Exercice 1 : L'échelle qui glisse : la méthode en cinq gestes
Une échelle de m est appuyée contre un mur vertical. Son pied s'éloigne du mur à la vitesse constante de m/s.
- a) Faites le schéma, nommez les grandeurs variables et dites lesquelles dépendent du temps.
- b) Écrivez la relation qui lie ces grandeurs et qui reste vraie à TOUT instant, pas seulement à l'instant demandé.
- c) Dérivez cette relation par rapport au temps, puis seulement ensuite substituez les valeurs numériques : à quelle vitesse le haut de l'échelle descend-il quand le pied est à m du mur ?
- d) Que devient cette vitesse quand le pied approche de m du mur ? Interprétez le résultat et dites ce que le modèle oublie.
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Réponses
- a) et varient ; la longueur est constante
- b)
- c) m/s : le haut descend
- d) : l'échelle quitte le mur
a) Notons la distance du pied au mur et la hauteur du haut de l'échelle sur le mur, toutes deux en mètres et toutes deux fonctions du temps en secondes. La LONGUEUR de l'échelle, elle, ne dépend pas du temps : elle vaut à tout instant. C'est la distinction qui organise tout le chapitre. Une grandeur qui varie reçoit un nom de fonction et sera dérivée; une grandeur constante reçoit un nombre et sortira de la dérivée. Données : m/s. Inconnue : à l'instant où .
b) L'échelle, le mur et le sol forment un triangle rectangle, donc . Cette relation est vraie à tout instant, ce qui est exactement la condition pour avoir le droit de la dériver par rapport à . Une relation qui ne serait vraie qu'à l'instant considéré, par exemple « », ne se dérive pas : elle donnerait , ce qui est faux.
c) On dérive membre à membre par rapport à , en traitant et comme des fonctions composées : , d'où . MAINTENANT on substitue. Quand , la relation donne . Donc m/s. Le signe négatif est la réponse à lui seul : le haut de l'échelle DESCEND, à m/s. On répond avec l'unité et avec le sens physique, pas avec un nombre nu.
d) Quand , on a et le quotient tend vers : le modèle prédit une vitesse de descente infinie. Vérification numérique : à on trouve et m/s, soit déjà six fois plus qu'à . Ce que le modèle oublie est que l'échelle finit par quitter le mur : la relation suppose un contact permanent en haut et en bas, hypothèse qui cesse d'être physiquement tenable bien avant . Un taux lié qui explose n'est pas une erreur de calcul, c'est le signe que la contrainte géométrique n'est plus valable.