Exercices corrigés : la fonction quadratique de sommet à l'origine (math TS, secondaire 4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de quatrième secondaire sur la fonction quadratique de sommet à l'origine, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est la première des quatre familles de fonctions du programme, et celle dont la réciproque donne la suivante, la fonction racine carrée.
Le fil de la série est le suivant : quand le sommet est à l'origine, UN seul nombre décrit toute la parabole. Son signe dit de quel côté elle s'ouvre, sa valeur absolue dit à quel point elle est étroite, et un seul point suffit à le trouver.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•LA FORME DU CHAPITRE : f(x)=ax2, avec a=0. Le sommet est (0;0) et l'axe de symétrie est la droite x=0, pour TOUTES les fonctions du chapitre.
•LE SIGNE DE a donne le sens d'ouverture : positif vers le haut, avec un minimum ; négatif vers le bas, avec un maximum. Dans les deux cas l'extremum vaut 0 et il est atteint en x=0.
•LA VALEUR ABSOLUE DE a donne l'étroitesse : plus ∣a∣ est GRAND, plus la parabole est ÉTROITE. C'est l'inverse de l'intuition, et c'est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
•UN SEUL POINT SUFFIT à trouver a, par a=x2y, à condition que ce point ne soit pas l'origine, qui ne dit rien.
•ON DIVISE PAR LE CARRÉ de l'abscisse, jamais par l'abscisse. Deux points d'abscisses opposées donnent la même valeur de a : ils ne valent qu'un seul point.
•DOMAINE : l'ensemble des réels, toujours. IMAGE : [0;+∞[ si a>0, ]−∞;0] si a<0.
•UN SEUL ZÉRO, et c'est x=0 : la parabole TOUCHE l'axe des abscisses sans le traverser, donc elle ne change jamais de signe.
•VARIATION : décroissante puis croissante si a>0, croissante puis décroissante si a<0, le retournement ayant toujours lieu en x=0.
•f(−x)=f(x) : les images de deux abscisses opposées sont ÉGALES, jamais opposées. C'est la symétrie par rapport à l'axe des ordonnées.
•RÉSOUDRE ax2=k : on isole x2, puis on prend la racine AVEC le double signe. Trois réponses possibles, deux solutions opposées, une seule, ou aucune si x2 sort négatif.
•LA RÉCIPROQUE N'EST PAS UNE FONCTION sans restriction : un même x aurait deux images. En restreignant le domaine à [0;+∞[, elle devient f−1(x)=ax, et domaine et image s'échangent.
•RECONNAÎTRE UN MODÈLE EN ax2 dans une table : le quotient x2y doit être CONSTANT. Autre test, plus rapide : si x est multiplié par k, alors y doit être multiplié par k2.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : La fonction de base et le rôle du paramètre
Une fonction quadratique de sommet à l'origine s'écrit f(x)=ax2, avec a=0. Un SEUL nombre décrit alors toute la parabole.
Son signe dit de quel côté elle s'ouvre, sa valeur absolue dit à quel point elle est étroite.
a) Dressez la table de f(x)=2x2 pour x entier de −3 à 3, puis donnez le sommet et l'axe de symétrie.
b) Même travail pour g(x)=−21x2.
c) Que change le SIGNE de a ? Que change sa VALEUR ABSOLUE ?
d) Pour quelle valeur de a la parabole y=ax2 passe-t-elle par le point (2;12) ?
e) Combien de points suffisent à déterminer a ? Et si le point donné est l'origine ?
