Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité physique-chimie, Amérique du Nord jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2026 : Amérique du Nord, jour 2

Épreuve du jeudi 21 mai 2026 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2026, centre Amérique du Nord, jour 2 : l'épreuve du jeudi 21 mai 2026, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 11 points sur le froid ressenti pieds nus sur le carrelage, 5 points sur la production de dihydrogène vert et 4 points sur la lessive de cendre, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 porte sur les transferts thermiques : l'effusivité E=λ cvE=\sqrt{\lambda\, c_{v}} et son analyse dimensionnelle, une mesure de capacité thermique par calorimétrie avec le premier principe de la thermodynamique ΔU=W+Q\Delta U=W+Q, la température de contact comparée à la mesure par le quotient ∣x−xref∣/u(x)|x-x_{ref}|/u(x) avec l'incertitude-type, puis le transfert conducto-convectif : loi de Newton, équation différentielle du premier ordre, temps caractéristique τ\tau lu par la tangente à l'origine et coefficient hh. L'exercice 2 est une électrolyse de l'eau : sens du courant et des électrons, demi-équations d'oxydoréduction à l'anode et à la cathode, quantité d'électricité Q=I ΔtQ=I\,\Delta t et constante de Faraday, masse de dihydrogène et bilan énergétique d'une production industrielle. L'exercice 3 étudie une solution d'ions carbonate : base de Brönsted, pH et produit ionique de l'eau, base faible, puis titrage pH-métrique par l'acide chlorhydrique et dilution.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : le facteur 2 de la stœchiométrie au titrage, ion carbonate contre deux ions oxonium, avec la dilution par 10 (exercice 3, Q.7) ; la durée de 6 min 47 s convertie en 407 s et la masse molaire de H2\mathrm{H_{2}} et non de H (exercice 2, Q.5 et Q.6) ; la constante de temps lue à 37 % de l'écart initial et non à la moitié, sur un axe gradué en milliers de secondes (exercice 1, Q.17). Il signale aussi le couple de l'eau nommé à la question Q.6 de l'exercice 3, où c'est H3O+/H2O\mathrm{H_{3}O^{+}/H_{2}O} qui intervient.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : « J'ai froid aux pieds sur le carrelage, je préfère le parquet ! »

11 points Transferts thermiquesMesure, incertitudes et chiffres significatifs

Alors que les températures des deux sols sont identiques, on ressent que l'un des deux est plus froid que l'autre !

Cette sensation est liée à l'effusivité des matériaux.

Selon Jean-Claude Krapez, ingénieur de recherche, auteur d'une thèse sur le sujet :

« L'effusivité d'un matériau caractérise la vitesse avec laquelle il peut échanger de l'énergie thermique avec son environnement. Lorsque son effusivité thermique est forte, un matériau absorbe rapidement de l'énergie thermique sans se réchauffer notablement en surface (cas de la pierre, de l'acier, du carrelage), et inversement lorsque son effusivité thermique est faible le matériau se réchauffe très rapidement sur la surface de contact avec une source chaude. Ce qui signifie que ce genre de matériaux n'absorbe pas beaucoup d'énergie thermique et que cette dernière reste en surface, comme c'est le cas pour le bois ».

La température de contact qui sera ressentie par le pied se détermine en utilisant l'effusivité des matériaux en contact.

Pour reproduire cette expérience au laboratoire afin de bien comprendre ce phénomène, on utilise un morceau de carrelage, un morceau de bois de parquet et une poche en silicone. La poche en silicone permet ainsi de simuler un pied nu car elle possède des propriétés mécaniques et thermiques similaires au dessous du pied.

1. Détermination de l'effusivité d'un matériau

Données :
• Effusivité EE d'un matériau : E=λ×cvE=\sqrt{\lambda\times c_{v}} avec :
◦ λ\lambda : conductivité thermique du matériau (en J⋅K−1⋅m−1⋅s−1\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}}) ;
◦ cvc_{v} : capacité thermique volumique du matériau (en J⋅K−1⋅m−3\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-3}}).
• cv=CVc_{v}=\dfrac{C}{V} avec :
◦ CC : capacité thermique du morceau de matériau utilisé en J⋅K−1\mathrm{J\cdot K^{-1}} ;
◦ VV : volume du morceau de matériau en m3\mathrm{m^{3}}.
• Conductivités thermiques des matériaux : λbois=0,14 J⋅K−1⋅m−1⋅s−1\lambda_{\text{bois}}=0{,}14\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}} ; λcarrelage=1,3 J⋅K−1⋅m−1⋅s−1\lambda_{\text{carrelage}}=1{,}3\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}} ; λsilicone=0,80 J⋅K−1⋅m−1⋅s−1\lambda_{\text{silicone}}=0{,}80\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}}.
• Capacité thermique de l'eau en J⋅K−1\mathrm{J\cdot K^{-1}} : Ceau=meau×ceauC_{\text{eau}}=m_{\text{eau}}\times c_{\text{eau}}, avec :
◦ ceauc_{\text{eau}} : capacité thermique massique de l'eau, ceau=4,18×103 J⋅K−1⋅kg−1c_{\text{eau}}=4{,}18\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot kg^{-1}} ;
◦ meaum_{\text{eau}} : masse de l'eau en kg.
• TT : température en kelvin ;
• θ\theta : température en degré Celsius ;
• Variation de l'énergie interne d'un système incompressible : ΔU=C×ΔT\Delta U=C\times\Delta T avec :
◦ CC : capacité thermique du système ;
◦ ΔT\Delta T : variation de température du système.
• Rappel : a=a1/2\sqrt{a}=a^{1/2}.

