Voici une série corrigée sur la démarche expérimentale en physique de secondaire 5, le volet pratique qui compte pour 40 % du résultat dans le Cadre d'évaluation du Ministère. Chaque exercice est un laboratoire sur papier : le montage, un tableau de mesures réalistes avec leur dispersion, et le travail que l'enseignant évalue, la représentation de la situation (hypothèse, variables), le plan d'action (protocole, choix des instruments), la mise en œuvre (incertitude, chiffres significatifs, graphique) et la conclusion (hypothèse confirmée ou infirmée, sources d'erreur, amélioration).
La partie A isole un geste par exercice : formuler une hypothèse vérifiable et repérer une mesure lue depuis le mauvais repère (exercice 1, la réflexion), choisir un dynamomètre et écrire un protocole (exercice 2, le plan incliné), encadrer une mesure de g par la demi-étendue et les valeurs extrêmes (exercice 3, la chute libre), tracer une droite en écartant un point aberrant (exercice 4, la loi de Hooke), infirmer une hypothèse avec l'incertitude (exercice 5, le frottement et l'aire de contact).
La partie B déroule cinq démarches complètes : le MRUA d'un chariot lu sur le ruban d'une minuterie (exercice 6), la deuxième loi de Newton à masse totale constante (exercice 7), l'énergie conservée au rebond d'une balle filmée (exercice 8), l'indice de réfraction du plexiglas par le graphique des sinus (exercice 9) et la distance focale d'une lentille par linéarisation (exercice 10). Les pièges traités : la graduation lue depuis le miroir (exercice 1), la graduation entière prise pour l'incertitude d'un dynamomètre (exercice 2), le chronomètre manuel qui tombe près de 9,8 par hasard (exercice 3), la pente calculée en centimètres (exercice 4), la masse du chariot seul au lieu du système (exercice 7), le rapport des angles au lieu du rapport des sinus (exercice 9).
Chaque corrigé se termine par une grille qui dit quel critère du volet pratique la tâche évalue et ce qui sépare une copie de niveau A d'une copie de niveau C. Faites chaque laboratoire au complet, graphique compris, avant d'ouvrir la correction.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•VARIABLES : l'indépendante est celle qu'on choisit et fait varier, la dépendante celle qu'on mesure en réponse, les contrôlées celles qu'on garde constantes pour qu'une seule cause agisse.
•HYPOTHÈSE : une prédiction vérifiable avec le montage, accompagnée de sa justification (« parce que ... »). Si possible, elle prédit la FORME de la relation (proportionnelle, linéaire, en sinus).
•INCERTITUDE D'UN INSTRUMENT : la moitié de la plus petite graduation pour un instrument à aiguille (dynamomètre), la plus petite graduation pour une règle ou un ruban, le dernier chiffre pour un affichage numérique. Temps de réaction humain : environ 0,1 s.
•MESURES RÉPÉTÉES : on donne la moyenne, et son incertitude par la demi-étendue 2max−min ; on garde la plus grande des deux incertitudes (instrument ou dispersion).
•RÉSULTAT CALCULÉ : méthode des valeurs extrêmes, puis Δ=2valeur max−valeur min. On arrondit le résultat au rang de son incertitude.
•GRAPHIQUE : titre, axes nommés avec unités, échelles régulières, droite la mieux ajustée (pas une ligne brisée), pente lue avec deux points éloignés de la DROITE. Un point aberrant se signale et s'écarte de l'ajustement.
•CONCLUSION : réponse à la question, hypothèse confirmée ou infirmée en tenant compte de l'incertitude, écart en pourcentage reˊfeˊrence∣mesure−reˊfeˊrence∣×100, une source d'erreur précise et une amélioration réalisable.
Partie A : les gestes de la démarche (/50)
Exercice 1 : La réflexion sur un miroir plan : question, hypothèse et variables
Au laboratoire, une équipe veut vérifier la loi de la réflexion. Un laser de faible puissance éclaire un miroir plan posé sur le diamètre d'un disque optique gradué au degré. Le rayon passe toujours par le centre du disque, au point où la normale rencontre le miroir (Document 1).
L'équipe règle l'angle d'incidence i, lit l'angle de réflexion r sur la graduation, puis consigne ses sept mesures (Document 2). Une des sept mesures n'a pas été lue de la même façon que les autres.
Document 1 : le montage vu de dessus ; le rayon réfléchi n'est pas dessiné
Angle d'incidence i (°)
15
25
35
45
55
65
75
Angle de réflexion r (°)
15
26
34
45
56
24
74
Document 2 : les mesures, lues au degré près, soit ±1∘
a) Reformulez la question de recherche sous la forme « Quel est l'effet de ... sur ... ? », puis choisissez l'hypothèse que ce montage permet de vérifier.
b) Nommez la variable indépendante, la variable dépendante et deux variables contrôlées.
c) Repérez la mesure qui n'a pas été lue comme les autres. Quelle erreur de lecture explique sa valeur, et quel angle de réflexion l'équipe aurait-elle dû noter ?
d) Sans cette mesure, quel est le plus grand écart entre r et i ? L'hypothèse est-elle confirmée, compte tenu de l'incertitude ?
e) Donnez la règle de sécurité propre à ce montage.
Voir la correction
Réponses
a)Quel est l'effet de l'angle d'incidence sur l'angle de réflexion ? Hypothèse : r=i
b)VI : i ; VD : r ; contrôlées : même miroir, rayon par le centre, angles lus depuis la normale
c)La mesure à i=65∘, lue depuis le miroir ; il fallait noter r=66∘
d)Écart maximal 1∘, égal à l'incertitude : hypothèse confirmée
e)Ne jamais diriger le faisceau vers un visage, même par réflexion
a)
La question de recherche nomme la cause et l'effet :
« Quel est l'effet de l'angle d'incidence sur l'angle de réflexion d'un rayon sur un miroir plan ? »
L'hypothèse attendue est une prédiction vérifiable ET justifiée : « Je pense que l'angle de réflexion sera égal à l'angle d'incidence, parce que la lumière se propage en ligne droite et qu'un miroir poli renvoie le rayon de façon symétrique par rapport à la normale. »
Les autres propositions parlent de luminosité ou d'absorption : le disque gradué ne mesure ni l'une ni l'autre, donc on ne pourrait jamais les confirmer ni les infirmer avec ce montage.
Piège : une hypothèse sans justification (« je pense que r=i ») perd une partie des points du critère ; le « parce que » appartient à l'hypothèse.
b)
La variable indépendante est celle qu'on choisit et qu'on fait varier : l'angle d'incidence i, réglé en tournant le laser.
La variable dépendante est celle qu'on lit en réponse : l'angle de réflexion r.
Variables contrôlées (deux suffisent, en voici quatre) : le même miroir plan, le rayon qui frappe toujours le centre du disque, les angles toujours mesurés depuis la normale, le miroir posé exactement sur le diamètre.
Piège : la couleur du laser ou la distance laser-miroir ne varient pas ici ; ce sont des facteurs qu'on garde constants, pas la variable étudiée.
c)
Pour six mesures, r reste à 1∘ de i. Pour i=65∘, l'équipe note r=24∘ : 41∘ d'écart, beaucoup plus que l'incertitude.
