Calcul différentiel 201-103 • Sciences humaines au cégep à Montréal
Exercices corrigés : la différentielle et l'approximation (201-103)
Ces dix exercices corrigés portent sur la différentielle, c'est-à-dire sur la dérivée employée pour ESTIMER une variation plutôt que pour la décrire. C'est l'outil de toutes les phrases qui commencent par « au rythme actuel », et de toutes celles qui finissent par « à tant près ».
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs, comme dans les listes des manuels : trois différentielles dy=f′(a)dx, quatre estimations par l'approximation linéaire, de 63, 328, 4,021 et (1,98)5, puis la propagation des erreurs relatives sur une puissance, un produit et un quotient, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Le fil de la série tient en une phrase : l'approximation linéaire suit la TANGENTE alors que la réalité suit la COURBE, et l'écart entre les deux croît comme le carré du pas. Savoir de combien on se trompe, et dans quel sens, vaut autant que l'estimation elle-même.
Trois pièges sont désignés nommément : croire que la différentielle est l'accroissement réel, soustraire des incertitudes relatives au lieu de les additionner, et concentrer l'effort de mesure sur la grandeur la plus grosse plutôt que sur la moins bien connue.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•dy=f′(a)dx est la variation le long de la TANGENTE ; Δy=f(a+dx)−f(a) est celle le long de la COURBE.
•LINÉARISATION : L(x)=f(a)+f′(a)(x−a). C'est l'équation de la tangente, et rien d'autre.
•L'erreur de linéarisation vaut environ 21∣f′′(a)∣(Δx)2 : elle croît comme le CARRÉ du pas.
•f′′>0 met la tangente SOUS la courbe, donc dy sous-estime. f′′<0 la met au-dessus, donc dy surestime.
•Une linéarisation ne voit ni maximum, ni plafond, ni retournement : la courbure est exactement ce qu'elle ignore.
•ERREURS RELATIVES : RdR=pdp+qdq pour un produit, et une puissance MULTIPLIE l'erreur par son exposant.
•Pour un QUOTIENT, les taux de variation se soustraient mais les INCERTITUDES s'additionnent en valeur absolue : le pire cas ne se compense jamais.
•Marge sur un taux AU : ∣du∣≤A∣dU∣+A2U∣dA∣.
•On ne commente jamais une variation inférieure à la marge d'incertitude, et tout taux publié va avec sa marge.
•Sensibilité relative d'un placement : VV′=1+r−n pour V=(1+r)nK, le nombre n étant l'échéance.
•Problème inverse : pour obtenir une précision donnée sur un produit, la SOMME des précisions relatives, pondérées par les exposants, doit tenir sous la cible.
•L'effort de mesure va à la variable dont l'exposant multiplié par la précision relative est le plus grand, jamais à celle dont la valeur est la plus grande.
•Salaire réel W=I100S : WW′=SS′−II′. Une hausse nominale sous l'inflation est une baisse.
Calculs : les différentielles et les estimations à calculer
Exercice 0.1 : Calculer une différentielle et estimer par la tangente : dix calculs directs
Aux lignes a) à c), calculez la différentielle dy=f′(a)dx au point et pour l'écart indiqués. Aux lignes d) à g), estimez le nombre demandé par l'approximation linéaire L(a+dx)=f(a)+f′(a)dx, SANS la touche correspondante de la calculatrice. Aux lignes h) à j), donnez l'erreur relative maximale sur y, en pour cent.
Une seule méthode : choisir la fonction f et le point a où tout se calcule de tête, un carré ou un cube parfait ; calculer f(a) et f′(a) ; multiplier f′(a) par l'écart dx, avec son signe. Pour une erreur relative, on écrit ydy à partir de la différentielle : un exposant multiplie l'erreur relative, et dans le pire cas les erreurs relatives s'ADDITIONNENT, pour un produit comme pour un quotient.
a) y=x3−2x, en a=2, avec dx=0,5 : dy.
b) y=6x, en a=36, avec dx=3 : dy.
c) y=x200, en a=20, avec dx=−0,4 : dy.
d) Estimez 63.
e) Estimez 328.
f) Estimez 4,021.
g) Estimez (1,98)5.
h) y=x3, avec x connu à 2 % près ; puis y=x1, avec x connu à 4 % près.
i) y=uv2, avec u connu à 0,8 % près et v à 1,2 % près.
j) y=vu, avec u connu à 2 % près et v à 0,6 % près.