  • Q.1. Montrer que l'effusivité s'exprime en J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}.
  • Les conductivités thermiques λ\lambda des matériaux étant données, on cherche à obtenir les capacités thermiques volumiques des matériaux à partir d'une mesure de CC et de VV du morceau choisi.
  • On choisit de déterminer CcarrelageC_{\text{carrelage}}, la capacité thermique du morceau de carrelage, par calorimétrie.
  • On considère que dans un calorimètre, on néglige tout travail et tout transfert thermique avec l'extérieur.
  • On place 720 g d'eau à 25,4 °C dans le calorimètre. On y insère le morceau de carrelage à 39,7 °C. On relève la température finale d'équilibre thermique au bout de quelques dizaines de secondes, le temps que les transferts thermiques se fassent. On relève une température finale de 25,9 °C.
  • On considère le système {eau + carrelage} dans le calorimètre.
  • Q.2. Indiquer le sens dans lequel s'opère le transfert thermique entre le corps chaud et le corps froid.
  • Q.3. Rappeler le premier principe de la thermodynamique et en définir tous les termes ainsi que leurs unités. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système dans le calorimètre.
  • Q.4. Montrer que la variation d'énergie interne de l'eau dans le calorimètre vaut 1,50×1031{,}50\times 10^{3} J.
  • Q.5. En déduire que la capacité thermique du morceau de carrelage vaut Ccarrelage=109 J⋅K−1C_{\text{carrelage}}=109\ \mathrm{J\cdot K^{-1}}.
  • Pour l'étude de la capacité thermique du carrelage, on utilise un morceau de carrelage de volume 5,50×10−5 m35{,}50\times 10^{-5}\ \mathrm{m^{3}}.
  • Q.6. Calculer la valeur de la capacité thermique volumique du carrelage cv carrelagec_{v\,\text{carrelage}}.
  • Q.7. Montrer que l'effusivité du carrelage vaut Ecarrelage=1,60×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{carrelage}}=1{,}60\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}.
  • On mesure dans les mêmes conditions d'expérience Ebois=0,476×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{bois}}=0{,}476\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}.
  • Q.8. Justifier la cohérence des valeurs d'effusivité des matériaux par rapport au texte d'introduction.
  • 2. Mesure et calcul de la température de contact
  • Données :
    • T(K)=θ(∘C)+273T(\mathrm{K})=\theta(^{\circ}\mathrm{C})+273 ;
    • Effusivités des matériaux : Esilicone=0,756×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{silicone}}=0{,}756\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}} ; Ebois=0,476×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{bois}}=0{,}476\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}} ; Ecarrelage=1,60×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{carrelage}}=1{,}60\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}.
  • Pour mesurer la température moyenne de contact entre la poche en silicone chauffée à environ 34 °C (comme pour un pied réel) et un morceau de carrelage (ou un morceau de bois), dont on relève au préalable la température, on intercale un thermomètre entre le carrelage (ou le bois) et la poche en silicone.
  • On atteint au bout de quelques secondes l'équilibre thermique et on mesure la température de contact. L'incertitude type associée à chaque mesure de température vaut 0,2 °C.
  • Schéma du montage : la poche en silicone, en forme de dôme, est posée sur une plaque du matériau à choisir (carrelage ou bois) ; la sonde plate du thermomètre est glissée entre la poche et le matériau, reliée par un fil au boîtier d'affichage du thermomètre.
  • Pour calculer Tcalcul.ABT_{\text{calcul.AB}} la température de contact thermique entre deux matériaux A et B, on utilise la relation : Tcalcul.AB=EA×TA+EB×TBEA+EBT_{\text{calcul.AB}}=\dfrac{E_{A}\times T_{A}+E_{B}\times T_{B}}{E_{A}+E_{B}}
  • avec EAE_{A} et EBE_{B} les effusivités des matériaux A et B en contact thermique et TAT_{A} et TBT_{B} leurs températures respectives initiales en kelvin.
  • Dans le cas du contact silicone-bois, les températures initiales sont : θi silicone=34,1\theta_{i\,\text{silicone}}=34{,}1 °C et θi bois=19,6\theta_{i\,\text{bois}}=19{,}6 °C, la température de contact mesurée entre le silicone et le bois notée θmesure.SB\theta_{\text{mesure.SB}} s'établit au bout de quelques secondes à θmesure.SB=28,3\theta_{\text{mesure.SB}}=28{,}3 °C.
  • Q.9. Exprimer la valeur de Tmesure.SBT_{\text{mesure.SB}} en kelvin.
  • Q.10. Calculer la valeur de la température de contact théorique notée Tcalcul.SBT_{\text{calcul.SB}} entre la poche de silicone et le bois.
  • Dans le cas du contact silicone-carrelage, on trouve expérimentalement Tmesure.SC=297,2T_{\text{mesure.SC}}=297{,}2 K et on calcule Tcalcul.SC=297,4T_{\text{calcul.SC}}=297{,}4 K.
  • Q.11. Comparer les valeurs des températures de contact mesurées Tmesure.SBT_{\text{mesure.SB}} et Tmesure.SCT_{\text{mesure.SC}} avec celles des températures de contact calculées Tcalcul.SBT_{\text{calcul.SB}} et Tcalcul.SCT_{\text{calcul.SC}} et conclure.
  • Q.12. Expliquer les raisons de la sensation décrite dans le titre de l'exercice.
  • 3. Transfert conducto-convectif
  • On étudie le refroidissement à l'intérieur du pied.
  • Pour cela, on immerge la poche de silicone, transpercée jusqu'à son centre par un thermomètre relié à une interface d'acquisition, dans un mélange eau liquide/glace constituant ainsi un thermostat à 0 °C.
  • Le suivi de la température dure trois heures, les mesures sont faites toutes les 7,2 secondes.
  • Q.13. Préciser quel transfert thermique supplémentaire, lié à la présence d'eau liquide, apparaît dans le thermostat eau liquide/glace par rapport aux matériaux solides utilisés précédemment.
  • Le flux thermique entre la poche de silicone et le thermostat, dans le cas d'un transfert conducto-convectif, est donné par la loi de Newton, il s'écrit : ϕ=heau-silicone×S×(θT−θ)\phi=h_{\text{eau-silicone}}\times S\times(\theta_{T}-\theta), avec
    • heau-siliconeh_{\text{eau-silicone}} : coefficient de transfert conducto-convectif entre l'eau et le silicone ; plus le coefficient de transfert conducto-convectif est grand plus le flux sera important ;
    • SS : surface de contact entre poche en silicone et le thermostat ;
    • θ\theta : température du silicone dans la poche et θT\theta_{T} la température du thermostat.
  • Q.14. Donner l'expression du transfert thermique QQ en fonction du flux thermique ϕ\phi pendant une durée très petite Δt\Delta t.
  • Q.15. Montrer, par application du premier principe de la thermodynamique appliqué au silicone, que les variations de la température du silicone à l'intérieur de la poche peuvent être décrites par l'équation différentielle suivante : dθdt+1τ×θ=1τ×θT\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}+\dfrac{1}{\tau}\times\theta=\dfrac{1}{\tau}\times\theta_{T} avec τ\tau le temps caractéristique de transfert tel que : τ=Csiliconeheau-silicone×S\tau=\dfrac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{eau-silicone}}\times S}
  • La solution donnant l'évolution de la température en fonction du temps a pour forme : θ(t)=(θ(0)−θT) e−tτ+θT\theta(t)=(\theta(0)-\theta_{T})\,\mathrm{e}^{-\frac{t}{\tau}}+\theta_{T}
  • Annexe, document 1 : température (en °C, de 0 à 16) en fonction du temps (en milliers de secondes, de 0 à 10). Deux séries presque superposées : la température mesurée (croix) part d'environ 16 °C et chute en quelques dizaines de secondes vers 12 °C ; la température modélisée (disques gris) part de 11,6 °C. Les deux décroissent en exponentielle, environ 4 °C vers 1 100 s, 2 °C vers 2 000 s, 1 °C vers 3 000 s, et se confondent avec l'axe à partir de 6 000 s. Encadré : équation du modèle, θ(t) = 11,6 × exp(−t / 1,04×10³) + 16,3×10⁻³.
    Annexe à rendre avec la copie. Exercice 1 : document 1
  • Q.16. Comparer les deux courbes obtenues en annexe à rendre avec la copie et commenter.
  • Q.17. Déterminer la valeur du temps caractéristique τ\tau par construction graphique à réaliser sur l'annexe à rendre avec la copie.
  • Q.18. Calculer la valeur de heau-siliconeh_{\text{eau-silicone}} sachant que la poche utilisée a une capacité thermique Csilicone=179 J⋅K−1C_{\text{silicone}}=179\ \mathrm{J\cdot K^{-1}} et une surface totale immergée S=0,0172 m2S=0{,}0172\ \mathrm{m^{2}}.
  • Le coefficient conducto-convectif entre l'air et le silicone vaut hair-silicone=3,51 J⋅s−1⋅K−1⋅m−2h_{\text{air-silicone}}=3{,}51\ \mathrm{J\cdot s^{-1}\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}}.
  • Q.19. Comparer les valeurs des deux coefficients conducto-convectifs et indiquer le fluide dans lequel le pied se refroidit le plus vite.

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Q.2
Q.4
Q.6
Q.9
Q.10
Q.11
Q.13
Q.17
Q.18
Q.19
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Réponses

  • Q.1 J2⋅K−2⋅m−4⋅s−1=J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2\sqrt{\mathrm{J^{2}\cdot K^{-2}\cdot m^{-4}\cdot s^{-1}}}=\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}
  • Q.2 Du carrelage (corps chaud) vers l'eau (corps froid)
  • Q.3 ΔU=W+Q\Delta U=W+Q, en joules ; calorimètre : W=Q=0W=Q=0, donc ΔUeau+ΔUcarrelage=0\Delta U_{\text{eau}}+\Delta U_{\text{carrelage}}=0
  • Q.4 ΔUeau=0,720×4,18×103×0,5=1,50×103\Delta U_{\text{eau}}=0{,}720\times 4{,}18\times 10^{3}\times 0{,}5=1{,}50\times 10^{3} J
  • Q.5 Ccarrelage=−1 50525,9−39,7=109 J⋅K−1C_{\text{carrelage}}=\dfrac{-1\,505}{25{,}9-39{,}7}=109\ \mathrm{J\cdot K^{-1}}
  • Q.6 cv carrelage=1,98×106 J⋅K−1⋅m−3c_{v\,\text{carrelage}}=1{,}98\times 10^{6}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-3}}
  • Q.7 Ecarrelage=1,3×1,98×106≈1,60×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{carrelage}}=\sqrt{1{,}3\times 1{,}98\times 10^{6}}\approx 1{,}60\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}
  • Q.8 Ecarrelage≈3,4 EboisE_{\text{carrelage}}\approx 3{,}4\,E_{\text{bois}} : forte effusivité du carrelage, faible du bois, comme dans le texte
  • Q.9 Tmesure.SB=301,3T_{\text{mesure.SB}}=301{,}3 K
  • Q.10 Tcalcul.SB=301,5T_{\text{calcul.SB}}=301{,}5 K
  • Q.11 Quotients 1,01{,}0 et 1,01{,}0, inférieurs à 2 : mesures et calculs compatibles, relation validée
  • Q.12 Contact à 24,224{,}2 °C sur le carrelage contre 28,328{,}3 °C sur le bois : la forte effusivité du carrelage refroidit le pied
  • Q.13 La convection
  • Q.14 Q=ϕ×ΔtQ=\phi\times\Delta t
  • Q.15 Csiliconedθdt=hS(θT−θ)C_{\text{silicone}}\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}=hS(\theta_{T}-\theta), d'où l'équation avec τ=CsiliconehS\tau=\dfrac{C_{\text{silicone}}}{hS}
  • Q.16 Même décroissance exponentielle vers θT≈0\theta_{T}\approx 0 °C ; petits écarts au début, modèle validé
  • Q.17 τ≈1,0×103\tau\approx 1{,}0\times 10^{3} s (modèle : 1,04×1031{,}04\times 10^{3} s)
  • Q.18 heau-silicone=1791,04×103×0,0172=10,0 J⋅s−1⋅K−1⋅m−2h_{\text{eau-silicone}}=\dfrac{179}{1{,}04\times 10^{3}\times 0{,}0172}=10{,}0\ \mathrm{J\cdot s^{-1}\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}}
  • Q.19 heau≈2,85 hairh_{\text{eau}}\approx 2{,}85\,h_{\text{air}} : le pied se refroidit plus vite dans l'eau

Q.1. Analyse dimensionnelle, à partir de la définition donnée E=λ×cvE=\sqrt{\lambda\times c_{v}}. Le produit des unités vaut [λ]×[cv]=J⋅K−1⋅m−1⋅s−1×J⋅K−1⋅m−3=J2⋅K−2⋅m−4⋅s−1[\lambda]\times[c_{v}]=\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}}\times\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-3}}=\mathrm{J^{2}\cdot K^{-2}\cdot m^{-4}\cdot s^{-1}}.