Explication : la graduation a été lue depuis la surface du miroir, et non depuis la normale. Un angle de 24∘ par rapport au miroir correspond à :
90∘−24∘=66∘ par rapport à la normale.
La valeur à consigner était r=66∘, cohérente avec i=65∘ à 1∘ près.
Une mesure aberrante ne se supprime pas en silence : on la barre dans le tableau, on écrit pourquoi, et l'idéal est de la REFAIRE.
d)
Écarts ∣r−i∣ des six autres mesures : 0, 1, 1, 0, 1, 1 degré. Le plus grand vaut 1∘.
La graduation est au degré, donc chaque lecture vaut ±1∘ : un écart de 1∘ est à l'intérieur de l'incertitude.
Conclusion : dans la limite de l'incertitude de lecture, l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence, sur toute la plage de 15∘ à 75∘. L'hypothèse est confirmée.
Piège : écrire « l'hypothèse est fausse car 26=25 ». Deux mesures égales à l'incertitude près sont égales pour l'expérimentateur.
e)
Un laser, même de faible puissance, peut léser la rétine. On ne dirige jamais le faisceau vers un visage, on ne le regarde pas en face, et on se méfie de sa RÉFLEXION : c'est précisément ce que fait le miroir.
Le Ministère cite cette règle comme exemple de technique de laboratoire en physique de secondaire 5.
Grille : cet exercice évalue surtout le critère « représentation adéquate de la situation » du volet pratique (reformulation, hypothèse) et une partie du plan d'action (contrôle des variables).
Une copie de niveau A reformule la question avec les deux grandeurs, justifie son hypothèse, distingue variable indépendante, dépendante et contrôlées, et explique la mesure aberrante par une erreur de lecture précise.
Une copie de niveau C nomme les variables mais confond indépendante et dépendante, ou garde la mesure à 24∘ sans la commenter.
Le piège qui coûte le plus de points : conclure sans parler de l'incertitude.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Le chariot retenu sur un plan incliné : planifier la mesure
Question de recherche d'une équipe : « Comment la force nécessaire pour retenir un chariot immobile sur un plan incliné varie-t-elle avec l'angle d'inclinaison ? » Le chariot a une masse de 0,500 kg, mesurée sur une balance au gramme ; ses roues tournent presque sans frottement. On prend g=9,8 N/kg.
Le rail mesure L=1,000 m. Un dynamomètre relie le chariot à une tige fixée en haut du rail (Document 1). L'équipe veut faire varier l'angle de 10∘ à 40∘. Elle dispose de trois dynamomètres : 0 à 2 N gradué tous les 0,02 N ; 0 à 5 N gradué tous les 0,05 N ; 0 à 20 N gradué tous les 0,2 N.
Document 1 : le montage ; l'angle θ se règle par la hauteur h du haut du rail
a) Choisissez l'hypothèse qui prédit la FORME de la relation, puis calculez la force de retenue prévue à 30∘.
b) Quel dynamomètre faut-il choisir ? Quelle est l'incertitude absolue d'une lecture faite avec lui ?
c) Le rapporteur du laboratoire est introuvable : l'angle se règle par la hauteur h. Quelle hauteur donne 30,0∘ ? Quel angle donne h=0,342 m ?
d) Rédigez le protocole en étapes numérotées, en nommant les variables contrôlées. Comment le dynamomètre doit-il être tenu ?
Voir la correction
Réponses
a)F proportionnelle à sinθ ; prévue : F=mgsin30∘=2,45 N
b)Le 0 à 5 N ; incertitude ±0,025 N, arrondie à ±0,03 N
c)h=0,500 m pour 30,0∘ ; θ=20,0∘ pour h=0,342 m
d)Protocole en 7 étapes, dynamomètre parallèle au rail ; contrôlées : masse, chariot, rail, L
a)
Le chariot immobile est en équilibre : le dynamomètre compense exactement la composante du poids parallèle au rail.
F=mgsinθ
L'hypothèse justifiée est donc : « la force de retenue sera proportionnelle à sinθ, parce qu'elle équilibre la composante de la force gravitationnelle parallèle au plan ». Elle prédit la forme de la relation, ce qui permettra de la tester par un graphique de F en fonction de sinθ.
À 30∘ :
F=0,500×9,8×sin30∘=2,45 N
Piège : « la force augmente avec l'angle » est vrai mais trop pauvre pour une hypothèse de secondaire 5, et « la force double quand l'angle double » est faux : sin20∘=0,342, sin40∘=0,643, rapport 1,88.
b)
On calcule d'abord la plus grande force à mesurer, à 40∘ :
Fmax=0,500×9,8×sin40∘≈3,15 N
Le 0 à 2 N ne couvre pas la plage : il sature dès 24∘ environ. Le 0 à 20 N la couvre mais sa graduation de 0,2 N est quatre fois plus grossière. Le 0 à 5 N couvre toute la plage avec la meilleure précision possible : c'est lui.
Incertitude d'un dynamomètre à aiguille : la moitié de la plus petite graduation.
ΔF=20,05=0,025 N, qu'on arrondit à ±0,03 N.
À 20∘, où F≈1,68 N, cela fait une incertitude relative d'environ 1,5% : très acceptable.
c)
Le rail forme l'hypoténuse d'un triangle rectangle dont h est le côté opposé à θ :
sinθ=Lh
Pour 30,0∘ : h=1,000×sin30∘=0,500 m.
Pour h=0,342 m : θ=arcsin(0,342)=20,0∘.
Mesurer h avec une règle au millimètre donne l'angle au dixième de degré près : c'est plus précis qu'un rapporteur d'écolier. Choisir la bonne méthode de mesure fait partie du plan d'action.
d)
Un protocole se lit comme une recette qu'une autre équipe pourrait refaire sans poser de question :
1. Peser le chariot (0,500 kg) ; mesurer la longueur du rail (L=1,000 m).
2. Régler la hauteur h du haut du rail pour obtenir 10∘, avec h=Lsinθ.
3. Accrocher le dynamomètre 0 à 5 N entre le chariot et la tige, PARALLÈLE au rail, après avoir fait son zéro dans cette position.
4. Lâcher doucement le chariot et lire la force quand il est immobile.
5. Répéter la lecture trois fois ; noter les trois valeurs et leur moyenne.
6. Recommencer pour 20∘, 30∘ et 40∘.
7. Consigner dans un tableau : θ, h, sinθ, les trois forces, la moyenne, avec unités et incertitudes.
Variables contrôlées : la masse du chariot, le même chariot et le même rail, l'orientation du dynamomètre, le zéro du dynamomètre.
Piège : un dynamomètre tenu horizontalement mesure une force qui n'est plus celle qui équilibre le chariot le long du rail.
Grille : cet exercice évalue le critère « élaboration d'un plan d'action pertinent » : planification des étapes, contrôle des variables, choix du matériel selon sa précision.
Une copie de niveau A justifie le choix du dynamomètre par la plage ET par la précision, et écrit un protocole reproductible avec des mesures répétées.
Une copie de niveau C choisit le dynamomètre le plus précis sans vérifier qu'il couvre 3,15 N, ou oublie de répéter les mesures.
Le piège le plus fréquent : prendre la graduation entière comme incertitude d'un dynamomètre.
