Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité physique-chimie, Polynésie jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2026 : Polynésie, jour 2

Épreuve du mercredi 17 juin 2026 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2026, centre Polynésie, jour 2 : l'épreuve du mercredi 17 juin 2026, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points : 9 points sur les algues vertes, 6 points sur la mesure du niveau d'un liquide par un capteur capacitif et 5 points sur le javelot tir sur cible. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 enchaîne trois parties indépendantes de chimie : un dosage par étalonnage spectrophotométrique des ions nitrate (dilution, choix de la longueur d'onde au maximum d'absorption et cercle chromatique, loi de Beer-Lambert, tableau d'avancement d'une transformation totale, concentration en masse comparée au seuil de 50 mg/L), le sulfure d'hydrogène (demi-équations d'oxydo-réduction, réaction acide-base avec l'eau, diagramme de prédominance, constante d'acidité KAK_{A} et calcul de pH), puis la revalorisation des algues (famille des alcools, motif d'un polymère, combustion du bioéthanol et loi des gaz parfaits PV=nRTPV=nRT dans une question ouverte). L'exercice 2 étudie un capteur capacitif : relation i=C duCdti=C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}, équation différentielle de la charge d'un circuit RC, constante de temps τ=RC\tau=RC lue par la méthode des 63 %, puis une résolution de problème qui enchaîne C=τ/RC=\tau/R, une courbe d'étalonnage et le volume d'un cylindre. L'exercice 3 est un mouvement dans un champ de pesanteur uniforme : deuxième loi de Newton, équations horaires, équation de la trajectoire parabolique, identification avec une modélisation pour retrouver l'angle α\alpha et la vitesse v0v_{0}, et le score d'un lancer sur cible.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : le volume qui convertit une concentration en quantité de matière, les 100,0 mL de la solution S pour les ions cuivre puis les 50,0 mL d'eau pour la concentration en nitrate (exercice 1, Q5 et Q7) ; le niveau d'entrée h0h_{0}, à ajouter à la hauteur lue sur l'étalonnage avant de calculer le volume du fût (exercice 2, Q6) ; et le score du javelot, à calculer avec l'équation modélisée et non avec les valeurs arrondies α=32∘\alpha=32^{\circ} et v0=9,2 m⋅s−1v_{0}=9{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, qui déplacent l'impact de près de 7 cm et font perdre un point (exercice 3, Q8). Il nuance aussi la conclusion sur le bioéthanol : l'E85 contient 15 % d'essence, et son avantage tient surtout à l'origine non fossile de son carbone (exercice 1, Q17).

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Les algues vertes

9 points Déterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéAcide-base, pKa et titragesOxydo-réduction et titragesStratégies de synthèse et polymères

Les marées vertes, parfois observées sur les côtes françaises, résultent de la prolifération massive d'algues liée à une augmentation de la concentration en atomes d'azote et de phosphore dans le milieu aquatique. Ce phénomène peut devenir dangereux pour la santé humaine, notamment en raison de la libération de sulfure d'hydrogène H2S\mathrm{H_{2}S} lors de la décomposition des algues.

L'objectif de cet exercice, dont les parties sont indépendantes, est :
• de déterminer la concentration en masse en ions nitrate d'une eau souterraine (Partie A) ;
• d'étudier la production de sulfure d'hydrogène par les algues vertes (Partie B) ;
• d'étudier les différents moyens de revalorisation des algues vertes (Partie C).

