}{dt} quand x=53x=5\sqrt{3}.

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a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
j)
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Réponses

  • a) dydt=(3x2−2)dxdt\frac{dy}{dt}=(3x^{2}-2)\frac{dx}{dt} ; 3030
  • b) dydt=−4x2dxdt\frac{dy}{dt}=-\frac{4}{x^{2}}\frac{dx}{dt} ; 12\frac{1}{2}
  • c) dydt=xydxdt\frac{dy}{dt}=\frac{x}{y}\frac{dx}{dt} ; 1010
  • d) dydt=−x4ydxdt\frac{dy}{dt}=-\frac{x}{4y}\frac{dx}{dt} ; −1,5-1{,}5
  • e) dAdt=dxdty+xdydt\frac{dA}{dt}=\frac{dx}{dt}y+x\frac{dy}{dt} ; −14-14
  • f) dAdt=12(dbdth+bdhdt)\frac{dA}{dt}=\frac{1}{2}\left(\frac{db}{dt}h+b\frac{dh}{dt}\right) ; 22
  • g) drdt=12πrdAdt=2π≈0,637\frac{dr}{dt}=\frac{1}{2\pi r}\frac{dA}{dt}=\frac{2}{\pi}\approx 0{,}637 ; dCdt=4\frac{dC}{dt}=4
  • h) dVdt=2xhdxdt+x2dhdt\frac{dV}{dt}=2xh\frac{dx}{dt}+x^{2}\frac{dh}{dt} ; 66
  • i) dzdt=dxdty−xdydty2\frac{dz}{dt}=\frac{\frac{dx}{dt}y-x\frac{dy}{dt}}{y^{2}} ; 2,52{,}5
  • j) dθdt=cos⁡2θ5dxdt\frac{d\theta}{dt}=\frac{\cos^{2}\theta}{5}\frac{dx}{dt} ; 0,20{,}2

Le geste qui décide de tout : chaque grandeur variable, une fois dérivée, laisse son taux en facteur. x3x^{3} devient 3x2dxdt3x^{2}\frac{dx}{dt} et non 3x23x^{2}, y2y^{2} devient 2ydydt2y\frac{dy}{dt}, et xyxy devient dxdty+xdydt\frac{dx}{dt}y+x\frac{dy}{dt}. Les valeurs numériques n'entrent qu'APRÈS la dérivation : une grandeur remplacée trop tôt par un nombre aurait une dérivée nulle.

a)

dydt=(3x2−2)dxdt\frac{dy}{dt}=(3x^{2}-2)\frac{dx}{dt}. En x=2x=2 : dydt=(12−2)×3=30\frac{dy}{dt}=(12-2)\times 3=30. Piège : s'arrêter à 3x2−2=103x^{2}-2=10, la dérivée par rapport à xx, sans le facteur dxdt\frac{dx}{dt}.

b)

y=4x−1y=4x^{-1}, donc dydt=−4x2dxdt\frac{dy}{dt}=-\frac{4}{x^{2}}\frac{dx}{dt}. En x=4x=4 : dydt=−416×(−2)=12\frac{dy}{dt}=-\frac{4}{16}\times(-2)=\frac{1}{2}. Deux signes moins, un résultat positif : xx diminue, donc 4x\frac{4}{x} augmente.

c)

2xdxdt−2ydydt=02x\frac{dx}{dt}-2y\frac{dy}{dt}=0, donc dydt=xydxdt\frac{dy}{dt}=\frac{x}{y}\frac{dx}{dt}. Au point (5 ;3)(5\,;3), qui vérifie bien 25−9=1625-9=16 : dydt=53×6=10\frac{dy}{dt}=\frac{5}{3}\times 6=10. Piège : dériver y2y^{2} en 2y2y, sans dydt\frac{dy}{dt}.

d)

2xdxdt+8ydydt=02x\frac{dx}{dt}+8y\frac{dy}{dt}=0, donc dydt=−x4ydxdt\frac{dy}{dt}=-\frac{x}{4y}\frac{dx}{dt}. Au point (3 ;2)(3\,;2), qui vérifie 9+16=259+16=25 : dydt=−38×4=−1,5\frac{dy}{dt}=-\frac{3}{8}\times 4=-1{,}5. Le coefficient 44 se dérive avec y2y^{2} : (4y2)′=8ydydt(4y^{2})'=8y\frac{dy}{dt}.

e)

Règle du produit : dAdt=dxdt y+xdydt=2×5+8×(−3)=10−24=−14\frac{dA}{dt}=\frac{dx}{dt}\,y+x\frac{dy}{dt}=2\times 5+8\times(-3)=10-24=-14. Piège : dxdt⋅dydt=−6\frac{dx}{dt}\cdot\frac{dy}{dt}=-6, qui n'est la dérivée de rien.

f)

dAdt=12(dbdth+bdhdt)=12(1,5×6+10×(−0,5))=12(9−5)=2\frac{dA}{dt}=\frac{1}{2}\left(\frac{db}{dt}h+b\frac{dh}{dt}\right)=\frac{1}{2}\left(1{,}5\times 6+10\times(-0{,}5)\right)=\frac{1}{2}(9-5)=2. Le facteur 12\frac{1}{2} multiplie les DEUX termes du produit.

g)

dAdt=2πrdrdt\frac{dA}{dt}=2\pi r\frac{dr}{dt}, donc drdt=122π×3=2π≈0,637\frac{dr}{dt}=\frac{12}{2\pi\times 3}=\frac{2}{\pi}\approx 0{,}637. Puis dCdt=2πdrdt=2π×2π=4\frac{dC}{dt}=2\pi\frac{dr}{dt}=2\pi\times\frac{2}{\pi}=4. Ici on remonte du taux de l'aire au taux du rayon : on isole drdt\frac{dr}{dt} au lieu de le multiplier. Remarquez que dCdt=2πdrdt\frac{dC}{dt}=2\pi\frac{dr}{dt} ne contient pas rr : quand le rayon d'un rond dans l'eau croît à vitesse constante, sa circonférence croît elle aussi à vitesse constante, quel que soit le rayon atteint. Seule l'aire accélère, puisque dAdt=2πrdrdt\frac{dA}{dt}=2\pi r\frac{dr}{dt} grandit avec rr.

h)

dVdt=2xhdxdt+x2dhdt=2×3×5×0,5+9×(−1)=15−9=6\frac{dV}{dt}=2xh\frac{dx}{dt}+x^{2}\frac{dh}{dt}=2\times 3\times 5\times 0{,}5+9\times(-1)=15-9=6. Piège : traiter hh comme une constante et ne garder que 2xhdxdt=152xh\frac{dx}{dt}=15.

i)

Règle du quotient : dzdt=dxdty−xdydty2=3×2−4×(−1)4=6+44=2,5\frac{dz}{dt}=\frac{\frac{dx}{dt}y-x\frac{dy}{dt}}{y^{2}}=\frac{3\times 2-4\times(-1)}{4}=\frac{6+4}{4}=2{,}5. Piège : le moins du quotient devant xdydtx\frac{dy}{dt}, qui devient un plus parce que dydt<0\frac{dy}{dt}<0.

j)

sec⁡2θ dθdt=15dxdt\sec^{2}\theta\,\frac{d\theta}{dt}=\frac{1}{5}\frac{dx}{dt}. En x=53x=5\sqrt{3}, tan⁡θ=3\tan\theta=\sqrt{3}, donc sec⁡2θ=1+tan⁡2θ=4\sec^{2}\theta=1+\tan^{2}\theta=4 sans même chercher θ\theta. D'où dθdt=45×4=0,2\frac{d\theta}{dt}=\frac{4}{5\times 4}=0{,}2 radian par unité de temps. Piège : oublier le sec⁡2θ\sec^{2}\theta, qui donne 0,80{,}8.

Contrôle : on fait avancer le temps d'un pas hh très petit, avec xx remplacé par x+hdxdtx+h\frac{dx}{dt} (et de même pour les autres grandeurs dont le taux est donné) ; la grandeur cherchée doit varier d'environ hh fois le taux trouvé.

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Partie A : Traduire, dériver, puis substituer (/50)

Exercice 1 : L'échelle qui glisse : la méthode pas à pas

Une échelle de 55 m est appuyée contre un mur vertical. Son pied s'éloigne du mur à la vitesse constante de 0,60{,}6 m/s.