Exercice 3 : Mesurer g avec une bille qui tombe : répéter, moyenner, encadrer
Deux équipes mesurent l'accélération gravitationnelle g avec le même montage (Document 1). Un électroaimant retient une bille d'acier ; quand on coupe le courant, la bille tombe sans vitesse initiale d'une hauteur h=1,200 m, mesurée au ruban gradué au millimètre (±0,001 m), jusqu'à une plaque de contact.
L'équipe 1 déclenche et arrête un chronomètre manuel à vue. L'équipe 2 utilise un chronomètre électronique, déclenché par la coupure du courant et arrêté par la plaque, qui affiche le millième de seconde. Chaque équipe fait cinq essais (Document 2). On néglige la résistance de l'air sur la bille d'acier.
Document 1 : le montage de chute libre
Essai
1
2
3
4
5
Équipe 1, chronomètre manuel (s)
0,53
0,41
0,62
0,47
0,55
Équipe 2, chronomètre électronique (s)
0,496
0,493
0,497
0,494
0,495
Document 2 : les durées de chute mesurées
a) Pour l'équipe 2, calculez la durée moyenne de chute et son incertitude, estimée par la demi-étendue des cinq essais.
b) Calculez g pour l'équipe 2, puis son incertitude par la méthode des valeurs extrêmes. La valeur de référence 9,80 m/s² est-elle dans l'intervalle ?
c) Faites le même calcul pour l'équipe 1. Quel résultat est le plus fiable, et pourquoi ?
d) L'équipe 2 découvre que l'électroaimant relâche la bille 0,010 s APRÈS le départ du chronomètre. Dans quel sens cette erreur fausse-t-elle g ? Que vaudrait g calculé avec la durée moyenne augmentée de ce retard ?
Voir la correction
Réponses
a)tˉ=0,495 s, Δt=0,002 s
b)g=9,79±0,09 m/s² ; 9,80 est dans l'intervalle
c)g=9±4 m/s² pour l'équipe 1 ; l'équipe 2 est bien plus fiable
d)Durée trop longue, donc g trop petit : 9,41 m/s²
a)
La moyenne des cinq essais :
tˉ=50,496+0,493+0,497+0,494+0,495=52,475=0,495 s
L'incertitude par la demi-étendue (le plus grand moins le plus petit, divisé par deux) :
Δt=20,497−0,493=0,002 s
Résultat : t=0,495±0,002 s. La dispersion (0,002 s) dépasse la résolution de l'appareil (0,001 s) : c'est donc elle qui fixe l'incertitude. Répéter une mesure sert exactement à cela, vérifier la répétabilité de l'instrument.
b)
La bille part du repos en MRUA : h=21gt2, d'où
g=t22h=0,49522×1,200≈9,79 m/s²
Méthode des extrêmes : la plus grande valeur possible de g combine la plus grande hauteur et la plus petite durée, et inversement.
gmax=0,49322×1,201≈9,88 m/s² et gmin=0,49722×1,199≈9,71 m/s²
Δg=29,88−9,71≈0,09 m/s²
Résultat : g=9,79±0,09 m/s², soit un intervalle de 9,70 à 9,88 m/s² qui contient 9,80 m/s².
On garde deux décimales parce que l'incertitude porte sur le centième : écrire 9,794919 m/s² prétendrait une précision que la mesure n'a pas.
Piège : oublier le carré dans t2, ou mettre la plus grande durée dans gmax. Une durée plus longue donne un g plus PETIT.
Extrêmes : 0,4122,4≈14,3 m/s² et 0,6222,4≈6,2 m/s², donc Δg≈4 m/s².
Résultat honnête : g=9±4 m/s². Il « contient » 9,80, mais il contiendrait aussi bien 6 ou 13 : il ne permet de rien conclure.
La cause est connue : le temps de réaction d'une personne vaut environ 0,1 s au départ ET à l'arrêt, alors que la chute entière dure moins d'une demi-seconde. Le choix d'un instrument tient compte de sa sensibilité : pour une durée aussi courte, il faut un déclenchement automatique.
Piège : juger une mesure sur sa valeur seule. 9,0 et 9,79 semblent proches de 9,8 ; seule l'incertitude dit lequel est fiable.
d)
Si la bille part 0,010 s après le départ du chronomètre, la durée affichée est TROP LONGUE de 0,010 s. Or g=t22h : une durée trop longue donne un g trop petit.
g=(0,495+0,010)22×1,200=0,50522,400≈9,41 m/s²
Le retard ne se voit pas dans la dispersion : il décale TOUS les essais du même côté. C'est une erreur systématique, que la répétition ne corrige pas. La correction passe par le montage : mesurer le retard de l'électroaimant, ou faire partir le chronomètre au passage de la bille devant une barrière photoélectrique.
Grille : cet exercice évalue le critère « mise en œuvre adéquate du plan d'action » : consignation des données, prise en compte de l'incertitude, chiffres significatifs, choix de l'instrument selon sa précision.
Une copie de niveau A donne chaque résultat avec son incertitude et le bon nombre de chiffres, et explique la faiblesse de l'équipe 1 par le temps de réaction.
Une copie de niveau C calcule correctement g mais sans incertitude, ou recopie toutes les décimales de la calculatrice.
Exercice 4 : Le ressort et les masses marquées : tracer, ajuster, lire la pente
Pour déterminer la constante de rappel k d'un ressort, une équipe le suspend à une potence et y accroche un porte-masse de masse négligeable (Document 1). Elle lit la longueur L du ressort sur une règle verticale graduée au millimètre, d'abord sans masse (L0=12,0 cm), puis en ajoutant des masses de 50 g. On prend g=9,8 N/kg.
Hypothèse de l'équipe : « l'allongement du ressort est proportionnel à la force qui le tend (loi de Hooke) ».
Document 1 : le ressort, le porte-masse et la règle
Masse suspendue (g)
0
50
100
150
200
250
300
Longueur L du ressort (cm)
12,0
13,9
16,0
17,8
20,9
21,8
23,9
Document 2 : les longueurs lues, au millimètre près
a) Complétez le tableau avec la force F (en N) et l'allongement x=L−L0 (en m). Donnez les deux valeurs pour la masse de 250 g.
b) Tracez le graphique de F en fonction de x. Quelle masse donne un point qui s'écarte nettement de la tendance, et que faut-il en faire ?
c) Tracez la droite la mieux ajustée et déterminez la constante de rappel k par sa pente.
d) L'hypothèse est-elle confirmée ? Avec la valeur de k trouvée, quelle énergie élastique le ressort emmagasine-t-il pour un allongement de 10,0 cm ?
Voir la correction
Réponses
a)F=2,45 N et x=0,098 m pour 250 g
b)Le point de 200 g (x=0,089 m) ; on le refait, sinon on l'écarte de l'ajustement
c)k≈24,9 N/m
d)Droite par l'origine : hypothèse confirmée ; Ee≈0,124 J
a)
La force est le poids des masses suspendues, F=mg avec m en kilogrammes ; l'allongement est la différence de deux lectures.
Pour 250 g : F=0,250×9,8=2,45 N et x=21,8−12,0=9,8 cm =0,098 m.
