Exercices corrigés : la fonction polynomiale du second degré (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur la fonction polynomiale du second degré, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est la première famille de fonctions de l'année où les quatre paramètres sont présents en même temps.
Le fil de la série est le suivant : une parabole s'écrit de trois façons, et chacune répond à une question différente. La canonique donne le sommet, la factorisée donne les zéros, la générale donne l'ordonnée à l'origine. Choisir la bonne forme AVANT de calculer est tout le chapitre.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•TROIS FORMES, TROIS USAGES. Canonique a(x−h)2+k pour le sommet, factorisée a(x−x1)(x−x2) pour les zéros, générale ax2+bx+c pour l'ordonnée à l'origine. Le coefficient a est le même dans les trois.
•L'ABSCISSE DU SOMMET est le MILIEU des deux zéros, quand ils existent, et vaut aussi −2ab. C'est le contrôle gratuit le plus utile du chapitre.
•L'ORDONNÉE À L'ORIGINE N'EST PAS k : elle vaut f(0), et elle n'égale k que si h=0.
•IMAGE : [k;+∞[ si a>0, ]−∞;k] si a<0. Le signe de a décide, sa valeur absolue ne change que l'ouverture.
•RÉSOUDRE SANS DISCRIMINANT : de a(x−h)2+k=m on isole le carré, puis on passe par la valeur absolue, ce qui garantit les DEUX solutions.
•INÉQUATION AVEC a>0 : on est ENTRE les solutions pour « plus petit », en DEHORS pour « plus grand ». Avec a<0, c'est l'inverse.
•PAS DE ZÉRO n'est pas une erreur : une parabole peut ne jamais toucher l'axe, et la forme canonique le montre mieux que le discriminant.
•LA RÉCIPROQUE EXIGE UNE RESTRICTION, à partir du sommet. Elle donne une fonction racine carrée, et les rôles de h et k s'échangent.
•DEUX PARABOLES DE MÊME a SE COUPENT AU PLUS UNE FOIS : leur différence est du premier degré.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Les trois formes, et ce que chacune donne
Une fonction du second degré s'écrit de trois façons. La forme CANONIQUE y=a(x−h)2+k donne le sommet. La forme FACTORISÉE y=a(x−x1)(x−x2) donne les zéros. La forme GÉNÉRALE y=ax2+bx+c donne l'ordonnée à l'origine.
Le coefficient a est le même dans les trois, et c'est le seul élément commun. Savoir passer de l'une à l'autre évite les trois quarts des calculs du chapitre.
a) y=2(x−3)2−8 : donnez le sommet, puis passez à la forme générale.
b) À partir de la forme générale obtenue, trouvez les zéros et écrivez la forme factorisée.
c) y=−(x+1)(x−5) : donnez les zéros, le sommet et l'ordonnée à l'origine.
d) y=x2−6x+13 : passez à la forme canonique. Pourquoi la forme factorisée n'existe-t-elle pas ?
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Réponses
a)Sommet (3;−8), forme générale y=2x2−12x+10
b)Zéros 1 et 5, forme factorisée y=2(x−1)(x−5)
c)Zéros −1 et 5, sommet (2;9), ordonnée à l'origine 5
d)y=(x−3)2+4 ; aucun zéro réel, donc aucune forme factorisée
a)
Le sommet se lit directement : (3;−8). Pour la forme générale, on développe : 2(x2−6x+9)−8=2x2−12x+18−8=2x2−12x+10. Vérification en x=0 : la forme canonique donne 2×9−8=10, et la générale donne 10, ce qui est bien l'ordonnée à l'origine.
b)
On résout 2x2−12x+10=0, soit x2−6x+5=0, donc (x−1)(x−5)=0 : les zéros sont 1 et 5. La forme factorisée est y=2(x−1)(x−5), avec le facteur a=2 en tête. Contrôle : le milieu des zéros vaut 21+5=3, ce qui est bien l'abscisse du sommet. Cette symétrie est le contrôle gratuit le plus utile du chapitre.
c)
Les zéros se lisent : −1 et 5. Le sommet a pour abscisse leur milieu, 2−1+5=2, et pour ordonnée y(2)=−(3)(−3)=9 : sommet (2;9). L'ordonnée à l'origine est y(0)=−(1)(−5)=5. On n'a développé à aucun moment.
