Spécialité physique-chimie, Première • Exercices corrigés à Montréal
Fiche de révision : énergie et circuits (Première spécialité)
Cette fiche ne reprend pas le cours d'énergie : vous l'avez déjà dans vos notes. Elle traite ce que le cours ne dit jamais et qui décide pourtant de la note, à savoir l'erreur exacte qui coûte deux points sur une copie, le théorème à choisir selon ce que l'énoncé mentionne, et la rédaction attendue sous un bilan d'énergie.
Elle est écrite pour les élèves de Première qui suivent la spécialité physique-chimie du programme français, au lycée en France comme dans le réseau AEFE. Une fois la fiche lue, la série d'exercices corrigés du même chapitre met chaque réflexe à l'épreuve, du travail d'une force jusqu'au bilan énergétique d'une voiture électrique.
Le fil du chapitre
Une énergie ne se détruit jamais, elle change d'adresse : ce qui n'est pas utile est parti ailleurs, presque toujours en chaleur. Et l'énergie cinétique dépend du CARRÉ de la vitesse, ce qui quadruple la distance de freinage quand la vitesse double.
Le travail est un scalaire, et son signe vient de l'angle
•W=Fdcosα, en joules, où α est l'angle entre la FORCE et le DÉPLACEMENT. C'est une grandeur scalaire : elle n'a ni direction ni flèche.
•Moteur si α<90∘ donc W>0; nul si α=90∘; résistant si α>90∘ donc W<0. Aucune intensité de force ne change cette règle.
•Une force perpendiculaire au déplacement ne travaille PAS, aussi grande soit-elle : la réaction normale d'un support horizontal, ou la force centripète d'un mouvement circulaire.
•Le travail du poids ne dépend que du dénivelé : W(P)=mgh en descente, −mgh en montée, quel que soit le chemin suivi.
Le même déplacement d et la même force F dans les trois cas : seul l'angle change, et avec lui le signe du travail. Au milieu, la force est grande et pourtant W=0.
Vérifier le signe AVANT de calculer : une force résistante qui sort positive signale un cosα pris sur le mauvais angle, presque toujours le complémentaire.
Le carré de la vitesse, et tout ce qu'il commande
•Ec=21mv2, en joules, toujours positive. Doubler v multiplie Ec par 4, donc aussi la distance de freinage.
•Théorème de l'énergie cinétique : ΔEc=∑W, la variation d'énergie cinétique est égale à la somme des travaux de TOUTES les forces, frottements compris.
•Em=Ec+mgz se conserve si et seulement si SEUL le poids travaille. Dès qu'il y a frottement, Em diminue et la perte égale le travail des frottements.
•Chute libre : v=2gh, indépendante de la masse. C'est le seul résultat du chapitre où la masse disparaît.
ΔEc peut être négative, Ec jamais. Une énergie cinétique négative dans une copie signale une soustraction faite dans le mauvais sens.
Électricité : puissance, effet Joule, rendement
•P=UI en watts, E=PΔt en joules, et 1kWh=3,6×106J. Le kilowattheure est une ÉNERGIE, pas une puissance.
•Effet Joule dans un conducteur ohmique : P=RI2. Les pertes en ligne dépendent donc du carré du COURANT, d'où le transport à très haute tension, qui réduit I à puissance égale.
•Caractéristique : une droite passant par l'origine signe un conducteur ohmique, de résistance constante. Une lampe donne une courbe, parce que sa résistance croît avec la température.
•Rendement : η=EconsommeˊeEutile, sans unité, toujours entre 0 et 1. Ce qui manque n'est pas détruit : il est parti ailleurs, en chaleur le plus souvent.
Un rendement s'énonce toujours avec la destination du reste : « 90% chauffent l'eau, les 10% restants réchauffent la pièce » vaut mieux qu'un simple pourcentage.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Croire qu'une force qui s'exerce travaille forcément
2 points, et un bilan d'énergie faux
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La réaction du support est très grande, donc elle fournit un travail important. »
Ce qu'il faut écrire
« La réaction normale est perpendiculaire au déplacement, donc α=90∘, cosα=0 et W=0. Son intensité n'y change rien. »
Pourquoi : Le travail mesure un transfert le long du déplacement. Une force perpendiculaire ne déplace rien dans sa propre direction, donc elle ne transfère aucune énergie.