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Réponses
a)18, 8, 2, 0, 2, 8, 18 ; sommet (0;0), axe x=0
b)−4,5, −2, −0,5, 0, −0,5, −2, −4,5 ; même sommet et même axe
c)Le signe donne le sens d'ouverture, la valeur absolue donne l'étroitesse
d)a=3
e)Un seul point suffit, sauf l'origine, qui ne dit rien
a)
On calcule : f(−3)=18, f(−2)=8, f(−1)=2, f(0)=0, f(1)=2, f(2)=8, f(3)=18. La table est SYMÉTRIQUE : f(−x)=f(x) pour tout x, puisque le carré efface le signe. Le sommet est donc le point (0;0) et l'axe de symétrie est la droite d'équation x=0, c'est-à-dire l'axe des ordonnées. Toutes les paraboles de ce chapitre ont le même sommet et le même axe : c'est ce qui rend le paramètre unique.
b)
g(−3)=−4,5, g(−2)=−2, g(−1)=−0,5, g(0)=0, g(1)=−0,5, g(2)=−2, g(3)=−4,5. Même symétrie, même sommet, même axe. La seule différence est que TOUTES les valeurs sont négatives ou nulles : la parabole s'ouvre vers le bas. L'erreur à éviter est d'écrire g(−2)=2 : le carré donne 4, et c'est le facteur −21 qui produit le signe moins.
c)
Le SIGNE de a décide du sens d'ouverture : positif, la parabole s'ouvre vers le HAUT et le sommet est un minimum ; négatif, elle s'ouvre vers le BAS et le sommet est un maximum. La VALEUR ABSOLUE de a décide de l'ouverture : plus ∣a∣ est GRAND, plus la parabole est ÉTROITE, parce que la même abscisse produit une ordonnée plus grande. Les deux rôles sont indépendants, et les confondre est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
d)
On remplace : 12=a×22=4a, donc a=3 et la règle est f(x)=3x2. Vérification : 3×4=12. Un point suffit, parce que le sommet est déjà connu, à l'origine : c'est toute la différence avec une parabole de sommet quelconque, qui demande trois points.
e)
UN seul point suffit, à condition qu'il ne soit pas l'origine. Si le point donné est (0;0), l'équation devient 0=a×0, vraie pour TOUTE valeur de a : elle n'apprend rien, puisque toutes les paraboles du chapitre passent déjà par l'origine. Il faut donc un point d'abscisse non nulle, et un seul suffit alors.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Trouver la règle à partir d'un point
Le sommet étant déjà à l'origine, il ne reste qu'un paramètre à trouver. On remplace x et y par les coordonnées du point donné, et l'on isole a : a=x2y.
Donnez chaque fois la règle sous la forme f(x)=ax2.
a) La parabole passe par (3;45).
b) Elle passe par (−4;−8).
c) Elle passe par (0,5;3).
d) Elle passe par (2;7) ET par (−2;7). Ces deux points donnent-ils la même règle ?
e) Un élève affirme qu'une parabole de sommet à l'origine passe par (1;4) et par (2;8). Montrez que c'est impossible.
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Réponses
a)f(x)=5x2
b)f(x)=−0,5x2
c)f(x)=12x2
d)Oui, a=1,75 dans les deux cas, par symétrie
e)Impossible : a vaudrait 4 puis 2 ; doubler x doit QUADRUPLER y
a)
45=a×32=9a, donc a=5 et f(x)=5x2. Vérification : 5×9=45. Le dénominateur est le CARRÉ de l'abscisse, jamais l'abscisse elle-même : diviser 45 par 3 donnerait 15, et la parabole 15x2 passerait par (3;135).
b)
−8=a×(−4)2=16a, donc a=−21=−0,5 et f(x)=−0,5x2. L'abscisse est négative mais son CARRÉ est positif : c'est l'ordonnée négative, et elle seule, qui rend a négatif. Vérification : −0,5×16=−8.
c)
3=a×0,52=0,25a, donc a=0,253=12 et f(x)=12x2. Diviser par un nombre plus petit que 1 AUGMENTE le résultat, ce qui surprend souvent : une parabole qui monte déjà à 3 en x=0,5 est forcément très étroite. Vérification : 12×0,25=3.
