Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : piles, électrolyse et loi de Faraday (Terminale spécialité)
Voici une série d'exercices corrigés de spécialité physique-chimie sur les piles et l'électrolyse, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Une seule chaîne de conversions résout toutes les questions quantitatives du chapitre : l'intensité et la durée donnent la charge, la charge et Faraday donnent les électrons, la demi-équation donne l'espèce, la masse molaire donne la masse. L'exercice 5 la condense en une formule unique.
Le piège récurrent est celui de l'anode. Elle est le siège de l'oxydation, toujours, mais sa polarité s'inverse entre une pile et un électrolyseur. Retenir la définition par l'oxydation et jamais par le signe est la seule façon de ne pas s'y perdre.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Anode : siège de l'OXYDATION, toujours. Cathode : siège de la réduction. La polarité, elle, dépend du dispositif : anode négative dans une pile, reliée au pôle positif dans un électrolyseur.
•Les électrons circulent uniquement dans le circuit extérieur ; à l'intérieur, ce sont les ions du pont salin qui assurent le passage du courant.
•Q=IΔt et Q=n(e−)F avec F=9,65×104C/mol=NAe.
•Loi de Faraday : m=zFMIΔt, où z est le nombre d'électrons échangés par atome.
•Capacité d'une pile : fixée par le réactif LIMITANT. 1A⋅h=3600C.
•Transformation forcée : le générateur impose une évolution qui ÉCARTE Qr de K, l'inverse du sens spontané.
•Électrolyse de l'eau : 2H2O⟶2H2+O2, donc deux fois plus de dihydrogène que de dioxygène en volume.
•Épaisseur d'un dépôt : passer par la masse, puis le volume via la masse volumique, puis diviser par la surface.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : La pile Daniell
Une pile Daniell associe une lame de zinc plongée dans une solution de sulfate de zinc et une lame de cuivre plongée dans une solution de sulfate de cuivre, les deux compartiments étant reliés par un pont salin.
Les couples mis en jeu sont Zn2+/Zn et Cu2+/Cu, et la transformation spontanée est Zn+Cu2+⟶Zn2++Cu.
a) Écrivez les deux demi-équations et identifiez l'oxydation et la réduction.
b) Précisez à quelle électrode se produit l'oxydation, puis le nom de cette électrode.
c) Justifiez la polarité indiquée sur le schéma, puis donnez le sens de circulation des électrons et celui du courant dans le circuit extérieur.
d) Quel est le rôle du pont salin ? Que se passerait-il si on le retirait ?
e) Comment évoluent les masses des deux électrodes au cours du fonctionnement ?
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Réponses
a)Zinc : oxydation ; cuivre : réduction
b)Oxydation au zinc : l'anode
c)Zinc borne négative ; électrons du zinc vers le cuivre
d)Fermer le circuit, électroneutralité
e)Zinc maigrit, cuivre grossit
a) À la lame de zinc : Zn⟶Zn2++2e−, c'est une OXYDATION, le zinc perd des électrons. À la lame de cuivre : Cu2++2e−⟶Cu, c'est une RÉDUCTION.
b) L'oxydation se produit à l'électrode de zinc. Par convention, l'électrode siège de l'oxydation s'appelle l'ANODE, quelle que soit sa polarité. On retiendra le moyen mnémotechnique : anode et oxydation commencent toutes deux par une voyelle, cathode et réduction par une consonne.
c) Le zinc libère des électrons dans le circuit : c'est donc lui qui les pousse vers l'extérieur, ce qui en fait la borne NÉGATIVE. Le cuivre les consomme, il constitue la borne positive. Les électrons circulent donc dans le fil du zinc vers le cuivre, de la gauche vers la droite sur le schéma, comme l'indique la flèche. Le courant conventionnel, lui, circule en sens INVERSE, du cuivre vers le zinc dans le fil extérieur.
d) Le pont salin assure la fermeture du circuit à l'intérieur de la pile et maintient l'électroneutralité de chaque solution. Sans lui, le compartiment de gauche accumulerait des charges positives par production d'ions Zn2+, et celui de droite des charges négatives par disparition des ions Cu2+. Cette séparation de charges s'opposerait immédiatement au transfert d'électrons et la pile s'arrêterait presque instantanément. Le pont libère donc des ions dans chaque compartiment pour compenser.
e) La lame de zinc MAIGRIT, puisque le zinc métallique passe en solution sous forme d'ions. La lame de cuivre GROSSIT, puisque des ions cuivre se déposent dessus à l'état métallique. C'est une vérification expérimentale simple du sens de la transformation, et la mesure de ces variations de masse permet de remonter à la quantité d'électricité débitée.
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Exercice 2 : Quantité d'électricité et constante de Faraday
La quantité d'électricité qui traverse un circuit pendant une durée Δt à intensité constante vaut Q=IΔt, en coulombs.