d)
x2−6x+13=(x2−6x+9)+4=(x−3)2+4. Le sommet est (3;4), et comme a=1>0, la parabole s'ouvre vers le haut à partir d'une hauteur de 4 : elle ne touche jamais l'axe des x. Il n'y a donc aucun zéro réel, et la forme factorisée n'existe pas. Le discriminant le dit aussi, 36−52=−16<0, mais la forme canonique le MONTRE.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Les propriétés se lisent sur la forme canonique
Domaine, image, extremum, axe de symétrie et sens de variation se déduisent tous du sommet et du signe de a, sans aucun tracé.
Pour chaque fonction, donnez le sommet, l'extremum en précisant sa nature, l'image, l'axe de symétrie et les intervalles de croissance et de décroissance.
a) f(x)=3(x−2)2−12
b) g(x)=−21(x+4)2+6
c) p(x)=x2+10x+21
d) Deux paraboles ont le même sommet (1;−3), l'une avec a=2, l'autre avec a=−2. Comparez leurs images.
d)[−3;+∞[ pour la première, ]−∞;−3] pour la seconde
a)
Sommet (2;−12). Comme a=3>0, la parabole s'ouvre vers le haut : −12 est un MINIMUM et l'image est [−12;+∞[. L'axe de symétrie est la verticale x=2. La fonction décroît sur ]−∞;2] puis croît sur [2;+∞[, et l'on écrit les intervalles fermés en 2, les deux se touchant au sommet.
b)
Sommet (−4;6), en lisant x+4=x−(−4). Comme a=−21<0, la parabole s'ouvre vers le bas : 6 est un MAXIMUM et l'image est ]−∞;6]. Axe x=−4. Elle croît sur ]−∞;−4] puis décroît. Le coefficient 21 en valeur absolue indique une parabole plus ÉVASÉE que la parabole de base, mais cela ne change ni le sommet ni l'image.
c)
On complète le carré : x2+10x+21=(x+5)2−25+21=(x+5)2−4. Sommet (−5;−4), minimum, image [−4;+∞[, axe x=−5. On pouvait aussi trouver l'abscisse par h=−2ab=−5, puis k=p(−5)=25−50+21=−4 : c'est souvent plus rapide que la complétion quand a=1.
d)
Les deux ont le même sommet, donc le même axe et la même abscisse d'extremum. Mais avec a=2>0, l'extremum est un minimum et l'image est [−3;+∞[ ; avec a=−2<0, c'est un maximum et l'image est ]−∞;−3]. Les deux images ne se rencontrent qu'en un seul point, −3. Le signe de a décide donc de tout ce qui concerne l'image, et la valeur absolue de a n'y change rien du tout.
Exercice 3 : Trouver la règle
Trois données suffisent toujours, mais la forme à choisir dépend de CE QU'ON DONNE. Un sommet et un point appellent la canonique ; deux zéros et un point appellent la factorisée ; trois points quelconques appellent la générale et un système.
Choisir la mauvaise forme transforme une question de deux lignes en un système de trois équations.
a) Sommet (4;−5) et passage par (6;3).
b) Zéros −2 et 6, ordonnée à l'origine −12.
c) Passage par (0;1), (1;−2) et (2;−3).
d) Sommet sur l'axe des x en x=3, et passage par (5;−8).
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Réponses
a)y=2(x−4)2−5
b)y=(x+2)(x−6)
c)y=x2−4x+1
d)y=−2(x−3)2
a)
Forme canonique : y=a(x−4)2−5. Le point (6;3) donne 3=a×4−5, donc 4a=8 et a=2. La règle est y=2(x−4)2−5. Vérification : y(6)=2×4−5=3.
b)
Forme factorisée : y=a(x+2)(x−6). L'ordonnée à l'origine donne −12=a×2×(−6)=−12a, donc a=1. La règle est y=(x+2)(x−6), c'est-à-dire y=x2−4x−12 en forme générale. Contrôle du sommet : abscisse 2−2+6=2, ordonnée y(2)=4×(−4)=−16.