  • Partie A : Dosage des ions nitrate.
  • Les ions nitrate, provenant de l'usage intensif d'engrais, s'infiltrent dans les nappes phréatiques et finissent par atteindre les eaux souterraines puis les côtes, ce qui permet aux algues vertes de se multiplier.
  • La réglementation européenne fixe un seuil à 50 mg⋅L−1\mathrm{mg\cdot L^{-1}} d'ions nitrate pour les eaux destinées à la consommation humaine.
  • Pour déterminer la concentration en ions nitrate d'une eau, le dosage s'effectue en deux étapes.
  • Étape 1 : Les ions nitrate NO3−\mathrm{NO_{3}^{-}}, en milieu acide, réagissent avec une quantité de cuivre métallique en excès selon une transformation chimique totale modélisée par la réaction suivante :
  • 3 Cu(s)+2 NO3−(aq)+8 H+(aq)→2 NO(g)+4 H2O(ℓ)+3 Cu2+(aq)\mathrm{3\,Cu(s)+2\,NO_{3}^{-}(aq)+8\,H^{+}(aq)\rightarrow 2\,NO(g)+4\,H_{2}O(\ell)+3\,Cu^{2+}(aq)} (1)
  • Dans un ballon muni d'un réfrigérant à eau, on introduit un volume Veau=50,0V_{\text{eau}}=50{,}0 mL d'eau souterraine bretonne, 50 mg de copeaux de cuivre et 5 mL d'acide sulfurique concentré. Après chauffage à reflux et refroidissement, le contenu du ballon est filtré et recueilli dans un erlenmeyer.
  • Q1. Citer deux avantages apportés par l'utilisation d'un chauffage à reflux.
  • Étape 2 : Les ions cuivre Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} réagissent avec l'ammoniac NH3\mathrm{NH_{3}} en excès pour former un composé coloré : le tétraammine cuivre II, noté [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}}, selon une transformation chimique totale modélisée par la réaction suivante :
  • Cu2+(aq)+4 NH3(aq)→[Cu(NH3)4]2+(aq)\mathrm{Cu^{2+}(aq)+4\,NH_{3}(aq)\rightarrow [Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}(aq)} (2)
  • Une solution concentrée d'ammoniaque est ajoutée à la solution issue de l'étape 1. Le mélange est ensuite transféré dans une fiole jaugée de 100,0 mL et complété à l'eau distillée. On appelle S la solution colorée obtenue. La quantité de matière d'ions cuivre initialement présente, notée nCu2+n_{\mathrm{Cu^{2+}}} est égale à la quantité de matière du composé coloré [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}}, qui est déterminée à l'aide d'un dosage par étalonnage spectrophotométrique.
  • Pour réaliser un dosage par étalonnage, on dispose d'une solution mère S0\mathrm{S_{0}} du composé [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}} de concentration égale à 2,0 mmol⋅L−1\mathrm{mmol\cdot L^{-1}}.
  • Trois solutions filles S1\mathrm{S_{1}}, S2\mathrm{S_{2}} et S3\mathrm{S_{3}} de concentrations en quantité de matière respectives 1,5 mmol⋅L−1\mathrm{mmol\cdot L^{-1}}, 1,0 mmol⋅L−1\mathrm{mmol\cdot L^{-1}} et 0,50 mmol⋅L−1\mathrm{mmol\cdot L^{-1}} sont obtenues en diluant la solution mère dans des fioles jaugées de 10,0 mL.
  • Q2. Nommer la verrerie nécessaire à la préparation de la solution fille S2\mathrm{S_{2}}, en détaillant le calcul du volume à prélever.
  • La solution S0\mathrm{S_{0}} est utilisée pour réaliser le spectre d'absorption du composé coloré [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}} (Figure 1).
  • Spectre d'absorption : absorbance A, axe sans valeurs chiffrées, en fonction de la longueur d'onde λ de 500 à 800 nm. La courbe monte depuis 500 nm jusqu'à un maximum unique situé vers 600 nm, puis redescend régulièrement jusqu'à 800 nm.
    Figure 1. Spectre d'absorption du composé coloré [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}}
  • Données :
    • Masse molaire de l'ion nitrate NO3−\mathrm{NO_{3}^{-}} : MNO3−=62,0 g⋅mol−1M_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}=62{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • Cercle chromatique :
  • Cercle chromatique en étoile à six branches : orangé en haut vers 600 nm, jaune vers 580 nm, vert vers 530 nm, bleu en bas vers 480 nm, violet vers 400 nm, rouge vers 750 nm. L'orangé fait face au bleu, le rouge au vert, le jaune au violet.
    Cercle chromatique
  • Q3. Proposer une valeur de la longueur d'onde appropriée pour le dosage par étalonnage et en déduire la couleur de la solution S0\mathrm{S_{0}} du composé coloré [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}}.
  • On mesure l'absorbance à la longueur d'onde λ\lambda appropriée, de chaque solution étalon et de la solution inconnue S. Les résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous et représentés sur la Figure 2.
  • SolutionS0\mathrm{S_{0}}S1\mathrm{S_{1}}S2\mathrm{S_{2}}S3\mathrm{S_{3}}S
    Concentration (en mmol⋅L−1\mathrm{mmol\cdot L^{-1}})2,01,51,00,50?
    Absorbance1,2080,9060,5990,3100,403
  • Absorbance A, de 0 à 1,25, en fonction de la concentration en quantité de matière, de 0 à 2,1 mmol/L, graduée tous les 0,1 mmol/L. Les quatre points étalons sont alignés sur une droite qui passe par l'origine et monte jusqu'à A = 1,208 pour 2,0 mmol/L ; elle passe par A = 0,60 vers 1,0 mmol/L.
    Figure 2. Courbe d'étalonnage de l'absorbance en fonction de la concentration en composé coloré [Cu(NH3)4]2+\mathrm{[Cu(NH_{3})_{4}]^{2+}}
  • Q4. Expliquer en quoi la représentation graphique de la Figure 2 est en accord avec la loi de Beer-Lambert.
  • Q5. À l'aide de la Figure 2 et du tableau qui la précède, montrer que la quantité de matière des ions cuivre Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} formés nCu2+n_{\mathrm{Cu^{2+}}} dans la solution S vaut 6,7×10−56{,}7\times 10^{-5} mol.
  • Q6. À partir de l'équation de réaction (1) de l'étape 1, montrer que la relation entre la quantité de matière d'ions nitrate contenus dans l'eau souterraine nNO3−n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}} et la quantité de matière d'ions cuivre formés nCu2+n_{\mathrm{Cu^{2+}}} est : nNO3−=23×nCu2+n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}=\dfrac{2}{3}\times n_{\mathrm{Cu^{2+}}}
  • Q7. En déduire la concentration en masse CmNO3−C_{m_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}} des ions nitrate présents dans les 50,0 mL d'eau souterraine. Conclure sur la qualité des eaux souterraines étudiées.
  • Partie B : Le sulfure d'hydrogène.
  • Le sulfure d'hydrogène de formule H2S\mathrm{H_{2}S} est un gaz très toxique. Les algues vertes libèrent ce gaz en se décomposant à cause de bactéries sulfato-réductrices qui transforment les ions sulfate SO42−\mathrm{SO_{4}^{2-}} en sulfure d'hydrogène H2S\mathrm{H_{2}S} en absence de dioxygène.
  • Données :
    • Couples oxydant/réducteur : SO42−(aq)/H2S(aq)\mathrm{SO_{4}^{2-}(aq)/H_{2}S(aq)} ; O2(g)/H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)/H_{2}O(\ell)} ;
    • Couples acide-base à 25 °C : H2S(aq)/HS−(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)/HS^{-}(aq)}, pKA1=7,0\mathrm{p}K_{A1}=7{,}0 ; HS−(aq)/S2−(aq)\mathrm{HS^{-}(aq)/S^{2-}(aq)}, pKA2=12\mathrm{p}K_{A2}=12 ;
    • pH de l'eau de mer : 8,2 ;
    • Extrait de l'étiquette d'une bouteille de sulfure d'hydrogène gazeux :
  • Deux pictogrammes de danger. Le pictogramme environnement, un arbre et un poisson morts, avec la mention H400 : très toxique pour les organismes aquatiques. La tête de mort sur tibias croisés, avec la mention H330 : mortel par inhalation.
  • Q8. Justifier le terme « réductrices » utilisé dans l'appellation « sulfato-réductrices » pour les bactéries.
  • On veut modéliser la transformation chimique entre le sulfure d'hydrogène et l'eau de mer en utilisant les couples H2S(aq)/HS−(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)/HS^{-}(aq)} et H3O+(aq)/H2O(ℓ)\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)/H_{2}O(\ell)}.
  • Q9. Écrire l'équation de la réaction acido-basique modélisant cette transformation chimique.
  • Q10. Tracer le diagramme de prédominance des couples acide-base H2S(aq)/HS−(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)/HS^{-}(aq)} et HS−(aq)/S2−(aq)\mathrm{HS^{-}(aq)/S^{2-}(aq)}. Indiquer l'espèce chimique prédominante quand les algues vertes sont en contact avec l'eau de mer.
  • Q11. Écrire l'équation d'oxydo-réduction qui a lieu quand le sulfure d'hydrogène H2S\mathrm{H_{2}S} entre en contact avec le dioxygène O2\mathrm{O_{2}} au moment où l'algue s'assèche. Justifier que le milieu subit une acidification.
  • Pour vérifier l'acidification du milieu, on se propose de calculer le nouveau pH. Pour cela, on étudie le couple acide-base H2S(aq)/HS−(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)/HS^{-}(aq)}. On considère que la concentration en quantité de matière en ions sulfure S2−\mathrm{S^{2-}} est négligeable.
  • Q12. Rappeler l'expression de la constante d'acidité KA1K_{A1} du couple H2S(aq)/HS−(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)/HS^{-}(aq)} en fonction des concentrations en quantité de matière à l'équilibre en ions hydrogénosulfure [HS−][\mathrm{HS^{-}}], en sulfure d'hydrogène [H2S][\mathrm{H_{2}S}] et en ions oxonium [H3O+][\mathrm{H_{3}O^{+}}].
  • Le pH du milieu peut être déterminé selon l'expression suivante, admise : pH=12×(pKA1−log⁡(KH2S×pH2Spo))\mathrm{pH}=\dfrac{1}{2}\times\left(\mathrm{p}K_{A1}-\log\left(\dfrac{K_{\mathrm{H_{2}S}}\times p_{\mathrm{H_{2}S}}}{p^{o}}\right)\right)
  • Où KH2SK_{\mathrm{H_{2}S}} est la constante d'équilibre entre le sulfure d'hydrogène aqueux H2S(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)} et le sulfure d'hydrogène gazeux H2S(g)\mathrm{H_{2}S(g)}, pH2Sp_{\mathrm{H_{2}S}} la pression partielle en H2S(g)\mathrm{H_{2}S(g)} en bar et pop^{o} la pression standard en bar.
  • Données :
    • Constante d'équilibre H2S(g)⇄H2S(aq)\mathrm{H_{2}S(g)\rightleftarrows H_{2}S(aq)} : KH2S=0,09K_{\mathrm{H_{2}S}}=0{,}09 ;
    • Pression partielle en H2S(g)\mathrm{H_{2}S(g)} : pH2S=0,1p_{\mathrm{H_{2}S}}=0{,}1 bar ;
    • Pression standard : po=1p^{o}=1 bar.
  • Q13. Calculer la valeur de pH. En déduire l'espèce chimique prédominante à ce pH. Indiquer les risques sanitaires et environnementaux à laisser les algues vertes sécher sur la plage.
  • Partie C : Revalorisation des algues vertes.
  • La revalorisation des algues utilise l'amidon présent dans les algues vertes. L'amidon est composé de deux polymères dont un qui a pour structure :
  • Formule topologique d'un fragment d'amylose : quatre cycles à six sommets, cinq carbones et un oxygène, reliés en chaîne par un atome d'oxygène entre deux cycles voisins. Chaque cycle porte deux groupes OH sur son bord inférieur et, en haut, un groupe CH2 lié à un OH. L'OH du CH2 du deuxième cycle est entouré.
    Figure 3. Formule topologique de l'amylose, polymère de l'amidon
  • Q14. Nommer la famille fonctionnelle correspondant au groupe caractéristique entouré en pointillés sur la Figure 3.
  • Q15. Identifier et recopier sur la copie le motif du polymère de la Figure 3.
  • Données :
    • Loi des gaz parfaits : PV=nRTPV=nRT, où PP est la pression du gaz en Pa, VV son volume en m3\mathrm{m^{3}}, nn sa quantité de matière en mol, TT sa température en K et RR la constante des gaz parfaits ;
    • R=8,314 J⋅K−1⋅mol−1R=8{,}314\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot mol^{-1}} ;
    • 1 bar =105=10^{5} Pa ;
    • Conversion de température : T(K)=θ(∘C)+273T(\mathrm{K})=\theta(^{\circ}\mathrm{C})+273 ;
    • Masse molaire de l'éthanol C2H6O\mathrm{C_{2}H_{6}O} : MC2H6O=46,0 g⋅mol−1M_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}=46{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • Masse volumique de l'éthanol C2H6O\mathrm{C_{2}H_{6}O} : ρC2H6O=789 g⋅L−1\rho_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}=789\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
    • Tableau comparant les carburants SP95 et E85 :
  • CarburantVolume de carburant consommé pour 100 kmVolume de dioxyde de carbone libéré lors d'un trajet de 100 km
    SP957,0 L8,3 m3\mathrm{m^{3}}
    E859,3 L?
  • La fermentation de l'amidon des algues vertes permet de produire du « bioéthanol » C2H6O\mathrm{C_{2}H_{6}O}. Le bioéthanol est un carburant pouvant être utilisé par combustion dans certaines voitures sous la forme de E85 (85 % volumique de bioéthanol et 15 % volumique d'essence SP95) selon l'équation de réaction :
  • C2H6O(g)+3 O2(g)→2 CO2(g)+3 H2O(g)\mathrm{C_{2}H_{6}O(g)+3\,O_{2}(g)\rightarrow 2\,CO_{2}(g)+3\,H_{2}O(g)}
  • Q16. Montrer que la quantité de matière de bioéthanol nC2H6On_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}} contenu dans le volume d'E85 nécessaire pour parcourir 100 km est voisine de 1,4×1021{,}4\times 10^{2} mol.
  • On considèrera que le dioxyde de carbone se comporte comme un gaz parfait à une température θ\theta de 20 °C et une pression atmosphérique patmp_{atm} de 1,013 bar.
  • Pour la question suivante, le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.
  • Q17. Déterminer le volume de CO2\mathrm{CO_{2}}, noté VCO2V_{CO_{2}}, libéré lors d'un trajet de 100 km par la combustion du bioéthanol contenu dans l'E85. Comparer cette valeur au volume de dioxyde de carbone libéré si on utilise de l'essence SP95 pour le même trajet et conclure sur l'avantage du bioéthanol.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/11