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Réponses
a)dy=(3a2−2)dx ; dy=5
b)dy=a3dx ; dy=1,5
c)dy=−a2200dx ; dy=0,2
d)63≈8−161 ; 7,9375
e)328≈3+271 ; 3,0370
f)4,021≈41−160,02 ; 0,24875
g)(1,98)5≈32−80×0,02 ; 30,4
h)ydy=nxdx ; 6 % et 2 %
i)ydy=udu+2vdv ; 3,2 %
j)ydy≤udu+vdv ; 2,6 %
Le geste qui décide de tout : la différentielle suit la TANGENTE, donc tout se calcule au point de départ a, jamais au point d'arrivée. On prend f′(a), on le multiplie par l'écart, et l'on n'évalue jamais f ailleurs qu'en a.
a)
f′(x)=3x2−2, donc f′(2)=10 et dy=10×0,5=5. Piège : confondre dy avec l'accroissement réel, Δy=f(2,5)−f(2)=10,625−4=6,625 ; la différentielle n'en est qu'une estimation.
b)
f′(x)=2x6=x3, donc f′(36)=63=0,5 et dy=0,5×3=1,5.
c)
f′(x)=−x2200, donc f′(20)=−400200=−0,5 et dy=−0,5×(−0,4)=0,2. Piège : le signe. x DIMINUE et x200 est décroissante, donc y AUGMENTE : dy est positif.
d)
f(x)=x, a=64, dx=−1 : f′(64)=2×81=161, donc 63≈8−161=7,9375. La calculatrice donne 7,9373 : l'estimation dépasse de deux dix-millièmes, parce que la tangente passe au-dessus d'une courbe concave. Piège : partir de 49, beaucoup plus loin, ce qui donne 7+1414=8.
e)
f(x)=3x, a=27, dx=1 : f′(x)=33x21, donc f′(27)=3×91=271 et 328≈3+271≈3,0370. La calculatrice donne 3,0366.
f)
f(x)=x1, a=4, dx=0,02 : f′(4)=−161, donc 4,021≈0,25−160,02=0,25−0,00125=0,24875. Piège : oublier le signe moins de la dérivée de x1 et AJOUTER 0,00125, alors que diviser par un nombre plus grand donne moins.
g)
f(x)=x5, a=2, dx=−0,02 : f′(2)=5×24=80, donc (1,98)5≈32+80×(−0,02)=32−1,6=30,4. La valeur exacte est 30,4316 : l'écart vient de la courbure, qui reste petite parce que dx l'est.
h)
Pour y=xn, dy=nxn−1dx, donc ydy=nxdx : l'exposant multiplie l'erreur relative. Pour y=x3 : 3×2=6 %. Pour y=x−21 : −21×4=2 %. Piège : garder le signe de l'exposant, alors qu'une marge d'erreur s'exprime en valeur absolue.
i)
lny=lnu+2lnv, donc ydy=udu+2vdv. Dans le pire cas : 0,8+2×1,2=3,2 %. Piège : oublier l'exposant de v et trouver 2 %.
j)
ydy=udu−vdv. Dans le pire cas les deux erreurs vont en sens contraires, donc la marge est 2+0,6=2,6 %. Piège : soustraire les marges et annoncer 1,4 %, ce qui suppose que les deux erreurs se compensent toujours.
Contrôle : pour une estimation, la calculatrice donne la vraie valeur, qui doit être TRÈS proche sans être égale ; si l'écart dépasse quelques millièmes, le point de départ ou le signe de dx est faux. Pour une erreur relative, on recalcule y avec chaque donnée poussée à sa marge dans le sens défavorable : l'écart relatif obtenu est très proche de la marge annoncée.
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Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : La différentielle et l'accroissement réel
La dérivée dit à quelle vitesse une grandeur change ; la DIFFÉRENTIELLE s'en sert pour estimer de combien elle changera. Les deux notions sont la même, écrites autrement, et tout l'enjeu est de savoir de combien l'estimation se trompe.
Le nombre d'usagers servis par un programme vaut U(b)=140b, où b est le budget en milliers de dollars. Le budget actuel est de 900 milliers de dollars.
a) Calculez U(900) et U′(900).
b) Le budget passe de 900 à 940. Calculez la différentielle dU=U′(900)db et l'accroissement réel ΔU.
c) Donnez l'erreur commise, en valeur absolue et en pourcentage de ΔU.
d) Recommencez pour un budget porté à 1 000. Par quel facteur l'erreur est-elle multipliée ?
e) La différentielle surestime-t-elle ou sous-estime-t-elle ? Répondez par une propriété de la courbe.
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Réponses
a)U(900)=4200 usagers et U′(900)=37≈2,333 usager par millier de dollars.
b)dU≈93,33 contre ΔU≈92,32 usagers.
c)Erreur de 1,01 usager, soit environ 1,1 % de l'accroissement.
d)Erreur de 6,14 usagers, soit six fois plus : elle croît comme le carré du pas.
e)Elle surestime : U′′<0, donc la courbe est sous sa tangente.
a)
U(900)=140900=140×30=4200 usagers. En écrivant U(b)=140b1/2 : U′(b)=70b−1/2=b70, donc U′(900)=3070≈2,333 usagers par millier de dollars.