Elle est reliée à la quantité de matière d'électrons échangés par Q=n(e−)×F, où F=9,65×104C/mol est la constante de Faraday.
a) Une pile débite I=0,150A pendant 2,0h. Calculez la quantité d'électricité débitée.
b) Déduisez-en la quantité de matière d'électrons échangés.
c) Que représente physiquement la constante de Faraday ? Retrouvez sa valeur à partir de la charge élémentaire e=1,602×10−19C et du nombre d'Avogadro NA=6,022×1023mol−1.
d) Pour la pile Daniell, exprimez la quantité de matière de cuivre déposée en fonction de n(e−).
e) Calculez la masse de cuivre déposée pendant ces deux heures, avec M(Cu)=63,5g/mol.
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Réponses
a)Q=1,08×103 C
b)n(e−)=1,12×10−2 mol
c)Charge d'une mole d'électrons : F=NAe
d)n(Cu)=2n(e−)
e)0,355 g
a) Δt=2,0h=7200s, donc Q=0,150×7200=1,08×103C.
b) n(e−)=FQ=9,65×1041,08×103=1,12×10−2mol.
c) La constante de Faraday est la valeur absolue de la charge portée par une mole d'électrons. On la retrouve par F=NA×e=6,022×1023×1,602×10−19=9,65×104C/mol. Ce n'est donc pas une constante fondamentale indépendante, mais le simple produit de deux autres.
d) La demi-équation Cu2++2e−⟶Cu montre qu'il faut deux électrons par atome de cuivre déposé, donc n(Cu)=2n(e−).
e) n(Cu)=21,12×10−2=5,60×10−3mol, donc m=5,60×10−3×63,5=0,355g. Deux heures de fonctionnement ne déposent donc qu'un tiers de gramme : c'est peu, et cela donne une idée concrète de ce que représente une intensité de 150mA.
Exercice 3 : La capacité d'une pile
La capacité d'une pile est la quantité d'électricité maximale qu'elle peut débiter avant épuisement du réactif limitant. On l'exprime souvent en ampères-heures.
Une pile Daniell contient une lame de zinc de 10,0g et 100mL de solution de sulfate de cuivre à 1,00mol/L. On donne M(Zn)=65,4g/mol.
a) Calculez les quantités de matière initiales de zinc et d'ions cuivre.
b) Déterminez le réactif limitant.
c) Calculez la quantité maximale d'électrons échangés, puis la capacité de la pile en coulombs.
d) Convertissez cette capacité en ampères-heures.
e) La pile débite 0,150A. Calculez sa durée de fonctionnement.
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Réponses
a)0,153 mol de zinc, 0,100 mol d'ions cuivre
b)Ions cuivre limitants
c)0,200 mol d'électrons ; 1,93×104 C
d)5,36 A·h
e)35,7 h
a) n(Zn)=65,410,0=0,153mol et n(Cu2+)=1,00×0,100=0,100mol.
b) Les coefficients valant 1 pour les deux réactifs dans Zn+Cu2+⟶Zn2++Cu, on compare directement : 0,100<0,153, donc les ions cuivre sont limitants. La pile s'arrêtera quand ils auront tous été réduits, et il restera du zinc métallique inutilisé.
c) L'avancement maximal vaut 0,100mol, et deux électrons sont échangés par unité d'avancement : n(e−)=2×0,100=0,200mol. La capacité vaut donc Q=0,200×9,65×104=1,93×104C.
d) Un ampère-heure vaut 1A×3600s=3600C. Donc Q=36001,93×104=5,36A⋅h.
e) Δt=IQ=0,1501,93×104=1,29×105s, soit 35,7h, un peu moins d'un jour et demi. On vérifie la cohérence avec la question d) : 0,1505,36=35,7h, ce qui est le grand intérêt de l'unité ampère-heure.
Exercice 4 : L'électrolyse, une transformation forcée
Dans une électrolyse, un générateur impose le passage du courant et force la transformation à se produire dans le sens INVERSE du sens spontané.
a) Rappelez le critère qui distingue une transformation spontanée d'une transformation forcée, en termes de Qr et K.
b) Dans un électrolyseur, à quelle borne du générateur est reliée l'anode ? Où se produit l'oxydation ?
c) Comparez pile et électrolyseur du point de vue de la conversion d'énergie.
d) On électrolyse une solution aqueuse. Écrivez les demi-équations à chaque électrode, sachant que l'on produit du dihydrogène et du dioxygène.
e) Citez deux applications industrielles de l'électrolyse et précisez ce qu'elles permettent d'obtenir.
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Réponses
a)Forcée : Qr s'écarte de K
b)Anode à la borne positive, siège de l'oxydation
c)Pile : chimique vers électrique ; électrolyseur : l'inverse
d)Cathode : H2 ; anode : O2
e)Dihydrogène, galvanoplastie, aluminium
a) Un système évolue SPONTANÉMENT dans le sens qui rapproche Qr de K. Une transformation est dite FORCÉE quand elle se produit dans le sens qui écarte Qr de K, ce qui est impossible sans apport d'énergie extérieure. C'est le générateur qui fournit cette énergie dans une électrolyse.
b) L'anode est reliée à la borne POSITIVE du générateur. L'oxydation s'y produit, comme toujours : la définition de l'anode est le siège de l'oxydation, et cela ne change pas entre pile et électrolyseur. En revanche la POLARITÉ, elle, s'inverse : dans une pile l'anode est la borne négative, dans un électrolyseur elle est reliée au pôle positif. C'est la source de confusion classique du chapitre.
