Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : l'effet photoélectrique et le photon (Terminale spécialité)
Voici quinze exercices corrigés de spécialité physique-chimie sur la description de la lumière par un flux de photons, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi en France comme dans les lycées du réseau AEFE.
Le fil de la série : dans une interaction entre la lumière et la matière, c'est la FRÉQUENCE qui décide si quelque chose se passe, et l'intensité qui décide combien de fois. Un photon agit seul, en une fois : son énergie hν ne s'additionne pas à celle de ses voisins.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : les électronvolts et les joules mélangés dans une même soustraction, et l'énergie cinétique des électrons crue proportionnelle à l'intensité lumineuse, alors qu'elle ne dépend que de la fréquence.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Effet photoélectrique : émission d'électrons par un métal éclairé. Il n'a lieu que si la fréquence dépasse une fréquence seuil ν0, quelle que soit l'intensité.
•Travail d'extraction W : énergie minimale pour arracher un électron au métal. W=hν0=λ0hc.
•Bilan d'énergie d'Einstein : hν=W+Ec,max, donc Ec,max=hν−W : l'énergie cinétique maximale des électrons croît avec la fréquence et ne dépend pas de l'intensité.
•L'intensité lumineuse fixe le NOMBRE de photons par seconde, donc le nombre d'électrons émis et l'intensité du courant produit.
•Nombre de photons par seconde : N=hνP pour un faisceau de puissance P.
•Absorption et émission : un atome ou un matériau absorbe ou émet un photon d'énergie égale à l'écart entre deux niveaux d'énergie, hν=∣E2−E1∣.
•Cellule photovoltaïque : puissance électrique P=UI, maximale en un point de la caractéristique I(U) ; rendement η=ESPmax, où E est l'éclairement en W⋅m−2 et S la surface.
•Importance historique : l'explication de l'effet photoélectrique par les quanta de lumière (Einstein, 1905) a fondé le modèle particulaire de la lumière, et valu à Einstein le prix Nobel de 1921.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : L'énergie d'un photon, de l'ultraviolet à l'infrarouge
Une lampe germicide, utilisée pour désinfecter l'eau, émet un rayonnement ultraviolet de longueur d'onde 254nm. Un laser industriel de découpe émet dans l'infrarouge lointain, à 10,6μm.
a) Calculez l'énergie d'un photon ultraviolet de la lampe, en joules puis en électronvolts.
b) Calculez la fréquence de ce rayonnement.
c) Quelles sont la masse et la vitesse d'un photon dans le vide ?
d) Calculez l'énergie d'un photon du laser, en électronvolts.
e) Combien de fois le photon ultraviolet est-il plus énergétique que le photon infrarouge ?
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Réponses
a)E=7,83×10−19 J =4,89 eV
b)ν=1,18×1015 Hz
c)Masse nulle, vitesse c
d)E=0,117 eV
e)41,7 fois plus énergétique
a) E=λhc=254×10−96,63×10−34×3,00×108=7,83×10−19J. En électronvolts : 1,60×10−197,83×10−19=4,89eV. La longueur d'onde doit être en MÈTRES : 254nm=254×10−9m.
b) ν=λc=254×10−93,00×108=1,18×1015Hz. On vérifie E=hν=6,63×10−34×1,18×1015=7,83×10−19J.
c) Le photon a une masse NULLE et se déplace dans le vide à la vitesse c=3,00×108m⋅s−1. Il n'a pas d'énergie de masse : toute son énergie est hν.
d) E=10,6×10−66,63×10−34×3,00×108=1,88×10−20J=0,117eV. Le préfixe micro vaut 10−6, pas 10−9 : c'est l'erreur à ne pas faire en passant du nanomètre au micromètre.
e) Les énergies sont inversement proportionnelles aux longueurs d'onde : 254×10−910,6×10−6=41,7. Le photon ultraviolet porte environ quarante-deux fois plus d'énergie. C'est pourquoi l'ultraviolet peut casser des molécules, ici l'ADN des bactéries, alors que l'infrarouge du laser ne découpe qu'en chauffant, par l'accumulation d'un nombre énorme de photons.
Exercice 2 : Seuil photoélectrique et travail d'extraction du zinc
Le travail d'extraction du zinc vaut W=4,31eV. On éclaire une plaque de zinc propre.
b) Calculez la longueur d'onde seuil correspondante. À quel domaine appartient-elle ?
c) La lumière visible, de 400 à 800nm, peut-elle extraire des électrons du zinc ?
d) On éclaire la plaque avec la lampe ultraviolette à 254nm, dont les photons ont une énergie de 4,89eV. Calculez l'énergie cinétique maximale des électrons émis.
e) Calculez leur vitesse maximale.
