Exercice 1 : Le repérage polaire et le piège de l'arctangente
Passer du cartésien au polaire demande deux calculs : un module, qui ne pose jamais de problème, et un angle, qui en pose presque toujours. La calculatrice renvoie , une valeur comprise entre et : elle ne peut donc JAMAIS désigner un point du deuxième ou du troisième quadrant.
- a) Donnez une représentation polaire de avec et . Comparez avec ce que renvoie .
- b) Même question pour et pour .
- c) Donnez les coordonnées cartésiennes du point polaire .
- d) Écrivez quatre représentations polaires distinctes du point , dont une avec . Que dire du pôle ?
- e) Démontrez que la distance entre les points polaires et vaut , puis appliquez-la à et .
Voir la correction
a) . Le point est dans le DEUXIÈME quadrant (, ). La calculatrice donne , qui désigne un point du quatrième quadrant : c'est faux. Il faut ajouter : . Vérification : et .
b) Pour : , quatrième quadrant, est correct, et dans on écrit . Pour : , TROISIÈME quadrant, , valeur du premier quadrant : il faut encore ajouter , d'où . Règle : ajoutez dès que , quel que soit le signe de .
c) et . Le point cartésien est . Ce sens de conversion, lui, ne présente aucune difficulté : c'est toujours l'autre qui piège.
d) , , , et avec : . Le pôle est un cas extrême : désigne l'origine pour TOUT , il possède donc une infinité non dénombrable de représentations. C'est précisément pourquoi il échappe aux systèmes d'équations, comme on le verra à l'exercice 8.
e) En cartésien, . En développant : . C'est la loi des cosinus dans le triangle formé par le pôle et les deux points, l'angle au pôle valant . Application : , donc .