Exercice 1 : Synthèse d'une Coumarine
9 points Synthèse organique et mécanismesAcide-base, pKa et titragesStratégies de synthèse et polymèresChimie organique et synthèse
La synthèse de la coumarine fut l'une des premières synthèses réalisées vers la fin du XIXe siècle par le chimiste anglais William H. Perkin. Les coumarines possèdent des propriétés anticoagulantes. La famille des coumarines est formée des composés dérivés de la coumarine simple de formule brute , dont la formule topologique est représentée en Figure 1.
- L'objectif de cet exercice est de comparer deux méthodes de synthèse d'une coumarine ainsi que leurs rendements. L'une de ces méthodes met en jeu de l'acide sulfamique, dont les propriétés sont étudiées en première partie, les deux autres parties étant consacrées aux méthodes de synthèse proprement dites.
- 1. Étude de l'acide sulfamique par pH-métrie
- Donnée :
• concentration en quantité de matière standard . - Q1. Montrer que pour une solution aqueuse d'un acide fort quelconque AH appartenant à un couple de concentration en quantité de matière apportée en acide fort , le pH de la solution s'exprime par la relation : .
- On souhaite s'assurer que l'acide sulfamique, de formule , a un comportement d'acide fort par des mesures de pH. Cet acide appartient au couple acide-base .
- On commence par préparer, à partir d'une solution S d'acide sulfamique de concentration en quantité de matière , une solution d'acide sulfamique de volume mL et de concentration .
- Q2. Calculer le volume de solution S à prélever et détailler le protocole pour préparer la solution .
- Q3. Écrire l'équation modélisant la réaction entre l'acide sulfamique et l'eau.
- On réalise ensuite plusieurs solutions aqueuses d'acide sulfamique de concentrations en quantités de matière différentes dont on mesure la valeur du pH. L'évolution du pH mesuré en fonction de est représentée sur la Figure 2.
Figure 2. Évolution de la valeur du pH en fonction de - Q4. À l'aide de la Figure 2, vérifier que l'acide sulfamique peut être considéré comme un acide fort.
- 2. Synthèse d'une coumarine en présence d'acide sulfamique
- On étudie la synthèse du composé 7-hydroxy-4-méthylcoumarine, dérivé de la coumarine simple et noté « composé A », en présence d'acide sulfamique. La transformation chimique est modélisée par l'équation de réaction représentée ci-dessous.
- Cette transformation est effectuée en 20 minutes à la température de 130 °C.
- On réalise le spectre infrarouge du produit obtenu, il est représenté Figure 3.
Figure 3. Spectre infrarouge du produit obtenu - Données : Table de données pour la spectroscopie infrarouge
Liaison σ (cm⁻¹) Intensité O − H 3500 − 3700 Forte, fine O − H acide carboxylique 2500 − 3200 Forte à moyenne, large C = O 1650 − 1740 Forte C − O 1040 − 1300 Forte à moyenne N − H 1560 − 1640 Forte à moyenne - Q5. Montrer que le spectre infrarouge du produit obtenu est compatible avec la structure de la molécule de la 7-hydroxy-4-méthylcoumarine (composé A).
- Les propriétés physicochimiques des divers composés considérés sont présentées dans le tableau ci-après.
Résorcinol Acétylacétate d'éthyle Composé A 7-hydroxy-4-méthylcoumarine Formule chimique Masse molaire () 110 130 176 Densité 1,08 - - - On réalise la réaction en introduisant dans un ballon un volume mL de résorcinol et une masse g d'acétylacétate d'éthyle.
- Le produit obtenu, après purification, est sous forme de cristaux de masse : g.
- Q6. Calculer la valeur du rendement de cette synthèse.
- 3. Synthèse d'une coumarine en présence d'acide paratoluènesulfonique
- Dans un deuxième schéma de synthèse du composé A, le résorcinol réagit avec l'acétoacétate d'éthyle en présence d'un acide organique fort, l'acide paratoluènesulfonique (APTS). La transformation chimique est modélisée par l'équation de réaction représentée ci-dessous.