La racine carrée divise chaque exposant par deux (rappel a=a1/2\sqrt{a}=a^{1/2}) : (J2⋅K−2⋅m−4⋅s−1)1/2=J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2\left(\mathrm{J^{2}\cdot K^{-2}\cdot m^{-4}\cdot s^{-1}}\right)^{1/2}=\mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}, l'unité annoncée. Erreur fréquente : additionner les exposants des mètres sans le signe, −1-1 et −3-3 font −4-4, et non −2-2 avant la racine.

Q.2. Un transfert thermique s'effectue spontanément du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. Ici le morceau de carrelage, introduit à 39,739{,}7 °C, est le corps chaud ; l'eau, à 25,425{,}4 °C, est le corps froid : le transfert thermique a lieu du carrelage vers l'eau, jusqu'à l'égalité des températures, 25,925{,}9 °C. Les deux températures évoluent dans le sens attendu : le carrelage se refroidit, l'eau se réchauffe.

Q.3. Premier principe de la thermodynamique : pour un système fermé, macroscopiquement au repos, qui évolue d'un état initial à un état final, la variation de son énergie interne est égale à la somme des énergies qu'il reçoit de l'extérieur par travail et par transfert thermique : ΔU=W+Q\Delta U=W+Q.

ΔU\Delta U est la variation d'énergie interne du système, WW le travail reçu, QQ le transfert thermique reçu, tous trois en joules (J). WW et QQ sont comptés positivement quand le système reçoit l'énergie, négativement quand il la cède.

Application au système {eau + carrelage} : le calorimètre est supposé parfait, donc aucun transfert thermique avec l'extérieur, Q=0Q=0, et aucun travail, W=0W=0. Il reste ΔUsysteˋme=0\Delta U_{\text{système}}=0. L'énergie interne étant additive : ΔUeau+ΔUcarrelage=0\Delta U_{\text{eau}}+\Delta U_{\text{carrelage}}=0. Les échanges entre l'eau et le carrelage sont internes au système et n'apparaissent pas dans WW ni dans QQ.

Q.4. L'eau liquide est un système incompressible : ΔUeau=Ceau×ΔTeau=meau×ceau×(θf−θi,eau)\Delta U_{\text{eau}}=C_{\text{eau}}\times\Delta T_{\text{eau}}=m_{\text{eau}}\times c_{\text{eau}}\times(\theta_{f}-\theta_{i,\text{eau}}). Une variation de température a la même valeur en kelvins et en degrés Celsius : ΔTeau=25,9−25,4=0,5\Delta T_{\text{eau}}=25{,}9-25{,}4=0{,}5 K.

Avec la masse en kilogrammes, meau=720 g=0,720m_{\text{eau}}=720\ \mathrm{g}=0{,}720 kg : ΔUeau=0,720×4,18×103×0,5=1 504,8 J≈1,50×103\Delta U_{\text{eau}}=0{,}720\times 4{,}18\times 10^{3}\times 0{,}5=1\,504{,}8\ \mathrm{J}\approx 1{,}50\times 10^{3} J. Le signe est positif : l'eau a reçu de l'énergie, comme l'annonçait Q.2. Erreur fréquente : laisser la masse en grammes, ce qui donne une valeur mille fois trop grande.

Q.5. D'après Q.3, ΔUcarrelage=−ΔUeau=−1 504,8\Delta U_{\text{carrelage}}=-\Delta U_{\text{eau}}=-1\,504{,}8 J. Le carrelage est solide, donc incompressible : ΔUcarrelage=Ccarrelage×(θf−θi,carrelage)\Delta U_{\text{carrelage}}=C_{\text{carrelage}}\times(\theta_{f}-\theta_{i,\text{carrelage}}), avec θf−θi,carrelage=25,9−39,7=−13,8\theta_{f}-\theta_{i,\text{carrelage}}=25{,}9-39{,}7=-13{,}8 K.

D'où Ccarrelage=−ΔUeauθf−θi,carrelage=−1 504,8−13,8=109 J⋅K−1C_{\text{carrelage}}=\dfrac{-\Delta U_{\text{eau}}}{\theta_{f}-\theta_{i,\text{carrelage}}}=\dfrac{-1\,504{,}8}{-13{,}8}=109\ \mathrm{J\cdot K^{-1}}. Les deux signes négatifs se compensent : la capacité thermique est bien positive. Remarque sur la précision : l'élévation de température de l'eau, 0,50{,}5 °C, est très faible, et une erreur de 0,10{,}1 °C sur une lecture change le résultat de 20 % ; le grand volume d'eau rend la mesure peu sensible. Les trois chiffres de 109109 sont ceux du calcul ; la précision réelle de l'expérience est bien moindre.

Q.6. Par définition, cv carrelage=CcarrelageV=1095,50×10−5=1,98×106 J⋅K−1⋅m−3c_{v\,\text{carrelage}}=\dfrac{C_{\text{carrelage}}}{V}=\dfrac{109}{5{,}50\times 10^{-5}}=1{,}98\times 10^{6}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-3}}. Ordre de grandeur cohérent : celui de l'eau vaut 4,18×106 J⋅K−1⋅m−34{,}18\times 10^{6}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-3}}, et les céramiques stockent environ deux fois moins d'énergie par mètre cube et par kelvin.

Q.7. Ecarrelage=λcarrelage×cv carrelage=1,3×1,98×106=2,57×106=1,60×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{carrelage}}=\sqrt{\lambda_{\text{carrelage}}\times c_{v\,\text{carrelage}}}=\sqrt{1{,}3\times 1{,}98\times 10^{6}}=\sqrt{2{,}57\times 10^{6}}=1{,}60\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}, la valeur annoncée (1 6051\,605 avec les valeurs non arrondies). Au regard des chiffres significatifs, λcarrelage=1,3\lambda_{\text{carrelage}}=1{,}3 n'en a que deux : le résultat honnête est Ecarrelage=1,6×103 J⋅K−1⋅m−2⋅s−1/2E_{\text{carrelage}}=1{,}6\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}\cdot s^{-1/2}}, compatible avec la valeur annoncée.

Q.8. EcarrelageEbois=1,60×1030,476×103=3,4\dfrac{E_{\text{carrelage}}}{E_{\text{bois}}}=\dfrac{1{,}60\times 10^{3}}{0{,}476\times 10^{3}}=3{,}4 : l'effusivité du carrelage est plus de trois fois celle du bois. Le texte d'introduction range justement le carrelage parmi les matériaux à forte effusivité, qui absorbent rapidement l'énergie thermique sans se réchauffer en surface, et le bois parmi les matériaux à faible effusivité, dont la surface se réchauffe vite au contact d'une source chaude. Les valeurs mesurées sont donc cohérentes avec le texte. On note que l'écart vient surtout de la conductivité thermique, presque dix fois plus grande pour le carrelage (1,31{,}3 contre 0,140{,}14).

Q.9. Conversion donnée : Tmesure.SB=θmesure.SB+273=28,3+273=301,3T_{\text{mesure.SB}}=\theta_{\text{mesure.SB}}+273=28{,}3+273=301{,}3 K. On garde la décimale : c'est elle qui portera la comparaison de Q.11.

Q.10. Températures initiales en kelvins : Tsilicone=34,1+273=307,1T_{\text{silicone}}=34{,}1+273=307{,}1 K et Tbois=19,6+273=292,6T_{\text{bois}}=19{,}6+273=292{,}6 K. Relation donnée, avec A le silicone et B le bois : Tcalcul.SB=Esilicone×Tsilicone+Ebois×TboisEsilicone+Ebois=0,756×103×307,1+0,476×103×292,60,756×103+0,476×103T_{\text{calcul.SB}}=\dfrac{E_{\text{silicone}}\times T_{\text{silicone}}+E_{\text{bois}}\times T_{\text{bois}}}{E_{\text{silicone}}+E_{\text{bois}}}=\dfrac{0{,}756\times 10^{3}\times 307{,}1+0{,}476\times 10^{3}\times 292{,}6}{0{,}756\times 10^{3}+0{,}476\times 10^{3}}.

