Exercices corrigés : la fonction racine carrée (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur la fonction racine carrée, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est la famille qui décrit tout ce qui croît de moins en moins vite, et elle est la réciproque de la parabole du chapitre précédent.
Le fil de la série est le suivant : une racine carrée est une DEMI-COURBE. Tout se lit sur son point de départ et sur deux signes, celui de a qui dit si elle monte ou descend, et celui de b qui dit si elle part vers la droite ou vers la gauche.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•FORME CANONIQUE : f(x)=ab(x−h)+k. Le point (h;k) est le POINT DE DÉPART, et il appartient à la courbe.
•LE SIGNE DE b DONNE LE CÔTÉ : positif, la courbe part vers la droite et le domaine est [h;+∞[ ; négatif, vers la gauche et ]−∞;h].
•LE SIGNE DE a DONNE LE SENS : positif, l'image est [k;+∞[ ; négatif, ]−∞;k]. La valeur absolue de a ne change que la raideur.
•ON MET b EN ÉVIDENCE AVANT DE LIRE h : dans 3x−12, le radicande s'écrit 3(x−4), donc le domaine commence à 4, jamais à 12.
•UN FACTEUR POSITIF SORT DU RADICAL en prenant sa racine : 9(x−2)=3x−2, donc un b peut toujours devenir un a.
•TROUVER LA RÈGLE demande UN seul point : h et k viennent du départ, b vaut ±1 selon le côté, et le point donne a.
•AU PLUS UN ZÉRO, parce que la fonction est strictement monotone. Après élévation au carré, on vérifie toujours dans l'équation de départ.
•UNE INÉQUATION SE COUPE AVEC LE DOMAINE : la solution de f(x)<k ne descend jamais en dessous de h quand b>0.
•x2=∣x∣, et c'est cette valeur absolue qui apparaît quand on compose une racine avec sa réciproque.
•LA RÉCIPROQUE NE DEMANDE AUCUNE RESTRICTION : c'est une demi-parabole, et son domaine est l'image de la racine.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Le point de départ et les deux signes
La forme canonique est f(x)=ab(x−h)+k. Le point (h;k) est le POINT DE DÉPART de la demi-courbe, et il appartient à la courbe : c'est l'endroit où le radical s'annule.
Deux signes suffisent ensuite à tout décrire. Le signe de b dit de quel côté la courbe part, celui de a dit si elle monte ou si elle descend.
a) f(x)=3x−4+1 : point de départ, sens d'ouverture, domaine et image.
b) g(x)=−2x+5+3 : mêmes questions.
c) p(x)=−(x−6)−2 : mêmes questions.
d) q(x)=−2−x+4 : mêmes questions. Attention à l'écriture du radicande.
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Réponses
a)Départ (4;1), vers la droite et vers le haut, domaine [4;+∞[, image [1;+∞[
b)Départ (−5;3), vers la droite et vers le bas, domaine [−5;+∞[, image ]−∞;3]
c)Départ (6;−2), vers la gauche et vers le haut, domaine ]−∞;6], image [−2;+∞[
d)Départ (2;4), vers la gauche et vers le bas, domaine ]−∞;2], image ]−∞;4]
a)
a=3, b=1, h=4, k=1. Le point de départ est (4;1). Comme b>0, la courbe part vers la DROITE, donc le domaine est [4;+∞[. Comme a>0, elle monte, donc l'image est [1;+∞[. Vérification : f(8)=3×2+1=7, un point bien à droite et au-dessus du départ.
b)
a=−2, b=1, h=−5, k=3, en lisant x+5=x−(−5). Départ (−5;3), vers la droite puisque b>0, mais vers le BAS puisque a<0 : domaine [−5;+∞[ et image ]−∞;3]. Vérification : g(−1)=−2×2+3=−1.
c)
Le radicande est −(x−6), donc b=−1 et h=6 ; a=1 et k=−2. Départ (6;−2), vers la GAUCHE puisque b<0 : domaine ]−∞;6]. Elle monte puisque a>0 : image [−2;+∞[. Vérification : p(2)=4−2=0, à gauche du départ et plus haut.
d)
Il faut d'abord écrire le radicande sous la forme b(x−h) : 2−x=−(x−2), donc b=−1 et h=2 ; a=−1 et k=4. Départ (2;4), vers la gauche et vers le bas : domaine ]−∞;2] et image ]−∞;4]. Lire h=2 directement sur 2−x serait une chance, pas une méthode : c'est la mise en évidence du −1 qui le donne, et avec 6−2x elle donnerait b=−2 et h=3.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Mettre le radicande sous forme canonique
Un radicande écrit bx+c ne se lit pas : il faut mettre b EN ÉVIDENCE pour faire apparaître b(x−h). Sans ce geste, on lit un h faux, et tout le reste suit.
