Exercices corrigés : la fonction réciproque (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur la fonction réciproque, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est le chapitre qui explique pourquoi l'exponentielle et le logarithme vont ensemble, pourquoi la racine carrée est la moitié d'une parabole, et comment un appareil de mesure est étalonné.
Le fil de la série est le suivant : une réciproque échange tout, les coordonnées, le domaine et l'image, et jusqu'aux paramètres h et k. Ce qu'elle n'échange pas, c'est le droit d'exister : il faut que chaque image ne vienne que d'un seul antécédent, sinon on restreint.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•UNE RÉCIPROQUE ÉCHANGE LES COORDONNÉES : chaque couple (a;b) devient (b;a). Graphiquement, c'est la réflexion par rapport à la droite y=x.
•f−1 N'EST PAS f1. L'exposant −1 sur le NOM de la fonction désigne la réciproque, sur une valeur il désigne l'inverse.
•MÉTHODE : écrire y=f(x), échanger x et y, isoler y. Ou bien isoler x d'abord et renommer à la fin, mais une seule fois.
•ON REMONTE LES OPÉRATIONS DANS L'ORDRE INVERSE, en remplaçant chacune par son contraire. Pour 2x+1, on retire 1 PUIS on divise par 2.
•TEST DE LA DROITE HORIZONTALE : si une horizontale coupe la courbe deux fois, la réciproque n'est pas une fonction. Une fonction strictement monotone passe le test.
•RESTREINDRE, c'est choisir une branche. La parabole en donne deux, et le contexte décide laquelle, en le disant explicitement.
•DOMAINE ET IMAGE S'ÉCHANGENT : le domaine de f−1 est l'image de f. C'est la propriété la plus rentable du chapitre, elle répond sans calculer la règle.
•h ET k S'ÉCHANGENT AUSSI : un décalage horizontal devient vertical, et réciproquement. C'est un contrôle gratuit sur tout calcul de réciproque.
•VÉRIFIER, C'EST COMPOSER : f(f−1(x))=x et f−1(f(x))=x. Un seul nombre ne prouve rien, mais il suffit à réfuter.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Échanger les coordonnées : ce que fait une réciproque
La réciproque d'une fonction défait ce que la fonction fait : si f envoie 3 sur 7, sa réciproque renvoie 7 sur 3. Chaque couple (a;b) de f devient un couple (b;a) de la réciproque.
Graphiquement, cet échange est une RÉFLEXION par rapport à la droite y=x, et c'est la seule chose à retenir pour tracer une réciproque sans calcul.
a) La table de f est f(0)=1, f(1)=3, f(2)=5, f(3)=7. Donnez la table de sa réciproque.
b) Donnez f−1(5) et f−1(1), puis f(f−1(5)).
c) Quelle est la règle de f, et celle de f−1 ?
d) Vérifiez sur la figure que les points de f et ceux de f−1 sont symétriques par rapport à la droite y=x.
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Réponses
a)f−1(1)=0, f−1(3)=1, f−1(5)=2, f−1(7)=3
b)2, 0 et 5
c)f(x)=2x+1 et f−1(x)=2x−1
d)Le point (2;5) et le point (5;2) sont à la même distance de la droite, de part et d'autre
a)
On échange les deux colonnes : f−1(1)=0, f−1(3)=1, f−1(5)=2 et f−1(7)=3. Rien à calculer, seulement à relire la table dans l'autre sens. La notation f−1 ne signifie PAS f1 : c'est un symbole de réciproque, et la confusion coûte toute une question quand elle s'installe.
b)
f−1(5)=2 et f−1(1)=0, par lecture directe de la table échangée. Ensuite f(f−1(5))=f(2)=5 : on retombe sur le nombre de départ, ce qui est la définition même de la réciproque. Ce contrôle en deux étapes vaut pour toutes les questions du chapitre.
c)
Les valeurs de f montent de 2 à chaque pas de 1 en x, et f(0)=1 : la règle est f(x)=2x+1. Pour la réciproque, on échange les rôles puis on isole : de y=2x+1 on tire x=2y−1, donc f−1(x)=2x−1. Vérification : f−1(7)=26=3, conforme à la table.
d)
Le point (2;5) appartient à f et le point (5;2) à f−1. Le milieu du segment qui les joint est (22+5;25+2)=(3,5;3,5), un point de la droite y=x, et le segment lui est perpendiculaire puisque sa pente vaut 5−22−5=−1. Les deux conditions ensemble, milieu sur la droite et perpendicularité, sont exactement la définition de la symétrie axiale. C'est la démonstration attendue, et elle tient en deux lignes.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Isoler pour trouver la règle de la réciproque
La méthode tient en trois gestes : on écrit y=f(x), on ÉCHANGE x et y, puis on isole y. Le résultat est la règle de f−1.