c) La pile convertit de l'énergie CHIMIQUE en énergie ÉLECTRIQUE : la transformation spontanée fournit du travail électrique au circuit. L'électrolyseur fait l'inverse, il convertit de l'énergie électrique en énergie chimique : le générateur fournit le travail nécessaire pour remonter la réaction dans le sens non spontané. Les deux dispositifs sont donc réciproques, et un accumulateur est précisément un système capable de fonctionner alternativement dans les deux modes.
d) À la cathode, réduction de l'eau : 2H2O+2e−⟶H2+2HO−. À l'anode, oxydation de l'eau : 2H2O⟶O2+4H++4e−. En combinant après multiplication de la première par 2, le bilan global est 2H2O⟶2H2+O2.
e) La production de dihydrogène par électrolyse de l'eau, utilisée comme vecteur énergétique et comme réactif industriel. Et la galvanoplastie, qui dépose une couche métallique mince sur un objet, par exemple un chromage ou une dorure, à des fins de protection contre la corrosion ou d'aspect. On peut ajouter la production de l'aluminium par électrolyse de l'alumine, qui n'a aucune alternative chimique viable, et le raffinage électrolytique du cuivre.
Exercice 5 : Relier charge, matière et masse
Toute question d'électrochimie quantitative se ramène à une chaîne de conversions : I et Δt donnent Q, puis Q et F donnent n(e−), puis la demi-équation donne la quantité d'espèce, puis M donne la masse.
a) Écrivez cette chaîne sous forme d'une formule unique donnant la masse m d'un métal déposé en fonction de I, Δt, M, F et du nombre z d'électrons échangés par atome.
b) Appliquez-la au dépôt de cuivre avec I=1,50A pendant 20,0min.
c) Refaites le calcul pour de l'argent, avec Ag++e−⟶Ag et M(Ag)=108g/mol, dans les mêmes conditions électriques.
d) Expliquez pourquoi la masse d'argent obtenue est plus de trois fois celle du cuivre, alors que la charge est identique.
e) Deux électrolyseurs sont montés en SÉRIE, l'un déposant du cuivre et l'autre de l'argent. Les masses déposées sont-elles indépendantes ? Justifiez.
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Réponses
a)m=zFMIΔt
b)0,592 g de cuivre
c)2,01 g d'argent
d)z et M : facteur 3,40
e)Liées : même charge
a) Q=IΔt, puis n(e−)=FIΔt, puis n(M)=zFIΔt, et enfin m=zFMIΔt. C'est la loi de Faraday de l'électrolyse.
b) Δt=1200s, donc Q=1,50×1200=1800C et n(e−)=9,65×1041800=1,87×10−2mol. Avec z=2 : n(Cu)=9,33×10−3mol et m=9,33×10−3×63,5=0,592g.
c) Pour l'argent, z=1, donc n(Ag)=n(e−)=1,87×10−2mol et m=1,87×10−2×108=2,01g.
d) Pour deux raisons qui se cumulent. D'abord l'argent ne demande qu'UN électron par atome contre deux pour le cuivre, donc la même charge dépose deux fois plus d'atomes. Ensuite l'argent est plus LOURD, 108 contre 63,5g/mol, soit un facteur 1,70. Le rapport total vaut 2×1,70=3,40, ce qui correspond bien au rapport des masses 0,5922,01=3,40.
e) Non, elles sont rigoureusement liées. En série, les deux électrolyseurs sont traversés par la MÊME intensité pendant la même durée, donc par la même quantité d'électricité. Les quantités de matière déposées sont alors dans le rapport inverse des z, et les masses dans le rapport M2/z2M1/z1. C'est précisément ce principe qui a permis de mesurer historiquement les masses molaires relatives, et le coulomètre à argent a longtemps servi d'étalon d'intensité.
La figure du corrigé porte les deux masses déposées en fonction du temps, sous le MÊME courant de 1,50A, et elle rend visible le rôle du nombre d'électrons échangés. Les deux tracés sont des DROITES passant par l'origine, ce qui est logique : la charge Q=It est proportionnelle au temps et la masse est proportionnelle à la charge. Mais leurs pentes diffèrent d'un facteur 3,4 : au bout de 1200s, on a déposé 2,01g d'argent contre seulement 0,59g de cuivre. Deux causes se cumulent, et il faut les séparer. D'abord l'argent est plus lourd, 108 contre 63,5g/mol, ce qui donne déjà un facteur 1,7. Ensuite, et c'est le point que le chapitre veut faire passer, le cuivre exige DEUX électrons par atome déposé alors que l'argent n'en exige qu'UN : à charge égale, on dépose deux fois moins d'atomes de cuivre, d'où un second facteur 2. Le produit 1,7×2=3,4 ✓ est exactement le rapport lu sur la figure. La leçon pratique est qu'une masse déposée ne se déduit jamais de la seule charge : il faut passer par la quantité d'ÉLECTRONS, puis diviser par le nombre d'électrons de la demi-équation, et seulement ensuite multiplier par la masse molaire.