c)
Trois points sans structure particulière : forme générale y=ax2+bx+c. Le premier point donne c=1 directement. Les deux autres donnent a+b+1=−2 et 4a+2b+1=−3, soit a+b=−3 et 4a+2b=−4, c'est-à-dire 2a+b=−2. En soustrayant : a=1, puis b=−4. La règle est y=x2−4x+1. Vérification sur le troisième point : 4−8+1=−3.
d)
« Sommet sur l'axe des x » signifie k=0, donc le sommet est (3;0) et la forme est y=a(x−3)2. Le point (5;−8) donne −8=a×4, donc a=−2 : y=−2(x−3)2. La parabole a un zéro DOUBLE en 3, ce qui se lit aussi sur la forme factorisée −2(x−3)(x−3). Une information de position vaut une équation : ici « sur l'axe des x » en remplaçait une.
Exercice 4 : Zéros, équations et inéquations
Résoudre f(x)=k revient à couper la parabole par une horizontale : deux solutions, une, ou aucune. Résoudre une inéquation revient à lire de quel côté la courbe passe.
Avec la forme canonique, tout se fait sans discriminant : on isole le carré.
a) Pour f(x)=2(x−3)2−8, trouvez les zéros en isolant le carré.
b) Résolvez f(x)=10.
c) Résolvez f(x)≤0, puis f(x)>10.
d) Pour quelles valeurs de k l'équation f(x)=k a-t-elle exactement une solution ? aucune ?
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Réponses
a)x=1 et x=5
b)x=0 et x=6
c)[1;5], puis ]−∞;0[∪]6;+∞[
d)Une seule pour k=−8, aucune pour k<−8
a)
2(x−3)2−8=0 donne (x−3)2=4, donc ∣x−3∣=2 et x=5 ou x=1. La valeur absolue n'est pas un détour : c'est elle qui garantit qu'on n'oublie pas la seconde solution. Contrôle par la symétrie : le milieu de 1 et 5 vaut 3, l'abscisse du sommet.
b)
2(x−3)2−8=10 donne (x−3)2=9, donc ∣x−3∣=3 et x=6 ou x=0. Vérification : f(0)=2×9−8=10. Les deux solutions sont encore symétriques par rapport à 3.
c)
f(x)≤0 : la parabole s'ouvre vers le haut, donc elle est négative ENTRE ses zéros, soit [1;5], bornes comprises puisque l'inégalité est large. f(x)>10 : elle est au-dessus de 10 à l'EXTÉRIEUR des deux solutions trouvées en b), soit ]−∞;0[∪]6;+∞[. La règle tient en une phrase : avec a>0, on est entre les solutions quand on veut « plus petit », en dehors quand on veut « plus grand ».
d)
L'équation f(x)=k revient à (x−3)2=2k+8. Un carré est positif ou nul : il y a exactement une solution quand 2k+8=0, donc k=−8, la valeur du sommet ; aucune solution quand 2k+8<0, donc k<−8 ; et deux solutions quand k>−8. Autrement dit, la réponse se lit sur l'IMAGE de la fonction, qui est [−8;+∞[.
Exercice 5 : La réciproque d'une quadratique translatée
La réciproque d'une parabole complète n'est pas une fonction : une horizontale la coupe deux fois. On restreint donc à une branche, à partir du sommet, et la réciproque obtenue est une demi-parabole couchée, c'est-à-dire une fonction racine carrée.
C'est le lien qui explique pourquoi les deux familles se suivent dans le programme.
a) Pour f(x)=(x−2)2+1 restreinte à [2;+∞[, donnez le domaine et l'image.
b) Déterminez la règle de f−1.
c) Donnez la règle de la réciproque sur l'autre restriction, ]−∞;2].
d) Vérifiez par composition, dans les deux sens, la réciproque de la question b).
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Réponses
a)Domaine [2;+∞[, image [1;+∞[
b)f−1(x)=2+x−1
c)f−1(x)=2−x−1
d)Les deux composées redonnent x
a)
Le sommet est (2;1) et a=1>0 : sur [2;+∞[ la fonction est strictement croissante, son image est [1;+∞[. La restriction part exactement du sommet, ce qui est toujours le bon endroit pour couper.
b)
De y=(x−2)2+1, on isole : (x−2)2=y−1, puis x−2=y−1, racine POSITIVE puisque x≥2. Donc x=2+y−1, et en échangeant les noms, f−1(x)=2+x−1. Son domaine est [1;+∞[, l'image de f, et son image [2;+∞[. On reconnaît une fonction racine carrée de paramètres h=1 et k=2 : les deux valeurs de f ont échangé leurs rôles.