L'échange peut aussi se faire à la fin, en isolant x d'abord ; l'essentiel est de le faire une fois et une seule.
a) f(x)=3x−12
b) g(x)=x−52+1
c) p(x)=x+4−2
d) q(x)=2⋅3x+7
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Réponses
a)f−1(x)=3x+12
b)g−1(x)=x−12+5
c)p−1(x)=(x+2)2−4, pour x≥−2
d)q−1(x)=log3(2x−7)
a)
De y=3x−12, on échange : x=3y−12, donc 3y=x+12 et y=3x+12. La réciproque est f−1(x)=3x+12. Vérification : f(5)=3 et f−1(3)=315=5, on retombe bien sur 5.
b)
De y=x−52+1, on échange : x=y−52+1. On isole : x−1=y−52, donc y−5=x−12 et y=x−12+5. La réciproque d'une fonction rationnelle est une fonction rationnelle, et l'on remarque que h et k ont échangé leurs places : h=5 et k=1 deviennent h=1 et k=5. C'est une régularité de la famille, et un contrôle rapide.
c)
De y=x+4−2, on échange : x=y+4−2, donc x+2=y+4. On élève au carré, ce qui EXIGE que le membre de gauche soit positif ou nul : x+2≥0, donc x≥−2. Alors (x+2)2=y+4 et y=(x+2)2−4. La réciproque est une demi-parabole, restreinte à x≥−2 : sans cette restriction, on décrirait la parabole entière, qui n'est pas une fonction réciproque. La condition vient de l'IMAGE de p, qui est [−2;+∞[.
d)
De y=2⋅3x+7, on échange : x=2⋅3y+7, donc 3y=2x−7 et, en passant au logarithme de base 3, y=log3(2x−7). Le domaine impose 2x−7>0, donc x>7 : c'est exactement l'image de q, qui est ]7;+∞[. Exponentielle et logarithme forment un couple réciproque, et la translation verticale de l'une devient une translation horizontale de l'autre.
Exercice 3 : Le test de la droite horizontale, et la restriction
La réciproque d'une fonction existe toujours comme RELATION : il suffit d'échanger les coordonnées. Mais pour qu'elle soit une FONCTION, il faut que chaque image de départ ne vienne que d'un seul antécédent.
Le test : si une droite HORIZONTALE coupe la courbe en deux points, la réciproque n'est pas une fonction, et il faut restreindre le domaine.
a) Pour f(x)=(x−1)2−1, expliquez pourquoi la réciproque n'est pas une fonction.
b) Donnez une restriction du domaine de f qui rende la réciproque fonctionnelle, puis la règle de cette réciproque.
c) Donnez l'autre restriction possible et la réciproque correspondante.
d) Parmi y=x3, y=x1 et y=∣x∣, lesquelles ont une réciproque fonctionnelle sans restriction ?
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Réponses
a)Une horizontale la coupe deux fois : deux antécédents pour une même image
b)Sur [1;+∞[, f−1(x)=1+x+1
c)Sur ]−∞;1], f−1(x)=1−x+1
d)y=x3 et y=x1 ; pas y=∣x∣
a)
La courbe est une parabole de sommet (1;−1). La droite y=3 la coupe en x=−1 et x=3, puisque (x−1)2=4 donne x−1=±2. Deux antécédents différents ont donc la même image, et en échangeant les coordonnées on obtiendrait deux ordonnées pour l'abscisse 3 : ce n'est pas une fonction. Il suffit d'UNE horizontale à deux intersections pour conclure.
b)
On restreint à la branche droite, [1;+∞[, c'est-à-dire à partir du sommet. De y=(x−1)2−1 on tire (x−1)2=y+1, donc x−1=y+1, en prenant la racine POSITIVE parce que x≥1. La réciproque est f−1(x)=1+x+1, de domaine [−1;+∞[, qui est bien l'image de f. Vérification : f(4)=8 et f−1(8)=1+3=4.
c)
L'autre restriction est la branche gauche, ]−∞;1]. Cette fois x−1=−y+1, et la réciproque est f−1(x)=1−x+1, de même domaine [−1;+∞[ mais d'image ]−∞;1]. Les deux réciproques sont les deux moitiés de la parabole couchée, et le contexte du problème décide laquelle on garde : une longueur impose la branche positive, une profondeur la branche négative.
d)
y=x3 est strictement croissante : aucune horizontale ne la coupe deux fois, sa réciproque y=3x est une fonction sur R. y=x1 est décroissante sur chacun de ses deux morceaux et ne prend jamais deux fois la même valeur, donc sa réciproque est une fonction, et c'est elle-même. y=∣x∣ échoue : la droite y=2 la coupe en −2 et 2. La règle générale : une fonction strictement monotone sur tout son domaine passe le test.