Une seconde écriture est possible : on peut aussi sortir le facteur du radical, puisque b⋅x−h vaut b(x−h) quand b>0. Les deux formes décrivent la même courbe.
a) Écrivez y=3x−12 sous forme canonique, puis donnez le point de départ.
b) Écrivez y=9x−18 sous la forme ax−h, avec le facteur sorti du radical.
c) Écrivez y=2−4x+8−1 sous forme canonique, puis donnez domaine et image.
d) Vérifiez que 9x−18 et 3x−2 donnent la même valeur en x=6 et en x=11.
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Réponses
a)y=3(x−4), départ (4;0)
b)y=3x−2
c)y=2−4(x−2)−1, domaine ]−∞;2], image [−1;+∞[
d)6 et 9 dans les deux cas
a)
3x−12=3(x−4), donc y=3(x−4) : b=3 et h=4. Le point de départ est (4;0), là où le radicande s'annule. Lire h=12 sur l'écriture de départ serait l'erreur type, et elle place le point de départ à huit unités de sa vraie position.
b)
9x−18=9(x−2), donc y=9(x−2)=9⋅x−2=3x−2. Le facteur sort du radical en prenant sa racine carrée : un b de 9 devient un a de 3. C'est pour cette raison qu'on peut toujours ramener b à ±1, et que beaucoup d'énoncés le font.
c)
−4x+8=−4(x−2), donc y=2−4(x−2)−1 : a=2, b=−4, h=2, k=−1. Comme b<0, la courbe part vers la gauche : domaine ]−∞;2]. Comme a>0, elle monte : image [−1;+∞[. En sortant le facteur, −4(x−2)=2−(x−2), donc y=42−x−1, une écriture équivalente et plus courte.
d)
En x=6 : 54−18=36=6, et 34=6. En x=11 : 99−18=81=9, et 39=9. Les deux écritures coïncident, comme prévu. Ce contrôle sur deux points est la vérification standard après une mise en évidence : elle attrape aussi bien une erreur de h qu'une erreur de facteur sorti.
Exercice 3 : Trouver la règle
Le point de départ donne h et k sans calcul. Il reste un seul paramètre à trouver, et un point suffit. On fixe donc b=±1, le signe étant imposé par le côté vers lequel la courbe part.
C'est plus simple que pour la parabole : ici, il n'y a jamais de système à résoudre.
a) Départ (3;−1), la courbe part vers la droite et passe par (7;5).
b) Départ (−2;4), la courbe part vers la gauche et passe par (−11;−2).
c) Départ (5;0), la courbe part vers la droite et passe par (9;−6).
d) Une courbe part de (0;2) vers la droite et passe par (4;2). Est-ce possible ? Justifiez.
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Réponses
a)y=3x−3−1
b)y=−2−(x+2)+4
c)y=−3x−5
d)Non : une racine carrée est strictement monotone, elle ne repasse jamais par la même ordonnée
a)
h=3, k=−1, b=1 puisque la courbe part vers la droite : y=ax−3−1. Le point (7;5) donne 5=a4−1, donc 2a=6 et a=3. La règle est y=3x−3−1. Vérification : y(7)=3×2−1=5.
b)
h=−2, k=4, b=−1 puisque la courbe part vers la gauche : y=a−(x+2)+4. Le point (−11;−2) donne −2=a9+4, donc 3a=−6 et a=−2. La règle est y=−2−(x+2)+4. Le signe négatif de a était prévisible : le point donné est plus BAS que le départ.
c)
h=5, k=0, b=1 : y=ax−5. Le point (9;−6) donne −6=a×2, donc a=−3 et y=−3x−5. Ici k=0, ce qui ne change rien à la méthode : le point de départ est simplement sur l'axe des x.
d)
Non, c'est impossible. Une fonction racine carrée est strictement monotone sur tout son domaine : croissante si a>0, décroissante si a<0. Elle ne prend donc jamais deux fois la même valeur, et une courbe qui part de l'ordonnée 2 ne peut pas y revenir en x=4. Le seul cas compatible serait a=0, mais la fonction ne serait plus une racine carrée, seulement la constante 2. C'est aussi ce qui garantit que sa réciproque est une fonction.