b)
Avec db=40 : dU=2,333×40≈93,33 usagers. L'accroissement réel vaut ΔU=U(940)−U(900)=140940−4200=140×30,6594−4200≈4292,32−4200=92,32 usagers. La différentielle est la variation le long de la TANGENTE, l'accroissement réel est la variation le long de la COURBE ; la figure montre l'écart entre les deux.
c)
L'erreur vaut 93,33−92,32≈1,01 usager, soit environ 1,1 % de l'accroissement réel. Sur une décision budgétaire, se tromper d'un usager sur quatre-vingt-douze est parfaitement acceptable : c'est ce qui justifie l'emploi de la différentielle plutôt que du calcul exact.
d)
Avec db=100 : dU=2,333×100≈233,33, alors que ΔU=1401000−4200≈4427,19−4200=227,19. L'erreur passe à 6,14 usagers, soit environ six fois l'erreur précédente pour un pas seulement deux fois et demie plus grand. Ce n'est pas une coïncidence : l'erreur de l'approximation linéaire croît comme le CARRÉ du pas, et 2,52=6,25, ce qui colle.
e)
Elle SURESTIME, dans les deux cas. La raison est la concavité : U′′(b)=−35b−3/2<0, donc la courbe est concave vers le bas et se situe EN DESSOUS de sa tangente. La règle générale est simple à retenir et vaut pour tout le chapitre : si f′′<0, la tangente passe au-dessus et la différentielle surestime ; si f′′>0, la tangente passe en dessous et la différentielle sous-estime. Pour un budget, cela veut dire que l'estimation linéaire est toujours un peu optimiste sur le nombre d'usagers gagnés.
Exercice 2 : L'approximation linéaire pour prévoir sans recalculer
Une LINÉARISATION remplace une fonction par sa tangente autour d'un point. C'est ce que fait tout rapport qui écrit « au rythme actuel », et c'est valable sur un petit intervalle seulement.
On reprend le taux de diplomation ajusté au chapitre 3 : D(t)=71,2+t−0,05t2, en pourcentage, t années après 2014.
a) Écrivez la linéarisation L(t) de D autour de t=8.
b) Estimez D(9) par L(9), comparez à la valeur exacte et donnez l'erreur.
c) Estimez D(12) par L(12), comparez, et donnez l'erreur.
d) Expliquez pourquoi l'erreur est seize fois plus grande en c) qu'en b).
e) Le vrai maximum de D est en t=10. La linéarisation peut-elle le prévoir ? Justifiez.
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Réponses
a)L(t)=76+0,2(t−8).
b)L(9)=76,2 contre D(9)=76,15 : erreur de 0,05 point.
c)L(12)=76,8 contre D(12)=76,0 : erreur de 0,80 point.
d)Le pas est multiplié par 4, donc l'erreur par 42=16.
e)Non : une droite ignore la courbure, donc elle ne voit ni maximum ni plafond.
a)
D(8)=71,2+8−0,05×64=71,2+8−3,2=76,0 et D′(t)=1−0,1t, donc D′(8)=0,2. La linéarisation est L(t)=D(8)+D′(8)(t−8)=76+0,2(t−8). C'est exactement l'équation de la tangente, et c'est la phrase « au rythme actuel de 0,2 point par année » écrite en symboles.
b)
L(9)=76+0,2=76,2 %. La valeur exacte vaut D(9)=71,2+9−0,05×81=71,2+9−4,05=76,15 %. L'erreur est de 0,05 point, négligeable devant la précision d'une statistique de diplomation.
c)
L(12)=76+0,2×4=76,8 %. La valeur exacte vaut D(12)=71,2+12−0,05×144=71,2+12−7,2=76,0 %. L'erreur est de 0,8 point, seize fois plus grande, et elle est cette fois du même ordre que les variations que l'on cherche à mesurer : la prévision est inutilisable.
d)
Parce que l'erreur d'une approximation linéaire croît comme le CARRÉ du pas. Ici le pas passe de 1 à 4 années, donc l'erreur est multipliée par 42=16. On peut le vérifier exactement sur une parabole : l'écart entre D et sa tangente en 8 vaut −0,05(t−8)2, soit −0,05 pour t=9 et −0,80 pour t=12. Sur une fonction du second degré, l'erreur de linéarisation est donc connue à l'avance, ce qui n'est pas le cas en général.
e)
Non, jamais. Une droite de pente 0,2 est strictement croissante, donc L n'a ni maximum ni changement de sens : elle annonce un taux de diplomation qui monte indéfiniment, ce qui est faux dès t=10 et absurde bien au-delà : elle atteint 79 % à t=24 et finirait par dépasser 100 %. Une linéarisation ne peut pas voir ce que la COURBURE porte, c'est-à-dire ni un maximum, ni un plafond, ni un retournement. C'est le prix de sa simplicité, et c'est pourquoi toute phrase du type « au rythme actuel, dans quinze ans » doit être lue comme une extrapolation, au même titre que celles du premier chapitre.