2.Faire varier la distance de freinage comme la vitesse
2 points, et souvent la conclusion de sécurité routière avec
Ce qu'il ne faut pas écrire
« À 40km/h je m'arrête en 8m, donc à 80km/h je m'arrête en 16m. »
Ce qu'il faut écrire
« ΔEc=21mv2 dépend du CARRÉ de la vitesse : à vitesse double, la distance de freinage est multipliée par 4, donc 32m. »
La droite en pointillés est l'intuition proportionnelle, la courbe est la réalité. À vitesse double, l'écart est déjà d'un facteur 2, et il ne cesse de croître.
Pourquoi : La force de freinage étant à peu près constante, Fd=21mv2 donne d proportionnelle à v2. C'est le carré qui fait toute la question.
3.Prendre la résistance d'une lampe pour une constante
1,5 point, et la lecture graphique qui suit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La caractéristique d'une lampe est une droite, comme celle de tout dipôle. »
Ce qu'il faut écrire
« La caractéristique d'une lampe est une COURBE : le filament chauffe, sa résistance augmente, donc U croît plus vite que I. Seul un conducteur ohmique donne une droite par l'origine. »
Les deux dipôles partent de l'origine. La droite garde le même rapport U/I; pour la lampe il passe de 2Ω à froid à 22Ω sous 0,5A.
Pourquoi : La loi d'Ohm n'est pas une loi universelle mais la définition d'une famille de dipôles. La reconnaître ou non se lit directement sur le graphique.
4.Faire détruire de l'énergie par un rendement
1 point, et le point de raisonnement de la question de synthèse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Un chauffe-eau de rendement 90% détruit 10% de l'énergie qu'il consomme. »
Ce qu'il faut écrire
« Rien n'est détruit : 90% de l'énergie chauffent l'eau et les 10% restants sont transférés au milieu extérieur, en chaleur par les parois. Le bilan reste exact à 100%. »
Pourquoi : Le principe de conservation de l'énergie est le fil de tout le chapitre. Un rendement dit où va l'énergie, jamais qu'elle disparaît.
5.Faire dépendre le travail du poids du chemin suivi
3 points : le résultat est six fois trop grand
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le skieur a parcouru 150m de piste, donc W(P)=mg×150. »
Ce qu'il faut écrire
« Le travail du poids ne dépend que du DÉNIVELÉ : W(P)=mgh avec h=25m, la hauteur perdue, pas la longueur parcourue. »
Pourquoi : Seule la composante verticale du déplacement compte dans cosα. C'est ce qui fait du poids une force particulière, dont on peut tirer une énergie potentielle.
6.Conserver l'énergie mécanique malgré les frottements
toute la question, souvent 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Em se conserve, donc 21mv2=mgh et v=2gh=22m/s. »
Ce qu'il faut écrire
« Les frottements travaillent, donc Em ne se conserve pas. J'applique le théorème de l'énergie cinétique avec le travail des frottements : la vitesse réelle est 18m/s, et l'écart mesure ce qui est parti en chaleur. »
Pourquoi : La conservation n'est pas une loi générale mais un cas particulier, celui où seul le poids travaille. L'énoncé le signale toujours, par « on néglige les frottements » ou par leur contraire.
7.Confondre la puissance et l'énergie
1 point, mécaniquement, chaque fois
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'appareil consomme 2kWh, c'est sa puissance. »
Ce qu'il faut écrire
« 2kWh est une ÉNERGIE. La puissance serait 2kW, et l'énergie consommée en trois heures vaudrait alors 6kWh, soit 2,16×107J. »
Pourquoi : Le kilowattheure est un produit puissance fois durée : l'heure est dans l'unité. C'est la seule unité d'énergie du programme qui ne ressemble pas à une énergie.
8.Faire dépendre les pertes en ligne de la tension
2 points sur la question de synthèse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On transporte à haute tension parce que les pertes diminuent quand U augmente, d'après P=UI. »
Ce qu'il faut écrire
« Les pertes par effet Joule valent Pperdue=RI2 : elles dépendent du COURANT, pas de la tension. À puissance transportée égale, monter U fait baisser I, et les pertes chutent comme le carré. »
Pourquoi : Deux formules coexistent et ne parlent pas de la même chose : P=UI est la puissance TRANSPORTÉE, RI2 la puissance PERDUE dans la ligne. Les confondre inverse le raisonnement.