Exercice 4 : Zéro, ordonnée à l'origine, équation et inéquation
Une fonction racine carrée a AU PLUS un zéro, puisqu'elle est strictement monotone. Le trouver revient à isoler le radical, puis à élever au carré, ce qui impose une vérification.
On travaille sur f(x)=2x+3−6.
a) Donnez le domaine, l'image et l'ordonnée à l'origine de f.
b) Trouvez le zéro de f.
c) Résolvez f(x)=−2, puis f(x)=−8.
d) Résolvez f(x)≥0, puis f(x)<4.
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Réponses
a)Domaine [−3;+∞[, image [−6;+∞[, ordonnée à l'origine 23−6≈−2,536
b)x=6
c)x=1 ; aucune solution pour −8
d)[6;+∞[, puis [−3;22[
a)
Le radicande impose x+3≥0, donc le domaine est [−3;+∞[. Le point de départ est (−3;−6) et a=2>0, donc l'image est [−6;+∞[. L'ordonnée à l'origine est f(0)=23−6≈3,464−6=−2,536. Elle existe parce que 0 appartient au domaine, ce qui n'est pas toujours le cas et doit être vérifié.
b)
2x+3−6=0 donne x+3=3, donc x+3=9 et x=6. Vérification OBLIGATOIRE : f(6)=2×3−6=0, et 6 appartient bien au domaine. L'élévation au carré peut fabriquer des solutions étrangères, donc on revient toujours à l'équation de départ.
c)
2x+3−6=−2 donne x+3=2, donc x+3=4 et x=1. Vérification : f(1)=2×2−6=−2. Pour f(x)=−8 : x+3=−1, impossible, une racine carrée n'est jamais négative. Aucune solution, et on le voit aussi sur l'image : −8 est en dessous de −6.
d)
f(x)≥0 : la fonction est croissante et s'annule en 6, donc elle est positive à partir de là, soit [6;+∞[. f(x)<4 : on résout d'abord f(x)=4, ce qui donne x+3=5, donc x=22. Par croissance, f est inférieure à 4 AVANT 22, mais sans jamais sortir du domaine : la solution est [−3;22[, avec le crochet fermé en −3 parce que la fonction y existe. Oublier la borne du domaine et écrire ]−∞;22[ est l'erreur la plus coûteuse du chapitre.
Exercice 5 : La réciproque redonne une demi-parabole
Une racine carrée est strictement monotone : sa réciproque est donc une fonction, sans aucune restriction à imposer. Elle est une demi-parabole, et son domaine est l'image de la racine.
C'est le sens inverse du chapitre précédent, où l'on restreignait une parabole pour obtenir une racine.
a) Déterminez la réciproque de f(x)=x−1+3, avec son domaine.
b) Déterminez la réciproque de g(x)=−2x+5, avec son domaine.
c) Pourquoi la réciproque d'une racine carrée n'a-t-elle jamais besoin de restriction, alors que celle d'une parabole en demande toujours une ?
d) Vérifiez la réciproque de a) par composition dans les deux sens.
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Réponses
a)f−1(x)=(x−3)2+1, de domaine [3;+∞[
b)g−1(x)=4(x−5)2, de domaine ]−∞;5]
c)Parce qu'une racine carrée est strictement monotone, et une parabole ne l'est pas
d)Les deux composées redonnent x
a)
De y=x−1+3, on isole : x−1=y−3, puis on élève au carré, ce qui EXIGE y−3≥0. Alors x−1=(y−3)2 et x=(y−3)2+1. En échangeant les noms, f−1(x)=(x−3)2+1, de domaine [3;+∞[, qui est bien l'image de f. C'est la branche DROITE de la parabole de sommet (3;1).