  • a) Faites le schéma, nommez les grandeurs variables et dites lesquelles dépendent du temps.
  • b) Écrivez la relation qui lie ces grandeurs et qui reste vraie à TOUT instant, pas seulement à l'instant demandé.
  • c) Dérivez cette relation par rapport au temps, puis seulement ensuite substituez les valeurs numériques : à quelle vitesse le haut de l'échelle descend-il quand le pied est à 33 m du mur ?
  • d) Que devient cette vitesse quand le pied approche de 55 m du mur ? Interprétez le résultat et dites ce que le modèle oublie.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) x(t)x(t) et y(t)y(t) varient ; la longueur 55 est constante
  • b) x2+y2=25x^{2}+y^{2}=25
  • c) dydt=−0,45\frac{dy}{dt}=-0{,}45 m/s : le haut descend
  • d) dydt→−∞\frac{dy}{dt}\to-\infty : l'échelle quitte le mur
a)

Notons x(t)x(t) la distance du pied au mur et y(t)y(t) la hauteur du haut de l'échelle sur le mur, toutes deux en mètres et toutes deux fonctions du temps tt en secondes. La LONGUEUR de l'échelle, elle, ne dépend pas du temps : elle vaut 55 à tout instant. C'est la distinction qui organise tout le chapitre. Une grandeur qui varie reçoit un nom de fonction et sera dérivée; une grandeur constante reçoit un nombre et sortira de la dérivée. Données : dxdt=0,6\frac{dx}{dt}=0{,}6 m/s. Inconnue : dydt\frac{dy}{dt} à l'instant où x=3x=3.

b)

L'échelle, le mur et le sol forment un triangle rectangle, donc x2+y2=25x^{2}+y^{2}=25. Cette relation est vraie à tout instant, ce qui est exactement la condition pour avoir le droit de la dériver par rapport à tt. Une relation qui ne serait vraie qu'à l'instant considéré, par exemple « x=3x=3 », ne se dérive pas : elle donnerait dxdt=0\frac{dx}{dt}=0, ce qui est faux.

c)

On dérive membre à membre par rapport à tt, en traitant xx et yy comme des fonctions composées : 2xdxdt+2ydydt=02x\frac{dx}{dt}+2y\frac{dy}{dt}=0, d'où dydt=−xy⋅dxdt\frac{dy}{dt}=-\frac{x}{y}\cdot\frac{dx}{dt}. MAINTENANT on substitue. Quand x=3x=3, la relation donne y=25−9=4y=\sqrt{25-9}=4. Donc dydt=−34×0,6=−0,45\frac{dy}{dt}=-\frac{3}{4}\times 0{,}6=-0{,}45 m/s. Le signe négatif est la réponse à lui seul : le haut de l'échelle DESCEND, à 0,450{,}45 m/s. On répond avec l'unité et avec le sens physique, pas avec un nombre nu.

d)

Quand x→5−x\to 5^{-}, on a y→0+y\to 0^{+} et le quotient −xy⋅0,6-\frac{x}{y}\cdot 0{,}6 tend vers −∞-\infty : le modèle prédit une vitesse de descente infinie. Vérification numérique : à x=4,9x=4{,}9 on trouve y=25−24,01≈0,995y=\sqrt{25-24{,}01}\approx 0{,}995 et dydt≈−2,955\frac{dy}{dt}\approx-2{,}955 m/s, soit déjà six fois plus qu'à x=3x=3. Ce que le modèle oublie est que l'échelle finit par quitter le mur : la relation x2+y2=25x^{2}+y^{2}=25 suppose un contact permanent en haut et en bas, hypothèse qui cesse d'être physiquement tenable bien avant x=5x=5. Un taux lié qui explose n'est pas une erreur de calcul, c'est le signe que la contrainte géométrique n'est plus valable.

0,6 m/s5 my(t)x(t)dy/dt ?

Exercice 2 : Substituer avant de dériver : l'erreur qui annule tout

On gonfle un ballon sphérique à raison de 100100 cm3^{3}/s. La figure ci-dessous représente la situation.

r100 cm³/s
  • a) À quelle vitesse le rayon augmente-t-il à l'instant où il vaut 55 cm ?
  • b) Une copie écrit : « le rayon vaut 55, donc V=43π(5)3V=\frac{4}{3}\pi(5)^{3}, donc dVdt=0\frac{dV}{dt}=0 ». Expliquez précisément d'où vient l'absurdité.
  • c) À quelle vitesse l'aire de la surface du ballon augmente-t-elle au même instant ?
  • d) Le rayon croît-il de plus en plus vite ou de moins en moins vite ? Justifiez par une formule, pas par une impression.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) drdt=1π≈0,318\frac{dr}{dt}=\frac{1}{\pi}\approx 0{,}318 cm/s
  • b) Substituer r=5r=5 avant de dériver donne une constante
  • c) dSdt=40\frac{dS}{dt}=40 cm²/s
  • d) drdt∝1r2\frac{dr}{dt}\propto\frac{1}{r^{2}} : de moins en moins vite
a)

La relation valable à tout instant est V=43πr3V=\frac{4}{3}\pi r^{3}, où VV et rr dépendent tous deux de tt. On dérive : dVdt=4πr2drdt\frac{dV}{dt}=4\pi r^{2}\frac{dr}{dt}. On substitue ensuite dVdt=100\frac{dV}{dt}=100 et r=5r=5 : 100=4π(25)drdt100=4\pi(25)\frac{dr}{dt}, donc drdt=100100π=1π≈0,318\frac{dr}{dt}=\frac{100}{100\pi}=\frac{1}{\pi}\approx 0{,}318 cm/s.

b)

L'absurdité tient en une phrase : en substituant r=5r=5 AVANT de dériver, on remplace une fonction du temps par un nombre. 43π(5)3=500π3\frac{4}{3}\pi(5)^{3}=\frac{500\pi}{3} est une constante, et la dérivée d'une constante est nulle. La copie a donc démontré que le volume ne varie pas, alors que l'énoncé dit qu'il augmente de 100100 cm3^{3}/s. La règle qui en découle vaut pour tout le chapitre : on dérive d'abord la relation LITTÉRALE, on substitue les valeurs numériques seulement après. La valeur r=5r=5 décrit un instant, la relation V=43πr3V=\frac{4}{3}\pi r^{3} décrit tous les instants; seule la seconde se dérive.

c)

S=4πr2S=4\pi r^{2}, donc dSdt=8πrdrdt=8π(5)(1π)=40\frac{dS}{dt}=8\pi r\frac{dr}{dt}=8\pi(5)\left(\frac{1}{\pi}\right)=40 cm2^{2}/s. Le π\pi disparaît, ce qui est un bon signal de cohérence : drdt\frac{dr}{dt} contenait 1π\frac{1}{\pi} et dSdt\frac{dS}{dt} contient un facteur π\pi. Autre voie, plus rapide et sans passer par drdt\frac{dr}{dt} : comme dSdt=8πrdrdt\frac{dS}{dt}=8\pi r\frac{dr}{dt} et dVdt=4πr2drdt\frac{dV}{dt}=4\pi r^{2}\frac{dr}{dt}, on a dSdt=2r⋅dVdt=25×100=40\frac{dS}{dt}=\frac{2}{r}\cdot\frac{dV}{dt}=\frac{2}{5}\times 100=40 ✓.

d)

De drdt=14πr2⋅dVdt\frac{dr}{dt}=\frac{1}{4\pi r^{2}}\cdot\frac{dV}{dt} avec dVdt\frac{dV}{dt} constant, on lit que drdt\frac{dr}{dt} est proportionnel à 1r2\frac{1}{r^{2}} : le rayon croît de moins en moins vite. Chiffres : à r=5r=5 on a 1π≈0,318\frac{1}{\pi}\approx 0{,}318 cm/s, à r=10r=10 on a 14π≈0,0796\frac{1}{4\pi}\approx 0{,}0796 cm/s, soit QUATRE fois moins pour un rayon deux fois plus grand. L'explication physique est que le même volume d'air doit s'étaler sur une surface quatre fois plus grande.

Exercice 3 : Les trois solides usuels : cube, sphère, cylindre

Sept situations indépendantes. Dans chacune, écrivez la relation, dérivez-la, puis substituez.

  • a) L'arête d'un cube croît de 22 cm/min. À quelle vitesse croissent son volume et son aire totale quand l'arête vaut 1010 cm ?
  • b) Une boule de glace fond en perdant 2020 cm3^{3}/min. À quelle vitesse son rayon diminue-t-il quand il vaut 44 cm ?
  • c) Un cylindre de hauteur fixe 1010 cm voit son rayon croître de 0,30{,}3 cm/min. À quelle vitesse son volume croît-il quand le rayon vaut 66 cm ?
  • d) Dans un cylindre où le rayon ET la hauteur varient, on a r=6r=6, h=10h=10, drdt=0,3\frac{dr}{dt}=0{,}3 et dhdt=−0,5\frac{dh}{dt}=-0{,}5 (en cm et cm/min). Le volume augmente-t-il ou diminue-t-il ?
  • e) Le volume d'un cube augmente de 1212 cm3^{3}/min. À quelle vitesse son arête, puis son aire totale, augmentent-elles quand l'arête vaut 2020 cm ?
  • f) On roule une boule de neige : son rayon croît de 0,50{,}5 cm/s. À quelle vitesse son volume augmente-t-il au moment où son DIAMÈTRE vaut 3030 cm ?
  • g) Une citerne cylindrique d'axe vertical, de diamètre intérieur 44 m, se remplit au débit constant de 66 m3^{3}/h. À quelle vitesse le niveau de l'eau monte-t-il quand il atteint 11 m ? Et quand il atteint 22 m ? Confrontez le résultat à l'affirmation c) de l'exercice 8.