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Réponses
a)ν0=1,04×1015 Hz
b)λ0=288 nm, ultraviolet
c)Non : photons visibles de moins de 3,1 eV
d)Ec,max=0,58 eV
e)v=4,5×105m⋅s−1
a) W=hν0, donc ν0=hW=6,63×10−344,31×1,60×10−19=1,04×1015Hz. La conversion en joules est obligatoire, puisque h est en J⋅s.
b) λ0=ν0c=Whc=6,90×10−196,63×10−34×3,00×108=2,88×10−7m=288nm, dans l'ultraviolet. Le seuil est un MAXIMUM de longueur d'onde : seules les radiations de longueur d'onde plus COURTE que 288nm conviennent.
c) Non. Toutes les radiations visibles ont une longueur d'onde supérieure à 288nm, donc des photons d'énergie inférieure à W : le photon le plus énergétique du visible, à 400nm, n'a que 3,1eV. Aucune intensité ni aucune durée d'éclairement n'y changent rien.
d) Bilan d'énergie d'Einstein : Ec,max=hν−W=4,89−4,31=0,58eV, soit 9,3×10−20J. La soustraction se fait dans UNE unité : ici les électronvolts, les deux énergies étant données ainsi. C'est une valeur MAXIMALE : les électrons arrachés plus profondément dans le métal sortent avec moins d'énergie.
e) Ec=21mv2 donne v=m2Ec=9,11×10−312×9,35×10−20=4,5×105m⋅s−1. L'énergie doit être en joules dans cette formule : avec 0,58 eV laissé tel quel, on trouverait une vitesse absurde de l'ordre de 1015m⋅s−1.
Exercice 3 : Ce que l'intensité change, et ce qu'elle ne change pas
Une cathode de césium, de travail d'extraction W=2,14eV, est éclairée successivement par différentes lumières monochromatiques. On mesure le nombre d'électrons émis par seconde et leur énergie cinétique maximale.
a) Calculez l'énergie d'un photon de longueur d'onde 500nm, en électronvolts.
b) Cette lumière provoque-t-elle l'effet photoélectrique ? Si oui, calculez l'énergie cinétique maximale des électrons.
c) On double l'intensité de la lumière à 500nm. Que deviennent l'énergie cinétique maximale et le nombre d'électrons émis par seconde ?
d) On éclaire maintenant avec une lumière de 700nm, dix fois plus intense. Observe-t-on l'effet photoélectrique ?
e) Calculez la longueur d'onde seuil du césium.
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Réponses
a)E=2,49 eV
b)Oui ; Ec,max=0,35 eV
c)Ec,max inchangée, deux fois plus d'électrons
d)Non : 1,78eV<2,14 eV
e)λ0=581 nm
a) E=λhc=500×10−96,63×10−34×3,00×108=3,98×10−19J=2,49eV.
b) Oui, puisque 2,49eV>W=2,14eV. Ec,max=2,49−2,14=0,35eV. Le césium, métal alcalin, a l'un des travaux d'extraction les plus faibles : c'est pour cela qu'on l'utilise dans les cellules sensibles à la lumière visible.
c) L'énergie cinétique maximale NE CHANGE PAS : chaque électron est arraché par UN photon, dont l'énergie dépend seulement de la longueur d'onde. Le nombre d'électrons par seconde DOUBLE : deux fois plus de photons arrivent par seconde, donc deux fois plus d'électrons sont arrachés. C'est exactement ce que le modèle ondulatoire ne savait pas expliquer.
d) Non. E=700×10−96,63×10−34×3,00×108=2,84×10−19J=1,78eV<2,14eV. Dix fois plus de photons, mais chacun trop peu énergétique : leurs énergies ne s'additionnent pas sur un même électron. Aucun électron n'est émis.
e) λ0=Whc=2,14×1,60×10−196,63×10−34×3,00×108=5,81×10−7m=581nm, dans le jaune. Toute lumière de longueur d'onde inférieure, du jaune au violet, extrait des électrons du césium ; l'orange et le rouge n'en extraient pas. On vérifie la cohérence : 500nm<581nm donne l'effet, 700nm>581nm ne le donne pas.
Exercice 4 : La droite d'Einstein
On éclaire une cathode de sodium par différentes radiations monochromatiques, et l'on mesure pour chacune l'énergie cinétique maximale des électrons émis. La figure donne les points de mesure et la droite qui les modélise ; son prolongement en pointillés n'a pas de sens physique. C'est la méthode qu'utilisa Millikan en 1916 pour mesurer la constante de Planck.
Donnée : 1eV=1,60×10−19J ; c=3,00×108m⋅s−1.
a) Pourquoi aucune mesure n'est-elle possible à gauche du point où la droite coupe l'axe des abscisses ?
b) Lisez la fréquence seuil du sodium.
c) À partir des points extrêmes, calculez la pente de la droite en eV⋅s, puis déduisez-en la constante de Planck en J⋅s.
d) Déduisez de l'ordonnée à l'origine le travail d'extraction du sodium.
e) Calculez la longueur d'onde seuil du sodium.