Tableau complet : F vaut 0 ; 0,49 ; 0,98 ; 1,47 ; 1,96 ; 2,45 ; 2,94 N, et x vaut 0 ; 0,019 ; 0,040 ; 0,058 ; 0,089 ; 0,098 ; 0,119 m.
Incertitude : chaque lecture vaut ±0,1 cm (la plus petite graduation d'une règle) ; l'allongement est une différence de deux lectures, donc ±0,2 cm.
b)
On place les sept points avec x en abscisse et F en ordonnée, comme le demande l'énoncé : la pente donnera directement k (avec les axes inversés, elle donnerait k1). Titre, axes nommés, unités, échelles régulières.
Six points s'alignent sur une droite qui passe par l'origine. Celui de 200 g, à x=0,089 m, est nettement à droite : la tendance des autres donne environ 0,079 m, soit un centimètre d'écart, cinq fois l'incertitude.
C'est l'erreur typique d'une lecture sur la mauvaise graduation du centimètre. On refait la mesure si c'est possible ; sinon, on garde le point sur le graphique, on le signale, et on l'écarte du tracé de la droite.
Piège : faire passer la droite « au milieu » de tous les points, y compris l'aberrant. La pente serait tirée vers le bas et k tomberait vers 24,3 N/m.
c)
La droite la mieux ajustée passe par l'origine et laisse les six bons points répartis de part et d'autre. Sa pente se lit avec deux points de la DROITE, pris loin l'un de l'autre, par exemple l'origine et le point de la droite d'abscisse 0,120 m, où elle vaut environ 2,99 N :
k=ΔxΔF=0,120−02,99−0≈24,9 N/m
Un ajustement à la calculatrice sur les six bons points donne aussi 24,9 N/m. Selon la droite tracée à la main, toute valeur entre 24,3 et 25,5 N/m est acceptée.
Piège : calculer la pente avec x en centimètres ; on obtiendrait 0,249, cent fois trop petit.
d)
Les points valides s'alignent sur une droite qui passe par l'origine : F est proportionnelle à x. L'hypothèse est confirmée, dans la plage étudiée de 0 à 2,94 N.
Énergie élastique pour x=10,0 cm =0,100 m :
Ee=21kx2=21×24,9×0,1002≈0,124 J
Cette énergie est aussi l'aire du triangle sous la droite, de l'origine jusqu'à x=0,100 m : 21×0,100×2,49. Le graphique porte donc deux informations, k par la pente et l'énergie par l'aire.
Amélioration : prolonger les mesures jusqu'à 400 g pour vérifier où la proportionnalité cesse, sans dépasser la limite d'élasticité du ressort.
Grille : cet exercice évalue la mise en œuvre (modes de représentation, consignation, incertitude) et la conclusion (concordance entre hypothèse et résultats).
Une copie de niveau A trace un graphique complet, écarte le point aberrant en le signalant, et calcule la pente avec deux points de la droite et les bonnes unités.
Une copie de niveau C trace correctement mais calcule k avec deux points du tableau dont l'aberrant, ou en centimètres.
La force en fonction de l'allongement ; en rouge, le point de 200 g écarté de l'ajustement
Exercice 5 : Le bloc tiré à vitesse constante : conclure sur le frottement
Hypothèse d'une équipe : « plus l'aire de contact entre un bloc et la table est grande, plus la force de frottement est grande ». Elle tire un bloc de bois de 250 g sur une table, à vitesse constante, avec un dynamomètre de 0 à 5 N gradué tous les 0,1 N (Document 1). Le bloc a trois faces : grande (80 cm²), moyenne (30 cm²) et petite (24 cm²).
Série 1 : la même masse, posée successivement sur chaque face. Série 2 : la grande face, en ajoutant des masses sur le bloc. Trois essais à chaque fois (Document 2).
Document 1 : le bloc tiré par le dynamomètre
Situation
Essai 1 (N)
Essai 2 (N)
Essai 3 (N)
Série 1, 250 g, grande face
0,85
0,90
0,80
Série 1, 250 g, face moyenne
0,85
0,80
0,90
Série 1, 250 g, petite face
0,90
0,85
0,85
Série 2, 500 g, grande face
1,70
1,75
1,65
Série 2, 750 g, grande face
2,55
2,50
2,60
Document 2 : les lectures du dynamomètre
a) Pourquoi le bloc doit-il avancer à vitesse CONSTANTE pour que le dynamomètre indique la force de frottement ? Un élève tire trop fort : il lit 1,20 N alors que la force résultante sur le bloc vaut 0,35 N. Que vaut le frottement ?
b) Calculez la moyenne des lectures pour la petite face, et l'incertitude à retenir sur une moyenne de la série 1. Les trois faces donnent-elles le même frottement, compte tenu de l'incertitude ?
c) L'hypothèse de l'équipe est-elle confirmée ?
d) Dans la série 2, par quel facteur le frottement est-il multiplié quand la masse passe de 250 g à 750 g ? Quel facteur influence donc le frottement ?
e) Nommez une source d'erreur de cette expérience et proposez une amélioration.
Voir la correction
Réponses
a)Vitesse constante : force résultante nulle, la traction égale le frottement ; ici 1,20−0,35=0,85 N
b)0,87 N ; incertitude ±0,05 N ; 0,85, 0,85 et 0,87 N sont égales à l'incertitude près
c)Hypothèse infirmée : l'aire de contact n'influence pas le frottement
d)Facteur 3,0 pour une masse triplée : le frottement est proportionnel à la masse
e)Vitesse difficile à garder constante à la main ; tirer avec un treuil motorisé ou un capteur de force
a)
Première loi de Newton : à vitesse constante, la force résultante sur le bloc est nulle. Horizontalement, seules la traction du dynamomètre et le frottement agissent ; elles sont donc égales et opposées, et le dynamomètre affiche le frottement.
Si le bloc accélère, la force résultante n'est plus nulle et le programme donne : frottement = force appliquée − force résultante.
Ff=1,20−0,35=0,85 N
Piège : prendre la lecture de 1,20 N pour le frottement. Le dynamomètre mesure la force APPLIQUÉE, et elle n'égale le frottement que sans accélération.
b)
Moyennes de la série 1 :
grande face 30,85+0,90+0,80=0,85 N ; face moyenne 0,85 N ; petite face 30,90+0,85+0,85≈0,87 N.
Deux sources d'incertitude : la lecture (la moitié de la graduation, 0,05 N) et la dispersion (demi-étendue, 0,05 N pour les deux premières faces, 0,025 N pour la petite). On retient la plus grande : ±0,05 N.
Le plus grand écart entre faces vaut 0,87−0,85=0,02 N, moins que 0,05 N : les trois faces donnent le même frottement à l'incertitude près.
c)
L'aire de contact passe de 24 à 80 cm², plus du triple, et le frottement ne change pas au-delà de l'incertitude. L'hypothèse de l'équipe est infirmée.
Une hypothèse infirmée n'est pas un échec : la conclusion le dit clairement, avec les données qui le montrent, puis propose une explication. Ici, une face plus grande répartit le même poids sur plus de surface : chaque centimètre carré appuie moins, et l'effet total reste le même.
Piège : écrire « l'hypothèse est confirmée, car 0,87 est plus grand que 0,85 ». La petite face donne la plus grande valeur, ce qui irait même à l'inverse de l'hypothèse ; et l'écart est de toute façon dans l'incertitude.
d)
Moyennes de la série 2 : 1,70 N à 500 g et 2,55 N à 750 g, contre 0,85 N à 250 g.