Quelle méthode choisir
Quel outil énergétique, d'après ce que l'énoncé mentionne
La phrase qui décide est presque toujours une seule : celle qui parle, ou ne parle pas, de frottements.
Si l'énoncé dit « on néglige les frottements » ou « la piste est parfaitement lisse » → conservation de l'énergie mécanique : Ec+mgz garde la même valeur en tout point
Exemple : 21mv2=mgh donne v=2gh, sans la masse
C'est le seul cas où la masse se simplifie : si elle reste, c'est qu'on n'est pas dans cette branche.
Si des frottements, une force de freinage ou une résistance de l'air sont mentionnés → théorème de l'énergie cinétique, avec le travail des frottements comme inconnue
Exemple : ΔEc=W(P)+W(f) donne W(f) par différence
W(f) sort toujours NÉGATIF : un signe positif signale une erreur de sens.
Si la question demande une distance de freinage ou une force moyenne → théorème de l'énergie cinétique, où W=Fd fait apparaître la distance cherchée
Exemple : 21mv2=Fd donne d=2Fmv2
Si l'énoncé donne une puissance et une durée, ou un rendement → bilan électrique : E=PΔt puis η=EconsommeˊeEutile
Exemple : P=2,0kW pendant 3h donnent 6kWh
Si l'énoncé ne dit rien des frottements, c'est qu'ils sont négligés : le jury l'écrit d'ordinaire, mais l'absence de toute force autre que le poids vaut la même consigne.
Le signe du travail, décidé par l'angle seul
On regarde l'angle α entre la force et le déplacement, jamais l'intensité de la force ni sa nature.
Si α<90∘, la force pousse dans le sens du mouvement → W>0, travail moteur : la force donne de l'énergie au système
Exemple : le poids d'un objet qui descend, W=+mgh
Si α=90∘, la force est perpendiculaire au déplacement → W=0, quelle que soit son intensité
Exemple : la réaction normale d'un plan horizontal, ou la tension d'un fil en mouvement circulaire
Si α>90∘, la force s'oppose au mouvement → W<0, travail résistant : la force prend de l'énergie au système
Exemple : les frottements, toujours, et le poids d'un objet qui monte
Si la force n'est pas constante ou le déplacement n'est pas rectiligne → la formule W=Fdcosα ne s'applique plus telle quelle, sauf pour le poids
Exemple : le poids garde W=mgh sur n'importe quel chemin, parce que seul le dénivelé compte
Sur une copie, écrire l'angle avant le calcul évite l'erreur la plus courante : prendre l'angle avec la verticale au lieu de l'angle avec le déplacement.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Appliquer le théorème de l'énergie cinétique
Quand l'utiliser : Dès que l'énoncé donne deux vitesses, ou une vitesse et une distance, et mentionne au moins une force autre que le poids.
1Définir le système et le référentiel : « Système : le skieur et ses skis, de masse m=70kg, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. »
2Faire le bilan des forces et dire pour chacune si elle travaille, avec sa raison.
3Écrire le théorème en toutes lettres avant tout chiffre : ΔEc=Ec,f−Ec,i=∑W.
4Calculer chaque travail séparément, avec son signe, et le travail du poids par le DÉNIVELÉ.
5Isoler l'inconnue, faire l'application numérique avec l'unité, puis commenter le signe obtenu.
Phrase de conclusion
D'après le théorème de l'énergie cinétique appliqué au skieur dans le référentiel terrestre galiléen, Ec,f−Ec,i=W(P)+W(R)+W(f), soit 11,3kJ−0=17,2kJ+0+W(f), d'où W(f)=−5,8kJ.
Le piège : Oublier de justifier que la réaction du support ne travaille pas. Une copie qui l'omet perd le point du bilan, même quand le résultat final est juste.
Barème : En général 0,5 point pour le système et le référentiel, 1 point pour le bilan des forces avec leurs travaux, 1 point pour le théorème écrit, 1,5 point pour l'application numérique.