Exercice 4 : Vérifier par composition
Deux fonctions sont réciproques l'une de l'autre si et seulement si leurs deux composées redonnent la variable : f(f−1(x))=x ET f−1(f(x))=x, chacune sur le domaine qui convient.
C'est la seule vérification qui prouve quelque chose. Tester un nombre ne prouve rien, mais il suffit d'un nombre pour RÉFUTER.
a) Vérifiez que f(x)=4x−6 et g(x)=4x+6 sont réciproques.
b) u(x)=x3 est-elle sa propre réciproque ? Démontrez-le.
c) v(x)=x2 et w(x)=x sont-elles réciproques sur R ? Testez x=−3.
d) m(x)=2x+1 et n(x)=2x+1 sont-elles réciproques ? Réfutez avec un seul nombre.
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Réponses
a)Oui : les deux composées donnent x
b)Oui : u(u(x))=x pour tout x=0
c)Non sur R : w(v(−3))=3 et non −3
d)Non : n(m(0))=1,5 au lieu de 0
a)
g(f(x))=4(4x−6)+6=44x=x. Dans l'autre sens, f(g(x))=4⋅4x+6−6=x+6−6=x. Les deux composées donnent x pour tout réel, donc les deux fonctions sont bien réciproques. Il faut écrire les DEUX calculs : un seul ne suffit pas en toute rigueur, même s'il suffit presque toujours en pratique.
b)
u(u(x))=x33=3×3x=x, pour tout x=0. La fonction est donc sa PROPRE réciproque, ce qu'on appelle une involution. Graphiquement, sa courbe est symétrique par rapport à la droite y=x, et la réflexion la laisse inchangée. C'est vrai de toute fonction xc, et c'est un cas que l'examen aime poser.
c)
Non sur R. Test en x=−3 : v(−3)=9, puis w(9)=3, et non −3. La composée w∘v ne redonne x que pour x≥0 : sur les négatifs, elle rend la valeur absolue. Les deux fonctions sont réciproques sur [0;+∞[ SEULEMENT, et préciser le domaine fait partie de la réponse.
d)
Test en x=0 : m(0)=1, puis n(1)=21+1=1,5, et non 0. Un seul nombre suffit à réfuter, et c'est la méthode la plus rapide. L'erreur de construction est visible : en isolant y dans x=2y+1, on obtient y=2x−1, c'est-à-dire 2x−21, et non 2x+1. Inverser l'ordre des opérations sans inverser chacune est le piège classique : il faut retirer 1 AVANT de diviser par 2.
Exercice 5 : Domaine et image échangés
Puisque la réciproque échange les coordonnées, elle échange aussi le DOMAINE et l'IMAGE. C'est la propriété la plus rentable du chapitre : elle donne le domaine d'une réciproque sans calculer sa règle.
Pour chaque fonction, donnez son domaine, son image, puis le domaine et l'image de sa réciproque.
a) f(x)=x−3+2
b) g(x)=5⋅2x−1
c) p(x)=x−64+3
d) Une fonction a pour domaine [−2;10] et pour image [1;7]. Sa réciproque peut-elle avoir 8 dans son domaine ?
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Réponses
a)[3;+∞[ et [2;+∞[, échangés pour la réciproque
b)R et ]−1;+∞[, échangés
c)R∖{6} et R∖{3}, échangés
d)Non : le domaine de la réciproque est [1;7], et 8 n'y est pas
a)
Domaine de f : x−3≥0, donc [3;+∞[. Image : la racine vaut au moins zéro, donc f vaut au moins 2, image [2;+∞[. Pour f−1, tout s'échange : domaine [2;+∞[ et image [3;+∞[. On le vérifie sur la règle, f−1(x)=(x−2)2+3 pour x≥2, dont la plus petite valeur est bien 3.