0,852,55=3,0 et 0,851,70=2,0
Masse doublée, frottement doublé ; masse triplée, frottement triplé : le frottement est proportionnel à la masse du bloc, c'est-à-dire à la force avec laquelle il appuie sur la table (la force normale).
Le programme demande de nommer les facteurs qui influencent le frottement (nature des surfaces, force qui presse les surfaces) ; le calcul avec un coefficient de frottement n'est pas au programme de secondaire 5, il vient au cégep.
e)
Source d'erreur principale : tirer à la main à vitesse parfaitement constante est difficile ; chaque à-coup ajoute une force résultante et fait osciller l'aiguille, d'où la dispersion de 0,1 N entre les essais.
Améliorations : tirer avec un petit treuil motorisé à vitesse constante, ou utiliser un capteur de force relié à un ordinateur qui enregistre la force moyenne pendant le glissement. Vérifier aussi que la table est propre et la même partout, puisque la nature des surfaces influence le frottement.
Grille : cet exercice évalue surtout le critère « élaboration d'explications et de conclusions pertinentes » : concordance entre l'hypothèse et l'analyse, sources d'erreur, améliorations.
Une copie de niveau A infirme l'hypothèse en s'appuyant sur l'incertitude, explique pourquoi l'aire n'agit pas, et propose une amélioration réalisable.
Une copie de niveau C conclut correctement mais sans chiffres, ou confond source d'erreur (« on a mal mesuré ») et amélioration précise.
Partie B : démarches complètes (/50)
Exercice 6 : Le chariot sur un plan incliné et le ruban de la minuterie
Question : « Le mouvement d'un chariot qui descend un plan incliné est-il uniformément accéléré, et son accélération vaut-elle gsinθ ? » Le rail mesure 2,00 m et son extrémité haute est surélevée de 0,200 m. Le chariot entraîne un ruban de papier qui défile dans une minuterie à étincelles (Document 1) ; on n'a gardé qu'un point sur six, soit un point toutes les 0,10 s (Document 2).
Les positions des points, mesurées depuis le point 0 avec une règle au millimètre, sont consignées dans le Document 3. Le point 0 n'est pas le départ du chariot : celui-ci roulait déjà. On prend g=9,8 m/s².
Document 1 : le montage ; l'angle est exagéré pour la lisibilité
Document 2 : le ruban, réduit à l'échelle 1/4
Point
0
1
2
3
4
5
6
7
8
t (s)
0
0,10
0,20
0,30
0,40
0,50
0,60
0,70
0,80
x (cm)
0,0
1,7
4,2
7,6
12,0
17,3
23,4
30,5
38,4
Document 3 : les positions sur le ruban
a) Nommez la variable indépendante et la variable dépendante. Si le mouvement est un MRUA, comment doivent évoluer les distances parcourues pendant des intervalles successifs de 0,10 s ? De combien augmentent-elles ici, en moyenne ?
b) Calculez la vitesse instantanée au point 4 (t=0,40 s), par la vitesse moyenne entre les points 3 et 5.
c) Calculez de même la vitesse aux points 1 à 7, tracez le graphique de la vitesse en fonction du temps et déduisez-en l'accélération et la vitesse au point 0.
d) Comparez l'accélération mesurée à gsinθ par un écart en pourcentage. Concluez sur les deux parties de la question, avec une source d'erreur et une amélioration.
Voir la correction
Réponses
a)VI : le temps ; VD : la position ; en MRUA, les distances augmentent d'une quantité constante, ici environ 0,9 cm
b)v4=0,2017,3−7,6=48,5 cm/s =0,485 m/s
c)Points alignés ; a≈0,90 m/s² (pente), v0≈0,12 m/s (ordonnée à l'origine)
d)gsinθ=0,98 m/s², écart d'environ 8% ; MRUA confirmé, mais a<gsinθ à cause du frottement
a)
La minuterie impose le temps : c'est la variable indépendante. On mesure la position du chariot à chaque instant : c'est la variable dépendante. Variables contrôlées : l'inclinaison, le même chariot, la même minuterie.
En MRUA, la vitesse augmente de la même quantité à chaque intervalle, donc la distance parcourue pendant un intervalle augmente aussi d'une quantité constante, égale à aT2.
Distances successives : 1,7 ; 2,5 ; 3,4 ; 4,4 ; 5,3 ; 6,1 ; 7,1 ; 7,9 cm. Elles augmentent de 0,8 à 1,0 cm à chaque fois, en moyenne :
77,9−1,7≈0,9 cm
Ce premier test, fait sans graphique, appuie déjà l'hypothèse d'un MRUA.
b)
Sur un intervalle court et symétrique, la vitesse moyenne entre les points 3 et 5 est une bonne estimation de la vitesse instantanée au point 4 ; en MRUA, elle est même exacte.
v4=t5−t3x5−x3=0,2017,3−7,6=48,5 cm/s =0,485 m/s
Piège : diviser par 0,10 s. Deux intervalles séparent les points 3 et 5.
c)
Même calcul aux points 1 à 7 : 0,210 ; 0,295 ; 0,390 ; 0,485 ; 0,570 ; 0,660 ; 0,750 m/s.
Sur le graphique, les sept points s'alignent sur une droite qui ne passe PAS par l'origine : le chariot roulait déjà au point 0.
La pente de la droite ajustée est l'accélération ; avec deux points éloignés de la droite :
a=ΔtΔv≈0,70−0,100,751−0,209≈0,90 m/s²
L'ordonnée à l'origine est la vitesse au point 0 : v0≈0,12 m/s.
Contrôle : en MRUA, les distances successives augmentent de aT2=0,90×0,102=0,009 m, soit 0,9 cm, la valeur trouvée en a). Les deux méthodes concordent.
d)
Sans frottement, la seule force motrice est la composante du poids parallèle au rail :
sinθ=2,000,200=0,100, donc gsinθ=9,8×0,100=0,98 m/s²
Écart : 0,980,98−0,90×100≈8%
Conclusion en deux temps. Première partie : la vitesse est une fonction affine du temps, le mouvement est bien un MRUA. Seconde partie : l'accélération est inférieure d'environ 8% à gsinθ, un écart trop grand pour l'incertitude de la règle ; l'hypothèse « a=gsinθ » n'est vérifiée qu'en négligeant le frottement.
Source d'erreur : le frottement des roues et surtout celui du ruban dans la minuterie, qui freinent le chariot. Il agit toujours dans le même sens : c'est une erreur systématique, que la répétition ne corrige pas.
Amélioration : un rail à coussin d'air et des barrières photoélectriques, sans ruban ; ou comparer plusieurs inclinaisons, ce qui permet de séparer l'effet de l'angle de celui du frottement.
Grille : démarche complète, les quatre critères du volet pratique sont visés : représentation (hypothèse et variables en a), plan et mise en œuvre (calculs de vitesse, graphique en b et c), conclusion (comparaison chiffrée, erreur systématique, amélioration en d).
Une copie de niveau A trace un graphique complet, lit la pente avec des points de la droite, et sépare clairement ce qui est confirmé de ce qui ne l'est pas.