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a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
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Réponses

  • a) 600600 cm³/min et 240240 cm²/min
  • b) −516π≈−0,0995-\frac{5}{16\pi}\approx-0{,}0995 cm/min
  • c) 36π≈113,136\pi\approx 113{,}1 cm³/min
  • d) 18π≈56,518\pi\approx 56{,}5 cm³/min : le volume augmente
  • e) dadt=0,01\frac{da}{dt}=0{,}01 cm/min, dSdt=2,4\frac{dS}{dt}=2{,}4 cm²/min
  • f) 450π≈1413,7450\pi\approx 1413{,}7 cm³/s
  • g) 32π≈0,477\frac{3}{2\pi}\approx 0{,}477 m/h, à toute hauteur
a)

V=a3V=a^{3} donne dVdt=3a2dadt=3(100)(2)=600\frac{dV}{dt}=3a^{2}\frac{da}{dt}=3(100)(2)=600 cm3^{3}/min. S=6a2S=6a^{2} donne dSdt=12adadt=12(10)(2)=240\frac{dS}{dt}=12a\frac{da}{dt}=12(10)(2)=240 cm2^{2}/min. Remarquez que les deux réponses ont des unités différentes : un volume par minute et une aire par minute. Une réponse sans unité, ou avec la mauvaise, coûte le même demi-point que le calcul lui-même.

b)

V=43πr3V=\frac{4}{3}\pi r^{3} donne dVdt=4πr2drdt\frac{dV}{dt}=4\pi r^{2}\frac{dr}{dt}. Ici dVdt=−20\frac{dV}{dt}=-20 : le mot « perdre » impose le signe négatif, et c'est le seul endroit du problème où l'énoncé se traduit en signe. Donc −20=4π(16)drdt-20=4\pi(16)\frac{dr}{dt} et drdt=−2064π=−516π≈−0,0995\frac{dr}{dt}=-\frac{20}{64\pi}=-\frac{5}{16\pi}\approx-0{,}0995 cm/min. Le rayon diminue d'environ 11 mm par minute.

c)

La hauteur est CONSTANTE, donc elle ne se dérive pas : V=πr2h=10πr2V=\pi r^{2}h=10\pi r^{2} et dVdt=20πrdrdt=20π(6)(0,3)=36π≈113,1\frac{dV}{dt}=20\pi r\frac{dr}{dt}=20\pi(6)(0{,}3)=36\pi\approx 113{,}1 cm3^{3}/min. C'est le cas facile, et c'est précisément pour cela qu'il faut se demander à chaque exercice quelles grandeurs varient : traiter hh comme variable ici ajoute un terme fantôme.

d)

Les deux varient, donc le produit se dérive avec la règle du produit : V=πr2hV=\pi r^{2}h donne dVdt=π(2rhdrdt+r2dhdt)\frac{dV}{dt}=\pi\left(2rh\frac{dr}{dt}+r^{2}\frac{dh}{dt}\right). Numériquement : 2(6)(10)(0,3)=362(6)(10)(0{,}3)=36 et (36)(−0,5)=−18(36)(-0{,}5)=-18, donc dVdt=π(36−18)=18π≈56,5\frac{dV}{dt}=\pi(36-18)=18\pi\approx 56{,}5 cm3^{3}/min. Le volume AUGMENTE, malgré une hauteur qui diminue : l'élargissement l'emporte sur l'affaissement. C'est la situation d'une pâte que l'on écrase, et le calcul dit exactement à partir de quel rapport des deux taux le volume se mettrait à décroître, à savoir dhdt<−2hrdrdt=−1\frac{dh}{dt}<-\frac{2h}{r}\frac{dr}{dt}=-1 cm/min ici.

e)

Ici le taux connu n'est pas celui de l'arête, et la relation entre VV et SS ne s'écrit pas directement : on REMONTE par l'arête. V=a3V=a^{3} donne dVdt=3a2dadt\frac{dV}{dt}=3a^{2}\frac{da}{dt}, donc 12=3(400)dadt12=3(400)\frac{da}{dt} et dadt=0,01\frac{da}{dt}=0{,}01 cm/min. Puis S=6a2S=6a^{2} donne dSdt=12adadt=12(20)(0,01)=2,4\frac{dS}{dt}=12a\frac{da}{dt}=12(20)(0{,}01)=2{,}4 cm2^{2}/min. En éliminant dadt\frac{da}{dt} entre les deux lignes, dSdt=4adVdt\frac{dS}{dt}=\frac{4}{a}\frac{dV}{dt} : à débit de volume fixé, l'aire croît de moins en moins vite quand le cube grossit (1,21{,}2 cm2^{2}/min seulement à a=40a=40 cm). Piège : dériver S=6a2S=6a^{2} en 12a12a et s'arrêter, ce qui donne 240240, la dérivée par rapport à l'arête et non par rapport au temps.

f)

La formule du volume s'écrit avec le rayon : on traduit d'abord le diamètre, r=302=15r=\frac{30}{2}=15 cm. Puis V=43πr3V=\frac{4}{3}\pi r^{3} donne dVdt=4πr2drdt=4π(225)(0,5)=450π≈1413,7\frac{dV}{dt}=4\pi r^{2}\frac{dr}{dt}=4\pi(225)(0{,}5)=450\pi\approx 1413{,}7 cm3^{3}/s. Piège : substituer r=30r=30 donne 1800π≈5654,91800\pi\approx 5654{,}9, quatre fois trop, parce que le rayon est au carré. Si l'énoncé avait donné le taux du DIAMÈTRE, il aurait fallu le diviser aussi par deux : drdt=12dDdt\frac{dr}{dt}=\frac{1}{2}\frac{dD}{dt}.

g)

Le rayon est FIXE, r=2r=2 m, seule la hauteur hh varie : V=πr2h=4πhV=\pi r^{2}h=4\pi h, donc dVdt=4πdhdt\frac{dV}{dt}=4\pi\frac{dh}{dt} et dhdt=64π=32π≈0,477\frac{dh}{dt}=\frac{6}{4\pi}=\frac{3}{2\pi}\approx 0{,}477 m/h, soit environ 0,80{,}8 cm/min. La hauteur n'apparaît pas dans le résultat : le niveau monte à la même vitesse à 11 m, à 22 m et à toute hauteur. C'est le cas où l'affirmation 8 c) est VRAIE, parce que la section horizontale πr2\pi r^{2} ne change pas avec hh ; dans le cône de l'exercice 4 ou le réservoir sphérique de l'exercice 15, elle change, et la vitesse du niveau avec elle. Pièges : prendre 44 m pour le rayon, ce qui donne 616π≈0,119\frac{6}{16\pi}\approx 0{,}119 m/h, quatre fois trop peu ; et chercher une valeur de hh à substituer, alors qu'il n'y en a pas besoin.

Exercice 4 : Le cône renversé : éliminer une variable AVANT de dériver

Un réservoir a la forme d'un cône renversé, pointe en bas : son rayon au sommet vaut 33 m et sa hauteur totale 66 m. On y verse de l'eau à raison de 22 m3^{3}/min.

3 m6 mhr2 m³/min
  • a) Exprimez le rayon rr de la surface de l'eau en fonction de sa hauteur hh, et dites quel argument géométrique le permet.
  • b) À quelle vitesse le niveau monte-t-il quand l'eau atteint 44 m de hauteur ?
  • c) Que se passe-t-il si l'on dérive V=13πr2hV=\frac{1}{3}\pi r^{2}h SANS éliminer rr au préalable ? Faites le calcul et concluez.
  • d) Comparez la vitesse de montée à h=2h=2 m et à h=4h=4 m, puis expliquez le rapport obtenu.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) r=h2r=\frac{h}{2} par triangles semblables
  • b) dhdt=12π≈0,159\frac{dh}{dt}=\frac{1}{2\pi}\approx 0{,}159 m/min
  • c) Deux inconnues : il faut drdt=12dhdt\frac{dr}{dt}=\frac{1}{2}\frac{dh}{dt}
  • d) 2π\frac{2}{\pi} à h=2h=2 : quatre fois plus vite
a)

La surface de l'eau et le bord du cône découpent deux triangles SEMBLABLES, tous deux rectangles et partageant l'angle du sommet. Le rapport rayon sur hauteur est donc le même pour l'eau et pour le cône entier : rh=36=12\frac{r}{h}=\frac{3}{6}=\frac{1}{2}, d'où r=h2r=\frac{h}{2}. Cette relation de similitude est le vrai contenu de l'exercice, et c'est elle qui manque dans les copies qui restent bloquées.

b)

On reporte r=h2r=\frac{h}{2} dans le volume AVANT de dériver : V=13π(h2)2h=πh312V=\frac{1}{3}\pi\left(\frac{h}{2}\right)^{2}h=\frac{\pi h^{3}}{12}. On ne dépend plus que de hh. On dérive : dVdt=πh24⋅dhdt\frac{dV}{dt}=\frac{\pi h^{2}}{4}\cdot\frac{dh}{dt}. On substitue dVdt=2\frac{dV}{dt}=2 et h=4h=4 : 2=π(16)4dhdt=4πdhdt2=\frac{\pi(16)}{4}\frac{dh}{dt}=4\pi\frac{dh}{dt}, donc dhdt=12π≈0,159\frac{dh}{dt}=\frac{1}{2\pi}\approx 0{,}159 m/min, soit environ 1616 cm par minute.

c)

Sans élimination, la dérivation donne dVdt=π3(2rhdrdt+r2dhdt)\frac{dV}{dt}=\frac{\pi}{3}\left(2rh\frac{dr}{dt}+r^{2}\frac{dh}{dt}\right). Cette égalité est exacte, mais elle contient DEUX inconnues, drdt\frac{dr}{dt} et dhdt\frac{dh}{dt}, pour une seule équation : le problème n'est pas résoluble en l'état. Il faut alors ajouter la relation dérivée drdt=12dhdt\frac{dr}{dt}=\frac{1}{2}\frac{dh}{dt}, et en substituant on retrouve bien dVdt=π3(2⋅2⋅4⋅12dhdt+4dhdt)=π3(12)dhdt=4πdhdt\frac{dV}{dt}=\frac{\pi}{3}\left(2\cdot 2\cdot 4\cdot\frac{1}{2}\frac{dh}{dt}+4\frac{dh}{dt}\right)=\frac{\pi}{3}(12)\frac{dh}{dt}=4\pi\frac{dh}{dt} ✓, le même résultat qu'au point b). Conclusion de méthode : éliminer avant de dériver n'est pas obligatoire, c'est simplement deux fois plus court et cela supprime le risque d'oublier la relation entre les deux taux.

d)

À h=2h=2 : 2=π(4)4dhdt=πdhdt2=\frac{\pi(4)}{4}\frac{dh}{dt}=\pi\frac{dh}{dt}, donc dhdt=2π≈0,637\frac{dh}{dt}=\frac{2}{\pi}\approx 0{,}637 m/min. Le rapport avec la valeur trouvée à h=4h=4 est 2/π1/(2π)=4\frac{2/\pi}{1/(2\pi)}=4 : le niveau monte QUATRE fois plus lentement à 44 m qu'à 22 m, pour un débit pourtant identique. L'explication est dans la formule dhdt=4πh2⋅dVdt\frac{dh}{dt}=\frac{4}{\pi h^{2}}\cdot\frac{dV}{dt} : la vitesse de montée est inversement proportionnelle au CARRÉ de la hauteur, parce que la section du cône à la hauteur hh est proportionnelle à h2h^{2}. Un débit constant ne donne jamais une montée constante, sauf dans un récipient à section constante.