b)
Domaine de g : R, une exponentielle est définie partout. Image : 2x est strictement positif, donc 5⋅2x aussi, et g est strictement supérieure à −1 : image ]−1;+∞[, crochet OUVERT. Pour g−1 : domaine ]−1;+∞[ et image R. C'est bien ce que donne la règle, g−1(x)=log2(5x+1), définie exactement pour x>−1.
c)
Domaine de p : R privé de 6, l'asymptote verticale. Image : R privé de 3, l'asymptote horizontale, jamais atteinte. La réciproque échange les deux : son domaine est R privé de 3 et son image R privé de 6. Autrement dit, les deux asymptotes échangent elles aussi leurs rôles, ce qui confirme la remarque de l'exercice 2 sur h et k.
d)
Non. Le domaine de la réciproque est l'IMAGE de la fonction, c'est-à-dire [1;7], et 8 n'y appartient pas. La question se règle sans connaître ni la règle ni la forme de la fonction : il n'existe aucun x du domaine tel que f(x)=8, donc f−1(8) n'a pas de sens. C'est exactement le genre de question qui rapporte des points pour deux lignes de raisonnement.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : La réciproque d'une fonction translatée
L'an dernier, toutes les réciproques du cours portaient sur des fonctions à sommet ou à point de départ à l'origine. Dès que h et k ne sont plus nuls, une question nouvelle se pose : que deviennent-ils dans la réciproque ?
Travaillez sur f(x)=2(x−3)2+1, restreinte à [3;+∞[.
a) Donnez le domaine et l'image de f sur cette restriction.
b) Déterminez la règle de f−1.
c) Que sont devenus le 3 et le 1 dans la règle de la réciproque ?
d) Calculez f(6) et f−1(19), puis f−1(f(6)).
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Réponses
a)Domaine [3;+∞[, image [1;+∞[
b)f−1(x)=3+2x−1
c)Le 3, qui était un décalage horizontal, est devenu vertical ; le 1, vertical, est devenu horizontal
d)f(6)=19, f−1(19)=6, et la composée redonne 6
a)
La restriction [3;+∞[ part du sommet et garde la branche droite. Le sommet est (3;1) et a=2>0, donc l'image est [1;+∞[. La restriction est choisie exactement pour que f soit strictement croissante et passe le test de la droite horizontale.
b)
De y=2(x−3)2+1, on isole : 2(x−3)2=y−1, donc (x−3)2=2y−1, puis x−3=2y−1, racine POSITIVE puisque x≥3. Donc x=3+2y−1, et en échangeant les noms, f−1(x)=3+2x−1. Son domaine est [1;+∞[, l'image de f, et son image [3;+∞[, le domaine de f.
c)
Le 3 était le h de f, un décalage HORIZONTAL ; il est devenu le k de f−1, un décalage VERTICAL. Le 1 était le k de f ; il est devenu le h de f−1, sous le radical. C'est la traduction directe de la symétrie par rapport à y=x : une réflexion sur cette droite échange les deux directions, donc elle échange h et k. La règle vaut pour toutes les familles, et elle donne un contrôle gratuit sur n'importe quel calcul de réciproque.
d)
f(6)=2×9+1=19. f−1(19)=3+218=3+9=3+3=6. Et f−1(f(6))=f−1(19)=6 : on retombe sur le point de départ, ce qui valide la règle trouvée. Cette double vérification est celle que le correcteur attend en fin de question, et elle prend dix secondes.
Exercice 7 : Choisir la branche que le contexte impose
Quand une grandeur physique est décrite par une fonction non bijective, la réciproque existe quand même : c'est le CONTEXTE qui choisit la branche, et ce choix doit être écrit.
Une tôle carrée de côté c, en centimètres, est percée d'un trou circulaire de 10 cm de diamètre en son centre. L'aire de matière restante vaut A(c)=c2−25π, en centimètres carrés, et le côté ne peut pas être inférieur à 10 cm.
a) Donnez le domaine de A imposé par le contexte, et l'aire minimale correspondante, au centième.
b) Sans restriction, la réciproque de c↦c2−25π serait-elle une fonction ? Justifiez.
c) Donnez la règle de la réciproque valable dans ce contexte, et dites ce qu'elle calcule.
d) Quel côté faut-il choisir pour obtenir 300 cm² de matière ? Donnez la réponse au dixième.