- Q7. Recopier la formule topologique de l'acétoacétate d'éthyle, entourer les deux groupes caractéristiques sur la copie et nommer les familles fonctionnelles correspondantes.
- Le début du mécanisme de la synthèse est proposé Figure 4 :
Figure 4. Les deux premières étapes du mécanisme de la synthèse - Q8. Recopier l'étape 1 du mécanisme sur la copie et y placer la flèche courbe expliquant le mécanisme.
- Q9. Identifier la catégorie de réaction de l'étape 2 représentée Figure 4 parmi les suivantes : addition, élimination ou substitution.
- L'APTS joue le rôle de catalyseur dans la synthèse du composé A.
- Q10. Donner la définition d'un catalyseur.
- Le mode opératoire, décrit ci-après, utilisé pour cette synthèse, a été mis au point par deux chercheurs japonais :
• Préparer un bain-marie d'eau tiède dans un cristallisoir, dont la température doit être au voisinage de 60-70 °C.
• Dans un erlenmeyer de 50 mL, introduire un barreau aimanté puis les masses g de résorcinol, g d'acétoacétate d'éthyle et g d'APTS.
• Placer l'erlenmeyer dans le bain-marie et maintenir, sous agitation magnétique, une température voisine de 60 °C pendant une durée de 10 minutes. Le milieu devient un liquide homogène.
• Refroidir avec un cristallisoir rempli d'eau glacée. Laisser refroidir à l'air libre l'erlenmeyer contenant le mélange réactionnel.
• Sous agitation magnétique, y ajouter progressivement 15 mL d'eau distillée. On observe qu'un solide cristallise. Refroidir pour achever la cristallisation et obtenir des cristaux bruts. - Pour récupérer des cristaux purifiés du composé A formés lors de la synthèse, on procède de la manière suivante :
• Sous pression réduite, collecter le solide dans un entonnoir Büchner garni d'un filtre rond.
• Rincer le solide à l'aide de 3 × 5 mL d'eau froide. Recueillir les cristaux bruts dans une boîte de Pétri préalablement tarée.
• Recristalliser le produit dans un mélange éthanol-eau. Une très faible quantité de solvant doit être utilisée.
• Collecter les cristaux purifiés. Les recueillir sur un verre de montre taré. Résorcinol Acétoacétate d'éthyle APTS Composé A Eau Insoluble Insoluble Soluble Insoluble Éthanol Soluble Soluble Soluble Peu soluble à froid ; soluble à chaud Données : tableau des solubilités des espèces en fonction du solvant - Q11. Indiquer le rôle de l'eau dans la cristallisation du produit brut obtenu qu'on recueille dans la boîte de Pétri.
- Suite à la recristallisation, on observe une perte de masse du solide récupéré.
- Q12. En supposant que la transformation n'est pas totale, indiquer les espèces éliminées du solide après recristallisation dans le mélange éthanol-eau.
Figure 5. Montages proposés pour la filtration des cristaux obtenus - Q13. Indiquer, parmi les montages A, B et C proposés Figure 5 celui utilisant une pression réduite et un entonnoir de Büchner.
- Données :
• masses molaires des différentes espèces chimiques :
Acétoacétate d'éthyle , Résorcinol , Composé A recristallisé . - On note la quantité de matière en acétoacétate d'éthyle et la quantité de matière en résorcinol.
- Q14. À l'aide des données du protocole, vérifier que les réactifs ont été introduits en proportions stœchiométriques.
- On recueille une masse de produit g de composé A purifié.
- Q15. Calculer la valeur du rendement de cette synthèse.
- Q16. Discuter d'un avantage et d'un inconvénient de chaque voie de synthèse.