b)
De y=−2x+5, on isole : x=25−y, ce qui exige 5−y≥0, donc y≤5. En élevant au carré, x=4(5−y)2=4(y−5)2, les deux écritures étant égales puisque le carré efface le signe. Donc g−1(x)=4(x−5)2, de domaine ]−∞;5] : cette fois c'est la branche GAUCHE de la parabole de sommet (5;0).
c)
Parce qu'une racine carrée est strictement monotone sur tout son domaine, croissante ou décroissante selon le signe de a : aucune horizontale ne la coupe deux fois, donc sa réciproque est une fonction telle quelle. Une parabole complète, elle, descend puis remonte : elle prend deux fois presque toutes ses valeurs, et il faut couper au sommet pour la rendre monotone. La restriction est donc le prix à payer d'un extremum à l'intérieur du domaine.
d)
Premier sens : f−1(f(x))=(x−1+3−3)2+1=x−1+1=x, pour tout x≥1. Second sens : f(f−1(x))=(x−3)2+1−1+3=(x−3)2+3=∣x−3∣+3, qui vaut x−3+3=x POUR x≥3, c'est-à-dire sur le domaine de f−1. Les deux composées redonnent la variable, et la valeur absolue apparue au second calcul rappelle que le domaine compte.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Lire quatre branches sur un même graphique
Quatre demi-courbes partent du même point (2;1). Elles diffèrent par les signes de a et de b, et par la valeur absolue de a.
Associer chaque branche à sa règle est l'exercice de lecture type du chapitre, et il se fait sans calcul : le côté d'abord, le sens ensuite, l'ouverture en dernier.
a) Quelle branche correspond à y=3x−2+1 ? Décrivez-la en une phrase.
b) Quelle branche correspond à y=2−(x−2)+1 ?
c) Donnez l'image de chacune des quatre fonctions représentées.
d) Quelle valeur commune les quatre fonctions prennent-elles, et en quel point ?
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Réponses
a)La plus raide à droite
b)La seule qui part vers la gauche
c)[1;+∞[ pour trois d'entre elles, ]−∞;1] pour celle qui descend
d)Elles valent toutes 1 en x=2
a)
C'est la branche qui part vers la droite en montant le plus vite : b>0 donne le côté droit, a=3>0 donne la montée, et ∣a∣=3 la rend trois fois plus raide que celle de y=x−2+1. Contrôle : en x=6, elle vaut 3×2+1=7, alors que la branche simple vaut 3.
b)
C'est la seule qui part vers la GAUCHE, puisque b=−1<0. Elle monte, car a=2>0. Le côté est toujours la première chose à regarder : il se lit sur le signe de b et il élimine d'emblée trois branches sur quatre. Contrôle : en x=−2, elle vaut 2×2+1=5.
c)
Les trois fonctions à a>0 montent depuis k=1 : leur image est [1;+∞[, quelle que soit la valeur de a et quel que soit le côté. La quatrième, y=−x−2+1, descend depuis 1 : son image est ]−∞;1]. La valeur absolue de a ne change JAMAIS l'image d'une racine carrée, elle ne change que la vitesse à laquelle la courbe s'éloigne du départ.
d)
Elles valent toutes 1 en x=2, le point de départ commun : le radical y est nul, donc chaque fonction vaut k=1, quels que soient a et b. C'est le seul point commun aux quatre, et il ne dépend que de h et k. Sur un graphique, repérer ce point unique est ce qui permet de lire h et k en une seconde.
Exercice 7 : Comparer une racine carrée et une droite
Une racine carrée monte de plus en plus lentement, une droite monte toujours à la même vitesse. Elles se croisent donc au plus deux fois, et savoir laquelle est au-dessus sur quel intervalle est une question classique de modélisation.
On pose f(x)=4x et d(x)=x+3.
a) Déterminez les points d'intersection des deux courbes.
b) Sur quel intervalle a-t-on f(x)>d(x) ?
c) Que vaut l'écart maximal entre les deux courbes sur cet intervalle, et où est-il atteint ?
d) Expliquez pourquoi une racine carrée finit toujours par passer sous une droite de pente strictement positive.