Exercice 3 : Les erreurs relatives qui s'additionnent
Une donnée de sciences humaines n'est jamais exacte : elle est connue à quelques pour cent près. Quand on la combine avec une autre, les incertitudes ne se compensent pas, elles s'ajoutent, et la différentielle dit exactement comment.
La règle est la même que celle des taux relatifs du chapitre 5, appliquée à une erreur au lieu d'une vitesse.
a) Pour R=pq, écrivez RdR en fonction de pdp et qdq, et donnez la marge du pire cas si p est connu à 1,5 % près et q à 2,5 % près.
b) Pour un revenu par habitant PY, avec Y connu à 1 % près et P à 0,5 % près, donnez la marge du pire cas.
c) Une aire est estimée par A=πr2 à partir d'un rayon connu à 3 % près. Quelle est la marge sur A ?
d) Reprenez a) avec p=24 dollars et q=540 unités : donnez R et sa marge absolue, au dollar.
e) Pour un quotient, les erreurs relatives se soustraient-elles ? Répondez précisément.
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Réponses
a)RdR=pdp+qdq, donc au pire 4 %.
b)Au pire 1,5 %.
c)AdA=2rdr, donc 6 %.
d)R=12960 dollars, à environ 518 dollars près.
e)Non : les taux de variation se soustraient, les incertitudes s'additionnent en valeur absolue.
a)
En dérivant logarithmiquement, RdR=pdp+qdq. Les deux erreurs pouvant être de n'importe quel signe, le PIRE CAS additionne leurs valeurs absolues : RdR≤1,5+2,5=4 %. Il faut lire « au pire » et non « en moyenne » : si les deux erreurs sont de signes contraires elles se compensent partiellement, mais on ne peut pas compter dessus.
b)
Y/Pd(Y/P)=YdY−PdP, et le pire cas additionne encore les valeurs absolues : 1+0,5=1,5 %. Le signe moins de la formule ne réduit pas la marge, parce qu'une erreur négative sur P combinée à une erreur positive sur Y produit précisément le cumul.
c)
AdA=2rdr, l'exposant 2 sortant par la dérivation logarithmique. La marge vaut donc 2×3=6 %. Une puissance MULTIPLIE l'erreur relative par son exposant, ce qui est la raison pour laquelle on ne mesure jamais une aire ou un volume en mesurant seulement une longueur, quand on peut faire autrement.
d)
R=24×540=12960 dollars, et la marge vaut 4 % de ce montant, soit 0,04×12960≈518 dollars. On écrira donc « 12960 dollars, à 518 dollars près », et l'on se gardera de commenter un écart de 200 dollars d'un mois à l'autre.
e)
Non. Ce sont les TAUX DE VARIATION qui se soustraient, parce qu'ils ont un signe connu ; les INCERTITUDES, elles, n'ont pas de signe, donc leurs valeurs absolues s'additionnent. La différence est fondamentale et se dit en une phrase : pour une vitesse, xx′−yy′ ; pour une incertitude, xdx+ydy. Confondre les deux conduit à annoncer une précision que l'on n'a pas, ce qui est la faute la plus grave d'un rapport quantitatif.
Exercice 4 : La valeur d'une obligation et la sensibilité au taux
Un placement à revenu fixe qui verse 1 000 dollars dans cinq ans vaut aujourd'hui moins que 1 000 dollars, et sa valeur dépend du taux d'intérêt. La différentielle mesure exactement de combien elle bouge quand le taux bouge.
La valeur actualisée est V(r)=(1+r)51000 dollars, où r est le taux annuel. Aujourd'hui r=4 %. La figure ci-dessous représente la situation.
a) Calculez V(0,04) au cent près.
b) Calculez V′(r) et évaluez-la en r=0,04.
c) La banque centrale relève son taux de 0,25 point. Estimez la variation de V par la différentielle, puis comparez à la valeur exacte.
d) Calculez la sensibilité RELATIVE V(r)V′(r) et exprimez en pourcentage l'effet d'une hausse de 0,25 point.
e) Expliquez en une phrase pourquoi la valeur d'une obligation baisse quand les taux montent.
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Réponses
a)V(0,04)≈821,93 dollars.
b)V′(r)=(1+r)6−5000, donc V′(0,04)≈−3951,6 dollars.
c)dV≈−9,88 dollars contre −9,81 dollar en réalité.
d)VV′=1+r−5≈−4,808, soit −1,20 % pour +0,25 point.
e)Le montant promis est fixe : si les taux montent, ce montant s'obtient en plaçant moins aujourd'hui.
a)
(1,04)5≈1,216653, donc V(0,04)=1,2166531000≈821,93 dollars.
b)
On écrit V(r)=1000(1+r)−5, donc V′(r)=−5000(1+r)−6=(1+r)6−5000. En r=0,04 : (1,04)6≈1,265319, donc V′(0,04)≈−3951,6 dollars par unité de taux. L'unité est déroutante et il faut la lire correctement : une hausse d'UN POINT entier de taux, c'est-à-dire dr=0,01, ferait perdre environ 39,52 dollars.