c)
Sur ]−∞;2], on a x−2≤0, donc x−2=−y−1 et f−1(x)=2−x−1. Même domaine, [1;+∞[, mais image ]−∞;2]. Les deux réciproques sont les deux moitiés de la même parabole couchée, et le contexte d'un problème décide laquelle garder.
d)
Premier sens : f−1(f(x))=2+(x−2)2+1−1=2+(x−2)2=2+∣x−2∣, qui vaut 2+(x−2)=x POUR x≥2, c'est-à-dire sur la restriction. Second sens : f(f−1(x))=(2+x−1−2)2+1=x−1+1=x pour x≥1. Les deux composées redonnent la variable, la réciproque est vérifiée. La valeur absolue qui apparaît au premier calcul n'est pas un accident : c'est elle qui rappelle que la restriction est indispensable.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Lecture graphique et tracé
Une parabole se trace avec cinq points et pas un de plus : le sommet, les deux zéros s'ils existent, l'ordonnée à l'origine et son symétrique par rapport à l'axe.
La courbe de la figure a pour sommet (−1;−4) et passe par (1;0).
a) Déterminez la règle sous forme canonique.
b) Donnez le second zéro sans calcul, en utilisant la symétrie.
c) Donnez l'ordonnée à l'origine et son point symétrique.
d) Sur la même figure, où passerait la courbe de y=−(x+1)2−4 ? Donnez son image et le nombre de ses zéros.
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Réponses
a)y=(x+1)2−4
b)x=−3
c)(0;−3) et son symétrique (−2;−3)
d)Même sommet, ouverte vers le bas ; image ]−∞;−4], aucun zéro
a)
Forme canonique y=a(x+1)2−4. Le point (1;0) donne 0=a×4−4, donc a=1. La règle est y=(x+1)2−4. Vérification : le sommet est bien à −4, et la parabole a la forme de la parabole de base.
b)
L'axe de symétrie est x=−1. Le zéro connu, 1, est à 2 unités à droite de l'axe : le second est donc à 2 unités à gauche, en x=−3. Aucun calcul n'est nécessaire, et la vérification tient en une ligne : (−3+1)2−4=4−4=0.
c)
L'ordonnée à l'origine est y(0)=1−4=−3, donc le point (0;−3). Son symétrique par rapport à l'axe x=−1 est à la même distance de l'autre côté : (−2;−3). Vérification : (−2+1)2−4=1−4=−3. Ces deux points, avec le sommet et les deux zéros, suffisent à tracer une parabole propre.
d)
La courbe y=−(x+1)2−4 a le MÊME sommet, (−1;−4), mais a=−1 : elle s'ouvre vers le bas, donc elle est entièrement sous le sommet. Son image est ]−∞;−4], elle ne monte jamais jusqu'à l'axe des x et n'a donc AUCUN zéro. Les deux courbes sont symétriques l'une de l'autre par rapport à l'horizontale y=−4, et elles ne se rencontrent qu'au sommet.
Exercice 7 : Comparer deux paraboles
Deux fonctions du second degré se comparent en étudiant leur DIFFÉRENCE, qui est encore une fonction du second degré, ou du premier si les coefficients dominants sont égaux.
On pose f(x)=x2−4x+7 et g(x)=−x2+8x−9.
a) Donnez le sommet et la nature de l'extremum de chaque fonction.
b) Déterminez les points d'intersection des deux courbes.
c) Pour quelles valeurs de x a-t-on f(x)<g(x) ?
d) On remplace g par h(x)=x2+2x−1. Que devient la différence h(x)−f(x), et que signifie ce résultat ?