Q2
Q3
Q5
Q7
Q10
Q13
Q14
Q17
Voir la correction

Réponses

  • Q1 Accélérer la transformation en chauffant, sans perte de matière (vapeurs condensées)
  • Q2 V0=C2V2C0=5,0V_{0}=\dfrac{C_{2}V_{2}}{C_{0}}=5{,}0 mL : pipette jaugée de 5,0 mL, fiole jaugée de 10,0 mL, bécher
  • Q3 λmax≈600\lambda_{max}\approx 600 nm (orangé absorbé) : solution bleue
  • Q4 Droite passant par l'origine : A=k CA=k\,C, proportionnalité de Beer-Lambert
  • Q5 CS=0,4030,604=0,667 mmol⋅L−1C_{S}=\dfrac{0{,}403}{0{,}604}=0{,}667\ \mathrm{mmol\cdot L^{-1}}, n=CS×0,1000 L=6,7×10−5n=C_{S}\times 0{,}1000\ \mathrm{L}=6{,}7\times 10^{-5} mol
  • Q6 xmax=nNO3−2=nCu2+3x_{max}=\dfrac{n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}}{2}=\dfrac{n_{\mathrm{Cu^{2+}}}}{3}, donc nNO3−=23nCu2+n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}=\dfrac{2}{3}n_{\mathrm{Cu^{2+}}}
  • Q7 Cm=55 mg⋅L−1>50 mg⋅L−1C_{m}=55\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}>50\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}} : eau non potable
  • Q8 SO42−+10 H++8 e−⇄H2S+4 H2O\mathrm{SO_{4}^{2-}+10\,H^{+}+8\,e^{-}\rightleftarrows H_{2}S+4\,H_{2}O} : les ions sulfate gagnent des électrons, ils sont réduits
  • Q9 H2S(aq)+H2O(ℓ)⇄HS−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows HS^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}
  • Q10 H2S\mathrm{H_{2}S} sous 7,0, HS−\mathrm{HS^{-}} de 7,0 à 12, S2−\mathrm{S^{2-}} au-delà ; à pH 8,2, HS−\mathrm{HS^{-}}
  • Q11 H2S+2 O2→SO42−+2 H+\mathrm{H_{2}S+2\,O_{2}\rightarrow SO_{4}^{2-}+2\,H^{+}} : des ions H+\mathrm{H^{+}} sont produits, le pH baisse
  • Q12 KA1=[HS−][H3O+][H2S] c∘K_{A1}=\dfrac{[\mathrm{HS^{-}}][\mathrm{H_{3}O^{+}}]}{[\mathrm{H_{2}S}]\,c^{\circ}}
  • Q13 pH=4,5\mathrm{pH}=4{,}5 : H2S\mathrm{H_{2}S} prédomine, gaz mortel par inhalation et toxique pour la vie aquatique
  • Q14 Groupe hydroxyle : famille des alcools
  • Q15 Un cycle glucose et un seul O de liaison, −[C6H10O5]n−-[\mathrm{C_{6}H_{10}O_{5}}]_{n}-
  • Q16 n=789×0,85×9,346,0=136n=\dfrac{789\times 0{,}85\times 9{,}3}{46{,}0}=136 mol ≈1,4×102\approx 1{,}4\times 10^{2} mol
  • Q17 VCO2=2nRTpatm=6,5 m3V_{CO_{2}}=\dfrac{2nRT}{p_{atm}}=6{,}5\ \mathrm{m^{3}}, moins que les 8,3 m38{,}3\ \mathrm{m^{3}} du SP95, et d'origine non fossile

Q1. Le chauffage à reflux réunit deux avantages. Premier avantage : il permet de chauffer, donc d'élever la température du mélange, et la température est un facteur cinétique : la transformation (1) se fait plus vite. Second avantage : les vapeurs qui se forment au chauffage se condensent dans le réfrigérant à eau et retombent dans le ballon ; on chauffe donc sans perte de matière, ni d'eau, ni d'acide, ni de réactif, et les ions nitrate dosés restent tous dans le ballon. On peut citer aussi la sécurité : le montage reste ouvert à son sommet, il n'y a pas de surpression, et les vapeurs acides ne se répandent pas dans la salle.

Erreur fréquente : écrire que le reflux « rend la transformation totale ». Un facteur cinétique ne change pas l'état final, il permet seulement de l'atteindre en une durée raisonnable ; ici la transformation est totale par nature, le reflux la rend rapide.

Q2. Lors d'une dilution, la quantité de matière de soluté prélevée dans la solution mère se retrouve entière dans la solution fille : C0×Vpreˊleveˊ=C2×VfioleC_{0}\times V_{\text{prélevé}}=C_{2}\times V_{\text{fiole}}. D'où Vpreˊleveˊ=C2×VfioleC0=1,0×10,02,0=5,0V_{\text{prélevé}}=\dfrac{C_{2}\times V_{\text{fiole}}}{C_{0}}=\dfrac{1{,}0\times 10{,}0}{2{,}0}=5{,}0 mL. C'est une dilution d'un facteur F=C0C2=2,01,0=2,0F=\dfrac{C_{0}}{C_{2}}=\dfrac{2{,}0}{1{,}0}=2{,}0, et l'on vérifie que VfioleF=5,0\dfrac{V_{\text{fiole}}}{F}=5{,}0 mL.

Verrerie : un bécher dans lequel on verse un peu de solution mère S0\mathrm{S_{0}} (on ne pipette jamais directement dans le flacon), une pipette jaugée de 5,0 mL munie d'une propipette pour le prélèvement, et une fiole jaugée de 10,0 mL, que l'on complète à l'eau distillée jusqu'au trait de jauge avant de la boucher et de l'agiter. Erreur fréquente : citer une éprouvette graduée ou une pipette graduée ; seule la verrerie jaugée donne la précision qu'exige une gamme d'étalonnage.

Q3. Pour un dosage par étalonnage, on règle le spectrophotomètre à la longueur d'onde du maximum d'absorption : l'absorbance y est la plus grande, donc la mesure la plus sensible, et la courbe y est plate, donc un léger décalage de longueur d'onde change peu la mesure. Sur la figure 1, ce maximum est atteint vers λmax≈600\lambda_{max}\approx 600 nm.

La solution absorbe donc surtout la lumière orangée : sur le cercle chromatique, 600 nm est au sommet orangé. La couleur perçue est la couleur complémentaire de la couleur absorbée, diamétralement opposée sur le cercle : le bleu. La solution S0\mathrm{S_{0}} est bleue, c'est le bleu céleste caractéristique du tétraammine cuivre II. Erreur fréquente : donner la couleur absorbée, l'orangé, comme couleur de la solution.

Q4. La loi de Beer-Lambert s'écrit A=ε⋅ℓ⋅CA=\varepsilon\cdot\ell\cdot C : à longueur d'onde fixée et pour une même cuve, l'absorbance d'une solution est proportionnelle à la concentration de l'espèce colorée. Sur la figure 2, les points étalons sont alignés sur une droite qui passe par l'origine : c'est la représentation graphique d'une fonction linéaire, A=k×CA=k\times C, donc d'une situation de proportionnalité, en accord avec la loi.

Le tableau le confirme : 1,2082,0=0,604\dfrac{1{,}208}{2{,}0}=0{,}604, 0,9061,5=0,604\dfrac{0{,}906}{1{,}5}=0{,}604, 0,5991,0=0,599\dfrac{0{,}599}{1{,}0}=0{,}599 et 0,3100,50=0,62\dfrac{0{,}310}{0{,}50}=0{,}62 ; le rapport AC\dfrac{A}{C} est constant aux erreurs de mesure près, et vaut k=ε ℓ≈0,604 L⋅mmol−1k=\varepsilon\,\ell\approx 0{,}604\ \mathrm{L\cdot mmol^{-1}}. Les deux expressions attendues sont « droite » ET « passant par l'origine » : une droite qui ne passerait pas par l'origine traduirait une fonction affine, et non une proportionnalité.

Q5. Lecture graphique sur la droite d'étalonnage : l'absorbance de la solution S, AS=0,403A_{S}=0{,}403, correspond à une concentration CS≈0,67 mmol⋅L−1C_{S}\approx 0{,}67\ \mathrm{mmol\cdot L^{-1}}. Par le calcul, avec le coefficient directeur k=1,2082,0=0,604 L⋅mmol−1k=\dfrac{1{,}208}{2{,}0}=0{,}604\ \mathrm{L\cdot mmol^{-1}} : CS=ASk=0,4030,604=0,667 mmol⋅L−1C_{S}=\dfrac{A_{S}}{k}=\dfrac{0{,}403}{0{,}604}=0{,}667\ \mathrm{mmol\cdot L^{-1}}. L'absorbance de S est comprise entre celles de S3\mathrm{S_{3}} et de S2\mathrm{S_{2}} (0,310<0,403<0,5990{,}310<0{,}403<0{,}599) : on lit à l'intérieur de la gamme étalon, la lecture est fiable.

La solution S occupe la fiole jaugée de 100,0 mL, et chaque ion cuivre formé à l'étape 1 y est devenu un ion complexe coloré (réaction (2) totale, ammoniac en excès) : nCu2+=CS×VS=0,667×10−3 mol⋅L−1×0,1000 L=6,7×10−5n_{\mathrm{Cu^{2+}}}=C_{S}\times V_{S}=0{,}667\times 10^{-3}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}\times 0{,}1000\ \mathrm{L}=6{,}7\times 10^{-5} mol, la valeur annoncée. Erreur fréquente : multiplier par les 50,0 mL d'eau souterraine au lieu des 100,0 mL de la solution S, ce qui donne un résultat deux fois trop petit ; ou oublier de convertir les millimoles par litre.

Q6. Le cuivre est introduit en excès, les ions H+\mathrm{H^{+}} de l'acide sulfurique concentré aussi, et la transformation (1) est totale : le réactif limitant est l'ion nitrate, entièrement consommé à l'état final. Tableau d'avancement, avec xmaxx_{max} l'avancement final : la quantité d'ions nitrate devient nNO3−−2 xmax=0n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}-2\,x_{max}=0, donc xmax=nNO3−2x_{max}=\dfrac{n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}}{2} ; la quantité d'ions cuivre II, nulle au départ, devient nCu2+=3 xmaxn_{\mathrm{Cu^{2+}}}=3\,x_{max}, donc xmax=nCu2+3x_{max}=\dfrac{n_{\mathrm{Cu^{2+}}}}{3}. En égalant les deux expressions de xmaxx_{max} : nNO3−=2 xmax=23×nCu2+n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}=2\,x_{max}=\dfrac{2}{3}\times n_{\mathrm{Cu^{2+}}}. C'est la lecture des nombres stœchiométriques : deux ions nitrate consommés pour trois ions cuivre formés.

Vérification de l'excès de cuivre, avec M(Cu)=63,5 g⋅mol−1M(\mathrm{Cu})=63{,}5\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} (tableau périodique) : 50 mg de copeaux représentent 50×10−363,5=7,9×10−4\dfrac{50\times 10^{-3}}{63{,}5}=7{,}9\times 10^{-4} mol, près de douze fois les 6,7×10−56{,}7\times 10^{-5} mol de cuivre consommées. Erreur fréquente : inverser le rapport et écrire 32\dfrac{3}{2} ; un contrôle rapide est de se demander laquelle des deux espèces est la plus nombreuse dans l'équation.