c)
Avec dr=0,0025 : dV=−3951,6×0,0025≈−9,88 dollars. La valeur exacte vaut V(0,0425)=(1,0425)51000≈812,12 dollars, soit une baisse réelle de 9,81 dollar. L'estimation se trompe de 7 cents sur près de dix dollars, ce qui est amplement suffisant pour une salle de marché comme pour un examen.
d)
V(r)V′(r)=1000(1+r)−5−5000(1+r)−6=1+r−5, soit 1,04−5≈−4,808 par unité de taux. Pour dr=0,0025 : −4,808×0,0025≈−0,01202, c'est-à-dire −1,20 %. On retrouve bien −0,01202×821,93≈−9,88 dollars. Le nombre 5 qui apparaît au numérateur est l'ÉCHÉANCE du placement : plus l'échéance est lointaine, plus la valeur est sensible au taux, ce que les gestionnaires appellent la duration.
e)
Parce qu'un placement déjà émis promet un montant FIXE : si les taux montent, le même montant peut désormais s'obtenir en plaçant moins d'argent aujourd'hui, donc le droit à ce montant vaut moins cher. La valeur actualisée et le taux varient toujours en sens contraires, et le calcul le dit par le signe négatif de V′, sans qu'aucune interprétation financière ne soit nécessaire.
Exercice 5 : Quand l'approximation linéaire devient mauvaise
Une linéarisation n'est pas fausse, elle est LOCALE. Le seul endroit où elle se trompe gravement est celui où la courbure est forte, et le modèle de file d'attente du chapitre 2 en donne le cas extrême.
On reprend W(ρ)=1−ρρ, le temps d'attente en durées de service, et l'on linéarise autour de ρ=0,80.
a) Calculez W(0,80) et W′(0,80), puis écrivez la linéarisation L(ρ).
b) Estimez W(0,85) par L, comparez à la valeur exacte et donnez l'erreur relative.
c) Recommencez pour ρ=0,90 puis ρ=0,95.
d) Calculez W′′(0,80) et dites ce que ce nombre annonce.
e) Un gestionnaire prévoit l'attente à 95 % d'utilisation « au rythme actuel ». De combien se trompe-t-il, et dans quel sens ?
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Réponses
a)W(0,80)=4, W′(0,80)=25, L(ρ)=4+25(ρ−0,80).
b)5,25 contre 5,67 : erreur d'environ 7,4 %.
c)6,5 contre 9, puis 7,75 contre 19 : erreur de 28 % puis de 59 %.
d)W′′(0,80)=250 : la courbure est énorme, donc l'approximation se dégrade vite.
e)De plus de onze durées de service, PAR DÉFAUT : W′′>0, la courbe passe au-dessus de sa tangente.
a)
W(0,80)=0,200,80=4 durées de service. W′(ρ)=(1−ρ)21, donc W′(0,80)=0,041=25. La linéarisation est L(ρ)=4+25(ρ−0,80).
b)
L(0,85)=4+25×0,05=5,25, alors que W(0,85)=0,150,85≈5,667. L'erreur vaut 0,417, soit environ 7,4 % de la valeur exacte. Déjà, sur cinq points de pourcentage, l'approximation perd de sa valeur.
c)
L(0,90)=4+2,5=6,5 contre W(0,90)=9 : erreur de 2,5, soit 28 %. L(0,95)=4+3,75=7,75 contre W(0,95)=19 : erreur de 11,25, soit 59 %. L'approximation ne se dégrade pas, elle s'effondre : elle annonce huit durées de service là où il y en aura dix-neuf.
d)
W′(ρ)=(1−ρ)−2, donc W′′(ρ)=2(1−ρ)−3=(1−ρ)32, et W′′(0,80)=0,0082=250. Cette valeur énorme annonce précisément ce que la question c) constate : l'erreur de linéarisation vaut environ 21W′′(Δρ)2, soit 125×0,052=0,31 pour le premier pas, du bon ordre de grandeur. Pour le dernier pas, l'estimation elle-même échoue, parce que W′′ n'est plus constante sur l'intervalle : on s'approche de l'asymptote.
e)
Il annonce 7,75 durées de service au lieu de 19, donc il se trompe de plus de onze, et il se trompe PAR DÉFAUT : la courbe est convexe, W′′>0, donc elle passe au-dessus de sa tangente. C'est le sens d'erreur le plus dangereux pour un service public, celui qui rassure : le gestionnaire prévoit une file deux fois et demie plus courte qu'elle ne sera. La règle à retenir tient en une phrase : près d'une asymptote, toute phrase commençant par « au rythme actuel » est fausse, et elle est fausse du côté optimiste.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : L'incertitude sur un taux : jusqu'où peut-on commenter ?
Un taux publié est un quotient de deux nombres eux-mêmes estimés. La différentielle transforme les incertitudes de ces deux nombres en une marge sur le taux, et cette marge décide de ce qu'un rapport a le droit de commenter.