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Réponses
a)Ec,max serait négative : aucun électron émis
b)ν0=5,5×1014 Hz
c)Pente 4,15×10−15 eV·s, h=6,64×10−34 J·s
d)W=2,3 eV
e)λ0=545 nm
a) La relation Ec,max=hν−W donnerait une énergie cinétique NÉGATIVE sous le seuil, ce qui n'a pas de sens : une énergie cinétique est positive ou nulle. Physiquement, les photons n'ont pas assez d'énergie pour extraire un électron, et aucun électron n'est émis. Le prolongement pointillé ne sert qu'à lire l'ordonnée à l'origine.
b) La droite coupe l'axe des abscisses en ν0=5,5×1014Hz : c'est la fréquence pour laquelle Ec,max=0.
c) Pente =(13−7)×10143,11−0,62=6×10142,49=4,15×10−15eV⋅s. D'après Ec,max=hν−W, la pente est h : h=4,15×10−15×1,60×10−19=6,64×10−34J⋅s. Le facteur 1014 de l'axe se réintègre dans le calcul, c'est la cause d'erreur la plus fréquente sur ce graphe.
d) En ν=0, la droite prolongée donne Ec,max=−W, et on lit −2,3eV : W=2,3eV. Contrôle : W=hν0=4,15×10−15×5,5×1014=2,3eV. Tous les métaux donneraient des droites PARALLÈLES, de même pente h, décalées selon leur travail d'extraction.
e) λ0=ν0c=5,5×10143,00×108=5,5×10−7m=545nm, dans le vert : le sodium réagit à la lumière bleue et violette, pas à la lumière rouge.
Exercice 5 : Le rendement d'une cellule photovoltaïque
Une cellule photovoltaïque carrée de 10cm de côté est éclairée sous un éclairement de 1000W⋅m−2, valeur de référence des fabricants. On relève sa caractéristique intensité-tension en la branchant sur une résistance variable. La figure donne la courbe I(U) et le tableau quelques points de mesure.
U (V)
0
0,20
0,40
0,45
0,48
0,52
0,55
0,60
I (A)
3,00
3,00
2,95
2,85
2,73
2,39
1,90
0
a) Lisez l'intensité de court-circuit et la tension à vide de la cellule.
b) Pourquoi la puissance électrique fournie est-elle nulle en ces deux points ?
c) Calculez la puissance fournie pour chaque point du tableau et donnez la puissance maximale, avec la tension correspondante.
d) Calculez la puissance lumineuse reçue, puis le rendement de la cellule.
e) Que devient l'énergie lumineuse qui n'est pas convertie en énergie électrique ?
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Réponses
a)Icc=3,0 A ; U0=0,60 V
b)P=UI avec U=0 ou I=0
c)Pmax=1,31 W à U=0,48 V
d)ES=10 W ; η=13%
e)Surtout en chaleur dans la cellule
a) La courbe coupe l'axe des intensités en Icc=3,0A, pour U=0, et l'axe des tensions en U0=0,60V, pour I=0.
b) P=UI : en court-circuit la tension est nulle, à vide l'intensité est nulle. Dans les deux cas le produit s'annule. La puissance maximale se trouve donc forcément entre les deux, dans le « coude » de la caractéristique.
c) Avec les valeurs du tableau : 0 ; 0,60 ; 1,18 ; 1,28 ; 1,31 ; 1,24 ; 1,05 ; 0 watt. La puissance maximale vaut Pmax=1,31W, pour U=0,48V et I=2,73A. La figure du corrigé trace P(U) : un maximum unique, bien marqué. On ne peut pas trouver ce point en multipliant Icc par U0, qui donnerait 1,80W, une puissance jamais atteinte.
d) S=(0,10)2=1,0×10−2m2, et la puissance reçue vaut ES=1000×1,0×10−2=10W. Rendement : η=ESPmax=101,31=13%. La surface en cm2 donne un rendement dix mille fois trop petit : 100cm2=10−2m2.
e) Une petite partie est réfléchie, mais l'essentiel, environ 87%, est converti en énergie thermique dans la cellule : les photons trop peu énergétiques ne sont pas absorbés utilement, et l'excès d'énergie des photons trop énergétiques se dissipe en chaleur. C'est pourquoi une cellule chauffe au soleil, et pourquoi son rendement baisse quand elle chauffe.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : l'expérience de Hertz sur une plaque de zinc
En 1887, Heinrich Hertz remarque qu'une lumière ultraviolette facilite les étincelles entre deux électrodes. L'expérience se reproduit en classe : une plaque de zinc fraîchement décapée est fixée sur un électroscope, dont l'aiguille s'écarte quand la plaque est chargée et retombe quand elle se décharge.