d)
Oui, exactement la même. Avec (2;7) : a=47=1,75. Avec (−2;7) : a=(−2)27=47=1,75. C'est la symétrie de la parabole par rapport à l'axe des ordonnées : deux points d'abscisses opposées portent toujours la même information. Un tel couple ne vaut donc qu'UN point, et il ne permettrait pas de déterminer une parabole de sommet quelconque.
e)
Avec (1;4) : a=14=4. Avec (2;8) : a=48=2. Les deux valeurs diffèrent, donc aucune parabole de la forme y=ax2 ne passe par les deux points : c'est impossible. On peut le dire autrement : dans un modèle en ax2, doubler x QUADRUPLE y, or ici y n'a fait que doubler. Cette relation entre les deux points est un test plus rapide que le calcul de a.
Exercice 3 : Les propriétés, lues sur la courbe
La figure montre f(x)=3x2 en trait plein et g(x)=−2x2 en pointillé. Toutes les propriétés du chapitre s'y lisent directement.
Répondez pour les DEUX fonctions à chaque question.
a) Donnez le domaine et l'image de chaque fonction.
b) Combien de zéros chaque fonction a-t-elle, et lequel ?
c) Donnez le signe de chaque fonction sur son domaine.
d) Donnez les intervalles de croissance et de décroissance de chaque fonction.
e) Chaque fonction a-t-elle un minimum ou un maximum ? Donnez l'extremum et le point où il est atteint.
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Réponses
a)Domaine des réels pour les deux ; image [0;+∞[ pour f, ]−∞;0] pour g
b)Un seul zéro chacune, x=0
c)f positive, g négative, toutes deux nulles seulement en 0
d)f décroît puis croît ; g croît puis décroît, le retournement étant en 0
e)f a un minimum de 0 en x=0 ; g a un maximum de 0 en x=0
a)
Le domaine est l'ensemble des réels pour les DEUX : un carré se calcule pour tout x, et rien n'est interdit. Les images diffèrent. Pour f, le facteur 3 est positif, donc 3x2≥0 : l'image est [0;+∞[. Pour g, le facteur −2 est négatif, donc −2x2≤0 : l'image est ]−∞;0]. Le crochet est FERMÉ en 0 dans les deux cas, la valeur 0 étant atteinte en x=0.
b)
Un seul zéro chacune, et c'est x=0. On le résout : 3x2=0 donne x2=0, donc x=0, une racine double. Répondre « deux zéros » est l'erreur du chapitre : une parabole de sommet à l'origine TOUCHE l'axe des abscisses au lieu de le traverser, donc elle n'a qu'un point commun avec lui. C'est aussi ce que montre la figure.
c)
f est POSITIVE sur tout son domaine, et nulle seulement en 0 : on écrit « f(x)>0 pour x=0, et f(0)=0 ». g est NÉGATIVE partout sauf en 0, où elle s'annule. Aucune des deux ne change de signe, ce qui est la conséquence directe du zéro unique : sans traversée de l'axe, pas de changement de signe.
d)
Pour f : décroissante sur ]−∞;0], croissante sur [0;+∞[. Pour g : l'inverse, croissante sur ]−∞;0] et décroissante sur [0;+∞[. Le point de retournement est le sommet dans les deux cas, et le 0 appartient aux DEUX intervalles, ce qui est la convention attendue : on écrit des crochets fermés.
e)
f a un MINIMUM, qui vaut 0 et qui est atteint en x=0. g a un MAXIMUM, qui vaut aussi 0 et qui est atteint en x=0. C'est le signe de a qui décide, et c'est la seule chose à retenir : a>0 donne un minimum, a<0 donne un maximum. Attention à ne pas confondre l'extremum, qui est une ORDONNÉE, avec le point où il est atteint, qui est une abscisse.
Exercice 4 : Lire trois paraboles de même sommet
Les trois courbes de la figure ont toutes leur sommet à l'origine et s'ouvrent vers le haut. Seule leur ouverture les distingue, donc seule la valeur de a.