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Réponses
a)f : sommet (2;3), minimum. g : sommet (4;7), maximum
b)(2;3) et (4;7)
c)]2;4[
d)6x−8, une fonction affine : les deux paraboles ne se coupent qu'une fois
a)
Pour f : h=−2−4=2 et k=f(2)=4−8+7=3, sommet (2;3), minimum car a=1>0. Pour g : h=−2×(−1)8=4 et k=g(4)=−16+32−9=7, sommet (4;7), maximum car a=−1<0.
b)
On égale : x2−4x+7=−x2+8x−9, donc 2x2−12x+16=0, soit x2−6x+8=0 et (x−2)(x−4)=0 : x=2 ou x=4. Les ordonnées : f(2)=3 et f(4)=16−16+7=7. Les points d'intersection sont (2;3) et (4;7), et ce sont exactement les deux sommets, ce qui n'arrive pas souvent et mérite d'être remarqué.
c)
f(x)<g(x) équivaut à f(x)−g(x)<0, soit 2x2−12x+16<0, donc x2−6x+8<0 et (x−2)(x−4)<0. Cette parabole s'ouvre vers le haut, elle est négative ENTRE ses zéros : la solution est ]2;4[. Contrôle en x=3 : f(3)=4 et g(3)=6, donc f<g, conforme.
d)
h(x)−f(x)=(x2+2x−1)−(x2−4x+7)=6x−8. Les termes en x2 s'annulent parce que les deux coefficients dominants sont ÉGAUX : la différence est du premier degré, donc elle ne s'annule qu'une fois, en x=34. Les deux paraboles se coupent donc en un seul point, et elles sont translatées l'une de l'autre : h a pour sommet (−1;−2) et f a pour sommet (2;3), avec la même ouverture. Deux paraboles de même a ne se coupent jamais deux fois.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « Toute parabole a deux zéros. »
b) « Dans y=a(x−h)2+k, le paramètre a déplace le sommet vers le haut. »
c) « L'ordonnée à l'origine d'une parabole est k. »
d) « La réciproque de y=x2 est y=x. »
e) « Deux paraboles de même coefficient a peuvent se couper en deux points. »
Voir la correction
a)
Contre-exemple : y=(x−3)2+4 a son sommet en (3;4) et s'ouvre vers le haut, donc elle ne touche jamais l'axe des x. L'énoncé correct : une parabole a DEUX zéros, UN seul si son sommet est sur l'axe, ou AUCUN, selon le signe du discriminant ou la position du sommet par rapport à l'ouverture.
b)
Faux : a étire et oriente, k translate. Contre-exemple : y=x2 et y=5x2 ont le même sommet, l'origine. L'énoncé correct : ∣a∣ décide de l'ouverture, plus il est grand plus la parabole est resserrée, et son signe décide du sens d'ouverture.
c)
Faux : k est l'ordonnée du SOMMET. Contre-exemple : y=2(x−3)2−8 a k=−8, mais son ordonnée à l'origine vaut y(0)=10. L'énoncé correct : l'ordonnée à l'origine se calcule en évaluant la fonction en x=0, et elle n'égale k que si h=0.
d)
Faux sans restriction. Contre-exemple : (−3;9) appartient à y=x2, et la réciproque devrait contenir (9;−3), or 9=3. L'énoncé correct : y=x est la réciproque de y=x2 RESTREINTE à [0;+∞[ ; sur l'autre branche, la réciproque est y=−x.
e)
Faux. Si les deux ont le même a, leur différence est du premier degré, puisque les termes en x2 s'annulent : elle s'annule au plus une fois. Contre-exemple impossible, et c'est précisément le point. L'énoncé correct : deux paraboles de même coefficient dominant se coupent en un point au plus, et en aucun si leur différence est une constante non nulle, auquel cas elles sont translatées verticalement.
Exercice 9 : Problème : le jet d'une buse de lavage
Une buse de lavage haute pression est fixée à 1,2 mètre du sol et envoie son jet vers l'avant. La hauteur du jet, en mètres, suit H(d)=−0,2d2+1,2d+1,2, où d est la distance horizontale parcourue, en mètres.
L'opérateur veut savoir à quelle distance le jet monte le plus haut, jusqu'où il porte, et quelle portion du mur il peut atteindre.
a) À quelle distance le jet atteint-il sa hauteur maximale, et combien vaut-elle ?
b) À quelle distance le jet touche-t-il le sol ? Donnez la réponse au centième.
c) Un mur se trouve à 5 mètres. À quelle hauteur le jet le frappe-t-il ?
d) Entre quelles distances le jet est-il à plus de 2,4 mètres de hauteur ?