Q7. D'après Q6 : nNO3−=23×6,7×10−5=4,47×10−5n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}=\dfrac{2}{3}\times 6{,}7\times 10^{-5}=4{,}47\times 10^{-5} mol. La masse correspondante est m=nNO3−×MNO3−=4,47×10−5×62,0=2,77×10−3m=n_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}\times M_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}=4{,}47\times 10^{-5}\times 62{,}0=2{,}77\times 10^{-3} g, soit 2,77 mg. Ces ions nitrate étaient contenus dans le prélèvement de Veau=50,0V_{\text{eau}}=50{,}0 mL : CmNO3−=mVeau=2,77 mg50,0×10−3 L=55 mg⋅L−1C_{m_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}}=\dfrac{m}{V_{\text{eau}}}=\dfrac{2{,}77\ \mathrm{mg}}{50{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{L}}=55\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}, avec deux chiffres significatifs comme la valeur 6,7×10−56{,}7\times 10^{-5} mol. En une seule formule : CmNO3−=2 nCu2+ MNO3−3 VeauC_{m_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}}=\dfrac{2\,n_{\mathrm{Cu^{2+}}}\,M_{\mathrm{NO_{3}^{-}}}}{3\,V_{\text{eau}}} ; avec la valeur non arrondie de Q5, 6,67×10−56{,}67\times 10^{-5} mol, on trouve encore 55 mg/L.

Conclusion : 55 mg/L dépasse le seuil réglementaire de 50 mg/L d'environ 10 %. Cette eau souterraine n'est pas propre à la consommation humaine sans traitement, et l'azote qu'elle apporte jusqu'aux côtes nourrit la prolifération des algues vertes. Erreur fréquente : diviser par les 100,0 mL de la solution S : les ions nitrate dosés étaient tous dans les 50,0 mL d'eau introduits dans le ballon, c'est ce volume qui définit la concentration de l'eau.

Q8. Une espèce est réduite quand elle gagne des électrons : l'oxydant d'un couple se transforme alors en son réducteur conjugué. Les bactéries transforment les ions sulfate SO42−\mathrm{SO_{4}^{2-}}, oxydant du couple SO42−(aq)/H2S(aq)\mathrm{SO_{4}^{2-}(aq)/H_{2}S(aq)}, en sulfure d'hydrogène, réducteur de ce couple. La demi-équation électronique s'écrit, en ajustant le soufre, puis l'oxygène avec l'eau, l'hydrogène avec H+\mathrm{H^{+}} et les charges avec les électrons : SO42−(aq)+10 H+(aq)+8 e−⇄H2S(aq)+4 H2O(ℓ)\mathrm{SO_{4}^{2-}(aq)+10\,H^{+}(aq)+8\,e^{-}\rightleftarrows H_{2}S(aq)+4\,H_{2}O(\ell)}. Les ions sulfate captent huit électrons : ils sont réduits, d'où le terme « sulfato-réductrices ».

Vérification de l'ajustement : 4 atomes d'oxygène de chaque côté, 10 atomes d'hydrogène de chaque côté, et une charge totale nulle de part et d'autre (−2+10−8=0-2+10-8=0). La précision « en absence de dioxygène » a un sens : ces bactéries utilisent les ions sulfate là où d'autres organismes utiliseraient le dioxygène.

Q9. Le sulfure d'hydrogène, acide du couple H2S(aq)/HS−(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)/HS^{-}(aq)}, cède un proton H+\mathrm{H^{+}} à l'eau, base du couple H3O+(aq)/H2O(ℓ)\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)/H_{2}O(\ell)} : H2S(aq)+H2O(ℓ)⇄HS−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows HS^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}. La double flèche traduit un équilibre : avec pKA1=7,0\mathrm{p}K_{A1}=7{,}0, le sulfure d'hydrogène est un acide faible, sa réaction avec l'eau n'est pas totale. Les deux demi-équations acide-base qui la composent sont H2S⇄HS−+H+\mathrm{H_{2}S\rightleftarrows HS^{-}+H^{+}} et H2O+H+⇄H3O+\mathrm{H_{2}O+H^{+}\rightleftarrows H_{3}O^{+}}.

Q10. Le diagramme de prédominance se construit sur un axe gradué en pH, en plaçant les deux pKA\mathrm{p}K_{A} : pour pH<pKA1=7,0\mathrm{pH}<\mathrm{p}K_{A1}=7{,}0, c'est la forme acide H2S\mathrm{H_{2}S} qui prédomine ; entre 7,07{,}0 et 1212, c'est HS−\mathrm{HS^{-}} ; au-delà de pKA2=12\mathrm{p}K_{A2}=12, c'est S2−\mathrm{S^{2-}} (diagramme ci-dessous). L'ion HS−\mathrm{HS^{-}} est une espèce amphotère : base du premier couple, acide du second, il occupe le domaine central.

L'eau de mer a un pH de 8,2, compris entre 7,0 et 12 : au contact des algues dans l'eau de mer, l'espèce prédominante est l'ion hydrogénosulfure HS−\mathrm{HS^{-}}. Quantitativement, [HS−][H2S]=10 pH−pKA1=101,2≈16\dfrac{[\mathrm{HS^{-}}]}{[\mathrm{H_{2}S}]}=10^{\,\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_{A1}}=10^{1{,}2}\approx 16. Erreur fréquente : placer les espèces à l'envers, la forme acide (la plus protonée) toujours à gauche, aux pH faibles.

Q11. Le sulfure d'hydrogène, réducteur du couple SO42−/H2S\mathrm{SO_{4}^{2-}/H_{2}S}, est oxydé par le dioxygène, oxydant du couple O2/H2O\mathrm{O_{2}/H_{2}O}. Demi-équation d'oxydation, celle de Q8 lue dans l'autre sens : H2S(aq)+4 H2O(ℓ)⇄SO42−(aq)+10 H+(aq)+8 e−\mathrm{H_{2}S(aq)+4\,H_{2}O(\ell)\rightleftarrows SO_{4}^{2-}(aq)+10\,H^{+}(aq)+8\,e^{-}}. Demi-équation de réduction : O2(g)+4 H+(aq)+4 e−⇄2 H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)+4\,H^{+}(aq)+4\,e^{-}\rightleftarrows 2\,H_{2}O(\ell)}, à multiplier par 2 pour échanger huit électrons.

En additionnant et en simplifiant l'eau (4 H2O4\,\mathrm{H_{2}O} de chaque côté) et les ions H+\mathrm{H^{+}} (8 à gauche, 10 à droite) : H2S(aq)+2 O2(g)→SO42−(aq)+2 H+(aq)\mathrm{H_{2}S(aq)+2\,O_{2}(g)\rightarrow SO_{4}^{2-}(aq)+2\,H^{+}(aq)}. Vérification : un soufre, quatre oxygènes et deux hydrogènes de chaque côté, charge nulle à gauche comme à droite (−2+2=0-2+2=0). La transformation produit des ions H+\mathrm{H^{+}}, deux par molécule de sulfure d'hydrogène oxydée : la concentration en ions oxonium augmente, donc le pH diminue, le milieu s'acidifie. Erreur fréquente : oublier d'égaliser le nombre d'électrons, et écrire une équation dans laquelle il en reste.

Q12. La constante d'acidité est la constante d'équilibre de la réaction de l'acide avec l'eau écrite en Q9 : KA1=[HS−]eˊq×[H3O+]eˊq[H2S]eˊq×c∘K_{A1}=\dfrac{[\mathrm{HS^{-}}]_{\text{éq}}\times[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{H_{2}S}]_{\text{éq}}\times c^{\circ}}, avec c∘=1 mol⋅L−1c^{\circ}=1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} la concentration standard, qui rend KA1K_{A1} sans unité. L'eau, solvant, n'y figure pas. Ici KA1=10−pKA1=10−7,0K_{A1}=10^{-\mathrm{p}K_{A1}}=10^{-7{,}0}.

Q13. Calcul du terme logarithmique, les pressions en bar : KH2S×pH2Spo=0,09×0,11=9×10−3\dfrac{K_{\mathrm{H_{2}S}}\times p_{\mathrm{H_{2}S}}}{p^{o}}=\dfrac{0{,}09\times 0{,}1}{1}=9\times 10^{-3}, et log⁡(9×10−3)=−2,05\log(9\times 10^{-3})=-2{,}05. Donc pH=12×(7,0−(−2,05))=9,052=4,5\mathrm{pH}=\dfrac{1}{2}\times(7{,}0-(-2{,}05))=\dfrac{9{,}05}{2}=4{,}5. Le pH passe de 8,2 à 4,5 : l'acidification annoncée en Q11 est confirmée. Erreur fréquente : perdre le signe du logarithme ; log⁡(0,009)\log(0{,}009) est négatif, donc le pH est plus grand que pKA12=3,5\dfrac{\mathrm{p}K_{A1}}{2}=3{,}5, pas plus petit.

Prédominance : 4,5<pKA1=7,04{,}5<\mathrm{p}K_{A1}=7{,}0, donc c'est la forme acide H2S\mathrm{H_{2}S} qui prédomine, et largement : [H2S][HS−]=107,0−4,5≈3×102\dfrac{[\mathrm{H_{2}S}]}{[\mathrm{HS^{-}}]}=10^{7{,}0-4{,}5}\approx 3\times 10^{2}.

Risques : sous sa forme moléculaire, le sulfure d'hydrogène est un gaz qui s'échappe du milieu au lieu de rester dissous sous forme d'ions HS−\mathrm{HS^{-}}. Risque sanitaire : la mention H330 indique qu'il est mortel par inhalation, pour les promeneurs, les travailleurs qui ramassent les algues et les animaux sur la plage. Risque environnemental : la mention H400 indique qu'il est très toxique pour les organismes aquatiques, auxquels s'ajoute l'acidification du milieu. D'où la consigne de ramasser les algues vertes avant qu'elles ne sèchent et ne pourrissent sur le sable.