Une copie de niveau C calcule une accélération correcte mais conclut « hypothèse confirmée » sans commenter l'écart de 8%.
La vitesse du chariot en fonction du temps, et la droite la mieux ajustée
Exercice 7 : Le chariot tiré par une masse suspendue : la deuxième loi de Newton
Question : « Comment l'accélération d'un système varie-t-elle avec la force résultante qui s'exerce sur lui, quand sa masse reste la même ? » Un chariot roule sur un rail horizontal ; un fil passant sur une poulie le relie à une masse suspendue m (Document 1). Deux barrières photoélectriques reliées à un ordinateur donnent l'accélération.
Le système (chariot, masses et porte-masse) a une masse totale de 1,000 kg, mesurée à la balance. Pour faire varier la force, on TRANSFÈRE des masses de 20 g du chariot vers le porte-masse. Avant les mesures, on a légèrement incliné le rail : lancé d'une pichenette sans masse suspendue, le chariot y garde une vitesse constante. Chaque accélération du Document 2 est la moyenne de trois essais. On prend g=9,8 N/kg.
Document 1 : le chariot, la poulie, la masse suspendue et les barrières
Masse suspendue m (g)
20
40
60
80
100
Accélération mesurée a (m/s²)
0,19
0,40
0,57
0,79
0,96
Document 2 : les accélérations moyennes
a) Nommez les variables indépendante, dépendante et contrôlées. Pourquoi transfère-t-on les masses au lieu d'en ajouter de nouvelles au porte-masse ? Pourquoi a-t-on incliné le rail ?
b) Quelle force fait accélérer le système quand m=60 g ? Quelle accélération la deuxième loi de Newton prévoit-elle alors ?
c) Tracez le graphique de a en fonction de F. Déterminez la pente de la droite ajustée, puis la masse du système qu'elle donne.
d) Calculez l'écart en pourcentage entre cette masse et celle de la balance, puis concluez sur la question de recherche.
Voir la correction
Réponses
a)VI : la force (le poids de m) ; VD : l'accélération ; contrôlée : la masse totale, gardée constante par le transfert ; rail incliné pour compenser le frottement
b)F=0,060×9,8=0,588 N ; a=1,0000,588=0,588 m/s²
c)Pente ≈0,98 kg⁻¹, donc M≈1,02 kg
d)Écart d'environ 2% ; a est proportionnelle à F à masse constante
a)
Variable indépendante : la force qui fait accélérer le système, le poids de la masse suspendue. Variable dépendante : l'accélération. Variables contrôlées : la masse totale du système, le même chariot, le même rail, la position des barrières.
Transférer une masse du chariot au porte-masse augmente la force SANS changer la masse totale qui accélère. En ajoutant de nouvelles masses, on changerait deux variables à la fois et on ne saurait plus laquelle explique la variation de a.
Le rail incliné compense le frottement : la composante du poids le long du rail l'équilibre, comme le montre la vitesse constante après la pichenette. La force résultante est alors le seul poids de la masse suspendue.
b)
Le système entier (chariot, masses à bord, masse suspendue) accélère d'un même mouvement, tiré par le poids de la masse suspendue :
F=mg=0,060×9,8=0,588 N
Deuxième loi de Newton appliquée au système :
a=MF=1,0000,588=0,588 m/s²
La mesure donne 0,57 m/s², à 3% près.
Piège : diviser par la masse du chariot seul. La masse suspendue accélère elle aussi ; elle fait partie de ce que la force met en mouvement.
c)
Forces : 0,196 ; 0,392 ; 0,588 ; 0,784 ; 0,980 N. Les cinq points du graphique s'alignent sur une droite qui passe très près de l'origine (ordonnée à l'origine environ 0,003 m/s²) : la compensation du frottement a fonctionné.
Pente de la droite ajustée, lue avec deux points de la droite :
pente≈0,980−0,0980,968−0,100≈0,98 kg⁻¹
Comme a=MF, la pente vaut M1 :
M=0,9851≈1,02 kg
Piège : prendre la pente pour la masse. Son unité, Nm/s2=kg−1, le dit tout de suite.
d)
Écart avec la masse pesée :
1,0001,02−1,000×100≈2% (avec la pente non arrondie, M≈1,015 kg et l'écart vaut 1,5%)
Conclusion : à masse constante, l'accélération est proportionnelle à la force résultante (droite passant par l'origine), et la masse tirée de la pente concorde avec la balance à 2% près. L'hypothèse issue de la deuxième loi de Newton est confirmée.
Sources d'erreur : une compensation du frottement imparfaite (elle déplace la droite vers le bas ou vers le haut), la masse de la poulie qui tourne aussi et ralentit un peu le système, le fil qui frotte dans la gorge de la poulie. Les points mesurés sont légèrement SOUS la prévision : c'est le signe d'un frottement résiduel.
Amélioration : refaire chaque mesure cinq fois, vérifier la compensation avec les barrières (deux vitesses égales après la pichenette), et utiliser une poulie légère à roulement à billes.
Grille : démarche complète. Représentation (question et hypothèse issues de la deuxième loi), plan d'action (contrôle de la masse totale par le transfert, compensation du frottement), mise en œuvre (calcul des forces, graphique, pente), conclusion (écart chiffré, sources d'erreur orientées).
Une copie de niveau A explique le transfert des masses comme un contrôle de variable et interprète la pente comme M1.
Une copie de niveau C trace le bon graphique mais divise par la masse du chariot seul, ou conclut sans comparer à la masse pesée.
L'accélération en fonction de la force, masse du système constante
Exercice 8 : La balle qui rebondit : où passe l'énergie ?
Hypothèse d'une équipe : « à chaque rebond, la balle conserve la même FRACTION de son énergie mécanique, quelle que soit la hauteur d'où elle tombe ». Une balle de caoutchouc de 57 g est lâchée sans vitesse devant un mètre vertical gradué au centimètre, puis filmée à 60 images par seconde (Document 1). L'image du sommet du rebond donne la hauteur atteinte h2.
Quatre hauteurs de chute h1, trois essais chacune ; le Document 2 donne les moyennes. On prend g=9,8 m/s² et on néglige la résistance de l'air.
Document 1 : la balle, le mètre vertical et la caméra (balle agrandie)
Hauteur de chute h1 (m)
0,50
1,00
1,50
2,00
Hauteur du rebond h2 (m)
0,27
0,56
0,82
1,09
Document 2 : les hauteurs moyennes
a) Nommez les variables et décrivez les transformations d'énergie entre le lâcher et le sommet du rebond. Sous quelle forme se trouve surtout l'énergie à l'instant où la balle est le plus écrasée ?
b) Pour h1=2,00 m, calculez l'énergie potentielle gravitationnelle au départ, la vitesse juste avant le contact avec le sol, et le pourcentage d'énergie mécanique conservé au rebond.
c) Tracez le graphique de h2 en fonction de h1 et déterminez sa pente. L'hypothèse est-elle confirmée ?
d) Prédisez la hauteur du DEUXIÈME rebond pour une balle lâchée de 2,00 m. Nommez une source d'erreur propre à la vidéo et une façon de la réduire.