Les trois règles, dans le désordre, sont y=x2, y=3x2 et y=0,25x2.
a) La courbe A est la plus étroite, la C la plus ouverte. Associez chaque courbe à sa règle, en justifiant par les trois points marqués.
b) Laquelle des trois est la plus ouverte, et pourquoi ?
c) En quel point les trois courbes se rencontrent-elles, et pourquoi est-ce le seul ?
d) On ajoute la courbe de y=−x2. Quelle relation la lie à la courbe B ?
e) Rangez y=5x2, y=0,1x2 et y=−3x2 de la plus étroite à la plus ouverte.
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Réponses
a)A est y=3x2, B est y=x2, C est y=0,25x2
b)La C, car son ∣a∣ est le plus petit
c)À l'origine seulement, car (a1−a2)x2=0 impose x=0
d)Symétrique de B par rapport à l'axe des abscisses
e)5x2, puis −3x2, puis 0,1x2
a)
Les trois points marqués ont tous pour abscisse 2, et leurs ordonnées valent 12, 4 et 1. Or 3×22=12, 1×22=4 et 0,25×22=1. La courbe A est donc y=3x2, la B est y=x2 et la C est y=0,25x2. Lire UNE valeur sur chaque courbe suffit à l'identifier : c'est exactement la méthode de l'exercice 2, appliquée trois fois.
b)
La plus ouverte est la C, y=0,25x2, celle dont ∣a∣ est le plus PETIT. Le raisonnement tient en une phrase : pour une même abscisse, un a petit donne une ordonnée petite, donc la courbe monte lentement et s'écarte peu de l'axe des abscisses. L'intuition inverse, « grand coefficient, grande ouverture », est l'erreur la plus fréquente, et la figure la corrige d'un coup d'oeil.
c)
Elles se rencontrent à l'ORIGINE, et nulle part ailleurs. Deux d'entre elles se rencontrent là où a1x2=a2x2, c'est-à-dire (a1−a2)x2=0 : comme les coefficients sont différents, il reste x2=0 et donc x=0. Toutes les paraboles du chapitre passent par l'origine et par elle seule en commun.
d)
La courbe de y=−x2 est la SYMÉTRIQUE de la courbe B par rapport à l'axe des abscisses : pour chaque x, les deux ordonnées sont opposées. Changer le signe de a retourne donc la parabole sans modifier son ouverture, puisque ∣a∣ n'a pas changé. C'est la séparation des deux rôles, vue à l'exercice 1.
e)
On compare les VALEURS ABSOLUES : ∣5∣=5, ∣−3∣=3 et ∣0,1∣=0,1. De la plus étroite à la plus ouverte : y=5x2, puis y=−3x2, puis y=0,1x2. Le signe négatif de la deuxième ne la rend ni plus étroite ni plus ouverte : il la retourne seulement, et la question ne portait pas sur le sens d'ouverture.
Exercice 5 : La réciproque, et la restriction qui la sauve
Pour obtenir la réciproque d'une fonction, on échange les rôles de x et de y, puis on isole y. Pour une quadratique de sommet à l'origine, le résultat réserve une surprise.
On considère f(x)=4x2.
a) Échangez x et y dans y=4x2, puis isolez y.
b) Pourquoi la relation obtenue n'est-elle PAS une fonction ?
c) On restreint f au domaine [0;+∞[. Donnez la réciproque, son domaine et son image.
d) Vérifiez votre réponse en partant de x=3.
e) Donnez la réciproque de g(x)=−2x2 restreinte à [0;+∞[, avec son domaine.