Voir la correction
Réponses
- Q1 Réaction totale : , donc
- Q2 mL, pipette jaugée puis fiole jaugée de mL
- Q3
- Q4 Points sur la droite , pente : acide fort
- Q5 vers , vers , entre et : compatible
- Q6 mol, g, %
- Q7 Groupe carbonyle : cétone ; groupe : ester
- Q8 Flèche d'un doublet non liant de l'oxygène de la cétone vers
- Q9 Addition
- Q10 Espèce qui accélère la réaction sans être consommée (régénérée en fin de mécanisme)
- Q11 A, insoluble dans l'eau, cristallise ; l'APTS, soluble, reste en solution
- Q12 Résorcinol et acétoacétate d'éthyle restants (et traces d'APTS)
- Q13 Montage B
- Q14 mol : proportions stœchiométriques
- Q15 g, %
- Q16 Voie 1 : meilleur rendement, mais 130 °C ; voie 2 : 60 °C et 10 min, mais rendement plus faible
Q1. Un acide fort est, par définition, un acide dont la réaction avec l'eau est totale : , avec une simple flèche. Dans un volume de solution, la quantité d'acide apportée vaut ; la réaction étant totale, l'avancement final est égal à l'avancement maximal, , et il se forme autant d'ions oxonium : , donc .
Par définition du pH, , d'où . On néglige les ions oxonium apportés par l'autoprotolyse de l'eau, ce qui est légitime tant que reste grand devant . Erreur fréquente : écrire sans ; le logarithme ne s'applique qu'à un nombre sans dimension, et c'est précisément le rôle de la concentration standard donnée.
Q2. Au cours d'une dilution, la quantité de matière de soluté se conserve : la quantité d'acide prélevée dans S est celle que contiendra , soit . Donc mL. Le facteur de dilution vaut , et l'on vérifie que .
Protocole : verser un peu de solution S dans un bécher propre et sec (on ne pipette jamais dans le flacon) ; prélever mL de S à l'aide d'une pipette jaugée de mL munie d'une propipette, préalablement rincée avec S ; les introduire dans une fiole jaugée de mL ; ajouter de l'eau distillée jusqu'aux trois quarts environ, boucher et agiter ; compléter avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge, le bas du ménisque sur le trait ; boucher et retourner plusieurs fois pour homogénéiser. Erreur fréquente : prélever à l'éprouvette graduée, trop peu précise pour une solution que l'on veut connaître à mL près, ou inverser le rapport et trouver mL.
Q3. L'acide sulfamique cède un proton à l'eau, qui joue le rôle de base du couple : . La simple flèche traduit l'hypothèse d'un acide fort, que la question Q4 va vérifier ; pour un acide faible on écrirait une double flèche, la réaction conduisant à un équilibre.
Q4. D'après Q1, si l'acide sulfamique est fort, alors : sur la Figure 2, les points doivent se placer sur la droite d'équation , de coefficient directeur et passant par l'origine.
Lecture des points : , , , . Les points sont alignés sur une droite dont la pente, calculée entre les points extrêmes, vaut , et chaque pH ne s'écarte de que de à unité, ce qui est de l'ordre de la précision d'une mesure au pH-mètre sur des solutions aussi diluées. On a donc : l'acide sulfamique se comporte comme un acide fort.
Argument complémentaire : pour un acide faible, partiellement dissocié, on aurait , donc un pH nettement supérieur à , et l'écart serait le plus grand pour la solution la plus concentrée, . Ici l'écart de , , n'est pas plus grand que celui de : il relève de la dispersion des mesures, pas d'une dissociation partielle. Erreur fréquente : se contenter de dire que « les points sont alignés » ; une droite de pente serait aussi une droite, c'est la pente et la quasi-égalité des deux grandeurs qui concluent.
Q5. On repère d'abord les liaisons du composé A : un groupe hydroxyle porté par le cycle benzénique, un groupe lié à un oxygène du cycle (un ester cyclique), donc des liaisons , et aucun atome d'azote.