Partie B : Niveau baccalauréat (/50)
Exercice 6 : Faire fonctionner la pile jusqu'au bout
On reprend la pile Daniell de l'exercice 3 : lame de zinc de 10,0g, 100mL de sulfate de cuivre à 1,00mol/L, débitant I=0,150A jusqu'à épuisement.
On donne M(Zn)=65,4 et M(Cu)=63,5g/mol, et F=9,65×104C/mol.
a) Calculez la masse de zinc consommée lorsque la pile est épuisée.
b) Calculez la masse de cuivre déposée.
c) Calculez la variation totale de masse du système constitué des deux électrodes. Commentez le signe.
d) Calculez la concentration finale en ions zinc, le volume du compartiment de gauche étant également de 100mL et initialement exempt de ces ions.
e) La pile est épuisée alors qu'il reste du zinc. Comment pourrait-on la faire fonctionner plus longtemps sans changer l'électrode de zinc ?
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Réponses
a)6,54 g de zinc
b)6,35 g de cuivre
c)−0,19 g
d)[Zn2+]=1,00 mol/L
e)Plus d'ions cuivre
a) L'avancement maximal vaut 0,100mol, imposé par les ions cuivre. Le zinc étant consommé mole pour mole : m=0,100×65,4=6,54g. Il restait donc 10,0−6,54=3,46g de zinc inutilisé.
b) De même, n(Cu)=0,100mol, donc m=0,100×63,5=6,35g de cuivre déposé.
c) La variation totale vaut −6,54+6,35=−0,19g : le système des deux électrodes a globalement PERDU de la masse. Il n'y a là aucune violation de la conservation : les 0,19g manquants correspondent à la différence de masse molaire entre le zinc parti en solution et le cuivre venu s'en extraire. La matière n'a pas disparu, elle a changé de phase, et si l'on comptait aussi les solutions le bilan serait rigoureusement nul.
d) Il s'est formé 0,100mol d'ions zinc dans 100mL, donc [Zn2+]=0,1000,100=1,00mol/L. La solution de gauche est devenue aussi concentrée que celle de droite l'était au départ, ce qui illustre bien que la pile a simplement transféré la matière d'un compartiment à l'autre.
e) En augmentant la quantité du réactif limitant, c'est-à-dire les ions cuivre : soit en prenant un volume plus grand de solution de sulfate de cuivre, soit en la prenant plus concentrée. Avec 200mL à 1,00mol/L, on doublerait la capacité et le zinc deviendrait alors limitant à son tour, ce qui serait le dimensionnement optimal : une pile bien conçue épuise ses deux réactifs en même temps.
Exercice 7 : Électrolyser l'eau
On électrolyse de l'eau salée avec I=2,00A pendant 30,0min. Les demi-équations sont 2H2O+2e−⟶H2+2HO− à la cathode et 2H2O⟶O2+4H++4e− à l'anode.
On prendra Vm=24,0L/mol et F=9,65×104C/mol.
a) Calculez la quantité d'électricité puis la quantité de matière d'électrons échangés.
b) Calculez les quantités de matière de dihydrogène et de dioxygène formées.
c) Calculez les volumes correspondants.
d) Vérifiez que le rapport des volumes vaut exactement 2 et expliquez pourquoi ce résultat était prévisible.
e) L'électrolyse consomme de l'énergie électrique. Si la tension aux bornes de l'électrolyseur vaut 2,0V, calculez l'énergie consommée et rapportez-la à la quantité de dihydrogène produite.
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Réponses
a)3,60×103 C ; 3,73×10−2 mol
b)1,87×10−2 mol de H2, 9,33×10−3 mol de O2
c)448 mL et 224 mL
d)Rapport 2, imposé par l'équation
e)7,2×103 J ; 3,9×105 J/mol
a) Δt=1800s, donc Q=2,00×1800=3,60×103C et n(e−)=9,65×1043600=3,73×10−2mol.
b) La demi-équation cathodique consomme deux électrons par dihydrogène : n(H2)=23,73×10−2=1,87×10−2mol. L'anodique en libère quatre par dioxygène : n(O2)=43,73×10−2=9,33×10−3mol.
c) V(H2)=1,87×10−2×24,0=0,448L, soit 448mL, et V(O2)=9,33×10−3×24,0=0,224L, soit 224mL.
d) 224448=2,00 exactement. C'était prévisible sans aucun calcul numérique : le bilan global 2H2O⟶2H2+O2 montre qu'il se forme deux fois plus de dihydrogène que de dioxygène en quantité de matière, et le volume molaire étant le même pour les deux gaz dans les mêmes conditions, le rapport des volumes est celui des quantités de matière. C'est d'ailleurs la vérification visuelle immédiate d'une électrolyse de l'eau réussie : le tube au-dessus de la cathode se remplit deux fois plus vite.
e) E=UIΔt=UQ=2,0×3600=7,2×103J. Rapportée au dihydrogène : 1,87×10−27,2×103=3,9×105J/mol. À titre de comparaison, la combustion d'une mole de dihydrogène ne libère qu'environ 2,4×105J : le rendement de la chaîne n'est donc pas de 100 pour cent, ce qui rappelle que le dihydrogène est un VECTEUR d'énergie et non une source.