Le travail d'extraction du zinc vaut 4,31eV, ce qui correspond à une longueur d'onde seuil de 288nm. Une plaque de verre ordinaire absorbe les radiations de longueur d'onde inférieure à 320nm. Données : h=6,63×10−34J⋅s ; c=3,00×108m⋅s−1 ; 1eV=1,60×10−19J.
a) La plaque est chargée NÉGATIVEMENT et éclairée par une lampe à vapeur de mercure riche en ultraviolet. L'aiguille retombe. Expliquez.
b) La plaque est chargée POSITIVEMENT et éclairée par la même lampe. L'aiguille reste écartée. Expliquez.
c) On interpose la plaque de verre entre la lampe et le zinc chargé négativement. Calculez l'énergie d'un photon de 320nm et prévoyez ce qui se passe.
d) On retire le verre et l'on éclaire le zinc chargé négativement avec un projecteur de lumière rouge très puissant, pendant dix minutes. Que se passe-t-il ?
e) Pourquoi le résultat de la question d) était-il incompréhensible dans le modèle ondulatoire de la lumière ?
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Réponses
a)Électrons arrachés et repoussés : la plaque se décharge
b)Électrons arrachés mais rattirés : charge inchangée
c)3,89eV<4,31 eV : plus d'effet, l'aiguille reste écartée
d)Rien : photons rouges trop peu énergétiques
e)L'onde aurait accumulé l'énergie ; seul le photon explique le seuil
a) Les photons ultraviolets de la lampe ont une énergie supérieure au travail d'extraction du zinc : ils arrachent des électrons à la plaque. Ces électrons, repoussés par la charge négative de la plaque, s'éloignent : la plaque perd son excès d'électrons, elle se décharge, et l'aiguille retombe.
b) Des électrons sont encore arrachés, mais la plaque chargée positivement les ATTIRE : ils y retombent aussitôt et la charge ne change pas. L'effet photoélectrique a lieu, mais il n'est pas visible sur l'électroscope. Ce contrôle prouve que ce sont bien des charges NÉGATIVES qui quittent le métal.
c) E=λhc=320×10−96,63×10−34×3,00×108=6,22×10−19J=3,89eV. Le verre ne laisse passer que des photons de longueur d'onde supérieure à 320nm, donc d'énergie au plus 3,89eV, inférieure à 4,31eV. Plus aucun électron n'est arraché : l'aiguille reste écartée. Le verre arrête précisément les photons efficaces.
d) Il ne se passe rien : l'aiguille reste écartée. Les photons rouges, autour de 1,8eV, ont chacun une énergie très inférieure à 4,31eV. Ni la puissance du projecteur ni la durée n'y changent quoi que ce soit, car un électron n'absorbe qu'un photon à la fois.
e) Dans le modèle ondulatoire, l'énergie de l'onde est répartie continûment et proportionnelle à son intensité : une lumière rouge intense, éclairant assez longtemps, devrait finir par apporter à un électron l'énergie nécessaire pour sortir. L'existence d'un SEUIL en fréquence, indépendant de l'intensité et de la durée, ne s'explique qu'avec des quanta de lumière d'énergie hν : c'est l'argument d'Einstein en 1905, qui lui valut le prix Nobel de 1921.
Exercice 7 : Problème : la cellule photoélectrique d'un détecteur
Un détecteur de passage utilise une cellule photoélectrique à cathode de potassium, de travail d'extraction W=2,29eV, éclairée par une LED bleue de longueur d'onde 470nm. La cathode reçoit une puissance lumineuse de 2,0mW.
On appelle rendement quantique la proportion de photons reçus qui arrachent effectivement un électron ; il vaut ici 20%. Tous les électrons émis sont collectés par l'anode. Données : h=6,63×10−34J⋅s ; c=3,00×108m⋅s−1 ; 1eV=1,60×10−19J. Charge élémentaire : e=1,60×10−19C.
a) Calculez l'énergie d'un photon de la LED, en électronvolts.
b) Calculez l'énergie cinétique maximale des électrons émis.
c) Calculez le nombre de photons reçus par seconde par la cathode.
d) Calculez l'intensité du courant produit par la cellule.
e) Un passant coupe le faisceau : l'intensité s'annule et l'alarme se déclenche. Le constructeur remplace la LED bleue par une LED rouge de 630nm de même puissance, moins éblouissante. Le détecteur fonctionne-t-il encore ?