Numérateur : 232,2×103+139,3×103=371,4×103232{,}2\times 10^{3}+139{,}3\times 10^{3}=371{,}4\times 10^{3} ; dénominateur : 1,232×1031{,}232\times 10^{3}. Donc Tcalcul.SB=301,5T_{\text{calcul.SB}}=301{,}5 K, soit 28,528{,}5 °C. Vérification : c'est une moyenne des deux températures pondérée par les effusivités, elle tombe bien entre 292,6292{,}6 K et 307,1307{,}1 K, plus près de la température du silicone, dont l'effusivité est la plus grande des deux. Erreur fréquente : faire le calcul en degrés Celsius sans le dire ; ici le résultat est le même à 273 près, parce que la relation est une moyenne pondérée, mais l'énoncé demande les températures en kelvins.

Q.11. On compare chaque mesure à la valeur calculée, prise comme référence, à l'aide du quotient ∣Tmesure−Tcalcul∣u(T)\dfrac{|T_{\text{mesure}}-T_{\text{calcul}}|}{u(T)}, avec l'incertitude-type u(T)=0,2u(T)=0{,}2 °C, soit 0,20{,}2 K puisqu'il s'agit d'un écart de température.

Contact silicone-bois : ∣301,3−301,5∣0,2=1,0\dfrac{|301{,}3-301{,}5|}{0{,}2}=1{,}0. Contact silicone-carrelage : ∣297,2−297,4∣0,2=1,0\dfrac{|297{,}2-297{,}4|}{0{,}2}=1{,}0. Les deux quotients sont inférieurs à 2 : les valeurs mesurées sont compatibles avec les valeurs calculées. Conclusion : la relation qui calcule la température de contact à partir des effusivités est validée par l'expérience, pour le bois comme pour le carrelage, ce qui valide aussi les effusivités obtenues dans la partie 1.

Q.12. Le pied ne perçoit pas la température du sol mais la température de contact entre la peau et le sol, et la vitesse à laquelle il perd de l'énergie. Pour des sols à la même température, le contact s'établit à 28,328{,}3 °C sur le bois et à 297,2−273=24,2297{,}2-273=24{,}2 °C sur le carrelage, soit environ 4 °C de moins. (La relation de Q.10 permet de retrouver la température initiale du carrelage de l'expérience : environ 19,819{,}8 °C, quasiment celle du bois, 19,619{,}6 °C : la comparaison est équitable.)

La raison est l'effusivité. La température de contact est une moyenne des températures pondérée par les effusivités : le carrelage, d'effusivité deux fois plus grande que celle du silicone (1,601{,}60 contre 0,7560{,}756), impose une température de contact proche de la sienne, alors que le bois, d'effusivité plus faible que celle du silicone (0,4760{,}476), laisse la surface de contact proche de la température du pied. Le carrelage absorbe rapidement l'énergie thermique cédée par le pied sans se réchauffer en surface ; le bois se réchauffe vite en surface et n'absorbe presque plus rien. D'où la sensation de froid sur le carrelage et de confort sur le parquet, alors que les deux sols sont à la même température.

Q.13. Dans les solides, l'énergie thermique ne se transmet que par conduction (de proche en proche, sans déplacement de matière), plus un éventuel rayonnement. L'eau liquide, elle, est un fluide : ses couches réchauffées au contact de la poche se déplacent et sont remplacées par de l'eau froide. Le transfert supplémentaire est la convection, transfert thermique avec déplacement de matière dans un fluide. Associée à la conduction à la surface de la poche, elle donne le transfert conducto-convectif qu'étudie cette partie.

Q.14. Le flux thermique est l'énergie transférée par unité de temps. Pendant une durée très petite Δt\Delta t, le flux peut être considéré comme constant, et le transfert thermique vaut Q=ϕ×ΔtQ=\phi\times\Delta t, avec QQ en joules, ϕ\phi en watts et Δt\Delta t en secondes.

Q.15. Système : le silicone de la poche, incompressible, de capacité thermique CsiliconeC_{\text{silicone}}, sans travail reçu. Premier principe entre les dates tt et t+Δtt+\Delta t : ΔU=Q\Delta U=Q, avec ΔU=Csilicone×Δθ\Delta U=C_{\text{silicone}}\times\Delta\theta (une variation en kelvins égale une variation en degrés Celsius) et, d'après Q.14, Q=ϕ×Δt=heau-silicone×S×(θT−θ)×ΔtQ=\phi\times\Delta t=h_{\text{eau-silicone}}\times S\times(\theta_{T}-\theta)\times\Delta t.

On égale et on divise par Δt\Delta t : CsiliconeΔθΔt=heau-silicone S (θT−θ)C_{\text{silicone}}\dfrac{\Delta\theta}{\Delta t}=h_{\text{eau-silicone}}\,S\,(\theta_{T}-\theta). Quand Δt\Delta t tend vers zéro, le taux d'accroissement devient la dérivée : Csiliconedθdt=heau-silicone S θT−heau-silicone S θC_{\text{silicone}}\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}=h_{\text{eau-silicone}}\,S\,\theta_{T}-h_{\text{eau-silicone}}\,S\,\theta. En divisant par CsiliconeC_{\text{silicone}} et en posant τ=Csiliconeheau-silicone×S\tau=\dfrac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{eau-silicone}}\times S} : dθdt+1τ×θ=1τ×θT\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}+\dfrac{1}{\tau}\times\theta=\dfrac{1}{\tau}\times\theta_{T}.

Vérifications. Le signe : si θ>θT\theta>\theta_{T}, le flux reçu est négatif et θ\theta diminue, c'est bien un refroidissement. L'unité : J⋅K−1W⋅m−2⋅K−1×m2=JW=s\dfrac{\mathrm{J\cdot K^{-1}}}{\mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}\times\mathrm{m^{2}}}=\dfrac{\mathrm{J}}{\mathrm{W}}=\mathrm{s}, τ\tau est une durée. La solution proposée convient : sa dérivée −θ(0)−θTτe−t/τ-\dfrac{\theta(0)-\theta_{T}}{\tau}\mathrm{e}^{-t/\tau} ajoutée à 1τθ(t)=θ(0)−θTτe−t/τ+θTτ\dfrac{1}{\tau}\theta(t)=\dfrac{\theta(0)-\theta_{T}}{\tau}\mathrm{e}^{-t/\tau}+\dfrac{\theta_{T}}{\tau} donne bien θTτ\dfrac{\theta_{T}}{\tau}.

Q.16. Les deux courbes ont la même allure : une décroissance exponentielle de la température du silicone vers une valeur limite proche de 0 °C, la température du thermostat. Le modèle s'écrit θ(t)=11,6 e−t/(1,04×103)+16,3×10−3\theta(t)=11{,}6\,\mathrm{e}^{-t/(1{,}04\times 10^{3})}+16{,}3\times 10^{-3} : c'est exactement la forme de la solution de Q.15, avec θT=16,3×10−3\theta_{T}=16{,}3\times 10^{-3} °C ≈0\approx 0 °C, en accord avec le thermostat eau liquide/glace, θ(0)−θT=11,6\theta(0)-\theta_{T}=11{,}6 °C et τ=1,04×103\tau=1{,}04\times 10^{3} s.

Les points mesurés sont très proches du modèle, avec deux écarts visibles. Au tout début, les premières mesures partent d'environ 16 °C et chutent en quelques dizaines de secondes jusqu'à 12 °C, une variation que le modèle, qui démarre à 11,6 °C, ne décrit pas. Ensuite, la mesure passe légèrement sous le modèle jusque vers 1,1×1031{,}1\times 10^{3} s, puis légèrement au-dessus jusque vers 5,5×1035{,}5\times 10^{3} s. Ces écarts s'expliquent par les hypothèses du modèle : le silicone n'a pas une température uniforme (le thermomètre mesure celle du centre de la poche) et le coefficient hh n'est pas rigoureusement constant. Au-delà de 6×1036\times 10^{3} s, environ 5τ5\tau, les deux courbes se confondent à 0 °C : le modèle du premier ordre, issu de la loi de Newton, décrit correctement le refroidissement.

Q.17. Deux constructions équivalentes, à faire sur la courbe modélisée de l'annexe. Par la tangente à l'origine : la tangente à la courbe en t=0t=0, menée depuis le point (0 ; 11,6(0\,;\,11{,}6 °C)), coupe l'asymptote horizontale θ=θT≈0\theta=\theta_{T}\approx 0 °C à la date t=τt=\tau. Par les 37 % : à t=τt=\tau, l'écart à la température du thermostat ne vaut plus que e−1≈37\mathrm{e}^{-1}\approx 37 % de l'écart initial, soit θ(τ)=0,37×11,6=4,3\theta(\tau)=0{,}37\times 11{,}6=4{,}3 °C ; on trace l'horizontale θ=4,3\theta=4{,}3 °C et on lit l'abscisse du point de la courbe.