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Réponses
a)y=±21x
b)Un même x donne deux y opposés : ce n'est pas une fonction
c)f−1(x)=21x, domaine et image [0;+∞[
d)f(3)=36 et 2136=3
e)g−1(x)=−2x, de domaine ]−∞;0]
a)
On échange : x=4y2. On isole : y2=4x, donc y=±4x=±21x. Le double signe est obligatoire, c'est la règle vue au chapitre des équations : y2=k donne deux solutions opposées. C'est lui qui fait toute la question.
b)
Parce qu'un même x y correspond à DEUX valeurs de y. Par exemple x=16 donne y=2 et y=−2, puisque 4×22=16 et 4×(−2)2=16 également. Or une fonction associe à chaque valeur de départ UNE seule valeur d'arrivée : la relation obtenue n'est donc qu'une relation, pas une fonction. Graphiquement, la réciproque est la parabole COUCHÉE, et une droite verticale la coupe en deux points.
c)
En ne gardant que les x positifs ou nuls, on ne garde que la moitié droite de la parabole, et chaque image n'a plus qu'un seul antécédent. La réciproque est alors f−1(x)=21x, avec le signe PLUS seulement. Son domaine est [0;+∞[, qui est l'image de f, et son image est [0;+∞[, qui est le domaine restreint de f. Domaine et image s'ÉCHANGENT, toujours.
d)
On part de x=3 : f(3)=4×9=36. On applique la réciproque à ce résultat : 2136=21×6=3. On retombe sur le nombre de départ, ce qui est la définition même d'une réciproque. Ce test en deux calculs vaut une vérification complète, et il se fait sur n'importe quelle valeur du domaine restreint.
e)
On échange : x=−2y2, donc y2=−2x et, en gardant le signe plus, g−1(x)=−2x. Le domaine est donné par −2x≥0, c'est-à-dire x≤0, soit ]−∞;0] : c'est bien l'image de g, comme attendu. Vérification : g(2)=−8, et −2−8=4=2. Le signe moins sous le radical n'est pas une faute : c'est x qui est négatif, donc le radicande est positif.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Résoudre une équation et une inéquation du type ax2=k
Quand le sommet est à l'origine, résoudre f(x)=k revient toujours à isoler x2, puis à prendre la racine carrée AVEC le double signe.
Trois réponses sont possibles : deux solutions opposées, une seule, ou aucune.
a) 3x2=48
b) −2x2=−50
c) 5x2=−20
d) 41x2=9
e) 3x2≤27
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Réponses
a)x=4 ou x=−4
b)x=5 ou x=−5
c)Aucune solution : x2=−4 est impossible
d)x=6 ou x=−6
e)x∈[−3;3]
a)
On isole : x2=348=16, donc x=4 ou x=−4. Les deux solutions sont opposées, ce qui est toujours le cas ici : la parabole étant symétrique par rapport à l'axe des ordonnées, une droite horizontale la coupe en deux points symétriques. Oublier la solution négative coûte la moitié des points, et c'est l'erreur la plus fréquente de l'exercice.
b)
On isole : x2=−2−50=25, donc x=5 ou x=−5. Deux signes moins se simplifient au quotient, ce qui rend x2 positif : l'équation a bien des solutions. Le contrôle est immédiat : −2×25=−50, juste.
c)
On isole : x2=5−20=−4. Un carré ne peut pas être négatif, donc l'équation n'a AUCUNE solution réelle. On le rédige en une ligne, sans écrire de racine de nombre négatif. Géométriquement, la parabole y=5x2 s'ouvre vers le haut et ne descend jamais sous l'axe : la droite y=−20 ne la rencontre pas.
d)
On multiplie par 4 : x2=36, donc x=6 ou x=−6. Diviser par 41 revient à multiplier par 4, et c'est le geste que les copies ratent : diviser 9 par 4 donnerait 2,25, puis x=1,5, une réponse qui ne vérifie rien. Contrôle : 41×36=9.
e)
On isole : x2≤9. Un carré est inférieur ou égal à 9 exactement quand x est compris entre les deux racines : −3≤x≤3, soit x∈[−3;3]. Autrement dit, x2≤9 équivaut à ∣x∣≤3, et l'on retrouve la lecture en distance du chapitre d'arithmétique. Répondre x≤3 seulement laisse passer tous les nombres très négatifs, dont le carré est énorme : c'est le piège de la question.