Exercice 5 : Triangles semblables : le lampadaire et l'ombre

Un lampadaire mesure 66 m de haut. Une personne de 1,81{,}8 m s'en éloigne en ligne droite à 1,51{,}5 m/s.

xs6 m1,8 m1,5 m/s
  • a) Notez xx la distance de la personne au pied du lampadaire et ss la longueur de son ombre. Établissez la relation entre xx et ss.
  • b) À quelle vitesse la LONGUEUR de l'ombre augmente-t-elle ?
  • c) À quelle vitesse l'EXTRÉMITÉ de l'ombre s'éloigne-t-elle du lampadaire ? Ce n'est pas la même question.
  • d) Ces deux vitesses dépendent-elles de la position de la personne ? Que devient la réponse si la personne mesure 22 m ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) s=37xs=\frac{3}{7}x
  • b) dsdt≈0,643\frac{ds}{dt}\approx 0{,}643 m/s
  • c) d(x+s)dt=157≈2,143\frac{d(x+s)}{dt}=\frac{15}{7}\approx 2{,}143 m/s
  • d) Indépendant de xx ; 0,750{,}75 et 2,252{,}25 m/s pour 22 m
a)

Le grand triangle, formé par le lampadaire et l'extrémité de l'ombre, et le petit triangle, formé par la personne et cette même extrémité, sont semblables : mêmes angles, deux verticales et un sol commun. Le rapport hauteur sur base est donc identique : 6x+s=1,8s\frac{6}{x+s}=\frac{1{,}8}{s}. En croisant : 6s=1,8(x+s)6s=1{,}8(x+s), soit 4,2s=1,8x4{,}2s=1{,}8x et s=37xs=\frac{3}{7}x. Le piège d'écriture est ici : la base du GRAND triangle est x+sx+s, pas xx. Une copie qui écrit 6x=1,8s\frac{6}{x}=\frac{1{,}8}{s} traite l'ombre comme si le lampadaire était à la place de la personne.

b)

On dérive la relation obtenue, qui est linéaire : dsdt=37⋅dxdt=37(1,5)=4,57≈0,643\frac{ds}{dt}=\frac{3}{7}\cdot\frac{dx}{dt}=\frac{3}{7}(1{,}5)=\frac{4{,}5}{7}\approx 0{,}643 m/s. L'ombre s'allonge d'environ 6464 cm par seconde.

c)

L'extrémité de l'ombre est à la distance x+sx+s du pied du lampadaire, donc sa vitesse est ddt(x+s)=1,5+0,643=157≈2,143\frac{d}{dt}(x+s)=1{,}5+0{,}643=\frac{15}{7}\approx 2{,}143 m/s. C'est la question qui fait perdre le plus de points du chapitre, parce que les deux formulations se ressemblent : « à quelle vitesse l'ombre s'allonge-t-elle » demande dsdt\frac{ds}{dt}, « à quelle vitesse le bout de l'ombre se déplace-t-il » demande d(x+s)dt\frac{d(x+s)}{dt}. Souligner dans l'énoncé la grandeur exacte dont on demande le taux, avant même de commencer, évite cette perte à coup sûr.

d)

Non : la relation s=37xs=\frac{3}{7}x est LINÉAIRE, donc son taux ne dépend pas de xx. La personne peut être à 22 m ou à 200200 m du lampadaire, l'ombre s'allonge toujours à 4,57\frac{4{,}5}{7} m/s. C'est ce qui distingue ce problème du cône, où la relation était cubique et le taux dépendait de la hauteur. Avec une personne de 22 m : 6x+s=2s\frac{6}{x+s}=\frac{2}{s} donne 6s=2x+2s6s=2x+2s, soit s=x2s=\frac{x}{2}, puis dsdt=0,75\frac{ds}{dt}=0{,}75 m/s et d(x+s)dt=2,25\frac{d(x+s)}{dt}=2{,}25 m/s. Plus la personne est grande, plus son ombre s'allonge vite : le rapport p6−p\frac{p}{6-p}, où pp est sa taille, croît avec pp et devient infini pour une personne de 66 m, qui n'aurait plus d'extrémité d'ombre du tout.

Partie B : Problèmes du niveau de l'examen (/50)

Exercice 6 : Les angles : le phare qui balaie la côte

Un phare est situé à 33 km d'une côte rectiligne. Son faisceau tourne à raison de 44 tours par minute. On note θ\theta l'angle entre le faisceau et la perpendiculaire à la côte, et xx la distance entre le point éclairé et le pied de cette perpendiculaire.

phare3 kmθ = 30° puis 60°x
  • a) Convertissez la vitesse de rotation dans la seule unité utilisable ici, et dites pourquoi les degrés sont interdits.
  • b) Établissez la relation entre xx et θ\theta, puis calculez la vitesse du point éclairé quand θ=30°\theta=30°.
  • c) Même question pour θ=60°\theta=60°. Le rapport des deux vitesses est-il celui des deux angles ?
  • d) Que devient la vitesse quand θ→90°\theta\to 90° ? Interprétez.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) 8π8\pi rad/min
  • b) 32π≈100,532\pi\approx 100{,}5 km/min
  • c) 96π≈301,696\pi\approx 301{,}6 km/min : rapport 33
  • d) +∞+\infty : le faisceau devient parallèle à la côte
a)

Un tour vaut 2π2\pi radians, donc dθdt=4×2π=8π\frac{d\theta}{dt}=4\times 2\pi=8\pi rad/min. Les degrés sont interdits parce que les formules de dérivation des fonctions trigonométriques, à commencer par (tan⁡θ)′=sec⁡2θ(\tan\theta)'=\sec^{2}\theta, ne sont valables qu'en radians : elles reposent sur lim⁡u→0sin⁡uu=1\lim_{u\to 0}\frac{\sin u}{u}=1, qui est fausse en degrés où cette limite vaut π180\frac{\pi}{180}. Une réponse en degrés par minute est fausse d'un facteur 57,357{,}3 environ, et le correcteur le voit immédiatement à l'ordre de grandeur.

b)

Dans le triangle rectangle formé par le phare, le pied de la perpendiculaire et le point éclairé, le côté opposé à θ\theta vaut xx et le côté adjacent vaut 33 : tan⁡θ=x3\tan\theta=\frac{x}{3}, soit x=3tan⁡θx=3\tan\theta. On dérive : dxdt=3sec⁡2θ⋅dθdt\frac{dx}{dt}=3\sec^{2}\theta\cdot\frac{d\theta}{dt}. À θ=π6\theta=\frac{\pi}{6} : cos⁡π6=32\cos\frac{\pi}{6}=\frac{\sqrt{3}}{2}, donc sec⁡2π6=43\sec^{2}\frac{\pi}{6}=\frac{4}{3} et dxdt=3⋅43⋅8π=32π≈100,5\frac{dx}{dt}=3\cdot\frac{4}{3}\cdot 8\pi=32\pi\approx 100{,}5 km/min. Le faisceau balaie la côte à environ 60006000 km/h, ce qui n'a rien d'absurde : aucun objet ne se déplace, c'est un point d'intersection.

c)

À θ=π3\theta=\frac{\pi}{3} : cos⁡π3=12\cos\frac{\pi}{3}=\frac{1}{2}, donc sec⁡2π3=4\sec^{2}\frac{\pi}{3}=4 et dxdt=3(4)(8π)=96π≈301,6\frac{dx}{dt}=3(4)(8\pi)=96\pi\approx 301{,}6 km/min. Le rapport des vitesses vaut 96π32π=3\frac{96\pi}{32\pi}=3, alors que le rapport des angles vaut 22 : les taux ne sont PAS proportionnels aux angles, parce que la relation x=3tan⁡θx=3\tan\theta n'est pas linéaire. Doubler l'angle ne double pas la vitesse, il la triple ici.

d)

Quand θ→π2−\theta\to\frac{\pi}{2}^{-}, cos⁡θ→0\cos\theta\to 0 donc sec⁡2θ→+∞\sec^{2}\theta\to+\infty et dxdt→+∞\frac{dx}{dt}\to+\infty. Le faisceau devient parallèle à la côte et le point éclairé part à l'infini : au-delà de 90°90°, il n'y a tout simplement plus de point d'intersection avec la côte, ce qui est la traduction géométrique de l'asymptote verticale de la tangente. Le calcul et le dessin disent la même chose, et c'est le meilleur contrôle de cohérence disponible sur ce type de problème.