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Réponses
a)E=2,64 eV
b)Ec,max=0,35 eV
c)N=4,7×1015 photons par seconde
d)I=1,5×10−4 A =0,15 mA
e)Non : 1,97eV<2,29 eV, plus aucun courant
a) E=470×10−96,63×10−34×3,00×108=4,23×10−19J=2,64eV.
b) Ec,max=2,64−2,29=0,35eV. L'effet a bien lieu, avec une faible marge.
c) N=EP=4,23×10−192,0×10−3=4,7×1015 photons par seconde. La puissance doit être en watts et l'énergie du photon en joules : un watt, c'est un joule par seconde, et le quotient donne des photons par seconde.
d) Électrons émis par seconde : 0,20×4,7×1015=9,5×1014. Chacun porte la charge e, donc I=9,5×1014×1,60×10−19=1,5×10−4A=0,15mA. L'intensité du courant est proportionnelle à la PUISSANCE lumineuse reçue : c'est ce qui fait de la cellule un capteur de lumière.
e) Non. E=630×10−96,63×10−34×3,00×108=1,97eV<2,29eV : aucun électron n'est arraché, l'intensité est nulle en permanence et l'alarme sonnerait sans arrêt. Changer la couleur d'une source n'est jamais neutre pour un capteur photoélectrique : il faut vérifier la longueur d'onde seuil de la cathode, ici Whc=543nm.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, puis donnez l'énoncé correct.
1) « Une lumière rouge assez intense finit par arracher des électrons au zinc si on l'éclaire assez longtemps. »
2) « Doubler l'intensité de la lumière double l'énergie cinétique des électrons émis. »
3) « Le photon a une masse extrêmement petite, mais non nulle. »
4) « Le travail d'extraction est l'énergie cinétique avec laquelle l'électron quitte le métal. »
5) « Une cellule photovoltaïque de rendement 20% renvoie 80% de la lumière qu'elle reçoit. »
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Réponses
1)Faux : un photon par électron, et le photon rouge est sous le seuil
2)Faux : l'intensité fixe le nombre d'électrons, pas leur énergie
3)Faux : masse nulle
4)Faux : W est l'énergie minimale d'extraction
5)Faux : l'essentiel devient de la chaleur
1) FAUX. Un électron est arraché par UN photon, et un photon rouge du zinc n'a pas l'énergie suffisante : 1,8eV contre 4,31eV. Les énergies des photons ne s'accumulent pas sur un électron, ni avec l'intensité, ni avec le temps. Il faut une fréquence supérieure à la fréquence seuil.
2) FAUX. L'énergie cinétique maximale vaut hν−W : elle ne dépend que de la fréquence et du métal. Doubler l'intensité double le nombre de photons, donc le NOMBRE d'électrons émis et l'intensité du courant.
3) FAUX. La masse du photon est NULLE, c'est pourquoi il se déplace à la vitesse c. Son énergie hν n'a rien d'une énergie de masse.
4) FAUX. Le travail d'extraction est l'énergie MINIMALE à fournir pour arracher un électron au métal. L'énergie cinétique de sortie est ce qui reste du photon une fois ce travail payé : Ec,max=hν−W.
5) FAUX. Une cellule réfléchit peu de lumière, surtout avec son revêtement antireflet. L'essentiel des 80% non convertis est absorbé et transformé en énergie THERMIQUE : excès d'énergie des photons trop énergétiques, photons non absorbés utilement, pertes électriques.
Exercice 9 : Problème : la LED blanche et son luminophore
Dans une LED, un électron qui perd une énergie Eg en traversant la jonction émet un photon d'énergie Eg. Une LED rouge émet à 625nm, une LED bleue à 450nm.
Une LED « blanche » est une LED bleue recouverte d'un luminophore : une partie des photons bleus y est absorbée, l'énergie du matériau excité se dégrade en partie en chaleur, puis il émet un photon jaune de 580nm. Le mélange du bleu restant et du jaune paraît blanc. La figure schématise ces niveaux d'énergie, sans échelle. Données : h=6,63×10−34J⋅s ; c=3,00×108m⋅s−1 ; 1eV=1,60×10−19J.
a) Calculez l'énergie Eg d'un photon de la LED rouge, en électronvolts.
b) Même calcul pour la LED bleue.
c) Une LED ne s'allume que si la tension à ses bornes dépasse environ eEg. Quelle tension minimale faut-il pour la LED bleue ?
d) Calculez l'énergie d'un photon jaune émis par le luminophore, puis l'énergie perdue en chaleur pour chaque photon bleu converti.
e) Quelle fraction de l'énergie d'un photon bleu absorbé est réémise sous forme de lumière jaune ?
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Réponses
a)Eg=1,99 eV
b)Eg=2,76 eV
c)Environ 2,8 V
d)2,14 eV ; 0,62 eV perdus
e)2,762,14=78%
a) Eg=λhc=625×10−96,63×10−34×3,00×108=3,18×10−19J=1,99eV.
b) Eg=450×10−96,63×10−34×3,00×108=4,42×10−19J=2,76eV. Plus la longueur d'onde est courte, plus le matériau doit présenter un grand écart d'énergie : la LED bleue a été la plus difficile à fabriquer, et son invention a été récompensée par le prix Nobel de physique 2014.
c) Environ 2,8V, puisque chaque électron doit fournir 2,76eV et qu'un électron traversant une tension de 1V reçoit 1eV. C'est l'intérêt de l'électronvolt : une énergie en eV se lit directement comme une tension en volts pour une charge élémentaire. Une pile de 1,5V ne peut allumer ni la LED bleue ni la rouge.
d) Ejaune=580×10−96,63×10−34×3,00×108=2,14eV. Pour chaque photon bleu converti, l'énergie perdue vaut 2,76−2,14=0,62eV : c'est la flèche en pointillés de la figure, une désexcitation sans émission de lumière.
e) 2,762,14=0,78, soit 78%. Un photon absorbé ne peut jamais donner un photon PLUS énergétique : le luminophore décale toujours la lumière vers les grandes longueurs d'onde, et la différence chauffe la LED. Émission et absorption obéissent à la même règle, hν=∣ΔE∣, lue dans les deux sens.