Exercice 7 : Reconnaître un modèle en ax2 dans une table
Une table de valeurs suit le modèle y=ax2 si et seulement si le quotient x2y est CONSTANT. C'est le test à faire, et il prend le même temps qu'un calcul de différence.
Voici quatre tables, toutes pour x=1, 2, 3 et 4.
a) Table A : y=3, 12, 27, 48. Le modèle y=ax2 convient-il ? Si oui, donnez a.
b) Table B : y=5, 10, 15, 20. Même question.
c) Table C : y=4, 7, 12, 19. Même question, puis montrez que y−3=x2.
d) Dans un modèle y=ax2, par quel facteur y est-il multiplié quand x TRIPLE ?
e) Pour la table A, quelle serait la valeur de y pour x=10 ?
Voir la correction
Réponses
a)Oui, y=3x2
b)Non : c'est linéaire, y=5x
c)Non : c'est y=x2+3, de sommet (0;3)
d)Facteur 9
e)y=300
a)
On calcule les quotients : 13=3, 412=3, 927=3 et 1648=3. Le quotient est constant et vaut 3, donc le modèle convient et y=3x2. Il faut diviser par le CARRÉ, pas par x : les quotients xy valent ici 3, 6, 9, 12, qui ne sont pas constants et pourraient faire croire à tort que rien ne marche.
b)
Quotients par le carré : 5, 410=2,5, 915≈1,67 et 1620=1,25. Ils ne sont pas constants, donc le modèle quadratique ne convient pas. En revanche xy vaut 5 à chaque ligne : c'est un modèle LINÉAIRE, y=5x. La table est bien régulière, mais d'une autre façon.
c)
Quotients par le carré : 4, 47=1,75, 912≈1,33, 1619≈1,19. Ils ne sont pas constants : le modèle y=ax2 ne convient pas. Mais en retranchant 3 à chaque ordonnée, on obtient 1, 4, 9, 16, c'est-à-dire exactement x2. La table suit donc y=x2+3 : c'est une quadratique, mais son sommet est en (0;3) et non à l'origine, donc elle sort du chapitre.
d)
Si x triple, alors y est multiplié par 32=9 : a(3x)2=9ax2=9y. Le facteur ne dépend ni de a ni de la valeur de départ, ce qui en fait un test très rapide sur une table : dans la table A, x passe de 1 à 3 et y passe de 3 à 27, soit bien neuf fois plus.
e)
Avec y=3x2 et x=10 : y=3×100=300. On peut aussi raisonner par facteur : de x=1 à x=10, l'abscisse est multipliée par 10, donc l'ordonnée par 100, et 3×100=300. Les deux chemins se contrôlent l'un l'autre, et le second est utilisable même sans connaître a.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple chiffré ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « La parabole y=ax2 coupe l'axe des abscisses en deux points. »
b) « Plus a est grand, plus la parabole est ouverte. »
c) « La réciproque de f(x)=x2 est la fonction g(x)=x. »
d) « Pour f(x)=2x2, les images f(−3) et f(3) sont opposées. »
e) « Si a<0, la fonction n'a pas de maximum, puisqu'elle descend indéfiniment. »
Voir la correction
Réponses
a)Faux : un seul zéro, x=0, la parabole touche l'axe sans le traverser
b)Faux : un ∣a∣ plus grand donne une parabole plus ÉTROITE
c)Faux sans restriction : il faut restreindre f à [0;+∞[
d)Faux : f(−3)=f(3)=18, les images sont ÉGALES
e)Faux : elle a un maximum, qui vaut 0 et qui est atteint en x=0
a)
Faux : elle n'a qu'UN point commun avec l'axe, l'origine. L'équation ax2=0 donne x2=0, donc x=0, une racine double. La parabole TOUCHE l'axe sans le traverser. L'énoncé correct : une parabole de sommet à l'origine a exactement un zéro, et c'est 0. Deux points communs supposeraient un sommet SOUS l'axe, donc un chapitre de TS 5.