Sur le spectre de la Figure 3 : une bande forte et assez fine vers , attribuable à la liaison (table : à , forte, fine) ; une bande très intense vers , transmittance inférieure à , attribuable à la liaison ( à , forte) ; plusieurs bandes fortes à moyennes entre et , vers et , attribuables aux liaisons . Les trois types de liaisons du composé A sont présents : le spectre est compatible avec sa structure.
Deux bandes demandent une phrase pour ne pas mal conclure. La bande intense vers tombe dans le domaine que la table attribue à , mais le composé A ne contient pas d'azote : elle correspond aux liaisons des cycles, absentes de la table. La bande large et moins intense vers correspond aux liaisons , en particulier celles du cycle aromatique, et rien n'oblige à y voir l' d'un acide carboxylique, que le composé A ne contient pas. Erreur fréquente : conclure à la présence d'acide sulfamique résiduel à cause de la bande à .
Q6. Le rendement est le rapport de la quantité de produit obtenue à la quantité maximale attendue, ; on peut raisonner en masses, . L'« acétylacétate d'éthyle » du tableau est l'acétoacétate d'éthyle de l'équation.
Quantités initiales. Résorcinol : sa masse volumique vaut , donc g et mol. Acétoacétate d'éthyle : mol. L'équation consomme une mole de chaque réactif pour une mole de composé A : les réactifs sont pratiquement en proportions stœchiométriques, le résorcinol étant tout juste limitant ( mol contre mol). Donc mol.
Masse maximale : g. Rendement : , soit %, avec trois chiffres significatifs au plus comme les données. Erreur fréquente : prendre g pour la masse de résorcinol, en confondant densité et masse volumique sans unité, ou diviser la masse de produit par la somme des masses des réactifs.
Q7. Formule semi-développée de l'acétoacétate d'éthyle : . Premier groupe à entourer : le groupe carbonyle dont le carbone est lié à deux atomes de carbone (le de gauche, entre le et le ) : famille des cétones. Second groupe : l'ensemble , le carbone doublement lié à un oxygène et simplement lié à un second oxygène lui-même lié au groupe éthyle : famille des esters. Le nom le confirme, « éthyle » désigne la partie alcool d'un ester. Piège : entourer seulement le de l'ester et l'appeler cétone ; le et l'oxygène voisin forment un seul groupe, le groupe ester, qu'on entoure d'un seul trait.
Q8. L'étape 1 est une réaction acide-base : l'ion , apporté par l'APTS, se fixe sur l'oxygène du groupe carbonyle de la cétone, comme le montre le produit (oxygène porteur d'un H et d'une charge ). Le site donneur de doublet d'électrons est un doublet non liant de cet atome d'oxygène, riche en électrons ; le site accepteur est l'ion , qui n'a aucun électron.
On trace donc UNE flèche courbe qui part d'un doublet non liant de l'oxygène de la cétone et pointe vers : ce doublet devient la liaison , et l'oxygène, qui a mis en commun un doublet qui lui appartenait en propre, porte la charge . Vérification : l'oxygène du produit n'a plus qu'un doublet non liant, contre deux dans le réactif. Erreur fréquente : tracer la flèche de vers l'oxygène ; une flèche courbe va toujours du doublet d'électrons (site donneur) vers le site accepteur.
Q9. À l'étape 2, deux réactifs, l'espèce protonée et le résorcinol, donnent un seul produit, qui contient tous leurs atomes ; la double liaison de l'espèce protonée devient une liaison simple et le carbone se lie au cycle. Deux entités qui s'unissent en une seule, une liaison multiple qui devient simple : c'est une addition. Une substitution échangerait un atome ou un groupe contre un autre (deux produits), une élimination ferait l'inverse d'une addition (création d'une liaison multiple, deux produits).