La figure du corrigé porte les deux volumes gazeux en fonction du temps, et le rapport des pentes est la stœchiométrie elle-même, lisible à l'œil. Les deux tracés sont des droites, puisque la charge croît proportionnellement au temps, et celle du dihydrogène est exactement DEUX FOIS plus raide que celle du dioxygène : au bout de 1800s, on recueille 448mL contre 224mL. Ce rapport 2 pour 1 n'est pas une coïncidence expérimentale, il est imposé par l'équation 2H2O⟶2H2+O2 et se retrouve dans les demi-équations : il faut 2 électrons pour une molécule de dihydrogène contre 4 pour une molécule de dioxygène. On tire de là un contrôle expérimental très utile : si l'on mesure les deux volumes et que leur rapport s'écarte notablement de 2, ce n'est pas la loi de Faraday qui est en cause mais le montage, une fuite sur l'une des deux électrodes ou une réaction parasite, par exemple l'oxydation des ions chlorure si l'on a acidifié à l'acide chlorhydrique au lieu d'utiliser de l'acide sulfurique.
Exercice 8 : Épaisseur d'un dépôt de galvanoplastie
On dépose du cuivre sur un objet de surface totale S=50,0cm2 par électrolyse, selon Cu2++2e−⟶Cu, avec I=1,50A pendant 20,0min.
On donne M(Cu)=63,5g/mol, ρ(Cu)=8,96g/cm3 et F=9,65×104C/mol.
a) Calculez la masse de cuivre déposée.
b) Calculez le volume de cuivre correspondant.
c) En supposant le dépôt d'épaisseur uniforme, calculez cette épaisseur en micromètres.
d) Quelle durée faudrait-il pour obtenir une épaisseur de 50μm, à intensité inchangée ?
e) On double l'intensité pour aller deux fois plus vite. Quel risque pratique cela présente-t-il ?
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Réponses
a)0,592 g
b)6,61×10−2 cm³
c)13,2 µm
d)75,6 min
e)Dépôt de mauvaise qualité
a) Q=1,50×1200=1800C, donc n(e−)=1,87×10−2mol et n(Cu)=9,33×10−3mol. La masse vaut m=9,33×10−3×63,5=0,592g.
b) V=ρm=8,960,592=6,61×10−2cm3.
c) L'épaisseur vaut e=SV=50,06,61×10−2=1,32×10−3cm. En micromètres, sachant que 1cm=104μm : e=13,2μm. C'est un ordre de grandeur typique d'un dépôt décoratif.
d) L'épaisseur est proportionnelle à la durée, toutes choses égales par ailleurs. Il faut donc Δt=20,0×13,250=75,6min, soit environ une heure et quart.
e) Le risque est un dépôt de mauvaise qualité. À forte densité de courant, les atomes de cuivre se déposent trop vite pour s'organiser correctement dans le réseau cristallin : le dépôt devient rugueux, poreux, mal adhérent, voire pulvérulent, et il se forme des dendrites aux arêtes où le champ est le plus intense. On peut aussi commencer à réduire l'eau en même temps, ce qui dégage du dihydrogène et crée des piqûres dans le dépôt. En galvanoplastie, la lenteur est une condition de qualité, et c'est pourquoi les bains industriels travaillent à densité de courant contrôlée.
La figure du corrigé porte l'épaisseur du dépôt en fonction de la surface à recouvrir, pour la MÊME quantité d'électricité. C'est une branche d'hyperbole, et cela suit directement de e=SV : le volume de cuivre déposé ne dépend que de la charge, donc l'étaler sur une surface deux fois plus grande donne un dépôt deux fois plus mince. On lit 13,2μm pour les 50cm2 de l'énoncé et 6,6μm pour 100cm2 ✓. Deux conséquences industrielles se lisent sur cette courbe. D'abord la chute est très rapide aux petites surfaces puis s'aplatit : passer de 20 à 40cm2 coûte 16μm d'épaisseur, alors que passer de 100 à 120cm2 n'en coûte plus que 1μm. Ensuite, pour garantir une épaisseur MINIMALE sur une pièce, c'est la surface totale réellement exposée qu'il faut estimer, y compris les creux et les faces cachées, faute de quoi le dépôt sera plus mince que prévu partout. C'est aussi pourquoi la galvanoplastie se spécifie toujours en épaisseur et jamais en masse ou en durée.