Exercice 7 : Deux mobiles : Pythagore, puis la loi des cosinus

Deux voitures quittent le même carrefour au même instant. La première roule vers l'est à 6060 km/h, la seconde vers le nord à 8080 km/h. La figure ci-dessous représente la situation de la question a).

60t80tzestnord
  • a) À quelle vitesse s'éloignent-elles l'une de l'autre au bout de 22 heures ?
  • b) Montrez que cette vitesse ne dépend pas de l'instant choisi, et donnez la raison géométrique.
  • c) Reprenez la question a) si les deux routes forment un angle de 60°60° au lieu de 90°90°.
  • d) Généralisez : pour un angle α\alpha entre les routes, quelle est la vitesse d'éloignement ? Vérifiez votre formule sur les deux cas précédents et sur α=0\alpha=0.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) 100100 km/h
  • b) z=100tz=100t : vitesse constante
  • c) z≈144,22z\approx 144{,}22 km ; dzdt≈72,11\frac{dz}{dt}\approx 72{,}11 km/h
  • d) 10 000−9600cos⁡α\sqrt{10\,000-9600\cos\alpha} ; 2020 km/h pour α=0\alpha=0
a)

Notons x(t)x(t) et y(t)y(t) les distances parcourues et z(t)z(t) la distance entre les voitures. Les routes étant perpendiculaires, z2=x2+y2z^{2}=x^{2}+y^{2}, donc 2zdzdt=2xdxdt+2ydydt2z\frac{dz}{dt}=2x\frac{dx}{dt}+2y\frac{dy}{dt}, soit dzdt=xdxdt+ydydtz\frac{dz}{dt}=\frac{x\frac{dx}{dt}+y\frac{dy}{dt}}{z}. Au bout de 22 h : x=120x=120, y=160y=160, donc z=1202+1602=40000=200z=\sqrt{120^{2}+160^{2}}=\sqrt{40000}=200 km. D'où dzdt=120(60)+160(80)200=7200+12800200=20000200=100\frac{dz}{dt}=\frac{120(60)+160(80)}{200}=\frac{7200+12800}{200}=\frac{20000}{200}=100 km/h.

b)

Remplaçons x=60tx=60t, y=80ty=80t : alors z=3600t2+6400t2=100tz=\sqrt{3600t^{2}+6400t^{2}}=100t, donc dzdt=100\frac{dz}{dt}=100 km/h à tout instant. La raison est que les deux mouvements sont rectilignes uniformes : le vecteur vitesse relative est constant, de composantes (60,80)(60,80), et sa norme est 602+802=100\sqrt{60^{2}+80^{2}}=100. Un triangle rectangle dont les deux côtés croissent proportionnellement au temps voit son hypoténuse croître proportionnellement elle aussi, donc à taux constant. Retenir ce raccourci : quand les deux mobiles partent du MÊME point à vitesse constante, la vitesse d'éloignement est la norme de la vitesse relative, et le calcul de taux liés n'est même pas nécessaire.

c)

Avec un angle de 60°60°, Pythagore ne s'applique plus et la loi des cosinus le remplace : z2=x2+y2−2xycos⁡60°=x2+y2−xyz^{2}=x^{2}+y^{2}-2xy\cos 60°=x^{2}+y^{2}-xy. On dérive : 2zdzdt=2xdxdt+2ydydt−(xdydt+ydxdt)2z\frac{dz}{dt}=2x\frac{dx}{dt}+2y\frac{dy}{dt}-\left(x\frac{dy}{dt}+y\frac{dx}{dt}\right), le dernier terme venant de la règle du produit sur xyxy. À t=2t=2 : z2=14400+25600−19200=20800z^{2}=14400+25600-19200=20800, donc z=20800≈144,22z=\sqrt{20800}\approx 144{,}22 km. Le numérateur vaut 2(120)(60)+2(160)(80)−[120(80)+160(60)]=14400+25600−19200=208002(120)(60)+2(160)(80)-\left[120(80)+160(60)\right]=14400+25600-19200=20800. Donc dzdt=208002(144,22)≈72,11\frac{dz}{dt}=\frac{20800}{2(144{,}22)}\approx 72{,}11 km/h. Contrôle : c'est exactement zt=144,222\frac{z}{t}=\frac{144{,}22}{2}, ce qui confirme le point b).

d)

Pour un angle α\alpha : z2=x2+y2−2xycos⁡αz^{2}=x^{2}+y^{2}-2xy\cos\alpha avec x=60tx=60t et y=80ty=80t donne z=t3600+6400−9600cos⁡αz=t\sqrt{3600+6400-9600\cos\alpha}, donc dzdt=10000−9600cos⁡α\frac{dz}{dt}=\sqrt{10000-9600\cos\alpha}, constante. Vérifications : α=90°\alpha=90° donne 10000=100\sqrt{10000}=100 ✓; α=60°\alpha=60° donne 10000−4800=5200≈72,11\sqrt{10000-4800}=\sqrt{5200}\approx 72{,}11 ✓; α=0\alpha=0 donne 400=20=80−60\sqrt{400}=20=80-60, ce qui est bien la vitesse d'éloignement de deux voitures sur la MÊME route ✓. Ce dernier contrôle vaut d'être fait systématiquement : un cas dégénéré dont la réponse est évidente teste la formule générale mieux qu'une relecture.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chaque affirmation est fausse. Dites en une phrase pourquoi, puis écrivez l'énoncé correct.

  • a) « Le rayon vaut 55 cm, donc je remplace rr par 55 dans V=43πr3V=\frac{4}{3}\pi r^{3}, puis je dérive. »
  • b) « dVdt\frac{dV}{dt} et dVdr\frac{dV}{dr}, c'est la même chose écrite autrement. »
  • c) « Le volume augmente à débit constant, donc la hauteur monte à vitesse constante. »
  • d) « J'ai trouvé un taux négatif, il y a donc une erreur de signe quelque part. »
  • e) « L'angle tourne de 3030 degrés par seconde, donc dθdt=30\frac{d\theta}{dt}=30. »

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Dériver la relation littérale, puis substituer
  • b) dVdt=dVdr⋅drdt\frac{dV}{dt}=\frac{dV}{dr}\cdot\frac{dr}{dt}
  • c) Vitesse constante seulement à section constante
  • d) Un taux négatif signale une grandeur qui diminue
  • e) π6≈0,524\frac{\pi}{6}\approx 0{,}524 rad/s
a)

FAUX. Substituer avant de dériver transforme une fonction du temps en constante, dont la dérivée est nulle : la copie démontre alors que le volume ne varie pas. Énoncé correct : « Je dérive la relation littérale V=43πr3V=\frac{4}{3}\pi r^{3}, ce qui donne dVdt=4πr2drdt\frac{dV}{dt}=4\pi r^{2}\frac{dr}{dt}, PUIS je substitue r=5r=5. » La valeur numérique décrit un instant, la relation décrit tous les instants.

b)

FAUX. dVdr=4πr2\frac{dV}{dr}=4\pi r^{2} est la variation du volume par unité de RAYON, une aire; dVdt\frac{dV}{dt} est sa variation par unité de TEMPS, un débit. Les deux ne sont même pas homogènes. Énoncé correct : « Elles sont liées par la règle de chaîne dVdt=dVdr⋅drdt\frac{dV}{dt}=\frac{dV}{dr}\cdot\frac{dr}{dt} », qui est d'ailleurs toute la théorie du chapitre en une ligne : un taux lié n'est rien d'autre qu'une règle de chaîne où la variable intermédiaire est le temps.

c)

FAUX dès que le récipient n'a pas une section constante. Dans le cône de l'exercice 4, un débit constant de 22 m3^{3}/min donne dhdt=4πh2×2\frac{dh}{dt}=\frac{4}{\pi h^{2}}\times 2, qui décroît comme 1h2\frac{1}{h^{2}} : quatre fois plus lent à 44 m qu'à 22 m. Énoncé correct : « La hauteur monte à vitesse constante si et seulement si l'aire de la section est constante », c'est-à-dire dans un cylindre ou un prisme droit. L'exercice 3 g) en donne le cas vrai : dans une citerne cylindrique, dhdt=1πr2dVdt\frac{dh}{dt}=\frac{1}{\pi r^{2}}\frac{dV}{dt} est constant.

d)

FAUX. Le signe est une INFORMATION, pas une anomalie : il dit que la grandeur diminue. Le haut de l'échelle descend, la glace fond, l'angle d'élévation d'un avion qui s'éloigne décroît. Énoncé correct : « Un taux négatif signifie que la grandeur diminue; je vérifie seulement que ce sens est cohérent avec la situation décrite. » L'erreur symétrique existe aussi et coûte autant : écrire dVdt=20\frac{dV}{dt}=20 quand l'énoncé dit « perd 2020 cm3^{3} par minute ».

e)

FAUX tant que l'unité n'est pas convertie. Les formules de dérivation trigonométriques ne valent qu'en radians. Énoncé correct : « dθdt=30×π180=π6\frac{d\theta}{dt}=30\times\frac{\pi}{180}=\frac{\pi}{6} rad/s. » L'ordre de grandeur de l'erreur est un facteur 180π≈57,3\frac{180}{\pi}\approx 57{,}3, ce qui rend la réponse absurde et facilement repérable : une vitesse de balayage de plusieurs milliers de kilomètres par minute pour un phare qui fait un tour toutes les quinze secondes.