Une enquête estime U=24800 chômeurs à 400 près et une population active A=412000 personnes à 2000 près.
a) Calculez le taux de chômage u=AU en pourcentage, au millième.
b) Écrivez du par la différentielle du quotient, puis majorez ∣du∣ dans le pire cas.
c) Exprimez cette marge en points de pourcentage, au millième.
d) Le chapitre 5 a établi une baisse de 0,175 point sur l'année. Cette baisse est-elle commentable ?
e) Énoncez la règle qu'un rapport quantitatif doit suivre avant de commenter une variation.
Voir la correction
Réponses
a)u≈6,019 %.
b)∣du∣≤A∣dU∣+A2U∣dA∣.
c)Environ 0,126 point : le taux est entre 5,893 % et 6,145 %.
d)Non : 0,175 point est du même ordre que la marge d'un seul relevé.
e)On ne commente jamais une variation inférieure à la marge, et on publie toujours la marge.
a)
u=41200024800≈0,060194, soit 6,019 %.
b)
du=A2dUA−UdA=AdU−A2UdA. Les deux erreurs sont de signe inconnu, donc le pire cas additionne les valeurs absolues : ∣du∣≤A∣dU∣+A2U∣dA∣. C'est encore la règle du chapitre : pour un quotient, les taux de variation se soustraient, les INCERTITUDES s'additionnent.
c)
412000400≈0,000971 et 412000224800×2000=16974400000049600000≈0,000292. La somme vaut environ 0,001263, soit 0,126 point de pourcentage. Le taux doit donc s'écrire 6,019 % à 0,126 point près, c'est-à-dire quelque part entre 5,893 % et 6,145 %.
d)
Non, ou du moins pas telle quelle. La baisse annoncée, 0,175 point, est du même ORDRE DE GRANDEUR que la marge d'un seul relevé, 0,126 point. Or une variation compare DEUX relevés, chacun portant sa propre marge : l'incertitude sur la différence est donc plus grande encore, de l'ordre de 0,25 point dans le pire cas. La baisse observée est parfaitement compatible avec une absence de variation, et titrer sur le recul du chômage n'est pas soutenu par les nombres.
e)
La règle tient en une phrase : on ne commente jamais une variation inférieure à la marge d'incertitude. Elle a deux conséquences pratiques. D'abord, tout taux publié doit l'être avec sa marge, faute de quoi le lecteur ne peut rien en faire. Ensuite, une variation qui tombe sous la marge ne doit pas être dite nulle, ce qui serait une autre affirmation non soutenue, mais NON MESURABLE par l'enquête telle qu'elle a été conduite. Augmenter la taille de l'échantillon est alors le seul moyen de trancher, et l'exercice 7 montre comment fixer la précision à exiger.
Les exercices précédents partaient des incertitudes pour aboutir à une marge. La question de terrain est l'inverse : on veut une précision donnée sur le résultat, et l'on cherche la précision à exiger sur chaque donnée.
Le budget d'un programme vaut B=cn, où c est le coût unitaire et n le nombre de bénéficiaires, estimé autour de 12400 personnes.
a) Écrivez BdB et donnez la condition sur les deux précisions relatives pour que B soit connu à 1 % près.
b) Le coût unitaire est connu à 0,4 % près. Quelle précision relative faut-il sur n ?
c) Traduisez cette précision en nombre de personnes, à l'unité.
d) Le modèle est en réalité B=cn1,2, les coûts croissant plus vite que l'effectif. Reprenez b) et c).
e) Sur laquelle des deux données faut-il concentrer l'effort de mesure, et pourquoi ?
Voir la correction
Réponses
a)BdB=cdc+ndn : la SOMME des précisions relatives doit tenir sous 1 %.
b)0,6 % sur l'effectif.
c)0,006×12400≈74 personnes.
d)0,5 % et 62 personnes : l'exposant 1,2 resserre l'exigence.
e)Sur celle dont l'exposant est le plus grand, jamais sur celle dont la valeur est la plus grande.
a)
Par dérivation logarithmique, BdB=cdc+ndn. Dans le pire cas, BdB≤cdc+ndn, donc la condition est que la SOMME des deux précisions relatives ne dépasse pas 1 %.
b)
ndn≤1−0,4=0,6 %. Le budget de précision, si l'on peut dire, se partage : chaque dixième de point consenti au coût unitaire est retiré à l'effectif.
c)
0,006×12400=74,4, donc il faut connaître l'effectif à 74 personnes près. C'est une contrainte d'enquête concrète, qui se traduit en taille d'échantillon ou en qualité de fichier administratif.
d)
Avec l'exposant 1,2 : BdB=cdc+1,2ndn. La condition devient 1,2ndn≤0,6 %, donc ndn≤0,5 %, ce qui fait 0,005×12400=62 personnes. L'exposant supérieur à 1 AMPLIFIE l'erreur sur l'effectif, donc il resserre l'exigence.