Les deux constructions donnent τ≈1,0×103\tau\approx 1{,}0\times 10^{3} s, en accord avec la valeur 1,04×1031{,}04\times 10^{3} s de l'équation du modèle : le refroidissement du centre de la poche a un temps caractéristique d'environ dix-sept minutes. Erreur fréquente : lire τ\tau à la moitié de l'écart initial (5,85{,}8 °C), ce qui donne τln⁡2≈0,7×103\tau\ln 2\approx 0{,}7\times 10^{3} s, la demi-vie et non la constante de temps.

Q.18. De τ=Csiliconeheau-silicone×S\tau=\dfrac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{eau-silicone}}\times S} on tire heau-silicone=Csiliconeτ×S=1791,04×103×0,0172=10,0 J⋅s−1⋅K−1⋅m−2h_{\text{eau-silicone}}=\dfrac{C_{\text{silicone}}}{\tau\times S}=\dfrac{179}{1{,}04\times 10^{3}\times 0{,}0172}=10{,}0\ \mathrm{J\cdot s^{-1}\cdot K^{-1}\cdot m^{-2}}, soit 10,0 W⋅m−2⋅K−110{,}0\ \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}. Avec la valeur lue graphiquement, τ=1,0×103\tau=1{,}0\times 10^{3} s, on trouverait 10,410{,}4 : l'ordre de grandeur est le même, la valeur du modèle est plus précise. Erreur fréquente : utiliser τ\tau en milliers de secondes, la graduation de l'axe, au lieu de secondes.

Q.19. heau-siliconehair-silicone=10,03,51=2,85\dfrac{h_{\text{eau-silicone}}}{h_{\text{air-silicone}}}=\dfrac{10{,}0}{3{,}51}=2{,}85 : le coefficient conducto-convectif dans l'eau est près de trois fois plus grand que dans l'air. À écart de température égal, le flux thermique est proportionnel à hh (loi de Newton) : le pied perd environ trois fois plus d'énergie par seconde dans l'eau, et se refroidit donc le plus vite dans l'eau.

Vérification par le temps caractéristique, inversement proportionnel à hh : dans l'air, τair=1793,51×0,0172=3,0×103\tau_{\text{air}}=\dfrac{179}{3{,}51\times 0{,}0172}=3{,}0\times 10^{3} s, environ cinquante minutes, contre dix-sept minutes dans l'eau. C'est la raison pour laquelle on a froid bien plus vite dans une eau à 20 °C que dans un air à 20 °C.

1234567891024681012140,37 × 11,6 ≈ 4,3 °Cτtangente à l'originet (10³ s)θ (°C)

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Exercice 2 : HOPE, l'espoir du dihydrogène vert

5 points Piles et électrolyseOxydo-réduction et titrages

Le dihydrogène représente l'une des alternatives à l'usage des combustibles fossiles pour le transport de l'énergie. Cependant, 96 % de sa production se fait à partir de méthane : c'est le dihydrogène gris. Aujourd'hui, c'est le procédé le plus économique mais c'est aussi le plus polluant.

Un espoir apparait avec HOPE (Hydrogen Offshore Production for Europe), projet de production de dihydrogène non polluant (dihydrogène vert) en pleine mer piloté par la start up française Lhyfe. On utilise un électrolyseur pour produire du dihydrogène vert par électrolyse de l'eau de mer.

Schéma du projet : en mer, une plateforme porte l'électrolyseur et les transformateurs haute tension et redresseurs, l'ensemble noté 10 MW ; un pipeline flexible d'exportation du dihydrogène et un câble sous-marin avec fibre optique la relient à la côte, à environ 1 km, où se trouvent une éolienne, une unité de compression du dihydrogène et un camion de bouteilles à 350 bar.
D'après smart-appart.fr
  • Données :
    • Masses molaires atomiques : M(H)=1,0 g⋅mol−1M(\mathrm{H})=1{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • Constante d'Avogadro : NA=6,0×1023 mol−1N_{A}=6{,}0\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}} ;
    • Charge élémentaire : e=1,6×10−19e=1{,}6\times 10^{-19} C ;
    • Charge d'une mole d'électrons : F=NA×e=96 500 C⋅mol−1F=N_{A}\times e=96\,500\ \mathrm{C\cdot mol^{-1}} ;
    • Couples d'oxydo-réduction mis en jeu dans la réaction : H+(aq)/H2(g)\mathrm{H^{+}(aq)/H_{2}(g)} et O2(g)/H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)/H_{2}O(\ell)} ;
    • 1 W⋅h=3 6001\ \mathrm{W\cdot h}=3\,600 J ;
    • La relation entre la capacité (ou quantité d'électricité transférée) QQ (en A·h) et la durée de transfert Δt\Delta t (en h), pour une intensité électrique II (en A), est donnée par la relation : Q=I×ΔtQ=I\times\Delta t.
  • Une éolienne flottante permet l'alimentation en énergie de la plateforme. Celle-ci possède une turbine qui a produit, au cours du mois de décembre 2023 une énergie électrique de 922 MW·h.
  • Q.1. Déterminer, en MW·h, l'énergie moyenne produite par l'éolienne chaque jour au mois de décembre 2023.
  • On réalise au laboratoire l'électrolyse de l'eau de mer. La tension UU appliquée aux bornes de l'électrolyseur est de 4,74 V et le courant électrique II qui circule est de 7,25 mA pendant une durée Δt=6\Delta t=6 min 47 s.
  • Annexe, document 2 : cellule d'électrolyse contenant une solution (2 H+(aq) ; SO4 2−(aq)), deux électrodes surmontées chacune d'un tube retourné où s'accumule un gaz ; le tube de droite contient plus de gaz que celui de gauche. Des fils conducteurs relient l'électrode de gauche à la borne + du générateur G et l'électrode de droite à sa borne −. Un encadré vide au-dessus de chaque tube, pour y écrire la demi-équation.
    Annexe à rendre avec la copie. Exercice 2 : document 2
  • Q.2. Compléter le document 2 de l'annexe à rendre avec la copie (page 10) en y faisant figurer le sens de circulation du courant électrique II et celui des électrons dans le circuit électrique.
  • Q.3. Écrire les demi-équations électroniques des deux couples d'oxydoréduction mis en jeu dans la réaction. Dans les encadrés de l'annexe à rendre avec la copie (page 10), associer à chaque électrode de l'électrolyseur la demi-équation se produisant lors de l'électrolyse.
  • Q.4. En déduire l'équation de réaction modélisant la transformation qui a lieu au sein de l'électrolyseur.
  • Q.5. Exprimer en fonction de II, Δt\Delta t et FF la quantité de matière d'électrons échangés dans cet électrolyseur. Calculer sa valeur.
  • Q.6. Montrer que la masse de dihydrogène produite vaut 3,06×10−53{,}06\times 10^{-5} g dans l'électrolyseur du laboratoire.
  • Q.7. Calculer l'énergie nécessaire dans ces conditions pour récupérer 400 kg de dihydrogène, masse que l'industriel espère récupérer par jour.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.
  • Q.8. Vérifier si ce résultat est cohérent avec le résultat trouvé dans la question Q.1. Commenter.

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Q.1
Q.3
Q.5
Q.7
Q.8
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Réponses

  • Q.1 92231=29,7\dfrac{922}{31}=29{,}7 MW·h par jour
  • Q.2 II : borne ++, électrode de gauche, solution, électrode de droite, borne −- ; électrons en sens inverse dans les fils
  • Q.3 Gauche (borne ++) : 2H2O→O2+4H++4e−2\mathrm{H_{2}O}\rightarrow\mathrm{O_{2}}+4\mathrm{H^{+}}+4e^{-} ; droite (borne −-) : 2H++2e−→H22\mathrm{H^{+}}+2e^{-}\rightarrow\mathrm{H_{2}}
  • Q.4 2 H2O(ℓ)→2 H2(g)+O2(g)2\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}\rightarrow 2\,\mathrm{H_{2}(g)}+\mathrm{O_{2}(g)}
  • Q.5 n(e−)=IΔtF=3,06×10−5n(e^{-})=\dfrac{I\Delta t}{F}=3{,}06\times 10^{-5} mol
  • Q.6 m=n(e−)2×2,0=3,06×10−5m=\dfrac{n(e^{-})}{2}\times 2{,}0=3{,}06\times 10^{-5} g
  • Q.7 E=1,83×1011E=1{,}83\times 10^{11} J =50,8=50{,}8 MW·h
  • Q.8 Non : 50,850{,}8 MW·h nécessaires contre 29,729{,}7 MW·h produits par jour ; il faudrait U≤2,8U\le 2{,}8 V ou une autre source

Q.1. Le mois de décembre compte 31 jours. L'énergie moyenne produite par jour vaut Ejour=92231=29,7E_{\text{jour}}=\dfrac{922}{31}=29{,}7 MW·h. Erreur fréquente : diviser par 30, ce qui donne 30,730{,}7 MW·h. Ordre de grandeur : 29,729{,}7 MW·h en 24 heures correspondent à une puissance moyenne de 29,724=1,24\dfrac{29{,}7}{24}=1{,}24 MW, cohérente avec une éolienne de quelques mégawatts qui ne tourne pas toujours à pleine puissance.