Exercice 9 : Problème : l'auge en V qui se remplit

Une auge horizontale de 33 m de long a une section transversale en triangle isocèle, pointe en bas : elle mesure 11 m d'ouverture au sommet pour 0,50{,}5 m de profondeur. On y verse de l'eau à 0,040{,}04 m3^{3}/min.

1 m0,5 mwhlongueur 3 m
  • a) Exprimez le volume d'eau en fonction de sa hauteur hh.
  • b) À quelle vitesse le niveau monte-t-il quand h=0,3h=0{,}3 m ? Et quand h=0,1h=0{,}1 m ?
  • c) Combien de temps faut-il pour remplir l'auge ?
  • d) Donnez hh en fonction du temps et expliquez, à partir de cette expression, pourquoi la montée ralentit.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) V=3h2V=3h^{2}
  • b) 0,02220{,}0222 m/min et 0,06670{,}0667 m/min
  • c) 18,7518{,}75 min
  • d) h(t)=0,04t3h(t)=\sqrt{\frac{0{,}04t}{3}} : croissance en t\sqrt{t}
a)

À la hauteur hh, la largeur ww de la surface libre se lit par similitude : wh=10,5=2\frac{w}{h}=\frac{1}{0{,}5}=2, donc w=2hw=2h. La section mouillée est un triangle de base ww et de hauteur hh, d'aire 12wh=12(2h)(h)=h2\frac{1}{2}wh=\frac{1}{2}(2h)(h)=h^{2}. L'auge étant un prisme de longueur 33 m, V=3h2V=3h^{2} (en m3^{3}, avec hh en m). Contrôle : à h=0,5h=0{,}5, V=3(0,25)=0,75V=3(0{,}25)=0{,}75 m3^{3}, ce qui est bien le volume total de l'auge pleine.

b)

dVdt=6hdhdt\frac{dV}{dt}=6h\frac{dh}{dt}, donc dhdt=0,046h\frac{dh}{dt}=\frac{0{,}04}{6h}. À h=0,3h=0{,}3 : 0,041,8≈0,0222\frac{0{,}04}{1{,}8}\approx 0{,}0222 m/min, soit 2,22{,}2 cm par minute. À h=0,1h=0{,}1 : 0,040,6≈0,0667\frac{0{,}04}{0{,}6}\approx 0{,}0667 m/min, soit 6,76{,}7 cm par minute, exactement TROIS fois plus vite. Le rapport des vitesses est l'inverse du rapport des hauteurs, parce que l'aire de la surface libre, 3×2h=6h3\times 2h=6h, est proportionnelle à hh : dVdt=6hdhdt\frac{dV}{dt}=6h\frac{dh}{dt}, et le même débit se répartit sur une surface qui s'élargit.

c)

Le volume total est 0,750{,}75 m3^{3} et le débit vaut 0,040{,}04 m3^{3}/min, donc t=0,750,04=18,75t=\frac{0{,}75}{0{,}04}=18{,}75 min, soit 1818 min 4545 s. Aucune dérivation ici : quand le débit est constant, le temps de remplissage est un simple quotient. Le confondre avec un calcul de taux lié est une perte de temps pure.

d)

Le volume accumulé au temps tt vaut 0,04t0{,}04t, donc 3h2=0,04t3h^{2}=0{,}04t et h(t)=0,04t3h(t)=\sqrt{\frac{0{,}04t}{3}}. La racine carrée dit tout : la hauteur croît comme t\sqrt{t}, donc de plus en plus lentement, et sa dérivée dhdt=0,020,12t\frac{dh}{dt}=\frac{0{,}02}{\sqrt{0{,}12t}} tend vers 00. Contrôle de cohérence entre les deux points de vue : à h=0,3h=0{,}3 on a t=3(0,09)0,04=6,75t=\frac{3(0{,}09)}{0{,}04}=6{,}75 min, et 0,020,12×6,75=0,020,9≈0,0222\frac{0{,}02}{\sqrt{0{,}12\times 6{,}75}}=\frac{0{,}02}{0{,}9}\approx 0{,}0222 m/min ✓, la même valeur qu'au point b). Une auge en V se remplit vite au début et lentement à la fin, ce qui est l'inverse de l'impression courante et se démontre en deux lignes.

Exercice 10 : Problème : l'avion, le radar et l'angle qui décroît

Un avion vole en palier à 66 km d'altitude et à 500500 km/h. Il passe à la verticale d'une station radar, puis s'éloigne. On note xx sa distance horizontale à la station, zz sa distance directe à la station et θ\theta l'angle d'élévation sous lequel le radar le voit. La figure ci-dessous représente la situation.

θx6 kmzradar500 km/h
  • a) À quelle vitesse la distance zz augmente-t-elle quand elle vaut 1010 km ?
  • b) Que vaut dzdt\frac{dz}{dt} à l'instant où l'avion est exactement à la verticale du radar ? Justifiez sans calcul, puis avec la formule.
  • c) Vers quelle valeur tend dzdt\frac{dz}{dt} quand l'avion s'éloigne indéfiniment ?
  • d) À l'instant du a), à quelle vitesse l'angle d'élévation décroît-il ? Donnez le résultat en radians par heure puis en degrés par minute.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) x=8x=8 km ; 400400 km/h
  • b) 00 à la verticale
  • c) 500500 km/h
  • d) −30-30 rad/h, soit −28,6-28{,}6 °/min
a)

La relation valable à tout instant est z2=x2+36z^{2}=x^{2}+36, l'altitude 66 étant constante. On dérive : 2zdzdt=2xdxdt2z\frac{dz}{dt}=2x\frac{dx}{dt}, soit dzdt=xz⋅dxdt\frac{dz}{dt}=\frac{x}{z}\cdot\frac{dx}{dt}. Quand z=10z=10 : x=100−36=8x=\sqrt{100-36}=8 km. Donc dzdt=810(500)=400\frac{dz}{dt}=\frac{8}{10}(500)=400 km/h. La distance directe augmente moins vite que la vitesse de l'avion, et le facteur xz=cos⁡θ\frac{x}{z}=\cos\theta dit pourquoi : seule la composante de la vitesse dirigée selon la ligne de visée fait croître zz.

b)

À la verticale, x=0x=0 : la formule dzdt=xzdxdt\frac{dz}{dt}=\frac{x}{z}\frac{dx}{dt} donne 00. Sans calcul : à cet instant l'avion se déplace perpendiculairement à la ligne radar-avion, donc il ne s'en rapproche ni ne s'en éloigne à l'ordre un, exactement comme un objet qui passe au plus près. C'est aussi le minimum de zz, ce qui redonne le résultat par une autre porte : la dérivée d'une fonction dérivable est nulle en son minimum.

c)

Quand x→+∞x\to+\infty, xz=xx2+36→1\frac{x}{z}=\frac{x}{\sqrt{x^{2}+36}}\to 1, donc dzdt→500\frac{dz}{dt}\to 500 km/h. Loin du radar, l'altitude devient négligeable devant la distance horizontale et tout se passe comme si l'avion s'éloignait en ligne droite du radar. Vérification numérique : à x=100x=100 km, dzdt=10010036(500)≈499,1\frac{dz}{dt}=\frac{100}{\sqrt{10036}}(500)\approx 499{,}1 km/h.

d)

L'angle d'élévation vérifie tan⁡θ=6x\tan\theta=\frac{6}{x}. On dérive : sec⁡2θ⋅dθdt=−6x2⋅dxdt\sec^{2}\theta\cdot\frac{d\theta}{dt}=-\frac{6}{x^{2}}\cdot\frac{dx}{dt}. À l'instant du a), x=8x=8 et z=10z=10, donc cos⁡θ=xz=0,8\cos\theta=\frac{x}{z}=0{,}8 et sec⁡2θ=10,64=1,5625\sec^{2}\theta=\frac{1}{0{,}64}=1{,}5625. D'où dθdt=−6(500)64×1,5625=−3000100=−30\frac{d\theta}{dt}=\frac{-6(500)}{64\times 1{,}5625}=\frac{-3000}{100}=-30 rad/h. En degrés par minute : −30×180π÷60≈−28,6-30\times\frac{180}{\pi}\div 60\approx-28{,}6 °/min. Le signe négatif est cohérent : l'avion s'éloigne, donc le radar doit s'abaisser. Raccourci utile pour vérifier : comme sec⁡2θ=z2x2\sec^{2}\theta=\frac{z^{2}}{x^{2}}, la formule se simplifie en dθdt=−6z2dxdt=−6(500)100=−30\frac{d\theta}{dt}=-\frac{6}{z^{2}}\frac{dx}{dt}=-\frac{6(500)}{100}=-30 rad/h ✓, sans jamais calculer d'angle.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : La corde qui ramène un bateau vers le quai

Un bateau est ramené vers un quai par une corde attachée à sa proue et passée dans un anneau fixé 22 m au-dessus du niveau de la proue. On tire la corde à la vitesse constante de 11 m/s. On note ss la longueur de corde entre l'anneau et la proue, et xx la distance horizontale entre le bateau et le quai.