Exercice 10 : Problème : le panneau solaire d'un capteur autonome
Une station météo isolée est alimentée par un panneau de 36 cellules photovoltaïques carrées identiques, de 156cm2 chacune, montées en série. Au point de puissance maximale, chaque cellule fournit 0,50V sous 3,2A, pour un éclairement de 800W⋅m−2.
On admet que la puissance électrique du panneau est proportionnelle à l'éclairement. La station consomme en permanence 2,0W. Données : h=6,63×10−34J⋅s ; c=3,00×108m⋅s−1 ; 1eV=1,60×10−19J.
a) Calculez la tension et la puissance électrique maximales du panneau sous 800W⋅m−2.
b) Calculez la surface du panneau, la puissance lumineuse reçue et le rendement.
c) En hiver, l'éclairement ne dépasse pas 200W⋅m−2. Quelle puissance électrique le panneau fournit-il alors ?
d) On compte l'équivalent de 4 heures d'un tel éclairement par jour d'hiver. L'énergie produite couvre-t-elle la consommation quotidienne de la station ? Donnez les deux énergies en wattheures.
e) Sous 800W⋅m−2, combien de photons le panneau reçoit-il par seconde, en prenant pour tous une longueur d'onde moyenne de 550nm ?
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Réponses
a)U=18 V ; Pmax=57,6 W
b)S=0,562m2 ; 449 W reçus ; η=12,8%
c)14,4 W
d)57,6 Wh produits contre 48 Wh consommés : oui, de justesse
e)1,24×1021 photons par seconde
a) En série, les tensions s'ajoutent et l'intensité est commune : U=36×0,50=18V, I=3,2A, et Pmax=18×3,2=57,6W.
b) S=36×156cm2=5616cm2=0,562m2. Puissance reçue : 800×0,562=449W. Rendement : η=44957,6=12,8%. La conversion des cm2 en m2 se fait en divisant par 104, pas par 100.
c) La puissance est proportionnelle à l'éclairement : 57,6×800200=14,4W.
d) Production : 14,4W×4h=57,6Wh. Consommation : 2,0W×24h=48Wh. La production couvre la consommation, avec une marge de 20% seulement : une batterie est indispensable pour la nuit, et quelques jours très couverts suffiraient à la vider. Des watts se multiplient par des HEURES pour donner des wattheures ; comparer 14,4W à 2,0W ne dirait rien.
e) Énergie d'un photon : 550×10−96,63×10−34×3,00×108=3,62×10−19J. N=3,62×10−19449=1,24×1021 photons par seconde. Un nombre aussi gigantesque explique que la lumière paraisse continue à notre échelle, alors qu'elle arrive par quanta.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : La règle des 1243 : passer vite des nanomètres aux électronvolts
Pour les photons, on utilise souvent une formule pratique qui donne directement l'énergie en électronvolts à partir de la longueur d'onde en nanomètres. Données : h=6,63×10−34J⋅s ; c=3,00×108m⋅s−1 ; 1eV=1,60×10−19J.
a) Calculez ehc en eV⋅nm, où e=1,60×10−19 est la valeur de l'électronvolt en joules.
b) Déduisez-en l'énergie d'un photon violet de 400nm.
c) Même question pour un photon infrarouge proche de 800nm.
d) Quelle est la longueur d'onde d'un photon de 2,0eV ? De quelle couleur est-il ?
e) Un tube de radiologie produit des photons de 10keV. Quelle est leur longueur d'onde ?
Voir la correction
Réponses
a)ehc=1243 eV·nm
b)3,11 eV
c)1,55 eV
d)622 nm, rouge orangé
e)0,124 nm
a) ehc=1,60×10−196,63×10−34×3,00×108=1,243×10−6eV⋅m=1243eV⋅nm. D'où la règle E(eV)=λ(nm)1243, souvent arrondie à 1240.
b) E=4001243=3,11eV.
c) E=8001243=1,55eV : longueur d'onde double, énergie moitié. Le spectre visible couvre donc les photons d'environ 1,6 à 3,1eV, un repère utile pour juger d'un résultat.
d) λ=2,01243=622nm, dans le rouge orangé.
e) 10keV=10000eV, donc λ=100001243=0,124nm, de l'ordre de la taille d'un atome. La règle ne vaut que si l'énergie est en ÉLECTRONVOLTS : oublier le préfixe kilo donnerait 124nm, de l'ultraviolet.