Calculer un rendement et dire où va le reste
Quand l'utiliser : Dès qu'un appareil transforme de l'énergie et que l'énoncé donne à la fois ce qu'il consomme et ce qu'il fournit.
1Identifier l'énergie CONSOMMÉE, celle qui entre, et l'énergie UTILE, celle pour laquelle l'appareil est conçu.
2Ramener les deux à la même unité, en convertissant les kilowattheures en joules si nécessaire.
3Écrire η=EconsommeˊeEutile, puis donner le résultat en pourcentage.
4Calculer l'énergie manquante par différence et NOMMER sa destination : chaleur perdue par les parois, frottements, rayonnement.
Phrase de conclusion
Le rendement vaut η=EconsommeˊeEutile=0,90, soit 90% : les 10% restants ne sont pas détruits, ils sont transférés au milieu extérieur sous forme de chaleur à travers les parois.
Le piège : S'arrêter au pourcentage. La phrase qui dit OÙ va le reste est celle qui rapporte le point de raisonnement, et elle est attendue explicitement.
Barème : 1 point pour l'identification des deux énergies, 1 point pour le calcul, 1 point pour la destination des pertes.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
L'unité sépare l'énergie de la puissance
Une énergie est en J ou en kWh, une puissance en W ou en kW. Si votre résultat est en watts alors que la question demandait une consommation, il manque une multiplication par la durée.
Répondre 2kW à « quelle énergie sur trois heures » signale l'oubli du Δt : la réponse est 6kWh.
Le rendement vit entre 0 et 1
η n'a pas d'unité et ne dépasse jamais 1. Un rendement supérieur à 100% signale une inversion du numérateur et du dénominateur.
Un η=1,25 dit que l'énergie utile a été mise au dénominateur : il fallait 0,80.
Le signe du travail des frottements
Un travail de frottement est TOUJOURS négatif, parce que la force s'oppose au mouvement. Un résultat positif signale une soustraction faite dans le mauvais sens.
Un W(f)=+5,8kJ dit qu'on a écrit W=Ec,i−Ec,f au lieu de la différence inverse.
L'ordre de grandeur des énergies du quotidien
1kWh=3,6×106J. Une personne qui court a une énergie cinétique de quelques centaines de joules, une voiture sur autoroute quelques centaines de kilojoules.
Une énergie cinétique de voiture trouvée à 500J est mille fois trop petite : la vitesse est restée en km/h au lieu d'être convertie en m/s.
L'exercice type décortiqué
Une descente à ski : combien de chaleur laissée sur la piste ?
Un skieur de masse m=70kg part du repos et descend un dénivelé h=25m le long d'une piste de 150m. Il arrive en bas à v=18m/s. On prend g=9,81N/kg.
1. Calculer le travail des frottements. 2. Quelle vitesse aurait-il atteinte sans frottement ? 3. Quelle proportion de l'énergie disponible a été convertie en énergie cinétique ?
Étape 1
Système : le skieur, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Forces : le poids P, la réaction du support R perpendiculaire au déplacement donc de travail nul, et les frottements f.
Pourquoi
Dire que R ne travaille pas, avec sa raison, est une ligne à un demi-point. La sauter fait perdre ce point même quand tout le reste est juste.
Étape 2
Énergies cinétiques : Ec,i=0 puisqu'il part du repos, et Ec,f=21mv2=21×70×182=1,13×104J.
Pourquoi
Le départ au repos est donné pour que Ec,i soit nulle : encore faut-il l'écrire, sinon le correcteur ne sait pas si c'est su ou oublié.
Étape 3
Travail du poids, par le DÉNIVELÉ et non par la longueur de piste : W(P)=mgh=70×9,81×25=1,72×104J.
Pourquoi
Les 150m de piste sont là pour tenter : utilisés à la place de h, ils donnent un travail six fois trop grand et un travail de frottements positif, donc absurde.
Étape 4
Théorème de l'énergie cinétique : Ec,f−Ec,i=W(P)+W(R)+W(f), soit 1,13×104=1,72×104+0+W(f), d'où W(f)=−5,8×103J.
Pourquoi
Le signe négatif est la vérification incorporée : les frottements prennent de l'énergie au système, ils ne peuvent pas lui en donner.