Exercice 9 : Quatre affirmations à corriger
Chacune des quatre affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, expliquez l'erreur et appuyez-vous sur un résultat chiffré des exercices précédents.
a) « L'anode est toujours la borne négative. »
b) « Dans une pile, les électrons circulent dans le pont salin. »
c) « À charge électrique égale, deux métaux différents se déposent en masses égales. »
d) « La masse totale des électrodes se conserve puisque la matière se conserve. »
Voir la correction
Réponses
a)Faux : anode = oxydation, polarité variable
b)Faux : ions dans le pont, électrons dans le fil
c)Faux : rapport 3,40
d)Faux : −0,19 g pour les électrodes
a) Faux, et c'est la confusion la plus fréquente du chapitre. L'anode se définit comme le siège de l'OXYDATION, et cette définition ne change jamais. Sa polarité, en revanche, dépend du dispositif : dans une PILE, l'anode libère des électrons dans le circuit, elle est donc la borne négative, comme le zinc de l'exercice 1 ; dans un ÉLECTROLYSEUR, l'anode est reliée au pôle positif du générateur qui lui arrache les électrons. Il faut donc retenir la définition par l'oxydation, jamais par le signe.
b) Faux. Les électrons ne circulent QUE dans le circuit extérieur, c'est-à-dire dans les conducteurs métalliques : un électron libre n'existe pas en solution aqueuse, il y serait immédiatement capté. À l'intérieur de la pile, le courant est assuré par le déplacement des IONS du pont salin, qui migrent pour maintenir l'électroneutralité de chaque compartiment. Le circuit est bien fermé, mais par deux porteurs de charge différents selon la portion considérée.
c) Faux, et l'exercice 5 le chiffre. Avec la même quantité d'électricité, on obtient 0,592g de cuivre mais 2,01g d'argent, soit 3,40 fois plus. Deux facteurs interviennent : le nombre d'électrons par atome, z=2 pour le cuivre contre 1 pour l'argent, et la masse molaire, 63,5 contre 108. La loi de Faraday s'écrit m=zFMIΔt et fait bien apparaître les deux.
d) Faux au sens où l'affirmation est appliquée. La matière se conserve globalement, bien sûr, mais pas la masse des ÉLECTRODES prises isolément : l'exercice 6 donne une perte nette de 0,19g, parce que le zinc qui part en solution est plus lourd, mole pour mole, que le cuivre qui vient s'y déposer. La masse manquante se retrouve intégralement dans les solutions. Le bilan de conservation n'est valable que si l'on définit le système comme l'ENSEMBLE électrodes plus solutions.
Exercice 10 : La batterie au plomb d'une voiture
Une batterie de voiture porte l'indication 12V et 60A⋅h. Elle repose sur la transformation Pb+PbO2+2H2SO4⟶2PbSO4+2H2O, qui échange deux électrons par atome de plomb consommé.
On donne M(Pb)=207,2g/mol et F=9,65×104C/mol.
a) Convertissez la capacité en coulombs et calculez la quantité d'électrons correspondante.
b) Calculez la masse de plomb métallique consommée lors d'une décharge complète.
c) Calculez l'énergie électrique que la batterie peut fournir, en joules puis en kilowattheures.
d) Le démarreur consomme 150A. Combien de temps la batterie pourrait-elle théoriquement l'alimenter ?
e) Une batterie est un accumulateur : elle se recharge. Expliquez ce qui se passe alors, en précisant le rôle de l'alternateur et ce qu'il advient de l'anode et de la cathode.
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Réponses
a)2,16×105 C ; 2,24 mol
b)232 g de plomb
c)2,59×106 J =0,72 kWh
d)24 min
e)Électrolyseur : anode et cathode échangent leurs rôles
a) 60A⋅h=60×3600=2,16×105C. Donc n(e−)=9,65×1042,16×105=2,24mol.
b) Deux électrons par atome de plomb, donc n(Pb)=22,24=1,12mol, soit m=1,12×207,2=232g. Cela n'est que le plomb métallique de l'électrode négative : la masse totale de la batterie est bien supérieure, ce qui explique qu'elle pèse une quinzaine de kilogrammes.
c) E=UQ=12×2,16×105=2,59×106J. En kilowattheures : 3,6×1062,59×106=0,72kWh. C'est très peu, à peine de quoi alimenter un radiateur pendant vingt minutes, ce qui rappelle la faible densité énergétique de cette technologie.
d) Δt=1502,16×105=1,44×103s, soit 24min. En pratique la durée réelle serait bien plus courte, car la capacité annoncée vaut pour une décharge lente et s'effondre aux fortes intensités.
e) L'alternateur, entraîné par le moteur, joue le rôle de générateur et impose un courant en sens inverse : la batterie devient un ÉLECTROLYSEUR et la transformation est forcée dans le sens inverse, le sulfate de plomb redonnant du plomb et du dioxyde de plomb. Les rôles des deux électrodes s'échangent : celle qui était l'anode en décharge, siège de l'oxydation, devient la cathode en charge, siège de la réduction. Leur polarité, elle, ne change pas, puisque c'est le sens du courant qui s'inverse. C'est exactement ce qui définit un accumulateur : un même dispositif fonctionnant alternativement en pile et en électrolyseur.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : La pile cuivre-argent
Une pile associe une lame de cuivre plongée dans une solution de sulfate de cuivre et un fil d'argent plongé dans 50,0mL de nitrate d'argent à 0,100mol/L, les deux compartiments étant reliés par un pont salin. La transformation spontanée est Cu+2Ag+⟶Cu2++2Ag.