Exercice 12 : Les niveaux d'énergie de l'atome de sodium
La figure donne quelques niveaux d'énergie de l'atome de sodium, le niveau fondamental étant à −5,14eV et le niveau 0 correspondant à l'atome ionisé. Les lampes à vapeur de sodium de l'éclairage public émettent une lumière orangée caractéristique, due à la transition représentée par la flèche.
On utilise la règle E(eV)=λ(nm)1243.
a) Calculez la longueur d'onde du photon émis lors de la transition de la figure.
b) Quelle est la plus grande longueur d'onde capable d'ioniser un atome de sodium pris dans son état fondamental ?
c) Un photon de 2,50eV arrive sur un atome de sodium dans son état fondamental. Est-il absorbé ?
d) Un électron d'énergie cinétique 2,50eV heurte un atome de sodium dans son état fondamental et l'excite au niveau −3,03eV. Avec quelle énergie cinétique repart-il ?
e) Pourquoi le spectre d'une lampe au sodium est-il un spectre de raies et non un spectre continu ?
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Réponses
a)ΔE=2,11 eV : λ=589 nm
b)λ≤242 nm
c)Non : 2,50 eV ne correspond à aucun écart
d)0,39 eV
e)Niveaux quantifiés : seules certaines transitions
a) ΔE=−3,03−(−5,14)=2,11eV, donc λ=2,111243=589nm, dans le jaune orangé : c'est la célèbre raie D du sodium. On calcule toujours l'écart en valeur ABSOLUE, puisque l'énergie du photon est positive.
b) Il faut au moins 0−(−5,14)=5,14eV, soit λ≤5,141243=242nm, dans l'ultraviolet. C'est l'analogue, pour un atome isolé, du travail d'extraction d'un métal : au-delà du seuil, tout photon convient, l'excès partant en énergie cinétique de l'électron.
c) Non. Un photon n'est absorbé que si son énergie est EXACTEMENT égale à l'écart entre le niveau de départ et un niveau supérieur : 2,11 ; 3,19 ; 3,75 ou 5,14eV et plus. 2,50eV ne correspond à aucun écart : le photon traverse la vapeur sans être absorbé.
d) Contrairement au photon, qui est absorbé en entier ou pas du tout, l'électron peut céder seulement une partie de son énergie : 2,11eV pour exciter l'atome. Il repart avec 2,50−2,11=0,39eV. C'est ainsi que les électrons de la décharge excitent les atomes d'une lampe.
e) L'énergie de l'atome est quantifiée : seuls certains écarts entre niveaux existent, donc seules certaines énergies de photons, donc certaines longueurs d'onde, peuvent être émises. Chaque raie correspond à une transition, et l'ensemble des raies est la signature du sodium.
Exercice 13 : Les ultraviolets qui cassent une liaison chimique
L'énergie de liaison carbone-carbone vaut en moyenne 348kJ⋅mol−1. Un photon peut rompre une liaison s'il apporte au moins l'énergie d'une liaison. Le verre ordinaire arrête les ultraviolets de courte longueur d'onde.
a) Calculez l'énergie d'un photon ultraviolet de 300nm, en électronvolts.
b) Calculez l'énergie d'UNE liaison carbone-carbone, en électronvolts.
c) Un photon de 300nm peut-il rompre une liaison carbone-carbone ?
d) Même question pour un photon visible de 550nm. Calculez son énergie.
e) Quelle est la plus grande longueur d'onde capable de rompre une liaison carbone-carbone ?
Voir la correction
Réponses
a)4,14 eV
b)5,78×10−19 J =3,61 eV
c)Oui : 4,14>3,61 eV
d)2,26 eV : non
e)λ≤344 nm
a) E=300×10−96,63×10−34×3,00×108=6,63×10−19J=4,14eV.
b) 348kJ⋅mol−1 est l'énergie d'une MOLE de liaisons. Pour une seule : 6,02×1023348×103=5,78×10−19J=3,61eV. Oublier la division par NA, ou les kilojoules, rend la comparaison absurde.
c) Oui : 4,14eV>3,61eV. Un seul photon ultraviolet suffit à casser une liaison : c'est ainsi que les UV dégradent les plastiques, décolorent les tissus et abîment l'ADN des cellules de la peau.
d) E=550×10−96,63×10−34×3,00×108=2,26eV<3,61eV : non. Une lumière visible, même intense, chauffe les molécules sans rompre ces liaisons photon par photon.
e) λmax=Eliaisonhc=5,78×10−196,63×10−34×3,00×108=3,44×10−7m=344nm. Toute radiation plus courte, dans l'ultraviolet, peut rompre la liaison : c'est le même raisonnement de seuil que pour l'effet photoélectrique.