e)
Sur celle dont le COEFFICIENT est le plus grand dans la somme des erreurs relatives, ici l'effectif, qui pèse 1,2 contre 1 pour le coût unitaire. La règle générale, valable pour B=cαnβ, est que la contribution de chaque donnée à l'erreur du résultat vaut son exposant multiplié par sa propre précision relative. Il faut noter que cette règle ne parle jamais de la TAILLE des grandeurs : que le coût unitaire vaille 12 dollars ou 12 000, il pèse dans l'erreur exactement autant que son exposant le dit. Concentrer l'effort de mesure sur le gros nombre plutôt que sur l'exposant élevé est l'erreur de méthode la plus fréquente dans un devis de recherche.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune de ces cinq phrases a été entendue en classe. Dites si elle est vraie ou fausse, et si elle est fausse, écrivez l'énoncé correct.
Une correction qui se contente de dire « faux » ne vaut aucun point : c'est la phrase juste qui est demandée.
a) La différentielle dy est égale à l'accroissement réel Δy.
b) Une erreur relative de 2 % sur chaque facteur d'un produit donne 2 % d'erreur sur le produit.
c) Pour un quotient, les erreurs relatives se soustraient.
d) L'approximation linéaire est d'autant meilleure que la fonction prend de grandes valeurs.
e) Si f′′>0, la tangente passe au-dessus de la courbe.
Voir la correction
Réponses
a)Faux : dy suit la tangente, Δy suit la courbe.
b)Faux : les erreurs relatives s'additionnent, donc 4 %.
c)Faux : les taux se soustraient, les incertitudes s'additionnent en valeur absolue.
d)Faux : c'est la courbure et la taille du pas qui décident, pas la taille de f.
e)Faux : f′′>0 met la tangente SOUS la courbe.
a)
FAUX. dy=f′(a)dx est la variation le long de la TANGENTE, alors que Δy=f(a+dx)−f(a) est la variation le long de la COURBE. Les deux ne coïncident que si f est affine, ou à la limite quand dx tend vers 0. L'exercice 1 chiffre l'écart : 93,33 contre 92,32. Énoncé correct : dy APPROCHE Δy, avec une erreur qui croît comme le carré du pas.
b)
FAUX. Les erreurs relatives s'ADDITIONNENT : 2+2=4 %. L'exercice 3 le montre. Une manière de s'en convaincre sans formule : majorer les deux facteurs de 2 % multiplie le produit par 1,022=1,0404, donc environ 4 %. Énoncé correct : l'erreur relative d'un produit est la somme des erreurs relatives de ses facteurs.
c)
FAUX, et c'est la confusion la plus subtile du chapitre. Ce sont les TAUX DE VARIATION qui se soustraient, parce qu'ils ont un signe connu ; les INCERTITUDES n'en ont pas, donc leurs valeurs absolues s'additionnent. Énoncé correct : x/yd(x/y)=xdx−ydy, mais la marge du pire cas vaut xdx+ydy.
d)
FAUX. La qualité de l'approximation ne dépend ni de la taille de f ni de celle de f′ : elle dépend de la COURBURE f′′ et de la taille du pas, l'erreur valant environ 21∣f′′∣(Δx)2. L'exercice 5 en donne la preuve : W ne vaut que 4 en ρ=0,80, une valeur modeste, et l'approximation s'y effondre parce que W′′=250. Énoncé correct : l'approximation linéaire est bonne quand le pas est petit devant l'échelle sur laquelle la courbure varie.
e)
FAUX, c'est l'inverse. Si f′′>0, la courbe est CONVEXE, donc elle tourne vers le haut et passe AU-DESSUS de sa tangente : la différentielle sous-estime. Si f′′<0, la courbe est concave et passe en dessous : la différentielle surestime. L'exercice 1 illustre le second cas, avec une racine carrée, et l'exercice 5 le premier, avec la file d'attente. Énoncé correct : f′′>0 met la tangente sous la courbe, f′′<0 la met au-dessus.
Exercice 9 : Problème : l'indice des prix et le pouvoir d'achat
Le salaire réel est le salaire nominal corrigé de l'inflation. C'est un quotient, donc son taux de variation est une différence, et c'est là que se joue tout le débat sur le pouvoir d'achat.
Un salaire nominal vaut S=52000 dollars et l'indice des prix I=118,4, base 100. Le salaire réel est W=I100S. Le salaire nominal progresse de 2,8 % par année et l'indice des prix de 3,4 %.
a) Calculez le salaire réel actuel, au cent près.
b) Calculez le taux de variation relatif de W, en pourcentage par année, puis la variation en dollars la première année.
c) Quelle hausse nominale annuelle laisserait le pouvoir d'achat inchangé ?
d) Calculez le salaire réel exact au bout de cinq ans, puis l'estimation obtenue en appliquant cinq fois le taux de b). Donnez l'écart.
e) Pourquoi une hausse de salaire de 2,8 % peut-elle être annoncée comme une bonne nouvelle et vécue comme une perte ?