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Réponses
a)[10;+∞[, aire minimale 100−25π≈21,46 cm²
b)Non : deux côtés opposés donneraient la même aire
c)c=A+25π : elle donne le côté à découper pour une aire voulue
d)Environ 19,4 cm
a)
Le contexte impose c≥10, sinon le trou déborde de la tôle : le domaine est [10;+∞[. L'aire minimale est A(10)=100−25π≈21,46 cm². La restriction n'est donc pas un choix mathématique mais une contrainte physique, et c'est elle qui rend la réciproque possible.
b)
Non. La fonction c↦c2−25π est une parabole : sur R, les côtés 12 et −12 donneraient la même aire, 144−25π. Une horizontale la couperait donc deux fois, et la réciproque ne serait pas une fonction. La restriction c≥10 ne garde qu'une branche, strictement croissante, et le problème disparaît.
c)
De A=c2−25π, on tire c2=A+25π, donc c=A+25π, en gardant la racine positive puisque c≥10. La réciproque calcule le CÔTÉ à découper pour obtenir une aire de matière donnée, c'est-à-dire exactement la question que se pose l'atelier : on connaît la quantité de métal voulue, on cherche la dimension. Son domaine est [100−25π;+∞[, l'image de A.
d)
c=300+25π=300+78,54=378,54≈19,5 cm. En arrondissant au dixième par excès, on obtient 19,5 cm, et un contrôle s'impose : 19,52−25π=380,25−78,54=301,7 cm², un peu plus que demandé, ce qui est le bon sens de l'arrondi pour une découpe. Arrondir à 19,4 donnerait 297,8 cm², insuffisant. En atelier, l'arrondi se fait toujours du côté qui respecte la contrainte, et il faut le dire.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « f−1(x) est l'inverse de f(x), c'est-à-dire f(x)1. »
b) « Toute fonction admet une fonction réciproque. »
c) « La réciproque de y=(x−4)2 est y=x+4, sans condition. »
d) « Le domaine de f−1 est le domaine de f. »
e) « Pour trouver une réciproque, il suffit d'inverser l'ordre des opérations. »
Voir la correction
a)
Faux, et la confusion est purement notationnelle. Contre-exemple : pour f(x)=2x+1, la réciproque est f−1(x)=2x−1, alors que f(x)1=2x+11. En x=3 : la réciproque vaut 1, l'inverse vaut 71. L'énoncé correct : l'exposant −1 placé sur le NOM de la fonction désigne la réciproque ; placé sur une valeur, il désigne l'inverse.
b)
Faux. Contre-exemple : y=x2 sur R échoue au test de la droite horizontale, y=4 la coupant en −2 et 2. L'énoncé correct : toute fonction admet une RELATION réciproque, obtenue en échangeant les coordonnées, mais cette relation n'est une FONCTION que si la fonction de départ est strictement monotone, ou restreinte pour le devenir.
c)
Faux : il manque la condition. En prenant x=1, la formule proposée donne y=5, or (5−4)2=1 : ce point-là convient. Mais la parabole passe aussi par (3;1), et la formule ne le retrouve jamais. L'énoncé correct : la réciproque n'existe que sur une restriction. Sur [4;+∞[, c'est y=x+4 ; sur ]−∞;4], c'est y=4−x. Les deux existent, et la question doit dire laquelle.
d)
Faux : c'est l'IMAGE de f. Contre-exemple : f(x)=x−3+2 a pour domaine [3;+∞[ et pour image [2;+∞[ ; sa réciproque a pour domaine [2;+∞[. L'énoncé correct : la réciproque échange domaine et image, ce qui donne les deux d'un coup, sans calculer la règle.
e)
Faux si l'on n'inverse pas AUSSI chaque opération. Contre-exemple : pour m(x)=2x+1, inverser l'ordre sans inverser les opérations donne 2x+1, et l'on vérifie que n(m(0))=1,5 au lieu de 0. L'énoncé correct : on remonte les opérations dans l'ordre inverse ET on remplace chacune par son opération contraire, donc ici on retire 1 puis on divise par 2, ce qui donne 2x−1.
Exercice 9 : Problème : le débitmètre à organe déprimogène
Un débitmètre mesure la perte de pression Δp, en kilopascals, provoquée par un rétrécissement placé dans une conduite. Pour ce modèle, la perte de pression dépend du débit Q, en litres par seconde, selon Δp(Q)=0,8Q2, pour Q compris entre 0 et 25.
L'appareil affiche une pression ; l'opérateur, lui, veut un débit. C'est donc la RÉCIPROQUE qui est câblée dans l'électronique de l'afficheur.
a) Donnez le domaine et l'image de Δp.
b) Pourquoi la restriction aux débits positifs est-elle indispensable pour que la réciproque existe ?
c) Donnez la règle de la réciproque, Q(Δp), et son domaine.
d) L'afficheur indique 245 kPa. Quel est le débit, au dixième ? Vérifiez.