On donne F=9,65×104C/mol, M(Ag)=107,9g/mol et M(Cu)=63,5g/mol.
a) Écrivez les deux demi-équations et nommez l'électrode siège de l'oxydation.
b) Quelle est la borne négative de la pile ? Dans quel sens circulent les électrons dans le fil extérieur ?
c) La pile débite 20,0mA pendant 5,00h. Calculez la quantité d'électricité et la quantité d'électrons échangés.
d) Calculez la variation de masse de chaque électrode.
e) Le cuivre étant en large excès, les ions argent sont limitants. Calculez la capacité de la pile, en coulombs puis en ampères-heures.
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Réponses
a)Cu⟶Cu2++2e− : anode ; Ag++e−⟶Ag
b)Cuivre négatif ; électrons du cuivre vers l'argent
c)360 C ; 3,73×10−3 mol
d)+0,403 g d'argent, −0,118 g de cuivre
e)483 C =0,134 A·h
a) Au cuivre : Cu⟶Cu2++2e−, une oxydation. À l'argent : Ag++e−⟶Ag, une réduction, qui doit se produire deux fois pour un atome de cuivre oxydé. L'électrode de cuivre, siège de l'oxydation, est l'ANODE.
b) Le cuivre cède des électrons au circuit : c'est la borne NÉGATIVE. Les électrons vont du cuivre vers l'argent dans le fil extérieur, et le courant conventionnel de l'argent vers le cuivre. Contrairement à la pile Daniell, c'est ici le cuivre qui est la borne négative : la polarité dépend du couple partenaire.
c) Q=IΔt=20,0×10−3×5,00×3600=360C et n(e−)=9,65×104360=3,73×10−3mol.
d) Un électron dépose un atome d'argent : Δm(Ag)=+3,73×10−3×107,9=+0,403g. Deux électrons par atome de cuivre oxydé : Δm(Cu)=−23,73×10−3×63,5=−0,118g. La lame de cuivre maigrit, le fil d'argent grossit.
e) n(Ag+)=0,100×0,0500=5,00×10−3mol, et chaque ion argent capte un électron : Qmax=5,00×10−3×9,65×104=483C, soit 3600483=0,134A⋅h. À 20mA, la pile tiendrait 6,7h.
Exercice 12 : La pile à combustible à dihydrogène
Dans une pile à combustible, le dihydrogène est oxydé à l'anode, H2⟶2H++2e−, et le dioxygène de l'air réduit à la cathode, O2+4H++4e−⟶2H2O.
Une pile de véhicule débite I=50A pendant 1,0h sous une tension U=0,70V par cellule. On donne F=9,65×104C/mol, Vm=24L/mol, M(H2)=2,0g/mol et M(H2O)=18g/mol.
a) Écrivez l'équation de fonctionnement de la pile. Quel est son seul produit ?
b) Calculez la quantité d'électrons échangés en une heure.
c) Calculez la masse de dihydrogène consommée et le volume de dioxygène consommé.
d) Calculez la masse d'eau produite.
e) Chaque mole de dihydrogène fournit à une cellule une énergie électrique U×2F. Calculez-la et comparez-la aux 2,4×105J que libère sa combustion : quel est le rendement ?
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Réponses
a)2H2+O2⟶2H2O
b)1,87 mol
c)1,9 g de H2 ; 11 L de O2
d)17 g d'eau
e)1,35×105 J/mol : 56 %
a) On multiplie l'oxydation par 2 pour échanger 4 électrons : 2H2+O2⟶2H2O. Le seul produit est l'EAU, ce qui fait l'intérêt de cette technologie pour les véhicules.
b) Q=50×3600=1,8×105C et n(e−)=9,65×1041,8×105=1,87mol.
c) Deux électrons par dihydrogène : n(H2)=0,933mol, soit m=0,933×2,0=1,9g. Quatre électrons par dioxygène : n(O2)=0,466mol, soit V=0,466×24=11L. Diviser par 2 pour le dioxygène aussi est l'erreur classique.
d) Une molécule d'eau par molécule de dihydrogène : n(H2O)=0,933mol, soit 17g d'eau.
e) E=0,70×2×9,65×104=1,35×105J/mol. Le rendement vaut 2,4×1051,35×105=56%, bien supérieur à celui d'un moteur thermique qui brûlerait le même dihydrogène. Le reste est dissipé en chaleur dans la pile.
Exercice 13 : L'anode sacrificielle d'une coque de navire
Pour protéger la coque en acier d'un navire de la corrosion, on y fixe des blocs de zinc. Le zinc, plus réducteur que le fer, s'oxyde à sa place : Zn⟶Zn2++2e−, et les électrons libérés protègent l'acier.
On estime le courant de protection à I=0,50A, en permanence. On donne F=9,65×104C/mol, M(Zn)=65,4g/mol, M(Mg)=24,3g/mol et une année de 365 jours.
a) Pourquoi appelle-t-on ce bloc une anode sacrificielle ?
b) Calculez la quantité d'électricité débitée en un an.
c) Calculez la masse de zinc consommée en un an, en kilogrammes.
d) Les blocs pèsent 20kg au total. Au bout de combien d'années faut-il les remplacer ?
e) On remplace le zinc par du magnésium, Mg⟶Mg2++2e−. Quelle masse de magnésium serait consommée en un an pour le même courant ?