Voir la correction
Réponses
a)À 3 mètres, à 3 mètres de hauteur
b)À environ 6,87 mètres
c)À 2,2 mètres
d)Entre (3−6) et (3+6) mètres, soit environ 0,55 et 5,45 mètres
a)
L'abscisse du sommet vaut h=−2×(−0,2)1,2=3 mètres. La hauteur correspondante est H(3)=−0,2×9+3,6+1,2=−1,8+4,8=3 mètres. Comme a<0, c'est bien un maximum. En forme canonique, H(d)=−0,2(d−3)2+3, ce qui se vérifie en d=0 : −0,2×9+3=1,2, la hauteur de la buse.
b)
On résout −0,2(d−3)2+3=0, donc (d−3)2=15 et d=3±15. La solution négative, 3−3,873=−0,873, n'a pas de sens : le jet part vers l'avant. La portée est donc 3+15≈6,87 mètres. Rejeter explicitement la racine négative fait partie de la réponse.
c)
H(5)=−0,2×25+6+1,2=−5+7,2=2,2 mètres. Le jet frappe donc le mur à 2,2 mètres de hauteur, en redescendant, puisque 5 est au-delà du sommet situé à 3 mètres. Contrôle par la forme canonique : −0,2×4+3=2,2.
d)
On résout −0,2(d−3)2+3>2,4, soit −0,2(d−3)2>−0,6, puis, en divisant par −0,2 ce qui RENVERSE le sens, (d−3)2<3. Donc ∣d−3∣<3, c'est-à-dire 3−3<d<3+3, soit environ 1,27<d<4,73 mètres. Attention, le calcul rapide avec 6 serait faux : c'est bien 0,20,6=3 sous le radical, et non 6. Vérification en d=3 : la hauteur vaut 3 mètres, supérieure à 2,4, le milieu de l'intervalle est donc bien dans la solution.
Exercice 10 : Problème : la flèche d'une poutre
Une poutre de 8 mètres, appuyée à ses deux extrémités, fléchit sous une charge répartie. Pour une charge donnée, l'affaissement f, en millimètres, se modélise par une parabole dont les zéros sont les deux appuis et dont la flèche maximale, au centre, atteint 12 millimètres.
On mesure la position x en mètres depuis l'appui de gauche, et l'affaissement compté positivement vers le bas.
a) Écrivez la règle sous forme factorisée, puis déterminez le coefficient a.
b) Passez à la forme canonique et vérifiez la flèche maximale.
c) Quel est l'affaissement à 2 mètres de l'appui de gauche ?
d) La norme impose un affaissement d'au plus 9 millimètres. Sur quelle longueur de poutre la norme est-elle dépassée ?
Voir la correction
Réponses
a)f(x)=ax(x−8) avec a=−0,75
b)f(x)=−0,75(x−4)2+12, maximum 12 mm en x=4
c)9 millimètres
d)Sur 4 mètres, entre x=2 et x=6
a)
Les deux appuis ne fléchissent pas : les zéros sont 0 et 8, donc f(x)=ax(x−8). Au centre, x=4 et f=12 : 12=a×4×(−4)=−16a, donc a=−0,75. La règle est f(x)=−0,75x(x−8).
b)
En développant, f(x)=−0,75x2+6x, puis f(x)=−0,75(x2−8x)=−0,75[(x−4)2−16]=−0,75(x−4)2+12. Le sommet est (4;12), ce qui confirme la flèche maximale annoncée, au milieu de la poutre. La forme factorisée donnait les appuis, la canonique donne la flèche : chacune répondait à une question.
c)
f(2)=−0,75×2×(2−8)=−0,75×(−12)=9 millimètres. Par la forme canonique : −0,75×4+12=−3+12=9. Les deux chemins concordent. On remarque que l'affaissement à un quart de la portée vaut déjà les trois quarts du maximum : une poutre ne fléchit pas proportionnellement à la distance.
d)
On résout −0,75(x−4)2+12>9, soit −0,75(x−4)2>−3, puis, en divisant par −0,75 ce qui renverse le sens, (x−4)2<4. Donc ∣x−4∣<2, c'est-à-dire 2<x<6. La norme est dépassée sur 6−2=4 mètres, soit la moitié centrale de la poutre. Vérification aux bornes : f(2)=f(6)=9 millimètres exactement, la limite est atteinte sans être dépassée, ce qui est cohérent avec l'inégalité stricte.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
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