b)
Faux, c'est exactement l'inverse. Contre-exemple : en x=2, la parabole y=5x2 monte à 20 alors que y=0,1x2 ne monte qu'à 0,4. La première est donc bien plus serrée autour de son axe. L'énoncé correct : plus ∣a∣ est GRAND, plus la parabole est ÉTROITE. Et c'est la valeur absolue qui compte, pas la valeur signée.
c)
Faux, il manque la restriction. Contre-exemple : f(−3)=9 et f(3)=9, donc 9 a deux antécédents et la réciproque devrait leur associer −3 ET 3, ce qu'aucune fonction ne fait. L'énoncé correct : la réciproque de f RESTREINTE à [0;+∞[ est g(x)=x. Sans la restriction, la réciproque n'est qu'une relation.
d)
Faux : elles sont ÉGALES. f(−3)=2×9=18 et f(3)=2×9=18. L'affirmation confond la fonction et son argument : c'est x qui change de signe, pas son carré. L'énoncé correct : f(−x)=f(x) pour toute fonction ax2, ce qui est la symétrie par rapport à l'axe des ordonnées.
e)
Faux : elle a un maximum, et il vaut 0. Avec a<0, on a ax2≤0 pour tout x, et l'égalité est atteinte en x=0 : le sommet est donc le point le plus HAUT de la courbe. Il est vrai qu'elle descend indéfiniment, mais descendre sans limite empêche d'avoir un minimum, pas d'avoir un maximum. L'énoncé correct : a<0 donne un maximum, a>0 donne un minimum, et l'extremum vaut 0 dans les deux cas.
Exercice 9 : Problème : le miroir parabolique d'un projecteur
Le réflecteur d'un projecteur a une section parabolique. On place l'origine au FOND du miroir, l'axe des ordonnées le long de l'axe du projecteur : la section suit alors une règle de la forme y=ax2, où x et y sont en centimètres.
L'ouverture du miroir mesure 24 cm de diamètre et sa profondeur est de 9 cm.
a) Donnez les coordonnées des deux bords du miroir.
b) Déterminez a.
c) Quelle est la profondeur du miroir à 6 cm de son axe ?
d) À quelle distance de l'axe la profondeur atteint-elle 4 cm ?
e) On veut un miroir de même ouverture mais DEUX FOIS moins profond. Quel serait alors a, et la parabole serait-elle plus étroite ou plus ouverte ?
Voir la correction
Réponses
a)(12;9) et (−12;9)
b)a=161=0,0625, donc y=16x2
c)2,25 cm, soit le quart de 9 cm
d)À 8 cm de l'axe, de part et d'autre
e)a=321=0,03125, et la parabole devient plus ouverte
a)
Le diamètre vaut 24 cm, donc chaque bord est à 12 cm de l'axe, c'est-à-dire à une abscisse de 12 ou de −12. La profondeur étant de 9 cm et le fond étant à l'ordonnée 0, les bords sont à l'ordonnée 9. Les deux points sont donc (12;9) et (−12;9). L'erreur du chapitre est de prendre 24 comme abscisse : le diamètre est la LARGEUR TOTALE, donc le double de l'abscisse d'un bord.
b)
On remplace un des deux points dans y=ax2 : 9=a×122=144a, donc a=1449=161=0,0625. La règle est y=16x2. Le second point donne la même valeur, (−12)2 valant aussi 144 : c'est la symétrie de l'exercice 2. Vérification : 16144=9.
c)
On calcule y pour x=6 : y=1636=2,25 cm. La profondeur est donc de 2,25 cm à mi-chemin de l'axe et du bord. Remarquez qu'elle n'est PAS la moitié de 9 : diviser l'abscisse par deux divise l'ordonnée par QUATRE, et 49=2,25. Le miroir est donc beaucoup plus plat près de son axe qu'on ne l'imagine.