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Réponses
a)(1;4) et (9;12)
b)]1;9[
c)Écart maximal de 1, atteint en x=4
d)Parce que son taux d'accroissement tend vers zéro, alors que celui de la droite reste constant
a)
On égale : 4x=x+3. En posant t=x, avec t≥0, on obtient 4t=t2+3, soit t2−4t+3=0, donc (t−1)(t−3)=0 et t=1 ou t=3. Alors x=t2 vaut 1 ou 9. Les points sont (1;4) et (9;12). Vérification : 49=12 et 9+3=12. Le changement de variable évite d'élever au carré une équation à deux termes, et il supprime tout risque de racine étrangère.
b)
Entre les deux points d'intersection, la racine est au-dessus : on le vérifie en un point, x=4, où f(4)=8 et d(4)=7. La solution est ]1;9[, bornes exclues puisque l'inégalité est stricte et que les deux courbes s'y touchent.
c)
L'écart est e(x)=4x−x−3. En posant à nouveau t=x, e=−t2+4t−3=−(t−2)2+1 : c'est une parabole en t, de maximum 1 atteint pour t=2, c'est-à-dire x=4. L'écart maximal vaut donc 1, en x=4, ce qui confirme le calcul de la question b). Transformer un problème de racine en problème de parabole par changement de variable est la technique la plus rentable du chapitre.
d)
Parce que leurs vitesses de croissance ne se comparent pas. Sur [0;1], la racine gagne 4 unités ; sur [100;101], elle n'en gagne que 0,2. La droite, elle, gagne toujours exactement 1 par unité. Dès que le gain de la racine passe sous celui de la droite, l'écart se referme puis s'inverse définitivement. C'est la raison pour laquelle aucun modèle en racine carrée ne peut dépasser durablement un modèle linéaire, et c'est une observation à faire avant tout calcul.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « Le domaine de y=3x−12 commence à 12. »
b) « Une fonction racine carrée a toujours une image du type [k;+∞[. »
c) « x2=x. »
d) « Pour résoudre f(x)<4, il suffit de résoudre f(x)=4 et de prendre tout ce qui est avant. »
e) « Une racine carrée peut prendre deux fois la même valeur si a est assez grand. »
Voir la correction
a)
Faux : il faut METTRE 3 EN ÉVIDENCE. 3x−12=3(x−4), donc le domaine commence à 4. Contrôle : en x=5, le radicande vaut 3, qui est positif, donc la fonction existe bien avant 12. L'énoncé correct : le domaine commence en h, et h ne se lit qu'après mise en évidence de b.
b)
Faux quand a<0. Contre-exemple : y=−2x+5+3 a pour image ]−∞;3]. L'énoncé correct : l'image est [k;+∞[ si a>0 et ]−∞;k] si a<0. Le signe de a décide, et la valeur de k est la borne dans les deux cas.
c)
Faux pour les négatifs. Contre-exemple : (−5)2=25=5, et non −5. L'énoncé correct : x2=∣x∣. C'est exactement ce qui apparaît quand on compose une racine carrée avec sa réciproque, et c'est là que la restriction devient visible.
d)
Faux : il manque la borne du DOMAINE. Contre-exemple : pour f(x)=2x+3−6, la résolution donne x=22, et « tout ce qui est avant » suggérerait ]−∞;22[, alors que la fonction n'existe pas avant −3. L'énoncé correct : la solution est [−3;22[, et toute solution d'inéquation se coupe avec le domaine.
e)
Faux, et c'est indépendant de a. Une fonction racine carrée est strictement monotone sur tout son domaine : croissante si a>0, décroissante si a<0. Elle ne repasse donc jamais par une valeur déjà prise, quel que soit ∣a∣, qui ne change que la vitesse. L'énoncé correct : c'est cette monotonie stricte qui garantit que sa réciproque est une fonction sans restriction.
Exercice 9 : Problème : le diamètre d'un câble de levage
Un fabricant de câbles de levage publie la règle suivante : pour une charge admissible F, en kilonewtons, le diamètre minimal du câble vaut D(F)=4F−1+6, en millimètres, valable pour des charges comprises entre 1 et 50 kilonewtons.
La forme en racine carrée n'est pas un hasard : la résistance d'un câble est proportionnelle à sa SECTION, donc au carré de son diamètre.
a) Donnez le point de départ de la courbe et interprétez-le dans la situation.
b) Quel diamètre faut-il pour une charge de 26 kilonewtons ?
c) Un câble de 30 millimètres est disponible en magasin. Quelle charge maximale admet-il ? Donnez la réponse au centième.
d) Doubler la charge double-t-il le diamètre ? Comparez les cas F=5 et F=10.