2 mcorde sx
  • a) Écrivez la relation entre ss et xx, valable à tout instant.
  • b) À quelle vitesse le bateau approche-t-il du quai quand il reste 88 m de corde ?
  • c) Même question quand il reste 2,52{,}5 m de corde. Que constatez-vous ?
  • d) Montrez que le bateau va toujours plus vite que la corde, et exprimez le rapport des deux vitesses à l'aide de l'angle φ\varphi que fait la corde avec l'horizontale.
  • e) Calculez cet angle, en degrés, quand il reste 88 m de corde.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) s2=x2+4s^{2}=x^{2}+4
  • b) 1,0331{,}033 m/s
  • c) 1,6671{,}667 m/s : le bateau accélère
  • d) Vitesse du bateau =1cos⁡φ×=\frac{1}{\cos\varphi}\times vitesse de la corde
  • e) φ≈14,5°\varphi\approx 14{,}5°
a)

L'anneau, le pied du quai au niveau de la proue et la proue forment un triangle rectangle : s2=x2+4s^{2}=x^{2}+4. La hauteur 22 est constante, ss et xx dépendent du temps.

b)

On dérive : 2sdsdt=2xdxdt2s\frac{ds}{dt}=2x\frac{dx}{dt}, donc dxdt=sxdsdt\frac{dx}{dt}=\frac{s}{x}\frac{ds}{dt}. Tirer la corde la RACCOURCIT : dsdt=−1\frac{ds}{dt}=-1. Pour s=8s=8 : x=64−4=60≈7,746x=\sqrt{64-4}=\sqrt{60}\approx 7{,}746, et dxdt=87,746×(−1)≈−1,033\frac{dx}{dt}=\frac{8}{7{,}746}\times(-1)\approx-1{,}033 m/s. Le bateau approche à 1,0331{,}033 m/s.

c)

Pour s=2,5s=2{,}5 : x=6,25−4=1,5x=\sqrt{6{,}25-4}=1{,}5 et dxdt=2,51,5×(−1)≈−1,667\frac{dx}{dt}=\frac{2{,}5}{1{,}5}\times(-1)\approx-1{,}667 m/s. La corde avance toujours à 11 m/s, mais le bateau ACCÉLÈRE à mesure qu'il approche : près du quai, la corde tire de plus en plus vers le haut et le moindre centimètre de corde se traduit par un grand déplacement horizontal.

d)

∣dxdt∣=sx∣dsdt∣\left|\frac{dx}{dt}\right|=\frac{s}{x}\left|\frac{ds}{dt}\right| et s>xs>x puisque ss est l'hypoténuse : le rapport sx\frac{s}{x} est toujours supérieur à 11. Or xs=cos⁡φ\frac{x}{s}=\cos\varphi, donc la vitesse du bateau vaut 1cos⁡φ\frac{1}{\cos\varphi} fois celle de la corde. L'intuition inverse, « le bateau suit la corde, donc va au plus aussi vite », confond la vitesse le long de la corde et la vitesse horizontale.

e)

sin⁡φ=28=0,25\sin\varphi=\frac{2}{8}=0{,}25, donc φ≈14,5°\varphi\approx 14{,}5°. Contrôle : 1cos⁡14,48°≈1,033\frac{1}{\cos 14{,}48°}\approx 1{,}033, la vitesse trouvée en b).

Exercice 12 : L'ombre projetée sur un mur par un projecteur au sol

Un projecteur posé au sol éclaire un mur situé à 1212 m. Une personne de 22 m part du projecteur et marche droit vers le mur à 1,61{,}6 m/s. On note xx sa distance au projecteur et hh la hauteur de son ombre sur le mur. La figure ci-dessous représente la situation.

x12 m2 mh1,6 m/sprojecteur
  • a) Établissez la relation entre hh et xx.
  • b) À quelle vitesse la hauteur de l'ombre varie-t-elle quand la personne est à 44 m du mur ?
  • c) À quelle distance du MUR l'ombre diminue-t-elle à la vitesse de 11 m/s ?
  • d) Quelle est la vitesse de variation de l'ombre au moment où la personne atteint le mur ?
  • e) Contrairement à l'ombre au sol sous un lampadaire, cette vitesse dépend-elle de la position ? Pourquoi ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) h=24xh=\frac{24}{x}
  • b) −0,6-0{,}6 m/s
  • c) x≈6,20x\approx 6{,}20 m, à 5,805{,}80 m du mur
  • d) −0,267-0{,}267 m/s
  • e) Oui : relation non linéaire
a)

Le rayon lumineux part du projecteur, rase le sommet de la tête et touche le mur. Deux triangles semblables de sommet commun, le projecteur : h12=2x\frac{h}{12}=\frac{2}{x}, soit h=24xh=\frac{24}{x}.

b)

dhdt=−24x2dxdt\frac{dh}{dt}=-\frac{24}{x^{2}}\frac{dx}{dt}. À 44 m du mur, x=8x=8 : dhdt=−2464×1,6=−0,6\frac{dh}{dt}=-\frac{24}{64}\times 1{,}6=-0{,}6 m/s. L'ombre DIMINUE de 6060 cm par seconde, et à cet instant elle mesure h=3h=3 m.

c)

24×1,6x2=1\frac{24\times 1{,}6}{x^{2}}=1 donne x2=38,4x^{2}=38{,}4 et x≈6,20x\approx 6{,}20 m du projecteur, soit 12−6,20≈5,8012-6{,}20\approx 5{,}80 m du mur. Attention à la distance demandée : xx se mesure depuis le projecteur.

d)

Au mur, x=12x=12 : h=2h=2, l'ombre a la taille de la personne, et dhdt=−24144×1,6≈−0,267\frac{dh}{dt}=-\frac{24}{144}\times 1{,}6\approx-0{,}267 m/s.

e)

Oui : la relation h=24xh=\frac{24}{x} n'est pas linéaire, sa dérivée −24x2-\frac{24}{x^{2}} dépend de xx. L'ombre rétrécit très vite près du projecteur et de plus en plus lentement vers le mur. Sous un lampadaire, la relation entre l'ombre et la distance était linéaire, et le taux constant : c'est la FORME de la relation, pas le contexte, qui dit si le taux varie.

Exercice 13 : Le volume qui ne change pas : rouler un cylindre de pâte

On roule sur une table un cylindre de pâte à modeler de volume constant V=10πV=10\pi cm3^{3}. À l'instant considéré, son rayon vaut 11 cm, sa hauteur 1010 cm, et le rayon diminue de 0,020{,}02 cm/s. La figure ci-dessous représente la situation.

rh
  • a) Écrivez la relation entre les taux de variation du rayon et de la hauteur.
  • b) À quelle vitesse la hauteur augmente-t-elle à cet instant ?
  • c) Plus tard, le rayon vaut 0,50{,}5 cm et diminue toujours de 0,020{,}02 cm/s. Calculez la hauteur et sa vitesse de variation.
  • d) À quelle vitesse l'aire latérale S=2πrhS=2\pi rh varie-t-elle au premier instant ?
  • e) Si le rayon diminue à vitesse constante, la hauteur croît-elle à vitesse constante ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) dhdt=−2hrdrdt\frac{dh}{dt}=-\frac{2h}{r}\frac{dr}{dt}
  • b) 0,40{,}4 cm/s
  • c) h=40h=40 cm ; 3,23{,}2 cm/s
  • d) 0,4π≈1,2570{,}4\pi\approx 1{,}257 cm²/s
  • e) dhdt=0,4r3\frac{dh}{dt}=\frac{0{,}4}{r^{3}} : de plus en plus vite
a)

V=πr2hV=\pi r^{2}h est CONSTANT, donc dVdt=0\frac{dV}{dt}=0 : π(2rhdrdt+r2dhdt)=0\pi\left(2rh\frac{dr}{dt}+r^{2}\frac{dh}{dt}\right)=0, soit dhdt=−2hrdrdt\frac{dh}{dt}=-\frac{2h}{r}\frac{dr}{dt}. Le zéro du membre de gauche est l'information principale de l'énoncé, donnée par un seul mot : « constant ».

b)

dhdt=−2×101×(−0,02)=0,4\frac{dh}{dt}=-\frac{2\times 10}{1}\times(-0{,}02)=0{,}4 cm/s. Le rayon perd deux dixièmes de millimètre par seconde, la hauteur gagne quatre millimètres.

c)

h=Vπr2=100,25=40h=\frac{V}{\pi r^{2}}=\frac{10}{0{,}25}=40 cm. dhdt=−2×400,5×(−0,02)=3,2\frac{dh}{dt}=-\frac{2\times 40}{0{,}5}\times(-0{,}02)=3{,}2 cm/s, huit fois plus vite qu'au début.

d)

Comme h=Vπr2h=\frac{V}{\pi r^{2}}, S=2πrh=2Vr=20πrS=2\pi rh=\frac{2V}{r}=\frac{20\pi}{r}. Donc dSdt=−20πr2drdt=−20π×(−0,02)=0,4π≈1,257\frac{dS}{dt}=-\frac{20\pi}{r^{2}}\frac{dr}{dt}=-20\pi\times(-0{,}02)=0{,}4\pi\approx 1{,}257 cm2^{2}/s. Par la règle du produit sans éliminer : 2π(hdrdt+rdhdt)=2π(−0,2+0,4)=0,4π2\pi\left(h\frac{dr}{dt}+r\frac{dh}{dt}\right)=2\pi(-0{,}2+0{,}4)=0{,}4\pi ✓. L'aire augmente : un colombin fin a plus de surface qu'un gros, à volume égal.

e)

Non. En remplaçant h=10r2h=\frac{10}{r^{2}} : dhdt=−20r3drdt=0,4r3\frac{dh}{dt}=-\frac{20}{r^{3}}\frac{dr}{dt}=\frac{0{,}4}{r^{3}}. Quand rr diminue, 1r3\frac{1}{r^{3}} explose : la hauteur croît de plus en plus vite, comme on l'a vu entre b) et c), où le rayon divisé par 22 a multiplié la vitesse par 23=82^{3}=8.