Voir la correction
Réponses
a)Domaine [0;25], image [0;500]
b)Sans elle, deux débits opposés donneraient la même pression
c)Q=0,8Δp, de domaine [0;500]
d)17,5 L/s
a)
Le domaine est imposé par l'appareil : [0;25] litres par seconde. La fonction 0,8Q2 est croissante sur cet intervalle, donc l'image va de Δp(0)=0 à Δp(25)=0,8×625=500 kilopascals : image [0;500].
b)
Parce que 0,8Q2 est une parabole : sur R, les débits 10 et −10 donneraient tous deux 80 kPa, donc une même pression correspondrait à deux débits et la réciproque ne serait pas une fonction. La restriction aux débits positifs, qui est de toute façon physique, garde la branche croissante et rend la réciproque possible. C'est un cas où la contrainte du contexte et la contrainte mathématique coïncident.
c)
De Δp=0,8Q2, on tire Q2=0,8Δp, donc Q=0,8Δp, racine positive. Le domaine de la réciproque est l'image de Δp, soit [0;500] kilopascals : au-delà, l'afficheur sortirait de la plage d'étalonnage et sa lecture n'aurait aucune valeur.
d)
Q=0,8245=306,25=17,5 litres par seconde, un résultat exact puisque 306,25=17,52. Vérification par la fonction directe : 0,8×17,52=0,8×306,25=245 kPa, conforme. Remarque utile pour la lecture : doubler le débit multiplie la pression par QUATRE, donc la précision de l'afficheur n'est pas la même en haut et en bas de l'échelle, et c'est ce que la forme de la courbe annonce.
Exercice 10 : Problème : le barème de réglage d'une presse
Sur une presse à emboutir, la force F développée, en kilonewtons, dépend du réglage r de la molette, un nombre sans unité compris entre 0 et 60, selon F(r)=1,5r+20.
Le régleur travaille dans l'autre sens : il connaît la force exigée par la pièce et cherche le réglage. Il lui faut donc la réciproque, et surtout la plage de forces que la machine peut réellement produire.
a) Donnez le domaine et l'image de F.
b) Déterminez la règle de F−1 et son domaine.
c) Une pièce demande 86 kN. Quel réglage faut-il ? Et pour 140 kN ?
d) Un régleur propose la formule r=1,5F−20. Réfutez-la avec un seul exemple, puis expliquez son erreur.
Voir la correction
Réponses
a)Domaine [0;60], image [20;110]
b)F−1(x)=1,5x−20, de domaine [20;110]
c)Réglage 44 pour 86 kN ; 140 kN est hors de portée de la machine
d)Pour F=86, sa formule donne environ 37,3 au lieu de 44 : il divise avant de soustraire
a)
Le domaine est celui de la molette, [0;60]. La fonction est affine croissante, donc l'image va de F(0)=20 à F(60)=1,5×60+20=110 : image [20;110] kilonewtons. La presse ne peut donc rien produire en dessous de 20 kN, même molette à zéro, ce qui est le genre de détail qu'un barème doit dire.
b)
De y=1,5r+20, on isole : 1,5r=y−20, donc r=1,5y−20. La réciproque est F−1(x)=1,5x−20, et son domaine est l'image de F, soit [20;110]. Son image, elle, est [0;60], la plage de la molette.
c)
Pour 86 kN : r=1,586−20=1,566=44. Vérification : 1,5×44+20=66+20=86 kN, conforme. Pour 140 kN : la valeur n'appartient pas au domaine de la réciproque, [20;110]. La formule donnerait r=80, mais la molette s'arrête à 60 : la machine ne peut pas fournir 140 kN. Répondre 80 sans vérifier le domaine est l'erreur qui casse une presse, et sur une copie elle coûte toute la question.
d)
Test avec F=86 : la formule proposée donne 1,586−20=57,33−20=37,33, alors que le bon réglage est 44. Un seul exemple suffit à réfuter. L'erreur est un ordre d'opérations : dans F=1,5r+20, on multiplie PUIS on ajoute, donc pour remonter il faut soustraire PUIS diviser. Le régleur a divisé avant de soustraire, ce qui revient à diviser aussi le 20 par 1,5. En pratique, sa presse frapperait trop faiblement et la pièce serait mal emboutie.
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