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Réponses
a)(1;6) : à 1 kilonewton, un câble de 6 millimètres suffit
b)26 millimètres
c)37 kilonewtons
d)Non : 14 mm puis environ 18 mm, soit 29 pour cent de plus seulement
a)
Le radical s'annule pour F=1, et D(1)=6 : le point de départ est (1;6). Il signifie qu'un câble de 6 millimètres suffit pour la charge la plus faible du tableau. Ce point est le début du domaine utile, et il n'a rien d'arbitraire : c'est le diamètre minimal fabriqué.
b)
D(26)=425+6=4×5+6=26 millimètres. La coïncidence entre 26 kilonewtons et 26 millimètres est un hasard de l'énoncé, pas une règle : il ne faut surtout pas en tirer une proportionnalité.
c)
On résout 4F−1+6=30, donc 4F−1=24, puis F−1=6 et F−1=36, soit F=37 kilonewtons. Vérification : 4×6+6=30, et 37 appartient bien à l'intervalle [1;50]. Résoudre l'équation revient à utiliser la fonction réciproque, F=(4D−6)2+1, qui donne la même chose et qui serait la formule à programmer dans un tableur.
d)
D(5)=4×2+6=14 millimètres et D(10)=4×3+6=18 millimètres. Doubler la charge n'a donc PAS doublé le diamètre : il a augmenté de 4 millimètres, soit environ 29 pour cent. C'est la signature d'une racine carrée : la réponse croît de moins en moins vite. Physiquement, c'est cohérent, puisque la résistance dépend de la section, qui varie comme le CARRÉ du diamètre : pour doubler la section, il suffit de multiplier le diamètre par 2, soit environ 1,41.
Exercice 10 : Problème : le gabarit circulaire découpé dans une tôle
Un atelier découpe des disques dans de la tôle. Le rayon d'un disque, en centimètres, se déduit de son aire A, en centimètres carrés, par r(A)=πA.
La découpeuse accepte des aires comprises entre 100 et 5000 centimètres carrés.
a) Écrivez r sous la forme aA et donnez a au millième.
b) Donnez le domaine et l'image de r, les rayons au dixième.
c) Quelle aire de tôle faut-il pour un disque de rayon 25 centimètres ? Donnez la réponse au centième.
d) Pour doubler le rayon d'un disque, par combien faut-il multiplier l'aire ? Justifiez sans chiffres, puis vérifiez avec A=400.
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Réponses
a)r(A)=π1A≈0,564A
b)Domaine [100;5000] cm², image d'environ [5,6;39,9] cm
c)Environ 1963,50 cm²
d)Par quatre : le rayon varie comme la racine de l'aire, donc l'aire comme le carré du rayon
a)
πA=πA=π1A, donc a=π1≈0,564. La fonction est une racine carrée de point de départ l'origine : h=0 et k=0, le cas le plus simple, celui de la TS 4.
b)
Le domaine est imposé par la machine : [100;5000] centimètres carrés. Comme r est croissante, l'image se lit aux bornes : r(100)=π10≈5,6 cm et r(5000)≈39,9 cm. L'image est donc environ [5,6;39,9] centimètres. Une fonction monotone donne toujours son image par ses deux bornes, sans tableau de valeurs.
c)
On inverse : A=πr2=π×625≈1963,50 centimètres carrés. On vérifie que cette aire appartient bien au domaine de la machine, ce qui est le cas. La réciproque de r(A) est donc la formule de l'aire du disque, ce qui n'a rien d'étonnant : on a simplement relu la même relation dans l'autre sens.
d)
Par QUATRE. Sans chiffres : r varie comme A, donc A varie comme r2 ; multiplier r par 2 multiplie r2, donc A, par 4. Vérification : r(400)=π20≈11,28 cm, et r(1600)=π40≈22,57 cm, soit exactement le double pour une aire quadruplée. C'est la même observation qu'au problème du câble, et elle se généralise : dans une racine carrée, doubler la sortie coûte quatre fois plus d'entrée.
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