Q14. Le groupe entouré est un groupe hydroxyle −OH-\mathrm{OH}, porté par un atome de carbone tétragonal (le carbone du CH2\mathrm{CH_{2}}, lié à quatre atomes) : la famille fonctionnelle est celle des alcools. Sur la figure 3, le groupe est entouré d'un trait plein et non de pointillés comme le dit l'énoncé ; il n'y a qu'un groupe entouré, donc aucune ambiguïté. Erreur fréquente : répondre « groupe hydroxyle », qui est le nom du groupe caractéristique, quand la question demande la famille.

Q15. Le motif d'un polymère est le plus petit enchaînement d'atomes qui se répète tout le long de la chaîne. Sur la figure 3, quatre fois le même ensemble se répète : un cycle à six sommets (cinq atomes de carbone et un atome d'oxygène), portant deux groupes OH\mathrm{OH} sur le cycle et un groupe CH2OH\mathrm{CH_{2}OH}, et relié au cycle suivant par UN atome d'oxygène. On recopie donc un seul cycle avec un seul des deux atomes d'oxygène de liaison qui l'encadrent, et l'on place les crochets en coupant les deux liaisons qui mènent aux motifs voisins (voir le motif isolé ci-dessous). Sa formule brute est C6H10O5\mathrm{C_{6}H_{10}O_{5}}, celle du glucose C6H12O6\mathrm{C_{6}H_{12}O_{6}} moins une molécule d'eau, et la chaîne s'écrit −[C6H10O5]n−-[\mathrm{C_{6}H_{10}O_{5}}]_{n}-.

Erreur fréquente : recopier le cycle avec ses deux atomes d'oxygène de liaison ; en répétant ce morceau, on écrirait deux oxygènes consécutifs entre deux cycles, ce que la chaîne ne contient pas.

Q16. Pour parcourir 100 km, la voiture consomme 9,3 L d'E85, qui contient 85 % en volume de bioéthanol : VC2H6O=0,85×9,3=7,9V_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}=0{,}85\times 9{,}3=7{,}9 L. Masse de bioéthanol : m=ρC2H6O×VC2H6O=789×7,905=6,24×103m=\rho_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}\times V_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}=789\times 7{,}905=6{,}24\times 10^{3} g. Quantité de matière : nC2H6O=mMC2H6O=6,24×10346,0=136n_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}=\dfrac{m}{M_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}}=\dfrac{6{,}24\times 10^{3}}{46{,}0}=136 mol, soit 1,4×1021{,}4\times 10^{2} mol, voisine de la valeur annoncée. Erreur fréquente : oublier les 85 % et prendre les 9,3 L comme de l'éthanol pur, ce qui donne 1,6×1021{,}6\times 10^{2} mol.

Q17. Démarche : passer de la quantité d'éthanol à la quantité de dioxyde de carbone par l'équation de combustion, puis à son volume par la loi des gaz parfaits, enfin comparer à la ligne SP95 du tableau.

Étape 1, stœchiométrie. La combustion est supposée complète, le dioxygène de l'air étant en excès : une mole d'éthanol donne deux moles de CO2\mathrm{CO_{2}}. Donc nCO2=2 nC2H6O=2×135,6=271n_{\mathrm{CO_{2}}}=2\,n_{\mathrm{C_{2}H_{6}O}}=2\times 135{,}6=271 mol, en gardant la valeur non arrondie de Q16.

Étape 2, loi des gaz parfaits, toutes les grandeurs en unités SI : T=20+273=293T=20+273=293 K et patm=1,013p_{atm}=1{,}013 bar =1,013×105=1{,}013\times 10^{5} Pa. Alors VCO2=nCO2 R Tpatm=271×8,314×2931,013×105=6,5 m3V_{CO_{2}}=\dfrac{n_{\mathrm{CO_{2}}}\,R\,T}{p_{atm}}=\dfrac{271\times 8{,}314\times 293}{1{,}013\times 10^{5}}=6{,}5\ \mathrm{m^{3}}. Avec la valeur arrondie 1,4×1021{,}4\times 10^{2} mol, on trouverait 6,7 m36{,}7\ \mathrm{m^{3}} : la conclusion ne change pas. Vérification par le volume molaire : RTpatm=24\dfrac{RT}{p_{atm}}=24 L/mol, et 271×24271\times 24 L font bien environ 6,5 m36{,}5\ \mathrm{m^{3}}.

Étape 3, comparaison. Pour le même trajet, l'essence SP95 libère 8,3 m38{,}3\ \mathrm{m^{3}} de CO2\mathrm{CO_{2}} : le bioéthanol contenu dans l'E85 en libère 6,5 m36{,}5\ \mathrm{m^{3}}, soit 6,58,3=0,79\dfrac{6{,}5}{8{,}3}=0{,}79, environ 21 % de moins. Surtout, ce carbone n'est pas fossile : il a été prélevé dans le dioxyde de carbone de l'atmosphère par la photosynthèse des algues pendant leur croissance, et la combustion ne fait que le restituer. Le bilan carbone du bioéthanol est donc proche de zéro, aux dépenses d'énergie de production près, et l'on valorise au passage des algues qui, laissées sur la plage, libéreraient du sulfure d'hydrogène.

Nuance que l'on peut ajouter pour aller plus loin : l'E85 contient aussi 15 % d'essence, soit 0,15×9,3=1,40{,}15\times 9{,}3=1{,}4 L de SP95, qui libèrent environ 1,47,0×8,3=1,7 m3\dfrac{1{,}4}{7{,}0}\times 8{,}3=1{,}7\ \mathrm{m^{3}} de CO2\mathrm{CO_{2}} fossile. Au total, l'E85 libère à peu près le même volume de CO2\mathrm{CO_{2}} que le SP95 (8,28{,}2 contre 8,3 m38{,}3\ \mathrm{m^{3}}) : son véritable avantage est que 80 % de ce CO2\mathrm{CO_{2}} n'ajoute pas de carbone fossile à l'atmosphère. Erreurs fréquentes : la température en degrés Celsius ou la pression en bar dans PV=nRTPV=nRT, et l'oubli du facteur 2 de l'équation.

H₂SHS⁻S²⁻04,57,08,212pH
Diagramme de prédominance (Q10) : les deux points marquent l'eau de mer (pH 8,2, domaine de HS⁻) et le milieu acidifié de Q13 (pH 4,5, domaine de H₂S)
Le motif isolé : un cycle à six sommets, cinq carbones et un oxygène, avec deux groupes OH sur son bord inférieur et un CH2 lié à un OH en haut ; à gauche, un seul atome d'oxygène de liaison, à droite la liaison coupée qui mène au motif suivant.
Le motif (Q15), découpé dans la figure 3 : un cycle et un seul atome d'oxygène de liaison, à encadrer de crochets

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Mesure du niveau d'un liquide

6 points Le dipôle RC : charge, décharge et constante de tempsRésolution de problème et exploitation de documents

Les capteurs capacitifs ont de nombreuses applications. Ils sont mis à profit entre autres pour contrôler le niveau de remplissage de cuves opaques.

L'objectif de cet exercice est l'étude du fonctionnement d'un capteur capacitif de niveau.

Un capteur de niveau capacitif est constitué d'un condensateur creux immergé dans une cuve. Le condensateur est constitué de deux armatures métalliques A et B séparées par un isolant qui peut être l'air ou le liquide (Figure 1). L'armature B entoure l'armature A.

Le liquide et l'air n'ayant pas les mêmes propriétés isolantes, la capacité du condensateur dépend du niveau de liquide présent dans la cuve.