d)
On résout 16x2=4, donc x2=64 et x=8 ou x=−8. La profondeur de 4 cm est atteinte à 8 cm de l'axe, des deux côtés. Les deux réponses sont à donner : le miroir a deux flancs, et la question porte sur une distance à l'axe, donc 8 cm suffit comme réponse physique, à condition de dire « de part et d'autre ».
e)
La profondeur passe à 4,5 cm pour la même abscisse de bord : 4,5=144a, donc a=1444,5=321=0,03125. Le paramètre est donc DIVISÉ PAR DEUX, comme la profondeur, ce qui est logique puisque a est proportionnel à y à abscisse fixée. Et comme ∣a∣ diminue, la parabole devient plus OUVERTE : un miroir moins profond pour la même ouverture est un miroir plus évasé.
Exercice 10 : Problème : l'énergie cinétique d'un chariot
L'énergie cinétique d'un corps en mouvement vaut E=21mv2, où m est la masse en kilogrammes, v la vitesse en mètres par seconde et E l'énergie en joules.
On étudie un chariot de manutention de 250 kg. Arrondissez les vitesses au centième.
a) Écrivez E en fonction de v seulement, puis calculez l'énergie à 2 m/s et à 6 m/s.
b) Le rapport des vitesses vaut 3 et celui des énergies vaut 9. Expliquez ce résultat sans recalculer.
c) Quelle vitesse correspond à une énergie de 8000 joules ?
d) Un dispositif de freinage absorbe au plus 5000 joules. Quelle est la vitesse maximale admissible ?
e) On charge le chariot, dont la masse passe à 500 kg. Que devient la courbe ?
Voir la correction
Réponses
a)E=125v2 ; 500 J et 4500 J
b)E(3v)=9E(v) : le facteur est le CARRÉ de celui des vitesses
c)v=8 m/s
d)v≤40≈6,32 m/s
e)E=250v2 : deux fois plus étroite, et la vitesse maximale tombe à 20≈4,47 m/s
a)
Avec m=250 : E=21×250×v2=125v2. C'est bien une fonction quadratique de sommet à l'origine, de paramètre a=125, positive puisqu'une énergie l'est. À 2 m/s : E=125×4=500 joules. À 6 m/s : E=125×36=4500 joules. Le domaine physique est v≥0 : la branche négative de la parabole n'a pas de sens ici, et le dire rapporte le point de contexte.
b)
Parce que la vitesse intervient au CARRÉ : E(3v)=125×(3v)2=9×125v2=9E(v). Le facteur 9 est le carré du facteur 3, et il ne dépend ni de la masse ni de la vitesse de départ. C'est la même propriété qu'à l'exercice 7, et c'est la raison pour laquelle un chariot lancé trois fois plus vite est neuf fois plus dangereux, pas trois fois.
c)
On résout 125v2=8000, donc v2=1258000=64 et v=8 m/s, la racine négative étant rejetée par le contexte. Vérification : 125×64=8000. Contrôle de vraisemblance : 8000 est entre 4500 et 12500, l'énergie à 10 m/s, donc v doit être entre 6 et 10.
d)
On résout l'inéquation 125v2≤5000, donc v2≤40. Comme v≥0, on garde v≤40≈6,32 m/s. Mathématiquement l'ensemble serait [−40;40], mais la vitesse est positive : le contexte coupe la moitié de l'intervalle, et cette phrase fait partie de la réponse attendue.
e)
Le paramètre passe de 125 à 250 : la règle devient E=250v2. La parabole garde son sommet à l'origine et s'ouvre toujours vers le haut, mais elle est deux fois plus ÉTROITE : à vitesse égale, l'énergie a doublé. Conséquence pratique : avec le même dispositif de freinage à 5000 joules, la vitesse maximale tombe à 20≈4,47 m/s, c'est-à-dire divisée par 2 et non par 2.
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