Voir la correction
Réponses
a)W≈43918,92 dollars.
b)−0,6 % par année, soit environ −263,51 dollars la première année.
e)2,8 % est une variation nominale, −0,6 % la variation réelle : les deux sont vraies.
a)
W=118,4100×52000=118,45200000≈43918,92 dollars. C'est le salaire exprimé en dollars de l'année de base, celle où l'indice valait 100.
b)
Par la règle du quotient sur les taux relatifs, WW′=SS′−II′=2,8−3,4=−0,6 % par année. La variation en dollars vaut −0,006×43918,92≈−263,51 dollars la première année. Le salarié gagne plus de dollars et peut acheter moins de choses.
c)
Il faudrait SS′=II′, donc une hausse nominale de 3,4 % par année, exactement l'inflation. Toute hausse inférieure est une baisse de pouvoir d'achat, et c'est pourquoi une négociation salariale se compare toujours à l'indice, jamais à zéro.
d)
Exact : W(5)=43918,92×1,03451,0285=43918,92×1,181961,14806≈43918,92×0,97131≈42659,5 dollars, soit une perte de 1259,4 dollars. Estimation linéaire : cinq années à −0,6 % font −3 %, donc 43918,92×0,97≈42601,4 dollars. L'écart entre les deux vaut environ 58 dollars, soit moins de 0,2 % : l'approximation reste très bonne sur cinq ans, parce que les taux sont petits et le pas modeste.
e)
Parce que le salarié compare deux choses différentes. Le chiffre annoncé, 2,8 %, est une variation NOMINALE, mesurée en dollars ; ce qu'il constate en magasin est une variation RÉELLE, mesurée en biens, et elle vaut −0,6 %. Les deux affirmations sont exactes en même temps. La seule question honnête est donc de savoir à quel indice la hausse est comparée, et c'est précisément ce que la formule WW′=SS′−II′ met sous les yeux : un salaire ne se juge jamais seul, il se juge contre un dénominateur.
Exercice 10 : Problème : où investir l'effort de mesure ?
Un devis de recherche dispose d'un budget limité pour collecter ses données. La différentielle dit laquelle des variables mérite le plus de soin, et la réponse n'est presque jamais celle qu'on croit.
Le coût annuel d'un programme d'hébergement vaut B=cnd, où c=86 dollars est le coût journalier, n=1240 le nombre de bénéficiaires et d=14,5 jours la durée moyenne de séjour. Les précisions relatives sont de 0,5 % sur c, 1,2 % sur n et 3,5 % sur d.
a) Calculez B.
b) Écrivez BdB et calculez la marge relative du pire cas.
c) Donnez la marge absolue, au dollar.
d) Un effort d'enquête ramènerait la précision sur d à 1 %. Que devient la marge absolue ?
e) Un autre effort rendrait c parfaitement connu. Comparez les deux gains et énoncez la règle.
Voir la correction
Réponses
a)B=1546280 dollars.
b)BdB=cdc+ndn+ddd, soit au pire 5,2 %.
c)Environ 80407 dollars.
d)2,7 %, soit environ 41750 dollars.
e)72675 dollars seulement : l'effort va à la variable dont la contribution relative est la plus grande.
a)
B=86×1240×14,5. On calcule par étapes : 86×1240=106640, puis 106640×14,5=1546280 dollars.
b)
Par dérivation logarithmique, BdB=cdc+ndn+ddd, et le pire cas additionne les valeurs absolues : 0,5+1,2+3,5=5,2 %. La durée moyenne de séjour pèse à elle seule 3,5 des 5,2 points, soit deux tiers de l'incertitude totale.
c)
0,052×1546280≈80407 dollars. Le budget s'écrit donc 1546280 dollars à 80407 dollars près, une fourchette d'environ 161 000 dollars de large.
d)
La marge relative devient 0,5+1,2+1,0=2,7 %, et la marge absolue 0,027×1546280≈41750 dollars. L'incertitude est presque divisée par deux, pour un effort portant sur une seule variable.
e)
Si c devenait parfaitement connu, la marge relative tomberait à 1,2+3,5=4,7 %, soit environ 72675 dollars : on n'aurait gagné que 7700 dollars d'incertitude, contre près de 38700 en travaillant la durée de séjour. La règle est donc la suivante : l'effort de mesure va à la variable dont la CONTRIBUTION à l'erreur relative est la plus grande, c'est-à-dire au produit de son exposant par sa précision relative, et jamais à celle dont la valeur numérique est la plus imposante. Ici le coût journalier, 86 dollars, et l'effectif, 1 240 personnes, sont des nombres très différents, et cette différence ne joue aucun rôle : seules comptent les trois précisions relatives, exprimées dans la même unité, le pourcentage.
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