Cuve remplie de liquide surmonté d'air, dans laquelle plongent verticalement les armatures du condensateur : l'armature A, épaisse, au centre, et l'armature B, mince, qui l'entoure de part et d'autre. Entre les deux, l'isolant est l'air au-dessus de la surface du liquide et le liquide en dessous.
Figure 1. Schéma simplifié du capteur de niveau capacitif.
  • Partie A : Étude de l'influence de la capacité lors de la charge d'un condensateur.
  • Un capteur de niveau capacitif peut être assimilé à un condensateur de capacité CC dont la valeur peut varier en fonction du niveau de liquide.
  • On effectue la charge du condensateur de capacité CC, initialement déchargé, dans un circuit contenant un conducteur ohmique de résistance R=330 kΩR=330\ \mathrm{k\Omega} et un générateur délivrant une tension E=5,0E=5{,}0 V aux bornes du dipôle RC.
  • La Figure 2 précise les conventions d'orientation utilisées pour représenter la tension EE aux bornes du générateur, la tension uRu_{R} aux bornes du conducteur ohmique, la tension uCu_{C} aux bornes du condensateur ainsi que l'intensité ii du courant circulant dans le circuit.
  • Circuit série en une seule maille : générateur de tension E = 5,0 V, borne + en haut, sa tension fléchée vers le haut ; conducteur ohmique R = 330 kΩ dans la branche de droite, au-dessus du condensateur C, dont l'armature du haut porte la charge +q et celle du bas −q. L'intensité i est fléchée vers le haut dans le fil du générateur, donc le courant descend dans R puis arrive sur l'armature +q ; les tensions uR et uC sont fléchées vers le haut, en sens inverse du courant dans chaque dipôle.
    Figure 2. Conventions d'orientation utilisées pour l'intensitié du courant et les tensions.
  • Q1. Justifier que l'intensité ii du courant peut s'exprimer en fonction de la tension uCu_{C} aux bornes du condensateur et de la capacité CC du condensateur par la relation : i=C×duCdti=C\times\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}.
  • Q2. Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension uCu_{C} aux bornes du condensateur lors de la charge sous une tension EE.
  • La solution de cette équation différentielle est de la forme suivante : uC=E×(1−e−tτ)u_{C}=E\times\left(1-e^{-\frac{t}{\tau}}\right), où τ=R⋅C\tau=R\cdot C est la constante de temps du circuit étudié.
  • Q3. Vérifier par un calcul que la tension uC(τ)u_{C}(\tau) aux bornes du condensateur a atteint, à l'instant t=τt=\tau, 63 % de sa valeur maximale et déterminer la valeur de la tension uC(τ)u_{C}(\tau).
  • Q4. Préciser l'influence de la capacité CC sur la durée de charge complète du condensateur.
  • Partie B : Détermination du volume d'huile contenu dans un fût métallique.
  • La capacité CC du condensateur dépend de la hauteur hh d'huile dans le condensateur. Le condensateur est branché en série avec un conducteur ohmique. Le dipôle RC, ainsi constitué, est connecté à une sortie d'un microcontrôleur qui permet d'effectuer des charges et décharges successives du condensateur.
  • Fût métallique contenant de l'huile sous de l'air. Les armatures A et B du condensateur, verticales, sont reliées par le haut au circuit électronique externe et au microcontrôleur. Leur bas est à la hauteur h0 au-dessus du fond du fût, niveau d'entrée de l'huile dans le condensateur ; h est la hauteur d'huile dans le condensateur, mesurée depuis ce bas ; H, niveau d'huile dans la cuve, va du fond du fût jusqu'à la surface de l'huile.
    Figure 3. Schéma du dispositif de mesure dans le fût métallique.
  • Une deuxième entrée du microcontrôleur permet de suivre l'évolution de la tension uCu_{C} aux bornes du condensateur au cours du temps représentée sur la Figure 4.
  • Tension uC, de 0 à 5,0 V graduée tous les 0,2 V, en fonction du temps t, de 0 à 0,60 ms gradué tous les 0,02 ms. La courbe part de 0 avec une forte pente, s'infléchit et tend vers 5,0 V : environ 2,9 V à 0,10 ms, 4,1 V à 0,20 ms, 4,6 V à 0,30 ms et 4,95 V à 0,60 ms.
    Figure 4. Courbe d'acquisition de la tension uCu_{C} en fonction du temps tt.
  • Q5. En utilisant la Figure 4, montrer que la valeur de la constante de temps τ\tau correspondant à la charge du capteur capacitif est voisine de 1,2×10−41{,}2\times 10^{-4} s. Expliquer la méthode utilisée en s'appuyant sur un schéma.
  • On a préalablement mesuré à l'aide d'un capacimètre, la capacité CC du capteur pour différentes hauteurs hh d'huile dans le capteur.
  • On obtient alors la courbe d'étalonnage de la capacité CC en fonction de la hauteur hh dans le condensateur (Figure 5).
  • Capacité C, en nF de 0 à 0,45, en fonction de la hauteur h, en m de 0 à 0,8 ; quadrillage fin de 0,01 nF et de 0,02 m. Le tracé est une droite croissante : C vaut 0,20 nF pour h = 0, 0,35 nF pour h = 0,50 m et environ 0,44 nF pour h = 0,80 m.
    Figure 5. Courbe d'étalonnage C=f(h)C=f(h)
  • Données :
    • Le fût métallique est considéré comme un cylindre de diamètre D=0,610D=0{,}610 m ;
    • Volume d'un cylindre VV (en m3\mathrm{m^{3}}) de diamètre DD (en m) et de hauteur HH (en m) : V=π4×D2×HV=\dfrac{\pi}{4}\times D^{2}\times H ;
    • Niveau d'entrée d'huile dans le capteur : h0=4,4h_{0}=4{,}4 cm ;
    • Résistance du circuit RC : R=330 kΩR=330\ \mathrm{k\Omega}.
  • Dans la question suivante, le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie même si elle n'a pas abouti. La démarche suivie est évaluée et nécessite donc d'être correctement présentée.
  • Q6. À l'aide des Figures 4 et 5 et des données précédentes, calculer la valeur du volume d'huile VHV_{H} contenu dans le fût métallique, lors de l'enregistrement représenté en Figure 4.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

Q3
Q4
Q6
Voir la correction

Réponses

  • Q1 i=dqdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} et q=C uCq=C\,u_{C}, CC constante : i=C duCdti=C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}
  • Q2 R C duCdt+uC=ER\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+u_{C}=E
  • Q3 uC(τ)=E(1−e−1)=0,63 E=3,2u_{C}(\tau)=E(1-e^{-1})=0{,}63\,E=3{,}2 V
  • Q4 Durée de charge ≈5RC\approx 5RC, proportionnelle à CC : plus CC est grande, plus la charge est longue
  • Q5 0,63×5,0=3,160{,}63\times 5{,}0=3{,}16 V atteint à t=0,12t=0{,}12 ms : τ=1,2×10−4\tau=1{,}2\times 10^{-4} s
  • Q6 C=0,36C=0{,}36 nF, h≈0,55h\approx 0{,}55 m, H=0,59H=0{,}59 m, VH=0,17 m3V_{H}=0{,}17\ \mathrm{m^{3}}

Q1. L'intensité est le débit de charge électrique : i=dqdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}, où qq est la charge de l'armature vers laquelle le courant est fléché. Sur la figure 2, ii circule dans le sens horaire : il descend dans le conducteur ohmique et arrive sur l'armature du haut, celle qui porte +q+q. Pour un condensateur, la charge de cette armature est proportionnelle à la tension fléchée vers elle : q=C×uCq=C\times u_{C}, et la flèche de uCu_{C} pointe bien vers l'armature +q+q. La capacité CC étant constante pendant une charge : i=d(C uC)dt=C×duCdti=\dfrac{\mathrm{d}(C\,u_{C})}{\mathrm{d}t}=C\times\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}.

Les deux conditions de signe se vérifient sur le schéma, c'est ce que la question appelle « justifier » : ii orienté vers l'armature +q+q, et uCu_{C} fléchée en convention récepteur, en sens inverse du courant. Avec une autre orientation, la relation prendrait un signe moins.

Q2. Loi des mailles dans l'unique maille du circuit, avec les orientations de la figure 2 : E=uR+uCE=u_{R}+u_{C}, les flèches de uRu_{R} et de uCu_{C} étant dans le même sens et leur somme opposée, le long de la maille, à celle de EE. Loi d'Ohm pour le conducteur ohmique, en convention récepteur : uR=R×iu_{R}=R\times i, et d'après Q1, uR=R C duCdtu_{R}=R\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}. En remplaçant : R C duCdt+uC=ER\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+u_{C}=E, soit, sous forme normalisée, duCdt+1RC uC=ERC\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{1}{RC}\,u_{C}=\dfrac{E}{RC}.

C'est une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants, avec second membre. Vérification d'homogénéité : R CR\,C s'exprime en secondes (des ohms fois des farads), et R C duCdtR\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t} est bien une tension, comme uCu_{C} et EE. On peut aussi vérifier que la solution proposée juste après convient : avec duCdt=Eτ e−t/τ\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}=\dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau} et τ=RC\tau=RC, le premier membre vaut E e−t/τ+E−E e−t/τ=EE\,e^{-t/\tau}+E-E\,e^{-t/\tau}=E, et uC(0)=E (1−1)=0u_{C}(0)=E\,(1-1)=0 traduit bien le condensateur initialement déchargé.

Q3. La valeur maximale de la tension est sa limite quand t→+∞t\to+\infty : e−t/τ→0e^{-t/\tau}\to 0, donc uC→E=5,0u_{C}\to E=5{,}0 V. À l'instant t=τt=\tau : uC(τ)=E×(1−e−1)=E×(1−0,368)=0,632×Eu_{C}(\tau)=E\times(1-e^{-1})=E\times(1-0{,}368)=0{,}632\times E. La tension atteint donc 63 % de sa valeur maximale, quelle que soit la valeur de τ\tau. Numériquement : uC(τ)=0,632×5,0=3,2u_{C}(\tau)=0{,}632\times 5{,}0=3{,}2 V (3,16 V avant arrondi).

Ce résultat est la base de la méthode des 63 % de la question Q5 : sur une courbe de charge, on lit τ\tau comme la date à laquelle uCu_{C} atteint 0,63 E0{,}63\,E. Erreur fréquente : écrire e−1=0,63e^{-1}=0{,}63 ; c'est 1−e−11-e^{-1} qui vaut 0,63.

Q4. La constante de temps τ=R×C\tau=R\times C est proportionnelle à la capacité, à résistance fixée. Or on considère la charge complète au bout d'environ 5τ5\tau : uC(5τ)=E (1−e−5)=0,993 Eu_{C}(5\tau)=E\,(1-e^{-5})=0{,}993\,E, plus de 99 % de la valeur finale. La durée de charge complète, 5 R C5\,R\,C, est donc proportionnelle à CC : plus la capacité est grande, plus la charge est longue ; doubler CC double la durée de charge.

C'est tout le principe du capteur : quand le niveau de liquide change, la capacité change (Figure 5), donc la durée de charge change, et le microcontrôleur n'a qu'à mesurer une durée pour connaître le niveau.

Q5. Méthode des 63 %, établie en Q3. La courbe de la figure 4 tend vers E=5,0E=5{,}0 V (elle atteint environ 4,95 V à 0,60 ms). On calcule 0,63×5,0=3,20{,}63\times 5{,}0=3{,}2 V (3,16 V), on trace l'horizontale uC=3,16u_{C}=3{,}16 V jusqu'à la courbe, puis la verticale jusqu'à l'axe des temps : elle tombe à t=0,12t=0{,}12 ms. Donc τ=0,12 ms=1,2×10−4\tau=0{,}12\ \mathrm{ms}=1{,}2\times 10^{-4} s.

Le schéma attendu est celui ci-dessous : la courbe, l'asymptote uC=5,0u_{C}=5{,}0 V, les deux pointillés de lecture à 3,16 V et à 0,12 ms. Seconde méthode, qui se voit sur le même schéma : la tangente à la courbe à l'origine coupe l'asymptote uC=Eu_{C}=E à la date t=τt=\tau ; elle donne la même valeur, aux erreurs de tracé près. Erreur fréquente : lire la date à mi-hauteur, 2,5 V ; on obtient τln⁡2≈0,083\tau\ln 2\approx 0{,}083 ms, qui est le temps de demi-charge et non la constante de temps.

Vérification sur un second point de la courbe : à t=2τ=0,24t=2\tau=0{,}24 ms, le modèle prévoit uC=5,0×(1−e−2)=4,3u_{C}=5{,}0\times(1-e^{-2})=4{,}3 V, et la figure 4 donne bien environ 4,3 V à cette date. Avec des graduations de 0,02 ms, la lecture de τ\tau est précise à environ 0,01 ms près.