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Réponses
a)Le zinc s'oxyde à la place de l'acier
b)1,58×107 C
c)5,3 kg
d)3,7 ans
e)2,0 kg de magnésium
a) Le zinc est le siège de l'OXYDATION, c'est donc une anode. Il est sacrifié : il se dissout progressivement pour que l'acier, qui reçoit les électrons, ne s'oxyde pas. On protège un métal précieux en en faisant rouiller un autre, moins cher et plus réducteur.
b) Δt=365×86400=3,15×107s, donc Q=0,50×3,15×107=1,58×107C.
c) n(e−)=9,65×1041,58×107=163mol, deux électrons par atome : n(Zn)=81,7mol et m=81,7×65,4=5,34×103g=5,3kg.
d) 5,3420=3,7 ans. En pratique on les remplace avant qu'ils ne soient épuisés, lors des carénages périodiques.
e) Même charge et même z=2, donc même quantité de matière, 81,7mol : m=81,7×24,3=1,99×103g=2,0kg. Le magnésium, plus léger, protège autant avec une masse près de trois fois plus faible.
Exercice 14 : Produire l'aluminium par électrolyse
L'aluminium est produit par électrolyse de l'alumine dissoute dans un bain fondu. À la cathode : Al3++3e−⟶Al. Une cuve industrielle est traversée par I=3,00×105A sous une tension U=4,20V.
On donne F=9,65×104C/mol et M(Al)=27,0g/mol. On étudie 24,0h de fonctionnement.
a) Calculez la quantité d'électricité qui traverse la cuve en une journée.
b) Calculez la quantité de matière d'électrons échangés.
c) Calculez la masse d'aluminium théoriquement produite, en kilogrammes.
d) Le rendement faradique, fraction du courant qui produit réellement de l'aluminium, vaut 95%. Calculez la masse réelle, puis l'énergie électrique consommée par kilogramme d'aluminium, en kilowattheures.
e) Recycler de l'aluminium demande environ 5% de cette énergie. Combien de kilowattheures économise-t-on par kilogramme recyclé ?
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Réponses
a)2,59×1010 C
b)2,69×105 mol
c)2,42×103 kg
d)2,30×103 kg ; 13 kWh/kg
e)12,5 kWh/kg économisés
a) Q=IΔt=3,00×105×24,0×3600=2,59×1010C.
b) n(e−)=9,65×1042,59×1010=2,69×105mol.
c) Trois électrons par atome : n(Al)=32,69×105=8,95×104mol, soit m=8,95×104×27,0=2,42×106g=2,42×103kg. Oublier le facteur 3 triplerait la production.
d) mreˊelle=0,95×2,42×103=2,30×103kg. L'énergie vaut E=UQ=4,20×2,59×1010=1,09×1011J=3,02×104kWh, soit 2,30×1033,02×104=13kWh par kilogramme : la consommation d'un foyer pendant plusieurs jours pour une poignée de canettes.
e) Le recyclage coûte 0,05×13,2=0,66kWh/kg et économise donc 13,2−0,66=12,5kWh par kilogramme. C'est pourquoi l'aluminium est l'un des matériaux dont le recyclage est le plus rentable.
Exercice 15 : La batterie lithium-ion d'un téléphone
Un téléphone contient une batterie lithium-ion de 4000mA⋅h sous une tension moyenne de 3,85V. En décharge, l'électrode négative libère des ions lithium : Li⟶Li++e−.
On donne F=9,65×104C/mol et M(Li)=6,94g/mol.
a) Convertissez la capacité en coulombs.
b) Calculez la quantité d'électrons échangés lors d'une décharge complète, puis la masse de lithium qui y participe.
c) Calculez l'énergie stockée, en wattheures puis en joules.
d) Le chargeur délivre 2,0A. Quelle est la durée théorique d'une charge complète ?
e) Le chargeur a un rendement de 85%. Quelle énergie prélève-t-il sur le réseau pour une charge ? Pour une charge par jour pendant un an ?
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Réponses
a)1,44×104 C
b)0,149 mol ; 1,04 g de lithium
c)15,4 Wh =5,54×104 J
d)2,0 h
e)18,1 Wh ; 6,6 kWh par an
a) 4000mA⋅h=4,000A×3600s=1,44×104C.
b) n(e−)=9,65×1041,44×104=0,149mol. Un électron par ion lithium : m=0,149×6,94=1,04g. Un seul gramme de lithium actif fait fonctionner un téléphone toute une journée, grâce à sa très faible masse molaire.
c) E=UQ : en wattheures, 3,85V×4,000A⋅h=15,4Wh ; en joules, 3,85×1,44×104=5,54×104J. C'est quarante-sept fois moins que la batterie au plomb de l'exercice 10, qui pèse pourtant plus de deux cents fois plus lourd.
d) Δt=2,0A4,000A⋅h=2,0h. En pratique la fin de charge se fait à courant réduit et dure plus longtemps.
e) 0,8515,4=18,1Wh par charge, soit 18,1×365=6,6×103Wh=6,6kWh par an : à peine l'énergie d'un chauffage électrique de 2kW pendant trois heures et vingt minutes.
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