Voir la correction
Réponses
a)VI : h1 ; VD : h2 ; Ep devient Ek, puis élastique et thermique au contact, puis Ek et Ep ; surtout élastique à l'écrasement maximal
b)Ep≈1,12 J ; v≈6,26 m/s ; 54,5% conservés
c)Droite par l'origine, pente ≈0,547 : fraction constante, hypothèse confirmée
d)h≈2,00×0,5472≈0,60 m ; parallaxe : caméra à la hauteur du sommet, plus loin
a)
Variable indépendante : la hauteur de chute h1. Variable dépendante : la hauteur du rebond h2. Variables contrôlées : la même balle, le même sol, un lâcher sans vitesse, la même position de la caméra.
Pendant la chute, l'énergie potentielle gravitationnelle se transforme en énergie cinétique. Au contact, la balle s'écrase : l'énergie cinétique devient de l'énergie potentielle élastique, dont une partie se dissipe en énergie thermique (et en un peu de son). La balle se détend, repart vers le haut, et l'énergie cinétique redevient de l'énergie potentielle gravitationnelle.
À l'écrasement maximal, la balle est immobile un instant : son énergie cinétique est nulle, et l'énergie restante est surtout élastique.
b)
Au départ, toute l'énergie mécanique est potentielle :
Ep=mgh1=0,057×9,8×2,00≈1,12 J
Juste avant le contact, elle est devenue cinétique (air négligé) :
v=2gh1=2×9,8×2,00≈6,26 m/s
Au sommet du rebond : Ep′=0,057×9,8×1,09≈0,609 J.
EpEp′=h1h2=2,001,09=0,545, soit 54,5% conservés et environ 0,51 J transformés en énergie thermique au contact.
Remarque utile : la masse se simplifie, le rapport des énergies est le rapport des hauteurs. C'est ce qui permet de tester l'hypothèse avec un simple mètre.
c)
Rapports h1h2 : 0,54 ; 0,56 ; 0,547 ; 0,545. Ils ne dépendent pas de h1.
Sur le graphique, les quatre points s'alignent sur une droite qui passe par l'origine. Sa pente, par ajustement :
pente≈0,547
Une droite passant par l'origine signifie que h2 est proportionnelle à h1 : la fraction d'énergie conservée est la même à toutes les hauteurs, environ 55%. L'hypothèse est confirmée dans la plage de 0,50 à 2,00 m.
Piège : conclure à partir d'un seul rapport. C'est la constance des quatre rapports, ou l'alignement avec l'origine, qui confirme l'hypothèse.
d)
Chaque rebond conserve la même fraction ; elle s'applique deux fois :
h=2,00×0,547×0,547≈0,60 m
Source d'erreur propre à la vidéo : la parallaxe. Si la caméra est plus bas que le sommet du rebond, elle voit la balle devant une graduation trop haute. S'y ajoute le choix de l'image : à 60 images par seconde, le vrai sommet peut tomber entre deux images.
Réduction : placer l'objectif à la hauteur du sommet attendu, le plus loin possible du mètre avec un zoom, et mettre la balle tout contre le mètre. Une caméra plus rapide réduit l'erreur sur l'image du sommet.
Grille : démarche complète. Représentation (hypothèse sur une fraction, variables), mise en œuvre (calculs d'énergie, graphique, pente), explications (transformations d'énergie, rendement du rebond), conclusion et amélioration propres à la mesure vidéo.
Une copie de niveau A relie le rapport des hauteurs au rapport des énergies et justifie la conclusion par la droite passant par l'origine.
Une copie de niveau C calcule correctement les énergies mais conclut sur un seul essai, ou confond énergie perdue et énergie détruite : l'énergie n'est pas perdue, elle devient thermique.
La hauteur du rebond en fonction de la hauteur de chute
Exercice 9 : Le demi-cylindre de plexiglas : mesurer un indice de réfraction
Question : « Quel est l'indice de réfraction du plexiglas utilisé au laboratoire ? » Un demi-cylindre de plexiglas est posé sur un disque optique gradué, sa face plane sur le diamètre et son centre au centre du disque (Document 1, le plexiglas en bleu). Un laser envoie un rayon dans l'air vers le centre de la face plane ; on lit l'angle d'incidence θ1 et l'angle de réfraction θ2, au degré près.
Le rayon réfracté traverse ensuite la face courbe sans être dévié. On prend nair=1,00 et c=3,00×108 m/s.
Document 1 : le demi-cylindre sur le disque gradué ; le rayon réfracté n'est pas dessiné
θ1 (°)
10
20
30
40
50
60
70
80
θ2 (°)
7
13
20
26
31
36
39
41
Document 2 : les angles mesurés, à ±1∘
a) Choisissez l'hypothèse que la loi de la réfraction permet de formuler. Pourquoi le rayon ressort-il de la face courbe sans être dévié, et pourquoi est-ce essentiel au montage ?
b) Un élève propose de calculer θ2θ1. Que vaut ce rapport pour θ1=80∘ ? Calculez plutôt sinθ2sinθ1 pour θ1=50∘.
c) Tracez sinθ1 en fonction de sinθ2 et déduisez l'indice n du plexiglas de la pente.
d) Avec cet indice, prédisez l'angle critique du plexiglas et la vitesse de la lumière dans ce matériau. L'équipe envoie ensuite le rayon par la face courbe et observe la réflexion totale à partir de 42∘ : la prédiction est-elle vérifiée ?
Voir la correction
Réponses
a)sinθ2sinθ1 constant ; le rayon arrive sur la face courbe selon un rayon du cercle, donc selon la normale
b)4180≈1,95, alors que 710≈1,43 : pas constant ; sin31∘sin50∘≈1,49
c)Droite par l'origine, pente n≈1,49
d)θc≈42,2∘ ; v≈2,01×108 m/s ; 42∘ observé : vérifiée
a)
La loi de la réfraction s'écrit n1sinθ1=n2sinθ2. Avec l'air, n1=1,00 :
sinθ2sinθ1=n
Hypothèse justifiée : « le rapport des sinus sera le même à tous les angles, et il donnera l'indice du plexiglas ». Variable indépendante θ1, dépendante θ2 ; contrôlées : le même bloc, le rayon visant toujours le centre, les angles lus depuis la normale.
Le rayon réfracté part du centre de la face plane, qui est aussi le centre de la face courbe : il suit un rayon du cercle, donc il frappe la face courbe selon la NORMALE et n'est pas dévié. Ainsi, l'angle lu sur le bord du disque est bien θ2 ; avec un bloc rectangulaire, une seconde réfraction fausserait la lecture.
b)
Rapport des angles : à 80∘, 4180≈1,95, mais à 10∘, 710≈1,43. Il augmente avec l'angle : ce n'est pas une constante, et la proposition de l'élève ne mène nulle part.
Rapport des sinus à 50∘ :
sin31∘sin50∘=0,5150,766≈1,49
À 10∘, le même calcul donne 1,42 : aux petits angles, une erreur de lecture de 1∘ sur 7∘ pèse 14%. Un seul rapport ne suffit donc pas ; le graphique utilise toutes les mesures à la fois.
Piège : calculatrice en radians. sin50 en radians vaut −0,26, et l'indice deviendrait absurde.