Q6. Démarche : de la constante de temps lue en Q5, on tire la capacité ; la courbe d'étalonnage donne alors la hauteur d'huile dans le condensateur ; on ajoute le niveau d'entrée h0h_{0} pour obtenir la hauteur d'huile dans le fût ; la formule du cylindre donne enfin le volume.

Étape 1, la capacité. D'après τ=R C\tau=R\,C, avec τ=1,2×10−4\tau=1{,}2\times 10^{-4} s et R=330 kΩ=3,30×105 ΩR=330\ \mathrm{k\Omega}=3{,}30\times 10^{5}\ \Omega : C=τR=1,2×10−43,30×105=3,6×10−10C=\dfrac{\tau}{R}=\dfrac{1{,}2\times 10^{-4}}{3{,}30\times 10^{5}}=3{,}6\times 10^{-10} F, soit C=0,36C=0{,}36 nF (0,3640{,}364 nF avant arrondi). L'ordre de grandeur est cohérent avec la figure 5 : la capacité y va de 0,20 nF, capteur sans huile, à environ 0,44 nF, capteur plein. Elle augmente avec la hauteur d'huile parce que les « propriétés isolantes » dont parle l'énoncé diffèrent : la permittivité de l'huile est plus grande que celle de l'air, et à géométrie égale la capacité d'un condensateur croît avec la permittivité de son isolant.

Étape 2, la hauteur d'huile dans le condensateur. Sur la figure 5, l'ordonnée C=0,364C=0{,}364 nF correspond à l'abscisse h≈0,55h\approx 0{,}55 m. Par le calcul : la droite passe par (0 ; 0,20 nF)(0\ ;\ 0{,}20\ \mathrm{nF}) et (0,50 m ; 0,35 nF)(0{,}50\ \mathrm{m}\ ;\ 0{,}35\ \mathrm{nF}), son coefficient directeur vaut 0,35−0,200,50=0,30 nF⋅m−1\dfrac{0{,}35-0{,}20}{0{,}50}=0{,}30\ \mathrm{nF\cdot m^{-1}}, donc C=0,20+0,30 hC=0{,}20+0{,}30\,h et h=0,364−0,200,30=0,55h=\dfrac{0{,}364-0{,}20}{0{,}30}=0{,}55 m.

Étape 3, la hauteur d'huile dans le fût. D'après la figure 3, le condensateur ne commence qu'à la hauteur h0h_{0} au-dessus du fond : H=h0+h=0,044+0,55=0,59H=h_{0}+h=0{,}044+0{,}55=0{,}59 m, en convertissant h0=4,4h_{0}=4{,}4 cm en mètres.

Étape 4, le volume. Le fût est un cylindre de diamètre D=0,610D=0{,}610 m : VH=π4×D2×H=π4×0,6102×0,59=0,17 m3V_{H}=\dfrac{\pi}{4}\times D^{2}\times H=\dfrac{\pi}{4}\times 0{,}610^{2}\times 0{,}59=0{,}17\ \mathrm{m^{3}}, soit environ 170 L (0,173 m30{,}173\ \mathrm{m^{3}} avant arrondi). On garde deux chiffres significatifs, comme τ\tau et la lecture graphique.

Sensibilité de la mesure : une erreur de 0,01 ms sur τ\tau change la capacité de 0,01×10−33,30×105=0,03\dfrac{0{,}01\times 10^{-3}}{3{,}30\times 10^{5}}=0{,}03 nF, donc la hauteur de 0,030,30=0,1\dfrac{0{,}03}{0{,}30}=0{,}1 m : avec τ=0,11\tau=0{,}11 ms on trouverait h=0,44h=0{,}44 m, avec τ=0,13\tau=0{,}13 ms, h=0,65h=0{,}65 m. C'est pourquoi la lecture de τ\tau en Q5 doit être faite avec soin, et pourquoi le microcontrôleur mesure τ\tau sur un grand nombre de charges successives.

Vérification : la hauteur h=0,55h=0{,}55 m reste dans le domaine de la courbe d'étalonnage, de 0 à 0,80 m ; le capteur mesure donc bien ce niveau, et une lecture hors de ce domaine aurait signalé une erreur d'unité. Erreurs fréquentes : oublier h0h_{0}, ce qui donne 0,16 m30{,}16\ \mathrm{m^{3}} ; laisser RR en kiloohms, ce qui donne une capacité mille fois trop grande, hors de la figure 5 ; ou utiliser DD comme un rayon dans πR2H\pi R^{2}H, ce qui quadruple le volume.

0,10,20,30,40,50,60,511,522,533,544,555,50,63 × 5,0 = 3,16 Vτ ≈ 0,12 mst (ms)uC (V)

Exercice 3 : Le javelot tir sur cible

5 points Mouvement dans un champ uniforme

Le « javelot tir sur cible » est un jeu populaire du nord de la France dans lequel le joueur envoie deux javelots (sortes de grosses fléchettes) sur une cible verticale en se plaçant à 8 m de celle-ci. La cible est composée de deux cercles concentriques : un rouge à l'extérieur et un blanc au centre.

D'après « jeuxpicards.org »

L'objectif de cet exercice est d'étudier la trajectoire du javelot lors d'un lancer.

On s'intéresse au mouvement du javelot assimilé à un point matériel M lorsque le joueur le lance. L'étude est réalisée dans un référentiel terrestre supposé galiléen. Le mouvement a lieu dans le plan (xOz) présenté sur la Figure 1. Les forces de frottements et la poussée d'Archimède sont négligées tout au long de l'exercice. Lorsque le javelot, de masse mm, quitte la main du joueur, son centre de masse se situe en M0\mathrm{M_{0}} à une hauteur HH par rapport au sol avec un vecteur vitesse initiale v0→\overrightarrow{v_{0}} qui forme un angle α\alpha avec l'horizontale.

Repère d'origine O au sol, axe Ox horizontal de vecteur unitaire i, axe Oz vertical vers le haut de vecteur unitaire j. Le point M0 est sur l'axe Oz, à la hauteur H au-dessus du sol. Le vecteur vitesse initiale v0 part de M0 vers le haut et vers la droite, en faisant l'angle α avec l'horizontale passant par M0.
Figure 1. Schéma du lancer de javelot
  • Données :
    • Masse du javelot : m=300m=300 g ;
    • Intensité de la pesanteur : g=9,81 N⋅kg−1g=9{,}81\ \mathrm{N\cdot kg^{-1}}.
    • Distance entre le lanceur et la cible : d=8d=8 m.
  • Q1. Énoncer la deuxième loi de Newton et l'appliquer en effectuant un bilan des forces qui s'exercent sur le système au cours du lancer de javelot.
  • Q2. Déterminer l'expression des coordonnées ax(t)a_{x}(t) et az(t)a_{z}(t) du vecteur accélération a⃗(t)\vec{a}(t) du point M au cours du temps.
  • Q3. Déterminer l'expression des coordonnées vx(t)v_{x}(t) et vz(t)v_{z}(t) du vecteur vitesse v⃗(t)\vec{v}(t) du point M au cours du temps.
  • Q4. Montrer que les équations horaires du mouvement x(t)x(t) et z(t)z(t) du point M au cours du temps ont pour expression : {x(t)=v0 (cos⁡α) tz(t)=−12g t2+v0 (sin⁡α) t+H\begin{cases} x(t)=v_{0}\,(\cos\alpha)\,t \\ z(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_{0}\,(\sin\alpha)\,t+H \end{cases}
  • Q5. Démontrer que la trajectoire du point M au cours du temps a pour trajectoire : z(x)=−g2v02cos⁡2α x2+(tan⁡α) x+Hz(x)=-\dfrac{g}{2v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}\,x^{2}+(\tan\alpha)\,x+H
  • Le lancer d'un joueur est enregistré et les positions prises par le javelot au cours du temps sont pointées. Un programme Python permet de modéliser la trajectoire du javelot (Figure 2).
  • Positions pointées du javelot (points rouges) et courbe modélisée (bleue), hauteur z en mètre de 0 à 2,3 en fonction de x en mètre de 0 à 9 : parabole tournée vers le bas qui part de z = 1,1 m en x = 0, culmine vers x = 3,8 m à environ 2,3 m, redescend à environ 0,9 m en x = 8 m et 0,2 m en x = 9 m.
    Figure 2. Trajectoire du javelot
  • La trajectoire du javelot est modélisée par une courbe d'équation : z=−0,081 x2+0,62 x+1,1z=-0{,}081\,x^{2}+0{,}62\,x+1{,}1 dans laquelle les paramètres zz et xx sont exprimés en m.
  • Q6. Déduire de cette modélisation la hauteur initiale HH du javelot à l'instant du lancer à t=0t=0.
  • Q7. Montrer que l'angle avec lequel le javelot a été lancé par rapport à l'horizontale vaut α=32∘\alpha=32^{\circ} et que la vitesse initiale du lancer est de v0=9,2 m⋅s−1v_{0}=9{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Le centre de la cible se situe à 85 cm du sol :
    Quand le javelot se plante dans le cercle blanc mesurant 6 cm de diamètre, le joueur reçoit 2 points. Quand le javelot se plante dans la couronne circulaire mesurant 21 cm de diamètre extérieur et 6 cm de diamètre intérieur, le joueur reçoit 1 point.
  • Q8. En utilisant l'équation modélisant la trajectoire, déterminer le nombre de points marqués par le joueur.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

Q2
Q6
Q7
Q8
Voir la correction

Réponses

  • Q1 ∑Fext→=ma⃗\sum\overrightarrow{F_{\text{ext}}}=m\vec{a} ; seul le poids agit : a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g}
  • Q2 ax(t)=0a_{x}(t)=0 et az(t)=−ga_{z}(t)=-g
  • Q3 vx(t)=v0cos⁡αv_{x}(t)=v_{0}\cos\alpha et vz(t)=−g t+v0sin⁡αv_{z}(t)=-g\,t+v_{0}\sin\alpha
  • Q4 Primitives avec x(0)=0x(0)=0 et z(0)=Hz(0)=H : les équations annoncées
  • Q5 t=xv0cos⁡αt=\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha} reporté dans z(t)z(t) donne la parabole annoncée
  • Q6 H=1,1H=1{,}1 m
  • Q7 tan⁡α=0,62\tan\alpha=0{,}62 : α=31,8∘≈32∘\alpha=31{,}8^{\circ}\approx 32^{\circ} ; v0=g2×0,081cos⁡2α=9,2 m⋅s−1v_{0}=\sqrt{\dfrac{g}{2\times 0{,}081\cos^{2}\alpha}}=9{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q8 z(8)=0,876z(8)=0{,}876 m, 2,6 cm au-dessus du centre, moins que le rayon de 3 cm : 2 points

Q1. Deuxième loi de Newton : dans un référentiel galiléen, la somme des forces extérieures qui s'exercent sur un système de masse constante est égale au produit de sa masse par le vecteur accélération de son centre de masse, ∑Fext→=m a⃗\sum\overrightarrow{F_{\text{ext}}}=m\,\vec{a} (plus généralement, ∑Fext→=dp⃗dt\sum\overrightarrow{F_{\text{ext}}}=\dfrac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t}).