Q10. Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une transformation chimique sans être consommée par celle-ci : il est consommé dans une étape du mécanisme puis régénéré dans une étape ultérieure, il n'apparaît donc pas dans l'équation de la réaction (on l'écrit au-dessus de la flèche, comme l'APTS), et il ne modifie pas l'état final du système. Ici, l'APTS fournit l'ion consommé à l'étape 1, qui est restitué en fin de mécanisme.
Q11. D'après le tableau des solubilités, le composé A est insoluble dans l'eau : l'ajout progressif d'eau au mélange réactionnel liquide fait cristalliser le composé A, l'eau joue le rôle de solvant dans lequel le produit ne peut pas rester dissous. En même temps, l'APTS est soluble dans l'eau : le catalyseur reste en solution et part avec le filtrat puis avec les eaux de rinçage, tout comme l'éthanol formé, miscible à l'eau. L'eau froide du rinçage limite en outre la perte de produit. Le solide brut recueilli contient donc le composé A, mais aussi ce qui est insoluble dans l'eau : le résorcinol et l'acétoacétate d'éthyle qui n'ont pas réagi.
Q12. La transformation n'étant pas totale, il reste dans le solide brut du résorcinol et de l'acétoacétate d'éthyle, insolubles dans l'eau (Q11), plus d'éventuelles traces d'APTS. La recristallisation dissout tout le solide à chaud dans le minimum de solvant, puis laisse refroidir : le composé A, peu soluble à froid dans l'éthanol, recristallise, tandis que le résorcinol et l'acétoacétate d'éthyle, solubles dans l'éthanol même à froid, restent dissous et sont éliminés avec le filtrat, de même que l'APTS, soluble dans les deux solvants.
Les espèces éliminées sont donc les réactifs restants, résorcinol et acétoacétate d'éthyle, et les traces de catalyseur. La perte de masse vient de ces impuretés retirées, mais aussi d'un peu de composé A qui reste dissous, « peu soluble » ne voulant pas dire insoluble : c'est pourquoi le protocole impose une très faible quantité de solvant.
Q13. Le montage B : un entonnoir Büchner à fond plat percé, posé sur une fiole à vide (erlenmeyer à paroi épaisse muni d'une tubulure latérale) reliée à une trompe à eau fixée au robinet, qui crée la pression réduite. Le montage A est une filtration simple par gravité, sur entonnoir conique ; le montage C est une ampoule à décanter, qui sépare deux liquides non miscibles et ne filtre rien.
Q14. mol et mol. Les nombres stœchiométriques du résorcinol et de l'acétoacétate d'éthyle valent tous deux dans l'équation : les réactifs sont en proportions stœchiométriques si , ce qui est le cas. Si la transformation était totale, les deux réactifs seraient entièrement consommés en même temps. L'APTS, catalyseur, n'entre pas dans ce bilan.
Q15. Les réactifs étant en proportions stœchiométriques, mol et mol, soit g. Rendement : , soit %, deux chiffres significatifs comme g. Erreur fréquente : utiliser la masse molaire d'un réactif au lieu de celle du produit, .
Q16. Voie 1, acide sulfamique : avantage, le meilleur rendement, % contre % ; inconvénient, une température de °C, coûteuse en énergie et plus délicate en sécurité (risque de brûlure), pour une durée de minutes, deux fois plus longue.
Voie 2, APTS : avantage, des conditions douces, °C au bain-marie pendant minutes seulement, donc moins d'énergie et un montage simple, avec des réactifs en proportions stœchiométriques, sans excès à éliminer ; inconvénient, un rendement plus faible, en partie à cause des étapes de purification (rinçages et recristallisation) qui font perdre du produit. Le choix dépend de ce qu'on privilégie : la quantité de produit (voie 1) ou la sobriété énergétique et la sécurité, dans l'esprit de la chimie verte (voie 2). Toute discussion argumentée avec un avantage et un inconvénient par voie, tirés des données, est acceptée.
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