Q.2. À l'extérieur du générateur, le courant électrique circule de la borne ++ vers la borne −-. Sur le document 2, la borne ++ de G est reliée (fil rouge) à l'électrode de GAUCHE et la borne −- (fil noir) à l'électrode de DROITE. On dessine donc le courant II sortant de la borne ++, montant par le fil jusqu'à l'électrode de gauche, traversant la solution, puis redescendant de l'électrode de droite vers la borne −-.

Les électrons circulent dans les fils en sens inverse du courant : de la borne −- du générateur vers l'électrode de droite, et de l'électrode de gauche vers la borne ++. Dans la solution, il n'y a pas d'électrons libres : ce sont les ions, H+\mathrm{H^{+}} et SO42−\mathrm{SO_{4}^{2-}}, qui assurent le passage du courant. Erreur fréquente : dessiner des électrons qui traversent la solution.

Q.3. Couple H+(aq)/H2(g)\mathrm{H^{+}(aq)/H_{2}(g)} : 2 H+(aq)+2 e−=H2(g)2\,\mathrm{H^{+}(aq)}+2\,e^{-}=\mathrm{H_{2}(g)}. Couple O2(g)/H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)/H_{2}O(\ell)} : O2(g)+4 H+(aq)+4 e−=2 H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)}+4\,\mathrm{H^{+}(aq)}+4\,e^{-}=2\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}. On ajuste l'oxygène avec l'eau, l'hydrogène avec H+\mathrm{H^{+}}, les charges avec les électrons ; vérification des charges dans la seconde : +4−4=0+4-4=0 à gauche, 00 à droite.

Attribution aux électrodes. L'électrode de droite, reliée à la borne −-, reçoit les électrons du générateur : il s'y produit une réduction, celle des ions H+\mathrm{H^{+}}, c'est la cathode, où se dégage le dihydrogène : encadré de droite, 2 H+(aq)+2 e−→H2(g)2\,\mathrm{H^{+}(aq)}+2\,e^{-}\rightarrow\mathrm{H_{2}(g)}. L'électrode de gauche, reliée à la borne ++, cède des électrons au circuit : il s'y produit une oxydation, celle de l'eau, c'est l'anode, où se dégage le dioxygène : encadré de gauche, 2 H2O(ℓ)→O2(g)+4 H+(aq)+4 e−2\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}\rightarrow\mathrm{O_{2}(g)}+4\,\mathrm{H^{+}(aq)}+4\,e^{-}.

Vérification sur le schéma : le tube de droite contient plus de gaz que celui de gauche. C'est attendu, puisque l'équation de Q.4 forme deux moles de dihydrogène pour une mole de dioxygène, donc un volume de gaz double à la cathode.

Q.4. On multiplie la réduction par 2 pour que les électrons cédés à l'anode (4) soient ceux reçus à la cathode (4), puis on additionne : 2 H2O(ℓ)+4 H+(aq)→O2(g)+4 H+(aq)+2 H2(g)2\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}+4\,\mathrm{H^{+}(aq)}\rightarrow\mathrm{O_{2}(g)}+4\,\mathrm{H^{+}(aq)}+2\,\mathrm{H_{2}(g)}. Les ions H+\mathrm{H^{+}} apparaissent des deux côtés et se simplifient : 2 H2O(ℓ)→2 H2(g)+O2(g)2\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}\rightarrow 2\,\mathrm{H_{2}(g)}+\mathrm{O_{2}(g)}. C'est une transformation forcée : elle n'a lieu que parce que le générateur fournit de l'énergie électrique.

Q.5. La quantité d'électricité qui traverse l'électrolyseur vaut Q=I×ΔtQ=I\times\Delta t, et chaque mole d'électrons porte la charge FF : n(e−)=I×ΔtFn(e^{-})=\dfrac{I\times\Delta t}{F}.

Application numérique en unités SI : I=7,25 mA=7,25×10−3I=7{,}25\ \mathrm{mA}=7{,}25\times 10^{-3} A et Δt=6 min 47 s=6×60+47=407\Delta t=6\ \mathrm{min}\ 47\ \mathrm{s}=6\times 60+47=407 s. Donc Q=7,25×10−3×407=2,95Q=7{,}25\times 10^{-3}\times 407=2{,}95 C et n(e−)=2,9596 500=3,06×10−5n(e^{-})=\dfrac{2{,}95}{96\,500}=3{,}06\times 10^{-5} mol. La relation de l'énoncé en A·h donne le même résultat à condition de convertir : Q=8,20×10−4Q=8{,}20\times 10^{-4} A·h =8,20×10−4×3 600=2,95=8{,}20\times 10^{-4}\times 3\,600=2{,}95 C. Erreur fréquente : prendre Δt=6,47\Delta t=6{,}47 min, ou garder des milliampères.

Q.6. D'après la demi-équation de la cathode, deux moles d'électrons forment une mole de dihydrogène : n(H2)=n(e−)2=3,06×10−52=1,53×10−5n(\mathrm{H_{2}})=\dfrac{n(e^{-})}{2}=\dfrac{3{,}06\times 10^{-5}}{2}=1{,}53\times 10^{-5} mol. Avec M(H2)=2×M(H)=2,0 g⋅mol−1M(\mathrm{H_{2}})=2\times M(\mathrm{H})=2{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} : m(H2)=n(H2)×M(H2)=1,53×10−5×2,0=3,06×10−5m(\mathrm{H_{2}})=n(\mathrm{H_{2}})\times M(\mathrm{H_{2}})=1{,}53\times 10^{-5}\times 2{,}0=3{,}06\times 10^{-5} g, la valeur annoncée.

Remarque : la masse produite est numériquement égale à n(e−)n(e^{-}), parce que le facteur 12\dfrac{1}{2} de la stœchiométrie compense le 22 de la masse molaire. Erreur fréquente : prendre M(H)=1,0 g⋅mol−1M(\mathrm{H})=1{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} au lieu de la masse molaire de la molécule H2\mathrm{H_{2}}.

Q.7. Énergie électrique reçue par l'électrolyseur du laboratoire : Elabo=U×I×Δt=4,74×7,25×10−3×407=14,0E_{\text{labo}}=U\times I\times\Delta t=4{,}74\times 7{,}25\times 10^{-3}\times 407=14{,}0 J, pour 3,06×10−53{,}06\times 10^{-5} g de dihydrogène. « Dans ces conditions » signifie avec la même tension, donc la même énergie par gramme produit : l'énergie est proportionnelle à la masse de dihydrogène.

Pour m=400 kg=4,00×105m=400\ \mathrm{kg}=4{,}00\times 10^{5} g : E=Elabo×4,00×1053,06×10−5=1,83×1011E=E_{\text{labo}}\times\dfrac{4{,}00\times 10^{5}}{3{,}06\times 10^{-5}}=1{,}83\times 10^{11} J. Conversion en MW·h, avec 1 MW⋅h=3 600×1061\ \mathrm{MW\cdot h}=3\,600\times 10^{6} J : E=1,83×10113,6×109=50,8E=\dfrac{1{,}83\times 10^{11}}{3{,}6\times 10^{9}}=50{,}8 MW·h.

Vérification par une autre voie, plus directe : n(H2)=4,00×1052,0=2,00×105n(\mathrm{H_{2}})=\dfrac{4{,}00\times 10^{5}}{2{,}0}=2{,}00\times 10^{5} mol, donc n(e−)=4,00×105n(e^{-})=4{,}00\times 10^{5} mol, une charge Q=n(e−)×F=3,86×1010Q=n(e^{-})\times F=3{,}86\times 10^{10} C, et E=U×Q=4,74×3,86×1010=1,83×1011E=U\times Q=4{,}74\times 3{,}86\times 10^{10}=1{,}83\times 10^{11} J. Même résultat.

Q.8. On compare deux énergies par jour : il faudrait 50,850{,}8 MW·h pour produire 400 kg de dihydrogène dans les conditions du laboratoire, alors que l'éolienne a fourni en moyenne 29,729{,}7 MW·h par jour en décembre 2023. Le rapport vaut 50,829,7=1,7\dfrac{50{,}8}{29{,}7}=1{,}7 : l'éolienne ne couvre qu'environ 58 % du besoin. Le résultat n'est donc pas cohérent avec l'objectif de l'industriel si l'on électrolyse sous 4,74 V.

Commentaire. L'énergie consommée est proportionnelle à la tension : E=2F U n(H2)E=2F\,U\,n(\mathrm{H_{2}}). Pour que l'éolienne suffise, il faudrait une tension au plus égale à Umax⁡=29,7×3,6×1092×96 500×2,00×105=2,8U_{\max}=\dfrac{29{,}7\times 3{,}6\times 10^{9}}{2\times 96\,500\times 2{,}00\times 10^{5}}=2{,}8 V. Un électrolyseur industriel, aux électrodes optimisées, fonctionne sous une tension bien plus faible que celle de la petite cellule du laboratoire, ce qui rend l'objectif plausible ; sinon il faut une autre source d'énergie. Le schéma annonce d'ailleurs une installation de 10 MW, soit jusqu'à 10×24=24010\times 24=240 MW·h par jour, bien au-delà de ce qu'une seule turbine a produit en moyenne. Enfin, la production d'une éolienne varie avec le vent : une moyenne sur décembre ne garantit pas la production des autres mois.