Étape 5
Sans frottement, l'énergie mécanique se conserverait : 21mv′2=mgh donne v′=2gh=2×9,81×25=22,1m/s.
Pourquoi
La masse disparaît, ce qui confirme qu'on est bien dans le cas de la conservation. Si elle restait dans l'expression, c'est que le raisonnement aurait dérapé.
Étape 6
Proportion convertie : 1,72×1041,13×104=0,66, soit 66%. Les 34% restants ont chauffé la neige, les skis et l'air.
Pourquoi
C'est la phrase de bilan qui ferme l'exercice : rien n'a disparu, et l'énergie manquante est nommée avec sa destination.
Conclusion rédigée
Les frottements ont fourni un travail W(f)=−5,8×103J : sans eux, le skieur arriverait à 22,1m/s au lieu de 18m/s. Seuls 66% de l'énergie libérée par la descente sont devenus de l'énergie cinétique, le reste ayant chauffé la neige, les skis et l'air.
L'erreur classique sur cet exercice : Prendre les 150m de piste comme hauteur. On obtient W(P)=1,03×105J, six fois trop, et un travail de frottements de −9,17×104J qui dépasse largement toute l'énergie disponible.
À savoir par cœur
•W=Fdcosα : c'est l'ANGLE qui décide du signe, jamais l'intensité de la force. Perpendiculaire veut dire W=0.
•Ec=21mv2 : vitesse double, énergie et distance de freinage multipliées par QUATRE.
•ΔEc=∑W, toutes les forces comprises. C'est le théorème à utiliser dès qu'il y a des frottements.
•Em=Ec+mgz ne se conserve que si SEUL le poids travaille. Sinon la perte égale le travail des frottements.
•W(P)=mgh ne dépend que du dénivelé, jamais de la longueur du chemin parcouru.
•P=UI=RI2, E=PΔt, et 1kWh=3,6×106J. Les pertes en ligne suivent le carré du COURANT.
•η=EconsommeˊeEutile est compris entre 0 et 1, et ce qui manque est parti en chaleur.
Questions fréquentes
Pourquoi la distance de freinage quadruple quand la vitesse double ?
Parce que l'énergie cinétique dépend du carré de la vitesse. La force de freinage étant à peu près constante, elle doit absorber une énergie quatre fois plus grande, donc sur une distance quatre fois plus longue. C'est le résultat que la sécurité routière rappelle sans cesse.
Quand utiliser le théorème de l'énergie cinétique plutôt que la conservation ?
On utilise la conservation de l'énergie mécanique uniquement quand seul le poids travaille, c'est à dire quand l'énoncé néglige les frottements. Dès qu'une force de frottement, de freinage ou de résistance de l'air est mentionnée, il faut le théorème de l'énergie cinétique.
Une force peut-elle s'exercer sans travailler ?
Oui, et c'est fréquent. Une force perpendiculaire au déplacement a un travail nul, quelle que soit son intensité : c'est le cas de la réaction normale d'un support horizontal, ou de la force qui maintient un objet sur une trajectoire circulaire. Le travail dépend de l'angle, pas de la force.
Un rendement de 90 pour cent signifie-t-il que 10 pour cent de l'énergie disparaissent ?
Non, rien ne disparaît. Les dix pour cent manquants ont simplement changé de destination : ils sont transférés au milieu extérieur, presque toujours sous forme de chaleur. Le bilan énergétique reste exact à cent pour cent, seule la part utile est plus faible.
Pourquoi transporte-t-on l'électricité à très haute tension ?
Parce que les pertes par effet Joule dans les lignes valent la résistance multipliée par le carré du courant. À puissance transportée égale, augmenter la tension fait baisser le courant dans la même proportion, et les pertes chutent comme le carré. Multiplier la tension par vingt divise les pertes par quatre cents.
Passer à la pratique
Exercices corrigés : Énergie et circuits
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
Vous cherchez un tuteur de spécialité physique-chimie à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. On reprend les gestes qui coûtent des points en contrôle, du signe d'un travail jusqu'au bilan de rendement d'un appareil, puis on les met à l'épreuve sur des exercices calibrés sur le niveau réel des évaluations de Première.