Exercice 14 : Problème : le piston, la bielle et la loi des cosinus

Dans un moteur, une manivelle de rayon r=5r=5 cm tourne autour de l'axe OO et entraîne, par une bielle de longueur L=15L=15 cm, un piston PP qui coulisse sur une droite passant par OO. On note θ\theta l'angle de la manivelle mesuré depuis cette droite et x=OPx=OP. La manivelle tourne à 30003000 tours par minute. La figure ci-dessous représente la situation.

θOPr = 5 cmL = 15 cmx
  • a) Par la loi des cosinus dans le triangle formé par OO, le maillon manivelle-bielle et PP, montrez que L2=r2+x2−2rxcos⁡θL^{2}=r^{2}+x^{2}-2rx\cos\theta, puis que x=rcos⁡θ+L2−r2sin⁡2θx=r\cos\theta+\sqrt{L^{2}-r^{2}\sin^{2}\theta}.
  • b) Calculez xx pour θ=0\theta=0 et pour θ=π\theta=\pi, puis la course du piston.
  • c) Convertissez la vitesse de rotation en radians par seconde.
  • d) En dérivant implicitement la relation de a), calculez la vitesse du piston pour θ=π2\theta=\frac{\pi}{2}.
  • e) Calculez la vitesse du piston pour θ=π3\theta=\frac{\pi}{3}. Le piston est-il le plus rapide quand la manivelle est perpendiculaire à sa droite ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) x=rcos⁡θ+L2−r2sin⁡2θx=r\cos\theta+\sqrt{L^{2}-r^{2}\sin^{2}\theta}
  • b) 2020 cm, 1010 cm ; course 1010 cm
  • c) 100π≈314,16100\pi\approx 314{,}16 rad/s
  • d) 15,715{,}7 m/s
  • e) 16,016{,}0 m/s : plus rapide avant π2\frac{\pi}{2}
a)

Le triangle a pour côtés OA=rOA=r, AP=LAP=L et OP=xOP=x, l'angle en OO valant θ\theta. La loi des cosinus en OO donne L2=r2+x2−2rxcos⁡θL^{2}=r^{2}+x^{2}-2rx\cos\theta. C'est une équation du second degré en xx : x2−2rcos⁡θ x+r2−L2=0x^{2}-2r\cos\theta\,x+r^{2}-L^{2}=0, dont la racine positive est x=rcos⁡θ+r2cos⁡2θ−r2+L2=rcos⁡θ+L2−r2sin⁡2θx=r\cos\theta+\sqrt{r^{2}\cos^{2}\theta-r^{2}+L^{2}}=r\cos\theta+\sqrt{L^{2}-r^{2}\sin^{2}\theta}.

b)

θ=0\theta=0 : x=5+15=20x=5+15=20 cm, piston au plus loin. θ=π\theta=\pi : x=−5+15=10x=-5+15=10 cm, au plus près. Course : 1010 cm, le double du rayon de manivelle.

c)

30003000 tours par minute font 5050 tours par seconde, soit dθdt=50×2π=100π≈314,16\frac{d\theta}{dt}=50\times 2\pi=100\pi\approx 314{,}16 rad/s.

d)

On dérive L2=r2+x2−2rxcos⁡θL^{2}=r^{2}+x^{2}-2rx\cos\theta par rapport au temps, LL et rr constants : 0=2xdxdt−2rcos⁡θdxdt+2rxsin⁡θdθdt0=2x\frac{dx}{dt}-2r\cos\theta\frac{dx}{dt}+2rx\sin\theta\frac{d\theta}{dt}, d'où dxdt=−rxsin⁡θx−rcos⁡θdθdt\frac{dx}{dt}=-\frac{rx\sin\theta}{x-r\cos\theta}\frac{d\theta}{dt}. Pour θ=π2\theta=\frac{\pi}{2} : x=225−25≈14,142x=\sqrt{225-25}\approx 14{,}142 et cos⁡θ=0\cos\theta=0, donc dxdt=−rdθdt=−500π≈−1571\frac{dx}{dt}=-r\frac{d\theta}{dt}=-500\pi\approx-1571 cm/s, soit 15,715{,}7 m/s vers OO.

e)

Pour θ=π3\theta=\frac{\pi}{3} : x=2,5+225−18,75≈2,5+14,361=16,861x=2{,}5+\sqrt{225-18{,}75}\approx 2{,}5+14{,}361=16{,}861 cm, et x−rcos⁡θ≈14,361x-r\cos\theta\approx 14{,}361. dxdt=−5×16,861×0,866014,361×314,16≈−1597\frac{dx}{dt}=-\frac{5\times 16{,}861\times 0{,}8660}{14{,}361}\times 314{,}16\approx-1597 cm/s, soit 16,016{,}0 m/s : PLUS rapide qu'en π2\frac{\pi}{2}. L'obliquité de la bielle déplace le maximum de vitesse avant la position perpendiculaire. Un taux lié calculé en deux points suffit à réfuter une intuition que la symétrie de la manivelle rendait plausible.

Exercice 15 : Problème : le réservoir sphérique qui se vide

Un réservoir sphérique de rayon intérieur R=2R=2 m se vide par le fond au débit constant de 0,50{,}5 m3^{3}/min. Quand la hauteur d'eau vaut hh, le volume d'eau est V=πh2(3R−h)3=πh2(6−h)3V=\frac{\pi h^{2}(3R-h)}{3}=\frac{\pi h^{2}(6-h)}{3}. La figure montre une coupe du réservoir.

hReau
  • a) Vérifiez que la formule donne le volume de la sphère quand le réservoir est plein.
  • b) Calculez dVdh\frac{dV}{dh} et montrez qu'elle est égale à l'aire de la surface libre de l'eau.
  • c) À quelle vitesse le niveau baisse-t-il quand h=1h=1 m ?
  • d) Comparez avec h=3h=3 m et h=2h=2 m. Où le niveau baisse-t-il le plus lentement ?
  • e) Calculez la vitesse de baisse quand h=0,1h=0{,}1 m et la durée totale de vidange.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 32π3≈33,51\frac{32\pi}{3}\approx 33{,}51 m³
  • b) dVdh=π(4h−h2)\frac{dV}{dh}=\pi(4h-h^{2}), aire de la surface libre
  • c) −0,053-0{,}053 m/min
  • d) Même vitesse à 33 m ; −0,040-0{,}040 m/min à 22 m, le plus lent
  • e) −0,408-0{,}408 m/min ; 67,067{,}0 min
a)

Plein, h=4h=4 : V=π×16×23=32π3≈33,51V=\frac{\pi\times 16\times 2}{3}=\frac{32\pi}{3}\approx 33{,}51 m3^{3}, et 43πR3=43π×8=32π3\frac{4}{3}\pi R^{3}=\frac{4}{3}\pi\times 8=\frac{32\pi}{3} ✓.

b)

V=π3(6h2−h3)V=\frac{\pi}{3}\left(6h^{2}-h^{3}\right), donc dVdh=π3(12h−3h2)=π(4h−h2)\frac{dV}{dh}=\frac{\pi}{3}\left(12h-3h^{2}\right)=\pi(4h-h^{2}). La surface libre est un disque dont le rayon ρ\rho vérifie, par Pythagore dans la coupe, ρ2=R2−(R−h)2=4−(2−h)2=4h−h2\rho^{2}=R^{2}-(R-h)^{2}=4-(2-h)^{2}=4h-h^{2}. Son aire vaut donc π(4h−h2)\pi(4h-h^{2}) : c'est exactement dVdh\frac{dV}{dh}. Ajouter une fine couche d'épaisseur dhdh ajoute un volume égal à la surface fois l'épaisseur.

c)

dVdt=π(4h−h2)dhdt\frac{dV}{dt}=\pi(4h-h^{2})\frac{dh}{dt} avec dVdt=−0,5\frac{dV}{dt}=-0{,}5. Pour h=1h=1 : π×3×dhdt=−0,5\pi\times 3\times\frac{dh}{dt}=-0{,}5, donc dhdt=−0,53π≈−0,053\frac{dh}{dt}=-\frac{0{,}5}{3\pi}\approx-0{,}053 m/min, soit 5,35{,}3 cm par minute.

d)

Pour h=3h=3 : 4h−h2=34h-h^{2}=3 aussi, même vitesse : la surface libre a le même rayon à 11 m du fond et à 11 m du sommet. Pour h=2h=2 : 4h−h2=44h-h^{2}=4, la surface est maximale, et dhdt=−0,54π≈−0,040\frac{dh}{dt}=-\frac{0{,}5}{4\pi}\approx-0{,}040 m/min. Le niveau baisse le plus lentement à mi-hauteur, là où la sphère est la plus large.

e)

Pour h=0,1h=0{,}1 : 4h−h2=0,394h-h^{2}=0{,}39 et dhdt=−0,50,39π≈−0,408\frac{dh}{dt}=-\frac{0{,}5}{0{,}39\pi}\approx-0{,}408 m/min : près du fond, la surface se réduit à presque rien et le niveau s'effondre. Durée totale : 33,510,5≈67,0\frac{33{,}51}{0{,}5}\approx 67{,}0 min. Pour cette dernière question, aucune dérivée n'est nécessaire : débit constant, volume connu, simple quotient.

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