ÉlectrodeBorne du générateurDemi-équation (encadré)Gaz dégagé
Gauche : anode, oxydation+2 H2O→O2+4 H++4 e−2\,\mathrm{H_{2}O}\rightarrow\mathrm{O_{2}}+4\,\mathrm{H^{+}}+4\,e^{-}dioxygène
Droite : cathode, réduction−2 H++2 e−→H22\,\mathrm{H^{+}}+2\,e^{-}\rightarrow\mathrm{H_{2}}dihydrogène, volume double
Ce qu'on écrit sur le document 2 : le courant I sort de la borne + vers l'électrode de gauche ; les électrons vont de la borne − vers l'électrode de droite et de l'électrode de gauche vers la borne +

Exercice 3 : La lessive de cendre

4 points Acide-base, pKa et titragesAvancement et dosagesRésolution de problème et exploitation de documents

La lessive de cendre est une lessive maison très simple à fabriquer. Il suffit de tamiser les cendres de bois produites par un feu de cheminée puis d'en mettre l'équivalent d'un verre par litre d'eau, de laisser reposer et de filtrer le tout. On obtient ainsi une lessive écologique.

L'objectif de cet exercice est d'étudier les caractéristiques chimiques de cette lessive pour déterminer la quantité à utiliser en machine à laver.

1. Étude de l'ion carbonate

Les cendres de bois contiennent de nombreuses espèces chimiques. Parmi elles, les ions carbonate CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} sont en quantité significative et possèdent des propriétés acido-basiques.

Données :
• couples acide-base :
◦ dihydrogénocarbonate / ion hydrogénocarbonate : H2CO3(aq)/HCO3−(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)/HCO_{3}^{-}(aq)} ;
◦ ion hydrogénocarbonate / ion carbonate : HCO3−(aq)/CO32−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)/CO_{3}^{2-}(aq)} ;
◦ couples de l'eau : H3O+(aq)/H2O(ℓ)\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)/H_{2}O(\ell)} ; H2O(ℓ)/HO−(aq)\mathrm{H_{2}O(\ell)/HO^{-}(aq)}.
• masse molaire du carbonate de potassium : M(K2CO3)=138,0 g⋅mol−1M(\mathrm{K_{2}CO_{3}})=138{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
• produit ionique de l'eau à 25 °C : Ke=1,0×10−14K_{e}=1{,}0\times 10^{-14} et pKe=14,0\mathrm{p}K_{e}=14{,}0.

  • Q.1. Définir une espèce chimique basique selon Brönsted.
  • Pour étudier le comportement des ions carbonate de la lessive de cendre, on pèse au laboratoire une masse m=3,0m=3{,}0 g de carbonate de potassium K2CO3(s)\mathrm{K_{2}CO_{3}(s)} que l'on dissout dans une fiole jaugée de 100,0 mL. On obtient ainsi la solution aqueuse S.
  • Q.2. Calculer la concentration en quantité de matière des ions carbonate dans la solution S.
  • Q.3. Écrire et ajuster l'équation de la réaction acido-basique se produisant entre CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} et H2O\mathrm{H_{2}O}.
  • Le pH de la solution S est de 11,8.
  • Q.4. En déduire la concentration en ions hydroxyde HO−\mathrm{HO^{-}} dans la solution S.
  • Q.5. Comparer la concentration en ions hydroxyde à la concentration apportée en ions carbonate. En déduire que l'ion carbonate est une base faible, permettant d'assimiler la lessive de cendre à une solution d'ions carbonate.
  • 2. Titrage des espèces basiques contenues dans la lessive de cendre
  • L'objectif de cette partie est de déterminer un encadrement du volume de lessive de cendre à introduire dans la machine à laver pour remplacer une lessive classique. Pour cela, on réalise un titrage des ions carbonate CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)} présents dans la lessive de cendre.
  • Données :
  • Pour une machine contenant 5 kg de linge, l'étiquette d'une lessive commerciale préconise, selon la dureté de l'eau du robinet, les quantités en espèces chimiques basiques suivantes :
  • Dureté de l'eau du robinetQuantité d'espèces chimiques basiques à introduire
    Très douceEntre 4,0×10−34{,}0\times 10^{-3} mol et 5,0×10−35{,}0\times 10^{-3} mol
    DouceEntre 5,0×10−35{,}0\times 10^{-3} mol et 6,0×10−36{,}0\times 10^{-3} mol
    DureEntre 6,0×10−36{,}0\times 10^{-3} mol et 1,0×10−21{,}0\times 10^{-2} mol
    Très dureEntre 1,0×10−21{,}0\times 10^{-2} mol et 1,5×10−21{,}5\times 10^{-2} mol
    D'après une étiquette d'une lessive commerciale (tableau transposé)
  • Pour une lessive commerciale, cela correspond à un volume de lessive compris entre 50 et 150 mL.
  • Protocole :
  • On dispose d'une solution de lessive de cendre notée S0\mathrm{S_{0}}.
  • On réalise une solution S1\mathrm{S_{1}} à partir d'une dilution par 10 de la solution S0\mathrm{S_{0}}.
  • Le titrage d'un volume V1=10,0V_{1}=10{,}0 mL de solution S1\mathrm{S_{1}} est réalisé par pH-métrie. L'acide chlorhydrique (H3O+(aq)\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)}, Cℓ−(aq)\mathrm{C\ell^{-}(aq)}) de concentration cA=5,00×10−3 mol⋅L−1c_{A}=5{,}00\times 10^{-3}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} est la solution titrante.
  • Q.6. Écrire les demi-équations des deux couples acide-base mettant en jeu les ions carbonate et du couple H2O(aq)/HO−(aq)\mathrm{H_{2}O(aq)/HO^{-}(aq)}, et justifier que l'équation support de la réaction de titrage s'écrit : CO32−(aq)+2H3O+(aq)→H2CO3(aq)+2H2O(ℓ)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)+2H_{3}O^{+}(aq)\rightarrow H_{2}CO_{3}(aq)+2H_{2}O(\ell)}
  • Dans la pratique, la courbe de titrage fait apparaître deux sauts de pH. On admet que le volume équivalent correspondant à la réaction précédente vaut Veq=17,0V_{eq}=17{,}0 mL.
  • Q.7. Déterminer la valeur de la concentration en quantité de matière en ions carbonate de la lessive de cendre S0\mathrm{S_{0}}.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.
  • Des mesures effectuées conduisent à qualifier l'eau de dure.
  • Q.8. Déterminer un encadrement du volume de lessive de cendre à introduire dans la machine à laver pour répondre aux préconisations de l'étiquette. Commenter le résultat obtenu.

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Q.1
Q.2
Q.4
Q.5
Q.7
Q.8
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Réponses

  • Q.1 Espèce capable de capter un proton H+\mathrm{H^{+}}
  • Q.2 [CO32−]=3,0/138,00,1000=0,22 mol⋅L−1[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]=\dfrac{3{,}0/138{,}0}{0{,}1000}=0{,}22\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q.3 CO32−+H2O⇄HCO3−+HO−\mathrm{CO_{3}^{2-}+H_{2}O\rightleftarrows HCO_{3}^{-}+HO^{-}}
  • Q.4 [HO−]=1011,8−14=6,3×10−3 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]=10^{11{,}8-14}=6{,}3\times 10^{-3}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q.5 [HO−]≈3[\mathrm{HO^{-}}]\approx 3 % de [CO32−][\mathrm{CO_{3}^{2-}}] : réaction très limitée, base faible, l'ion carbonate reste majoritaire
  • Q.6 CO32−+H+=HCO3−\mathrm{CO_{3}^{2-}+H^{+}=HCO_{3}^{-}}, HCO3−+H+=H2CO3\mathrm{HCO_{3}^{-}+H^{+}=H_{2}CO_{3}}, H3O+=H2O+H+\mathrm{H_{3}O^{+}=H_{2}O+H^{+}} : somme, l'équation donnée
  • Q.7 c0=10×cAVeq2V1=4,25×10−2 mol⋅L−1c_{0}=10\times\dfrac{c_{A}V_{eq}}{2V_{1}}=4{,}25\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q.8 Entre 141 mL et 235 mL, plus que les 50 à 150 mL d'une lessive commerciale

Q.1. Selon Brönsted, une base est une espèce chimique capable de capter au moins un proton H+\mathrm{H^{+}}. Elle forme alors son acide conjugué : base+H+=acide\text{base}+\mathrm{H^{+}}=\text{acide}. L'ion carbonate en est un exemple, base du couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}.