Système : le javelot, assimilé au point M, de masse mm constante. Référentiel : terrestre, supposé galiléen. Bilan des forces après que le javelot a quitté la main : les frottements de l'air et la poussée d'Archimède étant négligés, il ne subit que son poids P⃗=m g⃗\vec{P}=m\,\vec{g}, vertical, vers le bas. La deuxième loi de Newton s'écrit donc m g⃗=m a⃗m\,\vec{g}=m\,\vec{a}, soit a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g} : le mouvement est une chute libre, et l'accélération ne dépend pas de la masse. Erreur fréquente : ajouter une « force de lancer » ; la main n'agit plus une fois le javelot lâché, et seule la vitesse initiale garde la trace du lancer.

Q2. Le champ de pesanteur est vertical, dirigé vers le bas, alors que l'axe OzOz est orienté vers le haut (vecteur j⃗\vec{j} de la figure 1) : g⃗=−g j⃗\vec{g}=-g\,\vec{j}. Avec a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g}, les coordonnées du vecteur accélération sont ax(t)=0a_{x}(t)=0 et az(t)=−ga_{z}(t)=-g. Elles sont constantes : le mouvement est uniforme selon l'horizontale et uniformément accéléré selon la verticale. La masse m=300m=300 g, donnée par le sujet, n'intervient pas dans la suite.

Q3. Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps : on cherche des primitives. vx(t)=C1v_{x}(t)=C_{1} et vz(t)=−g t+C2v_{z}(t)=-g\,t+C_{2}. Les constantes se déterminent par les conditions initiales : à t=0t=0, v⃗(0)=v0→\vec{v}(0)=\overrightarrow{v_{0}}, dont les coordonnées se lisent sur la figure 1, v0x=v0cos⁡αv_{0x}=v_{0}\cos\alpha et v0z=v0sin⁡αv_{0z}=v_{0}\sin\alpha (l'angle α\alpha est pris avec l'horizontale). Donc vx(t)=v0cos⁡αv_{x}(t)=v_{0}\cos\alpha et vz(t)=−g t+v0sin⁡αv_{z}(t)=-g\,t+v_{0}\sin\alpha. Erreur fréquente : intervertir le sinus et le cosinus ; la coordonnée horizontale est celle du côté adjacent à α\alpha, donc le cosinus.

Q4. Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position : nouvelles primitives, x(t)=v0cos⁡α⋅t+C3x(t)=v_{0}\cos\alpha\cdot t+C_{3} et z(t)=−12g t2+v0sin⁡α⋅t+C4z(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_{0}\sin\alpha\cdot t+C_{4}. À t=0t=0, le centre de masse est en M0\mathrm{M_{0}}, sur l'axe OzOz à la hauteur HH : x(0)=0x(0)=0 et z(0)=Hz(0)=H, donc C3=0C_{3}=0 et C4=HC_{4}=H. On obtient x(t)=v0 (cos⁡α) tx(t)=v_{0}\,(\cos\alpha)\,t et z(t)=−12g t2+v0 (sin⁡α) t+Hz(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_{0}\,(\sin\alpha)\,t+H, les équations annoncées. Vérification : en dérivant, on retrouve bien les coordonnées de la vitesse de Q3.

Q5. On élimine le temps entre les deux équations horaires. De la première, avec cos⁡α≠0\cos\alpha\neq 0 : t=xv0cos⁡αt=\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}. En reportant dans la seconde : z(x)=−12g(xv0cos⁡α)2+v0sin⁡α×xv0cos⁡α+Hz(x)=-\dfrac{1}{2}g\left(\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}\right)^{2}+v_{0}\sin\alpha\times\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}+H.

Le premier terme vaut −g2v02cos⁡2α x2-\dfrac{g}{2v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}\,x^{2} et le second se simplifie par v0v_{0} en sin⁡αcos⁡α x=(tan⁡α) x\dfrac{\sin\alpha}{\cos\alpha}\,x=(\tan\alpha)\,x. D'où z(x)=−g2v02cos⁡2α x2+(tan⁡α) x+Hz(x)=-\dfrac{g}{2v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}\,x^{2}+(\tan\alpha)\,x+H : la trajectoire est une portion de parabole, tournée vers le bas puisque le coefficient de x2x^{2} est négatif. Erreur fréquente : oublier d'élever au carré le dénominateur v0cos⁡αv_{0}\cos\alpha.

Q6. À t=0t=0, x=0x=0, et l'équation modélisée donne z(0)=1,1z(0)=1{,}1 m. Par identification avec l'expression de Q5, dans laquelle z(0)=Hz(0)=H : la hauteur initiale est H=1,1H=1{,}1 m, ce que confirme le premier point de la figure 2, en x=0x=0.

Q7. Identification terme à terme entre z(x)=−g2v02cos⁡2α x2+(tan⁡α) x+Hz(x)=-\dfrac{g}{2v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}\,x^{2}+(\tan\alpha)\,x+H et z=−0,081 x2+0,62 x+1,1z=-0{,}081\,x^{2}+0{,}62\,x+1{,}1, deux polynômes égaux pour tout xx ayant les mêmes coefficients.

Coefficient de xx : tan⁡α=0,62\tan\alpha=0{,}62, d'où α=arctan⁡(0,62)=31,8∘\alpha=\arctan(0{,}62)=31{,}8^{\circ}, soit 32∘32^{\circ} à deux chiffres significatifs. Coefficient de x2x^{2} : g2v02cos⁡2α=0,081 m−1\dfrac{g}{2v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}=0{,}081\ \mathrm{m^{-1}}, d'où v02=g2×0,081×cos⁡2αv_{0}^{2}=\dfrac{g}{2\times 0{,}081\times\cos^{2}\alpha} et v0=9,812×0,081×cos⁡2(31,8∘)=9,2 m⋅s−1v_{0}=\sqrt{\dfrac{9{,}81}{2\times 0{,}081\times\cos^{2}(31{,}8^{\circ})}}=9{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} (9,16 avant arrondi). On garde la valeur non arrondie de α\alpha dans ce calcul. Erreurs fréquentes : la calculatrice en radians pour arctan⁡\arctan, et le signe : le coefficient vaut −0,081-0{,}081, mais c'est g2v02cos⁡2α\dfrac{g}{2v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}, positif, qui vaut 0,0810{,}081.

Ordre de grandeur : 9,2 m⋅s−19{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit environ 33 km⋅h−133\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}, est une vitesse raisonnable pour un lancer à la main d'un objet lourd ; le javelot atteint la cible en 8v0cos⁡α≈1,0\dfrac{8}{v_{0}\cos\alpha}\approx 1{,}0 s.

Q8. La cible est à la distance d=8d=8 m du lanceur : le javelot l'atteint en x=8x=8 m, à la hauteur z(8)=−0,081×82+0,62×8+1,1=−5,184+4,96+1,1=0,876z(8)=-0{,}081\times 8^{2}+0{,}62\times 8+1{,}1=-5{,}184+4{,}96+1{,}1=0{,}876 m, soit 87,6 cm. Le centre de la cible est à 85 cm du sol, et le mouvement a lieu dans le plan vertical (xOz)(xOz) qui passe par ce centre : le javelot se plante à 87,6−85=2,687{,}6-85=2{,}6 cm au-dessus du centre.

Le cercle blanc mesure 6 cm de diamètre, donc 3 cm de rayon : tout point situé à moins de 3 cm du centre est dans le cercle blanc. Comme 2,6 cm<3 cm2{,}6\ \mathrm{cm}<3\ \mathrm{cm}, le javelot se plante dans le cercle blanc : le joueur marque 2 points. Erreur fréquente : comparer l'écart de 2,6 cm au diamètre de 6 cm et non à son rayon ; ici la conclusion est la même, mais elle ne le serait pas pour un écart de 4 cm.

Piège de la question : l'énoncé impose l'équation modélisée. Si l'on recalcule l'impact avec les valeurs arrondies α=32∘\alpha=32^{\circ} et v0=9,2 m⋅s−1v_{0}=9{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} dans l'expression de Q5, on trouve z(8)≈0,94z(8)\approx 0{,}94 m, soit un impact 9 cm au-dessus du centre, dans la couronne, et un seul point : les arrondis déplacent le point d'impact de près de 7 cm à huit mètres de distance. La marge elle-même est faible, 4 mm sur le rayon du cercle blanc ; c'est l'équation du sujet qui tranche.

Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2026-pc-polynesie-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous préparez l'épreuve de spécialité physique-chimie à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On reprend les sujets officiels en conditions réelles, avec la démarche que le correcteur attend dans les questions ouvertes et les lectures de graphes qui coûtent des points.

Site par Studio Squalli