Ils s'alignent sur une droite qui passe par l'origine, ce qui confirme l'hypothèse. Sa pente, avec l'origine et le point de la droite d'abscisse 0,600 (ordonnée 0,892) :
n=0,6000,892≈1,49
La valeur des tables pour le plexiglas (PMMA) est 1,49 : excellente concordance.
d)
Le rayon passe du plexiglas à l'air : la réflexion totale commence quand le rayon émergent frôle la surface.
sinθc=1,491,00, donc θc≈42,2∘
v=nc=1,493,00×108≈2,01×108 m/s
L'observation à 42∘, lue au degré près, concorde avec 42,2∘ : la prédiction est vérifiée, ce qui valide l'indice par une seconde méthode indépendante.
Sécurité : on garde le faisceau à hauteur de table, jamais vers les yeux, et on surveille le rayon réfléchi par la face plane.
Grille : démarche complète. Représentation (hypothèse tirée de la loi de la réfraction), plan (rôle du demi-cylindre), mise en œuvre (rapports, linéarisation par les sinus, pente), conclusion (comparaison aux tables et vérification par l'angle critique).
Une copie de niveau A explique pourquoi la face courbe ne dévie pas le rayon, rejette le rapport des angles par les données, et tire n de la pente plutôt que d'un seul point.
Une copie de niveau C calcule un indice correct à partir d'un seul couple de mesures, sans graphique ni discussion des petits angles.
Le sinus de l'angle d'incidence en fonction du sinus de l'angle de réfraction
Exercice 10 : Le banc d'optique : trouver la distance focale d'une lentille
Question : « Quelle est la distance focale de la lentille convergente marquée L3 ? » Sur un banc d'optique gradué au millimètre, on place un objet lumineux (une lettre F découpée, de 2,0 cm de haut, éclairée par derrière), la lentille, puis un écran (Document 1). Pour chaque distance objet-lentille do, on déplace l'écran jusqu'à obtenir l'image la plus nette et on note la distance lentille-écran di (Document 2).
L'image reste nette quand on déplace l'écran d'environ 0,5 cm de part et d'autre : c'est la zone de netteté. Pour do=20,0 cm, l'image mesure 6,0 cm et elle est renversée.
Document 1 : le banc d'optique (hauteurs agrandies)
do (cm)
20,0
25,0
30,0
40,0
50,0
60,0
di (cm)
59,5
37,8
30,2
23,8
21,5
20,1
Document 2 : les positions de l'image nette
a) Nommez les variables. L'équipe veut aussi essayer do=10,0 cm. Que verra-t-elle sur l'écran, et pourquoi ?
b) Calculez f avec la première ligne du tableau, puis la moyenne des six valeurs de f et son incertitude par la demi-étendue.
c) Tracez di1 en fonction de do1. Quelle est l'ordonnée à l'origine de la droite de pente −1 ajustée sur les points, et quelle distance focale donne-t-elle ?
d) Calculez le grandissement prévu par G=−dodi pour do=20,0 cm et comparez-le au grandissement mesuré. Concluez, avec deux sources d'erreur.
Voir la correction
Réponses
a)VI : do ; VD : di ; à 10 cm, l'objet est entre F et la lentille : image virtuelle, rien de net sur l'écran
b)f1≈14,97 cm ; moyenne 15,0 cm ; demi-étendue 0,07 cm
c)Ordonnée à l'origine ≈0,0666 cm⁻¹, donc f≈15,0 cm
d)G=−20,059,5≈−2,98, mesuré −3,0 : écart inférieur à 1%, concordance
a)
Variable indépendante : la distance objet-lentille do, qu'on choisit. Variable dépendante : la distance lentille-image di, qu'on trouve en cherchant la netteté. Variables contrôlées : la même lentille, le même objet, l'objet et l'écran perpendiculaires à l'axe, la lentille centrée sur l'axe.
Pour do=10,0 cm, l'objet est entre la lentille et son foyer (la focale attendue est d'environ 15 cm). La relation donne di1=151−101<0 : l'image est VIRTUELLE, du même côté que l'objet. Aucune image ne se forme sur l'écran, quelle que soit sa position ; on la verrait en regardant à travers la lentille, comme avec une loupe.
Prévoir ce résultat évite d'interpréter un écran flou comme une erreur de manipulation.
b)
Première ligne :
f1=20,01+59,51≈0,0668 cm⁻¹, donc f≈14,97 cm
Les six valeurs : 14,97 ; 15,05 ; 15,05 ; 14,92 ; 15,03 ; 15,06 cm.
Moyenne : f≈15,0 cm ; demi-étendue : 215,06−14,92=0,07 cm.
Attention : la demi-étendue est petite parce que les mesures sont régulières, mais la zone de netteté de ±0,5 cm sur di donne une incertitude plus grande. Pour la dernière ligne, di=19,6 cm donne f≈14,77 cm et di=20,6 cm donne f≈15,33 cm, soit près de ±0,3 cm. On retient honnêtement f=15,0±0,3 cm.
Piège : additionner les distances, 20,0+59,51, ou oublier d'inverser à la fin.
La relation di1=−do1+f1 est celle d'une droite de pente −1 dont l'ordonnée à l'origine vaut f1. Les points s'alignent bien sur une telle droite ; ajustée sur les six points, son ordonnée à l'origine vaut la moyenne des sommes do1+di1 :
f1≈0,0666 cm⁻¹, donc f≈0,06661≈15,0 cm
La droite coupe aussi l'axe horizontal en f1 : les deux intersections avec les axes doivent être égales, un contrôle visuel immédiat de la qualité du tracé.
Ce graphique transforme une relation en inverses, difficile à lire, en droite : c'est la linéarisation, le geste qui permet de tester une loi avec toutes les mesures à la fois.
d)
Grandissement prévu :
G=−dodi=−20,059,5≈−2,98
Grandissement mesuré : hohi=2,0−6,0=−3,0 (image renversée). Écart : environ 0,8%, bien moins que l'incertitude sur la hauteur de l'image lue au millimètre. Les deux concordent.
Conclusion : la lentille L3 a une distance focale de 15,0±0,3 cm, obtenue par deux traitements concordants (moyenne des calculs et linéarisation), et la relation de conjugaison prédit correctement le grandissement.
Sources d'erreur : la zone de netteté (le plus grand effet), la position du centre de la lentille sur sa monture (les distances se mesurent depuis le centre optique), un objet ou un écran pas tout à fait perpendiculaire à l'axe.
Amélioration : chercher la netteté en approchant l'écran d'un côté puis de l'autre, et prendre le milieu des deux positions.
Grille : démarche complète. Représentation (prévision de l'image virtuelle), plan (variables, zone de netteté), mise en œuvre (calculs de f, linéarisation), conclusion (valeur avec incertitude, vérification par le grandissement, sources d'erreur).
Une copie de niveau A justifie l'absence d'image à 10 cm, donne f avec une incertitude qui tient compte de la zone de netteté, et vérifie par une seconde méthode.
Une copie de niveau C calcule correctement les six focales mais conclut sans incertitude, ou annonce une incertitude de 0,07 cm sans regarder la zone de netteté.
L'inverse de la distance image en fonction de l'inverse de la distance objet
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Contactez-moi pour une première séance. On prépare ensemble les laboratoires et les rapports du volet pratique de physique de cinquième secondaire, de l'hypothèse à la conclusion.