Q.2. Quantité de matière de carbonate de potassium : n=mM(K2CO3)=3,0138,0=2,2×10−2n=\dfrac{m}{M(\mathrm{K_{2}CO_{3}})}=\dfrac{3{,}0}{138{,}0}=2{,}2\times 10^{-2} mol. La dissolution s'écrit K2CO3(s)→2 K+(aq)+CO32−(aq)\mathrm{K_{2}CO_{3}(s)}\rightarrow 2\,\mathrm{K^{+}(aq)}+\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)} : une mole de solide libère une mole d'ions carbonate (et deux moles d'ions potassium).

Donc [CO32−]=nV=2,17×10−2100,0×10−3=0,22 mol⋅L−1[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]=\dfrac{n}{V}=\dfrac{2{,}17\times 10^{-2}}{100{,}0\times 10^{-3}}=0{,}22\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, avec deux chiffres significatifs comme la masse m=3,0m=3{,}0 g. Erreur fréquente : multiplier par 2 à cause des deux ions potassium, qui ne concernent pas l'ion carbonate.

Q.3. L'ion carbonate, base du couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}, réagit avec l'eau, acide du couple H2O/HO−\mathrm{H_{2}O/HO^{-}} : CO32−(aq)+H2O(ℓ)⇄HCO3−(aq)+HO−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}+\mathrm{H_{2}O(\ell)}\rightleftarrows\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}+\mathrm{HO^{-}(aq)}. L'équation est ajustée : un C, quatre O, deux H et deux charges négatives de chaque côté. On l'écrit avec une double flèche, la question Q.5 montrant que la transformation n'est pas totale.

Q.4. Par définition du pH, [H3O+]=10−pH=10−11,8=1,6×10−12 mol⋅L−1[\mathrm{H_{3}O^{+}}]=10^{-\mathrm{pH}}=10^{-11{,}8}=1{,}6\times 10^{-12}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le produit ionique de l'eau, Ke=[H3O+]×[HO−]K_{e}=[\mathrm{H_{3}O^{+}}]\times[\mathrm{HO^{-}}] (concentrations rapportées à c∘=1 mol⋅L−1c^{\circ}=1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}), donne [HO−]=Ke[H3O+]=10pH−pKe=1011,8−14,0=10−2,2=6,3×10−3 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]=\dfrac{K_{e}}{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]}=10^{\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_{e}}=10^{11{,}8-14{,}0}=10^{-2{,}2}=6{,}3\times 10^{-3}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

Q.5. [HO−][CO32−]apporteˊe=6,3×10−30,217=0,029\dfrac{[\mathrm{HO^{-}}]}{[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]_{\text{apportée}}}=\dfrac{6{,}3\times 10^{-3}}{0{,}217}=0{,}029 : les ions hydroxyde formés ne représentent qu'environ 3 % des ions carbonate apportés. D'après l'équation de Q.3, chaque ion HO−\mathrm{HO^{-}} formé provient d'un ion carbonate : seuls 3 % des ions carbonate ont réagi avec l'eau. Si l'ion carbonate était une base forte, la réaction serait totale, on aurait [HO−]=0,22 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]=0{,}22\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} et un pH de 14+log⁡0,217=13,314+\log 0{,}217=13{,}3, et non 11,8.

L'ion carbonate est donc une base faible : sa réaction avec l'eau est très limitée, et environ 97 % des ions carbonate restent sous cette forme dans la solution. L'espèce basique très majoritaire étant l'ion carbonate, on peut assimiler la lessive de cendre à une solution d'ions carbonate.

Q.6. Couples de l'ion carbonate : CO32−(aq)+H+=HCO3−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}+\mathrm{H^{+}}=\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)} et HCO3−(aq)+H+=H2CO3(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}+\mathrm{H^{+}}=\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)}. Couple de l'eau : l'énoncé nomme H2O/HO−\mathrm{H_{2}O/HO^{-}}, H2O(ℓ)=HO−(aq)+H+\mathrm{H_{2}O(\ell)}=\mathrm{HO^{-}(aq)}+\mathrm{H^{+}}, mais le réactif titrant est l'ion oxonium H3O+\mathrm{H_{3}O^{+}}, et le couple qui intervient dans la réaction de titrage est l'autre couple de l'eau, H3O+(aq)/H2O(ℓ)\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)/H_{2}O(\ell)} : H3O+(aq)=H2O(ℓ)+H+\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)}=\mathrm{H_{2}O(\ell)}+\mathrm{H^{+}}. C'est celle-ci qui sert à la justification.

L'ion carbonate est une base qui peut capter successivement deux protons : additionner ses deux demi-équations donne CO32−+2 H+=H2CO3\mathrm{CO_{3}^{2-}}+2\,\mathrm{H^{+}}=\mathrm{H_{2}CO_{3}}. Les deux protons sont cédés par deux ions oxonium : 2 H3O+=2 H2O+2 H+2\,\mathrm{H_{3}O^{+}}=2\,\mathrm{H_{2}O}+2\,\mathrm{H^{+}}. En additionnant et en simplifiant les H+\mathrm{H^{+}} : CO32−(aq)+2 H3O+(aq)→H2CO3(aq)+2 H2O(ℓ)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}+2\,\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)}\rightarrow\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)}+2\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}. C'est le bilan du titrage complet, jusqu'au second saut de pH ; le premier saut correspond à la seule étape CO32−+H3O+→HCO3−+H2O\mathrm{CO_{3}^{2-}}+\mathrm{H_{3}O^{+}}\rightarrow\mathrm{HCO_{3}^{-}}+\mathrm{H_{2}O}. Comme toute réaction support de titrage, elle doit être rapide et totale, ce qui est le cas de la réaction entre une base et l'ion oxonium, acide fort.

Q.7. Démarche : à l'équivalence de la réaction de Q.6, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques, n(CO32−)titreˊ1=n(H3O+)verseˊ2\dfrac{n(\mathrm{CO_{3}^{2-}})_{\text{titré}}}{1}=\dfrac{n(\mathrm{H_{3}O^{+}})_{\text{versé}}}{2}. Donc c1×V1=cA×Veq2c_{1}\times V_{1}=\dfrac{c_{A}\times V_{eq}}{2} et c1=cA×Veq2 V1=5,00×10−3×17,02×10,0=4,25×10−3 mol⋅L−1c_{1}=\dfrac{c_{A}\times V_{eq}}{2\,V_{1}}=\dfrac{5{,}00\times 10^{-3}\times 17{,}0}{2\times 10{,}0}=4{,}25\times 10^{-3}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} (les volumes en millilitres se simplifient).

La solution S1\mathrm{S_{1}} est la solution S0\mathrm{S_{0}} diluée dix fois : c0=10×c1=4,25×10−2 mol⋅L−1c_{0}=10\times c_{1}=4{,}25\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} en ions carbonate dans la lessive de cendre. Deux erreurs fréquentes, qui coûtent chacune le résultat : oublier le facteur 2 de la stœchiométrie (on trouverait 8,50×10−2 mol⋅L−18{,}50\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}) et oublier de remonter de S1\mathrm{S_{1}} à S0\mathrm{S_{0}} (on trouverait dix fois moins). La lessive de cendre est environ cinq fois moins concentrée que la solution S de la partie 1.

Q.8. Démarche : l'eau étant dure, l'étiquette préconise d'introduire entre nmin⁡=6,0×10−3n_{\min}=6{,}0\times 10^{-3} mol et nmax⁡=1,0×10−2n_{\max}=1{,}0\times 10^{-2} mol d'espèces chimiques basiques. D'après Q.5, la lessive de cendre est assimilée à une solution d'ions carbonate, de concentration c0=4,25×10−2 mol⋅L−1c_{0}=4{,}25\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} (Q.7). Le volume à introduire vérifie n=c0×Vn=c_{0}\times V, donc V=nc0V=\dfrac{n}{c_{0}}.

Vmin⁡=6,0×10−34,25×10−2=0,141 L=141V_{\min}=\dfrac{6{,}0\times 10^{-3}}{4{,}25\times 10^{-2}}=0{,}141\ \mathrm{L}=141 mL et Vmax⁡=1,0×10−24,25×10−2=0,235 L=235V_{\max}=\dfrac{1{,}0\times 10^{-2}}{4{,}25\times 10^{-2}}=0{,}235\ \mathrm{L}=235 mL. Il faut introduire entre 141 mL et 235 mL environ de lessive de cendre, soit, avec deux chiffres significatifs comme les données de l'étiquette, entre 1,4×1021{,}4\times 10^{2} et 2,4×1022{,}4\times 10^{2} mL.

Commentaire : c'est plus que le volume d'une lessive commerciale, 50 à 150 mL ; la lessive de cendre est moins concentrée en espèces basiques, il en faut donc davantage, l'équivalent d'un à deux verres. Cela reste un volume raisonnable pour une lessive gratuite et écologique. On compte ici chaque ion carbonate comme une espèce basique, ce que dit l'étiquette ; on néglige aussi les autres bases éventuellement présentes dans les cendres, qui n'ont pas été dosées séparément.

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