Exercice 14 : Problème : le capteur d'un appareil photo numérique
Le capteur d'un appareil photo est une grille de pixels en silicium. Un photon absorbé par le silicium libère un électron s'il apporte au moins 1,12eV ; les électrons libérés sont stockés dans le pixel pendant la pose, puis comptés.
Pendant une pose de 1001s, un pixel reçoit une puissance lumineuse de 2,0×10−13W à 550nm. Seule la moitié des photons reçus libèrent un électron. Un pixel sature quand il contient 10000 électrons. On utilise E(eV)=λ(nm)1243 et 1eV=1,60×10−19J.
a) Quelle est la plus grande longueur d'onde que le capteur peut détecter ?
b) Le capteur est-il sensible à l'infrarouge proche de 900nm ? Pourquoi les appareils portent-ils un filtre devant le capteur ?
c) Combien de photons le pixel reçoit-il pendant la pose ?
d) Combien d'électrons sont stockés dans le pixel ?
e) Quelle durée de pose maximale évite la saturation de ce pixel ?
Voir la correction
Réponses
a)λmax=1110 nm
b)Oui : il faut un filtre infrarouge
c)5,5×103 photons
d)2,8×103 électrons
e)tmax=0,036 s
a) λmax=1,121243=1,11×103nm, soit 1110nm, dans l'infrarouge proche.
b) Oui : 900nm<1110nm, les photons de 900nm, d'énergie 1,38eV, libèrent des électrons. L'œil, lui, ne les voit pas : sans filtre infrarouge, les couleurs de la photo seraient faussées. On le vérifie en filmant la diode d'une télécommande avec un téléphone : son éclair infrarouge, invisible à l'œil, apparaît à l'écran.
c) Énergie reçue : 2,0×10−13×0,010=2,0×10−15J. Énergie d'un photon : 5501243=2,26eV=3,62×10−19J. Nombre de photons : 3,62×10−192,0×10−15=5,5×103.
d) La moitié : 2,8×103 électrons. C'est le NOMBRE de photons, donc la puissance reçue pendant la pose, qui fixe le signal du pixel, et c'est pour cela qu'une pose deux fois plus longue donne un pixel deux fois plus clair.
e) Le nombre d'électrons est proportionnel à la durée : tmax=0,010×276510000=0,036s, environ 281s. Au-delà, le pixel est « brûlé » : il affiche du blanc quelle que soit la lumière supplémentaire.
Exercice 15 : Problème : où passe l'énergie d'une cellule au silicium
Dans une cellule photovoltaïque au silicium, un photon d'énergie supérieure à Eg=1,12eV libère un électron, mais l'électron ne fournit au circuit qu'une énergie d'au plus Eg : l'excès se dissipe en chaleur. Un photon d'énergie inférieure à Eg traverse la cellule sans rien produire.
On utilise E(eV)=λ(nm)1243.
a) Calculez l'énergie d'un photon de 500nm.
b) Quelle fraction de l'énergie de ce photon peut, au mieux, être récupérée sous forme électrique ?
c) Un photon infrarouge de 1500nm produit-il de l'électricité ?
d) Modèle simplifié du rayonnement solaire : 20% de la puissance est portée par des photons d'énergie inférieure à Eg, le reste par des photons d'énergie moyenne 2,0eV. Estimez le rendement maximal de la cellule.
e) Les meilleures cellules au silicium du commerce ont un rendement de 22%. Pourquoi est-il inférieur à l'estimation précédente ?
Voir la correction
Réponses
a)2,49 eV
b)2,491,12=45%
c)Non : 0,83eV<1,12 eV
d)0,80×0,56≈45%
e)Réflexion, recombinaisons, pertes électriques
a) E=5001243=2,49eV.
b) Au mieux EEg=2,491,12=0,45, soit 45%. Les 1,37eV restants chauffent la cellule : un photon bleu n'est pas « mieux » converti qu'un photon rouge, il perd davantage d'énergie.
c) Non : E=15001243=0,83eV<1,12eV. Le photon traverse le silicium sans libérer d'électron, exactement comme un photon sous le seuil photoélectrique.
d) Les 20% de photons trop peu énergétiques ne donnent rien. Sur les 80% restants, chaque photon de 2,0eV ne cède au mieux que 2,01,12=56% de son énergie. Rendement maximal estimé : 0,80×0,56=0,45, soit environ 45%. Le calcul exact, avec le vrai spectre solaire et les lois de la thermodynamique, donne une limite d'environ 33%.
e) Parce que d'autres pertes s'ajoutent : une partie de la lumière est réfléchie, des électrons libérés se recombinent avant d'atteindre le circuit, la tension de la cellule reste inférieure à eEg, et les contacts métalliques ont une résistance et cachent une partie de la surface. Chaque perte est petite, leur produit est lourd.
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